Djahar'Mok

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Nimrod Ben Elros
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~ GRIMOIRE ~
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Mer 21 Nov 2007 - 12:01
~~~ Emplacement Géographique ~~~~

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


L'aube, La garnison s'éveille pour voir dans la lumière une flotte gigantesque, descentaines de navires tant d'étraves que de sacs (de charge que d'assaut).
Massacrez-les! Pour Amouth! LiMelkor!
Une clameur répondit à ce cri... Dans l'aube des catapultes d ebord firent feu sur les piliers qui soutenaient les chaines barrant le port. bien que pris hors gard Djahar-Mok fit face... Les catapultes firent feu de toutes parts... Le petit port défendit vaillament jusqu'à ce que L'un des piliers s'effondre. L'armée d'Umbar pénétra dans la rade et la mit au pillage, ce fut un gigantesque massacre... Le dingo jubilait

Rhun ne vaut pas une tripette comparer à ce lieu! GLOIRE! GLOIRE! Que le sang coule mes frères!

Dans le désordre des civils tentaient de fuir, aussitôt abattu. La mission d'Umbar était accomplie.
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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Mar 20 Déc 2011 - 22:51

Le périple fut long... Très long... Incroyablement long ! Jamais, dans toute son improbable et palpitante vie de voyageur, Archibal n'avait connu de moments aussi mornes... et douloureux...

Son volumineux postérieur était en compote... Comme la compote de son grand Oncle... Celle aux potimarrons... Hmm... Un véritable délice... Avec une tartine de pain aux céréales de ce bon vieux Manfred ! Ah... Que le bon pays lui manquait parfois...

Archibald fut tiré de ses réflexions culinaires, par un grondement terrifiant. Il regarda autour de lui, affolé... Toujours à califourchon sur la canasson, il manqua de basculer de coté... Mais il remarqua enfin que ce n'était que son ventre qui gargouillait... Son pauvre ventre... Il n'avait rien mangé depuis un moins une heure ! Son nouveau compagnon était un véritable tortionnaire ! Il ne mangeait que trois fois par jour, quelle horreur ! Pas étonnant qu'il fut si maigrichon...

De son air boudeur, il posa pour la centième fois ses fatidiques questions :

"On arrive bientôt ? On mange quand ?"

Pfff, à croire que le monde entier l'ignorait... Il avait été si bien traité dans l'Auberge d'Omar... Le lit était un peu dur certes, mais l'ambiance, typique du Harad, avait occulté tous ces petits défauts... Ces hommes enchainés, ces barreaux... Tout cela faisait si vrai, si traditionnel... Il avait été aux anges, n'en perdant pas une miette dans l'espoir d'écrire, lors de son retour au pays, son carnet de route... Il serait aussi célèbre que le hobbit de jadis... Comment s'appellait-il déjà ? Oui, celui qui avait porté un anneau, ou un truc du genre ? Il l'avait sur le bout de la langue... Hmm... Une bonne langue de boeuf, cuite aux petits oignons, avec des carottes du jardin de son vieux voisin sénile, Frodon.

En chemin, Archibald commença à sentir les premières nausées... Le célèbre mal du cheval... Ils y étaient particulièrement sujet dans sa famille... Raison pour laquelle il n'était jamais monté sur l'une de ces diaboliques créatures géantes auparavant ! Mais cette fois on ne lui avait pas laissé le choix ! Omar avait payé cet homme pour qu'il lui fasse visiter le nord du pays, et jamais il ne manquerait de politesse à ce bon vieil aubergiste, qui l'avait si gentillement accueilli dans son établissement de luxe... Alors il était monté... Et le résultat fut des plus terribles...

Du peu qu'il avait mangé depuis son réveil, la moitié dégoulinait à présent sur la croupe du cheval, généreusement arrosée alors que son estomac avait échappé à tout contrôle. Il avait regadait, l'air terriblement angoisse, les petits morceaux à peine digérés glisser lentement le long du pelage sombre de la bête... Quel drame ! Il risquait de mourir de faim à tout instant...

Désespéré, il rechercha une nouvelle fois le réconfort auprès de son guide :

"On arrive bientôt ? On mange quand ?"

A mesure qu'ils avançaient, le décors changeait. Ils avaient un temps suivi la côte, avant de pénétrer dans le désert. Puis ce dernier avait laissé doucement place, après d'interminables heures de chevauchée, à des étendues rocailleuses, bientôt recouvertes d'une végétation épineuse... Archibald balayait sans cesse l'horizon, dans l'espoir d'y découvrir un arbre fruitier, ou un jardinet sauvage... Quelle tristesse, cinq pomme ou six ne lui auraient pas fait de mal... Des pommes bien juteuses...

Mais enfin, alors que son arrière train rendait définitivement l'âme, la caravane stoppa. Intrigué et revigoré par une curiosité viscérale, Archibal de pencha de coté, dans l'espoir d'apercevoir ce qu'il se tramait devant eux, de l'autre coté de son imposant guide, qui lui faisait tant d'ombre.

Manque de chance, il glissa... Pour terminer sa chute, tête la première, sur le sol poussiéreux. Heureusement il avait la tête dur, un autre trait de sa famille. Aussi, il se releva sans broncher... Et resta bouche bée, la bave aux comissures des lèvres, en admiration devant un spectable inimaginable !

Jamais, de toute sa vie, il n'avait vu une cité pareille ! Elle semblait immense, imposante, merveilleuse... De grandes murailles s'élevaient jusqu'au ciel... L'air était plus frais que dans le désert qu'ils venaient de traverser... Il y rêgnait une odeur iodé... La mer ! Ah la mer... Les poissons grillés... Les salades d'algues marines... Les crustacés charnus...

Encore une fois, ses fantasmes culinaires furent perturbés : un homme armé d'un sabre s'approcha rapidement d'eux... Il était grand, carré, l'air patibulaire. Il s'adressa à eux avec la condescendance d'un gradé parlant à un mendiant :

"Halte étrangers ! La ville est interdite ! Un crime odieux a été commis entre ces murs... Notre bon sultan a été assassiné par un inconnu aux sombres dessins ! Toute la ville est sous quarantaine ! La grand porte est barricadée, et je dispose de l'unique clé de la poterne Est. Personne n'entrera tant que les enquêteurs restés à l'intérieur n'auront pas débusqués le criminel !"

N'écoutant que d'une oreille ce que disait le capitaine de la milice locale - il ne parlait pas de nourriture, ce qui rendait son discours inintéressant - Archibald s'approcha à pas de loup. Arrivé à moins d'un mètre du soldat, il lui lança :

"Salut ! C'est quand qu'on mange ?"

Décontenancé, le gradé fut littéralement coupé dans sa tirade qu'il avait pourtant répété des dizaines de fois depuis la fermeture de la cité. Il baissa les yeux sur le semi-homme, et lui décocha un regard des plus mauvais.
Totalement stupide, ou particulièrement téméraire, Archibald leva les bras et attrapa le bas de l'uniforme doré de l'officier, et commença à tirer dessus tout en criant :

"C'est quand qu'on mange ! C'est quand qu'on mange !"

Excédé, l'homme attrapa le Hobbit par le col de sa vieille chemise, et le lança, comme on balançait un sac d'ordures. Le visage empourpré de colère, il hurla :

"Hors de mon chemin ! Si tu me touches encore, je te coupe les deux mains !"

Puis, toujours sur le même ton, il se tourna vers l'homme qu'il jugeait diriger l'étonnant duo :

"Allez rejoindre les autres voyageurs, avant que je ne vous fasse tous enfermer pour outrage à un officier de la milice de Djahar'Mok ! Et si je vous prend à trainer hors du campement, surtout à proximité de la muraille, je vous fait exécuter sur place ! C'est compris ?!"

Archibald, agilement retombé sur ses pattes, regarda dans la direction indiquée par le doigt rageur du milicien : à l'est de la ville, à l'ombre d'une petite falaise, avait été dressé un camp de fortune... Une petite centaine de personnes attendaient là, que les portes de la ville soient enfin dévérouillées... Avec un peu de chance, il pourrait y trouver de quoi manger !

Aussi, alors que l'officier fit demi tour pour rejoindre son poste, Archibald de tourna vers Krage :

"Allez ! On y va ? J'ai faim !"

Sans attendre la moindre réponse, il s'élança, du haut de ses petites jambes boudinnées, au pas de course dans la direction désirée...
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Krage
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- -: Humain Batard Gondorien/Umbar
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Mer 21 Déc 2011 - 11:26
Combien de fois avais-je étrangler ce maudit pied velu mentalement ? A chaque plainte, au moins dix fois, ce qui doit faire approximativement 242. Ou 241. Que ce soit lui ou ceux qui l’ont engendrés d’ailleurs. Voir ses ancêtres, ils devraient tous y passer si vous vouliez vraiment connaître mon avis. Entre ses jacassements et son sens de l’hygiène peu développé, le calvaire enduré était insupportable. Ce n’était que la crainte de décevoir mes employeurs qui préservait le hobbit joufflu. Pour me changer les idées, je me permettais des investigations mentales quand à leur réelle identité, mais la seule conclusion possible était qu’ils n’étaient pas du bon côté de la loi. Pendant un instant, je m’avais même considéré qu’Archibald eut été un fabuleux acteur dissimulant son jeu. Inutile de préciser que la durée de cette réflexion fut assez brève.
On mange quand, on arrive bientôt ? Et bla, et bla… Il n’était précisé nulle part qu’il devait garder sa langue, si ? C’était peut être une épreuve, on voulait me mettre à bout… Je n’avais jamais été torturé d’une manière aussi humiliante.

La découverte de Djahar’Mok fut un véritable baume au cœur. Enfin, du répis… La ville était paisible, surtout depuis la dernière guerre qui diminua de façon drastique la population locale. Même le marché ne regroupait à peine autant de gens qu’on aurait pu trouvé à une oasis, ce qui était ridicule comparé à la taille de la cité.
L’intervention de la milice coupa court toutes mes réjouissances. Du moins, momentanément, il ne restait plus qu’à espérer que ma caravane était elle aussi dans le camp de fortune et non pas isolée en ville, afin de ligoter ce fichu hobbit et profiter un repos bien mérité…

Sans un mot -il aurait été futile de défendre l’acte insensé d’Archibald envers le garde- nous nous dirigeons donc vers le camp. Et a force de parler de nourriture, ce maudit semi-homme m’avait ouvert l’appétit. J’eux un frisson en regardant nos provisions : comment un être aussi petit pouvait il ingurgiter autant qu’un mumakil ?!

D’un coup dans les flancs de mon destrier, je rattrapais sans peine le hobbit qui courrait avec enthousiasme vers le camp, pour une raison toute autre que moi. Je ne m’inquiétais d’ailleurs pas qu’il m’échappe, malgré son attitude insolente pour un esclave, je devais bien pouvoir trouver un mercenaire pour lui apprendre le remettre à sa place…

"Humm, doucement là.... Archibald, ne t’éloigne pas."

Freinant ma monture à l’approche du camp, tout en espérant que mon petit compagnon suive mes indications, je sondais du regard les caravanes présentes à la recherche de mes bannières. Personne. Les dieux m’avaient donc réellement abandonnés. Même le crébain que je devais surveiller s’envola en direction de la ville… J’aurais en cet instant tout fait pour avoir pareil capacité. Remarquez qu’il me restait toujours la possibilité de me faufiler en pleine nuit dans les lieux, mais c’était trop risqué, je m’en sentais plus à l’aise à barratiner un garde mais là encore, la situation les avaient rendus tendus, ils étaient sur le qui-vive, et je n’avais pas assez d’argent pour moi pour me ‘payer’ un passage…

"Le lion ne dort il jamais ?"

Me retournant vers mon interlocuteur, je découvris avec soulagement un de mes fidèles. Ce n’était qu’un simple mercenaire qui me servait d’éclaireur et de coursier, mais même pareil bouseux me mis du baume au cœur. Il ne pouvait pas être pire qu’Archibald.

" Je suis resté en dehors de la ville, pressentant le grabuge à venir, afin de vous tenir informé des évènements. "

" Tu as bien fait. Ta prime sera augmentée en conséquence."

Le mercenaire me fit découvrir sa dentition douteuse à l’annonce de ma récompense, bien que je n’avais nullement précisé le montant exacte… Une tranche de pain supplémentaire, c’était un bonus, non ?

" Garde le hobbit à l’œil, il nous accompagne. Que ce passe t’il en ville ? Avez-vous eut le temps de trouver l’homme que je recherchais ? "

" Les évènements sont… quelque peu… liés, patron. L’homme a été capturé, mais il c’est débattu, on a perdu un de nos gars. "
" Capturé…? Ztoverd (abruti)!! Je n’ai jamais précisé qu’il fallait…"
Je fis une pause, juste assez pour me contenir et regagner mon sang froid.
"Voilà donc ce que l’on obtient quand on recrute des mercenaires à petits prix… Soit. Mais en quoi les évènements sont ils liés ? L’on ma parlé d’un assassinat de personne publique, explique toi. "

" Et bien, nos investigations nous ont menés jusqu’à la scène du crime, en quelque sorte. Nous sommes presque sur que l’homme capturé était l’assassin. On la trouvé fuyant le palais, sa lame au clair et rouge de sang. Il était forcément impliqué dans l’affaire d’une manière ou l’autre. "

" Comment avez-vous su que c’était la personne que je recherchais ? "

" Nous étions… Sur son chemin, en quelque sorte… Il nous est presque rentré dedans alors on a voulu lui faire une correction mais personne n’avait vu sa lame avant qu’il ne transperce Asad… On l’aurait sûrement tué, mais on c'est fait la malle quand on a entendu les gardes excités dans les environs, embarquant Asad et notre gars, afin de le tabasser plus tard. On ne c’est rendu compte qu’après qu’il s’agissait de lui. "

" Quelle coïncidence ! Et quelle technique, bravo ! "
Le foudroyant du regard, j’avais encore moins de raisons de lui offrir une prime intéressante. Du pain vieux de deux jours suffirait.

" Bon… A-t-on moyen de contacter le reste de la caravane en ville ?"

" La garnison est en alerte, impossible de se faufiler à l’intérieure, quoi que…"

Son regard se porta lentement vers Archibald. Bien que je n’avais nulle idée concernant son plan, je l’interrompu le plus rapidement possible :

" Hors de question. Nous patienterons, pour l’instant, le temps que les choses se tassent…"

Maintenant, il fallait trouver de quoi s'occuper, négocier une tente pour la nuit et... Manger. Je regardais tristement mon "pré payement", présentant un désastre imminent.
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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Jeu 22 Déc 2011 - 0:00

Archibald était au bord de la crise de nerf. Assis dans un coin, à l'écart du feu de camp, il boudait.

Certes, ce soir, il avait enfin mangé à sa faim... Mais quelle nourriture ! Sans saveurs, ni gout ! Des provisions de voyage, voilà ce qu'il avait été contraint d'ingurgiter sous la contrainte ! Pouah ! Personne, de là ou il venait, n'aurait accepté pareil traitement ! Ou étaient passées les brochettes de viandes à faire griller au dessus du feu ? Décidément, les hommes étaient rustres, et ne connaissaient rien aux arts culinaires !

Hors de lui, il se releva, et se mit à faire les cent pas les cents pas. Des sentiments contradictoires le tiraillait... Que devait-il faire ? Se plaindre indéfiniment n'était pas une solution ! Ces hommes ne lui refusaient pas leur nourriture... Elle était juste dégueulasse et en trop faible quantité pour une compagnie de cette taille. Quelle idée de partir en voyage avec de si maigres provisions ?!

Bien malgré lui, son regard se posa sur les lumières de la cité, Djahar'Mok. Ses illusions étaient brisées. Finalement cette ville n'était pas merveilleuse... Elle sentait les égouts... Et au vu du nombre de quartiers plongés dans la pénombre, elle devait être largement sous peuplée... Bien qu'elle ne fussent visible de l'autre coté des murailles défensives, il devinait les lueurs des torches des patrouilles de la milice restées à l'intérieur de la cité. Tout le monde semblait énervé, aux abois... Mais comme il n'avait pas vraiment prêté attention aux conversations, il ne savait pas vraiment pourquoi... Et puis, cela ne l'interessait pas ! Il n'avait pas décidé de parcourir le monde pour s'occuper des affaires des hommes... Il voulait voir ! Observer ! Découvrir !

Pfff, il perdait son temps ici... Il devait entrer dans la cité, l'explorer... Et qui sait, il y trouverait très probablement des denrées plus savoureuses à se mettre sous la dent ! Il caressa inconsciemment l'objet qui reposait depuis peu dans sa poche... Et dans un geste plus que théatral, il tapa de son poing gauche sur sa paume droite en mumurant :

"C'est décidé ! J'y vais !"

Alors, d'un pas rapide (pour un hobbit joufflu), il se dirigea vers la ville. Il faisait nuit depuis plusieurs heures... Une nuit sans lune. Dans cette pénombre totale, le petit bonhomme passait presque inaperçue. Intuitivement, il esquiva une ou deux patrouilles de miliciens, en se dissimulant dans des buissons de ronces... Il y récolta d'ailleurs quelques égratignures. Mais, il était tellement focalisé sur son objectif, qu'il ne s'en rendit même pas compte.

Il devait pénétrer en ville, pour y trouver de la vraie nourriture !

Enfin, après une demi heure de pérégrinations dans cette nuit noire, à avancer en zig-zag par manque total d'orientation, Archibal arriva sur le péron de la poterne. Pour ne pas éveiller la convoitise des voyageurs coincés à l'extérieurs de la cité, la milice en avait éteindre les lanternes... Si bien que le semi-homme s'y trouvait autant dissimulé que dans ses cachettes de fortune.

Idiotement, il tenta d'actionner la poignée de la porte. Elle était vérouillée. Frustré par ce contre-temps, il plongea la main dans sa poche...

... Pour en sortir une grosse clé en fer... Cette clé qu'il avait subtilisé au Capitaine de la milice, plus tôt dans la soirée, alors qu'il lui avait attrapé l'uniforme. L'homme était méchant... Ce vol était une punition préventive... Et la suite des évènements lui avait bien donné raison ! Bien fait pour lui ! A présent, il devait la chercher partout ! Bien fait ! Na !
Archibald fit tourner la clé dans la serrure, qui se dévérouilla sans difficulté. Il pénétra en ville. Il pris tout de même une seconde pour refermer la porte derrière lui, mais sans la re-vérouiller, histoire que le méchant Capitaine ne puisse se rendre compte de son exaction.

Devant lui s'étendait à perte de vue une grande artère à l'allure morbide. A peine la moité des maisons étaient éclairées à la lueur des bougies. La cité s'endormait péniblement après les évènements de la journée.
Ne sachant trop par où commencer, Archibal remonta lentement la rue, sur le qui-vive... Et enfin, après une dizaine de minutes à déambuler au hasard des rues adjacantes, il trouva ce qu'il cherchait : une patisserie !

Aaah, son grand Oncle lui avait tant parlé de ces délicieuses patisseries du Harad : les loukoums ! Cette boutique devait en déborder ! Aussi, au pas de course cette fois, il se jeta littéralement sur la poignée de la porte d'entrée...
Vérouillée... Forcément ! A cette heure, plus rien n'était ouvert ! Il n'avait plus le choix ! Son estomac commençait à gargouiller de nouveau, et l'appel du ventre lui grignottait doucement ses maigres facultés intellectuelles.

Avec frénésie, il se mis à quatre pattes pour inspecter le pavé de la rue, à la cherche du moindre objet pointu... Il dégota ainsi deux clous... Parfait !

Sans même réfléchir aux conséquences de ses actes, il se releva et crocheta avec une facilité étonnante la serrure de la porte d'entrée...

Archibal passa les trois heures suivantes à se goinfrer de patisseries... Le ventre sur le point d'exploser, il sombra alors dans une sommeil réparateur, fait de rêves eux aussi habités par toutes sortes de sucreries géantes... Il s'était assoupi à même le sol de la boutique, sur le dos, des miettes plein le visage, les mains collantes.

Les heures passèrent, et, alors que le semi-homme ronflait comme un troll des collines, le soleil se leva lentement, sur cette journée qui s'annonçait mouvementée...
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Silence
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Jeu 22 Déc 2011 - 19:46
"Humpppf ! " Fit le hobbit, les habits encore tachetés de son 'crime' de la veille, preuves qui etaient difficiles de nier.

Le sol, qui l'acceuilla telle une baffe, était poussierieux, dur et froid. Pire, les miliciens qui l'avaient recuperé firent même l'effort de le porter avec attention pour ne pas le reveiller, acte cruel qui semblait laissait indifferente celle qui venait d'être promue au rang de compagnon de cellule d'Archibald (Assurement un des pires scenarios de cauchemards pour Krage).
La femme don la carrure et les lignes n'aidaient pas a deviner sa relle nature, avait accentuée cette façade par son choix d'habits. Seul son visage, désormais decouvert et pleins d'hematomes encore recents, permettait de venir a cette conclusion. Son expression était sévère, ses traits marqués par ce qui semblait etre les vestiges de la torture ou le poid d'un chagrin insoutenable... Les bras croissés, elle patienta dans l'ombre d'un coin de la piece, imuable et muette.

Si le semi-homme avait ete conscient durant son transport, il aurait pu apercevoir bien d'autres prisonniers, allant du simple pickpocket aux opposants de "l'ancien" régime, don la mort du dictateur qui s'etait auto-proclamé sultan n'avait visiblement pas suffit pour adoucir la repression de la milice.
Les celules voisines étaient occupées quand à elles de nouveaux visiteurs, fraichements embarqués d'un raid sur une caravane suspecte... C'est là qu'ils avaient recuperés la femme taciturne et embaraqués les mercenaires de Krage, demasqués par la populace fidèle au dictateur. Le contrebandier pouvait en effet s'inquieter pour ses hommes, les punitions étaients sévères et pour le peu que les miliciens savaient, les mercenaires et la femme étaient complices dans la tentative d'assassinat... Un crime qui ne pouvait etre resolu autrement que par une éxecution sommaire qui aurqit tres certainement lieu aux premières lueurs de l'aube.
Dans la salle de garde, ils misaient déjà entre eux pour savoir qui tiendrait le plus longtemps a la pendaison...
Le Crébain, venu se posé a la fenêtre de la cellule d'Archibald, devait surement être le plus informé de tous dans cette triste histoire.


Dernière édition par Silence le Lun 26 Déc 2011 - 20:14, édité 1 fois (Raison : Mis des accents, toussa)
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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Sam 24 Déc 2011 - 12:27
Djahar'Mok... Le trou boueux du Harad...

Il y a de cela quelques années, alors que les Melkorites avaient pris le contrôle du pays, cette petite ville portuaire avait connue son apogée. Elle avait été, pendant quelques années, la rivale directe de Al'Tyr, située sur l'autre rive de l'estuaire, au Harondor... A cette époque, une muraille en briques de boue séchée et cuite avait été érigée, le port avait été modernisé, et bien des habitations avaient été construite, dans l'espoir d'y attirer de nouveaux habitants... Seulement, Djahar'Mok était un trou boueux... Le sol même de la ville était vaseux, humide... Les fondations des bâtiments, instables, firent pencher la plupart des édifices, dans d'improbables angles, donnant un aspect des plus sinistres à cette ville à la propreté plus que douteuse. L'été, alors qu'en pleine journée l'air devenait torride, le soir, des nuées de moustiques se déversaient sur le ville, sortant des milliers de trous d'eau qui marquaient les rues, telle la petite vérole sur le visage d'un mendiant crasseux.

Alors, quand les Melkorites étaient tombés, et qu'un opportuniste s'était auto-proclamé Sultan, une grande partie de la population avait cherchée à quitter les lieux... Les murailles décrépites ne servirent plus à la défense, mais contenir la populace, bien malgré elle. La notoriété, et les richesses de cette cite, ne cessèrent de décroître...

Pourtant, Djahar'Mok se situait en bordure d'une route commerciale assez fréquentée. Mais le pari du nouveau Sultan, d'imposer des taxes de passages à qui voudrait passer les portes de la cité pour se ravitailler, découragea plus d'une caravane, pour ne pas dire la totalité.

Aujourd'hui, en plus d'être le trou boueux qu'elle avait toujours été, plus de la moitié de la ville demeurait déserte, la population ayant fuit, ou ayant été mise au cachot pour de vaines accusations de complot. La plupart des habitants restants, eux, soutenaient leur Sultan, fraîchement assassiné, dans de troubles conditions. A n'en pas douter, ce serait bientôt son fils, tout aussi mégalomane, qui prendrait le pouvoir. Digne successeur de son père, rien ne laissait présager le moindre changement de comportement...



Archibald de réveilla en sursaut, alors que sa tête percutait la pierre froide et poisseuse de la prison de Djahar'Mok. Sans qu'il n'en soit conscient, il avait été transporté dans l'aile des criminels, traîtres et voleurs, ceux qui devaient passer par la corde très prochainement. A l'heure ou il se frottait l'arrière du crâne, tentant de comprendre comment il avait pu arriver là, le bourreau de la cité devait déjà chercher partout un tabouret suffisamment haut pour permettre au hobbit joufflu de passer son cou autour de la corde de la potence.

Un trou noir, voilà ce qu'était devenue la mémoire d'Archibald. Il se souvenait parfaitement son effraction, ses goinfreries... Mais il ne s'était pas senti partir, s'endormir, et encore moins transporté jusqu'ici ! Intrigué par ce nouvel endroit, il se releva d'un bond, et commença à explorer du regard les environs. Étrangement, ce lieu ressemblait à l'auberge de son ami Omar. Sur trois cotés, des murs sans fenêtres, sur le quatrième, une grille en fer forgé, épaisse et solide, agrémentée d'une porte rudimentaire, verrouillée par une grosse serrure. Il remarqua également la femme qui partageaient sa chambre. Aussi, il se présenta :

« Salut ! Je suis Archibald ! C'est quand qu'on mange ? »

Il avait faim, terriblement faim ! Même s'il ne pouvait voir la lumière du soleil dans cette auberge, il devinait aisément que l'heure du premier petit déjeuné était passée... Il n'y avait pas de temps à perdre, il fallait commander des victuailles au personnel de l'établissement. Ainsi, il fit quelques pas en direction de la grille, et lança, du plus fort qu'il put :

« Y'a quelqu'un ?! J'ai faim ! Je veux manger ! »

Aucune réponse. Décidément, l'hospitalité des Haradrims laissait à désirer. Tant pis ! Si personne ne venait à lui, il irait chercher la cuisine de l'auberge lui même !

Alors, avec une rapidité effarante, il récupéra le clou toujours présent dans la poche de sa chemise, et crocheta en aveugle la serrure de la cellule. Probablement surprise par ce talent inattendu, sa colocatrice n'eut même pas le temps de réagir. A peine avait-il entrouvert la porte de leur cage, qu'il se glissa à l'extérieur, la verrouillant de nouveau la porte derrière lui... Laissant la femme seule, enfermée. Comme pour se justifier, il lui annonça :

« Il faut toujours refermer la porte ! Sinon maman saura que j'ai encore volé dans le garde manger ! Et si maman sait, alors papa me tapera ! Ça fait mal ! Je ne veux pas être tapé ! »

Puis, ignorant la réaction de la prisonnière, il fit volte face, et s'élança d'un pas rapide dans le couloir menant à un escalier qui remontait vers le rez-de-chaussée. Il passa devant une bonne dizaine de cages, presque toutes occupées. Certains prisonniers l'appelèrent, tentèrent d'attirer son attention, mais rien n'y faisait, il était concentré à l'extrême sur son objectif : trouver les cuisines.

Seul un cri eut la force de l'extraire de ses pensées. Une voix qu'il avait déjà entendu venait de l'insulter... Il tourna la tête... Le capitaine de la milice, ce méchant monsieur qui l'avait poussé de coté, et à qui il avait pris la clé de la ville.

« Je te reconnais ! C'est toi le petit enfoiré qui m'a volé la clé ! Je le savais ! 'Tin personne n'a voulu me croire, et par ta faute on m'accuse de haute trahison ! Impossible ! Comment-as tu su l'heure à la quelle j'ai demandé le changement de garde à la poterne ! Tu es passé pile pendant les cinq minutes ou la porte n'était plus surveillée... Saloperie de hobbit ! Approche toi que je t’étrangle de mes propres mains ! »

L'homme criait de plus en plus fort, emporté pas sa haine. Archibald ne supportait pas les cris... Il avait horreur des cris... Trop de gens avaient criés sur lui quand il était plus jeune... Le petit hobbit, porta ses deux mains à ses oreilles, et commença à crier lui aussi, afin de couvrir la voix de l'ancien capitaine... Mais rien n'y faisait, il continuait de hurler... Archibald voulait que tout cela cesse, tout de suite ! Le silence, il voulait le silence !

Ne contrôlant plus ses émotions, il s'avança. Arrivé à porté des bras de l'ancien capitaine, il se laissa attraper. Alors, d'un geste rapide et sournois, il planta son clou directement dans la gorge de l'homme aux yeux exorbités par la colère. Un filet de sang dégoulina le long de sa gorge, tandis que le précieux liquide pénétrait l'intérieur de sa bouche. La seconde suivant, un ruissellement carmin s'échappa de ses lèvres paralysées par la surprise, arrosant le visage et les vêtements du hobbit en contrebas.

Archibald, les yeux mi-clos, profitait de cet instant... Ah le silence... Le silence était revenu... Alors que la poigne du capitaine perdait en puissance, il se dégagea d'elle, et fit volte face, pour repartir en quête des cuisines. Le hobbit présentait un faciès calme, innocent... Au fond de son cerveau de simplet, il ne se rendait même pas compte de ce qu'il venait de faire...

C'est ainsi que, le visage et les vêtements barbouillés de sang, il arriva au rez-de-chaussée, et suivant les bonnes odeurs de soupe, il découvrit l'emplacement de son objectif. Mais, alors qu'il fit son premier pas dans cette pièce bénite, une voix terrifiante l'interpella :

« Qui va là ? Qui es-tu ? »

Archibald sursauta. Un type énorme, immense, habillé d'un tablier de cuisinier maintes fois taché, le toisait de son air porcin. Le visage de l'homme ressemblait à une farce de la nature tellement il était hideux. Constatant l'état de ses vêtements, le cuisinier en arrivant à la conclusion suivante :

« Ah ! Tu dois être le nouveau commis que j'ai fait demander ! Je vois que tu es passés par la porcherie pour égorger le cochon ! Parfait ! »

Puis il ajouta :

« L'intendant m'avait prévenu que tu étais bizarre et pas très malin... Bon ! C'est ton jour d'essai... Je dois aller ravitailler les troupes restées à l'extérieur des murs pour la quarantaine. Je serai revenu dans trois heures... Pendant ce temps, tu dois préparer le repas des geôlier, et celui des prisonnier avec les restes de la veille... C'est compris ?! »

Au mot « repas », Archibald ne peut s’empêcher de lancer :

« Oui ! Oui ! Oui ! »

Le gros type, qui portait une marmite pleine d'une soupe à l'aspect repoussant, quitta les lieux, en concluant :

« Et lave toi le visage avant de commencer ! Le sang de cochon ça tache si c'est pas retiré tout de suite ! »

Ainsi, Archibald se retrouva seul, livré à lui même, dans une pièce pleine à craquer de nourriture. L'heure suivante, il la passa à se goinfrer... Jusqu'à s'en faire péter le bide !

Puis, se remémorant les instructions du cuisinier, il se lança dans la confection d'un délicieux repas pour les pensionnaires de l'auberge. Comme lors des grandes soirées organisées dans son village d'origine, à quelques lieux de Bree, il dressa une table immense, préparant une quarantaine de couverts. Il allait préparer un grand festin ! Ainsi investi de sa mission imaginaire, il passa plus d'une heure à vider lapins, porcelets, poules... Il fit cuire, revenir, sauter la viande, les petits légumes... Il prépara des sauces, des breuvages... Et même des gâteaux ! Ah ! Ce serait une grande fête !

Lorsqu'enfin tout fut prêt, Archibald regarda fièrement son œuvre. Une délicieuse odeur de nourriture devait à présent se répandre dans toute la prison. Bon, le plus dur avait été fait ! Maintenant, il fallait annoncer aux invités qu'ils pouvaient venir se restaurer ! Dans un coin de la pièce, à un clou au mur, pendait un trousseau de clés, destinées à ouvrir les cellules pour en réaliser le nettoyage – une autre des corvées réservées aux commis. S'emparant de ces clés, d'une casserole et d'une cuillère en bois, le hobbit quitta la cuisine, pour revenir sur ses pas...

Alors, produisant un vacarme audible jusqu'à l'autre bout du bâtiment, il tapa de sa cuillère sur le cul de sa casserole, tout en hurlant :

« Le repas est prêt ! Venez tous à la cuisine ! »

Remontant ainsi le couloir bordé de cellules, il les ouvrit une à une, offrant aux prisonniers une chance inespérée de s'enfuir... Il déverrouilla ainsi toutes les cages, sauf une seule : celle où gisait le corps sans vie de l'ancien capitaine... Lui était méchant, il serait privé de repas ! Bien fait !

Il arriva enfin à la porte derrière laquelle attendait toujours son ancienne compagne de cellule. Avec un grand sourire, enfantin et innocent, il lui lança :

« Me revoilà ! Le repas est prêt ! Tu seras assise à coté de moi ! »

Tout en parlant, il fit tourner la clé dans le serrure...

A cet instant, il ignorait totalement que son petit numéro avait alerté tous les gardes de la prison, ces derniers, après s'être réunis et lourdement armés, arrivaient en formation serrée... Tandis que de leur coté, les prisonniers libérés s'étaient rendus aux cuisines, non pas pour se restaurer – même si cela était tentant – mais pour dévaliser la pièce de ses couteaux et couperets, prêt à toutes les atrocités pour s'enfuir.

Dans quelques secondes, la situation allait virer au bain de sang...
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Silence
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Mer 28 Déc 2011 - 19:03
Une série de projectiles accueillit l’arrivée bien organisée de la garde, contrastant avec le troupeau sauvage de prisonniers essayant de fuir l’endroit. Que ce soit des couverts ou même les bons plats du hobbit, rien n’était épargné pour la garde. Devant l’évidente inefficacité de cet acte désespéré, ils durent en effet se résoudre à une mêlée don la conclusion n’allait très probablement pas tourner en la faveur des prisonniers.

Peu de ses derniers n’avaient réellement envie de se battre, seuls les prisonniers politiques semblaient envisager l’opportunité d’un peu de sang de versé comme une sorte de compensation pour l’injustice subie. La plupart étaient destinés à l’exécution, leur jugement n’allait très certainement pas changer, qu’ils participent ou non à la confrontation. Pour les étrangers néanmoins, tels que les mercenaires de Krage, l’assassine et Archibald, il leur restait toujours la fuite de la région à part entière, l’autorité de Djahar’Mok avait ses limites…

- Il n’y a qu’une sortie ici, et c’est de là qu’ils viennent… Remarqua un des mercenaires. Détail qui n’améliora pas le moral de ses compagnons.

L’assassine, contrairement à ses évidents talents pour les armes blanches, profita du laps de temps offert par la confrontation entre la garde et les prisonniers pour s'enfuir. Bien qu’elle était surement venue à la même conclusion que le mercenaire concernant l’unique chemin de sortie, elle ne semblait pas perdre espoir… A moins qu’elle n’en sache d’avantage sur les lieux, ce que son pas confiant laissait suggérer. Le Crébain croassait de temps à autre depuis dehors, coïncidant étrangement avec des variantes de directions que prenait la femme. Elle s’arrêta un instant, le temps que ceux qui la suivaient puisse la rattraper.

- Ne la perdez pas de vue !

- Et on fait quoi de lui ?
S’interrogea un des mercenaires, pointant du doigt leur ‘sauveteur’ aux pieds velus.

- Il semble doué avec des serrures, c'est toujours utile… Il y a peut être une autre sortie, notre fugitive semble savoir quelque chose de plus que nous. Elle était étrangement calme en arrivant ici, surement avait elle prévue un plan d'évasion…

Leur petite discussion suffit pour perdre vue de la femme. Le chaos environnant derrière eux semblait déjà s’atténuer, les prisonniers n’avaient jamais eut la moindre chance en fin de compte…

La bande d’infortunés atteignirent enfin la fugitive, qui fit mine de les attendre à leur arrivée en croissant ses bras avec une certaine nonchalance. D’un hochement de tête, elle désignée une porte à barreaux qui semblait accéder vers un escalier en colimaçon. Son regard se posa ensuite sur le hobbit, ensuite imité par le reste de la bande, tous espérant une nouvelle prestation de ses talents inespérés au crochetage.

- Allé, fait nous sortir d’ici le nabot, et je te payerai autant a manger que ta panse puisse se le permettre ! Promit un des mercenaires, inconscient du pétrin dans lequel il venait de se fourrer…
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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Lun 2 Jan 2012 - 17:18

Archibald ne comprenait plus rien. Sa petite tête n'était plus en mesure ni de calculer quoi que ce soit et ni d'assimiler la suite rapide d’événements qui se déroulaient sous ses yeux. Tout se passait trop vite, et rien n'avait de sens !

Dans cette cohue indescriptible, quelqu'un l'avait attrapé par le col, l’entraînant au travers des cuisines, de la salle à manger des gardes qu'il avait préparé à la grande fête, et une annexe... Interdit par le spectacle qui s'offrait à ses yeux, le semi-homme n'eut même pas le réflexe de résister... Il se laissa traîner comme un sac de pomme de terres nouvelles du jardin de l'Oncle Férold. Ces petites pommes de terres qui avaient un arrière goût acidulé... Ainsi trimbalé, les yeux écarquillés et figés, la bouche ouverte et la bave dégoulinant sur sa chemise tachée, il observait les prisonniers dévaliser les tables, s'équipant de tout ce qui pouvait servir d'arme, et délaissant totalement le bon repas qu'il avait mis tant de temps à préparer ! Plus que jamais, les hommes demeuraient une inconnu pour le petit bonhomme. Leur comportement ne rimait à rien !

Puis, les bruits de bagarre avaient commencés : entre-chocs de métal, cris haineux, grognements sourds, jappements de douleur... Cette cacophonie, s’immisça sous la caboche d'Archibald... Le bruit... Les hurlements... Paniqué, il porta ses mains à ses oreilles, et commença à crier à tue tête pour couvrir tout le reste, sans y parvenir. Son souffle devenait de plus en plus irrégulier, tandis que le rose, puis le rouge écarlate montait à ses joues. Dans leur langage fleuri, les mercenaires auraient certainement dit qu'il « pétait un câble », expression qui décrivait parfaitement la situation. Tout laissait penser que l'esprit du semi-homme allait voler en éclats, et que son cerveau était sur le point de se liquéfier...

Heureusement pour tout le monde, l'un des hommes eut une phrase salvatrice, qui sauva le hobbit de son naufrage intellectuel :

- Allé, fait nous sortir d’ici le nabot, et je te payerai autant a manger que ta panse puisse se le permettre !

Le mot « manger » sonna sous le crâne d'Archibald, chassant tout ce qui s'y trouvait la seconde précédente. Ses yeux cessèrent de rouler dans ses orbites, et, enfin, il cessa de crier comme un demeuré échappé d'un hospice pour les déficients mentaux. Ce silence fut malheureusement de courte durée... Le hobbit porta son attention sur la porte, cet unique obstacle qui le séparait de ces promesses de calmes et de ripailles qu'il convoitait plus que tout ! Alors, comme une bête enragée, il se jeta sur elle, tout en hurlant des mots incompréhensibles.

En vol, il récupéra l'une des fourchettes souillée de nourriture qu'il avait utilisée lors de la confection de l'un de ses plats, et qu'il avait oublié de retirer de ses poches. En moins de dix secondes, la serrure fut crochetée avec cette dernière. Plus désireux que jamais de quitter ces lieux, le hobbit s'élança, toujours en hurlant, dans les escaliers devant lui. Il trébucha.

L'escalier, en colimaçon, ne laissait aucun choix : il descendait vers les profondeurs du bâtiment.

Le semi-homme, dégringola les marches, en de terrifiants roulés-boulés, se luxant l'épaule gauche au passage. Dépourvu de la moindre once d'agilité, il termina finalement sa chute sur son séant, la tête toute retournée, la nausée au bord des lèvres...

Et... Comment dire... L'atmosphère de la petite pièce où il venait d'atterrir ne l'aida pas à chasser ce mal de cœur. Les latrines... Les latrines juxtaposant les cuisines, réservées au chef cuisiner et à ses commis... Qui avaient été verrouillées justement pour éviter que les gardes, ces idiots bourrus et dépourvus d’hygiène, ne les saccages plus que nécessaire... Mais même sans la participation de ces derniers, tout ici, donnait envie de gerber...

L'air était humide, malsain, saturé d'odeur d'urine et d'excréments. Dans cette petite pièce glauque, froide et sombre, les murs et le sols étaient infestées de moisissures poisseuses. Le second pire cauchemars d'Archibald, celui de tomber par le trou des latrines, venait de se réaliser.

Meurtri et désorienté par sa chute, il n'arriva pas à se relever... D'autant plus que son épaule luxée commençait à gonfler, lui arrachant des grognements de douleur et de panique... De panique oui : il venait de se blesser au coté droit... Son bras qui tenait la fourchette et avec lequel il se nourrissait !!

Au moins ce sentiment de solitude ne fut que de courte durée. Les hommes qui l'avaient traînés jusque là firent rapidement leur apparition... Mais une fois de plus, Archibald ne prêta guère attention à l'attitude et au discours des personnes qui l'entouraient. Tel un autiste, dans ces moments où son esprit s'embrumait de peur, de panique, ou d'envie de manger, le semi-homme se renfermait sur lui même, comme imperméable aux événements qui pouvaient se dérouler autour de lui.

Seul un bruit de métal, raclant sur la pierre froide et crasseuse, le fit sursauter. Au centre de la pièce, là où... Comment dire... Les personnes effectuaient ce pour quoi ils trouvaient le courage de descendre jusqu'ici, une grille d'acier, circulaire, débouchait directement sur les égouts de la ville, lieu de destination finale des « petites et grandes commissions »... Elle devait faire quelque chose comme cinquante ou soixante centimètres de diamètre... Ce qui était bien plus que nécessaire pour son utilisation... habituelle... Mais cet espace ne laissait que peu de marge de manœuvre à une homme de corpulence moyenne tenant d'y passer pour s'échapper.

Ce n'était pas comme si ils avaient eu le choix : c'était passer par là ou mourir. Mais avant d'avoir eu le temps de comprendre la gravité de la situation, on l'attrapa une nouvelle fois par le col, pour le jeter directement par le trou des latrines.

Et c'est ainsi que la petite troupe de prisonniers en fuite pénétrèrent dans les égouts de Djahar'Mok... Les pieds dans les excréments des jours passés, les vêtements souillés, dans l'obscurité la plus totale. Seuls les cris stridents des rats prouvait que la vie pouvait exister dans un lieu aussi malsain. S'il y avait eu un conteur, ou un historien parmi ces hommes, il aurait pu tenir les propos suivants :


Les égouts de Djahar'Mok...

Le terme égouts est utilisé depuis seulement quelques années par les habitants et les autorités. Comme pour la majorité des grands travaux réalisés dans la ville, il s'agit de l’œuvre des Melkorites, désirant moderniser et aménager la cité pour en faire une concurrente de Al'Tyr.

Le ville de Djahar'Mok fut construite, très peu d'habitant le savent, sur les ruines d'une cité plus anciennes, dont les catacombes forment un véritable labyrinthe souterrain, dont naquit un nombre incalculable de rumeurs et de légendes plus improbables les unes que les autres. Lors des grands travaux orchestrés par les Melkorites, de grandes voies – tunnels aussi hauts qu'un homme – furent creusées sous les artères principales de la ville, débouchant sur le littoral. Ainsi, lors des grandes marées ayant lieu tous les mois, l'eau de mer s'engouffre dans ces galeries, emportant avec elle tous les détritus accumulés. Un système ingénieux... Mais qui ne tint pas compte du sol boueux de Djahar'Mok. Sans l'entretien approprié, des sections entières se sont effondrés, obstruant des passages, emprisonnant l'eau de mer, créant ainsi de véritables lagunes souterraines. Les murs éventrés révélèrent de nouveaux accès aux catacombes immémoriales, renforçant leur caractère labyrinthique...

Après la prise de pouvoir de feu le Sultan, alors que la répression fut la plus forte, certains habitants tentèrent de se dissimuler dans les égouts. La plupart y disparurent sans laisser de traces, emportés par les eaux furieuses des grandes marées, écrasés par un éboulis, ou peut-être dévorés par les rats géants ou les crocodiles s'y aventurant parfois, à la recherche de fraîcheur lors de la saison chaude.

Quoi qu'il en soit, officiellement, les tunnels principaux des égouts débouchent sur le littoral, et sont barricadés par de grandes grilles d'acier à demi mangées par la rouille. Officieusement, il existe une multitudes de sorties dissimulées un peu partout en ville, et en dehors : portes dérobées dans certaines caves, caches de contrebandes, échappatoires... Mais accessibles uniquement à ceux qui savent ou chercher... Ou qui ont une de la chance...


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Silence
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Mar 10 Jan 2012 - 12:43
La navigation dans les eaux polluées d’excréments et de déchets en tous genres ce faisait au son des vagues se fracassant au loin. Le « courant » pouvait être traître, pouvant provenir d’une source fraîche de déchets… Qui pouvait d’ailleurs provenir d’eux-mêmes. Au bout de quelques minutes, peu d’entre eux avaient encore quelque chose à vomir et il semblait bien impossible d’imaginer qu’ils puissent survivre longtemps en respirant l’air si malsain. Leur hâte, bien que désespéré, était néanmoins méticuleuse car nul n’avait envie de se retrouver la tête sous l’eau contaminée.
Leur douloureux périple connu une pause salvatrice quand le groupe arriva à une sortie grillager menant à la mer. Là, ils prirent à tour de rôle de grands bouchées d’air de l’extérieur avant de se résigner à continuer leur exploration des égouts.
Après quelques injures du capitaine des mercenaires haradrim, refusant de retourner en arrière chercher ceux qui voulaient patienter ici le temps que les autres trouvent une sortie, l’intégralité du groupe se remit en branle. Sans repère, chaque tournant de cet ancien labyrinthe fut scrupuleusement exploré, si bien qu’il c’était passé presque deux heures entières avant qu’une trappe vers l’extérieure soit enfin découverte.

- Mais qu’est-ce que… Gémit de surprise un aconier du port.

- Ferme ton claquet ! Menaça le premier mercenaire sortit, la lame au clair don la lame aiguisée pointée n’en était pas moins menaçante, malgré l’amas de crasse qu’elle présentait.

L’aconier essaya d’obeir au mieux mais ne pu s’empécher d’avoir un haut le cœur quand le reste de la bande puante s’accumula autour de lui.

- On fait quoi de lui chef ? Demanda le mercenaire, prêt à décapiter le malade.

- Ca sent la vinasse… Prennez un tonneau, eclatez le pour masquer notre sortie et faites boire notre nouvel ami jusqu’à le rendre soul. On garde l’œil ouvert et dès que possible on plonge pour la mer. Abandonnez vos bottes ici.

Le plan du capitaine fut exécuté sans contestation ni complications et quand la dernière étape fut mis en pratique, Archibald fut soulevé sur le dos du plus robuste des mercenaires afin de faire leur échappée le plus rapidement possible, peu confiant étaient ils en les courtes pattes du semi-homme.
A la vue de se plongeon coordonné, quelques employés du port, suspicieux depuis la nouvelle désormais bien connu de l’émeute à la prison alertèrent la milice. Quand cette dernière arriva sur les lieux, les fugitifs n’étaient pas encore sortis d’affaire puisque épuisés, leur nage n’était pas à la hauteur de leur désespoir. Il fallut l’approche de quelques barques pleins de miliciens et les premières flèches pour redonner un coup d’adrénaline au groupe.

- On se sépare en deux et on se retrouve devant l’entrée de la ville à la tombée de la nuit. Aya !

Encouragés par l’approche de la milice, le groupe se scinda en deux et rejoignit chacun la rive et disparurent dans les dunes avant que les miliciens ne pose pied sur terre. Malgré les traces encore fraîchement humides, celles-ci n’avaient qu’une courte durée de vie grâce à la chaleur du Sud. Résignées, les miliciens retournèrent en ville, jetant parfois des regards amers en arrière.

Le groupe don faisait partit l’assassine soit disante dresseuse ainsi que le hobbit trouva bien rapidement un monticule rocheux près de la berge pour y passer le reste de l’après-midi au frais, dans l’attente du déclin d’Anar. Le moment venu, sans avoir eut la moindre discussion, découragés par les complaintes incessantes d’Archibald, ils s’en allèrent au point de rendez-vous.
A mi-chemin, un crébain vint chasser une bande de vautours patrouillant le ciel au dessus du groupe, établissant sa propre domination des cieux.

- Il aurait pu en tuer un, je mangerais bien un vautour, ce fichu nabot m’a mit l’eau à la bouche à force de parler de ripaille… Commenta un des mercenaires dans sa langue natale.

Prenant le temps de varier leur apparat afin de ressembler à des vagabonds ou réfugiés, ils ne furent pas reconnu par la garde à l’entrée de la ville qui les chassa prestement en les indiquant le camp de fortune c’était formé en dehors de la ville pour les voyageurs. Peu pressés, ils purent en chemin apercevoir le reste du groupe subir la même sort qu’eux et suivre leur pas. Dix minutes plus tard, la réunion se fit enfin et les cœurs et langues se délièrent, ravis de revoir leurs compagnons d’arme en vie et se félicitant de leur échappée. Le mercenaire qui avait promit un festin au hobbit reparu, faisant l’éloge du petit homme don ils devaient très certainement la vie et le groupe s’empressa de trouver un marchand de victuailles dans le camp de fortune afin de fêter cela.
Soudainement, leur mines s’assombrissent en apercevant devant eux un petit gaillard assez carré et à la mine sombre bloquant leur chemin. Krage.
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Krage
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Mar 10 Jan 2012 - 15:10
" Alors, comme ça on oubli de m’inviter à la fête ?! " Mais avant qu’ils puissent s’imaginer que j’étais content de les voir, je fis un pas en avant, le poing serré que je brandis en leur direction d'un air menaçant. Bien que je n’avais pas leur carrure de guerriers, ils savaient me craindre et reculèrent d’un pas.

" Et ma caravane, où est elle ? Toujours en ville j’imagine ?! "

Ils se décomposèrent devant moi. Seuls Archibald -don la présence ne m’enchantait guère- et une femme patibulaire au milieu de mes mercenaires ne broncha pas devant mon éclat de fureur. Le regard de cette dernière suffit même à calmer mon ardeur, jusqu’à que je réalise qu’elle fixait en réalité le crébain qui c’était furtivement posé sur mon épaule.
Espérant le chasser d’un simple mouvement d’épaule, l’animal riposta instinctivement en agrippant mon couvre-chef et tirant dessus, me forçant à en découdre avec lui.
Quelques ricanements s’en suivirent. Je perdais la face devant cette bande de bons à rien, vraiment, les Valars étaient bien cruels avec moi…

Un "Quand c’est qu’on mange ? " de la part d’Archibald vint rapidement à bout du peu de retenue des haradrims qui éclatèrent de rire.

Pestant, je vins vers eux et commença à les gifler l'un après l'autre.

" Il suffit !! Cessez cette insolence !!... Et qui est cette femme ?! "

Le plus sérieux du lot, que je savais être le capitaine des chiens de guerre, prit la parole sans pour autant avoir perdu son sourire, détail qui m’irritait d’autant plus.

" Voici la dresseuse que vous cherchiez. Il n’était pas précisé sa gente et elle porte la marque. Il n’y a pas erreur... "

Il s’approcha de moi, sa rabaissant à mon niveau pour me partager une confidence :

" C’est elle qui a tué le Sultan de Djahar’Mok et seul Melkor sait combien d’autres sont tombés sous sa lame…"

La nouvelle me calma. Quelque peu. Et pas forcément dans le bon sens. Au moins je savais qu'elle ne s'avèrerait pas aussi inutile que le hobbit.

" L’on m’a dit, pour votre homme. "

" Notre prix reste le même. " Répondit sèchement le capitaine, sans broncher à ma remarque.

" Je vois… Vous avez votre soirée, j’ai repéré quelques caravanes sur le départ, je vais négocier que nous rejoignons leur escorte. Tant pis pour nos provisions en ville, des mécréants ont sûrement déjà tout dévalisé. "
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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Ven 13 Jan 2012 - 1:20

Archibald venait de passer la pire journée de sa vie... Pire que la traversée du désert à cheval... Pire que l'année ou la gelée précoce avait emportée avec elle toutes les fraises et les prunes d'automne !

D'abord il y avait eu cette chute dans les escaliers... Puis les latrines... Puis les égouts... Lors de sa chute, il s'était blessé à l'épaule... Mais bien vite, face à l'horreur qui se déroulait sous ses yeux inquiets, la douleur fut oubliée, du moins pendant quelques instants.

En parlant d'horreur... Les égouts... Ce lieu était si malsain, si nauséabond, qu'il avait passé toute la traversée, les mains pressées sur les lèvres, retenant avec la ferveur d'un fannatique les morceaux de son repas de la veille.
Puis il y avait eut l'eau... Pourtant il était bien connu que les hobbits n'aimaient pas l'eau ! Archibald ne faisait pas exception. Mais, tétanisé face à cet horizon bleu-gris infini, il n'avait esquissé aucun mouvement, se laissant trainer et porter comme un gros sac. A un moment, seulement, il avait laché un cris étouffé, alors que l'eau glaciale lui chatouillait les oreilles.

Ce bain froide ne fut pas sans conséquences bénéfiques. Sa épaule avait recouvré un volume presque normal, tandis que son pouls avait cessé d'y battre. Finalement la blessure n'était peut-être pas aussi grave qu'il se l'était imaginé... Sur le moment il avait paniqué... Comment aurait-il fait pour se nourir correctement, d'une seule main ?! Hmmm... Se nourir... Il avait faim !


A peine le petit groupe avait-il posé le pied sur le sable brulant de la rive, que ces mots quittèrent son gosier affamé :

"C'est quand qu'on mange ?! Hmmm, j'ai envie de pommes de terre sautées, dans de la graisse de lapin... Avec des pruneaux, des carottes rapées et caramélisées au miel... Une sauce aux champignons, et un bon gros morceau de lapin ! Oui un bon lapin ! Cuit dans une marmitte, dans un bouillon de légume... Bien tendre, bien..."

Seul la vision de quelques vautours lui coupa la parole. Bouche bée, il équarquilla les yeux, figé devant ces étranges volatiles... Des oiseaux chauves ! Il n'en avait jamais vu auparavant... Et il imaginait déjà mille façons de les cuisiner... Pourtant la rencontre fut de courte durée. Sans lui demander son avis, on le poussa en avant. Archibald, pour exprimer sa colère et son insatisfaction décida d'aller plus loin que les mots, beaucoup plus loin... Il bouda.

Enfin, lorsqu'il posa de nouveau les pieds dans le camp de fortune formé par les aventuriers et cidatins en attente de la réouverture des portes de la ville, il s'éloigna rapidement des autres, vexé. Il s'installa dans un coin, à l'écart, et s'enferma dans un profond mutisme, se coupant totalement au monde qui l'entourait... Ou presque. Quelque part, sous sa petite caboche bien vide, son subconscient veillait. Ce dernier ne manqua pas de retenir quelques mots de la conversation entre Krage et les mercenaires qui se tenaient à quelques mètres seulement, dont un en particulier : fête.

Fête... Ce mot rappelait tant de souvenirs agréables... La bière, les cochons de laits farçis cuits à la broche... La danse, l'ivresse, la joie, jusqu'au levé du soleil... S'il regrettait une seule chose de sa vie passée, dans son village natal, c'était bien la fête... Depuis qu'il avait adopté sa vie de nomade, il n'avait guère eu l'occasion de festoyer de la sorte.

Mais après tout ce qu'il venait de vivre, le semi-homme comptait bien rattraper le temps perdu. Alors que le soleil déclinait déjà, et que les premiers mercenaires se réunissait autour du feu de camp, décidés à vider quelques barils d'alcool bon marché, Archibald se releva. Il avait faim, mais surtout soif. Comme une bête enragée, il se jeta sur le premier tonnelet à porté de main, fit sauter le bouchon de liège, et le souleva de toute ses forces, afin d'en déverser le contenu dans son gosier béant. Avec une rapidité (et une efficacité) impressionante, il vida l'intégralité du tonnelet. Lorsqu'il le reposa à terre, son visage avait changé : le rose de ses joues s'était mu en rouge cramoisi, ses yeux louchaient de plus belle, tandis que sa face de simplet affichait un sourire d'ivrogne. Voyant que tout le monde le fixait, il lança :

"Bous favez qu'esch qui est poilu, qui pûûe, et est au fond d'une mine?! Hein s'avez pas hein ! Bah, un nain crevé ! Bouahaahaha"

Il explosa de rire, hilare. Puis il enchaina :

"Ch'est nain-porte quoi, cette histoire ! Baouhahah"

Incapable de tenir une seconde de plus sur ses larges pieds velus, il roula de coté, dans le sable, riant à en pleurer... Il exultait toutes les tensions accumulées depuis la veille. Evidemment, le trait d'humour ne fit guère d'émules... Heureusement qu'il n'y avait pas de nains parmi eux, cela aurait pu tourner au règlement de comptes.

Très vite, la présence du semi-homme fut ignorée, au profit de l'alcool et de la ripaille. Certains jouaient également aux dés, au cartes, misant parfois quelques pièces d'or. D'autres se contentaient de boire, jusqu'à s'écrouler et ronfler. Archibald n'était pas de ces derniers. Même si la première tournée l'avait déjà bien amochée, il était loin du point de non retour... Le semi-homme virevoltait, au rythme des mélodies festives jouées par les instruments en possessions des aventuriers de passage. Il passait d'un groupe à l'autre, toujours le sourire au lèvre, essayant de s'intégrer aux conversations, en racontant tout et n'importe quoi... Surtout n'importe quoi en fait. Si un enfant de six ans avait essayé de tenir une discussion sérieuse avec un adulte, le résultat n'aurait pas été pire. L'ivresse aidait pas non plus.

Archibald dançait sous le clair de lune, il buvait, il mangeait... Bref, il s'amusait, il était heureux. Il avait tout oublié des mésaventures de ces deux derniers jours. Pourtant quelque chose le frustrait. Il se sentait à l'écart... Un hobbit parmi les hommes. Quoi qu'il dise, quoi qu'il tente, il attirait l'attention sur lui quelques secondes, puis il redevenait invisible aux yeux de tous. S'en était insupportable... Il fallait trouver une farce à faire ! Il lui fallait trouver une idée lumineuse, qui ferait rire tout le monde... Il deviendrait alors le héros de la fête ! Oui, un héros !

La réflexion dura plusieurs heures. Dans le crâne du semi-homme, une véritable tempête s'était déchainée. Explorant du regard tous les hommes et les femmes, il examinait les moindres détails, espérant trouver l'inspiration. Mais rien... Rien ne venait... Absolument rien... Jusqu'au moment où il posa les yeux sur le dénommé Krage... Ce type qui criait pour parler, celui qui commandait... Alors qu'il dévisageait le contrebandier de ses yeux bovins, une idée naquit. Une excellente idée ! Celle qu'il attendait !

Aussitôt, il se cacha dans les ténèbres, loin du grand feu qui avait été allumé au coeur du camp. Puis, discret et rapide, il se déplaça jusqu'à une caravane dans laquelle il était persuadé de trouver les affaires de Krage. Il y grimpa. Désireux de ne pas gâcher sa petite surprise, il commença à fouiner dans le silence le plus complet... Au bout de quelques minutes de recherches, il trouva ce qu'il convoitait :

Des habits, et un chapeau, le tout appartenant à Krage. Alors qu'il luttait pour ne pas exploser de rire, il les enfila, puis quitta les lieux.

La fête battait son plein depuis plusieurs heures, et les premiers signes de fatigue gagnait les moins endurants, ou les plus soiffards. Pourtant ce qui se passa alors reveilla tout le monde :

Un hobbit, portant des vêtements semblables à ceux de Krage s'approcha des flammes dançantes. Il dévisagea la foule et hurla :

"Le lion ne t'il donc jamais ?!"

Surpris, les gens se dévisagèrent, mais le Hobbit continua :

"On oublie de m'inviter à la fête ?! Ma caravane elle est où ?! Ztoverd ! Ztoverd ! Ztoverd ! Suffit ! Insolence ! Des mécréant ont tout dévalisé !"

Avec un jeu d'acteur nullissime, une gestuelle exagérée, Archibald tentait d'imiter Krage en répétant ses répliques. Il avait même déformé sa voix, pour la rendre plus grave, plus caverneuse... Pourtant, l'alcool y aidant certainement, tout le camp explosa de rire, hilare, sous le charme de ce numéro inattendu, et ô combien moqueur.

Mais, l'intéressé, le "didon de la farce", n'eut pas le temps de réagir. La foules, les yeux rivés sur le semi-homme ne virent pas les flambeaux approcher, une quinzaine...

Dans sa frénésie, Archibald tenta de monter sur un tonneau, pour prendre de la hauteur et continuer de plus belle. Mais le sommet de ce dernier s'enfonça sous son poids. Le semi-homme dégringola, se retrouvant la seconde suivante coincé à l'intérieur du tonneau vide, hors de vue.

Exactement au même moment, une voix autoritaire s'évela de l'autre coté de la foule :

"Personne ne bouge ! Vous êtes cernés !"

Les expressions se décomposèrent tandis que la cinquantaine de réfugiés firent volte-face, découvrant le milicien de Djahar'Mok qui avait parlé. Ce dernier ne fit planer aucun doute :

"Vous êtes tous suspects ! Nous recherchons un groupe d'invididus, accompagné d'un dangereux hobbit. Il sont accusés de meurtre, d'incitation à la rebellion, d'effraction et d'évasion de prison ! Toute personne ayant, de prêt ou de loin, coopérée avec ces mécréants sera punie des mêmes crimes..."

Tout en parlant il se déplaçait, fendant la foule. La hauteur de son regard trahissait ses intentions : il cherchait le semi-homme. Evidemment, personne ne semblait vouloir coopérer. La fermeture de la ville avait causée bien des mécontentements, la miice avait perdu le peu de considération dont elle jouissait encore. Surtout que la plupart des personnes présentes étaient d'origine étrangère. Aussi, le gradé ajouta :

"Toutefois, si quelqu'un me donnait des informations capitales, des informations qui me permettraient de les retrouver, alors il serait gracié et pourrait regagner la ville, ou quitter les lieux, avant le levé du soleil... Personne ?"

L'annonce en avait probablement tenté plus d'un. A présent tout le monde jettait de rapide coup d'oeil suspicieux à ses voisins, ne sachant trop comment il fallait réagir... Parler ? Ne par parler ? Il vallait mieux, soit garder le silence, soit avouer le premier...

Pendant ce temps, Archibald, alcoolisé, s'était tranquillement endormi dans son tonneau, une bien piètre cachette connue de tous ceux qui l'avaient regardé faire l'imbécile...
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Krage
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Mar 17 Jan 2012 - 17:30
Je ne pensais pas un jour être heureux de voir apparaître la milice. Mais voilà, après une telle prestation d’Archibald, j’aurais pu me convertir à n’importe quel culte s’il m’offrait le pouvoir de mettre fin à cette humiliante scène. Je vous l’accorde que l’apparition de la milice n’était pas du meilleur augure, mais sur le coup au moins, je me sentais mieux.
Certaines personnes se bousculaient, prémices du chaos imminent… Une bonne occasion pour s’enfuir. Ou mettre l’avantage de notre côté. Mais la milice avait une bonne cohésion dans ses rangs, il fallait arranger ça…

" Par là, j’ai vu le semi homme s’enfuir ! "

Quelques miliciens réagirent sans réfléchir, rejoignant le flot de réfugiés affolés qui essayaient de fuir la scène temps bien que mal. C’était déjà ça de moins. Quels idiots...
En reprenant une profonde inspiration, je fis calmement signe aux mercenaires d’entrer en action. Ce qu’ils firent en un instant, malgré leur état éméché, la soif de sang haradrim les motiva aussi sûrement qu’un prédateur affamé. La milice eut du mal à réagir, surpris devant cette résistance, leur rang se disloqua devant la fureur des mercenaires, espérant un ordre de leur commandant déjà disparu dans la foule, naïvement attirés par ma fausse déclaration… A moins qu’il eut été à ce point désespéré de tomber sur Archibald… Non, ce n’était pas possible, j’étais persuadé au plus profond de moi-même que personne d’autre que moi ne pouvait avoir autant de haine envers ce satané hobbit. Je secoua la tête, refusant cette possibilité. Et puis soudainement, le capitaine des mercenaires me sortit de ma torpeur en m'étreignant douloureusement le bras, me tirant en avant afin de m’inciter au mouvement.

" Hé ! Doucement ! "

" Il faut faire vite, avant qu’ils ne reprennent leurs esprits, nous n’auront pas le temps d’attendre demain. "

Je lui excusa le ton qu’il venait de prendre car au fond, il avait raison. Mais cela voulait aussi dire se taper la route à pied dans le désert jusqu’à la prochaine ville, ce qui n’étant pas franchement emballant… Puis soudainement, les conditions de ma mission me revint :

" Zut, où est le hobbit et la bonne femme ?! "

" Attendez … Souhail, Nidhal… Ramenez les ! Aya ! "

Deux figures se détachèrent des ombres alors que je luttais encore à essayer de comprendre à qui il adressait la parole. Nous abandonnèrent dernière nous un scène de chaos, accentué par le jeu de lumière que créait les torches de la milices. Je rigolais intérieurement en m’éloignant.

Hé hé, ce n’était pas aujourd’hui que ces vauriens attraperaient Krage !

Le brouhaha dans le camp dura encore longtemps alors que notre groupe s'était à nouveau reformé, par je ne sais quel miracle -surement ce maudit mercenaire me demanderait il une prime pour ça- mais nous étions à nouveau sur la route !
Un de mes sbires se porta volontaire pour faire office de messager et partit en éclaireur. Je l'observa gambader au loin, encore vif et rapide grâce à la fraicheur nocturne, espérant le retrouver quelques jours plus tard avec une de mes caravanes et un mode de vie civilisé qui m'avait jusqu'ici été interdit...

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Nimrod Ben Elros
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Lun 26 Nov 2012 - 19:52
De Djahar-Mok, le port de peche de la baie de l"Harnen, il ne restait rien. Quand Yoshra se presenta aux portes il y avait bien un garde, mais son uniforme evoquait plus celui d'un pillard que celui d'un garde de capitale royale. Il sentait la vinasse et d'autres odeurs, Yoshra evita de renifler de trop pres, grossiere erreur.

Eh, Sayidi! Salam Lekha (La paix sur toi) !! Ce n'est pas une heure pour demander l'hospitalite, sauf si tu viens offrir ton sabre en allegeance a mon maitre. Il y a des bruits d'Umbar qui parlent de revolte. Il marcherait bine sur la ville pour regler ca qu'il dit. On va avoir besoin de sabres.

Yoshra/Shura se retint de rire. Dans les murs, ils auraient eu une chance de faire du degat. Mais vu l'armee qui attendait tranquillement encampee sous les murs depuis presque un an et depuis le debut des troubles en retard de paye. Il ne serait meme pas suffisant pour compenser par le pillage les pertes du seul dernier mois.

Il entra dans la ville en pretextant vouloir voir le seigneur. Le garde fronca le sourcil encore une fois, accepta une piece d'argent et le laissa entrer, sans sa mule.

De Djahar-mok la ville marchande, il restait un champ de ruines calcinee sur sa droite. Du port, autrefois le port de transfert vers Umbar et le sud, quelques quais, les vieux quais de pierres, 2 jetees longues vers la mer et quelques frontons de bois. L'immense port en bois construit lorsque Nimrod avait etabli sa capitale ici avait disparu. Et le Palais du gouverneur, aujourd'hui palais royal, ressemblait plus a une ruine qu'a un palais.

Il fut introduit dans le bureau du chancellier en vitesse. Puis un homme entre deux ages, A l'air mielleux entra.

Messire Bin Elendiliyyi, asseyons nous. D'apres mon garde vous cherchez de l'emploi. Or, il se fait que mon maitre cherche des lames. Vos exploits d'Umbar vous ont precedes. Nous avons tous des ancetres dont nous ne somme pas fiers, sachez neanmoins que votre batardise ne vous rend spas moins un guerrier interessant pour nous.

Il ne serait plaisant d evous servir comme mercenaire. Pas comme vassal, cela vous conviendrait il.
Son altesse risquerait de trouver cela suspect, et quand il est suspicieux...
Il raccourcit les gens? J'ai entendu ces histoires. Sais tu qui etai tmon meilleur freres d'armes ?

Yoshra realisa la bevue. Et maintenant, dire Meakil Duzingi, Nimrod Ben Elros ou Khedan Matzraawi, pour ce que l'autre en savait pourquoi pas Ar Pharazon lui-meme. Le Chancellier sourit, de ce genre de sourire qui vous donne envie de fuir. Yoshra se calla un peu plus dans son fauteuil de cuir de... peut etre ne valait il mieux pas savoir.

Nous avons cru comprendre que votre honneur a combattu au cote et contre Taldarie, oui, mais cela ne devrait pas changer votre desir de revenge. L'argent est un probleme pour nous tous, Harad est a bout, toutes ces guerres nous ont sapes. Il n'y a plus un jeune homme pour deux epouses mais pour trois dans ce desert et maintenant le grand seigneur pirate Taorin a decide de reconquerir Harondor et quelques autres royaumes libres sur la route. Vous aurez realise que les ponts sont a Urlok et Arwa et que nous sommes l'entree logique de la vallee de l'Harnen.

Yoshra regardait l'homme jouer son jeu de vipere, et se demande ce qui se tramait ici, toute cette politesse cette facilite. On lui avait meme laisse son sabre, comme si on ne craignait rien de lui.

Je vais aller chercher du the pour poursuivre la discussion. Attendez moi ici.

L'homme sortit, deux gardes, deux brutes de gardes entrerent. Yoshra realisa en quelques millisecondes. Si ils offraient sa tete et le passage a l'armee d'Umbar, leur "royaume" pourrait sans doute survivre comme vassal autonome du nouvel empire.

Avant que le plus grand des deux ait put degainer, il avait trancher le bras gauche de l'autre. LA reaction innatendue d'un homme qu'il pensait pacifier les amena a tenter de charger. Yoshra termina son travail sur le blesse. L'autre s'interposa entre lui et la porte de laquelle ils etaient entres. Un bruit vint derriere. Un autre garde dans son dos.

Yoshra Ak Khader combattit les deux hommes deux minutes avantd epouvoir enfin trancher dans le nouvel arrivant. Un coup peu precis mais la gerbe de sang lui confirma qu;il devait avoir toucher un endroit precieux, foie ou autre. Le geant avait entretemps empoigner le bureau du ministre, lequel vola dans la direction de Yoshra et, alors qu'il sautait de cote lui heurta la jambe, la douleur fulgurante faillit lui couper tout reflexe. La table se fracassa contre la porte. Autant pour une fuite discrete! Il torunoya autour du grand garde finit par lui trancher le genou et ne prit pas le temps de le finir. Il s'enfuit par l'escalier de service duquel les gardes etaient sortis. Il deboucha dans un couloir deux etages plus haut, bouscula une servant renversa un garde en livree rouillee parfaitement hebete et deboucha dans la salle d'audience. Il y avait la le chancellier qui lui avait parle, un messager d'Umbar en livree d'une des factions de la ville, un homme qui portai tun foulard aux couleurs de Tadril, un autre avec un foulard gris, cela lui rappela vaguement quelque chose, et surtout un nabot au visage immonde mais avec des bras gros comme ses cuisses. Le prince de Djahar-Mok.
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Sam 1 Déc 2012 - 15:13
Yoshra Ak Khader reagit sans reflechir des le premier cri des gardes. Il se retourna et envoya une tete roule. Mais un deuxieme sabre se planta juste devant son visage et une voix grasse mais puissante hurla un ordre.

Cesse!!! Et un de plus, donc tu as tue quatre de nos meilleurs hommes sans autre effort que celui d'etre en vie. Ibn Elendily!!! Quel beau nom pour un batard! Mais comme me l'a fait remarquer le messager de nos amis de l'ordre du sabre, tu es trop brun et ton accent du nord trop prononce pour etre l'un des "numeno-riens". On devrait commencer par les presentations. Aw Beythi sayd?(De quelle maison monsieur?)

Yoshra etait a genou, le sabre d eNimrod, rouille par la mer, mais tranchant apres les soins qu'il lui avait apporte dans les mains, un autre sabre a hauteur de sa jugulaire et un prince a peine plus grand que lui meme dans cette position. Un nain! ls avaient un nain pour chef ? Encore une supercherie? Qui etait donc l'homme en bas. Yoshra decida d'obtemperer, seul les Valars pouvaient encore quelque chose pour l'instant.

Anti Yoshra AK Khaderyy(Mon nom est Yoshra descendant de Khader), Batard de la maison Khader. Guerrier de profession et berger de metier. Ani isamani?(Quel est ton nom?)
Le nabot sur-muscle hesita puis il parla.

Anti Kayf, Grand vizir du royaume de bas Harnen. Nain de naissance et ministre de metier. Tu peux faire toutes les tetes ebahie que tu veux, mon seigneur m'a engage precisement parce que je suis trop bas pour qu'il pense a me raccourcir dans un acces de colere. Ak Khader? Tous tes allies portent banniere de Gondor ou sont passes a l'ennemi(Khand). Pauvre homme. Serais tu LE Yoshra, le porte banniere de ce faquin entitre qui a reussi a se noyer aupres de ses ancetres? Bon debarras.

Yoshra serra les dents, serra la garde du sabre et attendit la suite. Nimrod n'aurait rien pu repondre a ca a part un sarcasme et lui n'etait pas Nimrod, juste le porte banniere des Duzingi. Il posa l'arme au sol. Les sabres autour de lui s'abaisserent apres qu'un guerrier ait degage le sien un peu plus loin d'un coup de pied.

Bienvenue dans le trou a rat des parias de Harad! Ici, les sans noms et les san trone viennent quemander grace. Voici un ambassadeur de Taldarie, demandant ta securite et tes armes. Celui la, est un ambassadeur d'une des factions du sabre. Il est de ceux de l'ombre. La, un ambassadeur du grand conseil qui veut ta tete, de suite. Et enfin, notre chef du renseignement dont tu as fait la connaissance recemment. Dis moi Ak Khader, devrais-je proteger notre capitale pendant que mon prince raide les villages ne repondant de personne plus a l'Est? Devrais-je, te garder comme moine valarite enferme en meditation sur tes echecs a perpetuite, te vendre au Sabristes pour un sacrifice a Melkor? ou encore te prendre a mon service pour autant d'annee que tu ne m'as pris d'homme? Parle!!!

Me tuer te donnes securite mais c'est ce que je veux le plus, mourir, donc tu ne me le donneras pas. Me garder ici comme Tadril te l'a demande est appele Umbar sur ta ville aussi surement que me prendre a ton service. Tu devrais me vendre au sabre. C'est eux qui subiront la colere des 5 grands quand ils devront deliberer.

Et voir le sabre venir se venger en tuant tout homme valide dans cette ville? Harad est morte. Pas un homme de moins de 30 ans ne sait le sens du mot paix. Pas une saison depuis la rebellion d'EarendilII PAS UNE!!! et tu parles encore de guerre. Aucun de vous guerriers ne comprends le sens du mot paix!!! Il faut toujours du sang, toujours des champs couverts de gamins qui auraient pu etre de grands hommes. La seule chose qui pourrait calmer tous ces chiens seraient un Ben Elros! Et ils sont tous morts ou tu ne porterait pas cette arme.

Oh oui, le secret le moins bien gardes du Harad! Tu croyais que cacher l'ivoire cacherait le serpent d'or? Ce sabre est le dernier sabre de commandement du royaume de Harad, forge pour Nimrod Ben Elros sur demande de Jonak Duzingi et avec l'aide de Kalime l'elfe pour sceller l'alliance des maisons Duzingi et Ben Elros dans l'adoption de Nimrod Yahardim I, sultan en exil. Le titre est mort petit soldat! Et sa lame n'est qu'une lame, la rouille de l'ocean a defait les enchantements des elfes ou bien Ulmo lui meme s'en est assure. La mer n'a pas bouffer l'ivoire, que tu as cache, tu as vendu le rubis pour vivre, j'en suis quasi sur, mais le serpent de Harad, ca tu ne pouvais pas. Serpent noir a un pli pour le vassal du Nord serpent a deux plis le roi du sud. Tu as servi les deux, L'un contre l'autre puis l'un avec l'autre. Les bannieres noires d'Earendil, les vertes et ors de Florandor, les rouges et ors de Nimrod et enfin les rouges et noires de Meakil. J'ai fait cette guerre la comme espion et acteur. et toi, toi comme un faquin fier et porte banniere. Je ne sacrifierais pas cette ville pour ca. Mais il y a un nouvel homme, un homme que tu pourrais vouloir servir, et j'attends son messager.


Le nabot quitta son siege et s'adressa aux gardes.

Bouclez le Sayd Khader et veuillez donner a ses messieurs d'Umbar des rafraichissement dans la salle de reception du dessous. J'ai a discuter avec l'envove des griffes du sabre. Yamelkorim!(Yallah! /Allez!)
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Nimrod Ben Elros
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Lun 10 Déc 2012 - 19:50
Quand Yoshra reparut, deant lui il y avait le nabot, un homme dans la quarantaine, assit plus haut que le nabot ce qui faisait qu'il ne le depassait pas d'une tete mais de trois fois la taille du corps du nain et un homme en livree khandienne, mais portant un plastron du serpent noir. Il s'arreta de parler quand Yoshra entra. Le nabot lui fit signe de continuer.

et mon prince est en train de lever les orcs de Duath en leur promettant Nurn et Gorgoroth liberee des humains et des colons elfes. Nous cherchons des appuis sur la riviere. Il n'est pas Mahdi, des tribus du sud pourraient des lors vouloir le suivre. Nous avons aussi de bonnes raisons de croire que Dur'Zork est au bord de la guerre de palais. L'Emir est absent depuis plusieurs mois et certains officiers Gondoriens ont excites les fiertes locales, a notre avantage. Si vous nous rejoignez nous pouvons vaincre Umbar apres que Jorkil ait repris son bien. et bas harnen sera un allie independant au sud de la riviere et n'aura plus qu'un ennemi, les pirates.

et quelle garantie avons-nous de voir cela se realiser un jour? L'empereur dans sa grande clemence va laisser Jorkil regner seul, apres lui avoir offert sa protection?

L'empereur nous offre quelques troupes et une contre invasion si Gondor se manifeste vraiment, ce dont nous doutons, ils ont assez de problemes avec la guerre civile en Rohan.

Les fiers rohirrims jouent a etre le Harad? Moi qui pensait que les hommes du nord etait juste bon a parler honneur et valareries.

La plaisanterie ne fit rire personne sauf le prince, visiblement un idiot fini, le pantin du nabot sans doute.
Ils deviserent poliment dix minutes puis l nain s'interessa a Yoshra.


Que dirais tu Ak khader de porter a nouveau le serpent noir ? Duzingi Rahibiyi!(un homme des Duzingi) Qu'en penses tu ?
Pour voir les bannieres d'Umbar apparaitre devant moi avec la votre a leur cote? Avec plaisir, si vous voulez utiliser ma pauvre vie pour vos jeux. Donner moi la mort sur un champ de bataille. J ene demande pas mieux. Ma vie est celle de mon clan. WalIlu, WalManwe.

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