Dans une ruelle

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Sombre-Chêne
Seigneur de Fondcombe - Sage Elfe
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~ GRIMOIRE ~
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Jeu 22 Mai 2008 - 18:23
Dans une ruelle étroite mais étonnamment propre, deux individus. Le premier est assis sur une marche et semble abattu, il est de temps à autre parcouru de spasmes, et quelques sanglots s'échappent de ses lèvres. Le deuxième est debout, en face du premier, le visage couvert, et regarde celui qui est assis. Le deuxième homme semble poser des questions à l'autre, qui répond dans un murmure, sans lever les yeux d'une pierre qui s'était désolidarisé du dallage. Mais la distance empêche se comprendre leurs paroles, seuls quelques bribes de mots sont audibles :

"Commerçants... Gardien du Port... Capitaine... Rivalité...beaucoup de marchandises... Terreur."


Un silence, puis à nouveau quelques phrases dites par le premier individu.

"Rêve... Haute... Un jour... Jamais... Rien."


Il se tait, et la première goutte d'eau tombe, rapidement suivie de milliers d'autres. Une petite rigole se forme rapidement dans le caniveau, l'eau dégouline des toits, mais aucun des deux locuteurs ne semblent gênés, l'un profitant à moitié du couvert d'un porche, l'autre de sa capuche, rapidement imbibée. Enfin, celui qui est debout prononce un mot, un seul, assez fort pour percer le rideau de pluie :

"Combats."

Puis il s'en va, d'un pas tranquille, et disparait à une bifurquation. Le premier reste seul quelque minutes. Il s'est calmée, parait serein. A son tour, il part.


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Sombre-Chêne
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Lun 9 Juin 2008 - 21:25
Ce même deuxième était plaqué contre un mur, le visage encore une fois caché derrière sa capuche. Il faisait nuit, mais la pluie ne tombait plus. Décor identique : une ruelle sombre, étroite, comme Albyor en compte beaucoup. Impossible de dire toutefois si c'était la même, de toute façon, l'important n'est pas là. Invisible, perché sur une poutre, un hibou hulula. Aucune réponse.

Pas de pluie donc. De plus, l'air était léger, et une agréable brise s'engouffrait entre les interstices de portes, de fenêtres. Le ciel était certes toujours sombre, mais dévoilé. Seuls quelques inoffensifs cumulus trainaient encore, indolents, dans l'azur. La nuit arrivait à son terme, mais la Cité Noire n'était pas encore réveillée. Quand bien même elle l'était, l'activité dans ce quartier oublié ne serait que très réduite : une porte qui claque, un volet qui s'ouvre, quelques rares passants.

Le deuxième homme avança, sans se décoller de la surface rugueuse et irrégulière du mur. Il suivait quelqu'un, un individu qui avançait prudemment de porche en porche, de cachette en cachette, sans se douter une seconde que le danger aurait pu venir de derrière. Il s'arrêta l'espace d'un instant et en trois pas disparut à un croisement. Son poursuivant eut tôt fait de réagir et escalada la paroi d'une maison en crochetant l'une des nombreuses prises qu'elle offrait pour se retrouver sur le toit plat. En quelques foulées il le parcourut, sauta sur une autre masure pour finalement s'allonger derrière un rebord : il avait une vue plongeante sur le croisement où avait disparu celui qu'il filait. Toute cette action s'était déroulée sans un bruit.

Ainsi, le premier homme put assister à ce qui se passa quelques mètres sous lui : l'homme qu'il avait suivi faisait face à trois individus, le visage masqué d'un foulard. Tout quatre avaient un sabre dans une main. Aucun échange de parole, ce fut très rapide. Des mouvements fluides, continus. Pas un cri de rage ou de douleur. Un véritable ballet silencieux, c'est à peine si on entendait les lames s'entrechoquer. Toujours est-il que moins de deux minutes après le début du combat, les trois hommes au foulard gisaient par terre dans une mare de sang. Le survivant nettoya sa lame, et partit.

Le spectateur ne le suivit pas, il en avait assez vu.


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