Urlok

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Yavendhir
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Sam 21 Avr 2007 - 10:25
~~~ Emplacement Géographique ~~~~

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


La petite troupe venait d'arriver dans la ville quand un petit gamin arriva les larmes aux yeux et et la peur dans la voix.
-Venez vite, dépêchez vous pitié!!
Yavendhir tourna la tête et demanda:
-qu'est qu'il y a petit?
C'est des monsieurs, ils tapent ma maman tres fort!!
Monte gamin dit Yavendhir et attrapant le gamin par les vêtements et en le posant sur la selle.
restez ici vous dit erhéald, Attend j'arrive.
Il partirent à cheval vers le coeur de la cité.
Quand ils arrivèrent devant la maison,Yavendhir dit à l'enfant terrorisé d'attendre devant la maison.
Les deux hommes entrèrent dans la pièce principale et découvrirent la mère allongée sur le sol le visage ensanglanté.Elle n'était pas mort mais sa respiration était faible et saccadée.
apres quelques heures de soins et de repos, la mère leur expliqua en pleurant que le gradé local arrondissait ses fins de mois en imposant aux personnes sans défenses de payer des sommes exorbitantes, sans quoi ils envoyait un de ses hommes délivrer un avertissement musclé .
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Nimrod Ben Elros
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Dim 22 Avr 2007 - 15:00
Les pillards mandés par le Sultan faisaient du zèle. Dans la petite cité certains commençaient déjà à voir rouge...Une série d'ordre de surveillance traversa la garnison régulière. Le potentat local appréciait moyennement les pillards en quête du second prince.
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Yavendhir
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Jeu 26 Avr 2007 - 20:24
Yavendhir et Erhéald revenaient vers la garnison.Erhéald avait expliqué au pillard que les gradés assignés à une ville avait une autorité quasi égal à celle du sultan dans leurs cité et qu'ils ne servaient à rien de réagir.Cela n'aurait servi qu'a se faire emprisonner pour tres longtemps.
Yavendhir pensa à l'enfant en larmes puis tout à coup l'image d'un cadavre mutilé empli son esprit.Le cadavre était celui d'un jeune homme, qui ressemblait en tout point à yavendhir.Puis l'image de la mère suffocante et ensuite ce cadavre encore et encore.Yavendhir ne pouvait décevoir son sultan, sa courte existence en dépendait. Et si il survivait plus longtemps, n'aurait t'il pas plus d'occasion de sauver des vies.
-Apparemment nous ne somme pas les bienvenues.dit il en regardant Erhéald.
-J'ai eu cette impression aussi dit-il en croisant le regard méfiant d'un
garde local.
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Nimrod Ben Elros
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Jeu 26 Avr 2007 - 22:27
Un homme à l'air relativement sur de lui se présenta à cheval face aux groupes de pillards. IL débordait des 2 cotés de son cheval et ses gardes semblaient en avoir peur comme de la peste.
Vous devez être les "enquêteurs" annoncés pas les pigeons du Sultan... Que voulez-vous à cette bourgadee?
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Yavendhir
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Dim 13 Mai 2007 - 10:39
Yavendhir préféra ne pas préciser son statut spécial et aquiesca d'un signe de tête.
Il attendit a réponse de Erhéald car elle lui permettrait d'en savoir un peu plus sur son compagnon.
Il jeta un coup d'oeil vers l'homme qui les avait abordés et ses gardes.Il n'étaient que 4 mais il valait mieux éviter les conflits.
-Rien, nous sommes ici pour surveillez les alentours, on nous a signalés de legers incidents.
-Quels incidents?
-On nous a juste dit de venir et de vous donner ça.
Il tendit un rouleau au gradé qui le lut l'air énervé en marmonnant des mots inaudibles mais peu encourageantes.
-Ils nous prends vraiment pour des esclaves!!Il se tourna vers un gardes et dit:Malakian!! conduit les à l'auberge.
Yavendhir fit à Erhéald un signe et se sépara du groupe.
Il alla passer la nuit dans une maison abandonné et se leva à l'aube.

Hrp/supprimez l'autre message plz/Hrp
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Nimrod Ben Elros
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Lun 21 Mai 2007 - 17:23
Pas de nouvelles ds enquêteurs, le gouverneur commençait à se sentir meiux, il devait être parti, loin, très loin. A sa surprise il croisa leur officier en pleine rue ce matin là... Il rentra dans sa demeure quelque peu renfrogné.
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Silence
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Jeu 19 Jan 2012 - 18:04
~~~~~ (Nouvelle scène) ~~~~

~La nuit fut agréable pour Krage et ses compagnons. Son escorte de mercenaires continuaient de s’échanger des histoires, y ayant rajouter les récits de leur échappée en force de la ville puis du camp de fortune, étrangement fiers du dernier épisode pour la simple raison qu’ils avaient eut l’occasion de verser du sang. Un intérêt que ne partageait pas particulièrement Krage, qui avait sûrement plus de sang des arrogants numénorien que des cruels suderon, ce qui expliquant en partie sa soif de pouvoir et ses viles méthodes don la conclusion devait toujours aboutir à son bénéfice.
Néanmoins, il était là, voyageant à cause d’inconnus don les desseins étaient tous aussi mystérieux que l’étendue du châtiment qu’il subirait s’il n’obéissait pas.

Archibald avait pendant une bonne heure voyager à l’intérieure du tonneau, sous les recommandations du contrebandier qui espérait ainsi torturer le hobbit, en compensation pour ses moqueries. Craignant au bout d’un moment que l’exercice serait en réalité distrayant pour le semi-homme, il fut éjecté tonneau l’un des suderons. Il lutta sincèrement à se remettre sur pied, totalement désorienté, une scène pathétique qui ne manqua pas de faire rire tout le monde sauf Krage et la taciturne ‘dresseuse’.

~~~~~~~~~~~~~~~

Bien que voyageant toute la nuit, celle-ci parue courte pour la bande au moral ressuscité. A tel point qu’au levé du soleil, ils pouvaient déjà distingués Ulrok au loin et de l’autre côté de l’Harnen, l’Horondor…

Approchant de leur prochaine étape, les ventres commencèrent à gargouiller –sauf pour celui d’Archibald, qui ne semblait pas pouvoir réagir autrement et ils hâtèrent le pas dans un dernier effort, pressés de se ravitaillés et de prendre enfin un peu de repos.

Il leur fallut peu de temps pour retrouver l’éclaireur de Krage qui vint les accueillir d’un air ravi, une attitude qui paru plus que suspecte pour le contrebandier. Et il avait ses raisons. Il s’avérait que la caravane qu’il avait fait dépêchée était déjà en ville.
Les retrouvailles étaient émotionnelles, Krage ayant presque la larme à l’œil devant une telle prestation de dévouement de ses sbires. Ces derniers partagèrent avec lui la bonne humeur, bien qu’avec beaucoup moins de sincérité, n’étant là que parce qu’ils étaient bien payés.

La caravane, partie de Najran, était composé de trois chariots, l’un aménagé pour accommoder Krage et lui fournir une chambre mobile, l’une pour des provisions et enfin une pour ses meilleurs fidèles. Dans cette dernière se trouvait Asad, son meilleur gladiateur, enchaîné mais don il était facilement imaginable que s’il jamais il éprouvait le désir de s’en séparer, il n’aurait pas de mal de briser les liens grâce à son incroyable condition physique.
Le gladiateur de la dresseuse se fixèrent impassiblement pendant plusieurs minutes sans que l’un puisse définir si cette insistance venait d’une expérience passée entre eux ou une simple admiration l’un pour l’autre.


Peu de gens y firent néanmoins attention, trop préoccupés à s’affaler ci et là, se désaltérant et se préparant à passer quelques jours dans la ville, le temps de se reposer et d’attendre le mot d’ordre de Krage pour reprendre la route, chose qui n’était pas prévue dans l’immédiat.
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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Lun 23 Jan 2012 - 23:38

Renfermé sur lui même, plus que d'habitude, Archibald était resté muet une grande partie du trajet. La nuit avait apporté avec elle son lot de fatigue, sensation renforcée par l'abus d'alcool et de nourriture des heures précédentes. Mais cela n'était pas l'unique raison de son silence : en réalité, il se sentait coupable. Oui, il culpabilisait de s'être moqué ainsi de Krage, même si ce personnage, autoritaire et mauvais, ne lui inspirait aucune sympathie. Durant toute sa vie, lui-même avait souffert des moqueries des autres... Et voila maintenant, sous le coup de l'alcool et de l'envie d'être remarqué, qu'il était devenu pareils à ceux qu'il détestait tant, un comble.

Aussi, ce ne fut que lorsque les premiers rayons du soleil dardèrent à l'horizon, qu'Archibald sorti de sa torpeur, reprennant soudain conscience des appels de détresse lancés par son estomac affamé. Il demanda au mercenaire le plus proche :

"C'est quand qu'on mange ?! On arrive bientôt ?"

Le type ne prit même pas la peine de dissimuler un soupir d'agacement. Les frasques du semi-homme avaient bien fait rire les hommes, mais il n'était pas pour autant remonté dans leur estime. Il demeurait un poids, un boulet qu'ils devaient se trainer, sur ordre de leur "chef". Ses petites jambes n'avaient fait que les ralentir. Plus d'un espérait pouvoir abandonner le hobbit en ville, définitivement...

Heureusement pour sa santé, Archibald n'eut pas le temps de réitérer sa question. Quelques minutes plus tard, au détour d'un virage, de l'autre coté d'un amas rocheux, les faux-bourgs d'Urlok apparurent. Le semi-homme reporta son attention sur cette petite ville, dévorant du regard chaque détail, absordé au point d'ignorer son habituelle obsession pour la nourriture.

Il n'y avait pourtant pas grand chose à dire d'Urlok, petite ville fluviale dépourvue de personnalité. Elle ressemblait à bon nombre d'autres cités de la région : un tas petites maisons vaguement rectangulières, de couleur claire, érigées dans une apparente anarchie. Les rues, peu larges, formaient une toile aux formes complexes, difficile à déchiffrer pour un illustre inconnu. Cette ville vivait de la pèche, de l'agriculture, de la poterie, et du commerce en général, puisqu'elle se trouvait aux abords d'une route fréquentée relian le Harand au Khand et au Harondor. Beaucoup de caravanes s'y arrêteraient pour la nuit. Ainsi, un nombre improbable de tavernes, auberges et maisons closes aussi insalubres les unes que les autres criblaient les environs. En résumé, une ville banale, labyrinthique, où il était facile de trouver un lit et une table.

Toutefois, le commerce avait favorisé, au fil des ans, une caste de marchands plus débrouillards que les autres, qui s'étaient considérablement enrichis, surtout depuis la dernière guerre. C'était eux qui avaient la main mise sur la cité, qu'ils dirigaient discrètement, mais avec une main de fer, contrôlant chacun des prix et des produits présents sur les étales du grand bazar. D'ailleurs, c'était sous leurs conseils avisés, que l'intendant d'Urlok, cet homme de paille, avait imposé une petite taxe obligatoire aux étrangés qui désirait séjourner une nuit ou plus dans la cité. La somme à payer pouvait sembler dérisoire, mais étant donné le nombre de voyageurs et caravanes, elle générait un profit important... Que se partagaient quelques personnes seulement.

Evidemment, Archibald ne put connaitre, ni même imaginer, ce genre d'informations du premier regard. Mais il compris tout de suite où logaient les personnes les plus aisées : là ou les maisons étaient plus grandes, plus hautes... Où les rues, plus larges, semblaient moins poussiéreuses et mieux gardées par la milice locale.

Lorsque Krage et ses hommes pénétrèrent en ville, Archibald resta sage. Il se contenta de suivre ses compagnons d'infortune, espérant qu'un repas chaud et une collation rafraichissante les attendaient sur place. Mais la réalité fut tout autre. Les provisions supplémentaires, depuis la perte de celles dépèchées à Djahar'Mok et qui avaient du être abandonnées, étaient rationnées. Chaque homme - le semi-homme inclus - fut ravitaillé avec une portion de viande séche, aussi dure que de la semelle, et une tasse d'un alcool pétillant, une sorte de bière au goût de pisse. Les mercenaires étaient habitués à ce genre de victuailles, puisqu'ils ne firent pas plus la grimace que d'accoutumé... Mais le hobbit, lui, regarda avec horreur ce qu'on lui tendit, même un animal aurait refusé ce genre de trucs... Comment pouvait-on recouvrer ses forces avec pareils aliments ?! Parce que son ventre criait famine, Archibald ne fit pas la fine bouche. Il goba littéralement son repas. Mais ces maigres provisions ne sustentèrent point l'appétit ogresque de notre semi-homme... Il alla donc demander une portion supplémentaire... Evidemment, on lui refusa tout net... Il tenta vainement de négocier, de trouver des arguments aussi stupides les uns que les autres... Mais rien ne fit changer d'avis l'immense brute qui gardait le chariot de vivres.

Tant pis, il allait devoir se débrouiller seul... S'il gardait le ventre aussi vide quelques heures de plus, Archibald était persuadé de mourir de faim. Ainsi, sans un mot, sans un regard derrière lui, il quitta les lieux. A vrai dire, personne ne fit attention au semi-homme tant ses pérégrinations étaient sans intérets... Ils étaient payés pour voyager et tuer, pas pour jouer les gardiens d'enfants obèses et autistes.

Archibald vagabonda sans but plusieurs heures. Il marchait en regardant ses pieds, et en bougonnant tout seul. A son approche, la plupart des gens s'écartaient, à la fois surpris de croiser une telle créature en ces lieux, et désireux de mettre le plus de distance possible entre eux et ce petit être qui semblait avoir perdu la raison. Tout en marchant, il tournait à gauche, à droite, puis à gauche... Totalement au hasard. Consciemment ou non, il se perdait progressivement dans cette ville à l'organisation sans queue ni tête...

A un moment il stoppa net, les yeux toujours baissés vers le sol sableux et crasseux des rues étroites. Son regard venait de s'arrêter sur un caillou dont la forme, carrée avec deux creux au milieu, lui rappelait vaguement le visage de Krage. La faim lui faisant perdre le peu de calme qu'il lui restait, il donna un puissant coup de pied dans la pierre. Celle-ci décolla littéralement du plancher des vaches, et termina avec fracas sa course sur l'arrière du crâne d'un colosse à la peau d'ébène, deux mètres plus en aval. Celui-ci fit volte-face, une main massant l'imposante bosse naissante. Il était hors de lui, son visage trahissait une haine et une envie de se venger sans bornes. Il hurla :

"Hé toi ! Je vais te buter enfoiré !"

Il désignait de son poing rageur l'homme athlétique qui se trouvait juste devant Archibald. Ce dernier tenta de s'expliquer, mais en vain. La seconde suivante, le petite rue se transforma en une arène de gladiateurs, qui se battaient à mains nues. Dès la première bousculade, le hobbit fut catapulté en arrière par un coup de coude "perdu"... Opportuniste, il subtilisa dans le feu de l'action, la bourse pleine de pièces d'or de son aggresseur involontaire. Un peu sonné, mais revigoré par l'idée de dépenser cette somme rondelette dans l'échoppe la plus proche, il se revela et détala au pas de course, abandonnant les deux belligérants à leur destin sans intérêt.

Il bifurqua une fois de plus à gauche, puis à droite, puis de nouveau à gauche... Il stoppa sa course lorsqu'au détour d'une ruelle, il tomba nez à nez avec une enseigne : un vendeur de tartes aux épices ! Il pénétra la boutique, et lança aussitôt :

"Salut ! Je veux une tarte !"

"Vous f'rez la queue comme tout l'monde !"

"Nan j'ai faim ! Tout de suite !"


Cinq clients se trouvaient devant lui, dont trois femmes discrète derrière leur voile épais. Parcontre, les deux jeunes hommes fronçaient des sourcils, mécontants. Déjà qu'ils n'aimaient pas les étrangers... Mais le plus virulant n'était autre le marchand lui-même, qui se sentait insulté par l'attitude du semi-homme. Il répondit :

"Mais pour qui il se prend le nabot ! Il veut mon balais dans l'arrière train ?!"

Et comme pour donner vie à ses menaces, il brandit un vieux balais de bois et de paille. Impatient, Archibald lança sa bourse pleine de pièce sur le comptoir, et lui répondit :

"J'achète tout ! Toutes les tartes !"

Bouche bée, le commerçant usa de toute sa force mentale pour reprendre pleine possession de sa parole... L'instant suivant, un affreux sourir lui fendait littéralement le visage en deux :

"Aaaah ! Mais il fallait le dire plus tôt !"

Puis il se tourna vers ses autres clients :

"Monsieur est prioritaire ! Fouttez moi le camp bande de poux ! Toutes les tartes sont vendues, revenez demain !"

Et pour étouffer toute forme de rebellion, il assena un coup de balais sur la caboche du type le plus proche... Tout en grogant et en lançant des insultes dans leur language gutural, ils quittèrent les lieux.

"La boutique est à vous très cher client ! Mangez autant que vous voudrez !"

Le marchand avait gagné sa journée ! Dans cette bourse, il y avait suffisamment d'argent pour acheter deux fois le contenue de son magasin ! Bien peu conscient de la réelle valeur des choses, Archibald ne s'en inquiéta pas... Il s'exécuta sans plus attendre, avalant les tartes en deux bouchées.

Une demi-heure plus tard, il ne restait plus que des miettes... Il avait ingurgité presque sans respirer une trentaine de tartes aux épices. Quelles étaient bonnes ! Mais le pire... C'était qu'il avait encore faim !

"Encore !"

"Ah, y'en a plus ! Faut revenir demain !"

"Nan maintenant !"

"Suffit ! Maintenant tu sors, abruti d'étranger !"


Quelques coups de balais plus tard, Archibald se retrouva de nouveau dans la ruelle. Son ventre ne semblait vouloir se calmer... Que faire ?! Heureusement, le semi-homme n'eut pas trop à réfléchir, il aurait pu se faire mal... Une délicieuse odeur lécha ses narines, et avant que l'information n'eut le temps de remonter jusqu'à son cerveau, son corps s'était déjà mis en branle... Deux patés de maisons plus loin, il pénétra le quartier "bourgeois" d'Urlok.

Devant lui, sur la fênetre du second étage d'une grande et richemment décorée maison, trônaient deux gateaux aux figues encore chauds. Même à cette distance ils avaient l'air si bons !! Archibald ne put résister. Comme un requin tournant autour d'un condamné ligoté sur une planche de bord, il contourna la villa, espérant trouver un moyen rapide et discret de monter jusqu'au sommet. Un arbre avait poussé au fond d'une ruelle, mais malheureusement sur la face opposée de la bâtisse... Une espèce d'arbre inconnue du hobbit, au tronc rugueux, possédant des branches droites mais hautes. Les plus robustes pouvaient très certainement supporter son poids. Aussi, après s'être tout de même assuré que personne ne regardait en sa direction, il y grimpa. Arrivé au sommet, il ne lui restait que peu d'options : redescendre et abandonner son idée d'effraction, ou bien sauter, en espérant réussirà passer au travers de la fênetre entrouverte. La raison imposait le première solution, mais bien évidemment, commandé par son estomac, Archibald retint la seconde : il sauta. L'espace d'une seconde il sembla flotter en l'air... Avant de retomber lourdement... En plein dans la lucarne du second étage.

Dans un bruit effroyable de verre et de bois brisé, Archibald perçuta le sol de la villa. Il roula, évitant ainsi de subir une blessure sérieuse. Exactement au même instant, un visage féminin se tourna, horrifé, dans sa direction. La femme, vêtu avec gout hurla de terreur...

Les cris stridents pénétrent immédiatement sous la caboche du semi-homme qui perdit tout contrôle. Son visage vira au rouge, son souffle s'accéléra, tandis que les bâttements de son coeur devenaient fou... Une seule idée s'imposait à lui... Il fallait la faire taire, quelqu'en soit le prix... Ces hurlements devaient cesser au plus vite !!

Perdant totalement la raison, Archibald se baissa pour ramasser un énorme morceau de verre, aussi effilé qu'une lame. Puis, avec un geste brusque mais précis, il le lança... Tout en sifflant, ce dernier pénétra les chairs de la jeune femme - comme dans le beurre trop mou de l'oncle Bernouille - pile entre les deux yeux. Alors qu'un mince filet de sang dégoulinait sur son joli visage, la bourgeoise bascula en arrière, tuée et par conséquent rendue mouette sur le coup. Une libération... Le silence... Ah... Enfin...

Vidé de ses forces, Archibald tomba sur ton arrière train, le souffle court. Qu'était-il venu faire ici déjà ?! Ah oui ! Les gateaux au figues ! Ni une ni deux, il se releva et traversa la villa. Les lieux semblaient à présent déserts. Il s'empara des objets de toutes ses convoites. Une fois de plus, il dévora les patisseries en deux bouchées. Enfin, son ventre se calmait... Il recouvrait lentement ses maigres facultés intellectuelles... Car, lorsqu'il avait faim, Archibald se retrouvait incapable de réfléchir, et il agissait alors comme un enfant capricieux de cinq ans.

A nouveau le sentiment de culpabilité le submergea... Mince... Pour être en paix avec lui même, et accessoirement avec l'homme qui avait le droit de vie et de mort sur lui - même s'il ne calculait pas vraiment sa situation d'esclave - il devait se faire pardonner... Mais comment ? Avec de la nourriture ? Un repas ? Non... Il n'avait rien pour cuisiner au campement, et de toute façon, il lui serait interdit de piocher dans les provisions... Que faire alors ?! Qu'est-ce que Krage pouvait bien aimer ?!

Tout en se triturant la cervelle, Archibald laissa vagabonder son regard... Et ses pieds. Il fouina ainsi dans toute la demeure, confirmant l'absence de vie entre ces quatre murs. La dame était seule au moment de son effraction... Mais pour combien de temps ? Ca il ne le su jamais.

Arrivé dans la luxueuse salle à manger du rez de chaussée, le semi-homme repéra une petite annexe attenante, qu'il s'imagina être un garde-manger. Curieux, il s'approcha... Derrière une grille de fer, trônaient plusieurs objets en or massif, ainsi que plusieurs sacs de cuirs, de la taille de sa tête, entassés dans un coffre entourvert... Ils étaient remplis de pierres précieuses de toutes sorties, de toutes formes et de toutes les couleurs ! Oui ! Voila ce qui ferait plaisir à Krage !
Il crochera aussitôt la serrure, avec une fourchette en argent, et s'empara de deux de ces sacs. Ils pesaient chacun entre cinq et dix kilos... Les passant par dessus son épaule, le semi-homme quitta enfin la maison bourgeoise, ni vu, ni connu...

Une heure plus tard, après avoir miraculeusement retrouvé son chemin sans avoir éveillé l'attention sur sa cargaison, Archibald arriva au camp des mercenaires de Krage. Aussitôt, il se dirigea vers ce dernier, et lui tendit son butin, tout en prononçant de sa voix enfantine et innocente :

"Cadeau ! C'est pour toi ! On est de nouveau amis ?!"



Quelques heures plus tard, alors que la nuit tombait, la garde fut alertée par un mari traumatisé... Sa femme venait d'être assassinée. Lorsque le capitaine de la milice découvrit la scène du crime, il en resta bouche bée. La demoiselle gisait morte dans une mare de sang... Des traces de pieds ensanglantées, de la taille d'un adolescent, soullaient toutes les pièces de la maison, sans exception... Au murs, et sur toutes les poignées de portes il y avait également des traces, mais de mains celles là... et poisseuses de surcrois... Deux choses manquant à l'appel : des pierres précieuses et des patisseries... Bref, un crime comme on en avait jamais vu à Urlok, et comme on n'en verrait certainement plus...
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Krage
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Ven 27 Jan 2012 - 20:02
"Mais… Comment ?"

J’avais beau fixé Archibald, c’était impossible de sonder l’âme d’un tel simplet. Bon, autant regarder le joli butin qu’il m’amenait, c’était déjà plus intéressant.

La vue du trésor de joyaux me fit pendant un instant oublier mon entourage. Il y avait de splendides Japse, des hématites, du carnélian, de l’alexandrite, des agats, du topaze d’orient... Difficile de citer une gemme qui n’apparaissait pas dans ses deux sacs. J’écarta mon regard un instant, médusé. La question n’était plus « comment » mais « où ». Une telle collection n’était pas à la portée de tout le monde et connaissant l’amour qu’avait le semi-homme pour le voyage, il devait avoir chipé ça en ville… Heureusement, nous n’étions pas dans les meilleurs quartiers, mais tout de même…
Je ne pouvais même pas m’en débarrasser ici, de peur d’être reconnu !

Même si cela n’avait pas été un don, j’agrippas les deux sacs et disparu dans mon chariot privé. Le montant d’une telle collection sur le marché noir m’apporterait surement encore plus d’argent que quand j’avais aidé Denethor à quitter Umbar… Mais cela voulait aussi dire que le propriétaire était encore plus riche que ça. Peut être même un membre de la famille royale, ou un Sultan auto-proclamé…

Je n’avais pas vraiment besoin de plus d’ennuis que j’avais déjà. Selon mes estimations, il devait me rester au moins deux jours, avant de retrouver mes prochains « compagnons de route ». Au moins les joyaux me changeraient les idées de cette sinistre histoire dans laquelle je m’étais fourré.

"Je fais un tour en ville, ne m’attendez pas."

Quand mes gardes du corps et autres larbins m’aperçurent dans mon déguisement de vagabond, personne ne fit objection. De toute manière, je n’aimais pas les lèches cul, j’aurais tôt fait d’offrir en pâture de genre d’énergumène inutile à Asad.

Avec simplement une bourse contenant quelques uns des joyaux volés et une dague, je m’aventurai dans les bas quartiers, faisant le tour des tavernes, aux aguets pour des conversations permettant de savoir si je trouverais des acheteurs. Sans grand succès, je passais au plan B. Trouver un vendeur. Ca, c’était déjà plus simple, mais encore fallait il pouvoir faire la différence avec les charlatans. Epreuve tout aussi simple d’exécution quand on est Krage, le meilleur négociant de tout la Harad ! Haha !

Là, un gaillard qui était assez suspicieux échangeant dans l’ombre quelques objets tintant le doux son de l’or. Ma cible. Je me faufilas jusqu’à lui afin de le surprendre, le prendre de cours occuperait assez son esprit pour qu’il intègre mes paroles sans avoir le temps de réfléchir sur les réelles répercutions.

"Hai, toi, tu veux te faire de l’argent ? J’ai tout ce qui te faut ici… Voir plus encore…"

Pour le surprendre, c’était réussi. Presque un peu trop car à la vue de ses yeux écarquillés, je cru un instant qu’il allait sortir une lame et le taillader. Le gaillard était peut être parano, ma lecture du personnage n’avait peut être pas été la meilleure qui soit… Tant pis, je ferrais avec.

" Pour 200£ tu as le contenu de cette bourse et si tu es capable de mettre d’avantage en jeu, je t’en promet dix fois plus… "

Le type était également plus futé que prévu, il ne lui fallait pas beaucoup de temps pour reprendre ses esprits et me questionner.

" D’où viennent-elles ?"

Ha. Une question classique. Il aurait pu faire mieux.

"Qu’importent d’où elles viennent, elles ne sont pas fausses. Regarde celle là, magnifique n’esce pas ?"

Bien sur, je n’avais pas sélectionné les meilleurs gemmes, mais uniquement les plus laides du lot, aussi je n’hésitai pas a y tester mes dents pour prouver mes dires. Cela devait suffire au bonhomme qui m’empoigna l’avant bras avant que je rudoie les gemmes de ma délicate dentition. Je retiens mon sourire, sachant que j’avais gagné le premier round.

"150 £ maintenant et je t’achète tout ce qui te reste."

"Tout doux ! Tu ne veux même pas voir le reste de la marchandise ?"

"Pourquoi, ne devrais-je pas avoir confiance en toi, étranger ?"

"Ta confiance me flatte, vraiment. J’accepte ton offre, mais je ne pourrais pas te fournir tout ce que j’ai, tu n’es pas mon seul acheteur et je n’ai pas tout ici. Mais tu auras au moins trois de ses bourses là…"

Son regard pétillant s’atténua, il savait que je n’étais pas dupe et que je prendrais mes précautions. Je le voyais réfléchir à une autre approche mais alors qu’il entre-ouvrait la bouche pour continuer, je le devança :

"Retrouvons nous ici dans deux heures."

C’était lui tendre une perche, il n’avait plus qu’à la saisir. Et en deux heures, il avait le loisir de prévoir une embuscade ou quoi que ce soit d’autre comme plan sournois que pourrait imaginer le Suderon.
Mais l’on le faisait pas n’importe quoi envers Krage, j’avais encore des atouts à jouer. De nombreux atouts, assez musclés d’ailleurs et à l’extrémité s’y trouvait bien souvent des lames… J’avais tout fait pour paraitre encore plus misérable et inexpérimenté que lui, aussi n’aurais je surement pas besoin de beaucoup d’homme pour confronter la poignée de tire -au-flanc qu’il dégoterait si vraiment il voulait la jouer ainsi.

On fit notre première petite transaction et nous quittèrent. Le ne me restait plus qu'a préparer la prochaine étape.
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Lun 30 Jan 2012 - 11:08
De retour à la caravane, Krage fit le point avec ses larbins, cherchant des acolytes pour sa petite escapade. Nul n’allait le contrarier mais peu s’attendaient à une prime pour un travail si ingrat : jouer les gros bras, ce n’était que du flanc au final, le vrai boulot était fait pas Krage lui-même. C’est donc avec les premiers mercenaires qu’il croisa en arrivant, qu’il repartit tout aussi vite au lieu de rendez-vous, après avoir pris un peu plus de marchandise pour sa future transaction.

Attendant au lieu de rendez-vous, Krage et ses complices aperçurent néanmoins une petite troupe de la milice se mettre en place dans les ruelles voisines. En voyant son « client » chapeauter le tout, le contrebandier compris qu’on venait se ce jouer de lui. Il avait sous estimé son adversaire. Néanmoins, en venant avant l’heure, il était encore libre ou non de prendre de nouvelles initiatives. Le fait que la milice soit déjà au courant du vol et suspectait un étranger était une information déjà assez importante en soi.
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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Mar 31 Jan 2012 - 21:41

Une fois de plus, Archibald boudait seul dans son coin. Cette fois, c'était parce qu'il n'avait pas apprécié la réaction de Krage. Même pas un merci... Le grossier personnage l'avait à peine regardé, puis avait disparu avec le butin dans sa caravane... Interdit, le hobbit n'avait pas même trouvé, sur le moment, la force de lui courir après, ou de lui crier les centaines d'insultes obsènes qui lui étaient passées par le crâne... Tel que "Gros poirreau moisi"

Les semi-hommes pouvaient se montrer rancunier, et Archibald avait à présent plus d'une dent contre son compagnon de voyage. Assis seul dans un coin du camp, il était décidé, plus que jamais, à trouver une mauvaise farce à lui jouer. Une vengeance ô combien infantile, mais humiliante... Et, après quelques heures de réflexion, il trouva enfin.

Discrètement, il avait suivi des yeux le manège de Krage. Le contrebandier s'était changé, puis avait disparu... Avant de réapparaitre. Il avait alors donné quelques ordres, et plusieurs de ses hommes lui avaient emboités le pas. La situation n'aurait pu être plus propice (et c'était le cas de le dire) à l'exécution de son audacieux stratagème...

Profitant du nombre réduit de mercenaires, Archibald se glissa dans la caravane privée de Krage. Là, avec un sourire malicieux, il dessera les liens de son pantalon. Puis, sans autre forme de procès, il urina. Il arrosa à gauche, puis à droite, histoire d'humidifier tous objets et les tissus se trouvant à porté. Les relents âcres d'urine avaient une très légère note de figue, ce qui n'échappa au nez de notre semi-homme. Avec nostalgie, il se remémora les tartes qu'il avait mangé, quelques heures plus tôt... Un véritable délice... Ces réminiscences lui ouvrirent l'appétit ! Aussi, dès qu'il eut terminé de se vider la vessie, il quitta les lieux, toujours aussi discret qu'une ombre dans la nuit.

A part la faim, il restait un problème à règler. Lorsque Krage rentrerait, il saurait immédiatement qui accuser pour ce méfait. Ce type était méchant, mais pas idiot. Il fallait donc trouver un alibi ! Et Archibald avait sa petite idée sur la chose... Rien de plus simple : il devait se dépècher de retrouver le contrebandier en ville. Chaque minute qu'il passerait avec ce dernier, viendrait corroborer ses mensonges du genre : "C'est pas moi ! J'étais pas là !"... Un plan parfait... Parfait pour un semi-homme autiste évidemment.

Ni une ni deux, sans un regard en arrière, il quitta donc le campement, empruntant la direction qu'avait pris Krage et ses hommes une dizaine de minutes plus tôt. Mais Archibald dut abandonner rapidement l'idée de rattraper le groupe. Cette ville était des plus labyrinthe... Même en sachant où il devait aller, il s'y serait perdu... Alors ne sachant même pas où chercher... Il erra, à gauche, à droite, dans l'espoir stupide de tomber nez à nez avec le contrebandier, par le plus grand des hasards... On dit souvent que fortune sourit aux imbéciles... Mais là, pour le coup, le proverbe avait perdu tout son sens.

Heureusement, malgré l'impatience et la frustration, le semi-homme n'oublia pas de réfléchir un minimum. Quelle était la meilleure solution pour retrouver Krage ? Crier son nom dans toutes les rues ? Oui, cela pouvait marcher, mais à condition qu'il lui réponde... Mauvais idée donc. Krage n'était pas du genre à lui répondre. Trouver un point d'observation plus en hauteur ? Oui ! Excellente idée !

Archibald leva les yeux, les maisons du coin avaient le toit plat, prévu pour servir de terrasse à la fraicheur du soir... Ou bien de poste de tir pour les archers. Le hobbit repéra une maison à priori vide, puisque les volets étaient fermés en pleine journée. Puis, fort de ses années d'expérience, il crocheta la rudimentaire serrure de la porte d'entrée. Il pénétra ainsi entre les quatre murs, et s'élança dans l'escalier afin de gagner le toit.

De là haut, les cheveux bercés par une légère brise, Archibald avait une vue sans pareille sur l'intégralité du quartier à ses pieds... Parfait ! Portant sa main en visière, il commença à scruter les rues et les ruelles, à la recherche de sa cible. Par deux fois, son sang ne fit qu'un tour... Mais en vain : de fausses joies... Des groupes d'hommes qui n'avaient rien à voir avec ses affaires. Alors qu'il perdait lentement patience, une voix fit voler en éclat sa concentration :

"Mes melons ! Ils sont bons mes melons ! Des melons de saisons ! Ils ont poussés dans le sable d'une oasis aux eaux pures ! Ils sont bons mes melons !"

Lorsque ces paroles pénétrent le cerveau amorphe du semi-homme, celui-ci sursauta et fit volte face, la bave aux commissures des lèvres... Il avait si faim d'un coup !

Au pas de course, il traversa la toit, et se pencha dans la direction des cris... Juste sous ses pieds, une marchand itinérant avait élu domicile à l'ombre de la bâtisse inhabitée... Juste sous lui, l'homme avait garé sa charrette pleine à craquée de bons melons tout ronds... Des melons roux, ses préférés !

Ses facultés de réflexion désintégrées par l'appel du ventre, Archibald sauta.... Pour attérir, cinq mètre plus bas, directement dans la charette. Sous ses pieds, des dizaines de melons éclatèrent, projetant du jus sucré et légèrement acide dans toutes les directions. Le pauvre marchand, surpris et apeuré, se jeta au sol... Il n'eut jamais le temps de réagir. Pour garantir la stabilité de sa charrette, le vieil homme avait bloqué les deux grandes roues à l'aide de câles de bois, triangulaires. L'impact du semi-homme sur le plancher du véhicule les éjecta. Bien que la pente fut faible, il n'en fallu pas plus pour transformer cette petite charrette, en un véritable et mortel projectile, lancé à toute vitesse dans les rues étroites d'Urlok.

Relevant la tête, les joues barbouillés de la chair, du jus et des pépins de dizaines de melons éventrés, Archibald ne put que constater les conséquences de ses pulsions incontrolées. Ce n'était qu'une question de secondes... La charrette allait s'exploser contre une bâtisse, une centaine de mètres plus bas. Le hobbit chercha désespérément comment sortir de là : sauter ? Impossible à cette vitesse... Que faire ?! Il n'y avait aucun frein à manipuler ! Espérant que cela puisse le sauver du choc mortel, Archibald enfonça un demi-melon sur le sommet de son crâne, tel un casque improvisé. Le jus dégoulinait en abondance sur sa petite face frappée d'un horrible rictus de terreur.

Alors que tout semblait perdu, le destin se joua une fois de plus d'Archibald. Une patrouille de la milice, entre cinq et dix hommes - le hobbit n'eut pas le temps de compter - coupèrent sa trajectoire quelques mètres devant la charrette folle. Venant d'une rue perpendiculaire, les pauvres types ne se doutèrent de rien. A cette distance, ils n'eurent aucune chance d'esquiver... La charrette les percuta de plein fouet. Tout l'avant vola en éclat, la stoppant net. Archibald fut littéralement catapulté. Il fut propulsé par dessus une maison, quinze mètres plus loin. Une fois de plus, le hobbit cru sa dernière heure arrivée. Mais il en fut tout autre. Avec fracas, il atterit dans un tas de fumier, frais de la veille ou de l'avant veille. Les excréments mélangés aux herbes à demi digérées absorbèrent toute l'énergie de sa chute. Toutefois, la puisance du choc l'avait propulsé en plein coeur du tas d'immondices... Avec difficulté, jouant des mains et des pieds, il arriva enfin à s'extirper de sa prison de déjections animales.

Ouvrant péniblement les yeux, il découvrit alors devant lui, plusieurs visages connus... Il eut tout juste la force de dire :

"C'est pas moi ! J'ai rien fait ! C'est pas ma faute !"
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Krage
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Ven 3 Fév 2012 - 12:01
Toute cette situation devenait de plus en plus distrayante ! Les locaux devaient déjà être au courant du vol, ou mon offre avait paru trop suspecte… Quoi qu’il en soit, le gaillard avait eut assez de présence d’esprit pour essayer de me piéger. Il aurait mieux faire de continuer le marché… Cela prouvait aussi qu’il n’avait sûrement pas les moyens. Mais qui dans ce misérable taudis avait assez, si ce n’était les propriétaires des dites gemmes ? Il allait m’être difficile de trimballer tout ça en voyageant… Hum. Des idées, oui, je n’en manquais pas… Bien, j’avais ma solution. Maintenant, se concentrer sur l’instant présent.

La milice était là, j’avais encore le temps de m’enfuir mais cela aurait été trop simple, trop indigne de Krage… Il me fallait mon moment de gloire !

"Amenez moi jusqu’à cette fiente de mumak ! Niemshar vekare (en avant mes hommes) ! "

Mes gros bras choisirent de leur propre chef la section la plus faible du front de miliciens et foncèrent droit dedans. La surprise et la force de l’impact ne me permit pas d’apprécier une bagarre digne de se nom. A vrai dire je ne m’étais jamais arrêté de courir, pour moi tout était fluide, et la seule chose qui me permit de savoir qu’on s’approchait de la cible était des miliciens assommés que nous piétinions dans notre hâte.

"Ahhh !"

Là, le Suderon faisait moins le malin tout à coup. Trop fier pour se faire dessus, notre brusque apparition eut au moins le mérite de le paralyser d'effroi.

"C’était moins évident que prévu d’arriver jusqu’ici… Mais bon, me voici. Tu as l’argent ?"

Déglutissant difficilement, il commença a remuer les lèvres fébrilement, s’apprêtant à une exprimer une maladroite excuse… Je n’allais pas perdre mon temps avec pareilles bêtises, alors je le coupa net, continuant du même ton :

"Tu vas me trouver cet argent, maintenant ! Plus de surprises et je serais peut être assez clément pour honorer ma part de l’engagement…"

Un de mes hommes poussa en avant mon ‘client’ avec assez de force pour le faire tomber au sol. Ainsi, toujours débout par rapport à lui et avec toutes les cartes en main, ma dominance était d’autant plus évidente.

"Alors, qu’es-ce que t’attend ? Tu crois qu’on a toute la journée ? Aya (vite) !"

Décontenancé, il se releva le plus vite possible et commença à courir, sans pour autant essayer de s’enfuir. Il lui faudrait encore un peu de temps à son esprit confus pour préparer un nouveau plan. En attendant, c’était moi le maître et je tirerais mon bénéfice de cette situation.

Après une petite promenade en ville, nous furent guidés jusqu’à une maison isolée. Sans grande surprise, il s’avérait être un repaire de criminels locaux et notre entrée soudaine, faillit dégénéré en mêlée si mon ‘client’ n’avait pas donner d’explications. Que je l’intimide encore à ce point était la preuve que je ne tirerais pas grand-chose de lui. Qu’importe, je n’allais pas rebrousser chemin maintenant… Allé, une petite piqûre de rappel pour lui montrer qui était le chef :

"Je commence à perdre patience…"

"Hai sayday (oui seigneur), voici tout ce que nous avons…"

Révélant un coffre sous une astucieuse cachette, il nous dévoila son contenu avec un soin religieux. La présentation avait des avants goûts de découverte de trésor. Quelle fut notre déception quand l’on découvrit une panoplie de bricoles tous aussi inutiles les uns que les autres : de la décoration, quelques armes, bijoux et autres pacotilles qui avaient peu de valeur marchande. En tout cas, pas assez pour que j’honore ma part du contrat.

Soupirant, je fis signe à mes hommes d’emporter le butin. Les habitants de la maisonnée nous fixant d’un air mauvais tandis. Ils devaient l’avoir mauvaise, d’être ainsi témoins du vol du peu de biens qu’ils avaient. Notre guide lui c’était fait tout petit, ayant assez de sagesse pour priorisé sa vie au dessus des biens matériels. Maintenant, il s’agissait de passer à la suite du plan. En feignant d’avoir pitié d’eux, je jeta l’une des bourses pleins de femmes au peureux. Ce qu’il ne vit pas, ce furent les deux autres que je jetai dans sa planque à l’endroit où s’était trouvé le coffre.

"Sans rancunes messieurs ! Ce fut un plaisir de faire affaire avec vous. Salam lekhem (paix sur vous)."

Une fois dehors avec notre butin peu discret, j'ordonna à mes hommes de se diviser en plusieurs groupes le temps de traverser la ville. Je préférais rester moi-même seul, ayant encore quelques bricoles à finir… En effet, je fis le tour du quartier, offrant quelques pièces au voisinage, en l’échange d’un petit faux témoignage de rien du tout… Si les miliciens venaient à investiguer dans le quartier, ils retrouveraient étrangement le repaire du délateur avec quelques preuves accablantes du vol des gemmes… Il ne manquait plus que les miliciens, que je leur transmette la première piste… Si j’étais trop lent, je prenais le risque qu’ils revendent une partie des gemmes. Heureusement, j’en avais caché d’autres qu’ils retrouveraient en fouillant, mais mieux valait ne pas trop provoquer la mauvaise fortune…

"Où sont donc ces parasites ?! Ils étaient partout avant…"

Bizarrement, les miliciens avaient disparus. Peut être étaient ils occupés ailleurs ? Je tendis l’oreille pour percevoir un brouhaha assez constant dans les environs. Moi qui espérait trouver un milicien là bas, éventuellement attiré lui aussi par l’agitation, c’est une bonne dizaine de ceux-ci qui se révélèrent à moi, encerclant une poignée de leurs collègues blessés. Visiblement, on n’avait pas été les seuls à les taper dessus… La scène était risible. C’était presque trop facile, ils étaient sur les nerfs et prendraient n’importe quelle excuse pour taper sur un suspect. Mon appât allait marcher à coup sur.

~~~~~~~~~

Ailleurs en ville, deux de mes gros bras transportant le coffre de butin, tombèrent nez à nez avec Archibald. Ils le reconnurent malgré son état peu présentable. Conscients que le petit homme était un compagnon primordial pour Krage, ils cherchèrent une solution pour le ramener. La meilleure idée qu’ils appliquèrent fut de placer un morceau de toile par-dessus le coffre, qui couvrirait en même temps le semi-homme qui pourrait se placer en dessous, en avançant au milieu des mercenaires. Ils eurent même le réflexe de couper deux trous dans la toile pour permettre à Archibald de voir où ils allaient.

~~~~~~~~~

De retour à ma caravane, l’esprit vierge de toute contraintes, je me dirigea vers mon chariot personnel histoire de prendre un verre de liqueur en guise de récompense personnelle.
Si je n’avais pas été perdu dans mes pensées à me jeter des fleurs pour ma parfaite organisation, aurais-je pu noter les alertes de mon système respiratoire qui tentait désespérément de me prévenir...
Mais c'était trop tard...
Tout vint à moi en même temps. La vue, l’odeur… Surtout l’odeur. La chaleur avait accentué le sacrilège… Les vapeurs d’urines envahirent mes narines...

Puis, le déclic.


La dizaine de minutes qui suivirent ne furent pas enregistré par mon cerveau.


Quand soudainement, je me découvris par terre, un servant sous moi avec la gueule en sang, tout comme mes poings que je serrais si fort que j’en sentais la paume de ma main douloureuse. J’avais du mal à respirer, mais je sentais mon corps se calmer, le sang qui remontait irriguer mon cerveau. Un affreux mal de crâne me vint ensuite alors que je reprenais conscience de mon corps. Mon cœur aussi battait la chamade. J’essayais de me relever, titubant… Quelques servants s’approchèrent de moins avec précaution, tiraillés entre leur devoir et la peur de subir le même sort que celui que j’avais visiblement défiguré.

"Je… Je ne me sens pas très bien… De l’eau… Apportez moi de l’eau…"

Du coin de l’œil, je les aperçus transmettre mes ordres. L’un d’eux courrait vers les gourdes. Et là, je le vis. Se douchant avec l’une d’elle.

"Archibald…"

Mon esprit encore troublé vit en lui un Golem d’excréments, à l’image même de mes soucis…

"Je … Vais… Te… TUUUEEERRRR !!!!"

Sans grande peine je repoussai mes serviteurs qui s’élancèrent d’eux même hors de portée de moi. Encore titubant, les membres flasques, je cherchais au fond de moi la force d’arriver jusqu’au hobbit afin de l’étrangler…
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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Lun 6 Fév 2012 - 23:12

Pouah ! C'était dégoutant ! Mais pas aussi pire que les égouts de Djahar'Mok... Quoique... Tomber ainsi dans du fumier frais... Pouah ! Rien que d'y repenser, Archibald luttait pour retenir les nausées... Avec frénésie, il se frottait, tout en prenant bien soin de ne pas gaspiller la moindre goutte de la précieuse eau contenue dans la gourde qu'il portait à bout de bras, au dessus de sa tête. Il aurait été tellement plus simple de se débarbouileré sur le bord du fleuve ! Mais personne n'avait voulu le laisser sortir après ce qu'il s'était passé en ville ! Tout le monde devait rester au campement... N'importe quoi ! Décidément, ces humains étaient des idiots !

Le semi-homme, à l'aide de ses ongles, se grattait férocement... De minuscules gouttelettes de sang commençaient à perler par les pores de sa peau. Mais mieux valait souffrir, que de laisser la moindre trace de ce fumet nauséabond... Et puis, comme sa maman lui avait toujours dit : "Quand tu te frottes, si ça ne devient pas rouge, c'est que t'es encore sale !" Et, pour une fois, Archibald appliqua ces sages préceptes maternels sans sourciller. Le semi-homme frisonna. Malgré la température ambiante, s'asperer d'eau glaciale n'était que rarement agréable... Il repensait à sa petite farce... Celle qu'il venait de faire dans la caravane de Krage. Il pouffa en se remémorant les détails... Puis il baissa les yeux, sur son entrejambe. Presque s'en rendre compte, réflèxe face au dégout des excréments, il s'était totalement déshabillé. Mais la nudité ne le dérangeait guère... A vrai dire, enfermé comme il l'était dans sa petite tête d'autiste, il n'avait même pas conscience des regards étranges que pouvaient lancer ses compagnons de voyage. Archibald fronça des sourcils, tout en pouffant une nouvelle fois : heureusement qu'il avait fait sa pantalonnade plus tôt... Parce que maintenant, après la douche froide... Hmmm... Son engin de destruction aurait été plus difficile à manier...

Bref, perdu sans ses pensées, et la comtemplation des effets de la subite fraicheur sur son petit corps dodu, Archibald ne remarqua rien de la scène étrange qui se déroulait au milieu du campement. Ce fut quelques cris étouffés, et des bouhahas qui lui firent lever les yeux. Déjà qu'il ne pensait pas souvent, alors s'il on l'y en empéchait ! Mais il fut aussitôt paralysé par la peur et la stupéfaction. Tel un colosse en furie, Krage se dirigeait vers lui, les poings plein de sang. Du sang ! Archibald avait égorgé, éventré, vidé plus d'une bête, ce ne fut pas la vue de ce liquide cramoisi qui le fit palir, mais plutôt l'état pitoyable de l'homme qui gisait au pieds du contrebandier... Avec horreur, le visage du malheureux lui rappela l'un des tableaux de son cousin, Nestor, qui s'était lancés dans le projet fou de peindre son autoportrait avec ses pieds velus... Le résultat était le même : les yeux, le nez, les oreilles... Plus rien ne semblait à se place !

Krage, ce monstre, marchait étrangement, comme si l'ivresse de la colère coulait en ses veines comme autant de bières de l'Oncle Daman... Les précieux brevages de l'Oncle Daman... Dans son village natal, on se servait de ses bières artisanales pour anesthésier le bétail avant de l'opérer... Une pinte, et l'on se reveillait deux jours plus tard, un trou noir insondable à la place de la mémoire... Mais ce n'était pas le moment de révasser !

Krage hurla, comme une bête agonisante, qu'il allait le tuer ! Sous sa caboche de simplet, un cri d'alarme s'évela, lui intimant l'ordre immédiat de fuir aussi vite et aussi loin que possible... Mais ses jambes refusaient d'obéir... La peur l'entravait de sa poigne glaciale... Le contrebandier fit un pas de plus, puis un autre... Il approchait inlassablement... Bientôt, il fut presque à porté de bras... Archibald ne pouvait toujours pas bouger le moindre muscle, même sa langue !
Soudain, la peur fut telle, qu'il s'urina dessus - pour le peu que sa farce lui en avait laissé. Le muscle sa vessie ainsi délivré de la paralysie, le semi-homme recouvra l'usage de la motricité d'une partie de son corps : celle au dessus de la ceinture. La visage déformé par la terreur, il leva les bras au dessus de sa tête, se couvrant les yeux, comme si les ténèbres allaient emporter avec elles la sombre menace qui pesait juste au dessus de lui.

Dans cette réconfortante pénombre, l'esprit du hobbit joufflu vagabonda une fois de plus... Peut-être cherchait-il à fuir la réalité pour ne pas ressentir la pluie de coups qui allaient s'abattre sur lui, d'une seconde à l'autre. Archibald se remémora quelques mois de sa vie, peu de temps après avoir quitté sa contré natale. Il avait cherché à gagner le sud, voyageant au hasard des rencontres puisqu'il n'y connaissait strictement rien en cartographie. Suivant les ombres d'oiseaux voyageurs à l'air appétissants, le semi-homme s'était retrouvé au Pays de Dun. Il avait ainsi continué son périple vers le sud, jusqu'à l'Isen, à la frontière de la terrifiante Isengard. Là, il avait fait une bien étrange rencontre...

Sous sa bure moulte fois rapiécée, il avait croisé la route d'un semi-homme... Particularité effarante, ce hobbit s'était rasé les poils des pieds. A la vue de cette peau nue, Archibald avait rougi, comme témoin d'une intimité qu'il aurait préféré ignorer. Mais le semi-homme, au regard sage et profond, lui avait alors adressé ces mots :

"Bonjour voyageur ! Qu'il est rare de rencontrer des gens de notre espèce en ces lieux où la soif de pouvoir a perverti jadis l'esprit d'un grand homme ! Je me nomme Frère Tobiak, membre de l'ordre des Moines Solitaires du Pays de Dun ! Nous n'avons pas pour habitude d'offrit le couvert aux étrangers, mais vous rencontrer est une telle surprise ! Suivez moi donc jusqu'à notre havre de paix !"

Comme on lui avait proposé le couvert, Archibald ne posa pas de questions, et il suivi l'individu. Les Moines Solitaires du Pays de Dun était une sorte de petit groupe sectaire, qui vivait en autarcie dans une série de trous reliés les uns aux autres. Ils passaient la plupart du temps seuls dans leurs coins, pour se réunir qu'aux repas, soit six fois par jour. Très vite, les talents culinaires du simplet furent mis à contribution. Au final, Archibald resta prêt de six mois à vivre avec ses nouveaux amis... Puis un jour, un terrible évènement arriva : quatre bandits humains attaquèrent, espérant voler quelques richesses, là où il n'y en avait pas... Mais, contre toute attente, l'attaque des humains fut repoussée avec une facilité déconcertante... Car les Moines Solitaires avaient un secret : L'ultime technique d'auto-défense Hobbit. Et toujours contre tout attente, alors qu'il avait voulu faire ses adieux à la communauté, le moine qu'il avait rencontré six mois plus tôt lui enseigna cet art :

"C'est très simple Archibald. Lorsqu'un homme de taille moyenne t'attaque, il se retrouve automatiquement en position de faiblesse. Tout d'abord tu respires, tu gardes la tête froide, la pensée claire... Tu calmes ton coeur, et tu combats les frétillements de tes jambes apeurées. Puis, tu regardes droit devant toi... Et là tu remarqueras le fameux point faible, juste sous ton nez : L'entrejambe ! D'un vif coup de poing, tu n'auras aucune difficulté à broyer cette partie de l'anatomie de ton adversaire humain. C'est le secret de l'ultime technique d'auto-défense... Ultime, parce qu'après un coup comme ça, ils ne reviennent jamais..."

Ce fut un déclic. Alors que cette réminiscence n'avait durée qu'une demi-seconde, Archibald baissa ses bras, le regard fixe, le souffle calme, ses emotions sous contrôle. Puis sans prévenir, il envoya un puissant coup de poing en direction de l'entrejambe de Krage, à présent à porté de bras.

Mais exactement au moment où il décocha ce crochet du droit, le petit cerveau du hobbit joufflu ne put s'empêcher de penser aux conséquences d'un tel geste, aussi, exactement au moment où ses phalanges s'écrasaient sur les testicules de Krage, il cria :

"Désolé ! C'est pas ma faute !"
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Silence
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Jeu 9 Fév 2012 - 17:18
Lâches spectateurs, aucuns n’avaient oser entraver le chemin de leur employeur et n’auraient très certainement pas bronchés si le hobbit avait été tué, se délectant sûrement du spectacle. Mais maintenant que Krage gisait au sol, les yeux exorbités et se protégeant fébrilement son entre jambe, plusieurs servants accrurent à son secours dans le seul but d’être mieux vu à ses yeux, loin d’eux l’idée de sincèrement l’aider.

Avant qu’un larbin s’occupe de la cause du problème, Archibald lui-même, une main puissante tira le semi-homme en arrière. Remontant du regard le propriétaire du bras qui l’étreignait, Archibald découvrit avec surprise qu’il s’agissait d’Asad, l’éminent gladiateur de Najrân. Quand quelques mercenaires s’approchèrent la lame au clair, Asad brandit sa paume grande ouverte en leur direction, leur incitant à la halte. La simple carrure du géant était assez intimidante pour forcer les Suderons à reconsidérer leur entreprise et un hochement de la tête négatif d’Asad les résolu définitivement à l’abandon.
La dresseuse se joint au duo et se posa fermement à cotés d’eux, affichant la même hostilité envers toute personne essayant de s’approcher du hobbit.
Bien que le hobbit n’en avait pas conscience du fait qu’il faisait partit d’une bande à part, il découvrit à cet instant la complicité des personnes qui figuraient sur la « liste » de Krage. Ce dernier n’ayant tout simplement pas réalisé que la présence d’Asad n’était pas un hasard, ignorant les signes avant-coureurs. Même à cet instant, ses préoccupations bien plus personnelles lui interdisaient cette prise de conscience.

Les jours qui suivirent furent bien plus paisibles. Les membres de la caravane limitèrent leurs interactions avec les citoyens, s’occupant principalement de tout ranger –notamment le chariot personnel de Krage- et de finaliser des derniers préparatifs avant l’inévitable voyage.
Archibald fut quand à lui interdit de poser pied en dehors du camp, ordre scrupuleusement respecté par Asad et la dresseuse qui le gardaient désormais constamment à l’œil.


Vers la mi-journée du troisième jour, deux cavaliers habillés à la mode du Harondor, fortement influencé par le style vestimentaire gondorien, vinrent se présenter à la caravane de Krage. Il ne fut pas long avant que leur audience soit acceptée tant le contrebandier était impatient de rencontrer son nouveaux "compagnons"...


- Vous semblez hésitant à traverser l’Harnen, nous pourrions vous guider sur les chemins les plus surs, en l’échange du sou bien entendu…

Le locuteur était visiblement étranger, probablement Gondorien mais dégageait une assurance similaire aux Suderons qui laissait suggérer qu’il connaissant bien le sujet. Son compagnon, un grand gaillard rasé de prêt, se tenait légèrement voûté en avant sur son destrier, ce qui mettait d’autant plus en avant sa largeur d’épaules. Le contraste physiquement entre les deux personnages en faisait une alliance improbable, une sorte d’erreur du destin.


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