[Marché aux esclaves] Chez Omar le Magnifique !

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Taorin
Capitaine des Chiens du Désert
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Localisation : Minas Tirith

~ GRIMOIRE ~
- -: Humain (Haradrim)
- -: 36 ans
- -:

Sam 4 Fév 2012 - 14:11
A peine la lourde porte poussée que le Chien Borgne se retrouvait accueilli chaleureusement par l’énorme marchand d’esclaves, qui, bras écartés et sourire jovial à la figure, se confondait en formules de politesse et en extravagantes déclarations au sujet de la « splendeur » du Seigneur Pirate. Un mince sourire tordit les lèvres du capitaine des Chiens du Désert, amusé par cet impressionnant accueil : bien que totalement insensible aux flatteries en tous genre, le Chien Borgne ne pouvait s’empêcher de rire des efforts pitoyables du marchand d’esclaves. Pendant un instant, il aurait même été prêt à le croire inoffensif. Mais pendant un instant seulement.

« Et surtout, n'hésitez pas à jeter un coup d'œil à mes marchandises en passant, si l'un des articules vous intéresse, je vous ferais une remise, cadeau pour les anciens clients satisfaits ! » dit l’esclavagiste.

Suivant Omar, Taorin observa la pièce : des cages s’alignaient le long des murs, où une dizaine d’esclaves étaient exposés. La plupart semblaient en bonne santé, malgré quelques individus plus malingres. Dans un coin, un homme à la mine patibulaire attendait, grattant une immonde croûte encrassée sur son bras. Sans doute un homme de main afin de mater les esclaves récalcitrants, se dit Taorin.

Tout à coup, un jeune homme arriva, essoufflé, et murmura quelques mots à l’oreille du maitre des lieux. Ce nouvel arrivant portait un lourd collier de fer sombre, et le Chien Borgne s’étonna de la présence d’esclaves circulant librement dans l’antre d’un esclavagiste, même si réputé qu’Omar Baligh Wahid El’Abib. Le gros esclavagiste murmura alors quelques mots à son homme de main, qui partit en courant, puis se retourna, un grand sourire aux lèvres.

Le gros homme n’eut le temps que de dire quelques mots qu’une esclave, qui devait avoir la quarantaine environ, vanta ses mérites. L’un des Chiens qui accompagnait Taorin se tourna vers elle, l’air intéressé, mais le Chien Borgne ne détourna pas son regard du gros esclavagiste, qui, étrangement, semblait encore plus anxieux qu’auparavant. Suite à la remarque de son esclave, Omar s’esclaffa, puis, regardant Taorin dans les yeux, demanda :

« En parlant de vente... Que devient Ezhel ? Il avait un sacré caractère, il ne vous a pas posé de problèmes j'espère ? »

Taorin sourit à l’évocation de son second, qui était parti quelques jours auparavant dans le Sud profond recruter le plus grand atout des Neufs dans la guerre à venir.

« Comment se plaindre d’Ezhel ? » répondit le Chien Borgne en souriant. « Il m’a épargné plusieurs fois de la froide morsure de la mort, et je lui suis infiniment redevable. Il est devenu, par son mérite, mon second au sein des Chiens du Désert, et est désormais un homme libre. » Taorin regarda longuement Omar, avant de reprendre. « Je suis sûr qu’il aurait grandement… apprécié… de vous revoir en ces lieux, maître marchand, mais, malheureusement, son devoir l’a appelé au loin. »

Le Chien Borgne avança alors, dépassant l’esclavagiste.

« Venez. Votre message a attisé ma curiosité, et il me semble préférable de parler dans un endroit moins exposé aux oreilles indiscrètes. N’êtes-vous pas d’accord ? »


Et, sans attendre de réponse, Taorin s'avança vers la porte menant à la villa El'Abib...


500£+850£ pour le maître d'armes
Capitaine des Chiens du Désert et Seigneur (Pirate) d'Umbar.
"Memento mori"
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Omar Baligh Wahid El'Abib
Marchand d'Esclaves
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Age : 32

~ GRIMOIRE ~
- -: Haradrim
- -: Fin de la trentaine
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Mar 7 Fév 2012 - 23:32
"Je suis parfaitement d'accord, Ô grand seigneur ! Les oreilles, il y en a partout par ici, à vrai dire c'est mon fond de commerce !"

Omar ricanna, un peu trop nerveusement, trahissant le stress et l'inquiétude qui se dissimulait sous ses traits faussement détendus.

"Je plaisante bien entendu... Mes esclaves sont surs, muets comme des carpes ! Certains payent une fortune pour que je leur coupe la langue... Mais je vous assure que ce n'est absolument pas nécessaire... Je m'inquiète plutôt des autres clients qui pourraient venir troubler notre entrevue. Si mon humble message a attisé votre si précieuse curiosité, je ne peux que vous être redevable : et je solderais cette dette en vous révélant tout le fond de mes pensées."

Tout en tenant ces propos, Omar Baligh Wahid posa son regard dans les prunelles du Seigneur Pirate, essayant de jauger les réactions de son interlocuteur. A vrai dire, il allait devoir user de tout son bagou. Il ne savait rien, ou presque rien, de ce qui se tramait en ville... Mais la venue du Seigneur Taorin, ainsi que son empressement à continuer la conversation en privé, démontrait la gravité de la situation, comme s'il n'avait pas une seconde à perdre en de futiles bavardages. En temps normal, le gros marchand n'en aurait été que trop ravi. Même si elles étaient le plus souvent nécessaires pour amadouer les clients, les compliments surdimensionnés le fatiguaient. Il préfèrait penser à ses comptes et à ses stratégies commerciales, plutôt qu'aux figures de styles rhétoriques qu'il allait devoir employer. Pourtant cette fois n'était pas comme les autres : l'arrivée impromptue de son esclave-libre réveillait en lui de bien mauvais pressentiments. Pour qu'Oleg eusse le courage de braver sa colère, la situation n'avait pu qu'être critique...

Omar aurait préféré gagner encore un peu de temps... Il aurait pu, grâce à d'inutiles questions, retenir le Seigneur Pirates quelques minutes encore, jusqu'à ce que Kelden refasse surface. Mais le jeu n'en valait pas la chandelle, la vie n'était qu'une question de risques judicieusement calculés. Il n'y avait pas de profits sans risques. Mieux valait faire avec à un incident dans sa villa, que de perdre toute crédibilité. Et puis de toute façon, Kelden aurait très probablement réglé les imprévus.

Ainsi sans un mot de plus, son sourire jovial toujours aux lèvres, Omar emboita la pas du Seigneur Taorin, avant de le dépasser respectueusement pour lui ouvrir la porte. Ils débouchèrent sur l'étroite ruelle séparant la boutique de la Villa El'Abib, demeure de ses ancètres depuis plusieurs générations. D'un coup d'oeil à gauche, puis à droite, le gros marchand s'assura rapidement que personne ne les observait. Un temps, quelques mendiants avaient eu la mauvaise idée de s'installer dans cette sombre allée. Omar avait demandé à Kelden de les passer à tabac, pour leur couper l'envie de revenir... La ruelle était déserte. Sans perdre une seconde de plus, l'esclavagiste dévérouilla la petite porte de derrière.

Aussitôt, tout le groupe pénétra dans la propriété d'Omar Baligh Wahid El'Abib. Ils accédèrent ainsi à la cour intérieure... Et le comité d'accueil fut bien différent de celui escompté...

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