Un chemin dans la montagne

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Balak
Seigneur de Guerre
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Balak

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Localisation : là où le destin me mène.

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Un chemin dans la montagne EmptyVen 8 Aoû 2008 - 20:35
-C'est quoi déjà, ton nom ?

Savoir qu’il dépendait du bon vouloir d’un moinillon n’enchantait guère le mercenaire, mais le vieil homme semblait en savoir beaucoup sur lui, sur ses buts, et sur elle. Leur discussion, qui lui semblait déjà bien lointaine, tant leur ascension lui paraissait contraignante. Et il n’avait vraiment pas besoin d’un demi cadavre dans le dos, gémissant toutes les secondes !

Du calme. Tu te fais vieux, arrête de perdre ton sang-froid, ton pote a besoin de toi, alors tu montes et tu la fermes.


-Sage décision. Mon nom est Mandrall.


Balak se retourna brusquement, les yeux chargés de fureur. Ce vieux chauve commençait sérieusement à l’agacer, à fouiner dans son esprit. Bien sûr, il ne lisait pas dans ses pensées, pas possible. C’était un homme, un être humain tout ce qu’il y a de plus normal. Comme lui. Malgré ses nouvelles aptitudes découvertes lors de ses dernières batailles, il restait humain. Un faible et fragile humain. Il a découvert les limites de la puissance guerrière, l’état de violence suprême, celui ou le corps, l’esprit et l’âme se fondent, ne font qu’Un, et où l’on devient l’égal d’un Dieu. Ou du moins c’est l’impression que ça donne…une sensation de surpuissance contrôlée, d’invulnérabilité réfléchie. Pourtant, une simple flèche tiré pendant son sommeil, un couteau dans le noir et s’en était finis de Balak, fils de Wagoc, le guerrier aux habits noirs et à l’épée blanche.

-Ma maîtresse vous en apprendra plus sur vous-même. Elle a hâte de vous voir.


Cette fois-ci, Balak fut sur le point de craquer. Il était prêt à lâcher le corps inerte d’Alderic et se saisir de Renaissance lorsque le bonhomme s’est confondu en excuses. Il a alors pris une mine plus sombre et s’est enfermé dans un mutisme plus inquiétant encore que ces étranges insinuations. Mal à l’aise, le guerrier bredouilla :

-Bon…je m’excuse, j’aurais pas dû m’emporter. Mais j’aime pas qu’on fouille dans mon crâne. Surtout que tu pourrais y trouver des trucs plutôt glauques…


Mandrall lui répondit par un franc sourire.

-Ne vous en faites pas pour moi. J’ai vu bien des choses en ces sombres terres, et certaines auraient emportés n’importe quel homme sensé dans la folie.


Très rassurant. Vraiment.

-Quand à ce que je vous disais tout à l’heure, disons simplement que le visage humain est pour moi une intarissable source de vérité.
-
Faudrait que j’apprenne votre truc, ça pourrait m’être utile.


Et ça l’aurait été… lorsque Khalid m’a menti. Lorsqu’il ma trompé, ce fils de chienne. Je lui faisait confiance, bordel, et voila comment il me remercie!

De colère, le mercenaire n’en manquait pas. Mais il ne pouvait cependant la ressentir complètement, car quelque chose clochait dans cette trahison. Pourquoi raconter cette histoire de témoins ? Parc que plus c’est gros, plus ça marche ? C’est vrai, mais…décidément... Balak ne parvenait pas à voir ce qui le gênait. Dès qu’il semblait sur le point de comprendre quelque chose, la pensée s’envolait aussitôt.

-Saphrâh. Vous pourrez vous y restaurer, on y soignera votre ami. Ma maîtresse vous rencontrera là-bas.


La bonne nouvelle chassa les sombres pensées du mercenaire. Son instinct ne l’avait pas trompé : malgré ses airs énigmatiques, Mandrall était digne de confiance. Il ne se rappelait même plus pourquoi il suivit le moine au début de leur périple, mais désormais, il en savait un peu plus sur lui. Un vieux sage un peu fou, dont le fils fut très malade il y a de longues années et que la femme qu’il appelle » maîtresse » a soigné en échange de son dévouement total. Sa loyauté n’a désormais d’égal que sa foi envers Tulkas, le Valar de la force. Comme la religion n’est pas le sujet favoris du mercenaire, il s’est dispensé de tout commentaire à ce propos. Il ne pensait désormais qu’au bon plat chaud qu’il allait enfin pouvoir dévorer après des jours de disette ! mais sans vraiment vouloir se l’avouer, il avait peur. Ou plutôt il appréhendait la rencontre avec elle, car il n’y avait aucun doute, ça ne pouvait être qu’elle. Celle dont parlait le journal de Doyen. Celle-qui-fut-abandonnée.
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