Un intru dans les ruelles

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Omar Baligh Wahid El'Abib
Marchand d'Esclaves
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~ GRIMOIRE ~
- -: Haradrim
- -: Fin de la trentaine
- -:

Sam 18 Avr 2009 - 18:39
[Suite du sujet : Un chariot en approche ]


La nuit était bien avancée, il ne restait plus que quelques heures avant que les premiers coq commencent leurs chants, présages des premiers rayons de soleil. La nuit avait été plutôt calme dans les rues de la cité blanches. Malgré qu'il s'agisse d'une grande cité, elle restait tout de même l'une des villes les plus sures de la terre du milieu...

Pourtant le calme fut brisé par des bruits de respiration haletante mêlée à un bruit de course sur le pavé rendu humide par la rosée nocturne. Les pas s'arrêtèrent enfin, et l'homme sembla reprendre son souffle.

Puis il éclata d'un rire qui fis écho dans toutes les ruelles avoisinantes...

Il l'avait fait ! Comme au bon vieux temps ! Haha le plan avait parfaitement fonctionné ! Seul regret, il aurait aimé pouvoir apercevoir l'expression du capitaine de la garde de nuit lorsqu'il s'était rendu compte de la supercherie !

Comme si lui Ackmed, était un simple et niais marchand... Ahah, il connaissait la rue par cœur... Dans toutes les villes, dans tous les pays, c'était la même règle qui y régnait : celle de la supercherie. Il avait toujours été assez malin pour arriver à ses fins et s'en sortir en un seul morceau.

Il aurait pu pénétrer tranquillement dans la cité, en plein jour, il n'aurai t certainement éveillé aucuns soupçons... Mais le jeu du chat et de la souris était tellement excitant, tellement amusant... Il avait passé toute la traversée à mettre ce petit stratagème en place... ET IL AVAIT REUSSI !

Ackmed avait ralenti le pas, et chercha alors une ruelle plus sombre que les autres, sachant que la garde ne tarderait pas. Il trouva rapidement ce qu'il cherchait... Et pénétra dans les ténèbres.

Il commença alors à se déshabiller : retirant sa légère veste, et son pantalon bouffant. Lorsqu'il s'était déguisé en marchand, il avait roulé sous ses vêtements une autre panoplie d'habits, laissant croire à un ventre surdimensionné.. En réalité Ackmed était fin, presque maigre. Il déplia rapidement ses affaires de rechange et entreprit de mes passer. Il retira également ses babouches excentriques pour passer la paire de scandales décrépites dissimulées dans la boule de vêtements.

En moins d'une minutes, Ackmed était métamorphosé. Du marchand aisé, excentrique, obèse, et souriant il ne restait plus rien. Dorénavant il était vêtu d'une vielle robe à capuche en tissu grossier et parsemé d'autant de taches que d'accrocs, de scandales depuis trop longtemps usées et il arborait un air acariâtre, sans l'ombre d'un sourire... Il ressemblait à un vieux et maigre mendiant.

Il dissimula ses anciens vêtements sous une pile de détritus, prenant soin de les rouler dans un autre tissu, pour qu'ils ne soient pas tachés... On ne sait jamais, des habits propres et de bonne factures pourraient être utiles à l'avenir... Par contre, il jeta ses babouches dans le caniveau, guettant le "plouf" signifiant qu'elles avaient disparu pour toujours dans les égouts de la ville... Ces babouches étaient trop singulières et reconnaissables pour qu'il fasse l'erreur de les garder à proximité.

Enfin, il plongea sa main dans son épaisse bourse de cuir pour en ressortir une petite dague dont le tranchant était aussi régulier qu'aiguisé. Il posa avec précision la lame juste au dessus de sa bouche, et en quelques coups vifs de poignets, il se rasa l'épaisse moustache qu'il s'était laissé poussé sur le bateau depuis Umbar. Il remis son arme dans la bourse, la soupesa en soupirant, et la dissimula dans le tas d'ordure avec les vêtements... Cela ne lui plaisait pas de laisser une arme et autant d'argent dans une ruelle, mais il n'avait pas le choix : s'il se faisait fouiller par un garde, comment aurait-il pu expliquer la présence de presque milles pièces d'or sous sa robe ?

Il regarda une dernière fois autour de lui, essayant d'identifier le moindre indice qui aurait pu le trahir, mais il n'en vit aucuns. Il remarqua un vieux bâton mesurant dans les un mètres soixante, à demi moisi, dans une autre pile de détritus... Parfait ! Il s'en saisit et se mis à marcher en boitant, se servant du bâton comme d'un appuis indispensable à son équilibre.

Il sorti de la ruelle, et regagna une rue plus large. Sa transformation lui avait pris moins de cinq minutes.

Maintenant le soleil commençait à se lever....
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