Que tout était revenu au calme au Royaume de Gondor et dans la Terre du Milieu. Après la grande bataille du nord et l'annihilation de l'Escadrille Impériale, vint une période de paix. Les armées rentrèrent chez elles et soignèrent leurs plaies.Il faut dire que partout la guerre avait fait des dégats. Pour sa part, Gebir avait repris le chemin du retour deux mois après la victoire aux Havres Gris. Il était le dernier à partir sur son navire avec les restants de la flotte du Gondor. Les navires avaient été remis en état avec l'aide, tardive, des elfes des Mithlonds. Beaucoup de navires dans les deux camps avaient été noyés sous les flots mais malgré cela, on en avait capturé d'autres et pas tous de simples rafiots de pirates de fortune. Le Jour du Destin était la nouvelle fleur de la flotte de Dol Amroth, encore lui fallait-il un capitaine.
"La décision reviendra au Sénat de Dol Amroth!!!" Avait il tranché face à des Earkano sans navire ou avec des navires en mauvais état.
Enfin, c'est ce qu'il dit sur le coup car il savait qui le méritait ou plutôt qui serait apte à commander un tel outil de guerre.
Deux semaines de trajet en mer lui avait fait le plus grand bien. Il délaissait sa cabine pour un hamac à dix mètres au dessus du pont
[en cours]
Que il n'avait pas mit un pied à Minas Tirith, deux ans après son dernier passage, avant l'Assaut sur Dol Amroth et son départ vers le Nord. La ville était florissante. La cité s'était repeuplé et les marchands passaient en flux quasi ininterrompus en ce début d'été sous le grand porche de pierre. Le seigneur des Collines Vertes y passa suivi de trois de ses compagnons sur des montures solides. Ils regardaient tous dans tout les coins et n'allaient pas tout de suite se diriger vers leurs destinations. Ils venaient pour de nombreux achats. Des articles que l'on ne trouvaient pas à Dol Amroth. Ils repartiraient deux jours plus tard si tous se passaient comme prévu.
Les pierres autrefois noircis par la crasse et la fumée lors de l'épidémie avaient repris leur pureté originelle. Les plantes avaient repoussé et les commerces tournaient à plein régime. Gebir et Furian rigolait à pleines gorges à propos de la dernière chasse. Ils étaient tout les deux tellement dans leur conversation qu'ils ne se rendirent pas compte qu'un gamin leur coupaient la route volontairement. Les deux destriers s'arrêtèrent dans un même geste devant le mioche. Enfin le mioche qui devait avoir vers les douze treize ans et qui regardaient Gebir d'un air interrogateur.
Le chevalier vert avait quelque peu honte de son inattention et reserra sa cape sur sa tunique où était brodé le blason de son comté (trois collines surmonté d'une épée et d'un arc tout les deux rouges.)
"Tu veut quelque chose, jeune homme?"Les deux autres compagnons s'étaient penchés de chaque côté pour voir à qui parlait Gebir et surtout qui gênait leur progression dans la petite ruelle. Ils étaient, tout deux, prêt à dégringoler de leurs selles. Ce qui se passa cinq secondes plus tard...
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