La Tour de Mithrandir [Visites et discussions]

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Sighild Baldrick
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Ven 4 Jan 2013 - 13:21
Sighild venait de trouver une épaule sur qui se reposer en temps de confusion, un maître prêt à lui enseigner son savoir pour une meilleure maîtrise de ses dons. Son regard ne cessa de montrer à Mithrandir toute sa sincérité dans sa reconnaissance, c'était comme si une lumière venait l'aider dans les ténèbres de l'ignorance. La semi-elfe sentit alors un changement dans le regard du mage, sans le savoir, elle était la lumière que Mithrandir cherchait. L'homme l'installa dans un fauteuil bien plus confortable et s'en alla dans à l'étage. Pendant ce temps, la lumière qui émanait du bâton de Sighild venait de disparaître.

L’apprentie resta assise à contempler ce qui l’entourait. Elle resta fixée sur le flambeau qu’elle découvert à terre lors de son arrivée. Etait-ce un signe de son avenir ? Serait-elle ce flambeau qui n’attendait qu’une chose : être ravivé ? Ou était-elle cette flamme qui manquait à ce mage ? C’était tellement étrange, tellement mystérieux.

Les pas d’une autre personne la fit sortir de ses pensées. Une belle dame venait à sa rencontre, elle tenait dans ses bras un nourrisson enveloppé dans un magnifique drap. Il s’agissait sans doute de la femme du mage et de cet enfant qui avait pleuré il y avait quelques minutes. Cette mère parla à Sighild et l’apprentie l’écouta avec toute son attention…Annonciatrice de changement ? Elle n’avait rien fait de particulier pour le moment. Ces propos étaient aimables mais tout aussi mystérieux, surtout en ce qui concernait son époux.

Sighild n’eut pas le temps de dire quoique ce soit car Mithrandir était à nouveau présent. Il l’entraîna vers l’extérieur de sa tour, dans sa cour plus précisément. Avant de quitter la pièce, la semi-elfe regarda la femme de Mihtrandir et lui répondit par un aimable sourire.

La belle se retrouva face à son maître, il lui demanda alors de faire un essai afin qu’il puisse mesurer l’étendue de ses dons. Un peu timide sur le coup, la jeune femme fit apparaître quelques flocons de lumières qui formèrent petit à petit des formes agréables et pures. Une fois cela fait, son maître lui demande d’avoir moins de retenue.

Sighild se remémora de cette bataille dans les monts brumeux. Elle fit bouger son bâton d’un geste brusque. Le corps de son maître vola alors dans les airs et allait se cogner violemment contre le mur de la cour. Apeurée à l’idée de lui faire du mal, Sighild cria :


« Non ! »


Bougeant à nouveau son bâton, la jeune femme cessa cette action et le corps de son maître revint délicatement au sol. Sighild était vraiment désolée d’avoir fait cela, elle appréhendait la réaction de son maître…
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Mithrandir
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Ven 4 Jan 2013 - 20:14
Lorsque Sighild passa le seuil de la porte pour rejoindre Mithrandir, Milindë avança à sa suite mais ne passa pas sous l’arche, elle referma la porte puis se dirigea à l’étage pour observer la scène de l’un des balcons de la tour. Elle déposa son enfant dans son lit et se dirigea vers le promontoire d’où elle aurait tout le loisir d’observer la scène.
En bas, Mithrandir était absorbé dans son observation. En effet, le temps que Milindë atteigne l’étage de la chambre de son héritier Sighild avait fait jaillir de son bâton des volutes formant des formes splendides, tantôt brillantes, tantôt plus ombrées. Les créations de Sighild se faisaient de plus en plus nombreuses, ce n’est que quand ces éléments formèrent une couche proche du brouillard que Mithrandir se rendit compte qu’il rêvassait.

« Aheum… Veuillez m’excuser, un moment d’égarement. »

Il chassa une part des volutes de son apprentie d’un léger mouvement de la main avant d’enchaîner.

«C’est beau, mais passons aux choses sérieuses voulez-vous ? Je vous l’ai dit, il vous faut trouver le juste milieu entre la puissance et la fragilité. Alchimie particulièrement difficile à trouver, d’autant que votre puissance est effarent pour une personne qui, passez moi l’expression, débute. Laissez vous envahir par votre puissance, tout en gardant un certain contrôle. Progressez avec moins de retenu ?»

Au fur et à mesure qu’il parlait, le Mage sentit monter des vibrations dans l’air. Il vit que Sighild avait cessé de l’écouter, malgré elle en partie, et qu’elle se laissait envahir par la puissance qui était sienne. Elle était là sans l’être, Mithrandir voulu sonder son esprit mais au dernier moment se ravisa. Soudain, avant qu’il n’ait rien vu venir, les vibrations explosèrent littéralement. Il sentit comme un violent coup de poing en plein ventre tandis que l’air claquait. Le Mage valsa jusqu’au mur d’enceinte de la cour contre lequel il se fracassa. L’onde de choc de la précédente attaque avait soufflé les alentours. La porte de la tour avait volé en éclat et les quelques objets entreposés dans la cour eurent droit au même sort que le Mage.
Fort heureusement, le dernier choc fut évité au Magicien puisque son apprentie avait repris le contrôle et avait amorti sa dernière chute. Le Mage se releva, un brin sonné.

« Bien, bien, bien, on progresse, vous avez réussi à vous maitriser, un peu tard, mais mieux vaut tard que jamais… Vous avez senti la vibration de l’air qui a précédé votre attaque ? Elle concernait toute la cour. C’est le signe que vous ne canalisez pas assez votre attaque. La preuve, vous m’avez touché, mais avez également touché ma porte par exemple. »

Mithrandir observa les dégâts, l’œil rieur.

« Pour maitriser correctement vos attaques, on va s’exercer autrement. Vous devez être en harmonie avec ce qui vous entoure, mais de façon plus ciblée. »

Le Mage fit quelques pas avant de ramasser un morceau de roche arraché au mur d’enceinte lors de l’impact conséquent à leur rapide rapprochement inattendu. Il le posa par terre et d’un geste de son bâton, sans qu’il ne touche la pierre un seul instant, celle-ci se sépara en deux. Il les posa sur une caisse qui trainait au sol.

« Voila ce que je veux que vous fassiez : réduire en cendre la pierre, uniquement la pierre. Je ne pense pas que vous y arriverez du premier coup, mais cette caisse n’a aucune valeur. Observez, puis agissez. »

Joignant le geste à la parole, Mithrandir figea son regard sur la pierre de droite. Sighild senti une vibration, tout aussi puissante que celle qui avait précédé son attaque, mais elle n’émanait pas de l’atmosphère aux alentours. Seule la pierre était soumise à ces vibrations, et c’est d’elle qu’ils venaient. La pierre s’embrasa d’elle-même et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, elle fut réduite à l’état de cendre.
C’était maintenant au tour de Sighild. Avant que celle-ci ne commence, le Magicien s’approcha de la fontaine de sa cour et actionna un léger mécanisme dissimulé. La partie centrale de la fontaine s’éleva et de nouveaux jets d’eaux surgirent, remplissant des petits bassins attenants. Ceux-ci se déversèrent les rigoles auxquelles ils étaient liés. Ainsi la tour se trouva enserrée dans plusieurs cercles concentriques comprenant eux même d’autres cercles. C’est dans l’un d’eux que se tenaient Sighild et la caisse sur laquelle se trouvait la pierre.

« A vous de jouer ! »

Mithrandir s'écarta et observa, près à intervenir en cas de débordement des flammes. Les rigoles pouvaient sembler dérisoire au vu de leur profondeur réduite, mais elle suffisait amplement quand un Mage était dans la place.


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Sighild Baldrick
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Dim 15 Sep 2013 - 13:15
L’environnement dans lequel la semi elfe se trouvait était calme, rien de tel pour se concentrer. Cependant, la culpabilité rongeait Sighild, elle ne voulait pas faire de mal à personne, encore moins aux personnes qui acceptaient de l’aider. Le Mage ne lui en voulut pas mais l’apprentie se sentait coupable.

Incapable de gérer cette puissance, prisonnière de cette pierre…Elle n’avait rien demandé et voilà qu’elle se trouvait aujourd’hui en ces lieux. Sighild doutait encore de cet « héritage », ses souvenirs récents revenaient en plein visage, inconsciente…elle aurait pu mourir. Pourtant elle était bel et bien là. Quelle différence avec cette pierre qui se tenait devant elle ? L’instant de survie avait probablement pris le dessus lorsqu’il en fut nécessaire.
Mithrandir semblait confiant, plus en tout cas que la belle. Il était temps de s’exécuter. Sighild avait bien observé les gestes de son Maître, mais cela suffira-t-il ?

L’affirmation du Mage fut exacte, elle échoua. Cependant, l’apprentie persista, second, troisième, quatrième échecs etc. La caisse se cassa, les pierres voltigèrent contre le mur, contre la porte et même contre Mihtrandir. L’incompréhension et la fatigue se lisait sur le visage de Sighild. Il fut décidé de stopper cet entraînement pour le repas.

Conviée à la table de Mithrandir fut un honneur, elle ne cessa de le remercier ainsi que sa dame. La belle parla peu, trop concentrée sur cet exercice. Par politesse, Sighild répondit très brièvement aux questions qu’on lui posait. Cette dernière se montra courtoise envers les maîtres des lieux.

La nuit vint alors. Mithrandir proposa à son apprentie de reprendre l’exercice à l’aube. Le couple invita l’elfe à dormir sur place, chose qu’elle accepta avec grande gratitude.

Seule, elle fixait le plafond de sa chambre. Il lui fut impossible de fermer les yeux tant son sentiment d’échec était grand. Trop de remises en questions ne lui étaient pas bénéfiques. L’apprentie se remémora des paroles de son maître et même de cette brève discussion avec Milindë. Elle décida soudain de s’assoir et médita.
Plusieurs heures passèrent.

Son magnifique regard s’ouvrit, devenu tout à coup plus fort, déterminé. Avec la plus grande discrétion, la jeune elfe sortit de sa chambre bâton en main. Elle se dirigea vers la cours, là où se tenaient encore la caisse et les pierres. La belle contempla un instant le paysage qui se tenait au-dessus d’elle : un ciel étoilé avec l’astre de la nuit éblouissant.

Actionnant le mécanisme d’eau, elle reprit sa place. L’apprentie fixa la pierre, puis l’eau. Elle prit une profonde inspira et ferma les yeux. Sighild se concentra sur le bruit de l’eau, sur la matière de la pierre.
D’un geste gracieux, elle fit bouger son bâton afin de le positionner devant elle. L’eau s’entoura d’elle, une pierre lévita au-dessus de la caisse.
Quelques minutes passèrent.

L’apprentie mage ouvrit ses jolis yeux et la pierre devint cendre. Un sourire se dessina sur son visage. Enfin, de la satisfaction. Mais un bruit lui fit perdre le contrôle. L’eau tomba comme la pluie sur son corps.
Mithrandir venait d’entrer dans la cour et fixa son élève. Une chose rare se produisit alors : Sighild se mit à rire aux éclats…
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Mithrandir
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Sam 23 Nov 2013 - 3:00
La soirée fut agréable et Mithrandir du admettre ne pas s’être senti aussi léger depuis longtemps. Son apprentie apportait sans même s’en rendre compte une forme de légèreté dans le quotidien du Mage. Bien qu’elle n’ait pas eu l’air de se sentir très à l’aise à table, Mithrandir sentit que ce repas et les discussions qui suivirent auraient une influence sur son hôte. Aussi  quand vint l’heure du coucher il proposa à cette dernière de s’installer dans la Tour. Il y avait fort longtemps qu’elle n’avait accueilli d’autres personnes que Mithrandir et son entourage proche.

Milindë avait perçu tout au long de la journée à quel point son époux semblait renaître. Enfin elle retrouvait le Mage combatif qu’elle avait connu, son œil était de nouveau vif, et son sourire semblait avoir reparu sur son visage. Elle était persuadé que le renouveau auquel elle et lui aspiraient était enfin venu. Les doutes et les craintes qui avaient assaillis sa famille au fil du temps venaient de s’étioler pour ne rester qu’un vague et lointain souvenir. Toutes les épreuves qu’ils avaient affrontées par le passé et qui les avait poussées, en fin de compte à se retrancher dans la Tour étaient à présent oubliées.

C’est pourquoi, lorsque son apprentie s’éclipsa pour regagner sa chambre, Mithrandir s’aventura dans une zone de la Tour dans laquelle il n’avait pas mis les pieds depuis un certain temps. Il entra dans la salle qui servait aux réunions de la guilde. Il la trouva comme il l’avait laissée : pleine de divers parchemins plus ou moins bien rangés. Certains étaient posés sur la table face à l’endroit où il s’asseyait, d’autres se trouvaient quelques peu éparpillés sur diverses autres tables. Il ne put s’empêcher de penser que même si les membres de la guilde ne passait plus par-là, heureusement la guilde ne ressemblait pas à cette salle, elle existait toujours et continuait son office bien qu’il s’en soit désintéressé lorsqu’il décida de se retrancher dans sa Tour et dans ses sinistres pensées. Sans qu’il ne fasse attention Milindë l’avait suivi dans la salle. Ainsi pendant que Sighild contemplait le plafond de sa chambre, repensant à sa discussion avec l’épouse du Mage, celle-ci et son mari, eux non plus ne dormaient pas. Mithrandir ne se rendit compte de la présence de sa femme que lorsqu’elle décida de rompre le silence et la contemplation du Magicien qui se tourna alors vers elle.

« Que fais-tu ici ? »
« Je ne sais pas vraiment, j’ai ressenti le besoin de revenir ici, sans doute pour me remémorer ces instants où je me sentais habité par le devoir d’agir pour le salut de tous. J’ai renoncé à tort à cette volonté, le doute et les craintes ont pris le pas sur mon esprit. J’ai failli à ce devoir. »
« En es-tu vraiment sur ? Cette femme qui dort aujourd’hui sous notre toit ne t’a-t-elle pas encore convainque que ton œuvre n’était pas ruinée ? Nous n’étions pas seul à agir, notre effacement n’a pour autant pas remis en cause ce que nous avions mis en place avec l’aide de nos amis et de la guilde. La mission qui nous a été confiée n’est pas un échec. Je vois même en l’arrivée de Sighild un signe du destin. Bientôt viendra le temps de nous retirer véritablement, elle prendra alors la place qui est la sienne et se montrera digne de son héritage. Dans le même temps nous nous effacerons. Il y a longtemps que je ne t’avais vu ainsi, toi-même tu l’as ressenti au plus profond de ton être. Je suis presque certaine qu’à l’instant même où tu l’as vu tu as senti un poids s’enlever. »

Mithrandir resta silencieux et fixa Milindë dans les yeux. Puis avec un sourire opina du chef.

« Si tu savais à quel point cette rencontre m’a fait un bien fou ! Mes craintes se sont effacées et la culpabilité aussi. J’ai eu l’impression de revivre, de sortir de la torpeur d’un envahissant mauvais rêve. »
« Je le sais. Je l’ai vu et l’ai ressenti. Enfin je te retrouve. »

Sur ces mots ils quittèrent ensemble la pièce et s’acheminèrent vers leur chambre. Là, pendant que Milindë se préparait à se coucher, Mithrandir se rendit sur le balcon de la pièce. Sentant l’air frais sur son visage, il resta là à contempler les étoiles. Puis son regard fut attiré dans la cour. Il y vit la fontaine s’élever et les divers jets d’eau remplir les rigoles. Il sortit alors rapidement de la pièce pour se diriger vers les étages inférieurs. Lorsqu’il parvint non loin de la porte d’entrée il se plaça derrière une des fenêtres de la salle attenante afin d’observer son apprentie à l’œuvre sans pour autant la déranger. Il put ainsi voir sa ténacité dans l’effort et sa persévérance, après les nombreuses tentatives ayant précédées le repas, il restait persuadé de la prochaine réussite de sa protégée. Quelques minutes après avoir vu cette  dernière fermer les yeux, il constata qu’il avait raison. Son apprentie venait de réduire la pierre en un petit tas de cendre. Il se rendit alors à la porte de la Tour et l’ouvrit pour féliciter son élève. Face à son hilarité le Mage ne put s’empêcher de rire également aux éclats.

Du haut du balcon de leur chambre Milindë qui observait la scène ne put s’empêcher de sourire.


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Sighild Baldrick
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Dim 5 Oct 2014 - 8:58
[Flashback]


Sighild poursuivit son entrainement. Durant des semaines, Mithrandir lui apprit beaucoup, il la rendit plus forte, tant physiquement que psychologiquement. La jeune elfe était très assidue, au fil du temps, la magie devint une passion.

Lorsque l’entrainement se terminait, Sighild sortait pour se changer les idées et laisser ainsi un peu d’intimité à cette famille généreuse qui l’accueillait. L’apprentie mage aimait beaucoup Milindë, elle apprit beaucoup d’elle.

Puis vint le jour où tout débuta vraiment. En plein hiver, Mithrandir reçut un message de la Comté. La population hobbit lui demandait son aide, une meute de dangereux loups rodaient dans les alentours, empêchant ces pauvres créatures de vivre en toute sérénité.
Dans sa grande sagesse, Mithrandir envoya son apprentie pour cette quête. Non seulement Sighild pourra y appliquer son art mais elle pourra ainsi gagner la sympathie des hobbits. La jeune elfe appliqua le souhait de son maître et partit sans plus attendre.

Plusieurs mois passèrent et Sighild ne revint pas.

Entre temps, le couple eut la visite d’une belle elfe Noldor enceinte. La ressemblance était flagrante, excepté pour ses yeux couleurs azurs. Laurelin, la mère de Sighild, était venue à la rencontre de Mithrandir. Inquiète, et enceinte, elle se présenta et raconta son histoire : à la demande de son époux et de son père, elle partit bien avant la bataille d'Imladris pour se protéger du massacre à venir et devait rejoindre sa fille ainsi que des amis d’armes de son mari. Elle fut cependant surprise d’apprendre qu’Elwing n’était pas en ce lieu et elle voulut savoir si le couple en savait davantage ou non.

Le couple et Laurelin eurent vent que Fondcombe fut assiégée. L’inquiétude marqua davantage le visage de l’elfe : elle espérait au plus profond d’elle que sa famille se portait bien. Par chance, cette mère put trouver un soutien de la part du couple, cependant, elle ne se montra pas envahissante. Laurelin ne voulait pas importuner Mithrandir et Milandë avec ses craintes.

De son côté, Sighild avait essuyé une grande défaite et elle se mourrait à petit feu.

Un mois s’écoula, l’hiver continuait d’être rude mais il amena un visiteur inattendu. Albérick Baldrick, le père de Sighild, revenait de très loin. Malgré sa fatigue, il s’empressa d’aller à la rencontre de Mithrandir. Accompagné et soutenu par sa femme, le chevalier fut accueilli par Mitrhandir.
Il leur conta la bataille d’Imladris, le massacre des braves, le courage de Sighild et le fait de sa présence ici. Sighild avait eu une vision : son père ne devait pas retourner au front.

Il dû rassurer son épouse que leur enfant se portait mieux. Il sortit de son habit une lettre qui était adressé à Mitrhandir, il s’agissait de l’écriture de Sighild. Le mage put ainsi lire :

« Mon très cher Maître,

La bataille d’Imladris fut un véritable massacre. Jamais je n’avais vu autant de haine et de cruauté.

Jamais je n’avais vu autant de cruauté, de haine et de sadisme dans le regard d’un elfe. Cet elfe se nomme Lammath et il fut mon seul adversaire.
Mais peut-on réellement parler d’un elfe ? Cette créature m’a blessé au plus haut point, mon âme est tourmentée par ce regard. Il m’a laissé vivre par sadisme, il a tué sous mes yeux une personne courageuse qui s’est sacrifiée sans hésitation pour me sauver. Je ne la connaissais pas…et elle est morte sous son fer.

Au plus profond de mon âme, je sens une force qui s’éveille. Cette force me fait peur, je ne sais pas si je saurais la maîtriser longtemps.

Si je ne venais pas à revenir de cette bataille, sachez mon bon maitre que je vous suis reconnaissante. Dans le cas contraire, je ne manquerais pas de venir à votre rencontre.

Sighild »


Le temps continua de défiler, la grossesse de Laurelin se passait bien, même si l’inquiétude de cette mère fleurissait de plus en plus. Le couple connu d’ailleurs des tensions, Laurelin reprocha à son époux d’avoir trop formé leur fille au combat et qu’il aurait du l’empêcher de se battre. Son discours était parfois dénué de sens, Laurelin était de plus en plus fatiguée et à bout de forces.

« Notre fille reviendra, je l’ai vu, elle est destinée à un grand avenir. Je l’ai vu parait des plus beaux habits, je l’ai vu grande, fière et belle. Je l’ai vu revenir au levé du soleil, victorieuse de son combat aux côtés de mon père. »


« Ce n’est qu’un rêve Laurelin, rien de plus…repose toi je t’en prie »



Ainsi était fondé les espoirs de cette mère. Chaque matin, avant que le soleil ne se lève, Laurelin guettait le moindre cavalier…Elle eut raison d’y croire.

La belle elfe s’empressa de courir lorsqu’elle vit au loin sa fille. Laurelin fut suivie de prés par son époux qui surveillait dans son intérêt ses faits et gestes. Albérick aimait de tout son cœur sa femme et la voir ainsi le faisait souffrir.Sa femme avait retrouvé cette joie de vivre en voyant sa fille sauve.

Les magnifiques cheveux de l’elfe volaient au vent, elle courut vers son enfant les yeux remplient de larmes.
Laurelin ne regarda pas son enfant de suite, elle se contenta de se loger dans ses bras en la couvrant de paroles d’amour elfiques. Lorsqu’elle posa enfin ses yeux sur le visage de sa fille, Laurelin constata que Sighild avait changé.

Ses cheveux, jadis couleur ébène, étaient désormais couleur cendre. Son doux visage était non seulement marqué par la fatigue mais aussi par une légère cicatrice sur sa joue gauche.

La joie devint ensuite tristesse. Laurelin reconnut le collier au cou de sa fille ainsi que cette cape noire qu’elle portait. Son père n’était plus de ce monde. Elle s’effondra en larmes :
« Pourquoi ne l’as-tu pas protégé ? Pourquoi mon enfant…Pourquoi… »


Albérick intervint en prenant sa femme dans ses bras. Il regarda sa fille, non sans cacher sa surprise de la voir aussi changé. Il s’excusa de l’attitude de sa mère.Sighild laissa ses parents se reposer et se dirigea vers la tour de son maître.

Elle ouvrit la porte non sans mal et tomba nez à nez avec Milindë qui s’occupait de son enfant. Sighild s’inclina avec respect, son regard était de marbre. Elle vit au loin l’ombre de son maître et s’inclina de nouveau…
[HRPG: Je ne vais pas plus loin, peut-être que tu voudras intervenir à ce moment là....dans le cas contraire, dis le moi je continuerai d'écrire.]
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