Prologue : La Mort, grande princesse...

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Aldarion
Roi d'Arnor
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- -: Dunadan
- -: L'age ou l'on est fougeux mais déjà sage
- -:

Dim 7 Sep 2008 - 18:19



Le soleil se levait doucement sur l’Armée Réunifiée. Les hommes étaient pour la plupart disposés en lignes bien organisée. Les cavaliers étaient en retraits, regroupés autour de Rustor, les chevaux piaffaient d’impatience. Moi-même, bien qu’ayant l’expérience des malheurs de la guerre, j’en avais assez. Je voulais que cette bataille commence… surtout qu’elle se termine. J’analysai une dernière fois l’agencement des troupes. Au centre, les soldat elfiques de Gar Thulion et d’ailleurs. A droite, mes soldats, alignés à coté de l’autre coté, ceux du Gondor mené par Radamanthe… Je me demandais ou était mon oncle.. Mais tel n’était pas le plus important. Le centre tiendrait. Les mercenaires et les nains renforçaient mon aile droite. De l’autre coté, à gauche des soldats du Gondor, les soldats des fiefs… Enfin de chaque coté de l’armée, des chars et des rangers d’Arnor. Mené à gauche par Lunidel et à droite par Forlong.
Enfin… Tel était leur place… Mais pour le moment ils étaient ainsi que tous les capitaines d’Arnor rassemblés autour de leur Roi. Lunidel leur répétait les dernières consignes et s’assurait que chacun avait bien compris son rôle.

- Nous sommes prêts Aldi…

Je sortis de ma rêverie.

- Euh oui… Très bien… Merci Lune..

Il inclina la tête. Tous les regards étaient fixés sur moi.

- Bien, messieurs, vous savez ce que vous avez à faire… Bonne chance.. Prions pour que nous nous retrouvions tous à la fin du combat..

C’était une utopie, et tous le savaient. Chacun des officier fixa son casque de l’Armée réunifiée sur son crâne. Lunidel m’apporta mon cheval, celui que je montais toujours à la bataille, un étalon noir de très grande taille caparaçonné, Bree.
D’un coup de rein je me hissais sur la selle. Vandadanath était attachée à mon coté, j’avais de plus une rondache attachée à mon bras. Cela réduisait un peu ma souplesse mais me permettait une bonne protection tout en me permettant d’utiliser au maximum mon épée. On avait fixé au carapaçon de Bree un fléau et un bouclier plus large.
Et c’est donc engoncé dans mon armure elfique, sur laquelle Rustor avait forgé mes titres que je me dirigeai vers l’avant de l’armée. Le voyage avait permis à mon épaule de bien cicatriser. L’elendilmir brillait à mon front quand je me déplaçais sur une petite colline qui dominait l’armée. Un silence religieux se fit avant que je ne prenne la parole.

- Soldat d’Arnor, du Gondor, de Gar Thulion, de Tronjheim ou d’ailleurs !

Ma voix portait loin comme par un étrange enchantement.

- Si nous sommes ici, c’est pour combattre ! Combattre l’ennemi qui depuis trop longtemps brûle nos terres, terrorise nos peuples, offense les valars et tue nos amis ! Jamais nous ne devons oublier la mort de Thranduil de forêt noire, jamais nous ne devons oublier la mort d’Halbarad Dunadan ! Que nos bras s’abattent tel la foudre sur l’ennemi ! Tuez amis, tuez jusqu'à ce qu’une mer de sang vous noie vous et votre légitime colère ! Ne craignez pas la mort car la Mort vint et dit jadis : Je suis la mort grande princesse qui abaisse l’orgueil humain, en un seul geste je fais tomber les rois et les grand maitres, soldats que te sert ton armure, que te sert ta peur, pour empêcher que ma faux ne te jette à terre ?
Alors soldats ! Ne craignez ni la mort ni la douleur, nous mourrons tous et seul la mort empêche la souffrance. Accueillons la mort avec joie ! Elle nous attend tous… Accueillons la douleur avec fierté, elle est la preuve de notre existence vivante ! Combattez amis ! Combattez jusqu’à la fin et même après… Si vous retrouvez seul dans un grand champ bercé de soleil, ne craignez rien, c’est que vous être près des valars et que vous êtes déjà mort… Mais ne lâchez pas vos armes car il est dit que Morgoth devra être vaincu une dernière fois ! Foi amis ! Courage ! Volonté ! Bravoure ! Notre destin n’est pas écrit ! Et cette bataille nous allons la gagner !!

Un cri retentit dans l’armée.. Ils étaient près à combattre.


Invité, n'oublie pas que le regard des Rois d'Arnor porte au delà des frontières de leurs royaumes.[/center]

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Galathor
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Dim 7 Sep 2008 - 19:16
Berethir et sa Délégation furent dans les rangs de l'Armée de Gondor, menée par l'Intendant Radamanthe de Minas Tirith, serviteur de Son Excellence Méphisto de Gondor, Roy de Minas Tirith et du Royaume du Gondor.

Ce fut après le discours requinquant du Roi Aldarion d'Annùminas, que Berethir aperçut le brave Tior Celedîn, parti auparavant vers le Sud en compagnie de Galathor.
Il vit que le Messager d'Halbarad était las et épuisé, presque affamé, mais le pire vint lorsqu'il vit l'expression qu'arborait le Demi-Elfe.
Il n'eut pas souhaité entendre les mots qui viendraient expliquer un tel état, mais ce ne fut que trop, et il dut entendre que son cousin Galathor trépassa.

Sur le coup, il resta plutôt calme, passif même, tandis que tous les membres de la Délégation, effondrés attendaient une parole du Représentant de Galathor.
Alors, d'une voix plutôt faible, comme s'il avait vécu de tels évènements, la tête baissée, les yeux humides, il dit:

*Il s'y attendait. Il savait que sa mort était proche, et plutôt que de me faire venir dans le Sud, il préféra me laisser ici, vivre l'une des plus grandes batailles de cet Âge.

Il savait que son père, et ses aïeux décedèrent subitement, et s'attendait au même sort.
Une malédiction? J'aurais du mal à croire le contraire, tout comme lui.
Il attendait la mort, et son esprit s'effondrait d'heures en heures, de jours en jours, et pourtant il était calme.

Pourquoi?*


Puis, il sécha ses larmes, et reprit un ton plus grave, en disant une fois encore:

*Comme le Roi Aldarion l'eut dit il y a quelques minutes, "Accueillons la mort avec joie", comme il l'eut dit: "Ne craignez ni la mort, ni la douleur".
Eh bien, mes amis, Tior, je compte l'accueillir à bras ouvert.
L'Instrument de Namo, je ne le crains pas.*


Alors, il sortit une dague étincelante d'un fourreau, sur laquelle furent gravées quelques rûnes Sindarines, puis, il la pointa vers le Soleil, avant d'ouvrir ses bras, et face au Soleil, la dague pointée vers son coeur il dit:

*Viens à moi, Ô Mort! Reprends mon âme, reprends mon corps! Je t'offre mon sang, je t'offre mon or! Guide cette dague, et maudit celle-ci!
Que cette lame brûle au plus profond de mon corps!
Que je meurs sur-le-champ, et que je rejoigne Galathor!*


Alors, il enfonça brusquement la dague dans son coeur, mais ne poussa de cri.
Il l'enfonça totalement, et lorsque le sang se mit à couler, il tomba de tout son poids sur le sol, mort.

Bientôt il serait livide, et alors qu'il était tombé, une voix parmi la Délégation retentit:

*Berethir et Galathor sont morts. Pour qui irons-nous au combat si ce n'est pour notre propre personne? Qui nous félicitera, ou inscrira notre nom dans les récits?
Le dernier des Periondör est mort mes amis, et je ne compte pas me tuer au combat, rentrons à Minas Tirith, ou allez mourir.
Nous n'avons plus de raison d'être après tout, cette Délégation n'a d'utilité.*


Puis, un silence pesant vint recouvrir ses paroles, tandis que certains membres de l'ancienne Délégation prenaient les armes, d'autres s'apprêtaient à partir en Gondor.

[C'est bon, mon ultime message, je peux vous faire mes adieux réels dès maintenant, mais c'est déjà fait, bonne chance à tous]
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Erco Skaline
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Dim 7 Sep 2008 - 19:23
Erco Skaline s'était réveillé de bonne heure et il vit l'aube. Il sourit, un sourire un peu nerveux car il savait qu'il allait devoir combattre à pied et avec un équipement réduit dû à sa blessure au flanc. Il enfila sa tunique rapidement prenant soin de ne pas bouger les bandages posés la veille. Puis à l'aide de sa gourde, il s'aspergea le visage ainsi que les cheveux avec de l'eau froide. Cela finit de le réveillé. Puis il entreprit d'enfiler sa cotte de maille de mithril, cela prit un certain temps. Puis il mit ses jambières, épaulières, brassard et pour terminer son casque. Le métal de se dernier toucha les cheveux mouillé d'Erco ce qui provoqua un court frisson.
Le chevalier, devenu fantassin pour cette bataille qui allait être peut-être sa dernier, attacha son poignard sur son côté et mit Amdir sans son dos. Même si Nidnama lui avait dit de ne pas combattre avec des armes lourdes. Pour Erco son épée était sa meilleur amie et jamais il n'ira sans elle au combat.

Arka et Flèche était eux aussi prêt au combat. leur maître pouvait voir quelques signes de nerveusité chez son renard qui tournait en rond, reniflant et levant ses oreille comme pour mieux entendre. Erco les observa durant de longue minute, puis se décidant enfin à partir vers la ligne de bataille ou il sera à pied aux côtés des soldats du Gondor mené par Radamanthe.
Ça allait être la plus grande bataille jamais faite depuis bien des génération, dû moins c'était l'avis d'Erco qui était, pour cela, triste de ne pas y participer en temps que chevalier. Mais c'était la vie et tout bon combattant doit savoir combattre à pied ou à cheval.
Erco arriva enfin vers les rangs de ses frères d'arme. Il en connaissait deux trois, mais bon, il n'avait pas combattu souvent avec des Gondoriens donc ses amis étaient rares dans l'armée de la cité blanche.
Erco réussit à passer dans les premières lignes, ce qui fut assez facile car peu de soldats demandes a allé dans les premiers rangs. Ce qui était assez logique, mais pour Erco la logique n'avait que peu de sens.
Il respira profondément et vit Arka à ses côtés. Il lui dit avec un sourire forcé:

-Et encore une bataille, bonne chance vieux frère.

Puis le chevalier leva les yeux et regarda droit devant, ses yeux ne fixaient rien de spécial. Ils se promenaient à la façon des hobbits dans les plaines de la Comté.
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Hadhod Croix-de-Fer
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Dim 7 Sep 2008 - 20:34

Tior ne sut pas pour lequel pleurer: Berethir qui venait de se planter une lame dans le coeur ou son Capitaine, Halbarad, dont il venait d'apprendre la mort dans le discours rageur de Tar-Aldarion. Hélas, tout n'était que mort et ténèbres autour de lui depuis quelques temps. Tous ses amis, tous ceux qui comptaient pour lui trépassaient subitement. Restait encore son Roi, heureusement.

Il ne pleura pas du tout paradoxalement; peut-être ne lui restait-il plus de larmes après le deuil de Galathor. Quoi qu'il en soit, le murmure qu'il entendit dans la Délégation l'accabla plus que tout.

"Pas de raison d'être, répondit-il, pas de raison d'être? Plus aucune utilité? Ce n'est pas l'abscence de chef qui rend les Hommes et leurs actions inutiles, c'est l'abscence de Cause, de Raison de se battre. Pensez à ce pourquoi nos supérieurs se battaient, pensez au Capitaine d'Arnor qui est mort dans la tâche. Je ne vous dirai plus qu'une chose: tôt ou tard vous mourrez, alors battez-vous pour cette cause, cette raison, cette tâche qui regroupe tous les Gans Libres. Battez-vous!"

Il sortit le poignard de ses ancêtres, cadeau de Galathor, cisélé de runes, et l'argent brilla d'une teinte orangée au soleil. Mais ce n'était pas pour la même action que Berethir... non! Cétait bel et bien pour le guerre.

Il se détourna du corps du Dolothir, laissant le soin à sa Délégation d'en faire ce qui leur semblerait préférable.

"Nous voici venus à la fin du voyage, murmura-t-il pour lui-même."




The Half Cop
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Nârwel Rusk-Iâr
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Dim 7 Sep 2008 - 21:05
Le campement était presque désert. Daren avait laissé sa charette pour le combat, et quelques feu fumaient encore, témoignant de la vie qui habitait le campement quelques heures plus tôt. Nârwel galopait jusqu'a la tente de Nidama, ou reposait tantôt Dame Silivirien. Il venait chercher Laurelin. Car il s'étaient promis de tirer la lame ensemble et de rougir le sol.

Ërol s'arrêtat en hennissant, le cheval était affibulé d'une armure légère, mais son maître ferais tout pour l'écarter de la mélée. Car en premier lieu c'était les destryer qui prennent les coups, ensuite vient le tour des soldats. Non, aujourd'hui Nârwel épargnerait cet effort à Ërol. L'éclaireur se laissa tomber lourdement sur le sol. Lui aussi n'était plus vraiment habitué à porter une armure scintillante de Gondor. Et finalement il avait renoncé a porter le casque de l'Armée unifiée, auxquel il préfèrait le casque Gondorien standard.

Le souffle court l'Homme de Gondor entra brusquement dans la tente.

"Laurelin! Je vous ais cherché partout..."

Nârwel se força au silence et laissa ses yeux s'habituer à la pénombre ambiante. Les trois elfes étaient t-ils encore là? Il ne fallait pas s'attarder. Car ils devraient rapidement rejoindre les rangs avant qu'il ne soit trop tard.
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Rômrhun
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Dim 7 Sep 2008 - 21:25
C'était bien lui, je l'avais trouvé, Forlong Neldoreth. Tout de suite il me fut sympathique, tellement je pouvais lire en lui ce qui se lisait en moi, un Homme trop tôt vieilli par une vie errante dans les Terres du Nord ou ailleurs, mais avec cette fierté et cette sagesse dans le regard qui caractérisent les descendants des Trois Maisons des Hommes, les Edains. Il serait mon Capitaine pour cette bataille, et celà me convenait à merveille.

Toutefois, je ne pouvais trop m'étendre sur les présentations, le cor annoçant l'imminence de la Bataille ayant déjà retentit. Je ne pouvais me permettre de le retenir alors qu'il avait des troupes à réunir et à commander.

Salut à toi Forlong, je te cherchais. Je souhaitais rencontrer le Roi, mais celui-ci étant trop occupé par la Bataille à venir, j'ai été redirigé là où je pouvais offrir le service de mon sabre. Et étant Ranger moi-même, c'est vers toi que l'on m'a conduit.

Sortant ma lame de son fourreau, je lui présentait et dit :

Voici le cadeau de mes ancètres, commande et il t'obéira. Je vois en toi la noblesse qui habite les grands Capitaines, et je te suivrais avec joie pour éliminer nos ennemis

Je rangeais mon sabre, et terminais :

Cette présentation est rapide, mais il semblerait que le temps ne soit pas propice à de trop longues discussions. Je n'attend maintenant plus que tes ordres.
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Forlong
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Dim 7 Sep 2008 - 21:48
Forlong repondit a Manwe:

-Ainsi, dunadan, nous serons compagnons d'armes dans cette bataille. Et mon coeur se rejouit a la nouvelle que je vais me battre a tes cotes.

Il sortit son epee antique du fourreau, se trouvant sur son dos. Les inscriptions anciennes brillerent d'une lueur bleue, semblant se rejouir de la rencontre d'un dunadan.

-Voici Lunerill, la flamme bleue. Elle fut forgee au Arnor, il y a des siecles entiers. Que nos lames combattent comme des soeurs dans le combat a venir.
Mais, tu ne m'
as toujours pas devoile ton nom...


Ils furent interrompus par l'arrivee des rangers. Ils etaient nombreux. 750 veterans du roi Aldarion, sous la commande du capitaine. Combien survivront la bataille? Bannor, l'ecuyer de Forlong, et Berenghir, le sergeant des rangers, s'approcherent du capitaine. Berenghir dit:

-Nous sommes prets, capitaine. Dirigeons nous vers l'endroit du rassemblent.


Forlong hocha de la tete, et les rangers se mirent en route, avancant silencieusement a travers le campement desert.
Ils arriverent juste avant le discours du roi Aldarion. Forlong sentit son coeur battre plus vite aux paroles de son roi, et lorsqu'il finit, lui aussi sortit son epee, la levant devant lui, et cria:

-Mort ou Gloire! Pour l'Arnor! Pour les Terres du Milieu!

Il regarda autour de lui. A ses cotes, Bannor, Berenghir, Manwe, et Felix, le lieutenant de l'unite des chariots. Ses troupes positionnees tout autour.
Et plus loin des nains, des elfes, des hommes du Gondor, du Rohan, et des fiefs. Des mercenaires. Tous ceux qui allaient defendre leurs terres, et celles de milliers d'autres. Aujourd'hui. Ici.
Il pouvait distinguer les silhouettes des dirigeants des armees; Radamanthe, Firion, Aldarion, les capitaines...
Son coeur battait de plus en plus vite.



Membre des Orange Brothers aka The Good Cop
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Sombre-Chêne
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Dim 7 Sep 2008 - 21:56
Au moment ou Sombre-chêne s'apprêtait à répondre au guérisseur, le seigneur Laurelin des Havres Gris survint, affolé et désorienté, à tel point qu'il ne remarqua pas la présence de l'ambassadeur. Ce dernier, sans s'en formaliser, suivit au contraire avec inquiétude les agissements du guérisseur, tentant vainement de déchiffrer ses expressions. Lorsqu'enfin il déclara avoir trouvé, une vague de soulagement se propagea dans toute la tente, et les aides de l'Elnaith de la Harpe purent enfin respirer sans craindre la fureur de leur maître.

Inondant la plaine en une puissante vague, la voix d'Aldarion s'éleva, magistrale et imposante. Chacun s'arrêta net, oubliant ce qu'il faisait, et écouta. Puis la vague reflua, des acclamations retentirent, tandis que dans les graves, un puissant grondement métallique d'épées contre boucliers, contre armures, de boucliers contre armures, faisait vibrer le sol. Le calme revint. Sombre-chêne intervint :

Notre peine et notre angoisse ne doivent pas nous troubler durant la bataille. C'est une terrible injonction, je le sais. L'oubli n'ait pas chose aisée mais aujourd'hui, c'est nécessaire. Nous devons être froids, indifférents. Si la haine, la vengeance ou même la peur nous motive pour combattre, ce ne sont pas ces sentiments qui doivent nous mener, nous contrôler. Notre esprit doit être clair, limpide de tout sentiments, de toutes pensées extérieurs. Un rage trop grande nous poussera loin en avant des lignes, nous promettant à une mort certaine et inutile, alors que derrière, nos camarades peinent pour tuer les ennemis que nous aurions dû tuer. Oui, c'est cela : soyez froids, ne pensez qu'au combat. Evacuez toutes les images d'horreur que vous avez vus, toutes les images de souffrance, de tristesse.

L'ambassadeur se tourna vers Nidnama :

C'est pour ces raisons, pour la clarté d'esprit que nous devons tous avoir, que je suis contre la mise en oeuvre de votre projet, Nidnama. Même si ceux ayant reçu l'antidote ne sombrent pas dans la folie et voient leur force décuplée, serait-ce vraiment à notre avantage? Je ne le pense pas, et ne prendrai pas le risque de le parier. Bien sûr, le choix n'appartient pas qu'à moi, mais commandant l'host de l'armée qui sera affecté par les fumées, les elfes et les nains, mon opinion aura une certaine importance.

Un homme entra et appela Laurelin. L'ambassadeur se retourna, puis poursuivit :

Maintenant, si vous voulez participer au combat, il est l'heure.


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Rômrhun
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Lun 8 Sep 2008 - 0:08
J'avais suivit Forlong vers le lieu où le Roi Aldarion ferait son discours avant la Bataille. Nous avions pu nous faufiler à travers les rangées d'Hommes attendant les paroles de celui qui nous mènerait au combat. C'est là que je le vit, sur son grand cheval noir, brillant dans son armure elfique, brillant comme l'étoile sur son front. Il s'avançat, et commença à s'adresser à ses Hommes.

De son discours, je n'ai pas retenu un mot, mais celà ne m'était pas utile pour en comprendre la teneur. De ses mots se dégageait une musique qu'il ne m'avait jamais été donné d'entendre, la mélodie de ses paroles, qui échappe à bien des Hommes, a porté mon coeur au sommet des volcans les plus ardents, puis l'a plongé au fond des mers les plus froides. Peut-être que de ses lèvres s'échappait la voie d'Eru lui-même, parlant pour aider ses enfants. Pour moi, qui vit à travers la musique qui se détache de toute chose, ce discours était d'une beauté sans égale, et je comprenait aisément que les soldats se sentaient bouleversés et prêts à tout pour leur Roi, je comprenais les cris et les exhortations lancés par les Capitaines, car ces mots avaient fait disparaître toute crainte de la Mort à venir, ne laissant que le courage, l'honneur, et la fierté de combattre aux côtés de si grands Seigneurs.

Lorsqu'il eut finit, je criais avec tous les autres, criait avec Forlong mon amour de l'Arnor et des Terres du Milieu, et rajoutant en pensée "Et pour les miens, à jamais disparus"

Et ces vers sortirent alors de ma bouche, comme énoncés par une volonté autre que la mienne :

Aujourd'hui est le jour où tout basculera
Aujourd'hui est le jour où un camp triomphera
Et poussé par ses beaux et nobles Seigneurs
L'Armée Unifiée marche vers la terreur
Mais la peur n'existe pas pour ces fiers soldats
Car bénie par les Valar la Terre du Milieu vaincra


Puis, sortant de cet état extasique, je me tournais vers Forlong :
"Je m'appelle Manwë, puisse le Destin nous permettre de voir nos noms chantés et glorifiés dans les chansons qui rappelleront ce jour"
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Turin
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Lun 8 Sep 2008 - 1:18
A peine remis de ses dernières émotions, Turin, Lancier monté du Rohan, fut la proie d'une autre surprise...

En effet, un fort cor venait de retentir, l'armée unifiée s'ébranlait... De toutes part, chacuns quittaient leurs tentes pour venir compléter leur formation.

Lorsque le gros de l'armée fut disposé, prêt à la bataille à venir, un homme sur un énorme étalon noir qui aurait pu faisait rougir les fiers destriers de la Marche, commença à entonner un discours.

La cavalerie, située aux extrêmes de l'armée, ne put discerner clairement l'entièreté du discours du fier cavalier, mais plus que le discours, ce fut la clameur qui gronda dans l'armée qui survolta Turin. De partout lui parvenait des cris emprunts de conviction et les chocs qui parcouraient les boucliers de l'armée réunifiée aurait fait trembler n'importe laquelle des montagne, en particulier celle que formait symboliquement leurs opposants.

La bataille survoltait Turin plus qu'il ne l'effrayait, il ne mourrait pas vainement!Il savait qu'aujourd'hui signifierait la mort de tous ces opposants sinon la sienne et un calme froid emplit l'entièreté de ses membres, les affublant d'une force supplémentaire...
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Nârwel Rusk-Iâr
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Lun 8 Sep 2008 - 11:50
Nârwel Rusc-Îar s'avisat qu'il avait bien fait de se taire. Sous la tente ou reposait L'Elnaith, le poids de la mort se faisait sentir. Et malgré les lointains écho de l'Armée qui regroupait les Peuples Libres des Terres du Milieu, Nârwel eu l'impression d'être de trop. Comme s'il était un intrus. Il comprenait bien, lui-même n'appréciait pas qu'on le dérange alors qu'il méditait en quête du calme qui l'aiderait a affronter les derniers pas qui le mèneraient à la bataille.

Hésitant il leva la tête vers le Seigneur Laurelin.

"Seigneur Laurelin je vous attends dehors. Maître Nidama. Seigneur."

Il s'inclina promptement devant Sombre-Chêne dont il ignorait toujours le nom mais qu'il avait plusieurs fois aperçu en présence des plus grands. Puis respirant à nouveau, il poussa le rabat de la tente qui laissa un rayon du soleil levant caresser le visage endormi de Dame Silivirien. Nârwel lui jeta un dernier un regard, et laissa la tente se refermer sur les quatres Elfes.

Doucement il s'approcha d'Ërol et lui flatta l'encolure. Sous sa main il sentit la nervosité et l'exitation qui courait dans les veines de son fidèle compagnon.
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Laurelin
Seigneur des Havres Gris - Maître d'Elostirion
Seigneur des Havres Gris - Maître d'Elostirion
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Localisation : dans la lune, comme d'hab ...
Rôle : Seigneur d'Elostirion, gardien des trois tours Blanches d'Emyn Beraid.

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- -: Elfe
- -: Fin 1er age
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Lun 8 Sep 2008 - 16:56
Laurelin remonta la couverture et replaça correctement l'oreiller sous la tête de Silivrien. Il soupira. Les deux dernier jours avaient été difficile ... L'esprit de l'Elnaith, sous l'effet du poison, risquait de continuer à errer longtemps, peut être sans fin ... Mais il savait que ses jours n'était plus en danger et qu'elle était une battante. Oui, elle trouverait la voie, il en était sûr ...

La voix du roi d'Arnor résonna soudain le faisant sortir de ses pensées. Il se leva et écouta le discours d'Aldarion ... Il galvanisait ses troupes et au delà, toute l'armée unifiée ...

Lorsque tout fût dit une voix familière s'éleva derriere lui. Il se retourna pour découvrir Sombre-chêne qui se tenait dans un endroit plus sombre de la tente. Il était confus de ne pas l'avoir vu plus tôt. Il écouta les dernières recommandations de l'Ambassadeur du peuple elfique puis s'inclina :

- Je vous salut cher Ambassdeur. Nos routes se croisent à nouveau à un moment décisif ... Je suis heureux de vous revoir. Vos paroles sont empreintes de sagesse et je ne manquerais pas de m'en souvenir ...

Sur ces dernier mots de Laurelin, Nârwel fît son entrée sous la tente puis ressortit presque aussitôt en indiquant qu'il préférait attendre dehors.

Laurelin s'inclina une nouvelle fois en direction de Sombre-Chêne :

- Ambassadeur ... A très bientôt j'espère ...

Il salua également Nidnama avant de sortir de la tente pour rejoindre l'éclaireur du Gondor. Arrivé à sa hauteur, il dit :

- Notre Ambassadeur indique qu'il est l'heure cher Nârwel Rusc-Iâr, l'heure de sortir l'épée ! Chose que nous nous étions promis de faire ensemble ... Personnellement, je suis prêt ! Et pour vous qu'en est-il mon ami ?


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Radamanthe
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Lun 8 Sep 2008 - 17:47
Radamanthe s'était contenté d'écouter.
A vrai dire, faire des discours n'avait jamais été son rôle, fort heureusement, car il ne se montrerait sans doute pas le plus doué. En Gondor, c'était toujours le Roi Méphisto qui se chargeait de galvaniser les foules, jamais lui-même, tout juste se contentait-il de rappeller aux Gondoriens à ses côtés la présence de leur monarque non loin.
Aujourd'hui, ce dernier était présent, lui-aussi, trônant non sur le siège de pierre de la grande salle du palais mais sur un fier destrier revêtu de tout un attirail de guerre aux couleurs de l'Arbre Blanc.

Mais aujourd'hui, ce n'était pas le souverrain expérimenté du Royaume du Sud qui prenait la parole à la veille de la bataille. C'était au tour du neveu, le Roi de l'Arnor de réagir. C'était lui sur qui était retomber la lourde tâche de prononcer les dernières paroles que devraient entendre des milliers d'humains, mis à part les cris de détresse en pleine bataille.

L'Intendant avait revêtu son éternelle cotte de mithril, surmontée cette fois d'un vêtement désignant assez clirement son rang, pour une fois.
Bien sûr, la hache qu'il avait à la main, bien que remarquable, lui donnait toujours un air décalé par rapport aux autres nobles hommes de l'armée. Mais c'était là son arme, et qu'importe qu'on aprenne aux grands à se battre à la noble arme qu'est l'épée.
Il portait même un bouclier, chose dont il n'avait pas coutume, mais il fallait avouer que c'était de loin la plus grande bataille auquel il prendrait jamais part...

D'ailleurs l'armée se mettait en marche. Les tentes et les vivres avaient été repliées et laissées en arrière sous la garde de quelques paysans.
Les soldats eux, marchaient au pas, vers la mort, grande princesse qui abaisse l'orgueil des hommes, et qui moissonerait des âmes à foison en ce jour.
Ce jour de la bataille...
De la Bataille Finale...

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