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Balak
Seigneur de Guerre
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Localisation : là où le destin me mène.

~ GRIMOIRE ~
- -: Humain
- -: 37
- -:

Mer 25 Juin 2008 - 15:38
Adossé au mur sombre de la citadelle, Balak se tenait immobile depuis
plusieurs heures, les yeux grands ouverts, contemplant quelque vaste
horizon invisible. Un léger sourire illuminait son visage dur, et ses
yeux pétillaient d'un éclat nouveau. Ils avaient une chance! Oui, un
espoir se profilait à l'horizon. Il avait pourtant cherché de longues
heures, questionné la population peu loquace de cette ville, fréquenté
les milieux les plus mal famés de la noire cité, sans y trouver le
moindre renseignements sur leur objectif. Pourtant, il en était sûr,
cette femme sera son arme ultime pour vaincre Croc-Noir, et avec lui
tomberont les Ombres. Grâce à elle, il parviendra à vaincre les démons
de son passé. Il en était certain, elle était à Albyor. Mais si elle
n'y était pas ?
Balak chassa aussitôt cette pensée de son esprit. Son instinct ne
pouvait le duper, il l'a toujours admirablement servi, et aujourd'hui,
il lui disait d'attendre...mais attendre quoi ? ça, le mercenaire
l'ignorait, mais la réponse lui sera dévoilé sous peu, il en était
persuadé.

Son compagnon d'arme, l'ancien trésorier des Ombres, brigand vénal et
archer vétéran, devait le rejoindre dans l'instant. Si la loyauté ou
l'honneur lui ont toujours fait défauts, Alderic avait un sens aigu de
la ponctualité. Chacun était partis de son côté afin de découvrir de
nouvelles informations sur Celle-qui-fut-abandonnée, et c'était
désormais l'heure du bilan. Ses pensées furent confirmés lorsque Balak
vit un silhouette sombre se découper dans l'entrée de la ruelle.

L'ombre lui était familière, mais il avait quelque chose d'anormal
dans la démarche de l'archer. Ses pas étaient lent, sa démarche gauche
et sa tête dodelinait étrangement. Le mercenaire se précipita vers lui,
et compris la raison des mouvements incertains de l'ancienne Ombre. Le
vieux guerrier était en sang, et il semblait exténué. Lorsque son
regard croisa celui de Balak, il émis quelques grognements
incompréhensibles avant de s'effondrer à terre. Des hurlements rageurs
se firent alors entendre, et des hommes armés firent irruption dans la
ruelle. Vêtus de haillons et de maigres pièces d'armure, brandissant
quelques armes hétéroclites et usées, ces hommes convenaient
parfaitement aux descriptions que l'on fait des bandits de ville. Il
exultait de voir ainsi affaler, et l'un d'entre cria à l'adresse du
mercenaire.

Dégage de là ! C'est entre lui et nous! ce fumier a descendu trois de mes hommes! Pars d'ici et il ne t'arriveras rien.

D'un hochement de tête ironique, Balak répondit à son interlocuteur d'un ton amère :

Désolé, l'ami, mais c'est également un bon camarade. Je vous prierai
de le laisser en paix, et de rebrousser chemin. En cas inverse, je
n'aurai aucune pitié, et n'espérez pas la moindre concession de ma
part. Oubliez cet homme... ou mourrez.


Si les paroles du mercenaire ébranla quelques uns des guerriers, leur
chef s'élança, aveuglé par la colère, voulant percuter le crâne de son
adversaire grâce à un formidable marteau de guerre. Sa férocité n'avait
pas d'égal au sein du groupe , ce qui était sans doute l'origine de son
poste hiérarchique. Balak ne réagit pas, ou presque. Un simple pas de
côté, une légère poussée au niveau de l'épaule, et son adversaire,
déséquilibré par son propre armement, se retrouva à même le sol.
Utilisé la force de l'ennemi contre lui-même était l'une des premières
leçon que lui avait inculqué sa maîtresse d'escrime, dame Silka Sorge.

Mieux vaut humilier que blesser...je n'ai pas oublié.

Voyant avec quel facilité leur supérieur avait été vaincu, les quatre
soudards s'enfuirent ventre à terre.L'autre se releva tant bien que
mal, et tenta à nouveau d'abattre son lourd marteau contre Balak. Il ne
lui en laissa pas le temps.
Dans un mouvement d'une infinie précision, le mercenaire avait libéré
son étincelante Double-lame du drap sombre qui l'enveloppait et la
brandit face à l'hargneux combattant. Combien de temps se déroula alors
? un instant ? le temps d'un souffle plutôt, le dernier du malandrin.
L'une des lames de mithril pénétra aisément la chair humaine, molle et
fragile. Le visage du bandit se figea dans une dernière
expression de terreur, et son corps s'écroula au sol, inerte. Balak se
précipita alors vers son ami blessé.

Alderic! Par les Anciens, Alderics, reste avec moi!

Il est trop mal en point pour vous répondre.

Balak fit volte-face, prêt à frapper. Un homme grand, maigre et chauve se tenait face à lui.

Si vous voulez qu'il vive...Il faudra m'écouter attentivement, Balak , fils de Wagoc..
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