
Le Seigneur des Anneaux: Le Jeu de Rôle |
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Sibylle Voyageur

Age : 20 Inscrit le : 16 Avr 2008 Messages : 15 Informations personnelles Race: Humaine Age du perso: 16 Aime/N'aime pas:
| Sujet: Re: Petit Nettoyage Lun 26 Mai - 23:12 | |
| (Désolée pour l'attente, peu de temps libre en ce moment, mais je n'abandonne pas pour autant le rp, comme tu peux le voir^^)
Ainsi donc, s’exclama-t-elle, un sourire s’affichant sur ses lèvres mutines. Votre clémence dissimulait un sycophante, un rostre, une essence désolante, patente et parente d’une piètre décadence. Et, défiante de mes aspirations hideuses, méfiante de mes convictions odieuses, celle-ci a dévoilé ses crocs, sans saisir qu’ils étaient à doubles tranchants et ainsi imprudent de les user dans pareilles circonstances. Sibylle s’était avancée vers la cage, ses mains s’agitaient, chancelaient et sa chevelure jusqu’alors admirable, était retombée le long de son visage, masquant en partie les orbites verdâtres qui lui servaient de regards. Aussi, continua-t-elle prestement, articulant chaque mot, chaque phrase comme un acteur sur une scène de théâtre. Celle-ci, semblable à l’anachorète s’immergeant dans la foule de nos cités, s’est esseulée, ruinant de ce fait toutes possibilités de s’échapper du grand bal auquel elle s’était jadis accrochée. Désormais, désœuvrée, pleurant ses erreurs dans le fond d’une cage elle attends, pathétique sur le mont de sa rage, qu’on l’achève… Sibylle marqua une courte pause, les yeux fixés sur les traits tristement exsangues du mendiant, la bouche continuant de s’élargir, signifiant de ce fait la jouissance qu’elle tirait manifestement de son statut magistral. Vous savez, reprit-elle à voix basse. Cette voix qui vous hurle que vous ne trépasserez point, que ce n’est qu’un rêve, un cauchemar …ou de simples pensées fugitives, provisoires, dont la nébulosité se flatte d’être palpable ! Alors que ce ne sont que flagorneries futiles et fuyardes, vous en convenez, car celles-ci n’ont d’essence et de sens, que pour l’intérêt que vous portez à votre existence indigente, indigeste. Seulement, vous continuez à lui faire confiance, et vous vous agrippez à ce que vous ne possédez plus, comme l’avare qui ruiné s’efforce de conserver la richesse de son trésor. Sibylle s’agenouilla devant la caisse que les serviteurs avaient déposé non loin de la cage; Mais, poursuivit t’elle sur un ton incisif. Malheureusement c’est votre vie que vous avez jouez, et votre esprit qui en pâtira. Nulle doute alors que vous puissiez ressassez votre tort, pendant quelques temps du moins, si ce n’est pour l’éternité, égarée dans votre éden glacé, vainement figé dans le pêché de votre traîtrise, ou à jamais délaissé dans votre hantise… REVEILLEZ VOUS ! Tonna-t-elle, en faisant émerger du coffre entrouvert, deux lames ombragées, délicates, délétères, deux épées courtes aiguisés dont elle escomptait le soutient carnassier. Elle en coinça une à sa ceinture et garda l’autre de manière ostensible, cramponné à l’une de ses mains.
Non, murmura-t-elle, tout en se relevant satisfaite de sa trouvaille. Vous ne le pouvez, vous vous êtes abîmé, perdue dans la futilité, pendue à votre vanité, voué comme le cadavre à disparaître dans le sang et les larves. Et…hésita-t-elle. Puisque vous m’avez parjuré, je m’en vais vous châtiez, sans remords, sans pitié, pour que vous expiez d’avoir pêché contre MOI : Moi, Le bourreau de vos mœurs, l’étau sur votre cœur, le berceau de votre tombeau, la fleur que l’on dispose sur votre cercueil, la larme qui s‘agite au creux de vos yeux, le voile qui s‘émeut de votre douleur, la toile de votre meurtre, et enfin les palpitations qui usent votre corps jusqu’à ce que votre dernier souffle emporte dans la mort, vous et votre misérable existence déviante à jamais…
Sibylle se tourna vers celui qui se dénommait Comte d’Alessar, puis hocha de la tête, ainsi faisant comprendre que le discours qu’elle venait de finir était bel et bien terminé et qu’elle allait désormais passé à l’action. Elle se rapprocha de le cage, frôla les barreaux de ses mains, de son visage, et ressentit comme milles plaisirs l’effroi qui s’en dégageait. Elle ricana, le mendiant se mit à gémir.
Par Illuvatar, bougre de fiente, il me faut les clés ! Objecta-t-elle…le visage indéchiffrable. Son souhait fut bientôt exaucé, et l’homme au muscle saillant les lui confia immédiatement. Elle ouvrit la cage…le silence s’était installé dans la pièce, elle sentait les regards qui s'étaient fixés l'un après l'autre sur sa maigre silhouette…
Soudain...
Battez vous si vous pouvez, mourrez si vous voulez ! Hurla-t-elle à l‘égard du mendiant, tout en jetant une des lames dans ses bras. Puis, Sibylle se projeta de toutes ses forces vers le comte, tenant dans ses deux petites mains l’autre épée…L’homme surprit n’eut pas le temps de réagir, sa vigilance ayant été endormie, l’épée s’enfonça dans son abdomen…
Que ta vie se finisse ici et maintenant misérable chien, cracha t'elle...PERSONNE, NON PERSONNE, NE DOMESTIQUE SIBYLLE ! Elle est sauvage, cruelle et n'a peur de PERSONNE !!
(tu l'avais pas prévue celle là hin ?^^) |
|  | | Laurelin Seigneur Elfe

Inscrit le : 28 Aoû 2007 Messages : 460 Localisation : dans la lune, comme d' hab ... Informations personnelles Race: Elfe Age du perso: Fin 1er age Aime/N'aime pas:
| Sujet: Re: Petit Nettoyage Mer 28 Mai - 21:56 | |
| Des rires et des applaudissements fusèrent soudain sous les arabesques colorées de la grande salle. Toutes les personne présentes se pressaient autour du corps du ''Comte'' avec délectation. Elles contemplaient le sang s' écouler de l'ouverture béante laissée par l'épée de Sibylle. Ils semblaient évaluer l' efficacité du coup porté tout en se regardant d'un air entendu. Un cri vint interrompre leurs commentaires :
- Non ! Ho Non .... Père !!!
Le mendiant venait de se précipité au pied du corps sans vie, hurlant son désespoir et sa peine puis il se releva et se retournant vers Sibylle il s'écria le visage déformé par la haine :
- Tu n'es qu'une poupée !!! Ne comprends tu donc pas ??? Un jouet entre leurs mains, ne t' en déplaise dans ta folie !! ... Tout comme moi et ... et lui !
Il montrait le corps qui gisait dans sa marre de sang :
- Tu devais me torturer, me torturer moi ... Pas tuer mon ... Mon père !! Il ne faisait que jouer le rôle qu'il lui était assigné pour me sauver la vie. Mais princesse macabre, tu as joué le tiens au delà de leurs espérances ...
Il se releva et se rua sur la jeune fille qui de surprise avait hésité l'espace d' une seconde. Ils tombèrent sur le dallage et roulèrent, enlacés comme deux amants épris follement l'un de l'autre enlacés pour un baiser que le mendiant cherchait à rendre mortel.
- Il suffit !! Tonna une voix, qu'on les séparent à présent !! Fichez moi le corps de cet acteur de pacotille dehors et enfermé son mendiant de fils dans la cage, tout de suite !!
Des bras puissants se saisir des deux jeunes gens. Sibylle fut désarmé et maintenue fermement puis quelqu'un s'approcha et la frappa plusieurs fois au visage si bien que la tête de la jeune fille était projetée de droite et de gauche dans une danse qui semblait ne plus devoir finir.
- C'est bien ! Arrêtez, ne l' abimez pas trop ! Elle est parfaite ... Sibylle, mon bel ange ....... Emmenez là, il est temps qu'elle sache qu' elle est une des nôtres.
Dans une demi inconscience, Sibylle se sentie portée par des bras puissant. Elle entendit vaguement une porte s'ouvrir puis des marches, elle descendait un escalier. Elle laissa échapper un gémissement. Une douleur insupportable, comme un étau lui enserrait le crâne et un de ses yeux avait doublé de volume sous les coups qu'elle avait reçut. Finalement, après une interminable descente, les bras la laissèrent choir sur une sorte de dalle de pierre dure et froide. Il faisait chaud dans cette nouvelle pièce, des reflets rougeâtres dansaient le long des murs, il y avait surement un âtre, un feu à proximité. Soudain, on étira ses bras et ses jambes et des sangles furent serrées fermement autour de ses poignets ainsi qu'autour de ses pieds. Elle était immobilisée et tournait sa tête en tout sens tentant de distinguer quelque chose mais ses longs cheveux noirs lui couvrait le visage et son oeil meurtri n'y voyait plus rien. Quelqu'un se mit à rire, un rire sinistre, un rire sadique ... puis le rire stoppa et une voix pris le relais. Une voix calme et posée qui demanda :
Tout est-il prêt ?
Oui, monsieur le Comte !
Le comte ria une nouvelle fois puis sa voix se transforma devenant froide et terrible et il se mit alors à déclamer des paroles incompréhensible pour la jeune fille et soudain, des chants prirent le relais et s'élevèrent doucement tout autour, dans une langue inconnue. Une mélopée sinistre et lancinante. Les voix se firent de plus en plus fortes et lorsqu'elles arrivèrent au paroxysme de leurs puissances, elles se transformèrent en cris, des cris d'hystéries comme si une folie collective s'était saisie de ceux qui étaient là.
Le comte s'était approché de Sibylle et de ses doigts il écarta les longs cheveux de la jeune fille. Il les caressaient délicatement pour les ranger de chaque côtés du visage laiteux. Il souriait, les traits de son visage ne correspondaient en rien à se qu'avait vu sibylle quelques étages plus haut et seul le catogan pouvait rappeler celui qu'elle avait frappée de son épée. Il approcha ses lèvres des siennes et l' embrassa tendrement. Lorsqu' il releva la tête, des larmes coulaient le long de ses joues puis les lèvres du comte furent remplacées par une lueur rouge et brulante qui dansait devant les yeux de Sibylle. Elle sentit que l' on s'affairait près de son épaule. Par chance, ou par malchance, il s'agissait du côté de son oeil encore en état et se tordant pour comprendre ce qu'il se passait elle se rendit compte avec horreur que l' on approchait un fer chauffé au rouge de son bras, tout près de l' épaule. On s'apprétait à la marquer, comme un vulgaire animal. Le comte écarta le tison une dernière fois pour l' exhiber à la vue de tous et doucement, il approcha ce qui ressemblait à un M rougeoyant, de la peau de nacre de la princesse ténébreuse en répétant les mots qu' elle avait prononcée plus haut dans le manoir :
- PERSONNE, NON PERSONNE, NE DOMESTIQUE SIBYLLE ! Elle est sauvage, cruelle et n'a peur de PERSONNE ! ....... Mais .... Mon amour ...... c' est bien pour toutes ces raisons que tu es ici aujourd' hui !!!!
et il parti d' un rire sinistre tout en posant le tison sur l' épaule de la jeune fille ...
//Tout le monde peut se tromper Siby', La prochaine fois, ce sera peut être réellement le Comte que tu frappera de ton épée maléfique //
Suite : Le manoir de la couronne de fer _________________
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