Aëlia marchait en pleine nature. La journée n'avait pas été bien fructueuse aujourd'hui, elle n'avait rencontré que très peu de voyageur et avait du puiser dans ses réserves de nourriture car même les animaux se faisaient rare dans cette région déserte et pourtant verdoyante. Le vent soufflait en une douce brise et les arbres bougeaient leurs branches faisant se frotter les feuillesles unes contre les autres en un bruissement agréable à entendre. La jeune femme se mit en quête d'inspecter le bois des arbres qui se trouvaient près d'elle afin de voir si elle pourrait fabriquer un nouvel arc robuste mais fin et élégant. Aëlia effleura le tronc d'un des arbres essayant de reconnaitre de quel bois ce pouvait être à la sensation du toucher. Un bois rugueux et noueux, des feuilles d'une forme bien spéciale, nul doute qu'il s'agissait là d'un chêne. La jeune femme poursuivit alors son chemin. Le chêne était sans aucun doute un arbre résistant dont le bois pouvait être utiliser pour fabriquer des arcs bien robustes, cependant elle lui préférait le bois l'olivier ou du bouleau blancs bien plus élégants une fois transformés en arc.
Aëlia, après un petit temps de réflexion s'assit afin de faire une pause. Bien que cette journée ne fut pas bien riche en rebondissement, elle n'en était pas moins fatiguante. La jeune femme ota son capuchon de sa tête, profitant des chauds rayons du soleil. Elle tripota machinalement le bracelet de pierre bleue attaché à sa cheville droite tout en pensant à son père. Tout cela c'était pour lui qu'elle le faisait.
Jouer la commerçante d'arc, parfois même louer ses services en tant qu'archère, tout cela pour pouvoir gagner un minimum d'argent afin d'aller en ville et trouver quelqu'un de compétent qui puisse lui dire d'ou venait le fameux bracelet..
La jeune femme but un peau de l'eau de son outre en cuir et se releva afin de continuer vers le Nord. Sa longue robe bleue commençait sérieusement à la gêner dans son évolution, l'herbe au sol commançait à se faire plus dense ce qui n'était pas pour plaire à la jeune femme. Agacée, elle s'arrêta net et dégaina son épée courte avec laquelle elle coupa le bas de sa robe. Elle se regarda. Bon, elle devait l'admettre, se balader avec une robe qui n'arrivait plus qu'a mi cuisse n'était pas très correct mais c'était tout de même plus pratique que de s'accrocher dans les herbes. Aëlia rengaina sa lame et continua comme tout à l'heure en direction du Nord.
La, elle scruta l'horizon. Aucune ville aux alentours, rien et pourtant...
Elle sentait une présence, elle se sentait épiée et lentement elle commença à sortir son arc en bois d'olivier dissimulé jusqu'a présent sous sa cape. Elle regarda autour d'elle à l'affut de n'importe quel bruit, ou mouvement...