Grand Prix de Kryam / Les Essais

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Laurelin
Seigneur des Havres Gris - Maître d'Elostirion
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Lun 4 Mai 2009 - 23:07
~~ GRAND PRIX DE KRYAM ~~
(La course du siècle)

LES ESSAIS

C'est le grand jour !


Des milliers de personnes se pressent devant les portes de l'immense arène pour assister au départ des essais du grand prix de Kryam. Des milliers de privilégiés qui auront eut la chance de se procurer un billet ou de recevoir une invitation pour se retrouver aux premières loges, bien installés quelque part sur les gradins de l'arène, avec vue imprenable sur les stands où sont précieusement entreposés les engins participant.
Les autres spectateurs quand à eux, juchés sur des gradins de fortune, édifiés tout le long du circuit urbain dont les méandres ceinture la totalité de la ville forteresse, pourront eux aussi, admirer et applaudir les chars de course sur leur passage.

Alors que des centaines de trompettes se mettent à résonner dans le ciel de Khand, les lourdes portes de fer de l'enceinte s'ouvrent. Suivant le protocole, les délégations des différentes régions de la Terre du Milieu participant à la course du siècle, pénètrent les unes derrières les autres pour se rassemblées au centre de l'édifice sous les hourras de la foule et sous le regard du grand Maitre de Kryam et des hauts dignitaire de la ville dans leurs costumes d'apparats.




Se présentent :


Les délégations Khazad en provenance de la lointaine Moria, les barbes rousses de la cité de Tronjheim des montagnes bleues d'Arthedain ainsi qu'une délégation du mont solitaire d'Erebor.
La délégation du Royaume des chevaux du Rohan suivie des bannières noires de la délégation du Morannon. Puis s'avancent le Harad des chaleurs du sud et une délégations du glacial Forodwaith au nord des nord. Viennent ensuite le Rhûn et ses membres, grimés comme des clowns sinistres.

A nouveau résonnent les trompettes lorsque pénètre dans l'arène sous les acclamations et les applaudissements nourris de la foule :

La délégation Khandhéenne, régionale de l'étape. Viennent ensuite la plus petite des délégations avec ses membres décharnés et habillés de haillons en provenance de Carn Dûm suivie … De loin … Par les rieurs et sympathiques hobbits de la Comté.

Nouveau tonnerre de trompettes pour l'entrée des dernières délégations :

L'Arnor du fier Roi Aldarion sous leurs bannières arborant l'étoile blanche puis la délégation elfique de la mystérieuse et cachée Gar Thulion, accompagnée par des musiciens jouant de la lyre, de la harpe, de la flute et du tambour.
Enfin, fermant la marche, les deux dernières régions représentées. Les envoyés du Mordor, pratiquement nus si ce n'est d'étranges et minuscules morceaux de tissus cachant à peine leurs parties les plus intimes puis, pour clôturer le défilé, les marins d'Umbar sous de sombres bannières bleues nuit.


Nouvelle envolée des trompettes pour saluer l'ouverture des stands. Les chars sortent les uns derrières les autres pour s'immobiliser sur la piste.




Les forces en présence

ICI

Il est encore temps de miser sur votre équipe favorite

ICI


L'heure est venue !
Place à la compétition !!
Place aux essais !!!



Rappel du règlement :

- Les essais s'effectuent sur un tour complet du circuit.
- C'est le pilote qui narre son tour directement de l'intérieur de son char (à la 1ère personne).
- Les dispositifs spéciaux ne servent pas ici mais sont réservés pour la course.


Votre fiche de présentation et les essais servent à vous permettre d'obtenir la meilleure place possible sur la grille de départ en vue de la course.

Note : Un orage de dernière minute, particulièrement violent s'est abattu sur kryam une heure avant le début des essais. La course à bien faillit être annulée par les organisateurs mais après de longues délibérations, il a été décidé de maintenir le départ à l'heure prévue.
Inutile d'indiquer la catastrophe pour la piste du circuit qui est devenue un monumental bourbier …

D'ailleurs, alors que le premier concurrent s'élance sous des nuages d'un noir d'encre, un éclair étincelant déchire le ciel avant qu'une pluie diluvienne ne se mette à tomber …

Saleté de météo !!! Il en sera ainsi durant tout les essais …




Bonne chance à tous et que l'inspi soit avec vous

cheers

Bonne course !!


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Jegor Kaël
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Mer 6 Mai 2009 - 21:02


Oeil-de-Rasoir et ses coéquipés s'avancèrent sur le char, la pluie battait le flanc gauche et l'avant du char, la boue au sol était telle que le char avait du mal malgrès sa légèreté elfique à partir car les chevaux aux même s'embourbaient.

Les elfe vinrent les enlever de la boue, le sol de la piste même serait un peu plus pratiquable, bien qu'un peu glissant...aucun problème, c'est toujours moins glissant que la glace ou la neige tassée dont ils avaient l'habitude.

Il arrivèrent à la piste une minute aprés grâce à des mouvement lents et peu d'appuis sur la terre visqueuse.
Une fois réelement sur la piste l'elfe noire l'anca le char à petit galop pour tester la piste et voir son intégrité, puis quand elle vit qu'à part la pluie rien ne génait réelement elle lanca le char à pleine vitesse à la ligne droite de Rhun.

Le char fillait à une vitesse incroyable, une vitesse digne des trois cheveaux elfiques, passa le raidillions du mordor à la même vitesse, il rallentit arrivé à la Source d'Imladris, passa l'épingle parfaitement, mais la foudre passa devant leurs yeux au "S" de Sauron ou le char dérappa et faillit se renverser sur le flanc.

L'un des coéquipier de Eoil-de-rasoir, le javeliste, avait appuyé son javelot sur le sol pour redonner l'équilibre, et ils repartirent un peu moins vite qu'avant, ce dernier se massant un peu le bras du au choc, temps que cela n'était pas grave, et c'était le cas, tout irai bien...
Ou presque car la pluie se transforma en grèle, ce qui eu de plus grave conséquances, car même si leur heaumes sont là pour protéger leur tête des projectiles, reste que la vision fut retrécie d'au moins 200 pieds, et les morceaux de glace faisait baldinguer l'engin de vitesse.

Alors que le froid prenait l'arène à peine atteint "Javelot", les elfes décidèrent de montré une chose qu'ils avaient omis, un petit atout qu'ils ne pensaient pas être utile dans un pays désertique, les roues se bloquèrent et par la même occasion des lames circulaires tout autours de celle-ci sortirent.

Le troisième elfe les faisait pivoter grâce à un petit levier sur le plancher du char et ce dernier glissait sur la route quasiment gelée, de temps à autre il avait des acoups dû à la boue qui ressortait par les fissures des plaques de basaltes de la piste.
Finalement ils arrivèrent au stand de départ, et néttoyèrent le char.
Ils eurent peur mais aucun dégats ne fut, bien heureusement.

Les elfes des tribunes acclamèrent la préstation assez réussis des elfe du Nord, malgrés le fait qu'ils n'étaient pas pour cette équipe.
Quelques humains aussi les acclamèrent et applaudirent, surtout le Gondor et l'Arnor qui connaissaient un peu ce peuple en particulier par les légendes.
D'autres applaudirent un peu, mais sans plus, et bien sur l'Ennemi huas la préstation.


Dernière édition par Morgoth le Lun 1 Juin 2009 - 17:51, édité 2 fois
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Laurelin
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Jeu 7 Mai 2009 - 20:39



- POUAH !!

C'est ce que j'éructe, en crachant un gros molard vert sur le sol, avant de prendre place dans mon char de course ! La journée commence mal, très mal ! Et c'est pas à cause du temps pourri hein ! Moi ça me dérange pas qui pleut comme Mûmak qui pisse, au contraire, c'est bon pour mes pustules.
La galère, c'est que Fêthid, mon préparateur physique qui se lave jamais, y déteste l'eau ! Alors, y veut pas sortir des stands et y'a personne qui s'occupe de moi ! Nan mais j'vous jure ... Le grand jour des essais, MON grand jour !! Mon jour de Gloire !!!
J'ai eu beau lâcher quelques bonnes perlouses, bien odorantes dans les stands (vous pouvez me faire confiance, j'ai mangé un bon gros kilo de petits choux de ''Brûh'xels'' hier soir au diner) mais rien n'y a fait, pas moyen qu'il déplace sa carcasse puante.
Et voilà, du coup, j'suis pas bien réveillé, me sens tout flasque, j'ai pas les yeux en face des trous. Je m'échauffe tout seul : Flexion, extension, flexion, extension ... Allez hop, c'est bon, j'suis tiède, ça suffira ... Non vraiment, je le redis avec force et deux fois même :

- POUAH ... POUAH !!

Bon c'est pas tout ça mais c'est à mon tour de me lancer ...

Excremhûs,''The Bigstratégium'', me donne une tape dans le dos pour m'encourager. Pour une fois, j'ai tout compris à sa stratégie : Simple, claire, limpide ... Elle consiste en un seul point : Pas de stratégie !! ça m'évitera de m'y perdre ... Y'a pas à dire, c'est stratégiquement, super stratégique !

Ordhûr le palfrenier, quand à lui, le visage écarlate, me lâche un rôt bruyant. Parait qu'il a pas bien digéré les choux de la veille et qu'il a rendu toute la nuit, le pauvre ... C'est vrai qu'la potée Khandéenne est un peu lourde ! D'aucun disent qu'elle datait d'la semaine d'avant et ignoble à avaler, alors j'ose même pas imaginer à vomir ...

Je passe devant les officiels et les salut par une courbette. La pression que cela engendre sur mon ventre m'oblige malgré moi à en lâcher une nouvelle ... Mmmmmh, ce capiteux parfum de choux fermenté ... Je m'en excuse cependant auprès du gratin khandéen :

- Oups, toutes mes confuses'' !!!

Il est temps d'y aller !!! Je m'explose trois, quatre pustules, dont le pus verdâtre vient s'écraser sur le sable chaud de l'arène, histoire d'alléger un peu l'attelage et enfin, j'hurle à l'adresse des chevaux un mot appris au hasard d'un voyage au Harad :

- HÛDADHA !!!!!




C'est parti ! Un éclair aveuglant déchire le ciel accompagnant mon cri mais alors que je m'attends à ce que les tribunes défilent sous mes yeux, à être enivré par la sensation de vitesse, mon char ne bouge pas d'un pouce ...
Chiotte ! Merdhîk a merdé !!! Le grand Vizir du harnachement me fait des gestes désespérés en s'écriant :

- Les sangles !! Les sangles ne sont pas ... Heu ... Sanglées !

Je soupir en marmonnant :

- Tu parles de professionnels !!!

Seul dans mon char de course, immobilisé sur la ligne de départ, j'entends les rires et les quolibets de la foule. J'aperçois au loin mes chevaux qui stoppent leur course après avoir parcourus une centaine de mètre à vide, les sangles d'harnachement trainant lamentablement à terre. J'invective Merdhîk et lui fais signe, ainsi qu'aux autres qu'ils se bougent et rattrape la bévue en me donnant un coup de main.

De rage, je lâche une nouvelle perlouse bien grasse, bien faisandée. Je la sens prendre forme dans les profondeurs de mon estomac. Se développer lentement avant d\'emprunter mon intestin telle une fusée Gandalfienne pour finalement sourdre de mon fond de culotte, exhalant une immonde brume fétide, direct au visage de Merdhîk, bien fait pour lui !!
.
Mes camarades, prisonnier du ''délicat'' nuage odorant à souhait, au bord de l'évanouissement, s'emparent de l'avant de l'engin et s'élancent en le tirant à bout de bras pour effectuer la jonction avec nos chevaux qui divaguent sans but sur la piste sous les encouragements, un tantinet sarcastiques il faut bien l'avouer, de la foule en délire.

Après quelques minutes à s'affairer sous la pluie battante, Merdhîk me passe les rênes, m'indiquant que cette fois, les sangles étaient impeccablement ... Heu ... Sanglées. Je donne à nouveau l'ordre du départ, le vrai ... Je prie le grand Crâdh, dieu de la vermine, pour que tout se passe bien cette fois.

Mon attelage s\'élance enfin vers le premier virage, le ''Mithlond''. Je fronce les sourcils et garde les yeux mi-clos, gêné par les grosses gouttes de pluies qui cingle mon visage putstûlifère
.
Je passe la courbe sans trop d'encombre. Faut dire qu'à la vitesse où je vais, je risque pas de me retourner ! Ralenti fortement par la bouillasse qui sert de piste à la course du siècle, je me rend compte rapidement que j'irais plus vite à pied !!

''j'avale'' les combes de Khazad-Dûm aux environ des ... Deux kilomètres heures. Je remarque que le boue remonte par les roues vers le cockpit et commence à m'envahir, alourdissant le char. Je patauge allègrement dans la mouise, pestant contre mon préparateur physique qui à exigé de moi un régime draconnien. Vingt kilos de perdu en trois mois pour cette stupide course et voilà qu'à cause de la pluie et de la boue, mon char s'alourdit du double ...

Je relance les canassons pour la longue ligne droite du Rhûn ... Allez ... Hûdadhada quoi !!!!

Je parviens enfin à prendre de la vitesse et j\'arrive tel une météorite au passage de l'eau rouge … Je fais contre poids de mon corps pour éviter le dérapage. Mon train est mumakîlement rapide ! Je ferme les yeux tandis que le char bascule dangereusement mais j'évite néanmoins la sortie de piste d'un cheveux gras et constate en les rouvrant, que le passage délicat est passé. Je pousse un rôt de soulagement !

L'épingle de la source s\'approche à présent ! Je laisse échapper un juron alors que je m'engouffre dans le virage serré à grande vitesse ... J'ai beau tirer comme un demeuré sur les rênes, ces imbéciles de chevaux du Rohan n'en font qu'à leurs têtes et ne ralentissent pas. J'éructe :

- HÔÔÔDADHA !!! Par les pêts de Prout, Dieu des senteurs !!! J'vais m'planter !!!

Effectivement, mon engin part dans une interminable glissade fini sa course dans le public, renversant plusieurs spectateurs au passage et en écrasant d'autres ... La tête d'une jeune Khandéenne, coupée nette par une des roues de ma machine, atterrit dans mon cockpit sans y être invitée !! Ses yeux fixes, garde une expression d'incompréhension pour l'éternité. La bougresse semble me regarder ... Je fulmine et donne un violent coup de pied dans la face morte de la malheureuse !

- Fous moi l'camp, gente demoiselle !! Y'a pas d'place pour deux ici !!!

Faut absolument que je reparte. J'en appelle à la bonne volonté des spectateurs survivant :

- Allez quoi !!! Un p'tit coup de main ??

Trois spectateurs font mine de s'avancer ... Avant de se raviser lorsqu'ils aperçoivent mon visage boursoufflé d'énormes pustules dégoulinant d'humeur visqueuse, sans compter la puissante odeur de chou de Brû'xhel qui m'accompagne. De quoi ébranler les meilleures volontés ...

Qu'à cela ne tienne ! Je met pied à terre avant de pousser seul mais courageusement mon lourd engin vers la piste en exhortant les chevaux d'avancer. Je fait siffler mon fouet sur l'arrière train des canassons pour leur apprendre qui est le patron. J'en profite pour laisser trainer la lanière sur le visage du spectateur le plus proche de moi.

- Bien fait !!! T'avais qu'à m'aider Duchnok !!!

ayè, j'suis enfin sortis des ennuis. Mes haillons, qui ne ressemblaient pas à grand chose avant mon départ, ressemble à présent à moins que pas grand chose mais en beaucoup plus lourds, emplis de boue qu'ils sont ! Je tente d'oublier ce contre temps et me concentre à nouveau sur la piste.

L'arrêt des chars !!! Ben manquerais plus que j'm'arrête tiens !! J'suis pas assez à la bourre comme ça ??
Je passe donc en trombe devant le ravitaillement en versant une larme qui se perd aussitôt dans les centaines de gouttes de pluie qui s'abattent toujours sur moi. Mmmmmmh, on m'aurait demandé de prendre une douche pour gouter à l'omelette aux champignons que j'ai brièvement aperçut en passant là que p'tèt que je l'aurais prise … Arfff non tiens, même pas, finalement, j'ai déjà pris ma douche l'année dernière. Faut pas abuser du savon : ''C'est mauvais pour la peau'' qui disait mon ancien.

Je m'engouffre dans le S de Sauron. Gauche !!!! Droite !!!!! Haaaaaaaaaa j'suis un pilote hors pair et je passe le truc sans sourciller ! C'est ça le S de Sauron ???? Qué S de naze ! J'ai toujours pensé qui devait être un peu tafiolle sur les bords le Sausau !

Je sors de mes pensées alors que je remonte ''Blanchimont'' avant de redescendre vers ''Javelot''

- Yhiiiiihaaaaaahhhh !

Je lâche tout pour prendre un maximum de vitesse et rattraper le retard accumulé au départ. Les chevaux, lancés à plein galop, donnent des signes de fatigue. J'te les fouette doublement les canailles, nan mais, bande de feignasses !!
L'ivresse de la vitesse me met en liesse ! J'fais des vers sans en avoir l'air !! J'éclate de rire et j'en pète de joie !

La ''Non-stratégie'' d\'Excrémhus marche à merveille !!!

Je passe ''Orthanc'' avant de m'embourber une nouvelle fois dans la grande courbe du Rohan. C'est la pire piste que j'ai jamais emprunté et j'en toucherais deux mots aux organisateurs ! J'suis pilote moi, pas cascadeur …
Pourtant, une nouvelle fois, je suis obligé de quitter le char pour aider les bons à rien de canassons. Je m'enfonce dans la boue jusqu'aux genoux !! J'aurais su ça, j'aurais pris des raquettes avant de partir …
Enfin, je me sors du bourbier !
J'aperçois les arènes qui se rapprochent …
Je négocie le virage de la ''Comté'' complètement épuisé et je pénètre sous les arcades menant à la piste de l'arène. C'en est fini de mon tour de qualif' ...

Quelques applaudissement discrets résonnent à mon apparition. Je salue mes supporteurs en immobilisant mon char au niveau de la ligne d'arrivée. J'suis assez fier de moi et j'ai bien mérité une bonne assiette de potée Khandéenne … parait qu'y en reste encore d'hier soir ! ...


Dernière édition par Laurelin le Jeu 7 Mai 2009 - 21:01, édité 2 fois
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Bèledin
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Jeu 7 Mai 2009 - 20:49
* * *

Dania & Jtetouchleqûh


Les trompettes annonçaient notre entrée sur la piste. Ce n'était que le tour d'essai, et pourtant j'étais complétement angoissée. Et pour Jtetouchleqûh, je n'imaginais même pas. C'était sa première course de char, et en plus avec l'équipe qu'il avait, la victoire n'était pas trop envisageable (seulement pour un fou). Je le regardais attentivement, je vis dans son regard un nuage de peur, et il vit dans le mien un océan de dégoût. En effet il n'était pas très charmant et avait un regard assez... Vicieux, voir pervers.

Mais soudain, la musique que jouaient les trompettes reprit et interrompue le silence douteux qui régnait dans mon cœur. C'était le commencement des essais.
Lorsque nous partîmes, Brisdenÿs préparait un cocktail qu'il avait nommé « Raidbuleuh ». On ne savait pas à quoi cela servait, mais il disait que cela nous sera utile lors du départ de la course, après les essais.

Mais trêve de bavardages, passons aux choses sérieuses. Les chars adversaires étaient déjà loin devant nous. Je savais que ce n'était que les essais, mais je voulais impressionner tout le public en arrivant dans les premiers, histoire d'avoir une assez bonne place sur la grille de départ... L'orage et la pluie étaient au rendez-vous, et cela était dur de ne pas s'en apercevoir. Notre char avait du mal à rester sur ses deux roues, mais heureusement que les superbes araignées de grôbouffondlalïfe nous empêchaient de sortir de la piste. Elles étaient quatre, et assez grosses en plus. Je savais que mon coéquipier avait envie de rendre son déjeuner, mais il fallait que l'on se mette dans l'ambiance de la course.

Après une courte accélération, notre char arriva vers celui des Purulents de Carn-Dûm et de Pusthûl. Je ne pourrais pas vous décrire le choc dans lequel j'étais. Cet homme n'était rien d'autre qu'un énorme bouton bien mûre et rempli de pu, tenant en équilibre sur deux longues et fines jambes (elles aussi boutonneuses biensure). Je n'arrivais plus à contrôler les bêtes qui, en voyant la longue ligne droite du Rhûn, se mirent à galoper à tout vitesse, de quoi arriver en tête des chars et nous éloigner de ces immondes personnages.

Notre allure était tellement vive à présent, que nous allions bientôt arriver aux alentours de la source d'Imladris. J'avais fais déjà la moiter du circuit, mais pourtant j'avais l'impression que cela faisait une éternité que le char roulait... Oui, j'étais seule au commande de ce char, Jtetouchleqûh était complétement inutile, je le qualifiais même de « Hors Service ». Mais soudainement le vent ( qui était assez fort ) fit déchirer ma tunique, et je me trouvait dorénavant à moiter nue. Cela était mieux pour déstabiliser les autres, mais assez gênant tout de même...
Bizzarement Jtetouchleqûh se releva et se mit à fouetter les araignées de manière à ce qu'elles aillent beaucoup plus vite( même si je savais pertinemment qu'il n'y avait pas que les araignées qu'il voulait fouetter... ).

La course continuait ( la pluie aussi d'ailleurs ) et brusquement, lorsque nous passâmes le S se Sauron, je pensa à ma cité, et à ce Maïar qui y habitait auparavant. Mon inattention, nous fîmes perdre la route. Il nous fallu environ plusieurs minutes pour nous remettre en chemin, et les autres chars avait déjà pratiquement tous franchis la ligne d'arrivée. J'étais déçu, mais ne voulais pas m'arrêter à ce stade des essais.

Je déboutonna alors peu à peu ma veste, sachant que mon coéquipier aller réagir, et étrangement celui-ci fit redémarrer le char à toute vitesse. C'était fou, chaque partie de mon corps que je montrais peu à peu faisait avancer de plus en plus vite le char. Mais me déshabiller entièrement aurait pu aller tellement vite que nous ne serions pas rester longtemps sur le char. Nous doublions un char, puis deux, trois et enfin quatre.
Je ne savais pas combien nous étions arrivé, mais ce que je sais c'est que j'avais les larmes aux yeux, car le public ovationnait les concurrents, et une gloire immense envahissa mon corps, même si ce n'étais que les essais.
Mes larmes cessèrent de couler lorsque je sentis une main froide passer sous ma jupe ( enfin ce qu'il en restait )...


Dernière édition par Bèledin le Ven 8 Mai 2009 - 17:24, édité 1 fois
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Gallen Mortensen
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Ven 8 Mai 2009 - 15:48



J'observais les trois chars qui nous précédaient. J'ai du mal avec son oeil valide au travers du déluge.

J'essuie d'un geste brusque la pluie qui coule sur mon visage.

Je m'avance d'un air dur vers mes chevaux. Foutu temps.

Je caresse les encolures de mes montures, je les caresse, je leur parle avec des inflexions elfiques car la douceur de cette langue les détend. je glisse quelques gourmandises dans ma mains et leur donne.De plus je mets des bouchons dans les oreilles des chevaux pour éviter la peur du tonnerre.

Je fais un signe de tête dur à little big man et lui lance un laconique c'est parti!!

Avant de monter sur mon char, je frappe mes bottes sur le bord du char pour les décrotter.

Je fixe le premier virage.

Puis d'un simple geste des rennes, les chevaux démarre.

Immédiatement je sens que les roues s'enfocent dans le chemin rendu boueux.

Je ralentis la courses des équidés, d'un simple "Tout doux".

Je passe les esses de Khazad Dum, à bonne allure sans lancer les chevaux, j'ai besoin de tester l'adhérence. ils glissent mais très peu, les fers en bronze mis en place sont impeccables pour un temps pluvieux;

j'ai un léger sourire.

je lance les chevaux au galop,sur la ligne droite de Rhun. je sens que leurs frustrations de rester sans courir deux jours s'évaporent. je sens la pluie gifler ma peau, tandis que la vitesse du char augmente;

Tout d'un coup deux eclairs zébrent le ciel. Cobra a un mouvement de recul. je sens la nervosité des chevaux. Python s'arrête et se cabre.

Je tire sur les rennes de toute mes forces. Un cri sort de ma bouche, presque un hennissement.

Les autres chevaux embarquaient par l'affolement s'arrêtent aussi.

Je descends quelques instants pour les calmer, je prononce calmement les termes maléfiques.

Je remonte dans le véhicule et reprend calmement. Foutu temps!

Nous montons le raidillon calmement.

la descente est faite prudemment, les éclairs continuent de zébrer les cieux.

Je dévale vers la source d'Imladris, nous prenons de la vitesse, les chevaux semblent s'habituer aux éclairs.

J'accélère de plus en plus. Puis je crie un" maintenant" ferme à little big man au niveau de la source, il effectue alors aun transfert de poids avec les sacs de sable vers la gauche. Le char répond immédiatement au transfert de poids et nous passons à la corde du dangereux virage;

Après quelques instants pour que les chevaux s'acclimatent à la nouvelle répartition de poids, nous avançons vers les S de sauron;

Je réitère un nouveau " Maintenant" à little big man. il se met alors sur le bord du Meduseld roulant, la moitié de son corps à l'extérieur. puis dans la deuxième partie du S il effectue la même manœuvre de l'autre coté de l'engin et nous traversons avec célérité les S du maléfique seigneur noir.

le reste du circuit s'effectue comme dans un rêve , les chevaux sont habitués aux conditions particulières et je sens leur excitation. Quelques répartitions de poids nous permettent de bien gérer la fin des essais.

Le tour terminé, je descend donner des gourmandises aux chevaux; je me tourne ensuite vers mon équipe "on peut gagner un tier du temps";

Puis Je me met sous la tente des participants pour observer les autres concurrents.


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Alghallyon Nohlystic
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Sam 9 Mai 2009 - 7:01

*Mais quel temps de merde!*


C'est ce que je me disais en marchant vers mon char, pendant que mon équipe s'affairait à atteler les chevaux. Déjà quatre participants avaient fait leur tour d'essai, maintenant, c'était à moi. Comme je montais la petite rampe en bois pour grimper à l'intérieur de mon bolide, une vision m'apparut soudain. Je me voyais, sur le podium, entouré du reste de mon équipe, la coupe de la première position à la main. Esquissant un sourire, je bondit dans la cabine exigue qui me sert de poste de pilotage, et je lançai à mon technicien principal:

- Hey, Jmehpogn 'Lebeign, qu'est-ce que t'attends pour les arracher, ces foutus chevaux!

- Pas arracher, monsieur. Harnacher!

- Peu importe que ce soit harnacher, arracher ou même tripoter, fais-le!

- Oui, monsieur! Bien, monsieur!

- Et cesse de m'appeler monsieur!

- Comme vous voudrez, monsieur!

*Une bande d'incapables!* me dis-je en levant les yeux au ciel. C'est alors que l'engin eut un puissant soubresaut et fit une embardée. Tout étalé à terre que je fus, je ne pus voir ce qui se passait dehors. Néanmoins, j'entendis la voix grasse de Rennalph qui me disait:

- Melccionh! Sors de là tout de suite, on a un problème!

- Quoi encore!

- Tu veux la mauvaise ou la très mauvaise nouvelle en premier?

- La mauvaise d'abord!

Je me relevai et regardai par le devant de la cabine, mais je ne vis rien, que de la terre et de la boue. *Génial! Le char doit être à l'envers!*

- La voiture est renversée de côté et la moitié de l'attelage des chevaux est partie en trombe vers la piste! Impossible de les rattraper!

- Oui, j'avais remarqué pour le char! Et la très mauvaise nouvelle?

- On a plus de technicien principal ni d'éleveur de chevaux! Mais le bon côté, c'est que Jmehpogn 'Lebeign est mort, probablement décédé! Fallzah et Cimytri essaient d'extirper ce qui reste de lui de sous la carcasse du bolide!

- Et pour Gegh?

- Les chevaux l'ont piétiné! Le pauvre, il a le crâne fracassé! Aucune chance qu'il s'en sorte!

*Merde! En tout cas, ça, pour un départ, y'a pas à redire, j'ai rarement vu mieux! Habituellement, c'est tout l'attelage de chevaux qui s'enfuit...*

- Bon, je verrai ce que je peux faire avec seulement la moitié des chevaux! Dans le pire des cas, je ferai le tour d'essai à pied!

Tout en prononçant cette dernière phrase, je réussis à me faufiler à l'extérieur du véhicule, d'où je pus constater l'étendue des dégâts. Pendant que les quelques chevaux sanglés tiraient le char en dehors des stands, la foudre s'était abattue sur celui-ci. En paniquant, les bêtes avaient fait tomber l'engin et piétiné Gegh. Jmehpogn 'Lebeign avait cependant eut la gentillesse de se trouver du mauvais côté du char, sous lequel il se trouvait d'ailleurs toujours. Je m'approchai de ses jambes qui dépassaient de sous la carcasse et esquissai une grimace: cela avait du être douloureux. Me rappelant que j'avais pris beaucoup de retard, je m'élançai vers Rennalph, que j'apostrophai:

- Comment comptes-tu gagner la course? Nous n'avons presque plus de chevaux, le char est inutilisable et deux de nos techniciens sont morts. Si je fais le tour de qualif à pied, on peut dire adieu à notre position parmi les premiers sur la grille de départ. Et si j'attends qu'on ait pu réparer le char, ce sera pire!

- Calme-toi, je vais trouver une solution. Dis-toi qu'il n'y a jamais de problèmes, que des solutions. Et puis, vois le beau côté des choses: ça te fera quelques chose à raconter à tes enfants plus tard! Comment tu as gagné une course de char, sans char!

- Arrête de faire le drôle, Rennalph! Cette course est vraiment importante, pour moi, et tu le sais! Si je ne gagnes pas ici, on peut dire au revoir à notre crédibilité ailleurs, également. L'enjeu est gros.

- Alors nous n'avons guère d'autre choix que de procéder à ce tour d'essai, avec ou sans char. Tu dois partir maintenant. Pars à pied, détacher les chevaux restants prendrait un temps fou, vu la position du char. Et si on essaie de voler un autre char, le résultat sera le même: on sera disqualifiés!

- Très bien! Mais tu me revaudras ça, hein? Ça va sûrement me prendre des heures...

- Allez, ouste, moussaillon! Et que je ne te revois pas traîner dans les parages de sitôt, jeune homme. Et je ne blague pas, Melccionh. Si tu reviens dans l'heure qui suit tu seras fouetté!

N'ajoutant point mot, je me dirigeai d'un pas résolu vers le centre de l'arène, sous les rires et les colibets de la foule. *Ouais, c'est ça, vous pouvez bien vous marrer! C'est pas vous qui êtes dans la merde jusqu'aux genous!* Une larme solitaire roula sur ma joue, aussitôt avalée par le tumulte de la pluie qui fouettait mon visage, signe du désespoir qui m'habitait. Je me repris rapidement en main, essuyant mes yeux de ma manche déjà trempée, n'améliorant guère la situation. Je n'avais même pas encore franchi la ligne de départ que j'étais déjà aussi mouillé que si j'avais pris ma douche habillé. Avançant avec difficulté à travers l'arène, je franchis enfin le seuil de départ, et le début de mon tour fut sonné.

Une heure plus tard, j'atteinds le Mithlond, que je passai à grand peine pour me diriger ensuite vers les Combes de Khazad-Dûm. Après 45 autres minutes sous le déluge, j'arrivai finalement au tournant, que je m'empressai de dépasser. Courage! Déjà le dixième de fait! Je parcourus cependant la ligne droite du Rhûn plus rapidement, car je pus nager dans la boue, l'eau m'atteignant la taille. Il continuait toujours à pleuvoir des cordes lorsque, deux heures et demi plus tard, j'entrai dans le Raidillon du Mordor.

Sur mon passage, la foule huait et faisait des gestes grossiers de la main; certains éclataient de rire, alors que d'autres se contentaient de marmonner. Je leur lançai un regard noir et poursuivit ma route, déterminé que j'étais à finir ce parcours. Je traversai sans trop de difficulté ces quelques tournants et atteignit la tête d'épingle de la Source d'Imladris.


*Au moins, y'a un point positif dans tout ça: aucune chance que je perde le contrôle de mon véhicule.*

Un sourire ironique étira mes lèvres pincées l'espace d'un instant, puis mon masque d'impassibilité reprit le dessus. Je ne devais pas laisser transparaître mes émotions, sinon je pourrais aussi bien décider de quitter la piste pour aller me trouver une auberge... Lorsque j'eus passé la Source, je me dirigeai avec une hâte croissante vers le S de Sauron et l'Arrêt des Chars, qui m'était bien inutile dans ces circonstances, mais est-il vraiment besoin de le préciser? Après déjà six heures de route (bon sang ce que ça passe vite!), j'étais rendu au S de Sauron, que je passai en quelques dizaines de trop longues minutes, hélas! Je commençais à croire que je ne terminerais jamais le tour d'essai mais, étrangement, mon moral se portait pourtant bien. On aurait dit que cette petite (enfin, longue) escapade seul avec moi-même m'avait fait du bien. Pas de Jmehpogn 'Lebeign pour me mettre les nerfs à fleur de peau. Pas de Rennalph pour me menacer d'être fouetté. La seule personne de mon équipe qui me manquait réellement, c'était Half, mon cheval de tête, l'un des seuls chevaux rescapés de la catastrophe...

C'est donc sur ces pensées que j'arrivai au Blanchimont d'Arnor, puis au Javelot, que je franchis en une heure. Lorsque je fus à Orthanc, une heure et des poussières plus tard, l'eau et la boue m'atteignait le haut du torse. À présent, j'étais obligé de nager pour ne pas avancer comme une tortue. Cependant, ma progression en était grandement aidée. J'allais beaucoup plus vite en nageant qu'en marchant, enfin, qu'en pataugeant. Je traversai sans encombre la Trouée de Rohan et dépassai le Virage de la Comté pour me diriger (enfin!) vers la ligne d'arrivée de l'arène. Finalement, c'est après douze heures de marche, de nage et de baignade sur une piste de course plutôt mal en point que je pénétrai dans le stade bondé, sous les "acclamations" de la foule, si l'on peut appeler cela ainsi. En fait, les gens me félicitaient plus d'être encore en vie que d'avoir terminé avec brio le tour de qualification. Tout courbaturé d'épuisement que j'étais, je ne m'en souciai point, marchant plutôt vers mon stand dans l'espoir, plutôt mince, je dois l'avouer, d'y retrouver Rennalph et tous les autres. À mon grand étonnement, et également à ma grande joie, au moment où je passai le seuil du bâtiment, mes coéquipiers et coéquipières me saluèrent et me félicitèrent de mon "exploit". Car ce n'était pas vraiment un exploit. Plus un acte dérisoir dans le but sincère et désespéré d'améliorer sa situation d'une quelconque façon. Mais la manière dont ils m'accueillirent me fit chaud au coeur. Cela faisait du bien, après ces longues heures de froid et de solitude, de rentrer chez soi.
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Hadhod
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Mar 12 Mai 2009 - 19:27


L'orage éclate avant le départ, juste au-dessus de nos têtes. Je sens la cinglante pluie me gifler le visage, j'entends la grêle résonner sur mon casque d'acier, le tonnerre gronder dans le ciel saturé de nuages noirs, et le vent souffler en tempête... Et malgré cela, je ris! Je ris à l'idée de voir ces oreilles-pointues, ces humains, ces semi-hommes patauger dans la boue du circuit, je ris à l'idée de voir comment il vont surmonter ce petit aléa.

"Mais je leur montrerai que nous, les Nains, savons nous débrouiller dans toutes les conditions possibles et imaginables. J'espère qu'ils ont au moins prévus de placer un ou deux dragons sur le parcours, qu'on rigole un peu!" dis-je tout haut en rejoignant mon char.

Car bien sûr, cela ne fait pas de doute, je serai le grand gagnant. Je jette un regard aux chars des futurs perdants en passant devant eux, juste pour voir leurs visages effrayés par trois gouttes de pluies qui se courent après, et m'aperçois avec stupéfaction que plusieurs d'entre eux on inscrit leur devise sur le devant de leurs engins.

"Copieurs! Voleurs! Usurpateurs! Vous avez le culot de vous approprier mon idée, je vais vous apprendre, moi! Attendez un peu que je puisse utiliser mes petits jouets sur vous!"

Hélas, ce serait pour plus tard. Pour l'instant, ce ne sont que les essais. Les fades essais. Pas de concurrents directs à envoyer dans le décor, pas moyen de râler sur un adversaire, pas d'excuses pour l'insulter... il n'y a rien de plus déprimant, mais il faut bien s'y plier. Alors je m'approche de mon équipe et de mon char, et je grimpe avec prestance sur Gabilgathol en levant des bras, moi le charismatique Zorïn. J'attends le hurlement de la foule en délire! Mais rien ne vient... Après quelques secondes où toute ma vie semble défiler devant mes yeux, je m'aperçois, avec un ouf! de soulagement, que je ne suis pas monté sur le marchepied! Les spectateurs n'avaient sans doute vu que mes mains dépasser du bastingage. Alors je saute sur le marchepied et ma tête dépasse enfin!

"WAHOOO! SPLENDIDE! WAHOO! CA FAISAIT LONGTEMPS QU'ON ATTENDAIT CA!"

J'entends les cris de joies de la foule, les exclamations admiratives qui me viennent des gradins et m'emplisse le cœur de bonheur et de fierté. C'est à cet instant que Doboz, l'un de mes mécaniciens, tape sur le bois du char avec son marteau pour attirer mon attention, et me glisse avec un sourire mi-malicieux mi-sadique:

"C'est pas contre toi vieux frère, mais la foule viens de saluer le départ des Purulents. Tu comprends, ils sont heureux: l'odeur de choux de Brûh'xels s'en va ailleurs, alors ils exhultent quoi!"


Mon ego vient de prendre un sale coup.

"Le char a intérêt de pas se disloquer en cours de route, Dob', sinon je te chasse, je t'envoie dans l'équipe des puants de Carn-dûm!"

La tête de Doboz disparait dans la seconde, et on entend les outils cliqueter de plus belle, comme affolés. Demandez-moi pas pourquoi.

** * **

Mon équipe a à présent disparu, me laissant seul face à mon destin. Le char de Morannon a pris le départ il y a quelques minutes, et je suis le prochain sur la liste! Un petit coup d'œil au ciel pour prier Aulë - à moins qu'il soit à l'Ouest, je m'en rappelle jamais - et je secoue légèrement les rênes pour rejoindre la ligne de départ. Deux jolies Khandéennes se dandinent devant mon char avec des boules de chiffons dans les mains - ils sont fous ces Khandéens - avant de faire place. Un commissaire s'approche alors de mon char...

Dix... neuf... huit... sept...

"Ah sacrebleu, nom d'Aulë de nom d'Aulë... que je marmonne dans ma barbe. Comment s'est déjà qu'on compte en langage commun, je me rappelle jamais des numéros..."

Six... cinq... quatre... trois...

"Oulà je suis pas dans la bouse de Gobelin là!"

Deux... un... zéro.

"Eh Dob'! T'es où? Ça veut dire quoi déjà... euh mais, pourquoi qu'il s'est arrêté de compter l'autre?"

Je me rends compte de mon erreur. Il aurait pas pu dire Partez! au lieu de Zaireau! Saleté de commissaires! Racistes! Nanophobes! Enfin, cela appartient maintenant au passé. Je tire les rênes, peut-être trop vite car les sabots des chevaux patinent dans la boue. J'aurais dû monter moi-même les fers de huit pouces, tendres pour temps humide!

Ils arrivent tant bien que mal à adhérer, et chevaux, char et pilote - moi - partent en trombe en direction de ce que les organisateurs ont bêtement appelés Mithlond. Je passe la seconde... la seconde série de coups de fouets sur le dos des chevaux, vous m'avez compris. Ben oui, parce que "Passer la seconde", ça ne veut rien dire, évidemment.

Je laisse vite derrière moi le port des Elfes pour aller vers un endroit qui me plaît davantage: les combes de Khazad-dûm. Ah, je me vois à la maison, avec une bonne bière dans la main et dix dans la panse, je ferme les yeux et je ressens la chaleur d'un bon feu devant moi, je les rouvre et...

"Arrgghhh!"

Des pensées un peu trop sentimentales ont bien failli me faire rater le virage, j'ai bien failli finir ma course les deux roues en l'air, dans les combes. Heureusement, je réussis à donner un coup de vol... euh... à tirer sur les rênes à temps pour tenir la route. Maintenant c'est facile, c'est tout droit, la ligne droite de Rhûn! Il faut accélérer à présent, il faut profiter de cette absence de difficulté: la vitesse du char augmente de façon impressionnante. Comme on dit, y a des chevaux sous le capot, hé hé!

M
oi et mes chers compagnons à quatre pattes arrivons ensuite au raidillon de Mordor, et y a pas à dire, il est vraiment... raide. Deux chars ne pourraient pas se croiser ici; mais suis-je bête, nous roulons tous dans le même sens! Pourtant, Gabilgathol et son volume impressionnant peuvent tout juste passer sur cet étroit chemin.

Encore une ligne droite, pour le repos. Je pourrais presque m'asseoir et casser la croûte, laisser courir les bêtes et reprendre les rênes près de la source d'Imladris, mais je ne le fais pas. Je sors uniquement ma gourde et bois l'eau qu'elle contient. Il faut bien un peu de carburant de temps en temps, pas vrai? Mais le problème, c'est que Doboz n'a sans doute pas mis de l'eau dans le récipient. L'alcool m'arrache la gorge, il a dû dégoter ça à Kryam, pour sûr, et se sert de moi comme cobaye, le scélérat!

J'ai tout juste le temps de prendre le virage en tête dépingle, sous les hennissements des chevaux durement menés, avant que l'alcool ne me monte à la tête et que je ne m'assoupisse un instant...

L
orsque je rouvre les yeux et que je jette un coup d'œil en arrière, je vois une kyrielle de spectateurs mécontents, et j'en comprends bien vite la raison: je viens de zapper le S de Sauron comme un jeune enfant oublie le S à un pluriel. L'absence de gradins et la rapidité d'esquive des spectateurs m'ont sauvé, je l'avoue.

Pas le temps de fainéanter, mon regard se porte à nouveau en avant. Près du Blanchimont d'Arnor, je manque de perdre le contrôle de mon bolide: les éclaboussures de boue et les gouttes de pluie dans le visage ne favorisent pas la visibilité, cela est bien vrai, et, de plus, à cet endroit, il n'y a pas des flaques, c'est plutôtle Lac du Miroir tout entier! Mais qu'importe, rien n'arrête un Nain, tout le monde le sait...

Les virages du javelot et d'Orthanc ne sont, en comparaison, plus qu'une formalité, même si la fatigue commence à se faire sentir. Lorsque j'atteins la Trouée du Rohan, j'entends les cris des spectateurs des gradins, que je ne peux toujours pas voir. Mes fouets claquent encore une fois, je suis pressé d'en finir et de pouvoir profiter de cet instant. Je regarde dans mon rétr... enfin... je regarde en arrière. Personne. Magnifique.

Le virage de la Comté constitue la dernière difficulté, mais mon expérience et mon savoir-faire transforment cela en une partie de plaisir - qui a dit prétentieux?

E
nfin! Enfin! Enfin j'entre dans l'arène, mais je reste, cette fois, prudent et dubitatif lorsque j'entends la clameur de la foule. Mon équipe m'attend sur la ligne, ils sont là. J'arrive vers eux, victorieux!

"Doboz, Dodoz! Pardonne-moi de t'avoir parlé si désagréablement avant le départ, tu as fait un travail formidable, les réglages du char sont parfaits, aucun incident à déplorer! Grâce à toi, personne n'a pu me doubler du début à la fin, tu entends, j'ai gagné! A nous la victoire!"

Mon coéquipier m'observe avec un regard bizarre, avant de déclarer timidement:

"Zorïn... ce ne sont que les essais..."

C'était donc pour ça que personne ne m'avait dépassé... tout s'expliquait donc. La folie de la conduite m'avait fait oublier ce point capital.

"Ah... oui... les essais. En y repensant, tu as monté les mauvaises roues, celles-ci sont bien trop petites. L'arnachage laisse également à désirer, et j'ai vu deux ou trois clous tomber des planches pendant le parcours..."




The Half Cop
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Môrhïn
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Mer 13 Mai 2009 - 15:24





Je déteste la pluie… Je déééééétesssste la pluie !!! Et toute cette horrible boue collante !!! beurk ! Dire que je devais parcourir un tour entier sous le déluge. Cette foutue pluie écrasait ses grosses gouttes à un rythme de galériens sur la piste transformée en bourbier. Je grognais, ronchonnais, enfilant mes bottes de pêche verdâtres en peau de fesse de troll. La matière la plus imperméable du monde !! D’après le colporteur auprès duquel je les avais achetés.

Plotch …. Plotch ….Plotch
Un menteur… un voleur … un escroc !!! Un… un…un…
J’arrivais même plus à trouver mes mots tellement ma colère grondait, et que mes chaussettes s’imbibaient. Mes doigts de pieds se noyaient littéralement dans une mare d’eau, dont les semelles de mes bottes ne pouvaient être que les responsables. Saleté… La course n’avait pas commencé que déjà ça s’annonçait mal !

Attttttchoooooooooooooummmmmm !
Bah voilà que j’m’ enrhumais maintenant ! C’était ben ma veine ! Heureusement que Nina arrivait avec ma potion magique !! Un chocolat chaud relevé à la bonne bière de la Comté… un soupçon de liqueur de trèfle, et paf ça repartait aussi sec ! Envolé la mauvaise humeur de mes godasses Titan-Hic. Une marque pourrie, avec des vendeurs pourris. Qu’ils aillent se geler le fraisier chez les pingouins !!

J’avançais, toujours poursuivie du magnifique Plotch de mes chaussures… vers l’arène. Moi qui espérait voir les spectateurs m’applaudir et m’ovationner, j’étais bonne pour aller m’’rassoir. Une espèce de brume atroce, en plus des sauts d’eau qui plombaient l’ambiance, campait dans mon arène. J’affichais une moue désespérée. Ils étaient tous contre moi !! Mais je gagnerais… enfin je me qualifierais !!! J’allais leur faire voir de quel bois, moi Merielle Clochepied, je me chauffais. Et ca allait déménager !

Je montais, grande conquérante sur mon char, sous l’œil vigilent et angoissé de mon aide de camp n°1 :Geminy . Pourvu que cette grande nouille (ouai il mesurait presque 50 cm de plus que moi !) ait bien réglé mon attelage. Je m’avançais sur la ligne de départ. Difficilement. La boue se collait aux roues, chuintante. Et moi j’étais pire qu’un bol de soupe. Dégoulinante de partout.

Un… deux… trois… partez !!
Et… et je ne partis pas. Le bourbier épais coinçait l’une de mes roues, et mes chevaux, aussi peu habitué à la flotte que moi se refusaient, à bouger leur derrière. J’avais beau hurler, tirer sur les mords, gesticuler comme une gobeline affamée, ils ne remuaient pas d’un poil. Les sales canassons ! Les maudits mulets ! Refusant de me laisser abattre, j’ôtais de ma coiffure complètement déplorable du fait de l’orage, rappelons le, la baguette effilée qui retenait ma tignasse. Un coup perfide dans leur popotin, et me voilà m’élançant laborieusement sur la piste.

Hahahahahahaha ça rigolait moins maintenant !!!
Je dévalais à une « presque vive allure » les obstacles qui bloquaient ma route jusqu’aux qualifications. Je dépassais allégrement les Combes de Kazhad Truc, sans même ralentir. M’enfilais dans la foulée la ligne droite du Rhum non du Rhun !! Et… et bizarrement ma vue de dédoublait. Je n’avais pas une mais deux pistes encore parcourues des traces de mes adversaires !!! L’effet de l’alcool de trèfle ? Ou de ce maudit Rhum… Rhûn que je digérais pas ? Et mes deux bestiaux qui ralentissaient, de la gadoue jusqu’aux mollets.

Hop un p’tit coup de pic dans les fesses et ils repartirent dare-dare. Ma conduite s’annonçait chaotique, aussi bien à cause de ma vision déformée, que de ma maitrise particulière des rênes. Une glissade incontrôlée à la source d’Imaladris, raya le flan droit de ma chariote. Je parvenais à revenir dans le centre de mes deux pistes. Ouai j’allais pas en choisir une alors que j’en voyais deux. J’preferais couper par l’centre, au cas où !

Serpentins par Saurons
Nausée au rendez-vous
Plots arrachés au Javelot, (ah non Javelon sinon ça rime plus !)
Débandade jusqu’au bout

Ouai… bref… j’avais l’estomac retourné par tous les virages. Les mains crispées, une sur les rênes, la deuxième sur ma barrette à cheveux, que j’appliquais régulièrement sur le train arrière de mes bestiaux. Histoire qu’ils se grouillent un peu. Pis mes yeux me piquaient, j’étais pas ben sûre de voir correctement avec cette foutue brume, pis le chocolat traitre de Nina. J’savais même pas comment on avait réussit à passer la ligne d’arrivée. Parce contre ce que je savais, c’est que ces canassons s’arrêtèrent d’un coup, me projetant la tête la première dans la boue.

Mais j’m’en foutais !!!! Moi je m’étais qualifiée !!! et Na !
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Nidnama
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Jeu 21 Mai 2009 - 1:17


Je suis ici depuis un bon moment… Dehors les coures se succèdent… La pluie avait menacé toute la matinée… J’ai tant et tant espéré qu’elle ne tomberait pas avant que je ne coure… Qu’elle n’aurais pas le temps de détremper le sol… Qu’elle ne parviendrait pas a transformer en boue la moindre parcelle de terre nue… Qu’elle ne serait pas assez forte pour être réellement gênante… Aucune de mes espérance n’avait a présent la moindre chance d’être réalisées… A moins que… A moins que je profite d’une petite accalmie comme celle qu’on a en ce moment… Si elle perdure un peu… Je suis la prochaine sur la liste…

Bon. Il faut que j’y aille. Se diriger vers les écuries. Tuilinn m’y attend. Elle a été préparée pour l’occasion. On remarque a peine les particularités de mon petit bijoux. Les manivelles ont étés enlevées… Je ne doit pas m’en servir aujourd’hui… Les voiles ne doivent pas montrer leurs caractéristiques… Nous avions même décidé de laisser celles autour de l’habitacle lâches… Elles ressemblent a de petites bandes de tissus colorés… De simples ornements qui vont battre au vent pendant toute la course… Pour l’instant nous sommes au sec… Donc elles sont agréables au regard… Ca ne vaudra rien après une minute là dessous. Nous aurions peut-être du utiliser quelque chose de plus coloré… ça aurais mieux fait illusion… Mais nous nous disions que ça serait majestueux… comme des plumes blanches…

Enfin. Il est trop tard pour voir ça… Qui vas courir aujourd’hui ? Dasher ? Dancer ? Prancer ? Vixen ? Comet ? Cupid ? Donner ? Blitzen ? Dasher et Vixen attendrons… Ils doivent être en forme pour la course… Ca fera une occasion pour Cupid et Prancer…

Je flatte mes amis a sabots… Les deux qui ne courrions pas ne semblent pas trop déçus… La pluie. Evidement. Les quartes autres ont le droit a toute mon attention… Caresses… Mots d’encouragement pendant que je les sort de leurs boxes pour les atteler a mon hirondelle de char… Enfin nous sommes tous prêts… J’observe Dasher et Vixen qui nous observent avec un mélange d’envie et de compassion. La raison n’est pas difficile a comprendre : envie de courir. Pas d’aller se mouiller. Un dernier petit regard pour le cheval noir de jet… Un petit baisé sur la marque blanche sur le front du brun… Puis je monte sur Tuilinn. Devant moi je peux voir Dancer et Comet d’un blanc immaculé qui ouvrent la marche… Ils sont frères… Et se ressemblent comme deux goutes d’eau… Leur crin est d’un beige légèrement jaune que j’affectionne beaucoup… La seule chose qui me permet de les différencier (outre leur taille : une main de moins au garrot pour le petit Dancer) est la petite mèche beaucoup plus foncée dans la crinière de Comet qui agite en ce moment la tête sur ma droite… Les deux semblent un peu nerveux… Mais ils sont prêts.

Cupid est juste là… En tendant la main droite je peux toucher son flanc noir constellé de roux… Ha… Il ne paille pas de mine… Mais lorsqu’il s’agit d’aller vite… Habituellement je préfère ne pas courir avec lui… Trop fougueux. Mais il a le pied sûr. Parfait pour aujourd’hui… Reste Prancer… Sur ma gauche. Elle est plus placide que les autres… Mais très endurante aussi… Elle les soutiendra lorsque ce sera plus difficile… J’observe un instant son pelage brun clair, sa crinière noire… Puis prend enfin mes reines. Aujourd’hui… pas de manivelles… Pas d’arc… Rien a faire… Je peux avoir mes deux mains sur mes reines… Mais avec la pluie… Rester debout sera déjà un petit exploit…

Je demande a mon attelage de sortir, enfin de l’écurie pour que nous puissions nous mettre sur la ligne de départ. L’un des avantages de la pluie c’est que rares sont mes concurrents a la braver pour me regarder conduire. De toute manière je doit m’en tenir a ce que j’avais décidé : faire un bon temps… Mais sans trop se fatiguer ni trop me démarquer… Il faut veiller a ne pas être la cible de tous les autres conducteurs… Tuilinn n’est pas fait pour encaisser les chocs…

Voilà. Nous sommes dehors. Mes espoirs d’accalmie sont réduits a néant… Là haut le toner gronde… La principale lumière est celle des éclairs puisque les rayons du soleil ne percent pas... Et il pleut des cordes… Nous ne sommes pas encore arrivés sur la piste que nous sommes déjà trempés jusqu’aux os…

* Au moins pas besoin de s’inquiéter de ça… On ne pourrais pas l’être plus si nous allions dans une rivière…

Enfin. Nous voilà sur la ligne de départ… Nous allons pouvoir commencer. Les arbitres vont lentement… Comme d’habitude… Mais cette fois cela est irritant. Ils restent soigneusement a l’abris des tombes d’eau qui tombent du ciel… J’aimerais bien en faire autant dés que possible. Donc s’ils peuvent se dépêcher…

* Voilà ! Pas trop tôt… Ils semblent enfin ce décider… et… C’EST PARTIT !!!!!!!!!!!

Pas besoin de donner un coup de reines à Dancer et Comet… Point besoin non plus de crier quelque chose… Ils savant pertinemment qu’ils doivent partir. Et les deux autres suivent. Nous sommes partis. Les sabots frappent la boue. S’il ne pleuvait pas autant j’en serait couverte. Enfin un avantage, minime, a ce déluge… Nous prenons rapidement de la vitesse. Rien de bien compliqué. Derrière moi la boue gicle abondement… Mais le début du circuit est aisé. Aucun problème digne de ce nom devant moi…. A part… A part la pluie… A part la foudre…

Nous arrivons a Mithlond a une vitesse tout a fait respectable… Impossible d’aller beaucoup plus vite de toute manière… A moins de disposer d’une belle ligne droite… Les risque de glisser sur l’eau et de perdre le contact avec le sol sont trop grands. Et sans voiles… Enfin. Tuilinn est ainsi fait. Pour le moment je me demande si nous n’aurions pas mieux fait de le lester un petit peu…. C’est la deuxième fois que je perd le contact avec le sol a proprement parler… Et comme la boue reste assez épaisse le char n’a plus aucune adhérence… Rien de grave pour le moment : les chevaux n’ont pas eu a tourner… Mais a présent : premiers virages. Je connaît l’endroit. Je ne suis pas folle au point de ne pas avoir effectué une reconnaissance avant.

Le premier ne pause évidemment aucun problème. Il est très large. Une légère saccade. Devant moi retentit un hennissement exaspéré… Evidement Dancer préférerais aller au plus vite et prend le virage serré. En temps normal je lui aurais donné raison. Avec mes voiles je peux éviter de blesser les chevaux dans les virages en les entrainant dans de dangereux dérapages… Là… Si nous nous montrons trop audacieux nous n’allons pas réussir a garder contact avec le sol…

Malgré tout… Quelques secondes plus tard je finit par le laisser tourner… Nous prenons le deuxième virage… Trop vite. Je sent une nouvelle fois les roues abandonner le sol… Plus le moindre chaos pour venir perturber notre course… Les bruits des roues ont cessé. Plus aucun autre son que celui provenant des sabots frappant le sol. Que les bruits de succion des sabots s’arrachant a la boue… Et évidemment le martellement des myriades de goutes d’eau tombant du ciel sur le monde gris…
La panique monte en moi… Si le char s’emballe… S’il glisse trop… Les chevaux vont être jetés au sol… Leurs jambes risquent d’être brisées…

* Si seulement je pouvais sortir mes voiles…

Evidement… Lorsque je lâche mes reines pour saisir la manivelle commandant la sortie des voiles inferieures je ne rencontre rien. La manivelle si familière n’est pas là… Tuilinn a été épuré autant que possible. Aucun des mécanisme n’a été épargné… Outre sa finesse de construction, plus rien n’indique que ma petite hirondelle est un véhicule hors du commun. De toute manière il était hors de question de sortir mes petits secrets pendant les essais. Evidement… Il n’y aurais pas grand monde pour y assister… La pluie décourage bien du monde… Et a mon départ il n’y avait déjà plus grand monde dans les tribunes…

Je suis réduite a attendre… Attendre de voir comment vas se comporter le char… Attendre de voir mes amis a poils se faire faucher par le véhicule qu’ils tractent pour moi…

*A moins de… Oui… Mon propre poids…

C’est une idée simple… Mais la mettre en œuvre n’a rien d’évident. Je doit lever les pieds, les déplacer vers l’intérieur du virage sur le fond glissant… Lutant contre la vitesse… Lutant contre le vent… Lutant pour peser sur la roue interne… Je me suis stabilisée. Je cherche désespérément a reprendre les reines. Comet ou Dancer ne peuvent pas m’entendre sous ce déluge. C’est là notre seul moyen de communication. Mais les reines sont trop loin… Les reprendre maintenant signerais notre perte.

Enfin... C’est si soudain. Depuis combien de temps ai-je quitté le sol ? Pas longtemps a en juger par la distance parcourue… Mais cela a été si long… Une éternité passée a luter désespérément. A moitié hors de Tuilinn… Un peu comme si je m’était placée aux trapèzes d’un petit voilier pour compenser la force du vent… Une éternité durant laquelle j’ai du mille et mille fois ramener a moi mes pieds glissant a cause de l’eau… Une éternité pendant laquelle mille et mille fois j’ai sentit mon cœur s’emballer en perdant pied… En sentant la vitesse augmenter encore si cela était seulement possible…

Mais a présent le temps reprend ses droits : un premier choc. Violent qui ne parvient pas a me faire tomber… Je m’agrippe désespérément a la rambarde… La première roue a enfin retrouvé le sol sous cette couche de boue. Puis vint la deuxième. Le temps se venge de son absentéisme des derniers instants. Je ne peux plus rien suivre. Un deuxième choc. Je lâche les mains… Seule une petite sangle me retient encore… Je suis allongée au fond de mon char… La tête retournée pour subir de plein fouet les projections de boue…

Je lute a présent pour me redresser. Mes mains battent frénétiquement le vide sans trouver de prise valable… Je suis ballotée… Jetée contre la parodie sans ménagement… Nous venons sans doute de passer le dernier virage de Mithlond.

***

J’ai finalement trouvé la force de me redresser. Je m’essuie le visage d’un revers de main, reprend les rênes et intime a mon attelage de récupérer le temps perdu… Ce temps perdu auquel je doit sûrement ma vie. Nous avons devant nous une longe période sans danger… Mis a part les éclairs zébrant le ciel rien ne peux réellement nous gêner… Quelques sursauts lorsque la foudre tombe prés de nous… Puis le pire arrive : un éclair s’abat devant nous. Le tonner est assourdissant et panique totalement les chevaux. Heureusement pour moi, la terreur les laissent totalement paralysé. Je me libère donc de ma sécurité et saute au sol pour les rejoindre…

- Sîdh mellon… Sîdh…

Paix… Paix mes amis… Je les flatte gentiment… Leur murmurant des paroles rassurantes… Dés qu’ils sont enfin calmé nous reprenons la route… Lentement d’abord… Mais ils reprennent rapidement leur assurance et nous filons a nouveau comme le vent.

A présent vient l’un des endroit les plus dangereux du circuit. Lors de la course je prendrais ce virage a pleine vitesse. Mais aujourd’hui… Aujourd’hui, sous cette pluie je préfère y aller au pas…

C’est ainsi que je continue cette course : rapidement lorsque la piste droite ne présente aucun risque de repartir dans une glissade… Et lentement pour les virages…

Devant moi les flancs des chevaux luisent de sueur malgré la pluie… Il faut écourter l’effort si je ne veux pas que l’un d’eux tombe malade. Heureusement nous abordons la trouée du Rohan… Nous avons presque fini… Eux aussi le savent… Ils ont hâte de retrouver la douce chaleur de leurs boxes… hâte de manger… Hâte d’être libérés de l’hirondelle qu’ils tractent pesamment… A présent tout est marron. La pluie a légèrement faibli, permettant a la boue de rester quelques instants sur place… Mais malgré la motivation nouvelle qui les anime, ils ont froid. Ils sont fatigués. Mais nous parvenons a passer le dernier virage a une allure respectable et a atteindre la ligne d’arrivée a un trot rapide.

La course est finie. Quelques applaudissement sont audibles malgré la pluie… Mais ce n’est pas ce qui m’importe. Je saute a terre pour aider mon attelage a finir son œuvre : a ramener Tuilinn a l’abris. Leur course est finie. Pas la mienne. Je n’ai pas encore le droit au repos. Pas avant de m’être occupée de tout… Pas avant d’avoir nourris les véritables athlètes, d’avoir aidé a les étriller… D’avoir donné mes instructions aux autres membres de l’équipe… Leur indiquer les parties de notre petit bijoux qui nécessiterons peut-être une petite visite… Leur demander quelques améliorations de dernière minute… Avoir vu l’épingle m’a quelque peu dérangé… Il faudrait assouplir l’attelage pour que les chevaux tournent a leur aise et que je n’ai qu’a me maintenir dans leur sillage…

Mais enfin… Je peux les laisser… Ils me poussent amicalement vers l’auberge… Ils savent que je suis exténuée… Je vais suivre leurs conseils. Je vais me reposer un moment, manger, boire…


La nuit qui soigne et guérit…
La folie qui m’accompagne…
Et jamais ne m’a trahit…


"Champagne, Jaques Higelin"

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Sirion Ibn-Lahad
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Dim 31 Mai 2009 - 22:15



Les concurrents précédents venaient juste de rentrer à leur stand respectif. Comme à mon habitude depuis plusieurs cycles, j'allumais ma pipe en ébène avant le départ, ah cette pipe ! presque aussi vieille que moi ! Je regardais le circuit encore une fois, aucun détail ne devait être négligé, mais cette sale boue allait tout gâcher...


Boëndal l'avait compris tout comme moi : cette course ne serait pas une partie de plaisir. Le temps était un facteur qui pouvait faire abandonner n'importe quelle équipe et ce, peu importe si l'équipe était la meilleure sur le papier !!



Je décida finalement de me lancer dans ce tour de qualification qui allait sans doute être ardu. Déplaçant le bout de ma pipe sur ma commissure droite, je fis un signe de tête à Boindil et à Balendilin. Tous les deux -ah des braves gaillards ceux-là !- ils firent avancer le Mahal-Dûm jusqu'au paddock. Je pris les rennes et sauta d'un trait d'un seul sur ce char, nan LE char. Avec lui, jamais perdu une course té !

Par précaution, l'équipe et moi avons préféré ne pas installer les armes et autres "ustensiles officieux" sur l'engin pour le tour de qualif'...au cas où des adversaires trop collants ne scrutent notre engin de trop prêt. Observant de mes yeux gris, le parcours devant moi j'avançais sur le Mahal-dûm. Petit à petit, la boue se dévoila à moi en ralentissant le char, heureusement le fait d'avoir des roues pleines permettaient de ne pas etre submergé par la masse de terre liquide.

Le temps s'arrêta, le drapeau à damier fut agité et Mahal-dûm fut lancé. Les trois chevaux hénirent puis accélérèrent au fur et à mesure des premeirs instants de course. Toutefois cette satanée boue gâchait tout, nom d'une enclume ! Argh, pourquoi y'avais de la terre molle par ici ?! Hein ?! Z'aurez dû mettre de la pierre, ça c'est dur et ça gêne pas pour la course ! Baah, fallait faire avec mais ma barbe tressaillait à chaque virage..*Pas de tonneau, pas de tonneau* pensais-je. Sauf des tonneaux de bière mais après la victoire ceux-là !

On arrivait alors à l'endroit que je considérais comme l'endroit décisif du circuit : La Source d'Imladris. Un virage si accentué pouvait faire chuter plus d'un char trop pressé et il pouvait permettre des dépassements spectaculaires ! Un régal pour l'Ancien que j'suis té ! Prenant en main fermement les rennes, je fis la manoeuvre qu'il fallait pour faire tourner le Mahal au bon moment sauf que y'avait un p'tit détail que je n'avais pas remarqué malgré l'expérience : une coulée de boue en pleine sortie de virage !

Le char tangua, et les chevaux paniquèrent rendant ma tâche encore plus dure. Saloperie de boue va ! Hurlant un gros juron en Khuzdul, je parvins au bout de quelques instants à ramener le calme sur le Mahal, les chevaux reprirent leurs esprits, pis moi aussi d'ailleurs. J'avais jamais autant transpirer lors d'une course, 'fin p'tete à Erebor pendant la course du Chemin Pentu où j'ai dévalé sur une demi-lieue dans une pente raide de nuit et avec une roue en moins. Là ça avait été marrant !

Après encore quelques minutes, j'acheva mon tour de qualif' avec des satisfactions mais aussi une déception : cette coulée de boue ! Grrr si y'en a encore pendant la course, je porterai réclamation nom d'un pichet de liqueur !!!


Dernière édition par Sirion le Dim 14 Juin 2009 - 21:55, édité 1 fois
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Toner Ghomenar
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Mer 3 Juin 2009 - 21:58
L'équipe était réunie au grand complet. Tous était là, sauf le boss, l'ingénieur ingénieux. Et il y avait une raison: alors que la pluie tombait, l'équipe s'était retrouvée dans l'attente de la réponse qu'était allé demander l'ingé aux organisateurs.

Et la réponse allait par tardait à arriver.

La question quant à elle était simple: fallait-il obligatoirement faire un tour d'essai sous cette pluie?

La porte s'ouvrit.

Et plus personne ne l'ouvrit.

L'ingénieur ingénieur essora sa barbe rousse sur le pas de la salle et grommela contre Ghomenar qui l'avait envoyé ici lui promettant du soleil...

"Du soleil? Espèce de cu de Gobelin ouai..."


Voyant les regards avides de connaissance, et craignant de se faire mouiller, il donna directement la réponse:

"On doit absolument courir. C'est pour le classement de début de course. Allez, tout le monde au boulot avant que je vous foute mon pied au cu. On a une journée avant d'être disqualifié.

-Une journée? Mais on n'aura jamais le temps de faire un tour.

-Au boulot... Bande de naines apeurées!"


**********


La pluie tombait dru. De quoi repoussé un chacal dans son repaire, un dragon sans grotte, un nain dans sa taverne. Mais l'équipe des Khazads de Tronjheim, les nains ingénieux, était au grand complet et voyait le char roulé à vive allure sur la piste. Les améliorations de l'ingénieur ingénieux faisaient merveille, et le pilote ingénieux conduisait super bien le char... sans être mouillé.

En effet, après moult efforts, et plusieurs heures de test, le parapluie tenait enfin sur le char. Mais il ne fallait pas trop de vitesse, et le pilote ingénieux, ne voulant avoir une pilosité blanche trop tôt, une barbe trop vite décolorée quoi, avait décidé de ne pas dépasser le quatre nains... Pour faire plus simple: Les 8 kilomètres/heure.

Il franchit enfin la ligne d'arrivé... Beaucoup de temps. A priori, les Khazads roux seraient les derniers au départ, mais ils seraient secs...

Le pilote ingénieux attrapa rapidement une bière, heureux d'être en bonne santé et en ne risquant rien... Cette course à sec, que du bonheur...



HRP// En retard, comme d'hab, mais court et, je l'espère, drôle...//HRP
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Erco Skaline
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- -: Rohirrim, descendant d'Eaden
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- -:

Lun 15 Juin 2009 - 14:14
Alors que je m’approchai de mon char, Injustice, l’orage se montra, d’abord je crus à une simple averse, mais très vite l’eau coula à flot. Je laissai paraître un sourire narquois, pour les uns et arrogant pour les autres. La piste allait être trempé et chaque virage allait être aussi glissant et périlleux que de courir sur de la glace. Parfait, j’allais pouvoir m’amuser car quoi de mieux qu’une piste trempée pour tester son char ? Rien, évidemment.
J’entendis Quae me parler, mais je n’écoutai pas. Il devait me sermonner une nouvelle fois en vain. Quand comprendra-t-il que je suis le meilleur ? Sans doute jamais après réflexion se répondit Itaque.
Je vérifiai rapidement l’état de mes destriers, tous noirs et maquillés. Ils étaient en pleine forme, mais l’eau commençait à faire couler leurs peintures de “guerre“. Mais ce n’était pas mon problème…
Je m’installai à ma place, comme à l’habitude et retroussai mes manches pour mieux saisir les rênes. Ce geste était bien inutile vu qu’après quelques mètres, les manches retombaient. Pourtant, je continuais à le faire, sans même m’en rendre compte…
Je lançai un regard à Quae. Il avait cessé de sourire. Sûrement à cause de la pluie. Il faut dire qu’il n’aimait pas ça. C’était pour lui de mauvais souvenirs, mais pour moi te très divertissant. C’était à une course dans le Nord, et il pleuvait. Dans un contour, un enfoiré à faire partir tête à queue mon char. J’ai fait plusieurs tonneaux, et pour finir, j’ai été éjecté de l’Injustice. Ce dernier a manqué de peu notre chef….
Soudain, le coup d’envoie retenti et me fait revenir à la réalité. Je criai et fis bouger mes rênes, lançant au gallot mes chevaux fougueux et jeunes.
Je sentis très vite le vent fouetter mon visage, ébouriffant mes cheveux. J’entendis mon manteau claquer contre les borts de mon char. Je suis parti. Je vis d’un coup d’œil Sed exécuter le signe de notre écurie. Moi, je ne lui répondis pas, j’ai d’autre chose à faire.
La pluie redoublait peu à peu d’ardeur. Je fus bientôt tremper jusqu’au os. Je soufflai un bref instant, avant de donner un sérieux coup de rêne, pour faire tourner mon attelage. Le premier tournant venait d’être passé avec aisance. Mai j’avais quand même sentis une légère perte de contrôle.
Je souris, j’étais à présent sur le bout droit de la course, l’un des endroits, où tout se jouera.
L’Injustice fut saisie d’une embardé après avoir subit les désagrément d’un nid de poule. Je dus user de toute ma force pour rétablir mon char sur la piste. Si l’on peut appeler ça une piste ! Elle est gluante, en boueuse. Au moins, si je suis foutus bas, je me ferais pas mal.


Je vois enfin face à moi ce que l’on appelle le Raidillon du Mordor. Contrairement à ce que Quae m’avait conseillé, je ne freinai pas mes montures et débouchai dans cette descente à pleine vitesse, effectuant ainsi un saut. L’atterrissage fut juste, à cause de la boue. Je faillis rester bloquer, mais la vitesse que j’avais pris me permis de m’en sortir avec presque aucun dégât. Je me dis qu’il faudrait que je demande à Ibi de revoir les suspensions.
C’est bon, j’ai réussi à passer cette foutue descente.
Mon souris qui ne m’avait pas quitté disparut brièvement pour laisser place à la surprise. Il y avait devant moi un trou, sûrement le sol qui s’est affaissé à cause de l’eau. Il avait beau n’être profond que de un mètre, c’est suffisant pour mettre mon char hors course. Je devais à tout pris trouver un passage, et à la vitesse à laquelle j’allais, j’y serais en moins de cinq secondes.
Mon choix fut rapide et je déviai la trajectoire de l’Injustice vers la droite. Je savais ce que risquais et étais prêt a en assumer les conséquences. D’un mouvement leste, je sautai par-dessus la rambarde, et me raccrochai à cette même rambarde. Je pris ma respiration, puis je pencha en arrière. La roue gauche de l’Injustice se souleva gentiment…..
L’obstacle fut passé, et un sourire malsain naquit sur mes lèvres. J’étais passé ! Sans plus attendre je repris ma place habituelle, mais je n’avais pas prévus ce qui se passa après. A cause du déséquilibre, lorsque j’ai regagné mon poste, mon char fit une embardé à droite, puis à gauche, mes chevaux étaient incontrôlables. L’Injustice faillit plusieurs fois se fracasser contre l’un des murs, mais, par chance, à chaque fois j’arrivais de justesse à éviter le pire. Durant plus de deux cents mètres, je zigzaguais dans tous les sens, puis je réussis à rependre les commandes. Juste à temps !
Le reste de la course se passa plutôt bien, à part peut-être au Javelot, ou je partis à glisse, mais rien de comparable à ce que j’avais vécu dans le raidillon du Mordor.

Au moment ou je regagna la fin de la course, Quae m’arriva dessus, et me fit sortir de force et me traitant de cingler, de malade, que c’était la dernière fois que je faisais une telle folie. Moi, je lui répliqua :

-Hé ! Arrête Quae, je suis vivant, mon char aussi. Tout va bien…..

Il voulut répondre, mais j’étais déjà partis à la recherche de mon frère. Il devait avoir parier sur moi et je voulais son avis sur ma manœuvre…En passant, je croisai Ibi et lui fit par de ma volonté qu’il change les suspensions. Il acquiesça et partit chercher son compagnon mécano pour regarder ma demande et voir ce qu’ils pouvaient faire.
Le soir tombait enfin et la pluie s’estompait gentiment. Je la maudissais, à cause d’elle j’avais manqué la mort de peu….mais que c’était amusant….
Un rire sortit de ma bouche alors que je traversais une ruelle pour rejoindre une taverne….

Hrp dsl du retard Hrp
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