Pourquoi elle ? C'était pourtant une brave fille, travailleuse et obéissante! Un exemple pour toutes ces putains, ces pimbêches qui pourrissent la vie des hommes! Sa mère lui disait toujours "Ma p'tite Christine, t'es ben un modèle de femme parfaite, toi!". Et elle n'était pas la seule à dire ça ! Son mari, ses enfants, son patron, tous vantaient ses mérites à qui voulaient l'entendre. Alors pourquoi devait-elle courir,à moitié nue sous la pluie, pour échapper à cet homme ? Que lui avait-il fait ? la jeune femme l'ignorait totalement, mais y réfléchir était bien trop difficile, toute son attention étant dirigée sur sa course. Elle savait qu'il allait la tuer. Elle l'avait vu dans ses yeux. Elle devait le distancer, et même sil elle savait cela preque impossible, la terreur lui permettait de s'accrocherà à une dernière petite bribe d'espoir.
Alors qu'elle rentrait de chez sa vieille mère, heureuse de revoir son grand Alfred, elle L'a aperçu dans un coin de la ruelle. Elle a juste pu voir Ses yeux, deux rubis diffusant un éclat malveillant, emplis de haine et de fureur. Elle a alors lâché son vieux panier d'osier et s'est mise à courir aussi vite qu'elle pouvait. L'homme, comme chaque animal, pouvait s'animer, confronté à un danger mortel, d'un instinct de survie décuplant ses sens et ses capacités. Christine sentit ses jambes déjà légère presque s'envoler dans sa fuite. Elle ne parvenait pas à expliquer son geste, mais elle avait vu jute. Il s'était aussitôt mis à la poursuivre.
Ses pas... Ses pas souples et violents, promesses de mort et de souffrances, brisant l'ordinnaire silence de la cité, l'obsédait. Ceux de la jeune femme semblait à peine affecter la réalité tant ils étaient rapides et silencieux, presque éthérés. Les Siens ressemblaient plus aux cris assourdissant de quelqus machines fantastique issue d'un plan rongé par le mal. La fatigue gagnait son coeur meurtri lorsqu'un dernier sursaut de conscience la rappela dans le monde des vivants. Elle n'était pas perdu ! Un autre homme arrivait par l'autre côté de la ruelle, et il semblait armé. Mieux encore, elle cru reconnaître dans l'obscurité l'uniforme propre à un corps militaire de la cité. Bon sang... elle n'arrivait plus à se rappeler lequel....mais cela importait peu, elle était sauvé. Elle se mit à hurler, à beugler comme un animal furieux.
"A l'aide ! A l'aide par pitié!"
Plus que quelques mètres...Oui! Elle y était ! Elle était prêt de lui, prêt son sauveur, qui n'hésiterait pas à la défendre face à l'autre gredin. Un soupir de soulagement, l'extase de la surive, le pied-de-nez à cette foutue faucheuse. Christine était heureuse. Elle stoppa sa course et vint se loger aux côtés de son bienfaiteur. Sa bouche s'ouvrit pour laisser échapper un remerciement, mais une lourde masse s'écrasa violemment sur son visage, broyant ses os et son crâne dans un bruit épouvantable. Pour s'assurer de son trépas, le garde frappa une nouvelle fois, faisant éclater son restant de tête comme un fruit trop mûr. Lorsque le traqueur arriva essouflé auprès du meurtrier, ce dernier lui sourit poliment.
"Pardonnez-moi, maître, mais elle devenait bruyante. Nous aurons plus de chance la prochaine fois."L'autre pesta et marmonna, puis s'en alla en bougonnant, reprenant son souffle tant bien que mal, fidèlement suivit par l'assassin.
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