Retraite

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Meneldir
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~ GRIMOIRE ~
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Ven 12 Juin 2009 - 1:14
Douleur.

Cette douleur qu'il avait reçu devant son pire échec. Il avait failli tout comme ses amis Forlong et Skaline mais pour le vieil homme qu'était Meneldir, ce n'était pas seulement un signe de faiblesse mais aussi un signe de fin.
Comment aurait il pût continuer à parcourir le monde en restant comme avant. Débordant d'énergie, c'est ainsi que ses amis le qualifiaient quand on les questionnaient sur la vie du professeur.

Enfin de l'ancien professeur, car il ne l'était plus. Qu'était il à présent?
Retraité, misérable, égaré, déçu par la vie.

Non, je suis écrivain, historien, chroniqueur. pensait-il en son fort intérieur en se levant ce matin-là.
C'était le premier jour de cette seconde naissance.

Dix jours plus tôt, il était revenu à cheval dans la cité du nord la tête blafarde et baissée. Nimdalf peinait lui aussi sur la route et le dunadan savait pourquoi. Il le savait que trop bien. Ce cheval était comme lui.
Usé et aigri. En manque de liberté.
Pour l'un, c'était une liberté de pensée, ce besoin d'expurgation des sentiments, cette catharsis.
Pour l'autre, c'était juste la liberté d'aller où il voulait et se laisser mourir quand il le voudra devant le sable de sa terre natale.

Il était resté en retrait devant le Roi et n'avait pas cherché à se faire remarquer. Il n'avait aucune allégeance directe envers ce roi mais il ne savait que trop bien ce que représentait l'Arnor. Et encore cette douleur cents fois, mille fois sans cesse rappelait par les gémissements de tristesse dans la salle du trône, bientôt repris par le son des cloches de la ville annonçant une nouvelle grave.
En sortant de la salle en même temps que le capitaine il ne prononça que deux mots, deux mots qui résumaient tout.
Tous deux avaient une route bien différente à prendre.

"A bientôt."



Après avoir relâcher son cheval aux portes de la ville, il erra plusieurs jours à l'extérieur des murs. Il cherchait lui même sa réponse, il retraçait sa vie, sa manière de croiser l'Histoire.
Tout ces gens qui entre-croissent cette Histoire son appelées des catalyseurs, ce sont eux qui la façonnent et la modifient.
Bien sûr, parmi ceux-ci, il y a les rois, les princes et les personnalités mais il y avait aussi des gens qui se voyaient sans cesse mêlaient dans les intrigues et les aventures sans grande raison. Meneldir et une part de ses amis étaient ainsi. La guilde étaient essentiellement constitué de catalyseurs. Comment expliquer qu'un assassin puisse se démarquer des autres en changeant le monde? Nulle explication, simple constatation. Certains diront que ces personnes le veulent mais même si cela était le cas comment expliquer leu survie à travers toutes les épreuves et les heureux concours de circonstances.

En repassant les portes, il se dirigea vers sa chambre à l'auberge et prit soin de son apparence. Les cheveux noués en une queue de cheval dans les dos avec les méches beiges qui apparaissaient entre la grisaille. Une barbe taillé en pointe en une légère barbichette. Un tunique noire certi d'une ceinture de cuir sans ornement et un veste grise.
Dans un placard, dans le coin, étaient entassé les armes, l'armure et le bouclier du vieil homme. Depuis bien longtemps, il n'était pas sorti aussi léger. Il n'avait point un poignard pour se protéger aujourd'hui.

En redescendant dans la salle commune de l'établissement, Il se nourrit d'une chère simple, un ragout avec un pain blanc au miel, arrosé d'un verre de cidre. Il était à peine 15 heures mais déjà il était pressé.
Le reste de sa journée, il cherchât dans tous les coins de la cité une petite maison à acquérir.

Il ne recherchait rien de spécial. En vérité, il désirait une maison sobre avec un bureau orienté plein sud. Une ou deux chambres. Une petite cuisine ainsi qu'un salon ou une salle qu'il adapterait en une bibliothèque.
Ce ne fût que le jour suivant qu'il trouvât ce qu'il cherchait. Elle était telle qu'il l'avait voulu.
Il fut convenu avec le vendeur d'un prix respectable et lorsque Meneldir demandât la raison de la vente, l'homme sembla gêné:
"C'était la maison de mon oncle, un lieutenant du roi. Il a .... il est mort au nord dans la grande bataille du mois dernier. Je ne désire pas garder sa demeure. L'officiel qui nous a annoncé sa mort nous a expliqué que son corps ne serait pas ramené car tout allaient être enterrés sur place."

Ce fût vrai mais la véritable raison de cela fut l'état imprésentable de la plupart des morts.

Le lendemain, il cherchât ce qu'il avait besoin comme matériel et déménagea son brix à brac. Une bonne paire de plume, un crayon à graphite, du papier grossier et plusieurs séries de livre d'une cinquantaine de pages.
Il dénicha enfin ce qu'il cherchait absolument dans une boutique d'alchimiste. Un énorme grimoire vierge de toutes marges. Ces grimoires de physiciens qui ne craignent pas les irritations des produits chimiques et les effets du temps.

Et nous, y voilà, il était devant le Sud, il n'avait plus qu'à commencer.




[HRP 1er post depuis de longs mois, enfin en vacances (pour trois jours ) HRP]
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Meneldir
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Dim 14 Juin 2009 - 0:39
Les mains tachées d'encre et la cire sur le coin de la table qui résultait des bougies qui avaient brulés des nombreuses heures après le coucher du soleil.

Il avait terminé son premier livre, le plus simple. Il avait bien sûr commencé par le plus grand ouvrage mais il s'était rapidement rendu compte que celui-ci, l'histoire du quatrième âge, était bien trop compliqué pour l'écrire tout de suite. Il allait devoir faire des recherches approfondis pour s'y mettre sérieusement. Il avait donc raconter sa vie sur un volume à la couverture rouge et relié par ce qui lui semblait être de la laine.Le papelard n'était pas de la meilleure qualité mais il suffirait. La plume fine décrivait un grand M sur la première de couverture.

Moi. Non, bien sûr je rigoles tout seul.


"Meneldir"

Il savait que sa biographie serait celle où il glisserait le plus de petites anecdotes. Retraçant sa jeunesse et son adolescence, il décrivit sa famille aventurière et les raisons qui le poussèrent à quitter sa terre natale pour le Sud. Il avait beau se remémorer cents et mille fois son passé, il avait oublié tant de choses. De petites choses mais des choses simples qui faisait de lui ce qu'il était. Oui ce qu'il était avant, il y a quarante ans. Il avait changé, il avait décris toutes les périodes de sa vie. Passant de sa carrière de soldat dans l'infanterie gondoréenne à sa vie d'érudit sans bien sûr négliger son apprentissage avec son esprit borné et critique.
Oh oui, pour ça, il l'était un critique.

"Une petite chopine ne me ferrait pas de mal."


Parfois, il arrêtait son travail en plein milieu pour sortir et respirer un peu d'air frais et pur mais cela était trop rare et trop automatique. Il agissait comme un automate depuis plusieurs semaines. En fait, il s'était coupé du monde, se nourrissait à peine et n'accordait plus de sens à sa vie.


De nombreux mois passèrent avant la fin de la fin.
Il avait maintenant fini. L'achèvement de ce qu'il considérait comme sa dernière quête sensé.
Il écrivit plusieurs lettres à ses amis parfois si longues que deux jours entier à lire n'aurait pas suffit.
Il envoya la plupart de ses lettres et l'intégralité des tomes à la tour Mithrandir à Minas Tirith car nombreux de ces amis n'avaient pas de résidences fixes, hormis ce lieu de rencontre. Et puis, il préférait être sûr qu'elles arriveraient à bonne destination.

Il les amena jusqu'à Cair Andros en passant par les cols en soudoyant les gardes frontières. Il ne s'approcha même pas de la cité et remit tout ces documents à un homme de confiance qu'il trouva. Un militaire qui ne jurait que par son honneur et qui avait surement fait ses armes un temps à Dol Amroth.

Puis, il tourna son regard vers l'est le plus lointain possible. Il avait racheté une monture solide et une mule et des provisions pour de nombreuses semaines. Il partait à la découverte d'un autre monde. Mais il n'en reviendrais jamais vivant.
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