Le Chantier d'Esclaves

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Radamanthe
Emir de Harondor - Prince d'Ithilien
Emir de Harondor - Prince d'Ithilien
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Localisation : Minas Tirith

~ GRIMOIRE ~
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- -:

Dim 1 Juin 2008 - 11:01


Ce lieu sinistre mais Ô combien important pour l'économie de la Cité Noire se trouve dans la partie basse de la ville, au pied des Montagnes.
La proximité du port permet d'acheminer rapidemment les nouvelles "recrues" dans leurs quartiers, limitant ainsi toute possibilité de s'échapper.



La plus grande partie de l'édifice sert à abriter les cellules des esclaves, haut lieu de déchéance où les rats apportent maladies et parasites, quand ils ne se font pas dévorés par un prisonnier désespéré.

Le Chantier est en connexion directe avec un réseau de mines dans les Montagnes, où la plupart des esclaves risquent leur pauvre vie toute la journée. Les moins malchanceux sont sans doute ceux qui restenent à la surface, à travailler la pierre pour des édifices des plus invraissemblables, pourvu qu'ils ne chutent pas d'un échafaudage...

On dit que parmis les quelques riches personnages qui peuvent se payer des serviteurs, on peut rencontrer des gens relativement compatissants. Mais il est souvent possible de trouver pire destin...

Le nombre de tentatives d'évasion est élevé, le taux de réussite nettement moins.
Et ceux qui réussissent à échapper à la garde ne survivent guère longtemps, le meurtre d'un esclave étant à peine considéré comme un crime.

Ceux qui sont ratrappé ne sont pas tués sur le champ, non, un destin pire encore les attend... Car le Chantier est dominé par la silhouette sombre du Temple Sharaman, et ces gens savent toujours faire bon usage d'une vie...
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Sombre-Chêne
Seigneur de Fondcombe - Sage Elfe
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Localisation : Edoras

~ GRIMOIRE ~
- -: Elfe de la Forêt Noire
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Mar 24 Juin 2008 - 17:04
C'était devant l'imposant et vétuste édifice : une large et longue estrade de bois, en partie rongée par les mites. Deux escaliers dans le même état, de chaque côté, permettaient d'y accéder. Le mur de scène noirci par le temps était percé en son centre d'une ouverture assez large pour que deux hommes de front puissent y passer. Un tenture de cuir rapiécée empêchaient aux spectateurs de voir ce qui se passait à l'intérieur. Au-dessus, quelques tuiles avaient été disposées sur des poutres pour protéger de la pluie ceux qui ne s'écartaient pas de plus de deux pas du mur. Aujourd'hui, acteurs et spectateurs étaient au rendez-vous dans un impressionnant brouhaha.

C'était l'Estrade des Esclaves, qu'était venu voir Eleriol. D'autres noms, selon les tendances étaient attribués à ce sinistre lieu : le Théâtre, Le Marché ou encore le Marché aux Esclaves. Chaque jour, le matin à des heures précises, les vendeurs proposaient à tour de rôle leurs articles à la clientèle qui faisait ses offres à main levée, ou en criant pour ceux qui n'avait plus la possibilité de se faire remarquer de cette manière. Les prix variaient énormément, entre les vieillards, les enfants, les femmes, les maigrichons et les colosses. Le critère principal était l'utilité. Cette utilité pouvait se manifester de plusieurs manières : la force, la beauté, le savoir-faire et le savoir. Ainsi, par exemple, on pouvait tirer un bon prix d'une femme trop vieille pour satisfaire les désirs de son maitre mais ayant un savoir culinaire non négligeable. Cette même femme dépourvu de ce talent,aussi attentionnée et serviable soit-elle, ne se vendrait pas plus cher qu'un animal de compagnie. La logique restait la même pour les autres catégories d'esclaves. Un soupçon d'humanité s'était glissé dans cet horrible commerce : tant qu'ils n'étaient pas vendus, le vendeurs portaient à leurs articles plus d'attentions que la conditions de ces derniers pouvait attendre.

Eleriol était déjà venu quelques temps auparavant, mais avait voulu à nouveau assister à cet impensable événement. Il était arrivé tôt le matin, et observait en spectateurs à la vente, et à ses "petites histoires", comme des acheteurs qui se disputent la possession d'un esclaves ou les huées de la foule lors de la présentation d'un article peu intéressant.

Un commerce s'était développé tout autour de la petite place : des badauds avaient monté de petites échoppes pour exposer leurs produits. D'autres les avaient posés sur un bout de tissu par terre. mais aucun d'eux n'avait la conviction nécessaire pour vanter leurs produits. Ils auraient eu l'air d'idiots : le commerce, à Albyor, ne marchait pas comme à Minas Tirith.

En outre, tous ne venaient pas pour acheter : ce lieu était devenu un espace important de rencontre et il n'était pas rare de voir deux personnes discuter et conclure quelque affaire. Des bourses passaient discrètement de main en main, on montrait discrètement un objet à quelqu'un, pour aussitôt le remettre à l'abri avant de darder un regard inquiet alentour.

L'observateur silencieux se figea. Avait-il bien vu? Oui, pas de doute... Serait-ce l'explication...?

L'elfe s'enveloppa dans son manteau et s'écarta du mur contre lequel il était appuyé, puis s'engagea dans une ruelle. Il était temps de parler.


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