AU CHAT NOIR - Salon de Jeu

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Aglérasia
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Mer 26 Juin 2013 - 22:28
Aglérasia vit la jeune femme reculer de plus en plus en direction de la porte. Elle ne comprit pas pourquoi la danseuse se méfia autant d’elle. Certes Aglérasia n’était pas le garçon qu’elle crut amener dans cette sublime pièce, mais ce ne fut pas une raison pour s’éloigner comme ça d’elle. Au bout d’un moment la jeune danseuse se mit à lui parler sur un ton curieux sans même laisser Aglérasia répondre ne serait-ce qu’à une seule question. A deux reprise Aglérasia voulu répondre mais elle n’eut qu’à peine l’occasion d’ouvrir la bouche que la jeune femme reposa une autre réponse. Aglérasia se posa la question, si la jeune danseuse voulait vraiment connaître les réponses ou si ce n’était qu’un prétexte pour la chercher et la faire monter en pression. Si ce fut la deuxième raison, la jeune femme ne prit pas du tout le bon chemin, en effet Aglérasia est une jeune femme qui sait énormément se contrôler et qui ne monte pas facilement en pression.

Soudain la danseuse se mit à appeler le patron. Aglérasia décida de ne pas dévoilé les dagues qu’elle portait sur elle à ce moment là mais se contenta de se soulever sa blouse pour faciliter le passage au cas où le besoin des dagues se ferait sentir et décida de rester debout face à la jeune femme. Aglérasia aperçu que la jeune femme chercha à joindre la poignée de la porte.
Au moment où la danseuse se mit à crier pour la seconde fois après le patron, Aglérasia compris alors qu’il devait y avoir un souci. Un patron qui est censé protégé son gagne pain n’est-il pas censé arriver dans la minutes qui suit un appel de détresse ? Aglérasia eu un petit sourire narquois qui se dessina sur les lèvres, un sourire qui démontra le réconfort qu’Aglérasia sentit au moment où la jeune femme commença à s’impatienter de l’arriver de son patron. Elle vit une chance de sans doute pouvoir sortir de cette taverne de jeux. Malheureusement ce sourire s’effaça aussitôt que des bruits de pas se firent entendre dans le couloir.

Soudain Aglérasia sursauta. La porte de la salle s’ouvrit brusquement. Elle frappa la jeune femme au coude et dévoila deux montagnes de chaires. Aglérasia comprit, d’après le regard de la jeune danseuse, que ce n’était pas le patron et encore moins des employés de la taverne. Elle en eut la confirmation quand l’un deux s’en prit à la jeune femme. Tout se passa assez rapidement et à plusieurs reprise, Aglérasia, voulu aider la jeune femme. Cependant en voyant le deuxième type prêt à intervenir, elle y renonça. Aglérasia s’en voulu assez rapidement de ne pas être intervenu. En effet elle vit la jeune femme se faire démolir sous ses yeux. Pourtant Aglérasia fut surpris qu’à aucun moment elle ne perdit connaissance. Aglérasia comprit alors que la jeune femme ne devait pas être uniquement danseuse.

Cette pensa la heurta brutalement. En effet si cette jeune femme n’était pas danseuse et qu’elle venait du Sud, cela faisait deux points en communs entre elles. Cette constatation lui fit ressentir un pincement au cœur. Certes Aglérasia ne confie pas sa confiance à beaucoup de personne, mais à cette instant, la danseuse était la personne qui lui était le plus semblable. Cette triste pensée ne put durer très longtemps car le premier des deux hommes s’en repris à la danseuse et la souleva par la jambe. A cette instant Aglérasia ne put le supporter d’avantage et mis son bras dans le dos afin de saisir l’un de ses dagues quand soudain le deuxième se mis à avancer vers elle. Il leva sa main vers elle comme une grue qui vient prendre une voiture pour la placer dans le compacteur.

C’est à ce moment là que la danseuse parla en direction d’Aglérasia. Cette fois-ci ce ne fut pas pour lui poser une question mais afin de lui proposé un arrangement de combat.
Sa phrase résonna en Aglérasia comme un coup de siffler qui lance le début d’un match de rugby. En moins de temps qu’il en faudrait pour le dire Aglérasia dégaina sa première dague et toucha la montagne qui lui servit d’adversaire au niveau du poignet. Celui-ci donna un coup de son autre main et envoya Aglérasia au pied de la danseuse. Ce coup de poing lui causa une énorme douleur mais fit monter la rage en elle. Se trouvant à cet instant l’une cote à cote, Aglérasia se plaça dos à dos avec la danseuse et lui chuchota délicatement :

« J’ai une deuxième dague dans mon dos. Prend la si tu sais la magner ! »

Aglérasia courut un gros risque à ce moment là, en effet elle offrit à cette inconnue une arme qui pourrait à l’avenir se retourner contre elle. Mais à l’instant présent ce fut ces deux colosses qui l’intriguèrent bien plus. Et si cette jeune femme était bien du sud elle acceptera de la lui rendre à la fin et de se séparer afin que tout deux y trouve leurs comptes.

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Ryad Assad
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Ven 28 Juin 2013 - 0:29

A quatre pattes sur le sol, Nesrine essayait tant bien que mal de remettre un peu d'ordre dans ses pensées, bien chamboulées par la grosse patte du colosse qui se tenait pour l'instant derrière elle. Ce dernier occupait d'ailleurs la première place dans l'ordre de ses priorités, même s'il était pour le moment encore un peu secoué par le coup de pied magistral qu'elle avait réussi à lui donner en pleine tête, dans une position incroyable. En deuxième venait, l'autre montagne de muscles, qui pour l'heure était occupée par la troisième place, la fameuse voyageuse. La femme du Sud leva la tête dans leur direction, pour voir qui des deux allait gagner, et qui des deux s'emparerait définitivement de la seconde position. Elle avait été maligne sur ce coup-là, en demandant à l'inconnue de partager les problèmes. Nesrine n'avait pas fait ça par charité d'âme, ou parce qu'elle concevait la voyageuse comme une alliée potentielle, mais bien parce qu'en lui refilant cinquante pour cent des ennuis, elle augmentait significativement ses chances de s'en tirer. Si elle savait se battre, alors elle pourrait tenir tête au géant suffisamment longtemps pour offrir à la danseuse une opportunité de fuir. Et si elle avait dit la vérité... alors elle passerait un sale quart d'heure à sa place, ce qui n'était pas pour lui déplaire.

Mais pour l'heure, elle devait se concentrer sur numéro un. L'empoté avait retrouvé ses esprits, car le coup n'était pas aussi puissant qu'il en avait l'air, et il avait fixé ses yeux idiots sur la jeune femme toujours à terre. Avec un rugissement assourdissant, il chargea, sa force démultipliée par sa colère, qui avait aussi le don de le rendre aveugle aux petits détails. S'il avait été un peu attentif, il aurait remarqué que Nesrine se tenait allongée, certes, mais que les muscles de son corps étaient tendus, prêts à déchaîner une énergie sauvage qu'elle peinait à contenir, pour l'heure. Il n'y avait que quelques pas entre lui et elle, et il ne vit pas vraiment venir le coup qu'elle lui lança. En une seconde, elle se remit sur ses pieds, bien trop rapidement pour qu'il pût freiner ne fût-ce qu'un peu sa course. Elle pivota sur elle-même, et lui asséna un coup de pied directement dans le plexus, qui eut pour effet de lui couper le souffle. L'impact avait été violent, en témoignait le son sourd qui en avait résulté, et le géant fut renvoyé dans les cordes, qui ressemblaient plutôt à une porte, à vrai dire.

Il s'écrasa de tout son poids contre le lourd battant de bois, qui par le plus grand des miracles, ne fut pas arraché de ses gonds. Mais cela posait un problème que la jeune femme n'avait pas prévu. Elle avait imaginé que son adversaire s'effondrerait mollement sur le sol, à court de souffle, et qu'elle pourrait filer par la seule issue de la pièce. Or là, il la bloquait toujours de son corps massif, et l'idée de se rapprocher de lui faisait briller en lettres de feu le mot "suicide" dans son esprit. Elle fit une moue contrariée que ne parvint pas totalement à dissimuler son voile, tandis qu'elle cherchait une solution. Le pousser ? Trop risqué, d'autant que s'il se reprenait avant qu'elle n'eût le temps de sortir, il risquait de la briser en deux entre ses mains titanesques. Il pouvait sans doute lui arracher un bras pour la forme, et elle ne tenait pas à rester trop longtemps à portée de ses immenses pinces. Courir et lui envoyer un magistral coup de genou dans le visage pour l'achever, en espérant que cela casserait la porte ? Intelligent, inventif et audacieux, mais risqué. Si la porte ne se cassait pas, elle se retrouverait avec un poids mort - doublement mort, en fait -, en travers de son chemin, et l'autre mastodonte dans son dos verrait d'un mauvais œil la mort de son congénère. Et puis le patron se débrouillerait pour lui facturer les réparations, et la faire danser encore davantage. Hors de question. Ne lui restait donc qu'une seule option : attendre que l'ennemi se relevât, éviter son prochain assaut, et s'enfuir en profitant de sa surprise.

Alors que Nesrine commençait à se dire que ce plan tenait la route, elle entendit un bruit mat derrière elle, accompagné d'un gémissement de douleur. Tournant la tête, elle eut la surprise de découvrir la voyageuse à terre derrière elle. Toujours pas morte ? Sympa ! Elle venait de recevoir, à en juger par ses cheveux en désordre, et sa joue rougie, une gifle de la part du costaud, qui l'avait projetée à terre sans douceur. Elle n'en était pourtant pas abattue pour autant, et elle se releva, l'air contrarié et déterminé. Ce ne fut qu'alors que Nesrine remarqua qu'elle avait une dague dans la main, et que l'ogre qui se tenait en face d'elle saignait du poignet. Ainsi, la voyageuse savait manier les armes ! Digne d'une tueuse. La femme du Sud, reporta son attention sur le traqueur qui lui faisait face, et qui achevait de reprendre ses esprits. Il ne tarderait pas à passer à l'assaut, et ce serait le moment ou jamais de tenter une sortie. Alors qu'elle était en train de songer à cela, elle sentit la jeune femme se coller contre son dos, et lui enjoindre à voix basse de se saisir de l'arme qu'elle avait en réserve. Sans vraiment réfléchir, Nesrine s'empara de la dague qu'elle cachait sur elle, et la fit tourner dans sa main gauche avec une dextérité peu commune.

Au Chat Noir, personne n'était sans savoir que la danseuse savait se défendre, mais nul ne savait qu'elle était en réalité une tueuse surentraînée, dont l'arme de prédilection était justement la dague. Retrouver le plaisir de sentir une lame entre ses doigts lui tira un sourire narquois, tandis qu'elle sentait sa confiance en elle revenir. Dans une pièce aussi exigüe, elle ne pouvait pas faire la démonstration de toutes ses capacités, mais elle revenait au moins sur un pied d'égalité avec cette brute. Chacun pouvait tuer l'autre d'un seul coup désormais. Elle sentit la voyageuse bouger derrière elle, et elle en conclut qu'elle allait bientôt passer à l'attaque. Cela coïncida avec le moment où son propre adversaire bougeait. Nesrine, rapide comme la mort, s'élança dans sa direction. Elle avait beau être armée, elle savait qu'elle devait essayer de ne pas éliminer cet homme. Dans le Sud, elle l'aurait exécuté sans le moindre état d'âme, mais elle savait que les hommes du Nord étaient un peu plus regardants sur les crimes, et elle ne tenait pas particulièrement à être poursuivie par les soldats du Roi. Tandis qu'en le blessant, elle pouvait le ralentir considérablement, sans attirer plus que ça l'attention. Avec cette pensée en tête, elle bondit sur le traqueur.

Il avait dégainé son arme, sans doute furieux d'avoir été aussi brutalement malmené par une femme qui faisait facilement la moitié de son poids. Sa fierté en avait pris un coup, et il devait estimer que l'heure était venue de passer aux choses sérieuses. Son sabre court siffla en fendant l'air, et il siffla longtemps tandis qu'il décrivait un arc de cercle au-dessus de la tête de la jeune femme. Elle s'était souplement penchée en arrière, évitant l'acier mortel, et dès que le danger fût écarté, elle se redressa tel un serpent, et mordit. Sa lame s'enfonça dans l'aisselle droite du guerrier, qui grogna de douleur. Elle poussa son avantage, pivota sur elle même, et lui planta la dague dans la cuisse gauche. Cette fois, il hurla vraiment, et vacilla considérablement. Elle jugea un peu précipitamment qu'il était vaincu, et entreprit de s'échapper, mais il tendit sa main, et la referma autour de ses cheveux très longs. Elle cria à son tour, en se sentant tirée en arrière, et se retourna pour lui planter violemment la lame dans la main. Le sang coula, et tâcha ses belles mèches brunes, tandis qu'il lâchait enfin prise, définitivement vaincu. D'un coup de pied, Nesrine écarta son sabre de sa main, et se détourna pour ouvrir la porte. Elle allait s'en aller, quand elle se retourna pour regarder la voyageuse, toujours aux prises avec son opposant :

- Eh ma belle ! Par ici ! Dépêche-toi !

Elle ne prit pas la peine de regarder la fin de leur combat, et quitta la pièce prestement, prenant à gauche pour revenir vers ses loges, et y récupérer ses affaires. Avant d'avoir pu fermer la porte, elle entendit des pas derrière elle : la voyageuse qui quittait précipitamment la pièce, sa dague toujours en main. Nesrine ignorait si elle avait tué l'homme, mais elle n'avait pas vraiment le temps de s'en soucier. Elle savait que si ces traqueurs avaient réussi à la retrouver, d'autres le pourraient, et elle ne pouvait plus rester au Chat Noir. D'autant que si quelqu'un avait engagé des tueurs pour l'abattre, il était susceptible de poursuivre, même après un échec. Et quand le ou les hommes se réveilleraient, ils n'auraient qu'une seule idée en tête : se venger. Cela lui faisait plus qu'assez de raisons de quitter l'établissement, même si elle n'avait pas tout à fait terminé de payer sa dette.

Elle était en train de rassembler ses affaires quand la voyageuse franchit le seuil de la porte. Elle avait l'air un peu secouée, mais plus paniquée que ça, preuve, s'il en fallait encore une, qu'elle n'était pas qu'une simple voyageuse. Elle put découvrir l'endroit où Nesrine avait établi ses quartiers, une petite chambre dans laquelle étaient éparpillées quelques affaires, meublée d'un lit, d'une chaise et d'une commode où trônait un miroir tourné vers la porte.

- J'ai posé ta dague là, dit Nesrine en désignant du menton la commode.

La femme du Sud avait effectivement décidé de rendre son arme à sa propriétaire, sans vraiment se l'expliquer. Elle ne lui faisait toujours pas vraiment confiance, et elle ne cessait de se demander si ses mensonges ne visaient pas à la trahir par après, mais elle avait le sentiment que pour l'heure, elles devaient coopérer. Même si cela impliquait de rester vigilant, et de ne pas baisser sa garde. Elle termina de faire son sac, et entreprit de se changer sommairement, avant de partir. Elle quitta prestement sa tenue de danse, bien trop légère pour affronter le froid de cet hiver qui n'en finissait pas, et sauta dans un pantalon de cuir, enfila de solides bottes par-dessus, et termina en se saisissant d'un épais manteau de fourrure. Alors qu'elle se retournait pour vérifier qu'elle n'avait rien oublié, la voyageuse put voir qu'elle avait également deux dagues, rangées dans un fourreau dans son dos. Il devenait de plus en plus évident que la danseuse n'était pas seulement danseuse. La jeune femme se tourna vers la voyageuse, et lui déclara précipitamment :

- Allons-y, ne traînons pas !

Et elles sortirent. Elles empruntèrent un autre couloir, qui les mena dans les cuisines, où elles bousculèrent quelque peu les marmitons qui s'affairaient, recueillant au passage quelques grommellements, et quelques cris de mécontentement auxquels elles ne prêtèrent pas attention. Elles finirent par déboucher dans la salle commune, où ne restaient plus que quelques clients, les autres étant rentrés chez eux après la danse de la jeune femme, dernière attraction de la soirée, car il commençait à se faire tard. Le patron, lui, était toujours là, et il se leva brusquement en voyant Nesrine sortir de la pièce :

- Mon petit chat, comment vas-tu ? Mais qui étaient ces hommes, au juste ? J'espère que...

Elle s'arrêta net, et le foudroya du regard, tant et si bien qu'il s'immobilisa lui aussi, comme si elle l'avait frappé :

- Ne faites pas semblant de l'ignorer, et arrêtez de m'appeler "mon petit chat", punaise ! Deux types mastocs, armés, et l'air idiots, vous n'allez pas me faire croire que vous n'avez pas reconnus des mercenaires ! Ils vous ont payé combien pour que vous fermiez les yeux et que vous les laissiez passer !? A moins qu'ils vous aient menacé, et que vous ayez eu trop peur pour vous opposer, ou simplement leur mentir ?

Elle marqua une pause dans sa tirade, profitant du spectacle que lui offrait le visage déconfit du propriétaire des lieux. De toute évidence, elle avait visé juste, et il suffisait d'observer les regards des autres clients pour comprendre qu'ils n'étaient pas beaucoup plus fiers. Il bafouilla quelques explications, qu'elle chassa d'un geste agacé :

- Je ne vous dois plus rien, désormais. C'est un adieu !

Elle le planta là, et quitta le Chat Noir, profondément contrariée, mais surtout perdue. Au dehors, la nuit était tombée, et il faisait bien trop froid pour elle. Elle resserra le manteau de fourrure autour de ses épaules, qui s'affaissèrent comme si elle était en proie à un abattement terrible. Elle tourna le regard vers la voyageuse, qui l'accompagnait par la force du destin, et lui lança enfin :

- Je m'appelle Nesrine, au fait. Et toi, t'es qui ? Avec un peu de chance, tu vas pas me raconter des bobards, comme tout à l'heure...

Elle accompagna sa phrase d'un froncement de sourcil difficile à déchiffrer. Etait-elle vraiment contrariée, ou faisait-elle simplement semblant ? Dans tous les cas, elle se dirigea vers les écuries, où sa monture avait été bien nourrie et au chaud pendant qu'elle résidait au Chat Noir. Celle de la jeune femme s'y trouvait aussi, et elles repartirent toutes deux, à pied, tenant leur cheval par la bride. Voyager en selle, c'était s'exposer beaucoup trop aux éléments, alors qu'à pied, elles pouvaient se coller au flanc de leur cheval, et profiter de leur chaleur. Dans les rues que la nuit obombrait, le claquement sec et régulier des sabots sur les pavés étaient la seule chose qui venait briser le silence qui accompagnait les ténèbres. Il n'y avait personne à l'horizon, pour leur barrer la route, et personne sur leurs traces, ce qui ne les aidait guère à trouver où aller à cette heure de la nuit :

- Eh, par hasard, tu saurais pas où on peut s'abriter c'te nuit ? C'pas que j'aime pas l'froid, mais je commencer à en souper, moi.  Au pire, si t'as rien, on peut toujours essayer de se planquer dans une étable quelque part, sans se faire voir. Ce sera pas confortable, mais au moins on sera au chaud.

Nesrine baissa la tête, cachant son visage du vent, tandis qu'elle attendait la réponse de la jeune femme qui l'accompagnait. Le froid s'insinuait partout, et elle avait l'impression d'être gelée de l'intérieur. Toutefois, malgré les conditions climatiques désastreuses, elle ne pouvait pas s'empêcher de parler, et elle lança :

- Au fait ! Tu te débrouilles pas mal avec une dague... pour une voyageuse...

Cette fois, même si elle portait un voile, on pouvait deviner l'ampleur du sourire qu'elle arborait. Etait-ce une complicité, qui était en train de naître entre elles ?


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"Il n'y a pas pire tyrannie que celle qui se cache sous l'étendard de la Justice"

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Aglérasia
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Dim 30 Juin 2013 - 11:45
Aglérasia fut comme soulager au moment où La jeune femme accepta de prendre la dague. Soulager de quoi ? Après tout elle ne la connaissait pas. Peut être simplement du faite qu’elle soit elle aussi une femme ainsi que du Sud ou tout simplement la solidarité féminine.

Mais pour l’heure la seule chose qui intéressait Aglérasia ce fut cette montagne de muscles qui se trouvait devant elle. Cet homme, qui se tenait toujours le poignet pleins de sang, monta en pression et se saisit de sa lame courbé et se lança sur Aglérasia. Aglérasia, toujours armée de sa dague, se faufila à l’intérieur de sa garde et se saisit du poignet tenant la lame et se blotti contre lui afin qu’il ne puisse pas l’atteindre. A ce moment là, Aglérasia, fut ravie d’être plus petite afin qu’il ne puisse pas la mordre ou établir autre attaque du genre. Elle frappa à l’aide de sa dague la hanche de son adversaire, ce qui lui permit de le faire vaciller à terre.

Tout cela ce passa très rapidement, mais durant cet instant les deux femmes purent venir à bout de leur adversaire. Elles se bâtèrent de manière similaires, magnaient les même armes avec une dextérité semblable. Elles avaient décidément beaucoup plus en communs qu’elles ne voulurent l’admettre. Soudain la jeune femme l’appela et lui indique où se trouvait leur échappatoire. Aglérasia ne réfléchit pas longtemps et se dirigea sans se poser de question vers la jeune femme. Au cours de son trajet, elle rengaina son arme et attrapa, d’une main vive, sa veste que la danseuse lui avait retirée avant que tout cela ne commence. Elle l’enfila aussitôt et recouvrit instinctivement à nouveau son visage.

Aglérasia suivit la jeune danseuse jusque dans la pièce où elle s’était installée. Pendant que la jeune femme rassembla le nécessaire pour voyager, elle désigna la commode où se trouva la seconde dague d’Aglérasia. Celle-ci prit la dague sans dire un mot mais se posa quelques questions. Signifiait-ce que la jeune femme lui faisait confiance ? Etait-ce uniquement une forme de respect ou simplement un remerciement ? Il resta en permanence une part de mystère qui vogua autour de cette jeune danseuse qui ne l’était vraisemblablement pas officiellement. Cette jeune femme était en effet aussi bien danseuse qu’Aglérasia était voyageuse. Ce sentiment fut confirmer au moment où Aglérasia aperçu les dagues que la jeune femme portait dans son dos. Cela faisait donc un point de plus en commun.

Tout à coup Aglérasia fut surpris. Agréablement mais surpris quand même, en effet la jeune femme lui dit, d’une manière qui sembla être sans hésiter, de partir avec elle, qu’il ne fallait pas trainer ici. Et ainsi les deux femmes rejoignirent la pièce principale du Chat noir. Aglérasia parut aux yeux de tout le monde à nouveau tel un jeune homme. Elle assista au règlement de compte entre le patron et la jeune femme et acquiesça à plusieurs reprises comme pour accentuer les dire de la jeune femme. Et c’est ainsi que les deux jeune femmes regagnaient la nuit qui était à présent bien installé à l’extérieur. Aglérasia fut ravie d’être accompagné et d’autant plus que du faite que la jeune femme lui ait enlevé sa veste à l’intérieur, elle ne pressentit pas de grosse différence de chaleur en sortant. A peine étaient-elles sorties que le rapace d’Aglérasia se posa sur son épaule.

C’est alors que la jeune femme décida de se présenter. Elle s’appela donc Nesrine. Avec ces derniers évènement qui venaient de ce passé, Aglérasia décida d’en dévoiler plus sur elle et répondit :

« Je me prénomme Aglérasia, et je suis en effet pas seulement une voyageuse, je viens du Sud et j’ai récemment appris que j’avais une sœur qui vivait dans la région et je me retrouve donc à présent à la rechercher partout. »

Aglérasia espéra qu’elle n’en avait pas trop dit et que cela ne dévoilerai pas sa vrai nature pour le Sud. Les deux jeunes femmes récupérèrent leur monture et se dirigea vers les ruelles de la ville. Nesrine se mit à poser la question sur l’endroit de l’ébergement pour la nuit. Une chose dont Aglérasia avait oublié avec les évènements passés. Elle regarda Nesrine et lui répondit à nouveau :

« Non, je suis désolé je ne connais pas d’endroit pour passer la nuit, mais ta suggestion d’une étable n’est pas mauvaise, cela me semble même une très bonne idée. »

C’est ainsi que les deux jeunes femmes se mirent à la recherche d’un étable afin de passer la nuit mais également de se cacher afin de ne pas être retrouver par ces hommes venus du Sud qui avaient visiblement ordre de s’en prendre à Nesrine à moins que ce fut aux deux femmes. La jeune femme dessina sur son visage un sourire et constata à haute vois qu’Aglérasia magna particulièrement bien les dagues pour une voyageuse. Aglérasia fut ravie que Nesrine entame une conversation et se fut donc sans hésiter qu’elle répondit :

« Vu ta façon dêtre et tes trait du visage, tu dois également venir du Sud. Tu es donc au courant que par chez nous il n’est pas rare de voire des femmes se battre et j’ai eu la chance d’avoir eut un entrènement digne d’un chevalier par mon compagnon qui lui est chevlaier. »

Aglérasia ne put s’empêcher d’essayer de donner le moins d’informations possible tout en ayant une discution bien ouverte. A ce moment là ce fut sur les seules traits du visage visible d’Aglérasia que se déssina un sourire semblable à celui que Nésrine avait affiché.

« Tu n’es pas mal non plus dans le magniement des dagues pour une danseuse. »

Les deux femmes continuèrent ainsi leur chemin à la recherche d’une étable pour passer la nuit.

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