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Sombre-Chêne
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Lun 30 Juin 2008 - 17:03
Le soir tombait (sans pour autant aue la lumière ne diminuât), mais l'activité sur les quais restait toujours importante. Les paquets de danrées passaient de main en main, ou étaient transportées sur quelques dos courbés par le poids, l'âge et la fatigue. Cela étant, cette activitée restait incroyablement silencieuse par rapport à son importance. Bien sûr, des ordres fusaient de ci de là, des fouets claquqient de temps à autres, mais on eût dit un jour de deuil.

Eleriol, l'étrange et mysterieux elfe, scrutait la foule, comme il avait souvent l'habitude de le faire d'ailleurs. Légèrement en hauteur sur un muret, il occupait une position idéale. Presque aucun passant n'échappait à sa vue per[s]ante. Finalement, il vit celui qu'il cherchait. Dépassant de plusieurs têtes la plupart de ceux qui l'entouraient, coiffé d'un étrange béret, un borgne n'aurait pu ne pas le voir.

L'elfe descendit de son perchoir et suivit le géant sur une trentaine de mètres, jusqu'à un hangar délabré à l'intérieur duquel pénétra le marchand. Au même instant retentissait le gong du Sharman. Eleriol observa auelaues secondes de plus l'entrepot, puis retourna sur son muret. Ralya, Eodroc ne devraient plus tarder... ainsi aue l'invité surprise.

//Sc, en coup de vent//


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Hadhod Croix-de-Fer
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Lun 30 Juin 2008 - 18:57
Ralya et son associé marchaient lentement et avec corconspection...

"... ce soir au port devant le quai Sud, là où arrivent les navires venant du Sud également. Disons... quand les prêtres de Sharman sonneront la prière du soir."

Ces paroles résonnaient toujours sous le crâne d'Eodroc comme si elles venaient de lui être répétées à l'instant. D'ailleurs, létrange personnage qui avait proféré ces dires n'était pas très loin: le garde l'apercevait, là-bas, sur son perchoir. Car si les yeux de l'Albyorite ne pouvaient surpasser ceux de l'Elfe, sa faible connaissance du quartier du port prévalait sur le savoir inexistant de l'étranger en cette matière; et Eodroc avait déjà apprécié les avantages qu'offre le Mur du quai Sud en terme d'espionnage.

Aussi, en pénétrant dans le quartier, le garde avait en premier lieu repéré l'endroit et trouvé une silouhette. Il aurait volotiers emprunté un autre chemin pour parvenir à l'improviste sur les arrières de l'individu en question, mais primo, la situation n'était pas à la rigolade, secondo, il fallait toujours se montrer plus bêtes qu'on ne l'est vraiment, avec ce genre d'oiseau, et tertio, ce dernier venait juste de quitter le haut lieu pour disparaître sous un vieux toit.

"S'il joue à cache-cache... se dit-il." Mais il n'acheva pas sa phrase.

Les deux compères traversèrent une partie du quai Sud comme les cloches sonnaient, pour finalement arriver sous le hangar en question.

"Un peu en retard, j'en conviens... mais le lieu est insolite, vous en conviendrez à votre tour, fit-il avant même d'avoir vu Eleriol."




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Nârwel Rusk-Iâr
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Mar 1 Juil 2008 - 0:34
Le Gardien du Port était inquiet. La main posée sur la garde de son épée, il avait prit quelques précautions, le Port, son fief était peuplé d'esclave et de marchand, et d'autant de malandrins et de voleurs. Sous des capes miteuse quelques homme de sa milice sillonaient les ruelles en bînome ou en trio. Si ce n'était pas les pseudo unités d'élite de La Garde, ces miliciens savait y faire en terrain connu. Et s'ils avaient un problème, ils sauraient donné l'alerte en un rien de temps.

Alors qu'Eodroc s'engouffrait dans le hangar, Ralya le suivit à reculons, finnissant d'épier les moindres faits et gestes des passants. Il avait remarquer quelques petites choses inquiètantes, mais rien de bien extraordinaire pour une soirée comme celle-ci.

Alors qu'il se tourna vers Eodroc et l'interieur du hangar, et éclair zébra le ciel, et sa lumière illumina la halle dévoilant tout ceux qui s'y trouvaient.

De longues secondes après le tonnerre gronda. L'orage était encore loin, mais il arrivait et rien ne le stopperai.
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Sombre-Chêne
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Mar 8 Juil 2008 - 11:43
Un sourire illumina l'espace d'un instant le visage d'Eleriol qui descendit d'un unique saut de son perchoir, avant de se recevoir souplement sur le sol sale et poussiéreux. Tandis qu'il se relevait, sa cape glissa sur son épaule, dévoilant une poignée finement ouvragée. Si l'elfe s'en apperçut, il ne s'en formalisa pas et se contenta de replacer le tissu.

Le Voyageur, Ralya et Eodroc se trouvaient en un lieu épargné par l'agitation qui régnait dans tout le port. En fait, ils n'en étaient séparés que par le mur, aussi qualifiable de tas de brique : il semblait qu'une simple rafale eût suffi à le renverser. Et pourtant, depuis la dizaine d'années où il avait été érigé, il tenait bon. Certes, de temps à autre, un parpaing tombait au sol, abaissant peu à peu le mur. On lui donnait encore une vingtaine d'années avant de devenir obsolète. Ainsi, ils étaient au calme. De plus, comme on l'a dit, l'activité à côté ne créait qu'un bourdonnement sourd qui ne gênait en rien la discussion.

Le lieu de rendez-vous n'avait rien de reluisant. Le toit de l'entrepôt était percé en de nombreux endroits, rendant impossible la conservation de denrées : sous chaque ouverture était visible une marque d'humidité. Par conséquent, il ne restait plus que quelques caisses éventrées, leur contenu pourri étalé devant elles. En outre, comme dans tous les lieux abandonnés ou oubliés d'Albyor, régnait cette odeur entêtante et pestilentielle d'urine. A force, les Albyorites s'y étaient fait.

C'est dans ce cadre peu avenant mais courant de la Cité Noire qu'Eleriol avait fixé le rendez-vous.

Je constate que vous m'avez fait confiance en venant... même si vous n'aviez pas vraiment d'autre choix. Moi-même j'ai tenu ma promesse en venant. Si tout se passe comme je l'ai prévu, toute cette histoire sera réglée ce soir même. Je vous dois au moins cela, après vous avoir fait languir toute la journée.

Il toussota, fronça légèrement les sourcils et réfléchi silencieusement un instant. Puis il poursuivit :

Bien... Capitaine, je pense que vous pouvez nous rejoindre maintenant.


On entendit un faible bruissement, et le visage déconfit du capitaine apparut dans l'encadrement de ce qui avait du être autrefois une porte. sans doute pensait-il avoir été discret... Hésitant, il s'avança, dardant sur ses deux enquêteurs un regard ou se mêlaient inquiétude et incompréhension. L'elfe brisa le silence :

Voilà qui est parfait. Nous sommes réunis, les choses vont sans doute s'éclairer maintenant. Ralya, Eodroc, pour vous ôter toute suspicion, c'est moi qui ait convié votre supérieur ici. Par où commencer? Ah oui, j'y suis
.

Eleriol, de toute évidence, se délectait de a surprise et du doute des trois hommes. Chacun avait porté sa main près de la garde de sa lame. Inquiétude, peur d'avoir été dupé.

Capitaine... Oui, je vous parle. La nuit dernière je vous ai vu de mes propres yeux combattre trois individus et les tuer, un à un. Paix à leur âme, qui qu'ils puissent être. Cela n'a en soit rien d'extraordinaire à Albyor. Mais, peut-être malgré moi, dans les circonstances telles qu'aujourd'hui, je ne peux qu'y attacher une certaine attention. J'ai déjà une petite idée de ce qui a pu se passer, mais j'aimerais d'abord vous laisser parler. Ou bien laisser parler Ralya ou Eodroc.

Personne ne répondit. L'elfe poursuivit, un tantinet irrité :

Je vous en prie, ne perdons pas de temps. Sautons plusieurs étapes de la discussion pour gagner du temps. Capitaine inutile de nier le combat auquel j'ai assisté. La preuve? Très simple en réalité. Si vous n'avez rien à vous reprocher, vous ne seriez pas venu. Bon. Cela étant établi, inutile de le cacher : vos deux subalternes ont là une magnifique occasion de... prendre quelque initiative à votre insu. Libre à eux de décider quoi exactement. Maintenant, avez-vous récupéré vos capacités de parole?


C'était pour le moins direct et déroutant.


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Nârwel Rusk-Iâr
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Mar 8 Juil 2008 - 12:18
Effectivement, les doigts de Ralya blanchirent un peu plus quand le Capitaine s'avança. Et le regard froid et suspicieux de Ralya n'avait de cesse de jongler entre Eleriol et le Capitaine. Il surveillait leurs moindres mouvements, et à un moment même il se surpris à demi en train d'observer les mains d'Eodroc qui se rapprochaient doucement de son couteau.

"...vos deux subalternes ont là une magnifique occasion de... prendre quelque initiative à votre insu. Libre à eux de décider quoi exactement. Maintenant, avez-vous récupéré vos capacités de parole?"

Percutant quelques secondes trop tard la fierté du Gardien du Port repris le dessus un instant. Irrité il ne put s'en empêcher.

"Je ne suis pas son subalterne."

Mais le regard de l'Elfe l'invita à ne pas poursuivre sur cette voix. Pour un Albyorite tel que Ralya les Elfes étaient les ennemis juré du Dieu Melkor, et alors qu'il pensait qu'ils n'appartenaient qu'a ces légendes faites pour terrifier la population, voilà qu'un digne représantant de cette race consentait à faire son travail à sa place. Trouver un individus plus malades et plus dangereux que le reste des vicieux qui trainaient à Albyor. Comment un étranger pouvait il en arriver là?

Mais bientôt le Gardien du Port s'inquièta d'autre chose. A quoi pouvait ressembler un Elfe impatient? Cette race était elle colèrique? Et prompte à la violence? Car même si le contact avec son épée le rassurait, Ralya ne péserait pas bien lourd face à Eleriol, et il le savait.
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Hadhod Croix-de-Fer
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Mar 8 Juil 2008 - 18:25
Eodroc aussi savait pertinament que sa seule petite lame ne servirait de rien face à la maudite arme dont Eleriol avait dévoilé la garde. Hélas! Fallait-il que les légendes viennent perturber le quotidien des Albyorites?

Lorsqu'il avait aperçu son supérieur, qui l'était encore officiellement seulement, le garde avait cru comprendre enfin les desseins de l'étranger: dénoncer les agissements suspects des deux enquêteurs et les avoir attiré dans un coin sombre pour avoir leur peau... contre une récompense, bien sûr. Mais il vit qu'il n'en était pas ainsi, que le supérieur semblait aussi déconcerté que les deux autres, et que, s'ils l'avaient voulu et s'ils avaient été de connivence, Eleriol et l'officier n'auraient fait qu'une seule bouchée d'Eodroc et Ralya en combat rapproché.

Non, l'individu aux os saillants et aux membres décharnés savait maintenant que les mots restaient la seule arme valable, pour lui. Mais sous ses yeux globuleux se lisait néanmoins le doute, et une bonne dose d'interrogation. S'il avait pu percer les yeux de ce sale oreilles-pointues et lire dans ses pensées ses buts dans la présente histoire, il l'aurait fait volontiers. En tout cas, quoi qu'en dise ce dernier, ceux-ci n'était pas simplement la curiosité et le désir que remettre les choses en ordre, pour sûr.

Mais il s'adressa en premier au Capitaine, qui appeuré et surpris, serait plus iffluençable:

"Vous avez donc trois meurtre sur la conscience, monsieur. Car il me semble que je ne devrais pas employer le mot Capitaine pour quelqu'un qui devrait se trouver au cachot. Mais pourquoi ces trois meurtre, hein? Pour cacher de vilaines choses, je gage... de vilaines choses qu'il ne vailait mieux pas ébruiter... non? Hélas pour ces malheureux, ils en savaient sans doute trop. Allons, qu'est-ce donc? Cette affaire de meurtre vous a-t-elle impliqué?"

Ses yeux étaient perçants, son ton, railleur. Le frêle Eodroc avait soudain paru grandir tandis que le capitaine se tassait...

"Allons, qu'avez-vous à répondre?"




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Sombre-Chêne
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Mer 9 Juil 2008 - 11:25
Eleriol hésita un instant puis répliqua à la place du Capitaine :

Ce n'est pas le fait que notre ami ait tué ces trois hommes qui l'incriminera. S'il ne l'avait pas fait, il serait aujourd'hui mort. Légitime défense. Non, ce qui est troublant, c'est ce combat en lui-même, ce que faisait le Capitaine là-bas.

L'elfe soupira, comme légèrement exaspéré, puis reprit à l'adresse de l'infortuné capitaine qui n'avait toujours pas pipé mot :

Mais nous ne sommes pas les seuls à savoir n'est-ce pas?

L'intéressé ne répondit pas, approchant simplement un peu plus sa main de la poignée de sa lame, pendue à son côté droit. Elriol, à nouveau aux deux acolytes :

Chers enquêteurs, dans votre solitude aujourd'hui, n'avez vous pas réfléchi un instant au comportement du pauvre Jilhad? A votre avis, Etait-ce vraiment vous qui l'effrayiez?


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Hadhod Croix-de-Fer
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Mer 9 Juil 2008 - 13:14
Tandis que le Capitaine paraissait avoir perdu sa langue, Eodroc répondit à l'interrogation de l'Elfe par une question:

"Voulez-vous dire que le marchand avait peur d'une autre personne..."

Il hésita un instant au sujet de la fin de sa phrase, n'étant pas du tout sûr de sa conjecture...

"... de vous?"

Il est vrai que Jilhad n'avait guère fourni d'information pertinente, se contentant simplement de répondre de façon très succinte à l'interrogatoire des enquêteurs. Et la menace de la torture ou de l'emprisonnement, quoique l'alarmant, n'avait pas semblé le décider à parler davantage. Pourtant, quel sort plus affreeux que les deux précédents pouvaient l'avoir tant effrayé?

Eodroc, bien qu'à l'habitude très clairvoyant et rusé, avait de la peine à suivre l'histoire dans laquelle ils s'étaient embringués, lui et son ancien rival. N'auraient-ils pas mieux fait de se plier aux ordres, et de se méfier en plus ample mesure de la proposition d'Eleriol, quand ils en avaient eu le temps? Désormais, ils se trouvaient dans une impasse: l'une des issues était bloqué, celle qui se situait dans leur dos... ils n'avaient plus le choix, il fallait avancer pour sortir de cette affaire et tirer leur épingle du jeu.

Pourtant, le garde se sentait dépassé par les évènements, et à la merci d'Eleriol. En vérité, il avait bien peur que lui-même, son acolyte, et son capitaine soient trois marionnettes aux main d'un Elfe, servant ses propres desseins. Mais une pensée germa dans sa tête, et il ne put se contenir plus longtemps:

"Qu'est-ce qui nous dit que le Capitaine ne joue pas un jeu préparé d'avance, de connivence avec vous, afin, mettons, de tirer de nous deux quelque information... enfin, vous voyez de quoi je parle..."




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Jeu 10 Juil 2008 - 17:14
Eleriol resta quelques secondes immobile à fixer Ralya, une ombre de doute sur le visage. Déstabilisé? Pas le moins du monde. En effet, ses traits se peignirent d'un sourire amusé tout à fait inattendu :

Moi? Vous pensez que j'ai effrayé ce pauvre marchand? Ce serait bien mal me connaitre (même s'il est vrai que vous ne me connaissez pas, certes). Quelle avantage y aurais-je eu? Ah oui, selon vous je suis à la solde du capitaine, qui aurait monté tout cette histoire pour vous tirer des vers du nez... Ma foi pourquoi pas? Mais voyez-vous, mon séjour à Albyor m'a laissé voir que souvent, quand on veut quelque chose, on agit radicalement. Dans notre cas, je pense que le Capitaine se serait contenté d'engager quelques mercenaires pour savoir ce qu'il voulait savoir.


Il s'arrêta, resta interdit quelques secondes, puis reprit :

Il vous appartient de me croire ou pas. Mais si vous le permettez, nous allons continuer. Bien. Il semble que le Capitaine ne soit pas disposé à parler, je vais donc devoir le faire à sa place. Voici comment je vois les choses, qui sont bien moins compliquées que ce que vous semblez croire. Allez savoir depuis combien de temps notre ami se prête à ses activités nocturnes. Être assis derrière son bureau toute la journée depuis quelques dizaines d'années, ça monte à la tête... Je me trompe?


Pas de réponse.

J'ai pu être le témoin de ces actes. Bien que ma discrétion m'y ait fortement aidé, il est tout à fait probable que je ne sois pas le premier. D'autres, volontairement au pas, m'ont sans aucun doute précédé. Je pense par exemple à... Jilhad? Le problème pour lui, c'est que vous avez du vous en rendre compte. et dès ce jour, son existence a pas du être facile. Et puis il y a eu le meurtre. Aussitôt, notre ami a vu une occasion en or de se débarrasser de ce gênant témoin. La suite, vous la connaissez. Jilhad vient (peut-être croyait-il rencontrer le Capitaine pour lui parler, lui jurer qu'il n'avait rien fait) et vous trouve. Le danger est toujours là, il ne parle pas, et finalement se fait embarquer. Quant au cadavre chez lui, cela reste un mystère pour moi. A-t-il été mis dans cette cave par notre Capitaine? Peut-être va-t-il nous le dire?


Toujours pas de réponse.


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Nârwel Rusk-Iâr
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Ven 11 Juil 2008 - 11:20
Ralya soutint le regard de l'Elfe sans sciller, quand bien même il savait au fond de lui qu'il se rappellerait toujours de ce bref instant. Au final l'Elfe n'avait rien de terrifiant, du moins pour le moment, mais l'aura qui l'entourait restait inquiètante.

Le Capitaine ne répondant pas, le Gardien s'éclairci le fond de la gorge.

"Monsieur l'Elfe, vous semblez être quelque peu omniscient sur cette affaire. Affaire qui n'est pas la mienne, mais celle d'Eodroc. Et si vous ne me montrez pas le lien avec mon affaire je ne vois pas pourquoi je m'attarderait en ce lieu. Mon respect envers Eodroc n'est pas encore assez important pour que je le défende dans un combat perdu d'avance. L'affaire, insignifiante je vous l'accorde, qui me concerne relate simplement l'apparition mystérieuse d'un écorché sur la voie publique, et peut être la découverte de quelques imperfections dans les profondeurs du Temple Shamaran."

Ralya lâcha la garde de son arme pour la première fois et écarta les bras et pris un air faussement important.

"Je suis le Gardien du Port quoi, et enquêter n'est pas ma seul attribution..."
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Ven 11 Juil 2008 - 14:41
Eodroc fut surpris par les déclaration de Ralya, et il le fit savoir:

"Mon affaire? dit-il. Mon affaire, dites-vous? Mais qui fouinait chez le Capitaine pour entamer les investigations, l'autre soir? L'écorché de la ruelle, et ceux du temple, voilà aussi mon affaire, et nulle autre. Et puisque nous avons des buts communs, je crois que dire "notre affaire" serait moins éloigné de la vérité... Enfin passons outre..."

Il n'en dit rien, mais il soupçonnait fortement, à présent, son acolyte, pensant que révéler la tentative de corruption du garde et la volonté d'Eodroc dévincer son supérieur pouvait être une arme pou Ralya en pareil situation. Fort heureusement, l'autre n'en fit rien, pour le moment du moins. Après avoir arrêté sa prise de parole à cause de ce doute, le maigrelet continua, mais pour son capitaine, cette fois:

"Alors, l'ordre de ne pas se rendre chez Jilhad, c'était pour ça? Je vois votre jeu, à présent, bien que quelques éclaircissements seront sans doute encore nécéssaires. Mais je ne doute pas que notre bon Elfe saura y remédier... Malheureusement pour vous, tout en respectant vos ordres, nous avons pu interroger le marchant, et cela grâce à Ralya, qui a gentilment invité Jilhad dans son bureau. Mais lorsque vous avez eu vent de nos agissements, vous vous êtes empressé d'envoyer tous vos hommes pour capturer l'innocent commerçant. Au fond d'un cachot, les révélations ont plus de mal à sortir. N'ai-je pas raison, 'Capitaine', ou êtes vous trop muet pour répondre?"

Pourquoi diable cet Eleriol avait-il amené le Capitaine, s'il n'avait pas le courage de l'ouvrir et d'aligner deux mots?




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Jeu 31 Juil 2008 - 16:12
Encore une fois, le silence s'installa, pesant. Le bourdonnement de l'activité portuaire n'avait pas faibli, il faisait toujours aussi noir. Un petite brise s'était levée, apportant un touche de fraicheur plus que bienvenue. Surement plus violents en altitude, elle avait miraculeusement arrêté l'orage qui s'était dirigés vers Albyor. Les énormes nuages stagnaient au-dessus du temple Sharman qui de toute évidence n'avait pas été épargné. Dans quelques heures, ils ne seraient qu'un "mauvais souvenir". Ce fut Eleriol qui, encore une fois, prit la parole à la place du Capitaine :

"En fait, cher ami, déclara-t-il à Eodroc, votre ami n'a pas complètement tort lorsqu'il avance que cette histoire n'est pas de son ressort. L'écorché du port et ceux du temple n'ont, j'en suis désormais sûr, rien à voir. Le capitaine a profité de l'occasion pour arriver à ses fins personnelles. Il voulait combattre, retrouver le sang, approcher la mort. Les cérémonies, la bureaucratie, la convoitise, les belles paroles... Ce n'était plus pour lui. Et pourtant, il ne voulait pas perdre les avantages qu'il possédait en étant démasqué. Il lui aurait été impossible de vivre comme les vrais hors la loi. Pathétique non?

-Assez!"

Enfin, un mot avait franchi le mur que formait ses lèvres crasseuses depuis le début. L'humiliation avait fini par vaincre son mutisme. Pourtant, il ne s'était pas énervé, sa voix ne tremblait pas. Seul signe de sa tension : les jointures blanchies de ses doigts serrés.

"Vous ne savez rien, rien de ce que j'ai vécu"


La première phrase parut décevoir l'elfe, qui affichait une moue dubitative. Il est vrai que l'entrée en la matière n'était pas très original. Jouer l'incompris ne plaiderait pas en sa faveur.

"Oui, ça fait plusieurs années que je quitte le soir le siège de mon bureau pour goûter à nouveau aux plaisirs auxquels j'avais renoncé il y a si longtemps. Je ne suis pas ce rat d'Eodroc qui louche sur mon poste depuis son entrée à mon service, qui se nourrit de mièvrerie et qui a peur de la minuscule lame qu'il ne porte que pour se donner une contenance. Non, je ne suis pas non plus Ralya qui porte une haine féroce sur tout se rapporte à la Garde de la Cité, qui vit renfermé dans le port, qui se fiche de ce qui peut se passer ailleurs. Et je ne suis pas vous, Maitre elfe inconnu de tous, venant de nul part et qui sème le trouble là où il va, qui ferait mieux de s'occuper de ses propres affaires. Je ne suis aucun de vous, vous ne me connaissez pas, vous n'avez aucun droit de juger mes actions."

Il partit d'un rire froid, sans joie, qui résonna contre les mur de l'entrepôt abandonné et recouvrit le murmure du port. Derrière le mur, les Albyorites avaient du l'entendre, mais personne ne vint perturber le quatuor.

"Dans votre récit, Jilhad est la victime, la pauvre victime, l'innocent châtié de sa curiosité. Non, le voyageur n'est pas omniscient sur cette histoire, Ralya. Il n'a fait que faire le rapprochement entre plusieurs éléments. Vous aussi, lorsque je vous ai demandé d'enquêter sur Jilhad, vous auriez pu avoir des doutes. Depuis quand un simple cadavre à Albyor intrigue-t-il le capitaine de la garde? Jilhad, donc, n'était pas l'agneau que vous décrivez. Vous l'avez dit vous même, elfe, que si j'avais voulu faire parler ces deux personnes, je ne me serais pas embêté. Pourquoi donc n'ai-ja pas simplement éliminé le marchand? Qu'est-ce qui m'en empêchait? Quel lien...?

-Sharman,
l'interrompit Eleriol. Vous et Jilhad êtes des fidèles, les Cinquante n'accepteraient jamais que des fidèles s'entretuent. Ils ne sont pas assez nombreux pour passer outre. Et vous teniez à votre vie. Vous saviez que s'il était assassiné, les Cinquante vous retrouverait, d'une manière ou d'une autre. Il fallait donc que sa disparition paraisse naturelle. Mais son emprisonnement ne paraitra naturel qu'aux idiots, à ceux qui se voileront les yeux. Ce que ne feront pas les Cinquante, n'est-ce pas?"

La métamorphose était impressionnante. L'homme qui quelques minutes plus tôt semblait prêt à éclater, à tirer l'épée, et bien ce même homme semblait à présent se délecter de la situation, un sourire mauvais lui assombrissant le visage.

"Exact. C'est à présent que nous arrivons au corps retrouvé chez Jilhad. J'ai examiné ce corps, j'en ai tiré des conclusions. Les Cinquante aussi ont envoyé quelqu'un sur place, évidemment, cela ne fait aucun doute. Eux aussi en ont tiré des conclusions. Et ont abandonné le pauvre commerçant à son sort. Pourquoi? Parce que le corps portait au sommet du crâne une profonde entaille révélatrice. C'est ce même genre d'entailles que font les Cinquante lors des sacrifices. Jilhad avait donc voulu reproduire ce sacrifice, mais, apeuré j'imagine, n'a pu aller jusqu'au bout. Le mal était déjà fait, car Ecorcher, avec un E majuscule, est interdit a tout autre que les Cinquante. Jilhad a donc était banni de l'ordre et a perdu la protection qu'il pouvait espérer. Ce qui laissait libre d'agir. Il est vraiment idiot."


Son rire glaciale s'éleva une nouvelle fois dans la pièce ravagée, aussi pénétrant que l'acier. Chacun en ressentit un vive froid. Le Capitaine, une fois calmé, questionna :

"Maintenant, je serais moi aussi curieux d'apprendre ce que nous semblons tous ignorer, sauf vous."


Il semblait avoir oublié qu'il venait d'être démasqué, et qu'en face de lui se tenaient deux hommes qui représentaient pour lui une menace imminente.


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Sam 2 Aoû 2008 - 13:38
Cette affaire devenait de plus en plus compliquée: le lien entre les temple Sharman et l'écorché du port était étroit, certes, et assez subtil pour quelqu'un qui ne fait pas partie des fidèles. Eodroc et Ralya étaient de ceux-là; il avait finalement fallu toutes les explications de cet Elfe sorit de nulle part pour terminer l'enquête au nez et à la barbe des deux enquêteurs - ou pseudo-enquêteurs, ou encore enquêteurs du dimanche, comme disent certains.

Eodroc resta muet, attendant la suite avec impatience. Il n'avait pas tout saisi au sujet de la culpabilité de son Capitaine, et pour une fois, sa ruse ne servait plus de rien, ses paroles venimeuses ne sortirent point, ne murirent même pas dans son esprit.

Il fut heureux que l'athmosphère ait été rafraîchie par le vent nouvellement levé, car l'air sous le hangar était devenu de plus en plus immobile à mesure que les révélations se succédaient.

Mais le silence venait à présent de revenir, et Eodroc devenait de plus en plus tendu, comme la corde d'un vieil arc bandé outre mesure et qui serait prête à craquer... Et elle craqua.

"Poursuivez, Eleriol, puisque vous savez en connaître tant."

[Désolé pour la longueur, guère le temps...]




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Sombre-Chêne
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Dim 3 Aoû 2008 - 18:02
L'elfe sembla hésiter. Il fit mine de sortir, puis se ravisa et demeura interdit quelques longues et interminables secondes durant lesquelles chacun d'eux put apprécier pleinement le souffle d'air qui assainissait l'atmosphère, masquant les relents d'urine et de pourriture avec les effluves d'épices volées sur le port. Une douzaine de pieds au-dessus d'eux, accrochés aux restes de charpente, des pans de tissus et de cuirs rongés par on ne sait trop quel animal claquaient sinistrement.

Eleriol, finalement, sourit d'un de ses sourires énigmatiques, toujours inattendus que les deux enquêteurs lui avaient souvent vu. Il inclina légèrement la tête, amusé, et ordonna, sans une once d'autorité ou de menace :

Dans ce cas suivez-moi. Ensuite, Capitaine, je laisserai décider vos deux collègues de votre avenir. Je ne prierai pas pour leur clémence. Peut-être désirent-il vous tuer sur le champ?

Sans attendre de réponse, il tourna le dos aux trois Albyorites, enjamba un baril éventré et quitta le hangar par l'une des ouvertures aménagées par le temps et le mauvais temps. Il attendit là quelques minutes, laissant le temps à Eodroc et Ralya de reprendre leur esprit et décider de la conduite à adopter. Puis, sans vérifier s'il était suivi ou pas, il longea l'un des murs du hangar, évitant ainsi de pénétrer dans la foule, puis bifurqua dans un passage où seul une poignée de porteurs de pressaient, dans un sens et dans l'autre. L'elfe poursuivit sa marche calme sur une trentaine de mètres, et s'arrêta devant un hangar, semblable à tous les autres. Une serrure qui semblait plus vieille que le plus vieux des hommes fermait la porte. Eleriol sortit une étrange tige en fer des replis de sa cape, et l'utilisa pour ouvrir la porte. Le Voyageur la poussa légèrement, laissant seulement l'espace nécessaire pour passer et entra dans le dépôt. Un tas de caisses empêchait de voir quoi que soit. A l'intérieur, deux personnes parlaient. L'air était saturé de poussières en suspension, poussière qui n'atténuait pas l'horrible odeur de décomposition.

L'elfe s'avança davantage, habituant ses yeux à la pénombre. Il s'approcha d'une extrémité de l'empilement de cageots et sortit prudemment sa tête, puis se remit à l'abri, satisfait. Le marchand qu'il avait suivi juste avant d'accueillir les trois Albyorites était bien là, parlant avec animation avec un jeune homme qui ne semblait pas bien sûr de lui. Ralya, s'il était là, aurait pu le reconnaitre. C'était le gamin qu'il avait interrogé le jour de la découverte du premier corps, et qu'un mystérieux individu avait sauvé d'un mauvais quart d'heure. Derrière le jeune homme et le marchand, suspendu en l'air par un crochet, tournoyant lentement sur lui-même, un cadavre tout a fait semblable à celui trouvé dans un autre dépôt du port, la veille.

Enfin, Eleriol se retourna pour vérifier si les autres l'avaient suivi.


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Hadhod Croix-de-Fer
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Lun 4 Aoû 2008 - 13:57
Il n'étaient à présent plus que trois dans le hangar qui avait servi de point de rendez-vous: un Capitaine démasqué, un de ses hommes qui souhaitait par-dessus tout le voir déchu de son poste, et un gardien du port qui n'aimait sans doute ni l'un ni l'autre des deux premiers.

C'était l'occasion ou jamais pour Eodroc d'utiliser la haine qu'ont les représentants des docks à l'égard de gradés de l'intérieur de la ville afin de se débarrasser une fois pour toute de ce maudit gêneur dont il était le subalterne...

Il lança un regard à son acolyte, un regard qui voulait en dire long. En vérité, il souhaitait bel et bien occir son ancien chef tout en sachant que ce dernier, armé de son épée habituelle, n'aurait sans doute pas trop à craindre en combat loyal d'Eodroc, de sa petite lame, et de Ralya le rat du port. Le mieux était bel et bien d'utiliser la ruse et l'hypocrisie pour arriver à ses fins.

"Cet Elfe commence à m'échauffer quelque peu, même si je ne le montre pas, déclara-t-il à voix basse. Qu'en ditent-vous, Capitaine? Nous pourrions, Ralya et moi, oublier vos petites histoire si vous nous aidiez à supprimer cet étranger qui pollue par sa seule présence l'ordre d'Albyor."

Il s'arrêta un instant, n'osant quitter son vis-à-vis des yeux et redoutant plus que jamais son compère de Ralya: en effet, les unions passagères, aussi étranges puissent-elles paraître, n'étaient pas à exclure dans ces cas-là. Eodroc, lui, ne pensait toutefois pas à trahir son compagnon enquêteur, mais envisageait simplement un coup pas très glorieux dans le dos du Capitaine pendant que le trio rejoindrait Eleriol.

"Allons-y... Il ne doit être parti bien loin."




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Hadhod Croix-de-Fer
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Lun 1 Sep 2008 - 11:28
Eleriol vit, par l'ouverture qu'il venait de ménager, une ombre s'avancer lentement, avant qu'une silouhette frêle ne se dessine plus distinctement. Si elle évoluait avec tant de lenteur, c'est qu'elle semblait être affairée à autre chose que de regarder où elle mettait les pieds... En vérité, on aurait dit qu'elle caressait une petite bête dans ses mains.

Puis l'Elfe put remarquer, grâce à la vue de sa race et au temps qui s'était écoulé durant lequel il avait pu habituer ses yeux à la relative obscurité des lieux et à la touffeur de l'air, qu'il s'agissait ni plus ni moins d'Eodroc qu'il venait de quitter quelques minutes plus tôt. Et ce dont il s'occupait et qui prenait de la place en ses mains n'était autre que la petite lame qu'il avait porté juste comme décoration pendant bien des années. Aujourd'hui, elle avait servi.

Car l'Albyorite n'était pas en train de caresser quoi que ce soit, mais essuyait grâce à un mouchoir gris et crasseux le fer de son arme ridicule. L'étoffe prenait une teinte rouge bordeau, et fut totalement imbibée de plasma lorsque le garde replaça l'épée à sa ceinture. Il paraissait satisfait, mais derrière ce sourire affiché se cachait une grande angoisse. Il jeta l'étoffe à terre, dans un coin sombre des lieux, pensant que cela ne souillerait pas plus le hangar qu'il ne l'était déjà, et articula quelques phrases.

"Je crains que votre proposition n'ait éveillé en moi un languir trop fort pour que je laisse le capitaine discuter avec ces deux hommes. Il ne viendra plus. Il n'est plus Capitaine; il n'est même plus Albyorite, il ne l'a jamùais été d'ailleurs, selon moi. Hélas, je crois que sa haine pour vous a émoussé sa méfiance envers moi. Il n'a pas trop crié, c'est une chance. Ralya planque son corps dans le hangar que nous avons quitté. Un poignard en pleine gorge de la part de l'esclave Eodroc, j'imagine qu'il ne s'attendait pas à cette mort, même dans ses plus sombre cauchemars..."

Vint alors Ralya, en pressant le pas. Il avait un peu de sang sur les doigts. Eodroc continua... la présence de l'hideuse vision, du cadavre tout accroché en l'air ne le troublait presque plus, après tout ce qui s'était passé...

"Il n'y aura plus d'Eodroc l'esclave, désormais... le Capitaine n'est plus, vient mon tour d'en trouver la récompense, j'espère. Désolé, Ralya très cher, mon mouchoir m'a servi, mais il vous reste vos habits. Le sang vous va à merveille."

Derrière son ton assuré se cachait toujours une profonde angoisse, et il s'arrêta net, fixant tour à tour les deux inconnus, les dévisageant, les parcourant du regard de pied en cape. C'est qu'une petite explication d'Eleriol ne serait pas de trop. Le Capitaine avait payé pour ses méfaits, mais Eodroc n'était à présent pas blanc comme neige. Puisse le ciel faire qu'il ne paie pas lui non plus. Mais le ciel ne pouvait guère pour lui en la situation présente. Il était à la mercie des deux inconnus, et à la mercie de l'Elfe, son pion en quelque sorte, comme il l'avait toujours été depuis le début de cette affaire, sans doute.




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Lun 1 Sep 2008 - 12:30
"Le Gardien du Port à le droit d'avoir du sang sur les mains, Eodroc."

C'était une menace à demi dissimulée, ou plutôt une mise en garde, le fait qu'Eodroc est écarter un homme gènant, il restait bien des points qu'ils pouvaient se discuter. Ralya aurait sa part du gâteau, et il ne cracherai pas sur celle d'Eodroc.

Si l'ancien pion du Capitaine était blème, Ralya se posait effectivement la même question que lui. Devait-il supprimé à son tour l'homme de la Garde? Il y réflèchirait plus tard.

"Le corps ne sera pas retrouver. Dans deux jours il croupira dans l'estomac de quelques chiens."

Il jeta un regard à l'elfe, ce Eleriol. Et sans vraiment s'en rendre compte il posa la main sur la garde de son épée. Le regard transcendant de l'elfe lui coupa presque le souffle. Et tout aussi involontairement sa main quitta à toute vitesse le pommeau de l'arme.

"Et maintenant? J'imagine que vous allez chaleureusement nous souhaiter adieu et qu'on ne vous reverra plus jamais par ici?"

Si il avait pu sourire Ralya aurait pu accompagné son ironie de l'éclat de ses dents jaunîssantes.

"A moins que vous ne vous installiez parmis-nous?"
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Sombre-Chêne
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Lun 1 Sep 2008 - 19:24
En guise de réponse, Eleriol se contenta d'un soupir désabusé. Les deux hommes qui discutaient, en entendant les quelques mots des deux hommes, se turent. L'espace de quelques secondes, on entendit plus que les craquement de la corde, sans doute volée sur un navire, au bout de la quelle tournait lentement le cadavre d'un nouvel écorché tout à fait semblable à celui du port. Un crochet le maintenait à quelques centimètres du sol pourri, recouvert de moisissure. Comme dans l'autre hangar donc, ses main étaient tranchées et sa tête coupée.

L'elfe ferma les yeux, soupira une nouvelle fois et se redressa, quittant sa cachette, comme exaspéré. Fidèle à lui-même, il semblait parfaitement à l'aise. Quand il parla, sa voix parut --à l'instar des rares rayons de lumière des lanterne à l'extérieur qui passaient entre des planches mal fixées-- tamisée par l'air chargé de particules (particules qu'on pouvait sentir sur la peau nue à chaque mouvement.

Un mumakil aurait été plus discret que vous deux ensemble Eodroc et Ralya. Mais enfin, puisqu'il en est ainsi, sortez de derrière ces cageots que je puisse vous présenter. Et vous autres, ne restez pas plantés là, la bouche ouverte et le regard affolé. Vous ne pouvez quitter cette pièce.


Ces derniers mots s'adressaient au marchand et au jeune qui effectivement jetaient des regards affolés autour d'eux, trop surpris pour réagir. L'elfe poursuivit :

Messieurs, voici Eodroc, Capitaine de la Garde depuis peu, et Ralya, gardien du port. Messieurs, voici un marchand venu de l'autre côté de la mer de Rhûn, d'un lieu qui m'est inconnu. Il en est peut-être d'ailleurs de même pour la plupart des cartes.


La personne dont il venait de parler le dépassait de plusieurs têtes, et sa peau cuivrée, luisante de ce qui devait être un mélange de sueur, d'huile et de poussière, tresaillait, dévoilant sur ses bras nus d'impressionants muscles. Il était coiffé d'un étrange béret aux teintes chatoyante, assorti à sa tunique. L'autre individu était jeune, pas plus de vingt ans. Ses traits étaient ceux d'un Albyorite. Il tremblait de tous ses membres. Eleriol continua :

Quant à cet autre personne, je pense que vous la connaissez Ralya... Mais si, souvenez-vous. C'est lui qui a découvert le premier corps, avec l'autre homme, un vieillard. C'est lui que vous avez envoyé se faire tabasser par vos hommes et qui s'est miraculeusement enfui. Vous vous souvenez maintenant?

Le jeune homme fixait l'elfe de ses yeux injectés de sang. Ses lèvres s'écartaient et se rejoignaient sans qu'aucun son ne quitte sa gorge. Seul un mot finit par se former :

Vous...


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Nârwel Rusk-Iâr
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Lun 1 Sep 2008 - 21:03
L'elfe devisagea avec négligence Eodroc et Ralya, puis entra dans une pièce que le Gardien du Port ne pouvait pas imaginer être là. En ayant fini avec le Capitaine, il pensait en avoir fini avec tout le reste et enfin pouvoir allez s'occuper des Navires de Guerre qui arrivait à Albyor, et peut être même prendre le commendement de la Garde. Mais non! Decidement cette elfe leur menait la vie dure.

Quand il entra dans la pièce il dut laisser le temps à ses yeux de s'habituer à la pénombre ambiante. Et dès qu'il reconnut, avec moins de mal que le laissait entendre l'elfe, le misérable gamin qui avait échappé à ses hommes, le Gardien du port dégaina sa grande épée qui ce soir n'avait pas encore gouter le sang. S'il le gamin était terrifié et ressemblait plus à un grelot qu'a un homme, son acolyte dépassait Ralya d'une bonne tête. Et ces muscles était tous de la taille d'une seule de ses cuisses.

Puis jetant un coup d'oeil à l'écorché il reconnu les même stigmates que celui du port.

"Vous..."

La lame de Ralya se figeat à un pouce de la gorge de l'elfe, qui aurait sans aucun doute put l'éviter. Eleriol affichait toujours son air serein et confiant, et son regard était toujours plonger dans celui du traîne-misère qui tremblait comme une feuille d'automne qui aurait oublier de tomber alors que les première neiges tombent du ciel. Au fond de lui, Ralya avait bien du mal à croire en la bonne volonté d'Eleriol, il connaissait trop de chose pour ne pas être impliqué.

"D'où ce gamin vous connait t-il? Elfe."
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Hadhod Croix-de-Fer
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Mar 2 Sep 2008 - 9:42
Un petit sourire de satisfaction éclaira le visage d'Eodroc lorsqu'il entendit l'Elfe le présenter au grand buffle et au petit coq -- c'est ainsi qu'il appelait en lui même l'imposant marchand venant d'au-delà de la Mer Intérieure et le jeune homme qui était à ses côtés, appeuré -- sous le titre de Capitaine de la Garde.

Longtemps dans sa vie avait-il attendu ce moment, avait-il rêvé secrètement de supplanter son supérieur, de se venger de lui en quelque sorte, bien que les seules offenses de ce dernier aient été le mépris et la moquerie. Mais toujours s'était-il réveillé, le matin, en devant servir à contrecoeur l'homme qu'il haïssait tant, et qui n'était mort qu'en rêve.

Mais aujourd'hui s'était fini: il n'y aurait plus de remarques désobligeantes, plus d'humiliations, plus de service. Eodroc était devenu Capitaine, tandis que le Chef légitime baignait dans son sang ou se faisait dévorer par les chiens. Cependant, l'ancien garde savait bien que s'en tirer dans cette affaire relevait à présent du miracle... il fallait compter avec un Elfe, un buffle, un coq, un garde corrompu, l'appétit relatif d'une bande de cabots, et la curiosité des passants d'Albyor.

Chaque chose en son temps! Il y avait d'abord cet Elfe et ces deux inconnus - du moins pour Eodroc.

Trop subjugué - ou hanté - par la mort du Capitaine pour s'intéresser au cadavre tout de suite, le maigre homme qui venait d'essuyer sa lame et de jeter à terre son mouchoir essayait maintenant de s'intéresser au détails de la dépouille décapitée en amputée, toujours en passant outre les particules en suspension, qui était fort désagréables pour le corps, la respiration, et les yeux, et qui donnaient à la situation présente une vraie athmosphère de fin du monde.

Après un moment de réflexion - les nouvelles promotions donnent décidément de la lenteur à l'esprit - il fit le lien entre le cadavre et l'Elfe, se demandant si c'était vérité ou simple tour de la pensée.

"Etrange affaire, qui se complique à tire d'aile..."

Il ne pouvait pas en rester au simple "vous..." déjà entendu deux fois en peu de temps... il était tout de même devenu Capitaine...




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Sombre-Chêne
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Mar 2 Sep 2008 - 16:00
Encore un des ces sourires affolants de calme et d'assurance éclaira le visage d'Eleriol. Il saisit entre le pouce et l'index, comme on aurait saisi un pétale, la lame de Ralya, et l'écarta délicatement de sa gorge, puis se retourna vers "vieux buffle" et "petit coq" ... juste à temps. Le géant le chargeait, sans pourtant rien avoir d'un buffle. Chacun de ses mouvements, de ses pas, était mesuré et contrôlé. Profitant de la distraction qu'avait provoqué l'attaque du Gardien du Port, il s'était emparé d'un planche que deux hommes auraient eu du mal à soulever. Cette même planche s'approchait à une vitesse vertigineuse le la tête de l'elfe, sans jamais l'atteindre. Si Elreiol ne s'était pas retrouvé derrière son agresseur, on aurait pu croire que la latte, emportée par son élan, après avoir râté a cible, était venu percuter la nuque de celui qui la maniait.

L'étrange voyageur resta un instant pensif devant le corps inerte de l'homme, puis dit :

Heureusement pour lui que c'est moi qu'il ai attaqué. Un autre l'aurait tué. Enfin, ce n'est pas ce commerçant qui nous intéresse. Après tout, il ne faisait qu'exercer son métier jusqu'à ce que nous le surprenions. Encore une fois, comme ce jeune homme ne semble pas disposer à parler, je le ferais à sa place.

Eleriol s'avança vers le cadavre qui continuait de se balancer. En passant à côté de garçon, il lui tapota l'épaule, puis scruta une poignée de seconde le sol. Son regard se fixa sur un sac de toile rapiécé, posé non loin de là où se trouvait quelques secondes auparavant le marchand. L'elfe l'ouvrit, acquiesça pour lui même, le referma puis enfin se redressa.

J'imagine que vous attendez des explications. A juste titre d'ailleurs, je vous ai fait trop longtemps languir. Voilà. Je pense que vous vous rappelait, Ralya, quand le premier corps a été découvert par deux de vos hommes, dont un est ici. En vérité, j'ai vu le cadavre quelques instants avant eux, et c'est ce qui a suscité mon attention pour cette affaire. Lorsque vous avez interrogé le vieillard, j'étais là, du moins au début. Car lorsque vous avez envoyé ce pauvre garçon se faire tabasser, vous savez, mon instinct protecteur m'a poussé à le tirer de ce mauvais pas. Puis je suis revenu et ait vu le vieil homme se suicider. Peut-être connaissait-il l'assassin et voulait-il le protéger, qui sait? Toujours est-il que la nuit suivante, j'ai retrouvé le jeune homme, traumatisé dans une ruelle. Il m'a un peu expliqué la situation d'Albyor, comment il fallait sans cesse se battre pour survivre. Lui rêvait d'une vie meilleure, que c'était son désir le plus cher, qu'il avait déjà essayé deux trois choses pour améliorer ses conditions de survie, mais commençait par ne plus y croire. C'est peut-être là que j'ai fait l'une des plus grosses erreurs de toute ma vie.

L'étranger se tourna vers "la feuille d'automne" qui résistait encore sur sa branche, les bourrasques perdant de leur intensité.

Pris de pitié pour ce gamin qui méritait selon moi une vie meilleure, je lui ai dit de combattre, de continuer à espérer, à agir pour arriver à son but. En dehors du fait que ce conseil est niais et propre à rigoler dans cette ville, ce fut peut-être la cause de la mort d'une seconde personne. C'est tout à fait par hasard que je l'ai vu peu de temps après au marché aux esclaves, en compagnie de notre ami ici allongé. C'est en voyant ce que ce gamin lui montrait que j'ai compris.

L'elfe ménagea un silence. De toute évidence, Eleriol savourait l'effet qu'il avait sur ses auditeurs, impatients de comprendre.

Ce n'est pas moi qui vais vous l'apprendre, mais il est important de le noter. Le port d'Albyor est l'un des plus importants, sinon le plus importants de la mer de Rhûn. Ainsi, de nombreux marchands, de tous horizons y circulent, échangent, vendent, achètent. Par leurs diverses origines, chacun a ses préférences en matière de produit fini. Par conséquent, une variété incroyable de produits passe de main en main en ce lieu. Je l'ai remarqué la première fois que je suis venu ici, ce qui remonte, croyez-moi, à des temps très anciens. Aussi, je n'ai été qu'à moitié surpris lorsque j'ai celui que j'avais secouru tenir dans sa main plusieurs osselets... qui avaient tout d'humains.

L'elfe se pencha à nouveau, reprit le sac et déversa son contenu sur le sol. Un crâne à la pale blancheur aux dents d'or roula sur le sol, suivi de près par les osselets mentionnés tantôt, plusieurs autres petits os de la toile soigneusement pliée, au détail près que cette toile ressemblait fort à de la peau humaine.

Ce marchand était venu récupéré ce soir le reste de la marchandise. Voilà le moyen qu'avait trouvé ce porteur pour gagner un peu mieux sa vie, pour tenter de réaliser son rêve. Et apparemment, vu la manière dont pend sa bourse, son marché semble rentable.


Derrière lui, "la pauvre feuille" était secouée par une brise qui avait regagné en force.


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Mar 2 Sep 2008 - 16:53
Ralya avait reculé de quelques pas quand le Marchand s'attaqua à Eleriol, et toujours impassible il écoutait les explication de l'Elfe. Et quand ils eurent le fin mot de l'histoire, enfin, Ralya ne sut trop quoi penser. Ils savaient tous ô combien il était difficile de subsister pour les habitants d'Albyor la Noire. Mais quelques part, celà faisait longtemps que Ralya n'avait plus à s'en soucier. Car le poste de Gardien du Port lui offrait, non pas une paye suffisante, mais un certain pouvoir sur le commerce fluvial. Et tout affait légitimement, il prélevait quelques deniers sur les taxes qu'il collectait.

Il laissa la pointe de son arme pointer vers le sol poisseux.

"Eh bien, si ce jeune homme ici présent avait eu l'idée de visiter nos condamnés je pense que nous aurions pu faire affaire. Sans parler des taxes que l'autre gentilhomme aurait dû me payer. Malheureusement, je pense que le Capitaine et moi seront d'accord pour vous condamnez. En toute justice bien entendu..."
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Mar 2 Sep 2008 - 18:16
La rebiffade de l'énorme marchand de Rhûn avait été des plus comiques, car c'était à présent son propre corps qui était couché sur la crasse du sol du hangar: le voleur s'était fait volé, le chasseur était devenu chassé... par cet Eleriol, qui décidément avait bien des choses à révéler.

Et tandis que le nouveau Capitaine écoutait avec attention le moindre détail des paroles de l'Elfe - de par lesquelles il apprenait beaucoup de choses dont il ne connaissait rien, et qu'il aurait dû apprendre de son co-investigateur si l'équipe avait été meilleure - il jetait de temps à autres de petits coups d'oeil en direction de "buffle", se demandant s'il n'était pas plus impliqué dans l'histoire que ne le laissait entendre Eleriol.

Visiblement, l'imposant commerçant ne semblait pas se relever, ni devoir se relever de si tôt. Et l'étranger ne semblait pas s'en soucier outre mesure, concentrant surtout son attention sur le jeune homme. Jamais Eodroc n'aurait pu croire qu'une figure aussi innocente pouvait cacher de si sombres desseins, ou plutôt de si sombres moyens pour arriver à ses fins.

"Il est vrai que la subsistance à Albyor n'est pas des plus faciles, je le reconnait, lança-t-il. Car les Hommes ne sont pas tous des anges, ce sont même plutôt des démons, pour certains. Mais en essayant ce que vous avez essayez, en tentant le diable, VOUS êtes devenu vous-même un de ses démons. Et tout ça pourquoi? Pour des pièces, de l'or? Pensez-vous qu'une vie vale tant en or, tant en argent? C'est, je crois, le plus gros problème de notre ville, mais comment lutter contre cela si même les jeunes comme vous deviennent aussi mauvais que les Cinqu... que les assassins, veux-je dire."

Il s'était ravisé. Le temple Shamaran y était pour quelque chose, sans doute, encore une fois, ou peut-être pas... Enfin il fallait être prudent dans ses paroles... Les Cinquante avaient sans doute plus de cents oreilles... Etait-il lui-même un fidèle, ce "petit coq"? Allez savoir.

"Je pense qu'il y a eu trop de malheureux comme cela, Ralya. Non, je suis le nouveau Capitaine de la garde, je ne l'arrêterai pas, il ne sera pas condamné."

Eodroc disait cela par pur mensonge, dans que l'Elfe serait dans les parages, afin d'éviter toute alliance inopinée entre Eleriol et le petit jeune. Si ce dernier se savait en danger, il essaierait sans doute de s'en sortir par tous les moyens, même les pires. S'il percevait un soupçon de pitié chez Eodroc, peut-être se montrerait-il moins imprévisible.

On était jamais trop prudent...




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Mer 3 Sep 2008 - 16:31
-Vous n'avez jamais été pauvre...

Telles furent les dernières paroles du jeune meurtrier. Jamais plus, de sa vie, qu'elle soit courte ou longue, il ne prononcera un mot. Mais le regard qu'il portait sur le capitaine en disaient long sur la haine qu'il éprouvait à son égard pour ses affirmations. Alors que ses yeux ne quittaient pas ceux d'Eodroc, la brise sembla se radoucir, offrant un répit à la feuille morte.

L'elfe, quant à lui, haussait les sourcils, tout en fixant lui aussi le Capitaine.

-Seriez-vous par hasard, pressé de me voir partir? Et vous, Ralya? Rassurez-vous, je partirai bientôt. Je n'ai aucune autorité pour juger ce garçon, ce serait déplacé de vous inciter à la condamner ou à le laisser tranquille. Je n'interférerai pas dns votre décision, ce n'est pas mon rôle, je sais où est ma place. Tout ce que j'ai fait, jusqu'à présent, c'est vous dévoiler de la manière la plus objective possible ce que j'avais découvert ou déduis pour vous aider dans votre enquête. Car après tout, malgré toute la méfiance que vous pouvez avoir en moi, n'est ce pas ce que j'ai fait, vous aider? Et jusqu'à présent, je n'ai eu droit à aucun signe de reconnaissance. Ne vous en faites pas, cela ne me vexe aucunement.

A nouveau, Eleriol sourit, se tourna vers le gamin toujours habité par la haine, puis continua :

Maintenant que je n'ai plus rien à vous révéler, et juste avant de vous quitter, laissez-moi vous dire la seule et unique phrase que j'aurais pu prononcer et qui aura pu vous influencer, Capitaine : lorsque ce jeune homme dit que vous n'avez jamais connu la misère, ou du moins sa misère, n'oubliez pas qu'il a raison. Cela étant dit...


L'étrange elfe s'avança vers les deux investigateurs leur sera la main sans leur laisser le temps de réagir puis déclara :

Gardien du Port Ralya, toutes mes félicitations pour avoir résolu cette affaire criminelle si rapidement. Capitaine de la Garde Eodroc, toutes mes félicitations également pour votre promotion. Adieu!

-Eleriol passa entre les deux Albyorites pantois puis s'arrêta devant le monticule de caisses qui dissimulait la porte. Il fit volte-face et plongea son regard dans celui du garçon qui lui rendit la pareil. Un dialogue silencieux qu'eux pouvaient comprendre sembla se dérouler devant Ralya et Eodroc. Puis Eleriol se retourna et disparut. La porte claqua.

//Je sais pas si vous le saviez, mais je vous le dis. Eleriol est mon pnj. Des précisions ici. Quatrième post.//


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Nârwel Rusk-Iâr
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- -: 57 ans Grisonnant
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Mer 3 Sep 2008 - 16:52
Quand l'Elfe s'apprètait à partir, Ralya s'approcha du colosse qu'Eleriol avait assomé. Du pied il le fit rouler sur le sol, histoire de vérifié s'il dormait bien. Sortant un canif de son ceinturon Ralya coupa la corde qui retenait l'écorché qui s'écrasa sur le sol comme un vulgaire morceau de viande. Le Gardien du Port se tourna vers le jeune garçon qui fixait une dernière fois l'Elfe. Quand ce dernier eut disparu Ralya enjamba la masse sanguinolente.

"Bon débarras, plus besoin de maudit Elfe de toute manière..."

Quand il s'approcha du jeune traine-misère, qui avait si horriblement alourdit sa bourse, Ralya hésita un moment. Et alors que le jeune amorçait un pas de recul, le Gardien du Port le frappa directement à la tête. Le pauvre garçon s'écroula comme une masse. Distraitement, et toujours en ce demandant ce qu'il convenait de faire ramassa l'adolescent et le balança sur son épaule.

"Eodroc, je vous laisse vous charger de l'autre gus, en menons les au Port. Nous avons encore quelques questions à leur poser."

Alors qu'il passait devant l'oeil inquisiteur de son compagnon de galère, Ralya grogna ironiquement.

"Eh bien Capitaine, vous ne connaissez pas l'expression "On frappe et on pose les question après" ?

Sur ce il quitta l'étrange pièce, laissant Eodroc avec un colosse endormi et un cadavre qui n'y ressemblait pas vraiment.


//HRP: SB je savais pour Eleriol mais je me demandais en quoi cette histoire à Albyor complétait ton pnj. Je me demande toujours Wink :HRP//
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