Triste souvenir [passé+présent]

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Erco Skaline
Ambassadeur du Rohan à Dale
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Nombre de messages : 1111
Age : 24
Rôle : Seigneur d'Esgaroth

~ GRIMOIRE ~
- -: Rohirrim, descendant d'Eaden
- -: 31 ans
- -:

Ven 4 Sep 2009 - 17:20
Erco regardait tout ce qui l’entourait avec un regard froid, toute cela n’était que luxe, et même s’il était Seigneur d’Esgaroth depuis près de 3ans, il ne s’était pas encore habitué à tout ce luxe qui lui était totalement étranger. Parvenir à son poste en étant le fils d’un éleveur de chevaux du Rohan était une chose bien rare. Ce qui lui valait à la fois l’admiration et le dégoût de la noblesse, dont il fait à présent partie. À ses yeux son titre, Comte, n’est rien d’autre qu’un rang, pour lui, seules les compétences de la personne compte. Jamais il nommera un officier pour ses ancêtres, mais bien par ses actions. On ne confie jamais la vie de vingt, ou plus, à un individu pour son sang soi-disant noble. Il regarda l’homme qui lui faisait face. C’était son écuyer, il avait pris sa place dans l’ordre après son départ. Il aspirait à commander cet ordre, mais son mentor, Erco, ne le jugeait pas encore assez mûr pour accéder à ce poste à responsabilité. Mais il n’empêchait que le Seigneur d’Esgaroth avait plus confiance en son élève qu’en n’importe lequel de ses sujets et amis. Souvent, il le prenait à part pour lui parler d’un de ses doutes. Ce qui produisait bien souvent un énervement général venant de ses conseillers…
Il décida qu’il était temps de prendre la parole :

-J’ai besoin de tes services pour aller contrôler une information. Un de nos Espions a crut apercevoir des mouvement à la nuit tombé à l’Est. Et il craint une nouvelle attaque…Il faut que tu ailles voir cela au plus vite. Prend deux Chevaliers, avec leurs écuyers, et cinq hommes montés. Notre informateur se nomme Eric Jimel. Tu sais ou est sa ferme ?


Voyant Alarthor acquiescer de la tête, il poursuivit :

-Tu iras le trouver et il t’indiquera ou il a aperçu ces mouvements suspects… C’est une simple mission de contrôle, mais soyez vigilants. Si, dans deux lunes vous n’êtes pas revenez et que j’ai aucune nouvelles de vous, je considérerais qu’il vous est arrivé quelques choses…

Son écuyer fit de nouveau oui de la tête, avant de répondre :

-Ne t’en fais pas, on sera de retour très vite. Si tu n’as plus besoin de moi, puis-je aller briffer nos heureux gagnants ?

Le terme d’heureux gagnants fit secouer la tête à Erco. C’était exactement pour ce genre d’attitude que son disciple ne peut devenir capitaine. Un gradé ne doit pas voir une mission que ça soit de routine ou pas comme un jeu. Il était bien placé pour savoir que tout pouvait tourner en quelques instants…Il accepta la demande d’Alarthor. Puis laissa sa tête tombé arrière et se passa ses mains dans ses cheveux.
Il resta ainsi une dizaine de minutes, avant de se lever et de se diriger vers une table ronde ou était installé une chaise. Il s’y assit et saisit une plume d’aigle. Erco ouvrit l’encrier et y trempa le bec.
Ses yeux se posèrent sur la page a moitié vide. On pouvait y lire :

Citation :
« L’an 295 après le 4ème Âge, fut emplie de tristesse et fut à la base de mon actuel nominations. Je vais vous contez dans ce livre l’histoire d’Esgaroth depuis ma venue, pour que aucun de ses chevaliers et héros ne soit oublier avec le temps…
C’était le 1er septembre, qu’un paysan couvert de sang et épuisé se présenta à la porte du château, je n’étais en ce temps-là qu’un simple Chevalier de l’Ordre de la Flèche Noir. Je fus l’un des hommes qui le conduit auprès de Baradur. Le pauvre homme, affolé, déclara que son village, une sorte de colonie de la Ville du Lac, avait été attaqué par un groupe de gobelin. Cette affirmation parut impossible à tous ceux qui l’entendirent…
Mais contre toute attente, le paysan sortit d’une poche un poignard d’origine gobelin, mettant sur la table un argument de taille. Jusqu’à maintenant, je pensais avoir affaire à un simple d’esprit qui avait confondu deux gobelins et deux mécréants tout boueux. Je me souviendrai toujours du regard du Comte. Il hésita, puis finit par déclarer que les Chevaliers de l’Ordre iraient voir ça.
Nous partîmes une heure après, et midi approchait. Il faisait une chaleur étouffante. C’est pour cette raison que je ne portais pas de casque, et avait réduit mon équipement au minimum, après tout ce n’était que les dire d’un homme en qui l’on ne confirait pas une pièce. Mais très vite, nous remarquèrent une fumée noire qui s’élevait du ciel comme un sombre signe. Je dois avouer que je me mis à espérer que ce n’était que la forge de ce nouveau village qui la produisait, mais cette hypothèse était très faible, trop. La suite me donna raison.
Lorsque nous arrivîmes à proximité du village, les premiers signes de combats nous apparurent. Une odeur affreuse et morbide régnait dans les alentours. Plusieurs maisons brûlaient et l’on pouvait deviner des corps à terre.
Sans attendre Seodoc nous fit revenir en arrière pour rentrer au château avec nos mauvaises nouvelles. Dès maintenant, je savais que la bataille serait obligatoire… Nos cœurs étaient remplies de haines car dans la cadavres aperçut, il y avait des enfants et des femmes. Des êtres innocents qui n’avaient rien à voir avec une quelconque guerre.
Si certains peuvent accepter la mort d’un soldats aux combats, personnes ne peut accepter le meurtre de femmes et d’enfants !
Je crois que je ne vis qu’une fois mon ancien Seigneur se lever si vite et le regard emplis de rage. J’eux presque peur ! Notre capitaine tenta de minimisé les choses, ce qui ne fit que de les empirer. En moins d’une heure, toutes nos troupes furent levées. Espions, soldats, Chevalier et même de simples citoyens voulant se battre pour leur terre. Personnellement, j’avais protesté contre cette initiative. Ces hommes-là ne savaient pas se battre, les envoyer au combat était les condamnés. Baradur me répondit que la guerre imposait certaines décisions. Je pense à présent avoir saisi le sens de cette phrase.
Quoi qu’il en soit, je préparai mon équipement avec soin, puis allai aider les miliciens qui pour beaucoup n’avaient jamais dû tenir une arme. La chose fut dur et pénible.
Nous nous mirent en route sans un mot. Le plan de bataille était assez simple. Les troupes au sol seraient menées par Baradur en personne, et arriveraient par le Sud. Nous les Chevalier et quelques cavaliers iraient par l’Ouest et entreront dans le village par sa voie principale. Notre stratégie n’était pas brillante, mais Baradur refusait de laisser ce village un seul soir aux moins de ces vils créatures. Je ne pouvais que le soutenir…
Notre maigre cavalerie partit en dernier, menée par Seodoc. Nous chevauchâmes environ une trentaine de minutes, avant de revenir sur notre cible, paré à l’assaut. Je me rappel encore m’aligné sur la route droite qui entrait dans le village. Je pouvais voir des silhouettes bouger et gesticuler. Puis la voix de notre capitaine fendit l’aire, il ne prononça qu’un mot qui s’inscrit dans ma tête comme graver : Bouclier.
Sans réfléchir je me penchai sur l’encolure de mon cheval et ramenant Curon contre-moi. J’entendis des sifflements autour de moi, mais aucun cris ne vint les troubler. C’était bon signe et alors que je me remettais droit, je vis Seodoc verser de sa monture, deux flèches lui dépassant du torse. Je ne le vis jamais touché le sol…
Ä ce moment, je n’avais qu’une seul idée en t^te m’arrêter, mais mon devoir prit le dessus et continua ma course, prenant sans vraiment m’en rendre compte la place de Seodoc. J’étais dans un état second qui me rappelait la Bataille Final dans le grand Nord.
La suite je ne pourrais vous la raconter avec précision, tellement tout se passa vite et dans le feu de l’action je ne pensais pas avoir à écrire des mémoires.
Mais je suis sûr que dés que nous entrîmes dans ce villages, nous furent confronter à une mauvaise surprise : des trolls. Il y en avait deux.
Je sais que j’en combattis un accompagné de Yrudïn et Erelion. Ce fut l’un de mes affrontements les plus épiques.
Mais malheureusement, Yrudïn trouva la mort, désarçonné par le troll. Le coup fut fatal. Cette nouvelle mort me fit perde encore plus la notion du temps et de notre situation.
Les combats continuèrent encore environ deux heures, avant que les derniers gobelins ne prennent la fuite.
C’est alors que Rhor découvrit le corps inerte de Baradur, à côté de l’un des trolls. Une dague dépassait de son dos, et un gobelin gisait à quelques mètres. J’eus beau chercher par tout les moyens des témoignage de sa mort, aucun ne sut me dire ce qui s’était réellement passé. Mais selon toute probabilité alors que le Seigneur Baradur se battait, un gobelin se glissa dans son dos et lui l’attaqua en traître, ce qui permit au troll de l’achever.
Nous rapatriâmes les corps de nos frères d’arme jusque dans Esgaroth pour les enterrer selon nos rituels. Nous emportâmes également les corps des villageois mort avant nous.
La ville du Lac fut en deuil durant une semaine, avant que nous, les chevaliers de l’ordre, et les nouveaux conseillers, ne nous réunissions pour élire un nouveau Comte…. »

Ä ce moment, un servant entra en annonça la venue d’un visiteur. Erco passa rapidement son mouchoir sur ses yeux humides en repensant à ce triste épisode de sa vie. Il rangea sa plume et ferma l’encrier et fit signe qu’il était près à recevoir ses conseillers…
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