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Sombre-Chêne
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Mer 5 Sep 2007 - 11:32
Un homme était assis à une table constellée de cire du Poney Fringant. Chose étrange, il ne tenait aucune bière dans sa main droite qui pianotait sur le bois. Une barbe rousse finement rasée et des cheveux de la même couleur peignés avec application encadraient un visage aux traits affirmés mais élégants. Ses yeux marrons fixaient la porte d’entrée de l’auberge. L’homme se retourna pour regarder par la fenêtre sale : le soleil était déjà haut. L’inconnu poussa un juron à voix basse et s’apprêta à se lever.

Au même instant, la porte s’ouvrit dans un grincement à peine audible dans le tumulte des tous les clients qui mangeaient en parlant fort. L’immense personnage qui venait d’entrer avait une allure rustre et brutale. Des cheveux noirs ébouriffés lui tombaient sur ses épaules carrées et musclées. Sur sa poitrine était un tablier de cuir sali par l’utilisation. Un marteau impressionnant était accroché à une ceinture d’origine douteuse. Il scruta la pièce avec de petits yeux gris et son regard s’arrêta sur le premier homme qui lui fit un signe de la tête et tira à lui une chaise. Le nouvel arrivant s’approcha, s’assit, et après avoir vérifié que personne ne l’épiait dit à l’homme roux :

« Tout est prêt, on…

-Tu es en retard, Gedd, dit l’homme roux.

-Ecoutez…

-Non c’est toi qui écoutes. Je dirige et je ne permettrai pas des incidents aussi idiots que des retards alors qu’on touche au but. Est-ce clair ?

-Oui, chef, répondit le dénommé Gedd. Je disais donc que tout était prêt et que l’on pouvait commencer quand vous voulez. Mais les hommes ne savent toujours rien.

-Je sais. On leur dira tout en temps voulu. Nous commençons ce soir.

-Ce soir ? Mais…protesta Gedd

-Nous commençons ce soir, répéta l’homme roux. Tu peux y aller.

-Bien. Mais ne pensez-vous pas que quand on va tout expliquer aux hommes… ?

-Fais moi confiance. On se retrouve ce soir à 11 heures à l’endroit habituel. »

Le forgeron fronça les sourcils, ne comprenant apparemment pas quelque chose. Il ouvrit la bouche, puis se ravisa et après s’être lever quitta l’auberge. L’homme roux se laissa aller à un sourire de satisfaction, puis héla le serveur qui lui apporta une bière. Tout allait bien.


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Jeu 6 Sep 2007 - 14:25
A la périphérie de Bree se trouvaient plusieurs maisons. Une vingtaine d'après les dires des villageois. Toutes entourées de jardins agrémentés de potagers bien entretenus, c'étaient les maisons des riches commerçants de la ville. Ces maisons à plusieurs étages faisaient la convoitise de beaucoup de passants qui s'arrêtaient pour contempler ce qu'ils ne pouvaient avoir. Chaque jour ils travaillaient de toutes leurs forces, espérant ammasser assez d'argent pour se construire une demeure comme celles-ci. Ils mettaient de l'argent de côté, à l'abri de tout danger. Et au bout de d'une année d'éconnomie, ils contemplaient la petite somme qu'ils avaient réussi à garder.

Au pied des hauts murs d'un de ces magnifiques cottages, un homme à la heute statureattendait, un marteau à la main. Il regardait à droite à gauche, passant une main moite sur son tablier de cuir. La nuit l'entoure, il est seul. Mais rapidement, il est rejoint par un autre homme, plus petit, mais dont une aura d'autorité émanait. A son tour, il examina les alentours,puis prit la parole.

"Allons-y.

-Sauf votre respect, je ne comprend toujours pas comment...

-Gedd, tu deviens exaspérant, dit d'un air lassé l'homme roux. Je t'en prie, ne me fais pas regretter de t'avoir engager. J'ai dit que nous pouvions y aller. Où sont les cheveaux?

-A une lieue au Nord, dans un fourré, répondit le forgeron. Je ne pouvais pas les amener ici sans me faire repérer.

-Alors allons les chercher. Tout est réglé pour toi?

-Oui, ma boutique est fermée pour raison familiale. Personne ne se doutera de rien."


L'autre personnage hocha la tête avec satisfaction. puis partit dans la direction indiqué par son acolyte qui le suivait de près. Ce-dernier le contemplait avec curiosité. Il ne savait rien de lui, même pas son nom. Le Chef, comme il se plaisait à l'appeler Il savait juste qu'une grosse somme d'argent l'attendait s'il faisait ce qu'on lui demandait. Ce rouquin était étrange. Au début, Gedd pensait être au courant de tout, mais maintenant il doutait.
Le Chef, quant à lui, était heureux. Ca allait commencer.


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Ven 7 Sep 2007 - 18:10
Dans les rues de Bree, une pluie diluvienne tombait. Cela avait commencé en début d'après-midi, alors que l'animation de la Gran' Rue était à son comble. Les marchands criaient pour attirer l'attention de clients potentiels. Déjà le ciel était gris et menaçant, mais rien ne décourageait les vendeurs. Même lorsque de grosses gouttes commencèrent à s'écraser sur le sol, leurs voies couvraient toujours celle des vilaggeois apeurés qui regagnaient leurs habitations. Seulement quelques minutes plus tard, des trombes d'eau creusaient de petites rivières dans les rues non pavées. Les commerçants avaient du renoncé. Non pas que le courage leur manquait, mais bien parce que plus aucun chat n'était visible dans les rues.

La pluie avait ainsi tombé toute l'après-midi, et alors que le soleil devait être en train de se coucher derrière les nuages, rien ne laissait prévoir que le temps allait s'éclaircir. Comme quelques heures auparavant, les reus étaient désertes. Des restes de légumes et autres déchets étaient emportés par le courant de petits rus lavant ainsi les rues. C'est le seul point positif qu'on puisse trouver à ce déluge, pensa un homme qui s'abritait sous un porche.

Cet homme, évidemment seul, regardait avec consternation les goutes qui tomabaient devant lui. Ses cheveux blonds et raides étaient trempés, pas assez protégés par la cape du manteau que'il portait. Ce manteau le couvrait entièrement jusqu'aux genoux, et on ne pouvait qu'imaginer ce qu'il cachait.

Ainsi deux heures passèrent.

Finalement, n'ayant plus le temps d'attendre une accalmie, l'homme remit sa capuche, plus pour que son visage reste invisible que pour se protéger. Il sortit de son abris et grimaça lorsque l'eau s'imbiba dans le tissu et entra en contact avec sa peau. En effet, il ne portait rien sous sa cape. Ceci avait été une des conditions de son employeur, qui lui avait affirmé que s'il n'accédait pas à ses demandes, il le saurait. Le regard que Celui Qui Payait avait alors posé sur l'homme blond avait été si insitant que ce-dernier n'avait pas osé lui désobéir.

Arrivé à l'endroit qu'On lui avait indiqué, une place peu animée du village, l'inconnu tenta percer le rideaux de pluie pour discerner ce qui l'interressait : la maison d'un des riches marchant d'herbe à pipe de Bree. L'homme s'approcha, veillant à ce que le bruit de succsion que faisaient ces pas sur le sul légèrement boueux n'attire pas l'attention. Finalement arrivé devant la deumeure, ils se tint devant la porte et resta immobile quelques instants. Tout ce qu'il aurait à faire était de frapper à la porte. Il s'approcha l'entement, puis confiant, frappa deux coups brefs et presque insonores. Il dut attendre plusieurs minutes encore et faillit répéter son geste, mais il n'en eut pas l'occasion. Une barre de fer jaillit de nul part et l'embrocha de part en part, de la tête jusqu'à ressortir à l'entrejambe pour se plenter ensuite dans le sol. Il n'avait pas crié, et, ainsi maintenu, resté debout. Quelques secondes plus tard, une ombre passait et lui enlevait sa large cape, puis partait. Ainsi l'homme resta nu, le corps sous la pluie, comme lavé de ses péchés. On ne le découvrit qu'au petit matin, lorsque la pluie eut cessé. Le soleil se levait alors sur un nouveau jour.


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Sam 8 Sep 2007 - 15:18
Le silence. Les robes et les capes claquaient dans le vent, mais aucune paroles ne venait troubler le deuil. Un arc de cercle composés de villageois abattus s'était formé autour d'un corps sans vie, laissé dans une position indécente, un piquet de bois le traversant de part en part. Le cadavre avait été découvert le matin par un enfant d'une dixaine d'année. Il avait hurlé de terreur, et ses cris avaient retenti tongtemps, plusieurs heures après que sa mère soit venu le chercher.Tout le sang qui avait pu coulé avait été lavé par la pluie qui ne s'était arrêtée qu'au milieu de la nuit. mais la scène n'en restait pas moins ignoble.

Tous les habitants, paralysés par l'horreur, n'avaient pa eu la présence d'esprit d'avertir le Maire de ce qu'ils voyaient. Ce fut finalement un soldat qui, passant par là par pur hasard, regagna plus rapidement ses esprits et partit chercher les personnes qualifiées. Seulement une dixaine de minutes plus tard, le Maire arrivait accompagné de ses deux auxiliaires et de soldats. Tous se recueillirent durant de longues minutes, puis le magistrat avança de deux pas et fit signe à deux gardes de libérer le corps. Ceci fut accompli prestement. La dépouille du martyr fut allongée sur un brancard et amené lentement à l'hôpital.

Finalement, le rassemblement se dissloqua et seuls les derniers arrivants restèrent. Le Maire cria d'une voix puissante et haut perchée à l'attention de l'occupant de la Maison :

"Ouvrez cette porte! Vous avez sûrement vu le corps qu'il y avait devant votre porte, et votre silence est lourd de sens. Rendez-vous maintenant!"


Aucune réponse. Le magistrat fit un signe de la tête aux soldats, muins d'un petit bélier enfoncèrent la porte. Le Maire entra suivit des ses hommes qui avaient dégainé leurs armes. Le rez-de-chaussé était vide. Alors que les soldats ouvraient la porte de la chambre du propriétaire au premier étage, des pleurs, derrière le lit, se firent entendre. Rapidement entouré d'épées, le suspect ne réagit pas. Il cachait son visage déconfit derrière de gros bras, et ne réagit nullement lorsque la pointe d'une lame lui effleura la joue. Le Maire lui dit :

"Pourquoi? Pourquoi avez-vous tué cet homme? Et pourquoi de façon si horrible? Etes-vous un monstre? Ne vous attendez pas à etre pardonné, si vous êtes jugé coupable, ce qui risque d'arriver.

-Je... Je vous en prie... Ne me mettez pas en prison! Je ferais tout ce que vous voulez!

-Vous pensez pouvoir m'acheter? Cela ne m'étonne pas de vous."


Au même moment, un homme entra dans la pièce. Il portait dans ses bras un engin de bois difficile à identifier. L'homme dit :

"C'est sûrement cela qui a servit à propulser le pieux avec autant de force. C'est un baliste trafiquée pour tirer à la verticale. Mais une ingéniosité de la part de cet homme permet de la transformer en une sculpture... assez spéciale."


Le Maire repporta son attention sur l'homme puis dit :

"Emmenez-le. Qu'il soit enfermé dans la plus immonde des sellules jusqu'à son jugement."


Ce jugement eut lieu le lendemain.


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Dim 9 Sep 2007 - 11:57
La vicitme fut identifié comme étant le fils d'un fabricant de tonneaux assez réputé. La raison du meurtre fut rapidement étbalie. Il se trouvait que ce fabricant était celui qui fournissait le suspect (un vendeur d'herbes à pipe rappelons le) en barils qui servaient à entreposer la marchandise jusqu'à la vente. Pendant leurs premières années de colaboration, tout s'était convenablement déroulé. Mais depuis le début de cette année, le commerçant accumulait des dêtes. Ses clients étaient de moins en moins nombreux et ses différents fournisseurs récclamèrent leur argent. Seodoc, car tel était son nom, s'était enfoncé dans un gouffre financier inimaginable lorsqu'il avait commencé à faire des emprunts. Il réussit toutefois à payer les planteurs grâce à cet argent qu'il ne put pas rendre, avec les intérêts.

Si les planteurs étaient à présent satisfaits et se fichaient de ce qu'allait devenir leur ancien client, le fabricant de tonneau ne fut pas de cet avis, car il n'avait pas été remboursé. Il nia cependant avoir envoyé son fils, et dit qu'il avait sûrement prit cette décision tout seul pour aider son père. Il avait quitté la maison dans la soirée, sous la pluie, prétextant un rendez-vous. Il n'était pas rentré.

Alors que toutes ces preuves accablantes s'abattaient sur le suspect pendant le procès, celui-ci ne cessait de pleurer et ne prononçait jamais un mot. La sentence qui allait s'abattre ne faisait aucun doute : la prison à perpétuité.

Le soir, le verdict était tombé. Le vendeur ne niant même pas les faits et les preuves étant trop accablantes, ce fut la prison à vie qui fut déclarée. Seodoc se rendit à pas trainants dans sa cellule, poussé sans ménagement par les gardes. Il entra dans sa dernière demeure, la porte se ferma, et ses pleurs reprirent.

Mais ce n'était qu'un début.


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Lun 10 Sep 2007 - 19:31
Le lendemain, la boutique de Seodoc avait été vendue aux enchères au profit de la ville. Le prix n'avait pas été bien élevé en raison de la déroute du commerce, mais il y avait eu un fou pour espérer pouvoir tout relancer, et on avait alissé ce fou agir à sa guise. Mais cet incoscient était la plus riche commerçant d'herbes de Bree et il ne comptait plus toutes se bourses. Il n'avait rien à perdre.

Ce même jour fut découvert le corps sans vie de l'homme accusé la veille. Son corps était encore mouillé de ses larmes. Devant l'atrocité du crime qu'il avait commis, il en fut très peu pour pleurer et la raison de cette mort prématurée ne fut pas recherchée.Sans doute le coeur avait du s'arrêter à cause de la tristesse et de l'accablement.

Vers midi, un homme demande à voir les deux auxiliaires du Maire, sans que celui-ci en soit prévenu. La requête parut bien suspecte au messager qui ccomplit néanmoins son travail. Les deux interresés accepèrent de voir cet inconnu, et durant une heure environ ils parlèrent.

Lorsque le visiteur ressortit, il rouriait. Demain tout prendrait forme se disait-il.

Le lendemain, il se présentait à nouveau à la Mairie et parla cette fois ouvertement au réceptionniste qui lui demandait la raison de sa visite :

"Je suis venu innocenter Seodoc", dit il.


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Mar 11 Sep 2007 - 18:19
Le secraitairereagarda l'arrivant avec avecun doute apparent, mais partit toutefois prévenir le Maire qui arriva quelques minutes plus tard. Les ourcils froncés, il demanda à cet étrange personne :

"Vous voulez innocenter le dénommé Seodoc. Sachez qu'il a déjà été jugé coupable il y a deux jours.

-J'ai des preuves, et elle elles ne vous décevrons pas.

-Bien... Montons dans mon bureau et je vous écouterais."


Les deux hommes montèrent une olée de marches de vieux bois qui grincèrent sous leurs pieds et débouchèrent sur un long corridor. Ils avancèrent et s'arrêtèrent au fond du couloir devant une porte qui fut prestement ouverte par le Maire. Ce-dernier invita l'inconnu à entrer et lui proposa une chaise que l'homme refusa gentiment. Il examina la pièce qui était meublée avec goût. Un bureau en chêne occupait la majeur partie du cabinet et était couvert de papiers en tout genre tels des factures, des rapports et autre. Un plumier ouvert en bronze trônait deavnt le magistrat qui était assis sur un fauteuil à l'apparence confortable. En outre, une étagère se dressait dans coin de la pièce.

Finalement, le défenseur de Sodoc prit la parole :

"Merci de me recevoir. Pour commencer, laissez-moi me présenter : je suis Meocyn, vendeur d'herbes à pipes. Je revend la marchandise aux nombreux commerçants venant du Sud pour gagner ma vie, comme de nombreuses personnes ici. Cet activité, comme vous devez le savoir est d'une rentabilité importante, étant donné la qualité des herbes à pipe poussant en Comté. Il est vrai que je ne fais pas partie de ceux qui en profite le plus, mais ma situation est néanmoins bonne.

-S'il vous plait,
intervint le Maire, pourriez-vous en venir au fait?

-J'y viens, j'y viens. Laissez-moi poursuivre mon développement. je disais donc que cette activité rapportait beaucoup d'argent, mais certaines personnes ne s'en satisfont pas. Leur soif de pouvoir est telle que toutes leurs actions a un but lucratif.

"Mais comment s'enrichir? J'ai entendu un jour un phrase qui est sans doute vraie :
l'union fait la force. Qu'ils aient eut connaissance de ce proverbe ou pas, les riches vendeurs d'herbe à pipe se sont associé pour former une compagnie que nous connaissons tous très bien : l'Union des Commerçants de Bree. Rapidement, cette Union permit de faire des bénéfices plus importants et fut de ce fait rejoint par d'autres commerçants qui travaillaient dans des domaines différents de celui de l'herbe à pipe.

"Mais au fur et à mesure que l'argent affluait, une autre envie aurait du se faire sentir : celle du pouvoir politique. Elle ne semble portant jamais avaoir pris forme, car le désir d'être riche était plus puissant puissant. Du moins c'est ce qu'on peut en conclure. Mais une autre hypothèse peut être avancée. Leur désir fut exaucé, mais pas officiellement.

-Qu'insinuez-vous?
questionna, outré, le magistrat.

-Simplement que, voulant garder le contrôle de Bree, vous avez financé illégalement l'Union et avez fait croire aux membres principaux que vous les soutiendrez à la rpochaine élection du conseil. Ce qui est totalement faux selon moi."


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Mer 12 Sep 2007 - 16:19
Le Maire regarda Meocyn durant plusieurs secondes sans réagir, puis dit d'une voix offusquée et :

"Comment... Comment osez-vous m'inculper de ces mensonges? Est-ce là toutes vos preuves? Et quel est le rapport entre Seodoc et l'Union?

-Mon dieu, heureusement non! s'excalama le vendeur. Mon raisonnement s'appuie sur d'autres faits. Quant au lien entre Seodoc et ce dont je vous accuse, j'y viens. Cet homme a été accusé du crime du fils de son fournisseur en tonneau. Cette accusation est ma foi basée sur des preuves bien minces, mais jugées malheureusement suffisantes. Commençons par le commencement. Supposons que le jugement ait été correct et reconsituons les faits. La victime sort de sa maison par un temps de pluie diluvienne pour aller voir en secret un client de son père. Il s'y rend la nuit, et il me semble que par conséquant la précaution de partir sous des trombes d'eau n'est pas nécessaire pour une discrétion optimum, bien que ce ne soit pas un argument bien solide, je l'avoue. Et d'ailleurs, pourquoi aurait-il eu besoin d'être discret? Je conclus que la vicitme était obligée de ses rendre là-bas. La raison du rendez-vous me semble mauvaise, étant donné l'heure tardive.

"Pourquoi alors y est-elle allée? Je reviendrai sur ce point tout à l'heure. Continuons : maintenant, le futur-mort est devant la porte. Il frappe sans-doute à la porte (inutile de parler d'entrée par effraction, vu l'endroit où nous l'avons trouvé) et quelques instants plus tard est transpercé de part en part par un pieu. Seodoc, le présumé meurtrier, serait alors sorti pour déshabiller sa vicitme, puis serait rentré et aurait commencé à se lamenter sur son sort. Vu son accablement lorsque vous l'avez trouvé, sûrement se serait-il directement écroulé dans le hall.Mais en toute logique, ceci aurait du se produire jste après qu'il ai tué, vous ne pensez pas? Et pourquoi cet acte horrible? Il savait sans doute que s'il était pris, cela ne ferait qu'agraver son cas. Et je vous ferai remarquer que vous n'avez trouvé nul part trouvé les habits du mort. Venons-en à l'arme du crime. Un baliste pouvant tirer à la verticale et se dissimulant sous les traits d'une statue. Assez grossier je trouve. Pourquoi se donner autant de peine pour une arme qui n'aurait sans doute jamais servi et est aussi peu discrète, même sous la forme d'une sculture? Et il aurait été bien plus discret de tuer la victime après qu'elle soit rentrée, puis se débarrasser du corps en toute discrétion plutôt que de l'exposer devant chez soi. Tout cela réuni me fait penser que Seodoc n'est pas le coupable."

Il y eu un silence, puis le Maire demanda :

"Vous basez certaines de vos déductions sur des traits psychologiques. Mais comment pouvez-vous en être sûr?

-Sachez, monsieur, que l'homme qui a été injustement accusé était mon frère. Il me apralit donc souvent et me faisait part de ses problèmes.La dernière fois que je l'ai vu, il m'a mis au courant la dernière fois d'un bien étrange complot dont vous seriez le commanditaire. "


A nouveau, le visage du Maire se décomposa.


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Jeu 13 Sep 2007 - 17:34
Meocyn se souvenait parfaitement de cette journée ensoleillée où son frère était venu au Pays de Touque pou lui raconté ses doutes et ses peurs. Meocyn n'avait pas su quoi répondre, et il s'en était toujours voulu. A nouveau, il ne put que répéter :

"Comment osez-vous m'accuser de ces faits?

-Que cela soit clair : je ne fais que vous soupçonner. Du moins pour l'instant.

-Quelles preuves possédez-vous? interrgogea le Maire

-Un journal que mon frère possédait. Bien sûr, il pourrait s'agir d'un faux, mais je sais que tout ce qui est écrit est vrai, car j'ai confiance en lui. Il est vrai que cela ne satifiera pas les juges, mais ce n'est pas tout. Voici le journal en question. Lisez cette page."


Le magistrat prit le livret à la page que lui indiquait le vendeur et commença sa lecture :

Cette journée de ma vie est sans doute la plus éprouvante que j'ai pu vivre et que je vivrai. Ce matin, tout laissait penser qu'une journée comme les autres se profilait. J'avais plusieurs rendez-vous avec des itinérants venant du Sud et je pensais bien vendre plusieurs tonneaux d'herbe à pipe. Ainsi, jusqu'à midi furent réglées plusieurs affaires dont je pouvais être satisfait. Un des membres important de l'Union des Commerçants de Bree, un certain Cyril, m'avait invité à manger chez lui, dans une de ces magnifiques maisons à la périphérie du village. Je m'y rendis avec impatience, fébrile à l'idée de découvrir la raison de l'invitation. En effet, rien dans sa lettre ne laissait voir que mon hôte avait un autre but que de bien se faire voir, mais avec ces hommes, il fallait toujours s'attendre à autre chose, généralement en rapport avec l'argent.

Arrivé devant la demeure de Cyril, je sonnai la cloche et attendit. Je pus enttendre l'abboiement de chiens, sans doute des molosses servant à chasser les intrus. Les jappements se turent et un majordome vint m'ouvrir et m'invita à entrer. Mais à peine le portail refermé, me dit-il que son maître s'était absentépour affaires pressantes et allait revenir dans une petite demi-heure. Sans me formaliser, j'entrai dans la maison et acceptai la boisson qu'on me proposait. Elle me fut servie dans un petit salon où j'attendai le retour de Cyril.

C'est à ce moment que tout bascula. Dans une corbeille en osier se trouvait un parchemin froissé que je pris machinalement, en manque d'occupations. Je ne révélerai pas ce qui était écrit dessus, car j'ai trop peur. Toujours est-il qu'alerté, je cachai la lettre dans ma veste. Quand mon hôte se prsenta, elle s'excusa avec un sourire et nous passâmes à table. Cyril voulait simplement me proposer des accords commerciaux et je lui répondis que j'y réfléchirai. Le déjeuner fini, je quittai le lieux et retournai chez moi, encore boulversé par la découverte que j'avais faite par hasard. A peine derrière ma porte je cherchai un endroit où cacher le parchemin. Une fois cela accompli, je retourni à mes occupations habituelles et tentai d'oublier ce qui s'était passé. En vain.


"Etrange n'est pas? reprit Meocyn. Le plus surprenant est que quelques jours plus tard, les problèmes financiés de Séodoc débutaient, et quelques temps encore plus tard il était accusé de meurtre et mourut deux jours plus tard dans des conditions soi disant accidentelles. Mais avant cela, il m'avait parlé de ce papier qu'il avait découvert accidentellemnt.

-Et comment en être sûr? riposta le Maire. Faire tout le trajet de Bree jusqu'au Pays de Touque seulement pour vous voir ne me parait pas réellement logique.

-Au contraire, étant donné la gravité de la situation. Et je n'ai pas fini, Sachez que je sais ou se trouve ce fameux document. Il est bien à l'abris dans le deuxième tirroir de votre bureau."


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Ven 14 Sep 2007 - 19:10
Les sourcils jusque là froncés du Maire revinrent dans leurs poition normale et le magistrat dit :

"Voyez-vous, je n'ai aucune intention de vous ouvrir ce tirroir, même si le papier en question y était. Sachez que je connaissais votre frère, et il je sais qu'il avait tendence à inventer toute une histoire avec pour seul élément une soi-disante preuve. Performance remarquable, entre nous. Toutefois, maintenant que nous sommes d'accord sur mon innocence...

-Pas le moins du monde. Lorsqu'il m'avait rencontré, il m'avait dit que la lettre se trouvait dans ce tirroir là, et je ne serai convaincu de sa papranoïa seulement lorsque vous ouvrirez le tirroir et me prouverez que le document que nous recherchons n'y est pas.

-Bien j'accepte,"
répondit la Maire après un moment d'hésitation.

Il sortit une clef de bronze de sa veste et l'utilisa pour ouvrir le tirroir. Meocyn se leva et regarda les parchemins qui y étaient entassés un par un avec une attention toute particulière. Lorsque son examen fut fini, il tâta les parois de bois pour vérifier la présence de compartiments secrets mais sans succès. sans se dépatir de son calme, il revint vers son siège et se remémora encore une fois les paroles de son frère :

"Il manquait la fin de la lettre. Elle se finissait par les mots "Vous devez"."

Le vendeur d'herbes fut interrompu dans ses souvenirs par le toussotement discret du Maire qui semblait avaoir regagner sa confiance. Meocyn se mordit la lèvres inferieur : il s'était ridiculisé. Pourtant il savait qu'au moins une partie de ce qu'avait dit son frère était vrai, mais il ne savait plus jusqu'à quel point. Comme pour tenter de se ratrapper, il dit :

"Veuillez m'excuser, monsieur. Mais je ne veux pas croire que Seodoc aie pu tuer le fils d'un des ses fournisseurs. Il n'a jamais eu le profil d'un tueur et n'a jamais eu des idées de grandeur. Et, je vous en prie, avaouez que certains points sont assez troublants.

-Je le conçois parfaitement, et je comprends vos sentiments. C'est pourquoi je ne vais pas porter plainte pour diffamation. J'ai déjà perdu un être cher, et je connais votre votre douleur."


Puis il ajouta avec une pointe d'ironie :

"Je vais même engager une enquête sur une lettre inchavée qu'aurait reçu... comment s'apelle-t-il déjà?

-Cyril.

-C'est cela. Et qui aurait engendré certaines complications financières à Seodoc.

-Je vous remercie. Mais ça ne sera pas nécessaire, car j'ai à présent toutes les preuves nécessaires pour vous inculper."


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Sam 15 Sep 2007 - 17:07
Le sourire que le Maire arborait se ternit l'espace d'un instant, puis redevint convaincant.

"Allons... cessons ces plaisanteries voulez-vous? je vous ai proposé mon aide alors que je ne vous connaissez même pas avant de vous recevoir, mais vous persistez à m'accuser, même après avoir vu de vos propres yeux ue votre frère se trompait.

-Malhereusement pour vous, ce que vous venez de dire ne fait que renforcer ma première preuve qui est un grossière erreur de votre part. Quant à l'absence de cette lettre, je le savais, et vous êtes tombé dans le panneau. et c'est là que vous avez commis la deuxième.

"Mais revenons à votre première erreur d'inatention. Il y a quelques minutes, vous avez tenté de m'accuser de mensonge lorsque je disais que mon frère était venu à moi. Le trajet de Bree au Pays de Touque vous paraissait trop long pour l'affaire que vous califfiez stupidement de peu importante. Mais à aucun moment je ne vous ai dit que je venais de cette région, et vous avez dit à l'instant que vous ne me connaissiez pas avant que j'entre. Mes doutes sur vous se renforçant, j'ai joué le tout pour le tout.

"Je vous ai dit que je savais que le document, d'après les paroles de Seodoc, se trouvait dans ce tiroir, mais c'était un mensonge auquel vous avez crû. Mais vous étiez tellement soulagé de voir que toutes mes théories s'effondraient que vous n'avez même pas vu l'absurdité de ce mensonge. Comment mon frère, si vous lui aviez volé ce document, aurait-il pu savoir où il se trouvait? Et il ne pouvait vous l'avoir donné car il soupçonnait votre implication dans le complot. Mais vous avez été complètement aveugle, trop soulagé de ne plus rien avoir à craindre. Et c'est là que vous vous êtes confondu tout seul. Vous m'avez proposé, certes ironiquement, d'ouvrir une enquête sur une lettre inachevée. Et il se trouve que le parchemin que Seodoc a voulu cacher n'était effectivement que la première partie d'une lettre, et encore une fois je ne vous en avez rien dit."


Il y eut un long silence durant lequel le sourire du magistrat était passé sur celui de Meocyn. Le Maire prit finalement la parole :

"De toute façon, même si ce que vous dites me désigne comme coupable, aucun juge ne se basera sur un seul témoiniage.

-Vous avez parfaitement raison, le juge ne se fiera qu'à ses propres oreilles. C'est pourquoi il est en ce moment en train de nous écouter depuis le début."


Quelques instants plus tard, la personne en question entra par la porte et fixa le Maire de ses yeux froids. Ce-dernier regarda le mur derrière son bureau le contempla comme s'il voulait voir à travers. Le juge dit :

"Ce mur est assez étroit et on peur facilement écouter ce qui se passe dans votre bureau. L'écoute est même facilitée par le système que vous avez vous même installé. Vous me...

-Pas la peine d'aller plus loin. Vous m'avez admirablement piégé. Mais à présent laissez moi raconter les faits."


Sa voix, brisée, n'était plus qu'un murmure.


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Sombre-Chêne
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Dim 16 Sep 2007 - 11:39
Le Maire se tut et ses deux auditeurs respectèrent son silence. Le magistrat se leva et se dirigea vers un tableau qui ornait le mur derrière son bureau. Il le prit par les extrémitées et l'ouvrit à la manière d'un coffre. Mais il ne cachait que des verres en cristal et des flacons du même materiau. Le Maire en prit un empli d'une liqueur ambrée et se servit une verre qu'il posa qur son bureau avant de remettre en place le tableau.

Il s'assit, but une gorgée de l'hydromel puis se prit la tête entre ses mains tout en fermant le yeux. Il se redressa, puis commença sa confession :

"Tout a commencé l'an dernier. Comme l'a très bien exposé Meocyn ici présent, l'Union était une réussite pour ses fondateurs et un investissement rentable pour ses adhérents. L'argent coullait à flot, mais vous aviez raison : les dirigents de l'Union voulait plus, et s'ils ne le montraient pas ouvertement, je l'avais clairement deviné. Je devais agir avant que leur désir ne se concrétise et devienne une menace pour Bree. Vous imaginez cette ville, lien entre la Comté et le Sud, centre commercial, dirigée justement par des commerçants voulant aquérir une grande fortune?

-Ne peut-on pas dire que ce serait bénéfique?
intervint le juge. Les revenus seraient plus importants et...

"C'est justement là que je veux en venir!
explosa le Maire. Nous ne devons pas nous enfermer dans les actions à but lucratif! Nous ferions alors tout pour l'argent et deviendrions commes eux! Il fallait à tout pris empêcher cela, c'est pourquoi j'ai agi. Je ne pouvais pas demander l'avis du conseil, sachant qu'ils ne seraient pas d'accord. J'ai donc envoyé une lettre à un des dirigeants, ce fameux Cyril, pour lui proposer un arrangement, pretextant que je voyais dans l'Union l'avenir de Bree. Dans la première page qu'a trouvé votre frèreétait écrit cela et je leur proposai de venir me voir le plus tôt possible. Il est venu le jour même, oubliant son rendez-vous avec Seodoc qui trouva la première page de mon message. Comme je l'ai déjà dit, il avait une imagination sans limite et il eut tôt fait de faire le rapport entre la date de la lettre, le rendez-vous intempestif de Cyril avec moi-même et le contenu du parchemin. Mais cette fois il ne se trompait pas, et vous l'avez cru, Meocyn. Cyril avait pris la fin de la lettre avec lui pour venir me voir. Il y était écrit : "Je vous propose un soutien aux prochaines élections du conseil. je demanderai en échange des soutiens financiers.". Ces deux phrases étaient suivies de ma signature. Il voulait me faire comprendre que si je n'honorais pas cet accord, il me ferait du chantage. J'ai accepté, pensant trouver un échappatoire d'ici là.
"Quelques jours plus tard, Cyril revenait me voir, quelque peu affolé. Il m'annonçait avoir fait suivre Seodoc, juste pour tirer quelques informations qui pourraient éventuellement lui être utiles. Mais il ne s'était pas attendu à ce que son espion lui rapporte que Seodoc était allé au Pays de Touque pour voir son frère et lui faire part de ses soupçons à ropos d'un complot dont j'étais le principal acteur. Cyril fit vite le lien entre la tête maussade, presque apeurée de Seodoc et ces informations. Le riche vendeur voulut à tout prix se venger et organisa la ruine financière de Seodoc. J'ai protesté, mais en vain.
"Encore quelques mois plus tard, Cyril revint. Ses doutes étaient toujours présents et se faisaient encore plus insistants. Dérouté, il m'ordonna de me débrasser de Seodoc, sous peine de montrer au grand public les phrases écrites de ma main. Je n'avais pas le choix : j'étais le seul à pouvoir encore empêcher les commerçants de prendre le pouvoir, et je ne pouvais me permettre d'être mis de côté. J'ai donc, la gorge nouée accepté. C'est moi qui est organisé le meurtre de ce jeune homme, moi qui lui ai demandé d'aller frapper à la porte de Seodoc avec seulement sur lui un manteau qu'un des hommes de Cyril a enlevé, et c'est moi qui ai introduit la baliste sur le toit de la demeure de votre frère avant de déclencher le mécanisme.
"Mais maintenant que vous m'avez démasqué, vous connaissez le danger qui nous guette et vous avez le devoir s'y faire face."


AAinsi s'acheva le récit du Maire, et après un moment, ce fut au tour de Meocyn de parler.


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Sombre-Chêne
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Lun 17 Sep 2007 - 18:42
"J'avais donc raison, vous êtes coupable de ce dont je vous accusais. Mais je suis sûr que vos actes étaient centrés sur des intentions que vous jugiez bonnes. Mais d'un autre côté, tout le monde n'agit-il pas comme cela? Voila ce que je vous propose, monsieur le juge. Laissons l'opportunité au Maire de partir la tête haute. Aucune poursuite judiciare ne sera engagée à condition qu'il quitte la Comté et se rende à l'endroit qu'il lui conviendra pour passer le reste de ses jours. Qu'en dites-vous?"

Le juge passa la main sur sa courte poustache et réfléchit un instant, avant de dire :

"Qu'il en soit ainsi. Monsieur le Maire, vous remettrez votre démition demain dès votre lever. Nous vous procurerons les moyens nécessaires à votre voyage qui débutera dans deux jours. Où désirez-vous aller?"


Ce fut au tour du magistrat de réfléchir en levant les yeux au plafond. Il but la dernière gorgée d'hydromel et répondit finalement d'une voix neutre.

"Minas Tirith. Je n'ai aucune envie de me couper du monde.Cela conviendra-t-il?

-Sûrement. Maintenant si vous voulez bien m'excuser..."


L'homme quitta la pièce à grands pas, et il fut suivi de près par Meocyn qui se ravisa juste avant d'ouvrir la porte. Il regarda le magistrat dans le yeux puis lui dit d'une voix calme mais déterminé :

"Sachez que si je vous offre une opportunité de bien vous en sortir, cela ne veux pas dire que je vous pardonne. Je n'excuserais jamais la mort de mon frère car s'il n'est pas décédé par votre main, ce que je conçois, vous serez quand même pour moi le responsable. Au revoir, et j'espère pour vous qu'on ne se reverra pas."


Il franchit le seuil de la porte et disparut. Le vendeur d'herbes traversa le couloir et lorsqu'il posa le pied sur l'escalier, il rit. Un rire bas mais franc. Tout s'était bien passé, Il avait eu raison. Les deux conseillers du maire avaient accepté sans une hésitation de demander au juge de se mettre dans la pièce adjacente pour écouter les preuves de Meocyn, lorsqu'ils avaient vu la bourse apparaître devant eux. Le Maire se tromapit sur un point : la plupart des habitants de Bree vivaient déjà pour gagner de l'argent. Mais là n'était pas le problème de toute façon.

Tout se déroulait comme prévu pour l'instant. Le lendemain, la deuxième phase commencerait.


//J'en profite pour remercier Silence et Mithrandir pour leurs compliments. Je ne l'avait pas fait dans le sujet où Silence avait posté, et j'en suis désolé.//


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Mar 18 Sep 2007 - 16:58
Alors que le soleil se levait une fois encore sur Bree, les événements de la veille, inconnus au publique avaient transformé la vie de la petite ville. Le Maire était parti vers le Sud le matin, très tôt, sans donner d'explications. Les conseillers, désamparés (car eux non plus n'avaient aucune idée de ce qui s'était passé, ils pensaient que la requête de Meocyn n'avait conduit à rien) nommèrent en toute hâte un remplaçant qu'ils qualifièrent de provisoire. Il n'avait pas la carrure de son prédécesseur.

Agé d'une trentaine d'années, il se faisait remarqué par sa silhouette mince et ses habits étroits. Tout le temps droit et raide, il faisait son possible pour paraître imposant, mais outre son physique, sa voix fluette l'en empâchait. Vers la mi-journée, il s'était rendu sur la place du marché et avait prononcé un discours devant une foule peu convaincue :

"Le départ de l'ancien Maire, M. Gleryn, reste un mystère pour nous tous. Il à entamé un voyage vers le Sud, sans donner de précisions. C'était un grand homme, prêt à tout pour défendre Bree. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour être à la hauteur et pour que Bree souffre le moins possible de ce départ intempestif. Mon titre ne sera peut-être que provisoire en attendant que l'administration se réorganise, mais en attendant, je serai le Maire. Nous..."


La suite du discours traita des différents problèmes qui subsitaient dans la ville, notament suite à la pluie diluvienne. Mais à aucun moment on ne parla de l'Union. Les habitants de la ville semblaient se satisfaire des actions de cette union et les problèmes qu'elles causaient à lancien Maire semblaient ne concerner que lui. Mais pouvait-on en être sûr?


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Dim 14 Oct 2007 - 15:03
Sur la place du marché, une foule de villageois serrés les uns contre les autres s'étaient entassée devant un estrade pour l'instant vide. Des murmures parcourait l'assemblée en tout sens, mais il eut été impossible d'en connître l'origine, si ce n'est en essayant de deviner. Une petite brise froide faisaient bouger par intermitance les cheuveux mal coiffés et s'insinuait dans les habits parfois troués. L'hiver approchait.

Tout à coup, les rumeurs s'emplifièrent : un homme tout de noir vêtu était monté d'un pas lent sur l'estrade de bois. Il leva les bras et le silence se fit. Puis le conseiller (car c'était lui), prit la parole d'une voix atone mais qui parvenait toutefois aux oreilles des auditeurs les plus éloignés :

"Mes amis, l'heure actuelle est une des plus sombre qu'a vécu Bree depuis le Nettoyage de la Comté. Même la dernière attaque des bandits n'a pas été aussi grave que ce qui se prépare. L'hiver apporte son lot de malheur, et même si nous sortons vainqueurs de cette crise, nous ne pourrons qu'en garder les traces. Mais il est en notre pouvor de faire en sorte que ces cicatrices soient moins visibles et disparaissent plus rapidement. J'appelle donc chacun de vous, du charpentier au riche notaire, à participer au combat que nous menerons. Nos voisins Semi-Hommes sont tombés dans la décadence, vous en avez vous-même été les témoins. Moi aussi j'aimerai ne pas y croire, mais plus nous nous attarderons, plus le salut sera difficile. Prenez les armes!"

Une acclamation suivit ce discours tandis que faux, piques et marteaux se levaient dans les airs. Et lentement, la foule se mit en marche dans les rues pavées. Les portes s'ouvrirent et déversèrent sur les routes près de mille hommes fermemnt déterminés à vaincre. et cela restait toujours inexpliqué...

* *
*

Un homme, assis sur un siège, souriait. Il était sur le point de réussir.


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Dim 21 Oct 2007 - 12:03
Le procès de Olscool, le Maire de la Comté hobbite, se fit en public. Le Sim-Homme, mains et pieds liés, était debout, devant les jurés. Droit et impassible, il ignorait les insultes de la foule et ne faisait aucun mouvement pour éviter les oeufs qui volaient autour de lui.

Le jury, étrangement composé uniquement de membres de l'Union des Comerçants de Bree, tentait désespérément de se faire entendre au-dessus du tapage mais se ne tentait rien pour rétablir l'ordre. Tandis que la liste des accusations retenues contre le Hobbit était lue, ce-dernier repensa au rôle qu'avait joué L'Union dans toute cette affaire. Ertangement, si elle avait une des causes principale du malheureux malentendu qui s'était passé, elle n'avait joué un rôle que passif, voir inexistant, durant les hostilitées. Elle n'était même pas venue parlementer, laissant ce soin au conseiller. Et pourtant, à la fin, elle se retrouvait avec un pouvoir accru au sein de l'administration de Bree, et donc à présent de la Comté toute entière.Et qu'étaient devenus ces mysterieux bandits qui avaient attaqués Hobbitbourg? Quand les événements avaient pris une tournure innatendue, on les avait complètement oubliés, mais se pouvait-il qu'ils frappent à nouveau? Et enfin, ce présumé complice hobbit. C'était ce point qui troublait le plus le Maire. Les déductions de fernan étaient malheureusement fort bien menées, et cela impliquait que le traître courrait toujours. Mais cela avait-il toujours de l'importance?

Tout à coup, Odlsool releva la tête. Fernan... Il ne se souvenait pas l'avoir vu parmi les survivant mais avait-il bien...

"Avre-vous quelque chose à déclérer pour votre défense?" questionna un juge.

...regardé?Il ne pouvait être sûr. le Maire, plongé dans ses pensées, ne put entendre la question du magistrat et ne répondit pas. Le juge continua donc :

"C'est donc à l'unanimité que nous vous déclraons coupable et vous condamnons à la réclusion ferme pour le restant de vos jours."

Les cris de la foule augmentèrent en intensité et cest seulement à ce moment que Oldscool reprit conscience du monde qui l'entourait. Au même instants, de bras le prirent sous les aisselles et le soulevèrent sous les rires des villageois. les projectils alimentaires se multiplièrent et le maire ne put goûter au calme que lorsqu'il entra dans les souterrains de la Mairie de Bree. les deux hommes le jettèrent sans ménagement dans une cellule humide et s'en furent. Mais Oldscoll se relva précipitament et leur cria :

"Atendez! Dites-moi au moins si vous savez si Le dénommé Fernan, un Shriff hobbit, a survécu au combat."

Un des géants fit volte face et fit signe à son acolyte de partir, puis s'avença vers le prisonnier et vint mettre son visage au niveau du sien. Le maire déchu pouvait sentir l'haleine pestilencielle de l'homme qui dit avec perfidie :

"Non, votre ami n'a pas survécu. Vous pouvez être heureux pour lui."

Et il s'en alla sur ces paroles énigmatiques, laissant Oldscool seul avec sa tristesse.


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Mer 2 Jan 2008 - 17:21
Une cave sombre, très sombre. le son caractéristique d'une goutte d'eau qui tombre sur le sol. Une odeur entêtante d'humidité et de renfermé. Une seule bougie au centre, dont la flamme vacille, et qui éclaire les visages d'une dizaine d'hommes assis en cercle d'une lueur blafarde. Ils risquent de manquer d'oxygène, mais il n'en ont pas pour longtemps et c'est le seul endroit sûr.

Le plus imposant de tous, qui portait un large tablier de cuir, prit la parole :

Ils sont venus et ils ont capturé le conseiller de notre Maire. Ils remettent en cause le bien foné de notre marche sur la Comté. Allons-nous laisser faire-ça?

Non!
répondirent tous les autres en coeur.

En effet. Nous devons agir. On se retrouve dans deux heures à l'ndroit habituel. Ensuite nous partirons, et nous ferons notre justice pour libérer celui qu'ils ont enlevé.

Mais, Gedd...
fit l'un, aussitôt coupé par le colosse.

Tu te débines c'est ça? Vas-y, pars, mais Il te retrouvera, tu le sais.

L'intéressé se recroquevilla sur lui-même et ne répondit pas. le groupe se sépara sans un bruit, sans même se saluer. En effet, la réunion n'avait pas durer longtemps. la porte se referma, personne n'éteignit la bougie dont la flamme dura encore plusieurs heures, avec de disparaître en maque de cire.


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Sombre-Chêne
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Dim 9 Mar 2008 - 10:35
Même cave, même bougie, même obscurité. Mais assemblée différente. Cette fois, vingt personnes vêtues de noir et rouge sont appuyées sur les murs, se serrant tant bien que mal dans l'espace restreint. Elles ressemblent en tout point à ceux qui ont attaqué quelques jours plus tôt l'auberge. Au centre se tient un homme pareillement vêtu au visage caché.

Il commença d'une voix aux intonations marquées :

Le conseiller, cet incapable, est déjà en prison. Nous nous en sommes débarrassé, ainsi que des paysans qui ont attaqué Hobbitbourg. Mais
lui ne doit pas être pris. Nous sommes ses fidèles alliés, nous ne pouvons l'abandonner. Si nous le faisons, il nous retrouvera et sa vengeance sera des plus déplaisantes. En revanche, si nous l'arrachons des mains de ces rejetons de peuple décadent, imaginez les honneurs qui nous seront faits. Alors allons-y sans plus tarder, le sang et la gloire nous attend.

Aucune réponse. L'auditoire se dirigea simplement vers la sortie tandis que l'orateur restait immobile à regarder la flamme de la bougie. Juste sous son œil droit, le tissu se mouilla. L'inconnu ferma les yeux pour éviter qu'une nouvelle larme ne lui échappe.


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