Le retour d'un Chien

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Taorin
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Sam 7 Fév 2009 - 15:16
Un pas, un autre... Je titubais en direction de l'imposante masse noire des remparts de la Cité du Destin. La chaleur étouffante m'écrasait. Chaque nouvelle foulée m'arrachait un grognement de douleur.
Ma vue se brouilla. Je perdis l'équilibre, et sombrai dans l'inconscience...

*** *** *** *** ***


"C'est qui ? Qu'est-ce qu'il fait là ? Viens, on le rentre. Il est mourant, faut lui donner à boire."


*** *** *** *** ***


Je me reveillais dans une pièce sombre: la seule lumière provenait d'une bougie de suif crachotante. J'étais sur une paillasse humide, des rats couraient le long des murs. Je tentais de me lever, mais un vertige atroce me prit, et je retombai lourdement sur la paille infecte. Je tentais alors de parler, mais ma langue était aussi sèche qu'un morceau de parchemin vieux d'un siècle, et c'est à peine si j'émis un sifflement.
Cepandant, le léger bruit que je produisais suffit à alerter les gardiens de mon réveil: j'avais juste refermé les yeux lorsqu'un homme entra, vêtu d'un tunique de cuir rapiécée et sale. Il m'aperçu remuant faiblement, et courut chercher son compagnon en criant:
"Il est réveillé, ramène de l'eau !"
Je sentis alors un mince filet de fraîcheur couler le long de mes lèvres desséchées. J'ouvrai la bouche pour boire plus et calmer le feu qui brûlait au fond de ma gorge, mais l'homme retira l'eau en disant:
"Eh ! doucement, sinon tu vas tout dégobiller. Attends que j'aille chercher un chiffon"
J'attendis ce qui me parut une éternité, mais, lorsqu'il revint, j'eu un mouvement de recul: l'homme tenait à la main un chiffon d'une saleté repoussante, qui avait sans doute dû servir à récurer une dizaine de porcherie sans jamais être lavé. L'homme vit sans doute mon léger mouvement de recul, car il me regarda d'un air de dire "Je sais, il est repoussant, mais c'est le seul que j'ai".
Je le regardai tremper le morceau de tissu dans l'eau puis faire goutter l'eau sale sur mes lèvres craquelée. Bien que chaude, l'eau me parut sortir d'un des fabuleux glacier du Nord, et, même si je ne bus que l'équivalent d'un demi-verre, j'étais revigoré par tant de fraîcheur.
Après avoir longuement bus, l'homme me demanda si je pouvais parler. J'acquiesais, et il prit la parole.
"-Qui êtes-vous ?
-Le Chien
, dis-je d'une voix éraillée. Et vous ?
-Ali Al'Mazur. On vous a trouvé au portes de la cité. La Cité du Destin, précisa-t-il."
Je hochais la tête, et lui demandai depuis combien de temps j'étais allongé sur cette paillasse.
"Trois jours, me répondit-il."
Je lui demandais alors pourquoi il m'avait sauvé, et il rétorqua que j'avais des insignes d'officiers, et qu'en me sauvant, il serait récompensé.
"Au début, je ne voulais que vous jeter hors du chemin, car vous gêniez les passants. Mais après avoir vu votre uniforme, j'ai jugé préférable de vous recueillir."
Il me demanda s'il fallait avertir quelqu'un de mon réveil, mais je lui ordonnais de ne rien faire. Je voulais que mon retour dans le havre des pirates soit inconnu des puissants, pour que je puisse ainsi mieux les surprendre lorsque je reviendrai au Conseil.
Après l'avoir congédié, je retombais dans une torpeur lourde et sans rêves...


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Taorin
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Dim 8 Fév 2009 - 13:56
Je me réveillais dans une pièce lumineuse, aux murs blancs, et sur un lit de plumes. Comment étais-je arrivé ici ? Où étais-je ?
Le soleil entrait par une grande fenêtre ouverte, et une légère brise marine raffraichissait l'atmosphère. La tête lourde, je décidais néanmoins de me lever. Le première tentative ne réussit qu'à m'arracher un grognement de douleur, mais, à la seconde, je soulevais mon corps endolori et je m'asseyais sur le bord du lit. C'est alors que je m'aperçu que j'étais nu. Mais qui donc m'avait enlevé mes vêtements ?
La chambre était gigantesque. Les murs d'un blanc immaculé était nus, seule la petite cheminée étant ornementée grâce à de fines sculptures de navires dorés à la feuille. Les rideaux de la haute fenêtre était d'un pourpre sanguin réhaussé de minces filigrannes d'or. Cette chambre devait être celle d'un riche marchand ou bien d'un seigneur, mais comment avais-je pu me retrouver là ? Le garde m'avait-il dénoncé aux seigneurs pirates ?
J'aperçu des vêtements propres posés sur une chaise. Je me levais et titubai leur direction. Il y avait une tunique blanche, sans aucune fioriture, ainsi que des chausses, elles aussi blanches. Je soulevai les habits pour les enfiler lorsque j'aperçu un petit miroir. Je le prit et me regardai: mon visage était balafré sur le côté gauche, mon oeil mort n'étant pas caché par un bandeau, et mon tatouage sur la joue droite semblait usé. Je n'étais plus le Serpent, mais bien le Chien.
Je m'habillais assez rapidement et je sortit de la chambre. J'arrivai dans un long couloir, lui aussi blanc. Personne en vue. J'errais le long de couloirs, certains d'une propreté impeccable, d'autres d'une saleté repoussante, si bien que je me perdis dans ce dédale. J'errais ainsi pendant une bonne heure, mes jambes affaiblies ayant de plus en plus de mal à supporter mon poids, lorsque je tombais enfin sur un domestique. Je lui fis signe, mais il partit en courant. Je tentais de le suivre, mais, n'ayant plus la force d'avancer, je tombais au sol. La pierre était fraiche, malgré l'étouffante chaleur de l'air.
Très vite, j'entendis de nombreux pas venant dans ma direction. On pouvait discerner le claquement rapide des bottes du frottement léger des souliers des domestiques. On me prit par les épaules: il y avait trois hommes en armes et le serviteur qui était parti en courant.
"-Qu'est-ce que vous faîtes là, le borgne ?
-J'étais dans une chambre, et je me suis perdu... Où suis-je
, demandais-je au garde qui m'avait questionné.
-Bah ! T'es dans l'palais ! Où c'est qu'tu crois être ? Bon, on va t'ram'ner au chef, et t'vas t'expliquer avec lui."

//HRP// Je laisse la main à un membre du staff pour l'entretien avec le chef//HRP//


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Radamanthe
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Lun 9 Fév 2009 - 20:49
Taorin du suivre le garde dans un dédale de couloirs plus ou moins en ruines. Le combat avait lui aussi fait rage dans le palais, bien évidemment, et les murs étaient encore parsemées d'entailles de flèches. Les débris des colonnes fracassées avaient été enlevés, mais on voyait encore les bases de ses dernières, et on voyat bien que la plupart des portes avaient été refaites récemment, et tenaient parfois difficilement sur leurs gonds.

Fort heureusement pour la volonté du Chien Borgne de rester incognito pour le moment, il ne rencontra aucun Seigneur Pirate sur son chemin dans les couloirs du palais. Il fallait que nes neuf, il y avait déjà lui, restait huit. De ceux là, un était parti vers l'Ouest à la recherche de la vengeance, un autre vers le Khand à la recherche de la conaissance. Des six restants, trois ne passaient guère de temps à Umbar. Il n'avait donc en fait que peu de chances de tomber sur une connaissance.

Taorin et le garde arrivèrent finalement dans la pièce du chef. Celui-ci avait jadis été un homme de l'équipage du cruel Seigneur Pirate Sardanapale, et c'était maintenant avec autorité qu'il exerçait le poste de chef de la garde, son prédécesseur ayant, disons, choisi le mauvais côté lors des affrontements de la révolution dans la Cité du Destin.

"Chef, on a trouvé cet homme errant dans le palais, chef."

"Bien. Disposez soldat. Alors qu'est-ce qu'on fabrique ici, l'ami ? Hou, mais ta figure me dit quelque chose, toi..."
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Taorin
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Mar 10 Fév 2009 - 18:39
La chaleur m'oppressait et m'empêchait de me concentrer sur les évènements. Que faisais-je au palais ? Qu'allait-on me faire ? Me croirait-on ?
Le trajet jusqu'au bureau du chef de la garde était long, et j'étais déjà épuisé, tant et si bien que, porté par deux hommes à l'odeur âcre et à la barbe hirsute, je m'assoupis...

*** *** *** *** ***


...Le fracas des sabots sur le sable des dunes. L'acier étincelant sous le soleil de plomb. La poussière suivant un demi-millier de chevaux. Les hurlements de guerre des hordes d'orques maléfiques s'appretant au combat, les sonneries de cors de la cité assiégée. Dur'Zork.
Plus qu'une bataille, un cauchemar, où j'avais perdu mon oeil. Le chaos des combats, les cris de mourants, les hurlements de rage, je revivais tout. Le visage effrayé d'un bleu, transpercé de part en part par une grossière lance orque. Les affreuses faces des suppôts des Ténèbres, se délectant des meurtres qu'ils commettaient. Rien ne m'était épargné...

*** *** *** *** ***


Une claque me réveilla. J'étais trempé de sueur, autant à cause du cauchemar fiévreux auquel je venais d'assister qu'à cause de la chape de plomb planant sur toute la ville.
Nous attendions face à une massive porte de bois renforcée d'acier, où l'on pouvait discerner des marques de hache peu profondes, les planches les plus abimées ayant dû être changées.
Nous entrâmes. Un homme attendait, assis derrière un bureau, une chope à la main. Les gardes se mirent au garde à vous, et me forcèrent à m'assoir sur une chaise branlante.
"-Chef, on a trouvé cet homme errant dans le palais, chef.
-Bien. Disposez soldat. Alors qu'est-ce qu'on fabrique ici, l'ami ? Hou, mais ta figure me dit quelque chose, toi..."

Mince... Que faire ? Je ne pouvais mentir, je n'avais aucune raison de me trouver dans le palais. Mais lui avour la vérité ? Me croirait-il ? Et surtout, le dirait-il à ses autres maîtres ? Tant pis, autant risquer le tout pour le tout...
"Je suis le Chien Borgne, l'un des seigneurs d'Umbar. Parle-moi plus poliment, ou ta langue pourrira loin de ta bouche..."


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Dernière édition par Taorin le Mer 11 Fév 2009 - 13:46, édité 1 fois
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Radamanthe
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Mar 10 Fév 2009 - 20:33
A peu choses près, Taorin aurait bien été en peine de mettre sa menace à exécution, l'autre ayant failli avaler sa langue en entendant sa réponse. Le chef de la garde, avant de faire quoi que ce soit, dévisagea cependant d'un oeil torve son interlocuteur. Néanmoins, il avait combattu sur les remparts lors de la révolution d'Umbar et il avait bien vu celui qui se faisait appeller le Chien Borgne. L'homme devant n'était peut-être plus très frais, on pouvait même le qualifier de sale, mais il n'y avait pas de doute à avoir. C'était bel et bien celui qui avait été désigné comme un des neuf Seigneurs Pirates d'Umbar.

L'homme était bien content qu'il ait renvoyé les gardes, et que ceux-ci aient déjà passé la porte lorsque taorin lui avait répondu, car il n'aurait pas du tout apprécié qu'ils soient témoins de la scène. C'était le genre de choses qu'il fallait à tout prix éviter pour un gradé que de se faire réprimander devant ses hommes. Pour leurs propres bien-être, évidemment, afin de leur éviter les coups dûs aux sourires qui auraient immaquablement suivi.

"Milles excuses, Seigneur. C'est que je ne m'attendais pas à vous voir arriver, on vous dit disparu." fit-il en effectuant une courbette.

"Les autres Seigneurs seront ravis d'apprendre que le Chien Borgne est de retour, je vais les prévénir de ce pas, en même temps que je sonne vos serviteurs..."
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Jeu 12 Fév 2009 - 15:42
"Non ! Attendez ! Je préfère leur faire la surprise moi-même. Par contre, si vous pouviez me trouver un sabre et une garde d'honneur, ainsi qu'une paire de sandales, vous me rendriiez un grand service."
Le capitaine, déjà debout, acquiesa en silence avant de m'ouvrir la porte. Il appela ses subordonnés, qui avaient patientés le temps de l'entretien, espérant peut-être avoir l'autorisation de me rosser avant de me jeter dehors.
"Escortez-le chez le maître d'arme, et trouvez-lui aussi une paire de sandales chez le cordonnier, et obéissez-lui. Si on vous demande de payer, mettez-le sur la note du palais."
Les deux hommes se mirent au garde-à-vous, et m'emboitèrent le pas lorsque je franchis la porte. Au moins étaient-ils disciplinés... Le capitaine allait refermer la porte, mais je me retournais, et lui demandais:
"-Quand aura lieu la prochaine réunion du Conseil ?
-Je crois qu'il y en a une demain après-midi. Mais ce n'est que pour la forme, ils ne décident de pas grand'chose, du moins en ma présence...
-Merci, capitaine. Je n'oublierais pas votre aide."

Je me détournais de lui, et partit dans le dédale des couloirs du palais, mes gardes sur les talons. Je leur demandais de m'indiquer le chemin pour me rendre chez le cordonnier le plus proche, et ils m'y conduisirent sans peine. Ils devaient se demander qui était ce fou vêtu de blanc, borgne par-dessus le marché, qui se permettait de leur donner des ordres et qui se faisait obéir de leur maître acariâtre.
Le cordonnier fut étonné de nous voir débarquer dans son atelier. Il travaillait pour le palais, fabriquant des sandales et des bottes pour la garnison et les nobles, et son atelier, bien que petit, était bien tenu. Après un instant d'hésitation, sans doute à cause de la vue de mes pieds nus et abîmés, il me demanda ce que je voulais.
"Une paire de sandales de bonne qualité", lui répondis-je.
L'artisan, après un coup d'oeil en direction des deux gardes, farfouilla dans ses caisses et sortit une paire de sandales, qu'il me tendit. Je lui les prit, et, après un rapide essai, je lui demandais de les mettre au compte du palais.
Nous sortîmes, et nous nous rendîmes à l'armurerie. Mes sandales, encore inutilisées, craquaient légèrement à chacun de mes pas, et, accompagné du lourd heurtement des bottes sur les pierres, notre groupe faisait fuir tous les rongeurs dans les parages.
Une fois chez l'armurier, je fis l'acquisition d'une belle rapière d'acier étincelant, et je nouais le baudrier à ma ceinture. J'étais presque prêt, il ne me manquait plus qu'une chose: un cache-oeil. Cepandant, je ne pouvais en trouver un dans l'enceinte du palais, les autres Seigneurs l'apprendraient alors beaucoup trop tôt, et ils seraient avertis de ma présence. C'est pourquoi je décidai de sortir du palais et de me rendre en ville...


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Dim 15 Fév 2009 - 17:51
Je retournai dans ma chambre une fois le soir venu. Mon nouveau cache-oeil de cuir blanchi m'avait donné du fil à retordre: j'avais dû parcourir les marchés de la Cité du Destin pendant plusieurs heures avant d'en trouver. Mais j'étais désormais fin prêt pour la session du Conseil du lendemain.
La nuit tomba sur les Havres d'Umbar. La température baissa en flèche: la journée brûlante laissa la place à une nuit fraîche et agréable. Je m'asseyais sur l'unique chaise de la pièce, et je dégainai mon sabre: l'arme était sobre, sans aucune fioriture, mais l'équilibre de la lame était presque parfait, et le tranchant d'acier si bien aiguisé qu'il aurait sans doute pu découper un cheveu dans le sens de la longueur.
Je me relevais, et, bien que fatigué par l'éprouvante journée que je venais de subir, ainsi que par les blessures que j'avais subies lors de mon expédition hors des murs, je m'entraînais en effectuant une série de coups dans le vent pour réassouplir mes muscles courbaturés et pour remettre en forme mon corps exténué.J'attaquais de plus en plus rapidement, mais, au bout d'une heure, je m'arrêtais et me préparais à dormir.
Le lit de plume me tendait les bras, je m'enfonçais agréablement dedans, et, la tête délicatement posée sur l'oreiller, je m'endormis.

*** *** *** *** ***


...Des sabots heurtant le sable du désert. Trente cavaliers perdus au milieu de l'immensité des dunes de sable. Trente soldats, en route pour une mystérieuse mission. Soudain, des flèches, des cris et des hurlements. Le bref sifflement des épées qu'on dégaine.
Une centaine d'hommes à pied, courant en direction des cavaliers. Un cri, "Fuyez !". Une cavalcade désespérée pour leur échapper. Des flèches pleuvant out autour. Un choc sourd: le cheval est blessé. Mais il galope toujours, fuyant le carnage...

*** *** *** *** ***


Je me réveillais en sursaut, trempé de sueur. L'aube commençait à poindre, loin à l'Est. Je devais me préparer. Le Conseil devait débuter après le petit-déjeuner des Seigneurs, c'est-à-dire vers dix heures du matin, quand la matinée serait claire et ensoleillée...

//HRP//Je pensais faire en sorte que mon personnage soit victime d'un complot: il aurait été envoyé en mission secrète hors des murs de la Cité, mais se serait fait attaquer par une bande de pillards, qui auraient très bien pû être engagés par un des Seigneurs d'Umbar. Je met ceci en HRP au cas où un autre staffeux aurait envie de poster à la suite. Tao'//HRP//


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Sam 21 Fév 2009 - 18:51
Un homme entra alors que je bouclais mon ceinturon. Il était vêtu comme tous les gardes, d'une tunique de cuir matelassée et d'un casque d'acier où l'on pouvait remarquer plusieurs tâches rouges dûes à la rouille. Il s'arrêta, surpris pour je-ne-sais-quelle-raison, avant de refermer violemment la porte et de dégainer son épée à l'acier étincelant. Il se rua sur moi pour m'empêcher de dégainer, mais j'étais plus vif qu'il ne le pensais et je parvins à éviter sa charge en me jetant sur le côté. je dégainais pendant qu'il se mettait à tourner autour de moi en cherchant une ouverture qui pourrait m'être fatale. Il dû en voir une, car il attaqua si rapidement que je ne vis pas sa lame bouger, mais mes réflexes ne me firent pas défaut et me permirent de bloquer son coup. Je profitais de l'ouverture ainsi créée pour lui enfoncer ma lame entre les côtes, et le grincement de l'acier sur l'os me fit grincer des dents.
J'essuyais rapidement mon sabre sur sa tunique. L'assassin ne devait pas être seul, je devais quitter le palais au plus vite. Je le fouillai rapidement, et je trouvai une dague à sa ceinture, mais rien qui ne pouvait indiquer un quelconque employeur.
Je regardais par la fenêtre. J'étais au premier étage, mais il y avait un buisson juste sous ma fenêtre. Je sautais donc, mais la plante, contrairement à mes attente, céda partiellement sous mon poids, et je m'écorchais les bras avec les branches.
Je me relevais. Personne en vue, les jardins étaient déserts. je courais en direction de la sortie, en espérant que personne ne me verrait courir, ma tunique blanche ensanglantée. Heureusement pour moi, je réussi à sortir du palais sans autre anicroche, mis-à-part les gardes de l'entrée, qui tentèrent de me retenir, mais je réussis à les éviter et à les semer dans les ruelles de la Cité du Destin.
Mais où pouvais-je bien aller ? Les assassins pouvaient être partout. D'ailleurs, qui pouvait bien vouloir ma mort ? Peut-être vallait-il mieux que je parte... Mais dans ce cas, tous mes espoirs de voir Dur'Zork libérée sombreraient...
Mes réflexions m'empêchèrent de voir les hommes m'entourer. Ils étaient trois, mes ils n'avaient que des gourdins et des tuniques crasseuses. Deux devant, un derrière. Ma main se posa imperceptiblement sur la garde de mon sabre. Un des hommes m'apostropha:
"Ton or, le chien ! Et touche pas à ton jouet, on t'a à l'oeil..."
Ils se rapprochèrent dangereusement, et je me retournais brusquement en dégainant mon sabre d'un mouvement circulaire. Je sentis l'acier mordre la chair, et l'homme qui étais derrière moi s'écroula pesamment en répandant ses boyaux sur le sol. Je profitai de l'ouverture ainsi créée pour m'enfuir le plus rapidement possible. Mais les deux autres voleurs ne me lachèrent pas, malgré tout ce que je pouvais faire pour tenter de les semer. Je débouchais sur une grande artère et je heurtais de lpein fouet l'étal d'un marchand. Je tombais à terre, et mon épée m'échappa et glissa sur les pavés. Le temps que je me relève, les deux voleurs m'avaient rattrappés, mais ne pouvais rien faire sans risquer de se faire arrêter par la milice. Cepandant, bien que je ne risquais plus rien de ce côté-là, le marchand se jeta sur moi en vociférant de nombreuses imprécations toutes plus exotiques les unes que les autres. je ne comprenait que la moitié de ce qu'il disait, mais je sentais bien les postillons atterir sur mon visage. Tranquillement, sans l'écouter, ce qui l'énerva davantage, j'allais récupérer ma lame ensanglatée. Les badauds s'écartèrent sur mon passage, mes le marchand ne décolérait pas, et il m'attrappa par l'épaule en me hurlant à la figure:
"Vous allez me rembourser mes marchandises, espèce de fils de chienne ! Y'en a pour au moins 5.000£ !"
On entendait des cris depuis la foule, des cris de douleur. La garde devait arriver, et j'avais toujours mon arme sanglante à la main. J'indiquai au marchand les deux brigands, en lui disant que c'était de leur faute, puis je me libérai de son étreinte et je m'enfuis en coupant à travers la foule...

*** *** *** *** ***


Je parcourais les quais à la recherche d'un navire en partance. Mes recherches s'étaient pour l'instant révélées infructueuses, mais je ne désepérais pas: un port comme Umbar ne pouvait manquer de navires étrangers.
Je marchais encore une heure avant d'apercevoir un navire arborant le pavillon gondorien. Il chargeait des marchandises, j'allais donc voir le capitaine. Le navire partait pour Pelargir le soir même, et je réussis à négocier une couchette parmi les membres d'équipage pour seulement 1200£. Après avoir averti le capitaine que je n'avais pas d'autres affaires, il m'invita à bord et je gagnais ma couchette, dans l'attente du départ imminent...
Alors que je restais allongé dans le noir, j'entendis un crieur sur le quai qui hurlait:
"Esclaves pas chers chez Omar le Magnifique ! On y trouve de tout, et pour pas cher ! Courez tous à la villa El'Abib !"
L'esclavage a donc gagné Umbar ? La pratique de l'esclavage ne m'avait jamais posée de problèmes, les esclavagistes ne s'aventurant que très rarement dans le désert profond du Harad, mais la présence d'un esclavagiste dans la Cité du Destin allait pouvoir m'aider. J'avais en effet toujours ma bourse bien remplie, et un garde du corps ne pourrait être que bénéfique. Je me décidais donc à aller lui rendre visite.
En remontant sur le pont, j'avisais le capitaine et allait lui demander si je pouvais embarquer un garde du corps pour un supplément de 800£. Craignant de perdre un client, le capitaine accepta et empocha l'argent. Il ne me restait plus qu'à me rendre à la villa El'Abib et à rentrer en moins de quatre heures, un temps largement suffisant.


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