[Marché aux esclaves] Chez Omar le Magnifique !

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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Ven 13 Fév 2009 - 1:07
[Note : Lorsqu'Omar est occupé ailleurs, c'est son petit cousin, Azziz, qui s'occupe de l'entrepot. Le marché aux esclaves est ouvert tous les jours de la semaine, à toutes les heures de la journée. Bonne visite !]

Vous arrivez à proximité d'un batiment en bois, rectangulaire, d'environ trente mètres sur dix. Un entrepot. Il n'est ni récent, ni particulièrement ancien. Au dessus d'entrée principale, une grande porte à doubles battants, vous pouvez lire en grosses lettres blanches :


CHEZ OMAR LE MAGNIFIQUE ! DES ESCLAVES POUR TOUTES LES ENVIES ! TOUTES LES BOURSES SERONT SATISFAITES !


Vous entrez.

La moitié de l'espace est occupé par des cages pleines d'esclaves de tout sexe et de tout age. Le reste de l'espace est aménagé avec des mainnequins d'entrainements pour gladiateurs, des cuisines, une estrade de danse comme dans les auberges et tout un tas d'ustensils insolites : haches, rateaux, bèche, ciseaux... Un dépotoire dont vous allez rapidement comprendre l'utilité...

Un homme corpulent s'approche rapidement de vous, ses yeux clairs et glacés vous regardent fixement... Comme s'il pouvait, d'un seul regard, comprendre tout ce que vous désirez. Puis il parle d'une voix grave et assurée :


Bienvenue chez Omar le Magnifique !

Chez Omar, personne ne vient par hasard !

Je me ferai un devoir de contenter la moindre de vos exigences ! Chez Omar le Magnifique, tous les esclaves sont d'une qualité supérieure ! C'est satisfait, ou, rendez vous compte, la moitié du prix de l'esclave vous est remboursé ! Incroyable, n'est-ce pas : avec Omar, le client est toujours heureux lorsqu'il repart !

Que désirez vous mon bon seigneur ?! Attendez, attendez ! Il serait fort impoli de ma part de vous demander cela sans vous avoir, au préalable, présenté mes tarifs !

Je vous en prie messire, suivez moi, nous allons faire le tour des enclos... Prenez le temps que vous voulez, mes esclaves ne vont pas s'envoler !


Vous lui emboitez le pas, et l'écoutez attentivement :

TARIFS DU MARCHE AUX ESCLAVES

ESCLAVES MALES     ART DE LA GUERRE ART DE L'EROTISME ART DE LA TABLE ART DES CHAMPS TARIF
De 20 à 30ans
1/5
1/5
0/5
3/5
3000£
De 30 à 40ans
1/5
1/5
0/5
2/5
2000£
De 40 à 50ans
1/5
1/5
0/5
1/5
1300£
50ans+
1/5
0/5
0/5
1/5
1000£
ESCLAVES FEMELLES ART DE LA GUERRE ART DE L'EROTISME ART DE LA TABLE ART DES CHAMPS TARIF
De 15 à 25ans
0/5
3/5
2/5
0/5
4000£
De 25 à 35ans
0/5
2/5
2/5
0/5
3000£
De 35 à 45ans
0/5
1/5
2/5
0/5
1600£
45ans+
0/5
0/5
2/5
0/5
800£
TARIFS DES FORMATIONS EN EXTRA :

Art de la guerre : +500£ par niveau supplémentaire - Disponibilité : Prévoir une semaine d'entrainement par niveau
Art de l'érotisme : +450£ par niveau supplémentaire - Disponibilité : Prévoir deux jours d'entrainement par niveau
Art de la table : +200£ par niveau supplémentaire - Disponibilité : Prévoir deux jours d'entrainement par niveau
Art des champs : +250£ par niveau supplémentaire - Disponibilité : Prévoir trois jours d'entrainement par niveau

* * *


Si les marchandises classiques ne vous interessent pas, je peux vous proposer mes esclaves de la gamme "PRESTIGE"... Ils sont plus chers, mais de bien meilleure qualité ! Suivez moi, c'est juste à coté !


Vous empruntez une porte dérobée et arrivez à proximité d'un grand bâtiment de pierre et de bois, une villa. La grande porte principale semble condamnée, mais vous remarquez très rapidement l'entrée secondaire située sur le coté, juste au dessus de la porte vous pouvez voir une enseigne en bois représentant des fers.

Vous entrez.



Esclaves Mâles de PRESTIGE :

Spoiler:
 

* * *

DISPONIBLE DES MAINTENANT !
Akim, la vingtaine. Cet homme pourrait être décrit comme un bel étalon. Le visage franc et droit, le front haut, un regard presque séducteur. Son teint est légèrement basané, indiquant il est originaire des régions du nord du Harad. Il mesure 1m75 et possède un corps d'athlète : tous ses muscles sont parfaitement dessinés...

ART DE LA GUERRE ART DE L'EROTISME ART DE LA TABLE ART DES CHAMPS TARIF
1/5
5/5
3/5
1/5
3250£
Voilà un esclave hors du commun ! Un véritable séducteur ! Un mâle reproducteur, croyez moi... Regardez vous même, il est monté comme un Oliphant ! Il ferait frémir d'un regard même les plus pieuses demoiselles du Gondor ! Vous n'en trouverez pas de ce genre ailleurs ! Celui là vaut 3250£ minimum, mais pour vous, je veux bien descendre à 3300£... Ah... Ma générosité me tuera !

* * *

DISPONIBLE DES MAINTENANT !
Tholvar, probablement plus de la 40aine. Le dos vouté de cet homme indique qu'il a certainement travaillé dans les champs toute sa vie. L'age commence à le gagner, comme le démontre ses cheveux grisonnant. Il lui manque également quelques dents, et il semblerait que son nez ait été cassé plusieurs fois. Pourtant il est évident que cet homme dispose toujours d'une rage de vivre, et la force d'une bête de somme. Son regard est docile. Son teint pâle indique qu'il est originaire des régions du nord.

ART DE LA GUERRE ART DE L'EROTISME ART DE LA TABLE ART DES CHAMPS TARIF
2/5
2/5
1/5
5/5
2500£
Aaaaah, une perle celui là ! Bon je vous conviens qu'il commence à prendre de l'age, mais quelle expérience ! Il est esclave depuis l'age de 10ans ! Croyez moi il est parfaitement dressé ! Il fera parfaitement l'affaire si vous recherchez un esclave bon marché pour s'occuper de votre jardin, ou d'un petit champ... Ou comme cadeau à votre belle mère peut-être ?! Celui là est à 2500£, prix d'ami !



Esclaves Femelles de PRESTIGE:

DISPONIBLE DES MAINTENANT !
Helanna, la vingtaine. Cette femme fait office de mouton noir dans l'étale d'Omar. Elle a le teint pale, les yeux bleux et les cheveux couleur d'or, tout le contraire des autres esclaves. Seul le fournisseur d'Omar connait peut-être sa véritable origine... Mais à quoi bon se poser ces questions devant une telle créature ? Elle mesure dans les 1m60, les cheveux long, le visage encore juvénile. Sa taille est fine, sa peau est lisse. Un créature sorti d'un fantasme... Dans ses yeux brillaient un feu... de la haine, ou du désir ?

ART DE LA GUERRE ART DE L'EROTISME ART DE LA TABLE ART DES CHAMPS TARIF
0/5
5/5
3/5
1/5
5000£
Regardez moi celle là... Une beauté ne trouvez vous pas ? Je connais plus d'un pirate qui vendrait jusqu'à sa jambe de bois rien que pour la posséder une seule nuit ! Elle est jeune, belle, le cuissot ferme... Que demander de plus... Regardez ce visage coquin... Comment résister pour seulement 5000£... Impossible !

* * *

DISPONIBLE DES MAINTENANT !
Yasmi, la quarantaine. Une femme d'un certain age, qui a perdu sa fraicheur. Ses trais sont tirés, sa peau ridés... Même ses yeux sont ternes... Peut-être a telle était malmenée pendant sa jeunesse : elle semble las, sans détermination. Ses cheveux sont gris, et sa peau est parsemées de petites taches brunes apparues avec l'age. Son ventre est rond, sa gorge tombante jusqu'au nombril...

ART DE LA GUERRE ART DE L'EROTISME ART DE LA TABLE ART DES CHAMPS TARIF
0/5
0/5
5/5
2/5
1000£
Heu, celle là c'est Yasmi... 1000£.. Pas cher hein... hum, la suivante...

* * *

VENDUE
Agathe, la treintaine. Une femme d'une grande beauté, mais également d'une stature princière. Si elle ne s'était pas trouvée à demi nue dans cet enclos, elle aurait pu passer pour une noble ou une bourgeoise. Elle se tient droite, le visage sévère, les lèvres pincées. Elle a le regard fier, et n'hésite pas à vous déshabiller du regard, comme d'un air de mépris. Elle était grande, probablement dans les 1m70, un peu ronde : la gorge et les cuisses généreuse, même si elle n'avait plus la fermeté de ses vingts ans. Elle porte une cicatrice au nombril : Un dommage collatéral causé lors d'une tentive d'assasinat échouée sur son maitre... Pour cette raison Omar a dut réduire le prix de vente de 300£

ART DE LA GUERRE ART DE L'EROTISME ART DE LA TABLE ART DES CHAMPS TARIF
4/5
4/5
1/5
0/5
4800£ 4500£
Une femme, une vraie celle là ! Elle n'a plus toute sa jeunesse, mais elle est encore énergique ! Croyez moi, nous ne regretterez pas ! Si vous aimez le genre...hmmm... celles qui commandent... Vous voyez ce que je veux dire... Elle connait des centaines de manières plus... heu... exotiques les unes que les autres pour vous mener droit au plaisir... Et, elle sait se battre ! Une furie, je vous jure ! Aaaaah, j'aurai tellement voulu la garder celle là... La vendre me fend le coeur... 4800£ 4500£, je retiens mes larmes...



Esclaves Enfants :

Spoiler:
 


Dernière édition par Omar Baligh Wahid El'Abib le Dim 15 Jan 2012 - 19:48, édité 22 fois
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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Mar 17 Fév 2009 - 0:28
Un homme encapuchonné fit irruption dans le marché aux esclaves d'Omar. Il paraissait vieux et décrépit : vouté, boiteux, il empestait un mélange d'alcool et d'urine. La capuche dissimulait entièrement son visage.

Mais Omar était marchand avant tout. Un vrai marchand savait faire fi de l'apparence d'un client pour en deviner l'étendue de sa bourse. Cet homme boiteux était certainement le sous-fifre d'une personne plus important ne désirant point se manifester dans un tel endroit. C'est pour cette raison qu'Omar se dirigea d'un pas certain vers le nouvel arrivant, les bras écartés et un sourire de bienvenue aux lèvres...

" - Bienvenue très cher client !"

Mais ce dernier se contenta de l'ignorer royalement... Il avançait en boitant en direction de l'enclos central, comme s'il n'avait même pas remarqué l'esclavagiste.

Omar fronça les sourcils, mais il était marchand avant tout. Un vrai marchand savait faire fi des manières d'un client pour en deviner l'étendue de sa bourse. Il lui emboita le pas, se positionnant sur son flanc droit, restant toutefois à un mètre derrière lui, par signe de respect.

" - Je peux vous montrer les modèles d'expositions, ou désirez vous quelque chose de particulier ?"

Encore une fois, le boiteux l'ignora, se contentant de fixer la partie de l'enclos où se trouvait les femmes et les enfants. Arrivé à quelques mètres de cette dernière, il stoppa net, leva un bras cadavérique, et dit d'une voix rocailleuse :

" - Elle, je veux elle, tout de suite !"

Il désignait la petite Shannah.

Cet homme manquait décidément de manières, mais Omar était marchand avant tout... (vous connaissez la suite). L'esclavagiste ouvrit la cage, et appela Shannah. Elle lui fit un grand sourire, et se mis à trotter jusque dans ses bras :

" - Gentil monsieur Omar ?"

A peine eut-elle le temps de dire cette phrase, que le vieux boiteux la saisi par les cheveux, fit demi-tour, et se dirigea vers la sortie. La petite tentait de garder son équilibre pour le suivre, hurlant de peur et de douleur, mais il n'en avait que faire.

Omar fronça de nouveau les sourcils, et ouvrit la bouche pour dire quelque chose au moment ou l'étrange individu laissa tomber au sol une bourse pleine de pièces d'or, en ne prononçant que ces mots :

" - 8000£, tout y est..."

A l'instant ou il ramassait la bourse, Omar aurait du être satisfait... Il venait de vendre sa plus belle prise... Il venait de toucher une belle somme !! Les affaires commençaient bien. Mais Shannah se mis à hurler son nom tout en le regardant, les joues dégoulinantes de larmes.

Quelque chose n'allait pas... Quelque chose lui déplaisait... Et il fut le premier surpris lorsqu'il s'entendit dire ces mots :

" - Reprenez votre argent, cette gamine ne convient pas à un individu de votre sorte !"

La tirade stoppa nette le boiteux, qui fit volte face, et abaissa sa capuche de sa main libre. Le visage qui apparu était hideux... L'homme, enfin si on pouvait l'appeler encore ainsi, semblait presque en état de décomposition : ses cheveux grisonnants étaient longs et graisseux, sa peau était livide et fripée comme du vieux cuir. Son œil droit n'était plus qu'un vague souvenir : à la place se trouvait une orbite vide, dont un liquide épais et visqueux semblait couler. Sa mâchoire avait du être cassée, tout comme son nez, plusieurs fois, et lui manquait quasiment toutes les dents... Les rares encore existantes étaient noires et percées. Sa voix rocailleuse semblait en colère, voir indignée :

" -Quoi?!"

Omar était dépité par ce qu'il venait de dire, mais il avait pour principe de ne jamais revenir sur une décision commerciale, aussi stupide soit-elle... Mieux valait assumer une erreur, que de donner l'impression de douter de ses choix.

"- Vous m'avez bien entendu, je vous rends votre argent, et lâchez la fille...
- Imbécile ?! Vous savez qui je sers ?! C'est une esclave, elle lui appartient à présent
- Imbécile ?! Moi un imbécile ?! Tout ce qui est sous ce toit m'appartient de plein droit ! Et j'en dispose comme je veux... Je refuse votre argent... Et allez dire à votre maitre qu'il m'envoie des serviteurs plus convenable s'il désire conclure la moindre affaire avec moi ! Omar n'est pas un quelconque marchand ! Omar le Magnifique possède des esclaves de qualité ! Je suis en droit d'exiger un minimum de courtoisie de la part de mes clients.... C'est compris vieux poux ?!"


Omar était aussi rouge qu'un... Homard. Il donnait l'impression qu'il allait exploser. Il se mouva alors d'une vitesse impressionnante pour son embonpoint vers le dit vieux poux. Ce dernier dut être surpris par cette réaction car il lâcha instinctivement la fillette sanglotante, qui se jeta immédiatement dans les robes de l'esclavagiste, stoppant nette sa charge. Il jeta la bourse pleine de pièces d'or au visage du boiteux et lui ordonna de sortir. Le bossu s'exécuta, mais non sans rajouter :

" - Vous aurez des problèmes pour tant d'insolence, petit marchand !"

Lorsqu'il eu claqué la porte de sortie, Omar se sentait mal à l'aise... Il avait laissé filer 8000 pièces d'or... 8000... Mais qu'il était con ! Qu'avait-il fait ! Tout cela c'était la faute de cette stupide gamine pleurnicheuse... D'ailleurs elle était toujours accrochée à ses robes, s'essayant les yeux et le nez dans les fins tissus immaculés. Il la repoussa d'un revers de la main, la faisant tomber au sol.

" - Et toi, tu sors de ma vue ! Dégage ! Je ne veux plus te voir !"

Elle le regarda une seconde de ses grands yeux ronds et rougis par les larmes, puis elle lui fit un grand sourire, avant de s'enfuir en trottinant et en chantonnant :

" - Monsieur Omar il est gentil... Monsieur Omar il est gentil... Monsieur Omar c'est mon ami... !"

Pfffff, elle l'énervait... Qu'allait-il faire d'elle ?! La prochaine fois, il ne refuserait pas la vente, quel qu'en soit la raison !
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Dalamyr
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Sam 21 Fév 2009 - 7:58


Marade venait de pousser les battant de l'entrée de chez Omar. Il ne savait pas pourquoi il était là. Il avait demandé à un gamin d'Umbar de lui dire ou est-ce qu'il pouvait trouver des mercenaire et il lui avait indiqué ce commerce. Bizarre pensa-t-il en se faisant accosté par le gérant des lieux. Avant même qu'il aille put dire le moindre mot, il se fit entraîner dans une visite de "l'échoppe". L'assassin se rendit compte que c'était un marcher aux esclaves. Il en vint à se demander si ici, à Umbar, esclave et mercenaire voulait dire la même chose. Il essaya de partir, mais le marchand était très agrippant et l'obligea en quelques sortes à le suivre. Bien sur si Marade aurait voulut partir, il aurait pu, mais en utilisant la force, ce qui n'était pas une bonne idée.

Pour finir sa visité lui servit à quelques chose car il remarqua un article qui lui toucha le coeur: une petite fille de 8ans. Il demanda donc à Omar:

-La petite fille, mais pour le prix je vous propose 4000pièces, mon employeur ne peut pas aller plus haut pour un article de cette âge
.


L'Ombre hésita, puis ajouta:

-N'auriez-vous pas un jeune homme ayant dans les dix-huit ans qui sache combattre?


Tout en parlant il s'était appuyé contre le mur, le visage couvert par son large capuchon bordeaux. Cela lui donnait une silhouette à prendre au sérieux. D'autant plus qu'il avait prit une position assez féline, l'on pourrait croire qu'il était prêt à bondir au moindre geste agressif. A cela s'ajoutait la forme d'un sabre sur son flanc gauche, il n'était pas visible, mais la cape moulait la garde.
Marade fixait de ses yeux Omar attendant sa réponse.
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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Lun 23 Fév 2009 - 23:25
Comme à son habitude, Omar avait acceuilli son client comme un Roi : acrobatiques courbettes, mots doux, dégoulinants compliments... Bref tout ce qu'il fallait pour flatter l'égo de la plupart des riches personnages qui passaient la porte de sa boutique.

Mais apparement, tout ces efforts n'avaient eu aucuns effets sur l'étrange inconnu...

4000£ pour Shannah ?! Mais pour qui se prennait-il ?! Il annonçait ça comme celà... Et en plus il osait demander un autre article ?!

Soit cet homme le prenait pour un imbecile, soit il n'avait aucune connaissance de l'art du marchandage... Peut-être les deux à la fois...

Ou peut-être voulait-il le tester ? Son attitude était étrange, tout comme son accent... Cet homme venait de loin, certainement pour des motifs bien étranges...

Bref il fallait sortir le grand jeu, Omar s'était juré de vendre rapidement Shannah, mais pas pour une bouchée de pain non plus !

"4000£ pour la petite Shannah ?! Mais mon bon seigneur, n'avez-vous donc aucun coeur ?! Je me creve un peu plus de jour en jour, à petit feu, pour survivre dans ce monde de brute... Je donne perpétuellement de ma personne pour permettre à mes marchandises d'être d'une qualité supérieure, d'être capable de satisfaire toutes les attentes de mes clients... Aaaah mon seigneur, chercheriez vous à me mettre à genou ? Moi Omar, le marchand le plus honnete de cette ville ?! Je vois à vos manières que vous êtes un puissant homme de gouts, regardez une nouvelle fois, je vous en prie, messire, vous ne pouvez ignorer qu'elle vaut bien plus de 4000£..."

Si Omar avait su pleurer sur commande, il aurait laché une petite larme, pour donner un coté encore plus dramatique à la scène...

"Mais toutefois, je dois vous avouer, noble seigneur, que vous me plaisez tout particulièrement. Et pour prouver que je suis le plus honnête et génereux des marchands de cette ville, je veux bien faire un geste : je vous la laisse pour 6000£ seulement ! Et oui, vous entendez bien ! 6000£ seulement pour cette petite fille de 8ans, encore vierge, satisfait, ou à demi remboursé ! Incroyable n'est-ce pas ?! Chez Omar le Magnifique, les esclaves sont à prix magiques !"

En prononcant ces dernières paroles, Omar s'était redressé, et il avait bombé le torse...

Il transpirait à grosses goutes... Pfiou il avait vraiment sorti le grand jeu, et il attendait avec impatience la réaction de son mystérieux client...
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Dalamyr
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Ven 27 Fév 2009 - 23:05



Marade dut réprimer une grosse envie de rire en entendant le marchand d'esclave parler, essayant de jouer le pauvre commerçant surmené par ses esclaves. On le prenait vraiment pour un idiot. Il hésita durent un bref instant à dégainer son poignard, mais cela ne serait guère subtile qui plus est créerait un ennemi de plus aux Ombres. Non, il allait être plus fin, mais ferait remarquer à ce Omar que son discours est resté sans efficacité sur lui.

-Je ne cherche aucunement à vous mettre à genou, autrement vous le seriez déjà.

Il avait parlé avec une voix anodine comme s'il parlait du beau temps, mais ces paroles en disaient long sur son orateur qui continua sur le même ton:

-Je ne doute pas de votre honnêteté, mais la prochaine fois dite de la cité blanche ou toute autre ville plutôt que cette ville qui n'est pas le royaume de l'honnêteté. Vous en conviendrez?

Il toussa avant de reprendre, ses yeux, toujours ombré par son capuchon, semblèrent s'allumer d'une lumière de malice:

-Dans mon pays, on fixe le prix de l'article sur son prix initial. Donc, si vous dites que vous la vendez 8000£, vous avez du la payer environ 4000£. Dans ce cas, il est vrais que vous y perdriez...ET je pense que selon toute probabilité vous donnerez le tier du prix auquel à été vendu l'article à ses parents. Soit si vous le vendez 6000, 2000£. Et vous vous retrouveriez sans bénéfice....Je serais donc prêt à mentir pour vous, disons 6000 et j'amènerai sur ces 6000, 1000£ pour la famille. Je dirais que c'est le tier. Vous y gagner....Réfléchissez!

Il fit une nouvelle pause, avant d'ajouter comme explication sur son choix:

-Cette petite me rappelle ma petite soeur...Elle a été capturé par des esclavagistes. Depuis, j'en ai fait pendre une dizaine, sans compter ceux qui ont voulut me résister....Enfin bref, je sais pas pourquoi je vous raconte ça. Mais dite voir combien avez-vous payer cette petite, vous le noble Omar le marchand le plus honnête de cette ville?

A présent il fixait Omar. Il était sûr qu'il allait accepter le premier marcher, c'était sa seul vrais solution s'il ne voulait pas finir pendu, du moins c'est ce qu'il croyait ou ce qu'avait tenter de faire croire Marade.
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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Dim 1 Mar 2009 - 15:49
Au fur et à mesure du discours de son interlocuteur, le sourire d'Omar s'était élargie, pour finir en un rire franc... Non pas un petit rire moqueur, mais un véritable rire...

« Décidément vous me plaisez l'étranger ! Même si je dois avouer que vous n'avez aucunes connaissances des coutumes de marchandage de la région... Mais personne n'est parfait, n'est-ce pas ? »

Omar s'essuya la sueur qui perlait sur son front avec un petit chiffon blanc. Puis quelque chose sembla changer de son attitude... Comme s'il avait fait tomber le masque du marchand imbécile, pour laisser place à quelque chose de plus sérieux... Il fixait l'étrange inconnu de son regard bleu glacé :

« Toutefois, je ne vous permet de me menacer sous mon propre toit... Est-ce comme cela que se comportent tous les gens du nord ? Ce n'est pas la première fois qu'un exigent client me tiens ce genre de propos vous savez... Ne croyez vous pas que je prends quelques précautions ? »

Un petit sourire malicieux naissait sur le visage d'Omar :

« Je ne sais pas qui vous êtes exactement... Une sorte d'espion, ou d'assassin... Je n'ai aucune idée des raisons de votre venue à Umbar, mais je devine aisément que vous n'êtes pas là pour me tuer, sinon l'un de nous deux aurait déjà rendu l'âme... Donc il est clairement plus profitable pour nous deux d'éviter le conflit... Mais cela ne m'a pas empêché de prendre quelques précautions lorsque je vous ai vu passer le perron de ma villa. Je suis un homme prudent, tout comme vous je suppose. Peut-être vous êtes-vous un peu renseigné sur moi avant de venir me trouver ? Ne vous a t'on pas dit que j'étais toujours escorté par mon garde du corps personnel ? Or le voyez vous quelque part à mon coté ? Non bien sur... Parce qu'il est... par ici... »

En prononçant ces derniers mots, Omar avait fait un petit geste de la main, indiquant à son interlocuteur de regarder au dessus d'eux, vers les terrasses de l'étage supérieur, qui dominaient la cour intérieure, ou se trouvaient les cages des esclaves. A demi dissimulé dans les buissons de l'une des terrasses au dessus d'eux se trouvait un homme : le garde du corps d'Omar, un arc à la main, une flèche pointée sur l'étranger à la capuche.

« Peut-être l'aviez-vous déjà remarqué, peut-être que non... Quoi qu'il en soit la situation devient particulièrement excitante, ne trouvez vous pas ? Au moindre geste suspect de votre part il tire, au moindre geste suspect de ma part, vous me sautez dessus... Intéressant n'est-ce pas? Les vraies négociations vont pouvoir commencer... »

La lourde capuche empêchait Omar de distinguer les traits de son mystérieux client, mais à présent il était certain qu'ils se prenaient tous les deux au sérieux.

« En fait, il existe peut-être une possibilité que je vous laisse Shannah pour 4000£... En échange d'un petit service qui serait probablement dans vos cordes, vous comprenez, je suis un homme d'affaires, rien n'est gratuit dans ce monde, malheureusement... Mais vous avez encore le choix de renoncer à cet achat et de quitter ma boutique... A vous de choisir, cette petite en vaut-elle le prix ? Si vous décidez d'accepter ce petit service, je vous en dirais plus... »

L'homme en face de lui en trahissait aucuns sentiments, ni aucunes réactions, mais Omar devinait qu'il devait peser le pour et le contre...
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Taorin
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Dim 1 Mar 2009 - 16:51
J'entrai dans la villa. Il y régnait une fraicheur agréable comparée à celle de l'air extérieur. Deux hommes étaient visiblement en grande conversation, et plusieurs esclaves attendaient tranquillement derrière des barreaux. L'un des deux hommes était vêtu d'un long manteau pourpre à la capuche abaissée sur ses traits était visiblement un combattant, eton pouvait deviner la garde d'une épée sous sa pélerine. Le second était gros et suait à grosses gouttes, peut-être à cause de la peur ou bien de la chaleur, je ne pouvais le savoir. Il était visiblement le marchand, cet Omar.
Je le vis lever discrètement les yeux vers le haut, et, en suivant son regard, je vis un grand homme armé d'un arc qu'il pointait vers l'homme encapuchonné.
Je refermais la porte bruyamment pour annoncer mon arrivée, et les deux hommes se tournèrent immédiatement vers moi. L'habitude du pouvoir m'ayant un peu fait perdre mes bonnes manières, je lançais directement à celui que j'estimais être Omar:
"Il me faut un garde du corps en bonne santé et compétent... J'ai de quoi payer, et je suis pressé..."
Puis, plus courtoisement, j'ajoutais:
"Excusez-moi de vous avoir interrompu, messires, mais le temps me manque..."


500£+850£ pour le maître d'armes
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"Memento mori"
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Dalamyr
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Dim 1 Mar 2009 - 19:58


Marade allait répondre lorsqu'un inconnu entra. Il claqua la porte pour faire savoir sa présence et s'avança sans plus attendre. Il ordonna à Omar de lui montrer un esclave pouvant servir de garde du corps. L'assassin allait répondre séchement d'attendre, mais l'inconnu s'excusa, bien qu'au yeux de l'Ombre sa ne soit pas une excuse digne de ce nom.
Il se décolla du murs et resta fixé vers l'archer évaluant ces capacités. Cela devait être un archer de moyen pointure, mais il ne voulait pas vérifier. Il sourit et alla directement à l'essentielle ignorant les premières questions d'Omar:

-Cette petite en vaut la peine, j'en sur suis et même si elle ne se montrait pas à la hauteur, d'autres tâches pourront lui être donnée....Un service, vous dites, intéressant.


Il fit semblant de réfléchir, puis il conclut:

-Faites moi par de votre service, mais avant servez monsieur, il est pressé...

Il venait d'accepter et espérait ne pas avoir fait de gourde. Hasharin et Dalamyr ne le lui pardonnerait jamais, surtout pour l'achat d'une petite fille qui n'a peut-être aucun talent d'assassin...Il préféra écarter cette hypothèse de la main, car elle était jeune donc elle pouvait encore tout apprendre.
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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Lun 2 Mar 2009 - 11:40
Omar était tellement concentré sur l’étranger à la capuche, que le nouvel arrivant avait totalement trompé son légendaire sens de l’observation. C’est pourquoi l’esclavagiste avait littéralement sursauté lorsque la porte avait claqué…

C’était bien sa veine ! Il était assez difficile de vendre des esclaves par les temps qui courent, et voilà que deux clients se pointaient quasiment au même moment… Et particulièrement pendant des négociations musclées demandant toute son attention. Faisant confiance à son garde du corps (qui était en fait très mauvais à l’arc, c’était juste du bluff), Omar quitta des yeux l’étranger et porta toute son attention sur le nouvel arrivant.

Ce dernier avait une allure assez singulière. Il se dégageait de sa démarche et de son attitude cette sorte de charisme dont sont habités en général les personnages habitués à donner des ordres. Pourtant son aspect semblait quelque peu… négligé, et l’individu était d’une maigreur presque cadavérique… Il donnait l’impression d’un homme qui venait d’échapper de justesse à la mort. Omar avait la sensation d’avoir déjà vu cet homme quelque part, dans d’autres circonstances… Mais il était incapable pour le moment de mettre un nom ou un rang sur ce visage…

Si Omar avait encore quelques doutes concernant l’autorité du nouvel arrivant, ceux-ci s’évanouirent lorsque ce dernier ouvrit la bouche. C’était un homme qui avait l’habitude d’être obéi… L’homme devait posséder une certaine fortune, et il semblait extrêmement pressé… Tout cela sentait le profit à plein nez !

L’esclavagiste lui fit son plus beau sourire de bienvenue, suivi d’une gracieuse courbette (enfin aussi gracieuse que le permettait la bedaine d’Omar) :


« Oh ! Bonjour Grand seigneur ! Je suis honoré de la visite d’une aussi prestigieuse personnalité dans mon humble boutique ! Je suis Omar le Magnifique, à votre service… Je jure sur ma pauvre vie de combler le moindre de vos désirs ! Mais, mon bon seigneur, veuillez, je vous prie, m’excuser encore quelques secondes, que je termine avec cet étranger, pour que je puisse être totalement à votre service ! Mais faites comme chez vous, ma demeure est votre ! Faites le tour de l’enclos à votre guise, je suis persuadé que vous trouverez l’esclave idéal ! Au marché aux esclaves d’Omar, le client est toujours heureux lorsqu’il repart ! »


L’homme demeurait inexpressif… Décidément les courbettes d’Omar ne semblaient pas faire effet aujourd’hui… Toutefois il n’y avait pas une seconde à perdre : pour Omar, rater une vente était plus douloureux que de devoir se sectionner un bras à coup de fourchette… Il enchaîna donc très rapidement à l’attention de son premier client :

« L’ami, je pense que nous avons trouvé un terrain d’entente mutuellement avantageux… Pour vous prouver que j’ai un bon fond, je vous propose de reporter ces négociations à ce soir, autour d’un dîner. C’est avec le plus grand des honneurs que je vous invite à ma table messire, nous aurons alors tout le temps de parler de notre… petit marché, dans le plus grand des calmes. »

N’attendant même pas la réponse de l’étranger, il fit volte-face, et alla rejoindre l’autre homme, qui avait commencé à faire le tour de l’enclos. Le garde du corps avait disparu à l’étage.

« Et voilà mon bon seigneur, je suis entièrement à votre service ! J’espère que l’accueil ne vous a pas offusqué, je suis convaincu qu’un homme tel que vous a traversé bien pires situations … Mais trêves de bavardages, dites m’en plus, que cherchez-vous exactement ? Je suis persuadé d’avoir tout ce dont vous avez besoin ! »
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Taorin
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Lun 2 Mar 2009 - 19:36
Tout en faisant inspectant les différents esclaves présents dans l'enclos, je jetais de fréquents coups d'oeil aux deux hommes, plus particulièrement au client. J'entendis parler d'un "service": ce marchand était sans aucun doute plus que ce qu'il n'en avait l'air. Mais je n'avais pas le temps de m'inquiéter à ce sujet, je devais trouver un homme sur lequel je pourrai me reposer.
Le marchand revint vers moi, et, avec un ton mielleux qui aurait fait des merveilles dans la bouche d'un courtisan, s'enquérit de mes besoins. Je lui indiquais que je requérait un homme habile au combat, résistant et fiable, tout en sous-entendant que je serais prêt à y mettre le prix.
Il me présenta un immense gaillard, dont la peau d'ébène était zébrée de cicatrices. Son regard noir était dur, et il me semblait qu'il voulait me tuer. Devais-je l'acheter ? Il était indubitablement un bon combattant, mais pouvais-je compter sur lui ?
Je demandais le prix. Omar, dit "le Magnifique", jura sur tous les dieux qu'en me le cédant à moins de 3000£, il se trancherait la gorge. Mais même un mendiant aurait pu deviner qu'un tel esclave valait bien moins cher. Il y eut alors un marchandage enragé, l'esclavagiste ne cédant que sous la contrainte, et il fut finalement conclut que je devrais débourser 2500£ pour acquérir cet immense gaillard.
Mais devais-je pour autant l'acheter ? Je décidais de vérifier sa valeur par moi-même. Je commandais au marchand deux épées d'entraînement en bois pour que je puisse affronter celui qui risquait de devenir mon gardien. Face à ma demande, Omar resta un instant interloqué, ne sachant pas trop comment prendre cette demande, mais il se ressaisit bien vite: le client était roi, et s'il désirait combattre un esclave, de quel droit lui, un pauvre et honnête marchand d'esclave, refuserait la requête d'un client ? Il appela un domestique et lui commanda d'apporter ce que je demandais.
Je profitais de son léger désarroi pour m'adresser directement à l'esclave.
"Veux-tu me servir ?
-Non, mais ais-je le choix ?
-Non. Si tu réussi à me désarmer, alors je t'achèterais et tu seras bien traité. Sinon... on verra en fonction de ton niveau..."
conclus-je en attrapant les épées de bois et en en tendant une à l'esclave...


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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Mar 3 Mar 2009 - 0:16
Le combat s'engagea entre les deux hommes... Enfin plutôt entre l'homme et l'esclave...

Omar était au bord de l'apoplexie... Ses yeux exorbités étaient injectés de sang, et son visage avait viré au rubicond...

L'esclavagiste n'avait osé dire non à la demande de son nouveau client, mais les issues possibles d'un tel affrontement le mettait terriblement mal à l'aise... D'un autre coté, il n'avait pas le choix s'il voulait réaliser un juteux profit, cet esclave ne valait réellement guère plus de 1000£ à cause de son mauvais caractère... Mais le jeu en valait-il la chandelle ?

Si l'homme mettait l'esclave chaos, il perdrait la vente, et risquait de voir sa marchandise abimée, voir invendable...

Si c'était l'esclave qui blessait l'homme... Il n'osait même pas en imaginer les conséquences sur sa réputation et son commerce !

Omar n'avait qu'une envie, arracher l'élégant turban qui trônait au somment de sa tête, pour passer ses nerfs en le déchirant avec ses dents... Toutefois, il était suffisamment maitre de lui même pour ne rester que simplement tétanisé et dégoulinant de sueur...

Décidément cet esclave ne lui avait attiré que des ennuis ! Il était persuadé que son Oncle Barka le lui avait fourni uniquement dans le but de lui faire une mauvaise farce... Cet esclave était incontrôlable. Il avait même blessé un autre esclave le mois derniers... Omar détestait ça, mais il avait du le faire fouetter pour le punir. Rien que d'y repenser, Omar en frémissait : chaque coup de fouet était autant d'argent qui s'évanouissait : un esclave au dos lacéré était synonyme d'esclave désobéissant, et forcément le prix chutait.

D'après son Oncle Barka, Ezhel était un ancien gladiateur... Mais il ne lui avait jamais rien dit de plus... Omar n'aurait pas été étonné d'apprendre que son ancien propriétaire s'en était débarrassé de peur qu'il ne vienne l'égorger dans son propre lit. Toutefois, depuis qu'Omar avait fait installer des mannequins d'entrainements, Ezhel semblait être plus calme après y avoir passé ses nerfs dessus. L'homme n'avait peut-être pas un mauvais fond après tout, il était probablement ce genre d'homme qui avait besoin de se battre régulièrement pour évacuer ses mauvaises pulsions. Un homme qui ne respectait que la force ?

Omar croisait mentalement les doigts. C'était la première personne qui proposait de lu acheter Ezhel, et il aurait été dommage de passer à coté de cette opportunité inespérée.

Soudain, il fut expulsé de ses propres pensées par un cri de douleur...
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Taorin
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Sam 7 Mar 2009 - 11:50
Nous engageâmes le combat. Le gaillard était vif et fort, et son épée de bois volait en tous sens. Cet homme savait décidément se battre ! J'esquivais prudemment ses coups, tentant de juger mon adversaire: je remarquais que ce dernier, bien que d'une rapidité étonnante de la part d'un mastodonte tel que lui, manquait de la technique qui différencie les maîtres d'armes des combattants ordinaires.
L'esclave cessa ses attaques inutiles et attendit patiemment que je me découvre pour attaquer. Nous tournâmes alors en rond, nous regardant en chiens de faïence. L'esclave fit jouer de ses muscles, peut-être pour m'intimider, et ses nombreuses cicatrices semblèrent se mouvoir tels des serpents sur les bras de mon adversaire. Puis, soudainement, il se lança à l'attaque, la lame en avant. Je fis un pas de côté, estimant ceci suffisant pour esquiver le coup, mais le géant qui me faisait face fit pivoter sa lame, qui m'effleura les côtes. Je profitais de l'ouverture qu'il avait laissée sur son flanc aux côtes saillantes et je le frappais sans force à l'aisselle gauche. Cependant, l'inertie de mon mouvement me fit frapper plus fortement que je ne l'avait souhaité, et l'esclave lacha un grognement de douleur quand le morceau de bois heurta sa chair.
Je m'éloignait de ma future acquisition. J'étais désormais résolu, il me fallait cet esclave. Je pus d'ailleur voir un éclat de respect traverser son regard: cet homme devait maintenant comprendre que son futur maître savit se battre et qu'il pourrait, si besoin est, se défendre face à une traîtrise.
Je me tournais vers Omar le Magnifique, qui était resté paralysé durant tout le combat. Son visage éait rouge et trempé de sueur, et ses yeux allaient et venaient entre son bien que j'avais malgré moi abimé et ma personne, se demandant sans doute si j'accepterais de lui acheter son esclave. Encore tremblant à cause de l'évacuation de toute la pression qu'il avait emmagasinée au cours de l'affrontement, il me demanda d'une voix légèrement chevrotante:
"Mon bon seigneur, vous voyez, cet esclave est un bn combattant, il pourrait faire un bon garde du corps... En plus, voyez comme il est docile..."
Il s'épongea le front à l'aide de son turban, puis repris d'une voix apaisée:
"Mais, si je peux me permettre de vous le demander, pourquoi voulez-vous, vous qui êtes si talentueux, un garde du corps ?
-Mes ennemis ne m'envoient pas un seul assassin à la fois, mais plutôt trois ou quatre... Et contre tant d'adversaires, un allié solide à mes côtés m'aiderait grandement..."

Le marchand me regarda bizarrement. Puis nous commençâmes à marchander: l'esclave ne serait livré qu'avec une tunique propre, tout autre vêtement ou arme serait à la charge de l'acheteur. Ceci ne me plaisait guère, c'est pourquoi je tentais de persuader l'esclavagiste d'accorder d'autres habits à l'esclave, dont j'gnorais encore le nom...


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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Dim 8 Mar 2009 - 17:27
Omar avait sursauté au grognement de douleur d' Ezhel. Paniqué il se précipita vers l'esclave, pour tenter de déterminer la gravité des dégâts... Fort heureusement, bien Ezhel ait posé un genou au sol, se tenant l'aisselle gauche, la marchandise ne semblait pas abimée...

Omar était rassuré... Pour tout avouer, il aurait parié quelques minutes plus tôt que l'esclave démolirait l'homme : bien que son nouveau client semblait autoritaire, il ne paraissait vraiment pas au sommet de sa forme. Mais ce dernier était talentueux une arme à la main, un excellent combattant. Son visage ne laissait paraître aucunes émotions mais ses yeux étaient brillants, comme s'il avait apprécié la passe d'arme.

La suite des négociations fut alors entamée.

Omar avait pour principe de ne jamais poser aucunes questions aux clients. Chacun venait ici pour des raisons plus ou moins sombres qui ne le regardait pas. Poser des questions, cela ne pouvait que faire fuir les clients. Pourtant... Pourquoi un homme aussi habile, l'épée à la main, avait besoin d'un combattant aussi féroce qu'Ezhel à ses cotés ? Cela intriguait vraiment Omar... C'est pourquoi il osa poser la question :

"Mais, si je peux me permettre de vous le demander, pourquoi voulez-vous, vous qui êtes si talentueux, un garde du corps ?"

La réponse fit frémir Omar. Quelqu'un avait cherché à l'assassiner ? Étrange coïncidence... L'esclavagiste avait reçu des menaces de mort ce matin même... Une missive avait été déposée au pas de sa porte : un simple papier sans aucune marque distinctive. Sur celui-ci avait été écrit au fusain les seuls mots suivants :

"Votre attitude me déplait au plus haut point. Vous êtes le prochain sur la liste, je vous conseil de partir avant ce soir et de ne jamais revenir..."

Umbar était un véritable nid de vipères, les meurtres y étaient monnaie courante, surtout sur les docks, ou dans les quartiers mals famés... Mais ce genre de menaces... A présent l'homme devant lui, apparemment quelqu'un de fortuné et de puissant, lui affirmait que quelqu'un avait tenté de le faire assassiner... Simple coïncidence ? Si Omar était devenu marchand, c'est parce qu'il avait du nez et de l'intuition... Non il en était convaincu, ce n'était pas une simple coïncidence. Seulement il était beaucoup trop tôt pour tirer des plans sur la comète, il avait quelque chose en tête pour en savoir plus.

Tout en pensant à cela, Omar avait continué de négocier les frais annexes :

"Mon bon seigneurs, récapitulons pour les 2500£ convenus. Je ne fourni aucune arme avec la marchandise... Je ne suis pas un forgeron, je me vois mal vendre de tels articles sans me faire maudire par ces talentueux artisans ! Toutefois si vous prenez et payez l'esclave tout de suite, m'évitant ainsi des frais de transport, je peux vous le laisser avec une tunique de cuir souple, armure certes légère, mais offrant une réelle liberté de mouvement... Hmm, pour 100£ de plus, je veux également le marquer au fer rouge de vos initiales ou de votre emblème, pour assurer qu'il ne puisse s'enfuir, ou être volé... Pour 100£ de plus, je peux également vous laisser les fers qui entravaient ses pieds et ses mains... Tellement pratiques pour le transporter ! Qu'en dites vous messire ?"

Omar se senti obliger d'ajouter :

"En tout cas, très grand seigneur, en m'achetant Ezhel, vous faites une véritable affaire ! Un guerrier de ce talent à si petit prix, je vous assure que vous n'en trouverez pas d'autres dans cette ville ! Avec un peu d'exercice il sera capable de vous aider à faire face à n'importe quelle troupe d'assassins"

Omar senti son poux accélérer en pensant aux pièces d'or qui allaient bientôt venir remplir sa propre bourse...

[Edit une erreur dans le prix : 2500£ et non 3000 comme j'avais écris dsl !]
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Taorin
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Lun 23 Mar 2009 - 20:06
Le marchand d'esclaves s'engagea dans une rhétorique qui me fit sourire: il tentait à tout prix de gagner quelques pièces d'or supplémentaires en me proposant une foule d'otpions pour mieux garder mon futur esclave, qui, je l'espérais, deviendrais bientôt un compagnon en bonne et due forme. En effet, garder un esclave en tant que second membre de la compagnie des Chiens du Désert me semblait déplacé si jamais je voulais libérer le Harad de ses tyrans étrangers. Je lui rétorquais donc:
"Mais, messire marchand, comment pourrais-je entraver les mouvements de quelqu'un qui deviendra mon garde du corps et qui devra être en pleine possession de ses moyens pour m'aider à vaincre mes agresseurs ? Et, de même, comment pourrais-je lui infliger la douleur d'un marquage au fer rouge alors qu'il va risquer sa vie pour moi d'ici peu de temps sans aucun doutes ?"
Je repris mon souffle, le temps de regarder l'expression de désappointement passer sur le visage d'Omar, à l'idée de perdre une centaine de pièces d'or.
"Cependant, je vous remercie d'avance du service que vous me rendez en m'offrant la tunique, cela m'évitera d'aller courir à travers tout Umbar pour en trouver une. D'autant que mon navire part ce soir... Ceci étant, ne sauriez-vous pas où je pourrais trouver une forge ou une armurerie près d'ici ? Mon arrivée à Umbar a été assez... comment dire... agitée, et je n'ai pas eu le temps de visiter la ville, à part les rares endroits où se sont déroulés les affrontements les plus violents..."
Je sortis ma bourse, pour détourner l'attention du marchand de ces dernières paroles malencontreuses, et je comptais les pièces nécessaires à l'achat d'Ezhel...


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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Mer 25 Mar 2009 - 19:44
Omar était un peu déçu. Certes il venait de réaliser une vente exceptionnelle : a part cet homme, personne n'aurait jamais acheté Ezhel ! Mais il était décidément un peu trop intelligent, ses petits tours ne fonctionnaient pas sur lui, il n'avait même pas pu en tirer une pièce d'or de plus... En général, avec les divers petits services proposés, le prix final de l'esclave était toujours plus élevé que le prix initial avant marchandage, et le client n'y prêtait aucune attention. Pas cette fois pourtant...

Toutefois, cette petit amertume s'évanouit complètement lorsque Omar perçu le tintillement des pièces d'or provenant de la bourse de l'homme en face de lui. Ce dernière entrepris de compter précisément la somme convenue.

Ah ! Le doux son d 'une pièce d'or percutant timidement, avec ce petit bruit si agréable, une autre pièce d'or ! Il n'y avait de sons plus mélodieux, même celui de la marmite reposant sur le doux feu crépitant était incomparable. Omar, comme hypnotisé par les éphémères reflets miroitant sur les pièces lorsque celles-ci quittaient la bourse pour rejoindre le tas au sol, se laissa perdre sans ses pensées.

Qui pouvait bien être ce mystérieux homme ? Charismatique, sur de lui, autoritaire, il ne pouvait être un simple roturier... La lourdeur de sa bourse n'avait fait que confirmer ces soupçons : l'homme était puissant mais il semblait en bien mauvais état. Pas seulement physiquement, il était pourchassé par quelqu'un qui avait tenté de l'assassiner.

L'intuition que les menaces le concernant étaient d'une façon ou d'une autre liée à cette homme ne le quittait. Et s'ils avaient un ennemi commun ? Quels points communs y avaient-ils entre Omar et cet homme ? Il n'y avait qu'une façon de la savoir : réussir à amener la conversation sur ce sujet.

La somme était enfin réunie. Omar fit un signe à son garde du corps, qui commença à ramasser les pièces d'or pour les mettre dans un solide sac dont les initiales : OBWEA étaient brodées dessus.

"Très cher client ! Je suis ravi d'avoir pu faire affaire avec vous, et d'avoir su satisfaire vos attentes ! Même si sur ce derniers points, je n'en ai jamais douté ! Permettez moi, Seigneur, de vous reconduire, la marchandise et vous même jusqu'à la porte."

Omar ouvrit la marche, son bien aimé client à un pas derrière. Ils étaient presque arrivés à la porte... C'était maintenant ou jamais, l'homme semblait tellement pressé, il quittait la ville à coup sur, et avec lui peut-être des réponses essentielles. Omar se rapprocha de son interlocuteur, et baissa le ton pour parler. Il n'y avait aucun intérêt à chuchotter, la villa était parfaitement sure, mais Omar voulait par ce geste donner à la scène un aspect théâtral, comme si chaque mot avait une importance particulière.

"Messire, j'ai par habitude une règle d'or. Tous les clients ne sont pas aussi courtois et bienséants que vous, j'évite donc de poser des questions dont les réponses ne me concernent de toute façon aucunement. Mais, vos propos me troublent ! Écoutez, monseigneur, j'ai moi même oui dire, que plusieurs personnes avaient été menacées de mort dernièrement... Vous allez me dire que la chose est courante à Umbar... Certes, mais pas de la façon dont cela orchestre... Je suis persuadé que vous voyez ce que je veux dire ?"

Il s'agissait d'une question rhétorique, Omar n'attendait donc aucune réponse. Il espérait que le fait de parler de plusieurs personnes menacées, même si en réalité la seule personne menacée de sa connaissance n'était autre que lui même, inciterai l'homme à parler. Omar enchaina donc rapidement :

"Qui aurait avantage à faire assassiner des gens de la sorte ? Avez vous une idée de la raison pour laquelle une personne en voudrait à votre peau ?"

Omar espérait que la réponse de son interlocuteur lui fournirait un début de piste pour comprendre ce qui était en train de lui tomber sur la tête. Il n'avait pas particulièrement peur, ce n'était pas la première fois qu'on tentait de le faire assassiner, et encore moins la dernière fois qu'un marchand d'esclaves serait injustement pris pour cible. Mais la forme qu'avait pris la menace devait être considérée avec sérieux, il était clair que le mystérieux corbeau ferait son apparition dans la soirée pour mettre son plan à exécution.

[Edit : correction de faute et d'oublis de mots... J'avais pas les yeux en face des trous ce soir -_- ]
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Taorin
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Dim 29 Mar 2009 - 17:04
Le marchand d'esclaves compta les pièces, les empilant en petits tas. L'opération prit près de quinze minutes, puis Omar les rangea dans un grand sac de cuir où était gravé 5 lettres : OBWEA. Sans doute ses initiales, pour ne pas perdre le sac.
Le gros homme reposa le sac à ses côté, et ouvrit la marche, se dirigeant vers la sortie. Je le suivit, un pas en arrière, Ezhel sur les talons. J'allais devoir lui trouver des armes, et, pour ne pas rater le départ, nous allions devoir nous dépêcher. L'esclavagiste ralentit légèrement, de sorte que je me retrouvais à son niveau. Il tendit une main vers la poignée, s'appêta à la tourner, et s'arrêta. Il se retourna, et, avec un air de conspirateur, me chuchota :
"Messire, j'ai par habitude une règle d'or. Tous les clients ne sont pas aussi courtois et bienséants que vous, j'évite donc de poser des questions dont les réponses ne me concernent de toute façon aucunement. Mais, vos propos me troublent ! Écoutez, monseigneur, j'ai moi même oui dire, que plusieurs personnes avaient été menacées de mort dernièrement... Vous allez me dire que la chose est courante à Umbar... Certes, mais pas de la façon dont cela orchestre... Je suis persuadé que vous voyez ce que je veux dire ?"
Je tressaillis. D'autres tentatives d'assassinats ? Cela avait-il un rapport avec moi ? Mais le marchand n'avait pas fini. Il continua :
"Qui aurait avantage à faire assassiner des gens de la sorte ? Avez vous une idée de la raison pour laquelle une personne en voudrait à votre peau ?"
L'homme était curieux, mais que lui répondre ? Quitter sa demeure sans explication le pousserait sans doute à enquêter par lui-même, et, dans ce cas, il risquerait de se faire prendre, et alors il avouerait tout ce qu'il saurait, et ceux qui voulaient ma peau retrouveraient ma piste. Mais je ne pouvais pas lui avouer toute la vérité. Cette reflexion intérieure ne me prit qu'une ou deux secondes, et, après ce court laps de temps, je lui répondis :
"L'endroit est-il sûr ? Omar acquiesa, et, d'un petit geste, ordonna à Ezhel de s'écarter pour me permettre de continuer. Je ne sais pourquoi on veut assassiner ces gens. Je ne sais même pas pourquoi on veut ma peau, bien que j'ai de sérieux doutes... A mon avis, les ordres proviennent d'une personne haut placée dans la hiérarchie du palais. En effet, on a tout d'abord tenter de me tuer en faisant passer l'attaque pour une embuscade des Bleus, mais, à deux jours de marche de la cité... Ils étaient trop nombreux : tous mes hommes sont morts, mais j'ai réussi à revenir... Et là, on a tenté encore une fois de me faire rejoindre les Halls de Mandos..."
Mais pourquoi lui racontais-je tout cela ? Sans doute parce qu'il m'inspirait confiance : je sentais que je pouvais lui raconter cette histoire sans risques, qu'il ne me trahirait pas. Pourquoi ? Je ne sais pas.
Le temps me manquait. Le bateau partirait bientôt, et je devais encore trouver une armurerie pour Ezhel. Je serrai la main de l'esclavagiste, encore troublé par ce que je venais de lui apprendre, et, avant de partir, je lui lâchais, dans le but de l'impressionner, ou bien peut-être juste pour voir sa réaction :
"Si vous avez besoin d'aide, allez à Pelargir et cherchez le Chien Borgne..."


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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Dim 29 Mar 2009 - 23:58
Omar s'inclina très bas, pour remercier la franchisse de son client. Décidément il appréciait cet homme... Son visage lui disait toujours quelque chose, mais il avait du mal à mettre un nom dessus... Jusqu'à ce qu'il prononce "Le chien borgne"...

Omar s'inclina encore plus bas... Aussi bas que la graisse de son ventre le permettait.

"Monseigneur, merci infiniment pour vos renseignements, je m'en vais tout de suite prévenir mes connaissances de vos hypothèses, je ne manquerais pas de vous faire informer si j'apprends quelque chose d'important."

Omar allait lui dire Adieu, et lui souhaiter bon voyage, lorsqu'il se rappela sa dernière question :

"Il y a un forgeron un peu plus haut dans la rue, en remontant vers le port,vous ne pouvez pas le manquer ! C'est un vieil ami à moi, dites lui que vous venez de ma part, je suis persuadé qu'il vous fera un bon prix !"

Omar fit un signe à Ezhel, pour lui ordonner d'approcher. L'esclavagiste tira d'un des plis de sa robe une petit clé dorée. Lorsque qu'Ezhel fut à coté de lui, il l'inséra dans la serrure qui fermait le collier métallique. Ce collier n'avait aucune utilité pratique, si ce n'est identifier les esclaves. En effet, si l'une des marchandises d'Omar prenait la fuite, il lui aurait été impossible de passer inaperçu avec un tel accessoire au cou. Seul un forgeron aurait été capable de le retirer sans tuer l'esclave, mais comme Omar achetait ces petites merveilles à prix d'or chez les forgerons, c'est derniers étaient plutôt de bons amis... Le collier était un anneau métallique articulé par une charnière, maintenu fermé par un cadenas forgé, portant les initiales : OBWEA.

Peut-être que c'était la dernière fois qu'il verrait Ezhel, ce dernier lui lançait des regards plus noirs que jamais... En tout cas il espérait ne jamais devoir le rencontrer en tête à tête au hasard d'une ruelle...
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Krage
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Lun 19 Déc 2011 - 17:26

L’endroit avait un certain caractère. Il fallait l’avouer. Un style un peu pompeux quand même, mais cela me rappelait mes propres dépenses en goût d’architecture qu’on me reprochait parfois. J’étais donc chez le fameux Omar. J’avais déjà entendu parlé de cet énergumène, via les esclavagistes qui s’arrêtaient à ma petite ville de Najrân, bien souvent en mal d’ailleurs mais tel était le propre de cette profession hautement compétitive. Un peu comme la mienne d’ailleurs, on négociait chacun des biens matériels en fin de compte… Je me demandais d’ailleurs s’il n’avait pas quelques robustes esclaves que je pourrais acheter pour mes combats de gladiateurs, ce divertissement m’apportait beaucoup de revenus mais nécessitait beaucoup d’investissement, combien de temps pouvais-je continuer dans l’industrie… Mais pourquoi autant de questions inutiles ? J’étais ici pour une toute autre raison.
'Quand on vient chez Omar, ce n’est pas par hasard !’ comme le disait la pancarte. Haha. Jolie rime. J’espérais croiser le fameux personnage, persuadé que l’on s’entendrait bien. Bref.

Après un accueil avec les larbins de service, j’essayais d’avoir audience avec Omar ou celui qui aurait sa délégation en son absence, prétextant des besoins hautins et prétentieux qui au final, n’étaient pas si éloignés de la vérité. Je me voyais mal faire le tour de l’enclos et choisir un esclave au hasard alors que sur ma liste, on m’avait spécifié un esclave en particulier mais le nommer moi-même aurait été trop suspicieux… Que je sois forcé de venir ici, était déjà un peu gros. Mais Omar devait être dans le coup lui aussi, il allait sûrement pouvoir me guider vers mon achat… J’espérais d’ailleurs qu’il eut déjà reçu le payement de nos mystérieux employeurs… Oui, je suis radin, que voulez vous ! L’on ne se refait plus à mon âge !

" Le chef de la maison est il présent ? J’ai besoin de ses recommandations avant de procéder à mon… Achat…Guidez moi jusqu’à lui. "

J’attendais, impatient. Je profitais de la pause pour jeter un coup d’œil dehors, cherchant du regard mon compagnon crébain don le croassement s’était tut. J’osais désormais imaginer que cela était un signe d’intelligence, voir pire, qu’il se réservait uniquement pour m’agacer…
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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Lun 19 Déc 2011 - 22:10
Omar Baligh Wahid, dissimulé dans l'arrière boutique, surveillait depuis le levé du soleil, l'entrée de son échoppe. Il transpirait à grosses gouttes... Un détonnant mélange d'inquiétude et de stress tiraillait ses traits. Il attendait... Et chaque seconde qui passait ne faisait qu'empirer son état.

Il avait horreur des intrigues dont il ne pouvait appréhender les tenants et les aboutissants... Il aimait tout contrôler. Mais avait-il le choix cette fois ? Omar savait se montrer têtu, borné... Il possédait suffisamment de "couilles" pour envoyer balader de riches et puissants personnages s'ils lui manquaient de respect sous son toit... Cette fois c'était différent... Habité d'un très mauvais pressentiment, il allait suivre son sombres directives, aveuglément...

Tout en broyant du noir, il serrait entre ses gros doigts boudinnés une missive à present dégoulinante de sueur. Elle avait été déposée sur son balcon, la veille. Il n'avait vu personne, son garde du corps et ses serviteurs non plus. Qui pouvait-être assez retord pour envoyer un message de cette sorte ? Mais le pire n'était pas là... Le plus étrange restait le contenu plus qu'énigmatique :

"Vers le Nord sont tournés les regards.
Les Seigneurs, bientôt, entreront l'Histoire.
Omar, le Marchand d'Esclaves,
Sa place aura dans ce nouvel Havre.
Un inconnu, demain, fera une apparition subite,
Et, de tous les esclaves, il réclamera le hobbit.
Discrétion rime plus que jamais avec Rédemption."


La missive était accompagnée d'une bourse pleine de pièces d'or... Peut-être deux fois le prix de l'esclave désigné... Ce genre de générosité n'était jamais gratuite... "Une place dans ce nouvel Havre" : quel signifiaient ces mots ?! Et les Seigneurs dont il était fait mension... Pouvait-il s'agir des Seigneur-Pirates d'Umbar ? Et pourquoi le Nord ? Que se préparait-il ? Tant de questions... Mais il n'avait pas le choix... S'il refusait, ce serait un assassin qui passerait par son balcon la prochaine fois...

Le Hobbit ? La missive parlait de ce simplet d'Archibald ? Après tout, tant mieux... Personne ne voulait l'acheter.
Omar fut soudainement extirpé de ses réminiscences : un inconnu venait de pénétrer sa boutique. Ce type était louche, le fourbe marchand d'hommes, sentait ce genre de choses. Pas de doutes, il s'agissait de l'inconnu décrit dans le message.

Regagnant rapidement son assurance, Omar le Magnifique se débarassa du parchemin détrempé en le jettant dans la flamme de sa lampe à huile. Les secrets les mieux gardés, étaient ceux réduits en cendres.

Alors que l'individu réclamait le "chef de la maison", il s'essuya le visage et les mains, afin de se présenter sous mon meilleur jour... Mieux cela se passerait, plus vite il serait débarassé de cette inquiétante tâche. Enfin, il pénétra dans le coeur de son échoppe, remontant l'allée principale, d'un pas décidé, en direction de son client. Il le harponna, haut et fort :

"Bien le bonjour très cher client ! Bienvenue chez Omar le Magnifique, ici les prix sont idylliques ! Que cherchez vous ? Une jeune femme pour le plaisir ? Un puissant combattant ? Une increvable bête de somme peut-être ?"

Il s'approchait tout en récitant ses palabres habituels :

"Biensur que non ! Je vois que vous n'êtes pas de cet acabit... Chercheriez-vous quelque chose de... hmm... spécial ? J'ai tout une gamme de marchandises destinées à mes clients les plus exigeants ! Mes esclaves de prestiges, à coup sur, ils vous donneront le vertige !"

Arrivé à porté de murmure, il lâcha du bout des lèvres, s'assurant que personne ne leur prêtait particulièrement attention :

"Je sais pourquoi vous êtes ici. Suivez moi je vous prie..."

Il tourna le dos à son hôte et se dirigea vers une porte dérobée, tout en continuant à haute voix :

"Suivez moi très cher client, mes esclaves de prestiges sont par ici... Dans un enclos privé !"

Toujours sans se retourner, il ouvrit la porte qui donnait sur une petite ruelle, et pénétra immédiatement par une ouverture, en face. Ils débarquèrent ainsi dans la cour intérieure de la majestueuse Villa El'Abib. Une fois la porte refermée, Omar ne pu s'empêcher de lâcher un grand soupir.

"Ici les murs n'ont pas d'oreilles, veuillez me suivre."

Il se dirigea d'un pas rapide vers l'enclos occupant la majorité de l'espace :

"Vos employeurs m'ont tout réglé... Voici votre marchandise..."

Devant eux, se tenait, sagemment assis sur un tabouret bien trop grand, un gros hobbit joufflu :


"Salut ! C'est quand qu'on mange ?"

"Son nom est Archibald. Veuillez quitter ma propriété maintenant."
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Krage
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Mar 20 Déc 2011 - 11:07
Entre professionnels, on apprenait à avoir le flair sur les sentiments de ses interlocuteurs. Et ce Haradrim bien portant n’étais pas à son aise, un peu anxieux peut être. C’était bon signe en fin de compte, au moins étais-je au bon endroit.

Un dialogue commerciale pour la forme et zou, nous étions débarrassées de toute oreille indiscrète. Quand il se confia à moi, j’étais presque soulagé, restait à découvrir quel serait l’éloquent personnage au nom d’Archibald.

"Vos employeurs m'ont tout réglé... Voici votre marchandise..."

Encore une bonne nouvelle ! Cela allait bien se finir, je le pressentais. Mais voilà, si je ne fais jamais confiance à mes pressentiments c'était pour une bonne raison... Et même là, c’était difficile à encaisser quand il désigna le specimen en isolement...

" Attendez… Il doit y avoir erreur, sûrement un soucis d’accent, Archibald, c’est lui que je cherche, pas ce… cette chose ! "

L’esclavagiste remit bien rapidement les points sur les i, m’invitant au départ avec mon nouveau fardeau. Je n’en pouvais plus, gonflé à bloc, j’étais sur le point d’explosé de rage. Assurément, c’était une moquerie, un plan sournois de mes rivaux pour m’humilier. Quelque chose dans l’attitude d’Omar me fit néanmoins reprendre mon bon sens. Résigné, ne sachant quoi lui répondre, j’attendis que le petit homme sorte de son enclos pour m’en aller. Pendant un instant, je marcha seul, le temps que l’information soit procédé par son petit cerveau… Ou qu'Omar le pousse en avant. Qu'importe, il n'aurait d'autre choix que de me suivre, je n'allais pas le tenir par la main non plus, c'était un esclave après tout.

Qu’allais-je bien pouvoir faire de lui ? Après tout, il m’était uniquement demandé qu’il m’accompagne, cela pouvait être dans une autre caravane, bien loin de moi. Je saluais une dernière fois Omar, balbutiant des remerciements pour la forme, peu sincères, le goût amer de l’arnaque en bouche…

Une fois dans la cour, je me pinçais dans un dernier espoir… Aïe. Bon. J’aurais essayé. Je regardais les deux montures que j’avais loué avant de venir. Je pouvais déjà allé en rendre une… Et il n’était même pas question que j’envisage l’achat d’une mule pour accommoder mon nouveau compagnon aux pieds velus. Le crébain, que je n’avais toujours pas nommé, était étrangement silencieux à notre arrivée. Sûrement était il tout aussi choqué de moi par l’énergumène suivant mes pas.

Jetant un coup d’œil à mes maigres provisions, la première réaction d’Archibald me revint en tête. S’il était gourmand, il allait me coûter. Rien que l’idée de dépenser le moindre écu pour ce moins-que-rien me faisait frissonner de dégoût.

" En selle. Nous avons de la route à faire… Aya ! "

Il y avait de la route à faire, j’espérais qu’Archibald se tiendrait le temps du voyage. J’avais donné rendez vous à mes caravanes de se retrouver à Djahar-mok, là où je devais recruter mon prochain compagnon avant de continuer vers le Harondor. Je me surprenais à prier pour la clémence des dieux concernant cette prochaine rencontre…

(> Suite à crée dans http://jeuderoles.forumactif.com/t2711-djahar-mok, je te laisse l’initiative Omar (?) )
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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Dim 15 Jan 2012 - 19:44
~~~~~~ Sujet Précédent ~~~~~~



A peine Omar avait-il posé le pied à terre, qu'il hurla :

"Azziz ! Je suis revenu !"

Dix secondes plus tard, le fameux Azziz passa sa tête de fouine par l'entrebaillement de la porte de l'arrière boutique, et demanda :

"Ca c'est bien passé ?"

Exaspéré par l'attitude du jeune homme, Omar fit un grand geste de la main :

"Oui... Oui ! Comme prévu... Bon, qu'est-ce que tu fais là ? Tu ne devrais pas t'occuper des clients, et me laisser travailler en paix ?!"

"Il n'y a personne..."

"C'est sur que si tu restes là, ils ne vont pas rester bien longtemps s'ils entrent ! Allez ! Du vent !"

"Oui, mon Oncle..."


Il s'eclipsa, sans un mot de plus. Omar pouvait sembler autoritaire avec son neveux, mais s'il ne le recadrait pas régulièrement, le jeune homme devenait oisif : il s'arrêtait de travailler pour n'importe quelle raison. Omar ne supportait pas les feignants ! S'il l'avait embauché, c'était uniquement pour tenir la boutique lorsque ses obligations lui imposaient de quitter les lieux. Son oisiveté était compensée par son manque d'intelligence... Il était une personne facile à manipuler, et qui n'allait pas se plaindre du pauvre salaire de misère que le gros marchand daignait lui accorder, à grand renfort de grimaces, chaque semaine. De toute façon, avant qu'il ne l'embauche, Azziz vivait dans la rue, passant ses journées à roupiller et à mendier... Il n'aurait pu trouver mieux...

Dans un coin de la pièce, à deux mètres seulement de l'arrière du chariot, deux cages avaient été érigées. Elles étaient suffisamment larges pour acceuillir chacune une dizaine de personnes sans avoir besoin de trop les serrer. Elles ressemblaient à un empilement de barreaux d'acier trempés, larges, solides et serrés entre eux. L'espace séparant ces deux enclos empéchait tout contact physique entre leurs occupants, ce qui était le but recherché.

Omar Baligh Wahid se tourna vers Kelden :

"Bon, on va séparer les males des femelles. Manquerait plus qu'ils nous fassent des petits... On met les hommes à gauche et les femmes à droites, compris ?"

Le garde du corps, muet, répondit par un signe de la tête.

Au même instant, une série de claquement s'échappa de l'intérieur du chariot, comme si quelqu'un frappait du poing sur les planches de bois... Hmmm... Soit il n'avait pas mis assez de poudre dans sa mixture, soit un ou plusieurs esclaves n'avaient que trop peu mangés. La véritable raison importait peu. Omar allait devoir prendre les précausions qui s'imposaient pour éviter les violences physiques inutiles. Il ordonna :


"Kelden, fait avancer le chariot, place le bien sous la trappe... Voila parfait !"

Avant d'en avoir reçu l'ordre, le garde du corps commença à détacher l'âne de l'attelage. Omar appréçiait particulièrement de ne pas avoir à se répèter à longueur de journée, comme c'était le cas avec Azziz... En parlant du petit :

"Azziz ! Apporte moi les fumigènes !"

Tandis que chacun s'affairait aux tâches qui lui étaient demandées, Omar s'empara d'un long baton coiffé d'un cochet émoussé. Le manipulant avec précausion de ses deux mains, il s'approcha du chariot. Lorsqu'il fut lui aussi au dessous de la trappe située au plafond, il leva la perche et l'ouvrit. Un nuage de poussière et de sable fin se déversa à l'intérieur de l'arrière-boutique, tandis qu'Omar avait à présent une vue sur le ciel azur. Le gros marchand reposa le baton là ou il l'avait pris. Puis cria à nouveau :

"Azziz ! Ca vient ! Tu fais quoi ?! Tu veux mon pied au derrière ?!"

Trois secondes plus tard, le jeune homme fit irruption dans la pièce, le souffle court après avoir traversé la boutique au pas de course. Il tenait une boite dans laquelle avaient été entreposés des cylindres en papier, d'une longueur de trente centimètres, pour un diamètre d'environ dix. Les fumigènes d'Omar, un autre de ses petits secrets d'esclavagiste qu'il avait adapté des manuscrits laissés par ses ancètres. Les cylindres étaient remplis de poivre moulu, et de minuscules copeaux de bois très sec. Il avait juste à y mettre le feu pour que la seconde suivante, il s'en échappe une fumée épaisse et très irritante pour le nez et les voies respiratoires. Ainsi gazés, les esclaves, désorientés, ne risquaient plus de tenter une fuite désespérée et ô combien inutile, puisque toutes les issues seraient fermées à clé. On n'était jamais trop prudent... Quelque fois, il enviait les marchands de légumes, qui n'avaient pas de genre de problèmes à gérer. Comme Azziz n'avait pas bougé d'un pouce, attendant idiotement qu'on lui dise quoi faire, Omar rouspéta de plus belle :

"Pose ça là, et retourne t'occuper des clients !"

Il vérouilla la porte de l'arrière-boutique aussitôt que le jeune homme eut déguerpi. Pas trop tôt. Le gros marchand pris ensuite l'un des cylindres, qu'il manipula avec précausion pour éviter de l'éventrer par mégarde. Il le confia à Kelden, qui venait tout juste de fermer le box réservé au vieil âne sans nom, tout en lui redonnant la marche à suivre :

"Tu allumes le fumigènes, et tu le lances aussitôt sous le chariot. Reste à deux bons mètres sinon tu vas en subir les effets toi aussi... La fumée s'échappera par la trappe, et après une dizaine de minutes tu pourras ouvrir la cage. Ils devraient être suffisamment aveuglés et désorientés pour que tu puisses leur passer un collier et les mettre en cage... Si certains résistent trop, tant pis pour le collier, tu les mets en cage le plus vite possible... Compris ?"

Kelden fit un signe de la tête.

Avant de se diriger vers le chariot, Kelden attrapa une caisse pleine de colliers. Il y en avait de différentes tailles, mais tous présentaient les mêmes particularités : ils étaient en acier, résistants, lourd et très voyants. Ils possédaient une charnière qui permettait de les ouvrir largement, et un asctucieux système de fermeture rapide. La présente d'une petite serrure, dont la clé se trouvait autour du cou du gros marchand, indiquait parcontre que la réouverture n'aurait rien d'aisée pour leurs prochains propriétaires. Et oui, telle étaient leur fonction : indiquer au reste du monde que ces hommes et ces femmes étaient des esclaves appartement à Omar le Magnifique. Même un exceptionnel forgeron aurait bien du mal à les forcer, tant le risque de blessure mortelle à la gorge était important. Le seul esclave qui avait réussi à s'en défaire avait trouvé le moyen de crocheter la serrure, il s'agissait d'Archibald le hobbit, qu'Omar avait malgré tout réussi à vendre quelques jours plus tôt.

Bon, trève de bavardages mentaux, il était temps de passer à l'action. Omar attrapa une autre perche, celle-ci équipée d'un lasso, le genre d'outil que l'on trouvait d'habitude chez les éleveurs de bétail, et se plaça à proximité des cages. Paré, il lança :

"Quand tu veux !"

Sans attendre, Kelden mis feu au cylindre à l'aide d'un briquet à silex. Puis, sans attendre, comme le lui avait conseillé le gros marchand, il le lança sous le chariot. Une fumée blanchâtre fit quasiment disparaitre la moité de la pièce derrière son épais manteau. Enfin, lorsqu'elle commença à se dissiper, Kelden s'avança et dévérouilla la porte arrière du chariot, l'ouvrant aussitôt très largement...
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Jade
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Mar 17 Jan 2012 - 9:27
Jade se rattrapa souplement de son « envol », face contre plancher, mains en amortie de chaque coté du visage, genoux écorchés contre les aspérités pleines d’échardes du bois Entre ses lèvres brulées par le désert, asséchés par la soif, elle cracha une insulte en khandéen d’une voix éraillée presque éteinte puis elle se tassa dans un coin du chariot. Depuis sa le drame avec la nomade, aucun autre membre ne lui adressaient la parole, et le changement de propriétaires ne modifia pas ce comportement. A vrai dire, elle estimait que, tout comme elle, ils avaient la bouche bien trop sèche pour gaspiller une once de salive.

Des mains glissèrent au travers de la lucarne ferrée, distribuant des bols de nourritures. La bouillie immonde n’inspirait pas confiance, mais les ventres criaient famine. Malgré le fumet atroce qui s’en dégageait, il embaumait agréablement le cachot, où les relents d’odeurs corporelles nauséabondes devenaient insupportables et écœurantes dans cet espace confiné. La guerrière au tatouage d’émeraude s’en empara d’un. Si certain se jetaient dessus sans prendre le temps de réhabituer leurs estomac, Jade, elle, préféra suçoter lentement ses doigts trempés dans la mixture. L’étrange consistance glissait dans son gossier tel un baume apaisant sur une brûlure à vif. Le goût, loin d’être raffiné et agréable, n’éveillait pas la gourmandise, mais au moins apportait-il sont lot de nutriment. Etrangement, une torpeur s’insinuait dans son corps, et avant même qu’elle n’appréhende le curieux silence qui s’installait dans la carriole, elle comprit qu’on les droguait. Hélas trop tard.

Somnolente, elle sentait les chahuts de la route. Chaque bosse, chaque creux se répercutaient violemment dans la charrette, brinquebalant les nomades les uns contre les autres. Presque tous dormaient, profondément assoupis par le narcotique. Parfois un ronflement s’élevait alors que la guerrière éprouvait toutes les peines du monde à garder l’œil ouvert. Malheureusement, même avec une volonté inflexible, elle sombra à son tour.

Elle s’éveilla en sursaut, des perles de sueurs roulant sur son front. Le roulis du voyage avait cessé. Les sabots des animaux de trait s’étaient tut. Ils étaient arrêtés surement arrivés à destination. Pendant combien de temps avait-elle dormi ? Il lui semblait qu’un seul battement de cil s’était produit depuis son dernier souvenir, mais elle savait avoir perdu toute notion du temps en raison de la drogue. Un rapide inventaire mental lui apprit que la fatigue plombait ses paupières, pompait son énergie si bien qu’elle peinait à se mouvoir. Quand à son intellect, il demeurait embrumé comme après plusieurs bouteilles de skooma. Tout en se guidant d’une main contre la paroi, elle se hissa difficilement à la hauteur de la lucarne, pourvue de barreaux.

Deux prunelles vertes de chat, espionnant dans l’ombre. Malheureusement, elle ne percevait rien de l’agitation ambiante et ne réussissait qu’à capter quelques syllabes incompréhensibles. En tout cas elle voyait très nettement les deux cages vides et l’idée d’un séjour dans leurs entrailles ne l’emballaient pas vraiment. Elle se rassit lentement sans bruit alors que la tension dans ses muscles menaçait de la laisser choir. Sa faiblesse physique combinée au narcotique ne faisait assurément pas bon ménage. Elle fronça les yeux lorsque les coups résonnèrent. Un autre des futurs esclaves n’avaient pas entièrement succombé à Morphée, mais dans l’obscurité, elle ne parvenait à distinguer lequel.

En tout cas, cette démonstration provoqua une certaine effervescence parmi les esclavagistes. Une voix s’agitait, éructant, commandant, ordonnant aux autres.


« Chariot….. Mètre …. Fum…. Aveuglés …. Colliers…. Cag …. Possible »

Qu’est ce qu’il préparait ? Une fumée blanchâtre commençait à s’infiltrer par les interstices des planches composant le chariot. Epaisse, elle ne présageait rien d’agréable. Jade arracha à son voisin de gauche complètement endormi, son turban et le trempa dans un reste de bouille pour l’humidifier. Elle le plaqua instinctivement sur son nez et sa bouche. Si leurs muqueuses ne souffrirent pas du cocktail poivré, ses yeux en revanche rougirent sous l’action du fumigène. Elle toussait, hoquetait, les paupières closes, de grosses larmes roulant sur ses joues crasseuses. La Khandéenne ne souhaitait qu’une chose, que cette horrible brume s’estompe et disparaisse.

Personne ne dormait plus. Les cris fusaient et lorsque la porte s’ouvrit en grand, les plus proches se précipitèrent dehors, à demi-endormis, avides d’air pur. L’étroitesse de cette issue providentielle régulait les nomades qui ne pouvaient s’extraire du véhicule que les uns après les autres. Jade ne faisait pas exception, elle aspirait à une atmosphère plus saine et moins urticante. Malgré le chiffon grossier sur son visage, elle commençait à ressentir les effets néfastes de l’enfumage.

A son tour, elle posa un pied hors de la prison, pour aussitôt être saisie par le bras d’une main implacable et ferme. Si la lumière l’aveuglait, si le somnifère la ramollissait, si le jeun et la soif la vidaient de toute énergie, si le nuage grisâtre brulait ses yeux, son nez et sa bouche, tout cela n’entamait pas son instinct de survie et son mental d’acier. Elle n’avait peut-être plus la force d’empêcher cette main de broyer son bras mais elle comptait lui laisser la marque de son outrecuidance. Dans un reflexe purement primaire, sa mâchoire claqua sur un avant bras, avec la rage furieuse d’un animal prit au piège. Ses dents s’enfoncèrent dans la chair de Kelden, perçant l’épiderme avec une facilité déconcertante. Le sang coula sur sa langue, frais, apaisant, tandis que la morsure plus profonde, entamait le muscle.

Elle sentit sur son cou l’étau se refermer, mais… « œil pour œil, dent pour dent », elle laissait son emprunte, telle une juste revanche.

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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Mar 24 Jan 2012 - 23:03
"Kelden ! Tu en as mis partout !"

Omar grognait à voix haute après son garde du corps, qui, blessé au bras, répandait généreusement son sang aux quatre coins de l'arrière boutique... A chaque mouvement, de grosses gouttes volaient en tout sens, mouchetant les murs, le sol et même le plafond... Les pauvres esclaves n'avaient pas été épargnés par ce déluge carmin... Au moment où Kelden referma les deux cages communes, Omar lui ordonna :

"Va bander cette vilaine plaie ! Tu es en train de te vider !"

Kelden, muet, haussa simplement les épaules. Il avait vu pire, du temps où il avait été gladiateur à Kryam. De plus, suite au traumatisme crânien qui l'avait plongé des jours durant entre la vie et la mort, ses sensations physiques s'étaient retrouvées réduites... Il ressentait une vive douleur certes, mais bien peu de choses en comparaison de ce qu'il aurait du éprouver, affublé d'une si profonde morsure. A coup sur, il en garderait une cicatrice... Une de plus, il ne les comptait même plus.

Omar inspecta rapidement l'état de ses nouvelles acquisitions. Certains avaient récoltés de nouvelles ecchymoses, mais rien de bien grave. En quelques jours, toutes les traces liées à leur capture et transport auraient disparues. Omar posa ensuite son regard sur une troisième cage, plus petite, qui était montée sur roulettes. Dans le feu de l'action, il avait ordonné à Kelden de placer deux personnes dedans : La fameuse Jade, cette satanée croqueuse d'homme - au sens littéral, et l'un des nomades, un type baraqué dont le corps trahissait une vie pleine de combats et d'escarmouches. Ces deux là sortaient du lot, ils seraient intégrés à sa gamme "prestige" logée directement dans sa Villa, et reservée à ses clients les plus fortunés.

Le fumigène, et la vivacité de Kelden, avaient fini de reveiller les plus somnolants. Maintenant que chacun recouvrait pleinement l'usage de ses yeux, une tension palpable commençait à monter à l'intérieur des cages. Hmmm... Il était temps de faire le petit discours habituel. Après s'être éclairci la gorge, Omar parla, calmement, d'une voix profonde et parfaitement maitrisée :

"Bonjour à toutes et à tous... Bienvenue dans mon humble Marché aux esclaves... Je suis Omar Baligh Wahid El'Abib, et comme vous l'aurez deviné je suis à présent votre propriétaire... Mais je reste avant tout un marchand d'esclaves ! Vous pouvez vous rassurer, vous quitterez très prochainement cette cage, pour rejoindre un nouveau maitre !"

Tout en parlant, il faisait de grands gestes, une véritable démonstration de son bagou :

"Pensez y ! Nous avons un but commun, un même objectif ! Vous, vous souhaitez quitter ces lieux au plus vite... Et bien, je veux la même chose ! Plus vite vous serez vendu, plus je serais heureux de vous voir partir ! Si vous restez en ces lieux, vous finirez par perdre le goût de la liberté, de la vie... C'est mon devoir de vous garder en forme, de vous aider à être les plus beaux, les plus présentables, les plus attractifs possibles... Alors avançons ensemble ! Avançons ensemble vers ce but commun qui est de vous faire quitter cet endroit au plus vite !"

Omar fit une pause de quelques secondes, à la fois pour reprendre son souffle, et pour laisser le temps aux esclaves d'assimiler ses paroles. Certains semblaient troublés après cette tirade et cette argumentation inattendue. A aucun moment, la moindre trace d'agressivité n'avait transpiré du ton pris par Omar, il ne laissait paraitre qu'une facette paternaliste plutôt déstabilisante... Il continua :

"Je vous l'accorde, les premiers jours ne vont pas être les plus amusants... Regardez vous ! Ces sauvages de pillards vous ont mis dans un sale état ! Personne ne désirera vous acheter dans ces conditions ! Je ne peux donc pas, avec toute la bonne volonté du monde, vous exposer dans ma boutique... Les septs prochains jours, vous allez donc rester enfermés ici, par la force des choses... Vous serez nourris de cette même bouillie que je vous ai donné plus tôt, cinq portions par jour, de quoi vous requinquer en moins de temps qu'il ne le faut pour dire "Par les babouches de Melkor !"... Lorsque les traces de coups, et les signes de malnutrition auront disparus, alors vous rejoindrez les cages aménagées de la boutique : plus spacieuses, plus confortables, plus adaptées à vos envies !"

Il conclua :

"Avouez le ! Vous auriez pu tomber sur un bien pire personnage, n'est-ce pas ? Si vous jouez le jeu, vous serez traité comme des princes, nourris à volonté, entrainés au maniement des armes, à l'art de l'érotisme, de la table ou des champs... Bien des possibilités s'offrent à vous, ne passez pas à coté d'elles ! Vous rêviez d'une vie nouvelle ?! Je vous l'offre de bon coeur ! Et pour ceux qui ne joueraient pas le jeu... Bien que cela m'attriste au plus haut point, je serais dans l'obligation de les vendre à moindre cout, à des gens bien moins scrupuleux que je ne le suis... Ceux là finiront dans une maison close, au fond d'une ruelle, ou assis sur un banc, à ramer..."

Mais alors que le discours semblait fini, il enchaina :

"Omar Baligh Wahid El'Abib, dit Omar le Magnifique ! Je prône un esclavage propre, sans sévices... Des esclaves beaux, heureux, bien traités et performants ! Fini le temps où vous deviez prendre des décisions difficiles, où vous deviez faire d'improbables compromis, ou vous deviez faire des choix impossibles... La vie vous semblera à présent si simple, si facile, si belle ! Vous serez logés, nourris, entretenus par un homme ou une femme qu'il vous aurait été impossible d'approcher autrement... Vous croiserez des personnes à la fortune colossale, à l'influence démesurée... Peu d'hommes et de femmes ont cette chance dans leur vie, cette chance d'évoluer dans la cour de grands de ce monde... Vous, vous l'aurez ! Alors ne me décevez pas, je compte sur chacun de vous ! Inch'Melkorem !"

Il fit une pause d'une bonne minute. Sans tourner le dos un seul instant aux cages, le visage travesti d'un sourire amical, il fit quelques pas en arrière, afin de s'approcher de la porte donnant sur le reste de la boutique. Kelden l'avait dévérouillée quelques minutes plus tôt, afin d'aller chercher de quoi soigner sa plaie béante. Arrivé au niveau de l'ouverture, il porta une main à ses lèvres, et siffla un grand coup. Deux esclaves, simplement vêtus de pourpoints et de chausses en laine de chameau, couleur sable, accoururent. L'un s'exprima avant même d'être arrivé à la hauteur de son maitre :

"Oui Maitre Omar, vous désirez ?"

"Je n'ai pas de temps à perdre ! Donnez le premier repas aux nouveaux esclaves, une bonne dose, il faut qu'ils se remplument !"

"Tout de suite Maitre !"


Ils s'éclipsèrent. Reportant son attention sur les occupants des cages, Omar continua :

"Comme vous le constaterez, les plus compétents et fiables gagneront même le droit de sortir de leur cage pour m'aider à gérer la boutique. Ceux là sont appelés "Esclaves libres". Ils travaillent en échange d'une réduction de leur prix... Lorsque le solde est atteint, alors ils sont affranchis... Une opportunité intéressante n'est-ce pas ? Car ne l'oubliez pas, le travail et l'obéissance sont les valeurs qui vous ouvriront le plus de portes dans ce monde ! N'hésitez pas à poser des questions aux esclaves libres, ils se feront une joie de vous expliquer les bonnes pratiques de la maison !"

Le gros marchand avec ENFIN terminé. Ceux qui ne s'étaient pas endormis, avaient probablement décrochés depuis longtemps. Qu'importe, même s'ils n'écoutaient pas vraiment, les paroles avaient pénétré leur crâne, et il fallait à présent laisser faire le temps. Ils auraient sept jours pour y réfléchir. Omar sorti de l'arrière boutique. Il croisa de nouveau le chemin des deux esclaves qu'il avait sifflé plus tôt. Tout deux s'activaient à remplir une quinzaine de gamelles à l'aide d'une grosse louche qu'ils plongaient dans une immense marmite pleine de la bouillie infâme. Omar leur donna un nouvel ordre :

" Vous deux ! Quand vous aurez terminés, je veux que vous déplaciez la cage de transport - celle actuellement occupée par la femme Khandéenne tatouée sous l'oeil, et le grand costaux - jusqu'à la Villa. Pas la peine de les faire sortir de la cage. Laissez la dans la cour intérieure, Kelden s'occupera du reste."

En parlant de Kelden... Où était-il ? Omar tourna la tête à gauche puis à droite. Ah ! Il se trouvait un peu plus loin, derrière le comptoir de la boutique. Il terminait de serrer un épais bandage en tissu sur sa plaie. Ce dernier était déjà imbibé de sang... Omar frissonna, puis lança :

"Kelden ! Il va falloir que tu déplaces Agathe. La cage pour les femmes à l'intérieur de la Villa ne sera pas assez grande si on y met la dénommée "Jade". Avec sa cicatrice au ventre, cela lui pendait au bout du nez de toute façon : Agathe ne fera dorénavent plus partie de ma gamme "prestige". Reviens avec elle, je lui fait immédiatemment aménager une cage confortable, ici-même."

Omar s'accorda le luxe d'une pause de quelques secondes pour observer tout le monde s'activer autour de lui. Une véritable fourmilière. Qu'il aimait quand tout se passait comme prévu, quand tout fonctionnait comme une machinerie bien huilée ! Malgré l'activité, une personne demeurait parfaitement immobile, avachie sur une grosse caisse de bois : Azziz. Omar senti la colère lui monter au visage, il hurla :

"Azziz ! Bouge ton postérieur ! Arrête de flemmarder !"

"Mais c'est mort aujourd'hui ! Y'a pas un client..."

"Ce n'est pas une raison pour rêvasser ! Triple andouille, idiot congénital ! Et fait moi confiance, mon flair infaillible me dit que quelqu'un va arriver bientôt..."


Omar Baligh Wahid espérait que le seigneur Taorin répondrait à son message, rapidement. Si ce dernier passait le seuil de sa boutique, il l'inviterait à le rejoindre dans sa Villa pour boire le thé, il pourrait alors tenter de lui tirer les vers du nez... Il devait savoir... Une intrigue politique était en route... Que se passait-il dans les hautes sphères d'Umbar ? S'il y avait du profit à la clé, alors il en serait...
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Taorin
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Ven 27 Jan 2012 - 23:41
Taorin était allongé dans son lit, une chandelle éclairant légèrement la pièce richement décorée qui faisait partie de ses appartements. Le Chien Borgne prit le morceau de papier tout chiffonné, le déplia, et relut, pour la n-ième fois, la missive. Même si l’identité de l’expéditeur avait mis plusieurs minutes à lui revenir, Taorin s’interrogeait toujours sur les motivations de cet individu si étrange que l’esclavagiste : le ton mielleux indiquait sa position de quémandeur, mais le simple fait que cet homme se souvint de la vente d’Ezhel, près de cinq longues années auparavant, montrait qu’Omar Baligh Wahid El’Abib était d’une intelligence rare, et d’une mémoire d’oliphant (ce qui convenait d’ailleurs parfaitement à son embonpoint).

Le Chien Borgne médita quelques instants sur les implications d’une telle lettre : la nouvelle s’était-elle déjà ébruitée ? Si vite ? Ou bien ne s’agissait-il que d’un caprice de marchand ? Mais pourquoi lui, en particulier ? Taorin avait prévu de lui rendre visite, d’ici quelques jours, pour demander sa coopération aux opérations. A moins qu’il ne s’agissait d’une réquisition. Il lui en faudrait parler à ses pairs du Conseil, une fois que les premiers recrutements seraient effectués.

Le capitaine des Chiens du Désert décida, alors qu’il était sur le point de s’endormir, qu’il se rendrait chez l’énorme esclavagiste le lendemain, malgré l’absence d’Ezhel. La présence de ce dernier, sans doute déjà parti pour l’Extrême-Sud, et les oasis d’Al’Turbu Al’Qudushu, aurait été de la plus grande ironie : celui qui l’avait fait esclave et vendu comme tel serait confronté à un homme libre, lieutenant au sein des Chiens, et homme de confiance de l’un des Neufs. Le Chien Borgne se voyait déjà assister à cette rencontre, alors qu’il méditait encore ses plans sur la Verte Marie.

Froissant le papier et le posant sur sa table de chevet, le seigneur Taorin souffla la bougie, et s’endormit d’un sommeil alourdi par le vin…

*** *** *** *** ***

Le Chien Borgne fendait la foule, escorté de deux vétérans des Chiens du Désert. A cette heure de la journée, juste après le déjeuner, les rues des Havres étaient encombrées d’une foule compacte, qui, se pressant autour des étals des innombrables marchands, rendait tout progression difficile. Certains, néanmoins, s’écartaient, pensant sans doute se trouver face à un quelconque capitaine pirate, d’autres, au contraire, s’énervaient de se faire bousculer par les deux Chiens. Ces derniers étaient tout simplement ignorés, ou, le cas échant, rapidement mis à terre.

Tout en se rendant jusqu’au marché aux esclaves d’Omar le Magnifique, Taorin écoutait les conversations des nombreux habitants des Havres : certains parlaient de choses sans importance, du moins au regard du Chien Borgne, mais la plupart des conversations semblaient s’orienter sur les recrutements organisés par les hommes des Neufs dans toute la ville, et par ces rumeurs de guerre à venir. Certains s’en effrayaient, d’autre s’en réjouissaient, mais la plupart préféraient y voir un orage rapidement passé.

Les trois Chiens atteignirent rapidement le marché attenant à la villa El’Abib. Dans ce quartier, la foule était moins dense, et comportait moins de badauds s’arrêtant tous les dix mètres pour reluquer une échoppe. Faisant signe à ses hommes de le suivre, Taorin poussa la lourde porte de bois, et pénétra dans l’antre d’Omar Baligh Wahid El’Abib, dit « le Magnifique »...


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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Mar 31 Jan 2012 - 23:12
Spoiler:
 

Une semaine, sept jours, cent soixante dix heures, dix mille quatre vingt minutes...

Dix mille quatre vint minutes qu'Omar avait fait envoyer sa missive au Palais, adressé au Seigneur Pirate Taorin. Depuis lors, le gros marchand l'attendait. Il n'en dormait presque plus... Impatient et surexité...

La dernière fois que leur route s'était croisée, cinq années plus tôt, leurs échanges s'étaient soldés par la vente de l'un de ses esclaves, Ehzel. Curieux, Omar était resté à l'écoute des rumeurs et des commérages. Son ancien esclave s'était élevé dans le rang des hommes du Chien Borgne, ce qui n'avait pas manqué de réjouir le gros Marchand. Quelle publicité ! L'un de ses esclaves, devenu Lieutenant... Preuve incontestée de la qualité de ses marchandises ! Sans le savoir, Taorin avait contribué à la réussite de son commerce, beaucoup de riches négocients étaient venu lui acheter des gardes du corps ces dernières années... Avec des résultats souvent bien plus mitigés...

Mais si Omar éprouvait tant d'impatience, ce n'était pas pour cet épisode passé. Des bons souvenirs tout au plus. Non, il allait jouer, dans les jours à venir - si le Seigneur Pirate Taorin daignait se montrer enfin - son avenir. Depuis qu'il avait reçu ce message étrange et énigmatique, Omar Baligh Wahid n'avait cessé d'en décrypter le contenu. Le mystérieux expéditeur, pour une raison inconnue, en avait à la fois dit trop et pas assez... Comme s'il avait cherché à piquer sa curiosité, en le laissant libre de chercher lui-même les réponses à ses questions. Quelque fut la vérité, une chose n'en demeurait pas moins certaine : maintenant qu'il avait été impliqué, il n'était plus question de rester dans l'ignorance. D'une manière ou d'une autre, il allait découvrir ce qu'il se tramait en ville, et, si le jeu en valait la chandelle, il y prendrait part. On ne gagnait jamais rien sans prendre quelques risques...

La missive, dans une prose des plus déconcertante, parlait des Seigneurs, et des regards tournés vers le Nord... Omar avait tout de suite fait le rapprochement avec les Seigneurs Pirates, et les quelques rumeurs qui courraient sur leur rassemblement au Palais. Et celui avec lequel il avait eu le plus d'échanges directs, n'était autre que Taorin, le Chien Borgne... C'était donc tout naturellement qu'il avait décidé de l'inviter à boire le thé chez lui, espérant en apprendre un peu plus, au détour d'une conversation faussement innocente...

Alors, lorsque le personnage tant attendu pénétra dans la boutique, toute la tension qui règnait dans les muscles du gros marchand s'évapora, laissant place à une pernicieuse boule au bas vendre, résultat d'une inquiétude profonde. Après tout, il ne savait toujours pas dans quoi il s'engagait...

Le visage détendu, sa grosse face parée de son plus beau sourire, Omar s'avança en direction de son invité, les bras largements écartés en signe de bienvenue :

"Bienvenue chez Omar le Magnifique ! Ici, les prix sont Magiques ! Seigneur Taorin ! Seigneur Pirate des Mers et des Océans ! Dompteur des vents et des flots ! Maitre des Chiens du Désert ! Soyez le bienvenue dans mon humble boutique ! Je vous suis infiniment reconnaissant de vous être déplacé en personne, et aussi rapidement !"

Omar posa les yeux sur les deux types pathibulaires qui accompagnaient Taorin. L'espace d'un instant, dans un fol espoir, l'esclavagiste avait espéré que son invité vienne seul, ce qui aurait facilité les échanges... M'enfin, cela ne changait strictement rien au fond du problème :

"Mon Seigneur, si vous voulez bien me suivre, nous allons traverser ma boutique, et rejoindre ma Villa par une porte dérobée, où nous serons à l'ombre, au frais, et dans la plus grande des tranquillités pour échanger autour des quelques mots que je vous ai posé sur le papier... Et surtout, n'hésitez pas à jeter un coup d'oeil à mes marchandises en passant, si l'un des articules vous interesse, je vous ferais une remise, cadeau pour les anciens clients satisfaits !"

Très respectueusement, Omar s'inclina, pour intimer à Taorin et ses compagnons la consigne de le suivre le long de l'allée centrale qui traversait la boutique d'esclaves. Jusqu'alors caché dans l'ombre, Kelden se rapprocha du gros marchand. Le regard dans le vague, il grattait machinalement l'énorme croutte qui recouvrait une bonne partie de son avant bras, reste de la morsure qu'il avait reçu une semaine plus tôt. Kelden n'adopta pas une attitude aggressive, loin de là, mais sa présence était indispensable en de pareille circonstances. Pourtant elle ne fut que de courte durée.

A peine Omar prit il la tête du petit groupe, que l'un de ses esclaves libres l'accosta, à bout de souffle, comme s'il venait de traverser la moitié de la ville au pas de course. Avant qu'il n'ai eut le temps d'ouvrir la bouche, Omar le réprima :

"Oleg ! Combien de fois t'ai je de ne pas me déranger lorsque je discute avec un invité de marque ?!"

Omar n'adopta pas un ton trop aggressif, il ne voulait pas passer pour un tortionnaire, même si cette intervension impromptue l'énervait au plus haut point. Cet incapable allait dormir en cage ce soir !

Oleg reprenait péniblement son souffle :

"Maitre... Désolé... Maitre... Vite... Un problème... Dans la villa... Une esclave qui..."

Instinctivement, Omar su que la situation devait être gravissime pour qu'Oleg brave ainsi sa colère. Sans perdre la moindre seconde, il se tourna vers Kelden :

"Vas-y tout de suite !"

Kelden leva un sourcil, et posa quelques secondes son regard sur les trois invités. Omar le rassura :

"Ca irra..."

Puis il chuchota pour que Taorin ne puisse pas entendre la suite :

"... Je vais gagner un peu de temps, tu as moins de cinq minute pour règler le problème, quelqu'il soit ! File maintenant !"

Oleg et Kelden quittèrent les lieux au pas de course, en direction de la porte dérobée qui donnait directement accès au coeur de la Villa. Omar se retourna vers Taorin et ses deux hommes, toujours son large sourire aux lèvres :

"Veuillez m'excuser messieurs, j'espère que cette intervension ne vous pas dérangée ! Mes esclaves libres oublient parfois les limites... Mais ne vous inquiétez pas, il n'y à rien de grave, poursuivons..."

Le pas d'Omar Baligh Wahid, se fit cette fois plus lent. La cervelle en ébullition, il cherchait frénétiquement une banalité à dire pour meubler le temps... Une banalité pas trop banale... S'il commençait à parler de la pluie et du beau temps, il passerait pour un imbécile !

Mais ce fut sans compter sur un rebondissement salvateur. Alors qu'ils passaient tous les quatre devant une cage, où se trouvait une femme aux tempes grisonnantes, celle-ci interpella Taorin, d'une voix suave :

"Seigneur ! Messire ! J'ai la gorge généreuse, encore ferme... Et, je connais bien des façons pour donner du plaisir à un homme..."

Omar s'exclaffa :

"Ah ! Ecoutez là ! Des fois je me demande pourquoi je suis encore marchand d'esclaves... C'est qu'ils se vendraient tous seuls parfois ! Ils vont finir par me prendre mon boulot !"

Puis, regardant Taorin droit dans les yeux :

"En parlant de vente... Que devient Ezhel ? Il avait un sacré caractère, il ne vous a pas posé de problèmes j'espère ?"

Et voila pour meubler la conversation. Quelque fut la réponse de Taorin, expéditive ou détaillée, cela laisserait suffisamment de temps à Kelden pour régler les problèmes. Omar imaginait déjà le pire : un esclave mort dans l'une de ses cages de prestige ! Quelle honte s'il présentait cela à un Seigneur Pirate !

Dissimulant ses inquiétudes, Omar fit semblant d'écouter attentivement la réponse...
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