La Salle des Contes et des Légendes (Hors RP)

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Lithildren Valbeön
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La Salle des Contes et des Légendes (Hors RP) - Page 3 EmptyMer 11 Mar 2015 - 18:18
Ce poème fut rédigé par mes soins, en ces temps difficiles pour moi. Les rapports avec Tolkien ? A vous d'en trouver si cela vous amuse...!! Oui bon disons une éloge au Rohan...

La pluie cristalline s'abattit
En perles éclatées de rosée
Sur les feuilles gelées au lever
D'un soleil encore endormi.

Le ciel se teintait des couleurs
Auparavant perdues au printemps
Couleurs préférées de tout amant
Evitant d'une femme aimée les pleurs.

Les premiers rayons d'un faisceau d'or
Illuminent les dents de la plaine
Recouvrants la douce plaine humaine
Où les chevaux portent des Hommes forts.

La neige, petite mare de coton,
Parsemant les dents et l'herbe d'or
Laisse place de nouveau à la flore
Piétinée par les soldats du front.

Une horde de chevaux parcourt
Montée par de forts chevaliers
Portant en main la lance et l'épée
Chasse l'ennemi par des coups sourds.
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Aranmorë
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La Salle des Contes et des Légendes (Hors RP) - Page 3 EmptyMar 5 Mai 2015 - 20:46
Ce sujet réuni tellement de talents... A moi de vous faire partager un de mes poèmes :

La Muse

Elle rentre, toute silencieuse et tremblante,
Dans cette pièce calme où l'on respire la menthe,
Cette odeur qui flotte partant de ce miroir,
Il est là face à elle et lui dit de s'asseoir,

Il l'observe longtemps, il en tremblerai presque,
Il arme son stylo d'un geste chevaleresque,
Il rédige et rédige, car les idées fusent,
Une chose est fixée, cette belle est sa muse,

Elle écoute le silence, patiente et calme,
Son poète gratte de sa plume le feuillet,
Elle ne peux résister à ce subtil charme,
Puis s'évade un instant se surprend à l'aimer,

Quant à lui il fige son regard sur ses yeux,
La séance est fini il lui dit donc adieu,
Malgré cette histoire il n'avoua jamais,
Qu'en plus d'être sa muse, lui aussi il l'aimée.


Edit Fofo': J'aime bien, c'est frais et subtil thumleft
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Forlong
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La Salle des Contes et des Légendes (Hors RP) - Page 3 EmptySam 6 Juin 2015 - 22:12
Je me permets de partager ici une création qui sort un peu du format habituel. Il ne s'agit pas vraiment de quelque chose de créatif, mais plutôt d'une expérience que j'aimerais partager avec vous.

J'ai rédigé récemment un article pour Tolkiendrim au sujet de la conférence sur le genre Fantasy qui fut donnée par Lev Grossman au Pembroke College, et à laquelle j'ai eu la chance d'assister. Si vous êtes intéressés par le sujet de la littérature Fantasy et de son évolution depuis l'époque de CS Lewis et JRR Tolkien, ça pourrait vous intéresser Wink

http://www.tolkiendrim.com/tolkien-lewis-fantasy-grossman-pembroke-college/


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Learamn
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La Salle des Contes et des Légendes (Hors RP) - Page 3 EmptyJeu 25 Juin 2015 - 10:21
Voilà quelques années que j'erre à travers ce forum , qu j'y progresse et que je m'y épanouis .

En plus de me procurer l'immense plaisir de l'écriture , du partage et de la découverte dans l'univers fabuleux de Tolkien je pense que MT n'est pas étranger à mes envolées de notes en littérature. Matière que j'ai vraiment commencé a  apprécier à partir du lycée. A la veille de mon oral de français et alors que je n'aurai plus de cours de littérature je me permet de vous partager ici quelque unes de mes créations pour le lycée , écritures d'invention ,  commentaires , dissertations u analyses  .
Je posterai ici progressivement, le temps de les taper .


Ecriture d’invention


Sujet : A la fin du roman de Tournier Vendredi ou les limbes du Pacifique, Robinson voit enfin débarquer un bateau. Mais, contre toute
attente, il décide de rester sur son île et c’est Vendredi qui embarquera. Vous imaginerez le dilemme
de Robinson, ses réflexions intimes, les arguments qui l’amènent à faire son choix. Vous écrirez à la
troisième personne, et vous utiliserez, entre autres procédés, le discours indirect libre. Vous veillerez
à soigner le style de votre production.


Ce matin-là le ciel était clair et le soleil rougeoyant martelait la plage de ses puissants rayons. Robinson, accompagné de Vendredi, se dirigea vers la mer en quête de quelques coquillages qui pourraient les sustenter un tant soit peu. Robinson marchait pieds nus depuis qu’il avait égaré ses bottes et il en avait pris l’habitude. Cela se révélait même plaisant pour lui, marcher ainsi sur l’humus encore frais, avancer au contact de la nature, avec elle. Le trajet se fit en silence, les deux hommes ne voulant briser ce silence reposant qui appelait la réflexion. Alors, après quelques minutes de marche à travers un faible sentier qu’ils avaient aménagées, ils arrivèrent à bon port. Mais au lieu des simples huîtres qu’ils s’attendaient à trouver se tenait quelque chose de plus imposant qui fit d’un coup resurgir des temps immémoriaux dans la mémoire d’un Robinson surpris. Il s’arrêta net et resta un moment à contempler l’immense navire qui lui faisait face : le dernier vaisseau que le naufragé avait vu en mer avait sombré non loin d’ici ; il s’en souvenait bien. Sur la proue du bateau était inscrit en lettres métalliques « Redemptio ». Interdit, il ne vit même pas les matelots descendre du navire, plusieurs se dirigeaient vers lui. Seule la voix rugueuse de l’un d’entre eux le sortit partiellement de son incrédulité

« Holà naufragés ! » Il les jaugea. « Dame ! Quelle allure ! La vie n’a pas dû être de tout repos par ici mais ne vous en faîtes plus vous voilà sauvés ! Alors si vous avez des effets allez les chercher au plus vite, l’Angleterre nous attends même toi l’Indien. »

Robinson leva les yeux en direction de l’homme qui venait de les haranguer : ses vêtements étaient peut-être ceux d’un capitaine. Mais étrangement le naufragé ne pouvait pas le dire avec certitude comme il aurait pu le faire il y a quelques années : toutes ces choses lui semblaient si lointaines, si étrangères. Même la voix du marin lui avait semblé floue, diffuse presque inaudible comme venu d’un autre monde.

Robinson s’apprêta alors à aller chercher ses maigres effets et monter à bord du Redemptio et retourner en Angleterre. Mais il ne fit pourtant pas le moindre pas. Dame ! Quel dilemme déchirant ! Comment pouvait-on se résoudre à fuir cet endroit en quelques minutes comme l’aurait fait un voleur ? Quand on avait baptisé l’île, qu’on en avait fait son royaume, qu’on y avait habité tant de temps, qu’on y avait tant réfléchi et médité il était impossible de quitter ainsi Speranza. Quelle était alors la solution ? Rester ? Laisser partir en toute impunité la seule chance qu’il avait de retrouver sa civilisation, sa vie d’avant, une chance qu’il avait tant attendu, était certes une solution mais les regrets se feraient sûrement rapidement sentir, avoir l’occasion de pouvoir rentrer chez soi et refuser n’était pas simple. Peut-être le moment de la solitude était arrivé à son terme. Depuis combien de temps n’avait-il pas vu ses proches, sa ville, son pays , la civilisation ? Depuis combien de temps ne s’était-il pas assis confortablement devant un feu de cheminée avec un cigare en bouche ? Depuis combien de temps n’avait-il pas fréquenté un restaurant ? En prenant le bateau il retrouverait tous ses plaisirs d’antan qui sont forcément toujours plus savoureux dans les souvenirs nostalgiques qu’en réalité. La tentation de partir était grande et il faillit y céder mais inexplicablement quelque chose le retenait, un sentiment encore vague et confus qu’il s’efforçait d’éclaircir au plus vite. Quand le marin avait parlé Robinson n’avait à peine pu entendre sa voix qui semblait lointaine , ses vêtements lui semblait presque étranger. Et si finalement en prenant ce bateau il ne retrouverait pas réellement son monde à lui ? Le retour à la civilisation serait-elle son salut ? Rien n’était moins sûr. La société mensongère ne voulait pas d’hommes comme lui , c’était évident . En effet il était un homme disparu et c’est tout, personne n’avait cherché à en savoir plus , et comme dans l’esprit des gens un homme disparu équivalait à un homme mort personne ne pouvait s’imaginer le voir revenir, et la société déteste quand quelque chose ne se passe pas comme prévu , les morts en ressuscitaient pas voilà tout ! Alors Robinson sera contrait au silence mais pas ce silence calme et apaisant de Sperenza qui appelait la sagesse et la méditation , non ce silence gênant et oppressant que vous inspire une foule trop dense qui parle si fort qu’il est impossible de distinguer un mot. L’agitation de cette même foule était d’ailleurs si fort qu’il en deviendra sûrement impossible de trouver un endroit coupé de tout pour pouvoir réfléchir : la civilisation vous rattrape où que vous soyez. Que ce soit par le sifflement d’un train , les cris d’un cocher , les cloches d’une église ou le bruit des fourneaux. Une société agitée et toujours pressée où l’individu en tant qu’être était incapable de prendre sur son précieux temps pour méditer. Les gens laissaient le devoir de réflexion aux prêtres car c’était plus
simple. Ces mêmes prêtres qui , comble de l’absurdité de cette « réflexion » , officiaient pour une religion créée par un roi désireux de divorcer de sa femme : divorce que le pape ne permettait pas. La faible part de réflexion de la société était donc fausse et hypocrite.

L’hypocrisie semblait d’ailleurs être l’un des principes fondateurs de la civilisation, sur ce point les gens recopiaient admirablement bien leur prêtres . En ville tout est faux et artificiel , les paroles sont toujours à double-sens quand elles ne sont pas simplement mensongère , les bâtiments toujours plus haut cachent la véritable nature du lieu. Ici , sur cet îlot perdu au milieu des limbes du Pacifique rien n’était moins beau : les cascades d’eau valaient bien les immeubles et les palmiers les lampadaires et en plus tout était vrai , originelle. Sperenza représentait ce paradis perdu : lui l’avait retrouvé et reconnu car il avait su ouvrir les yeux . Non ! Nulle rédemption n’était possible en montant à bord du Redemptio : le salut se trouvait ici-même sur le sable aux côtés des cocotiers et des animaux. Pour y parvenir Robinson n’avait d’autres choix que de continuer ce qu’il avait commencé à entreprendre : depuis des années il avait analysé les recoins et les méandres de l’île et de sa conscience en quête de paix intérieure et extérieure . « Sperenza », le nom qu’il avait donné à ce lieu sonnait si lourd de sens comme si il avait eu l’intuition du dilemme qu’il affronterait mais comment quitter le lieu de l’espérance pour celui du vice et du mensonge ? Partir serait un non-sens pour un homme en quête de vérité , de paix et de sérénité. On avait donné à la chance à Adam de retourner au Paradis , ce dernier ne pouvait pas repartir pour le monde vil sans y être forcé Vendredi avait de son côté prit le choix de partir , de partir explorer cette société inconnue dont on lui avait tant parlée Robinson comprenait son choix . Il n’avait jamais vu autre chose que sa tribu et que quelques îlots , la perspective de pouvoir enfin tenter sa chance dans le monde « réel » des hauts de forme et des corsets des bourgeois avait quelque chose d’alléchant. Et bien que Robinson doutât fortement des chances de réussite de son ami il ne le retint pas : Vendredi avait fait son choix comme lui avait fait le sien. Il observa l’homme à la peau sombre qu’il avait libéré et baptisé monter à bord du Redemptio avec un regard mélancolique avant de se tourner vers le marin qui semblait surpris par la décision du naufragé : Robinson ne lui en voulait pas , cet homme enfermé dans la société ne pouvait pas comprendre comme lui-même n’avait pas pu comprendre la vraie nature des choses avant le naufrage. Sans paroles futiles il exprima son choix :

« Partez sans moi. »

Il fit alors volte-face et d’un pas lent et mesuré qui exprimait la forme d’ataraxie qu’il était parvenu à atteindre ici il s’engouffra dans la jungle . Dans son monde à lui.


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Sirion Ibn-Lahad
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La Salle des Contes et des Légendes (Hors RP) - Page 3 EmptyDim 30 Aoû 2015 - 23:09
Cela fait quelques temps que je réfléchis à vous poster quelque chose ici.. Et puis je me suis dit que je ne risquais rien, alors je me lance (sur l'invitation de Forlong Wink ).

Depuis plusieurs années, je travaille sur un roman de medieval-fantasy. Et depuis cette année, j'ai enfin pu réellement m'y jeter corps & âme.

Mon histoire se déroule donc un univers médieval avec une pincée de fantastique. Si on devait le comparer à d'autres univers je dirai Drenaï de David Gemmell ou le Trône de Fer de GRR Martin, mais je suis loin de vouloir me comparer à ces messieurs Wink

Le récit est pour l'instant prévu pour être un diptyque et s'intitulera La Sève du Pouvoir. Voici le résumé du premier tome dont le titre provisoire est "L'Ombre du Titan" :

Spoiler:
 

Je posterai prochainement un extrait du roman.

Si vous voulez en savoir davantage, n'hésitez pas à me contacter par MP ou sur ma page Facebook dédiée : https://www.facebook.com/pages/Sined-Duangrev/798240766908130

En espérant vous avoir mis l'eau à la bouche Wink

Edith Nath' : Moi je veux un extrait où y a Isan ^^, la courte description du bonhomme me donne envie d'en savoir plus.
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La Salle des Contes et des Légendes (Hors RP) - Page 3 EmptyLun 31 Aoû 2015 - 17:40
J'ai parcouru toute la page Facebook consacrée à ton roman et je suis sincèrement très emballé ! Je vais suivre l'avancée de celui-ci avec intérêt et si tu arrives à en venir à bout et à le publier (j'espère qu'il y aura un format numérique), je serai très certainement l'un des premiers lecteurs. Wink

En attendant, j'ai hâte d'en lire un extrait !
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La Salle des Contes et des Légendes (Hors RP) - Page 3 EmptyLun 31 Aoû 2015 - 23:28
En attendant l'extrait de Sirion , j'aimerai apporté une contribution, de moindre mesure soit-elle, à cette salle avec comme objectif de vous faire passer un bon moment ( drôle si possible, c'est toujours mieux Very Happy )

Ce qui suit est le prologue d'un ensemble plus large qui raconte les histoires de héros hélas oubliés depuis. Tellement oubliés qu'on en parle pas vraiment ici.

Bref, n'hésitez pas à laisser commentaires et critiques diverses et variées. Bonne lecture Very Happy

Spoiler:
 

Edit : Après le commentaire très gentil d'Hadhod ( ça fait plaisir Very Happy ) Je me rends compte que quelques précisions ne sont pas inutiles. Alors si vous avez eu le courage de lire le début voilà la suite directe qui reste assez introductif quant à l'intrigue et permet de mieux comprendre de quoi il en retourne ( même si c'est quelque peu absurde et qu'il y a pas forcément grand choses à comprendre)

Spoiler:
 

En tout cas j'espère que ça vous plaira, bonne lecture.


Dernière édition par Dwolin le Mar 1 Sep 2015 - 12:53, édité 2 fois
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La Salle des Contes et des Légendes (Hors RP) - Page 3 EmptyMar 1 Sep 2015 - 11:18
Sirion,

J'ai hâte de lire cet extrait ! J'ai parcouru ta page facebook et je vois que tu t'efforces d'apporter une vraie cohérence à l'univers de tes récits (géographies, vitesse de déplacement, etc...), ce qui à mon avis est un point très positif voire indispensable quand on crée un univers.

Pour ma part j'aimerais bien également écrire un roman digne de ce nom mais à chaque fois que je cherche une idée de départ originale j'ai l'impression de partir sur une piste déjà empruntée par les auteurs que j'ai lu. Problème d'imagination peut-être.

Trouver des noms aux personnages m'est également un vrai casse-tête : en général j'aime bien quand les noms ont une cohérence comme chez Tolkien, mais dans ce cas il faut inventer une langue ce qui prendrait beaucoup de temps ; ou alors quand les noms sont tirés de racines mythologiques ou autre et ont un rapport avec les caractéristiques du perso comme chez Rowling (comme Fenrir Greyback ou Remus Lupin, par exemple).
Donc tout ça pour te demander, est-ce que tu as une méthode particulière pour trouver les noms ou ça te viens naturellement ? Car ma foi dans le petit résumé que tu nous donnes, je trouve les noms plutôt sympas et qui collent bien avec ce qu'ils nomment. Smile

Dwolin,

Tu nous offres un monde médiéval-fantastique volontairement burlesque, les lignes se boivent comme du petit lait, je l'ai même lu deux fois de suite pour ne rater aucun petit détail, bref ta petite histoire est très agréable à lire ! Je mets la suite de mon commentaire en spoiler pour ceux qui n'ont pas encore lu.

Spoiler:
 

Edit suite à l'edit de Dwo :

Spoiler:
 


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La Salle des Contes et des Légendes (Hors RP) - Page 3 EmptyMar 1 Sep 2015 - 21:09
Pour le roman de Sirion, en ayant eu le privilège de lire plusieurs chapitres de son livre au fur et à mesure de l'écriture, je dois dire qu'il vaut le détour. Hormis le monde qui commence à prendre des belles couleurs avec sa géographie, histoire, faune et flore distinctes, le style d'écriture est vraiment très bon et on lit d'une traite sans se lasser. Notre ami Sirion fait ça de manière vraiment sérieuse; je suis convaincu qu'il mènera son projet à sa fin, et que dans la première moitié de 2016 avec un peu de chance on pourra lire le premier tome Smile


Dwolin: je trouve ton histoire courte, ou extrait (je sais pas si tu as écrit ou vas écrire davantage) vraiment excellente, j'ai beaucoup ri et c'est un genre de fantasy que j'apprécie énormément! C'est quelque part entre le Monde du Disque de Terry Pratchett et Muddle Earth de Paul Stewart Smile

Spoiler:
 


Hadhod a écrit:
à chaque fois que je cherche une idée de départ originale j'ai l'impression de partir sur une piste déjà empruntée par les auteurs que j'ai lu. Problème d'imagination peut-être.

Vu que t'étais pas actif sur le forum au moment où je l'avais partagé, je me permets de t'envoyer le lien vers un article que j'ai écrit pour Tolkiendrim il y a plusieurs mois. Ca concerne une conférence annuelle sur le fantasy se déroulant au Pembroke College à Oxford, à laquelle j'ai pu assister. Cette année c'était un auteur de fantasy qui parlait, Lev Grossman, et il aborde notamment le thème duquel tu parles de manière assez intéressante. Dans mon article tu trouveras un bref résumé de son monologue traduit en français, ainsi qu'un lien vers l'enregistrement vidéo de l'intégralité, en anglais. Wink

http://www.tolkiendrim.com/tolkien-lewis-fantasy-grossman-pembroke-college/

Je sais pas si ca t'aidera, mais en tout cas moi ça m'a permis de changer un peu ma façon de penser à l'écriture du fantasy.


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La Salle des Contes et des Légendes (Hors RP) - Page 3 EmptyMar 8 Sep 2015 - 13:35
Vraiment sympa ton texte Dwolin, j'ai beaucoup apprécié la lecture ! Smile

Ensuite c'est un plaisir de voir la bave couler le long de votre menton langue

Fendor,

En effet, je me suis déjà un peu renseigné sur les publications envisageables. Le format numérique est en effet quelque chose d'assez intéressant dans la mesure où il ne demande pas autant de moyens que le format papier même si tenir un bouquin en main est nettement plus agréable. Le numérique est un add-on indéniable de nos jours.

Pour te répondre Hadh, concernant les noms des personnages je dirai que ça dépend mais la plupart du temps, je trouve le nom avant d'avoir l'idée du personnage. Ensuite suivant les caractères, les origines, je choisis le nom parmi ma liste en conséquence. Parfois il arrive que le nom et le personnage me viennent naturellement en "même temps".

En tout cas, merci pour vos petits mots, j'espère que le résultat vous plaira. Voici donc comme promis un petit extrait issu du chapitre 3 avec l'apparition des deux personnages principaux Beryn et Isan. Il y a peut-etre quelques coquilles, erreurs ou fautes, je ne suis pas encore passé en phase de relecture.

Bonne lecture ! Smile

Spoiler:
 
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La Salle des Contes et des Légendes (Hors RP) - Page 3 EmptyDim 11 Oct 2015 - 23:30
J'ai déjà posté un texte et un poème, ce me semble, sur ce sujet. Mais écrire est plus que vital pour moi, tout autant qu'écouter de la musique, boire, manger et dormir. Je n'aime pas préparer, alors j'ai décidé d'écrire un texte avec une image que j'ai trouvé.

Voici donc l'image :
Spoiler:
 

Et voici le texte associé :
Spoiler:
 
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La Salle des Contes et des Légendes (Hors RP) - Page 3 EmptyJeu 29 Oct 2015 - 18:15
J'aime beaucoup ton texte Lith' , c'est court et intense . Franchement j'ai trouvé ça magnifique et à la lecture je me suis délecté ; je suis même un peu jaloux ^^.

Sinon je passe aussi pour partager avec vous ma copie de bac que j'ai récupérée et tapée proprement à l'ordinateur. Alors c'est loin d'être parfait ( écrit de manière plutôt rapide et puis avec le stress de l'épreuve et tout) ; j'ai plusieurs fois tiqué à la relecture en me disant que j'aurai pu mieux tourner cette phrase mais j'ai résisté à la tentation de corriger tout ça pour vraiment partager avec vous la copie que j'ai rendu. Au final je m'en suis plutôt bien sorti au vu de ma note : 18/20 avec l'invention , on dira que je suis plus que satisfait.
Vous trouverez le corpus de texte sur ce lien ( série S et ES)

http://etudiant.aujourdhui.fr/etudiant/info/bac-2015-les-sujets-du-bac-francais-premiere.html

Voilà ma production :

Bac de français 2015 Série S


Objet d’étude : Le texte théâtral et sa représentation du XVIIe siècle à nos jours
Corpus de textes :
Phèdre de Jean Racine , Acte V Scène 6 ( 1677)
Le Roi se meurt d’Eugène Ionesco , fin de la pièce (1962)
Le Tigre bleu de l’Euphrate de Laurent Gaudé , Acte X (2002)
Appréciations du correcteur :
Invention : 14/16 N’oubliez pas certaines consignes de la lettre et vérifiez la vraisemblance du propos ( cf. Spielberg). Néanmoins belle production. Riche et approfondie.
Question : 4/4 Réponse au cœur de l’attente. Bonnes justifications.

I) Question prélable
Les auteurs du corpus ont choisi d’évoquer la mort sur scène. Vous comparerez les choix adoptés dans les trois extraits.

 Le corpus de textes est un corpus diachronique, comprenant trois extraits théâtraux, tous situés dans l’acte final d’une pièce. On y trouve un extrait de Phèdre de Jean Racine paru en 1677, la fin de la pièce Le Roi se meurt d’Eugène Ionesco éditée en 1962 et enfin un extrait du Tigre bleu de l’Euphrate de Laurent Gaudé , publié en 2002.
 Dans ces textes, les dramaturges évoquent la mort de l’un de leur personnage. L’idée du décès réunit donc ces trois extraits. Ainsi dans Phèdre, Racine nous présente la mort d’Hyppolite aux prises avec une monstrueuse créature marine. L’auteur use alors des registres pathétique et épique pour appuyer sur cette mort héroïque et douloureuse. On retrouve l’épique à travers les expressions « digne fils d’un héros »(v.1) et le pathétique est éloquent à cause des images d’une mort violente « image cruelle »(v.19), « Tout son corps n’est bientôt qu’une plaie »(v.24). Dans Le Roi se meurt, nous percevons la mort du monarque grâce aux didascalies éclairantes. Ces indications scéniques s’avèrent précieuses pour exprimer la lente mort du Roi, on retrouve «  le Roi raidit ses membres »(l.28) ou « Le Roi est immobile, figé comme une statue » (l.30-31). Chez Gaudé, Alexandre, le personnage principal, annonce de façon on ne peut plus explicite son décès prochain : « Je vais mourir »(v.1), le texte est parsemé de forts accents lyriques et pathétiques « je ne fais qu’agoniser »(v.14). On retrouve également la double énonciation dans le vers 5 « Et je te demande d’avoir pitié de moi », l’empereur s’adresse à son interlocutrice ; la Mort , mais aussi aux spectateurs qui, face au malheur de cet homme, doivent se purger de leurs passions mauvaises en le prenant en pitié : c’est la catharsis.

 La mort est donc présente dans chacun de ces extraits, toutefois elle n’y est pas figurée de la même manière. Racine compose une tragédie classique, et donc la règle de bienséance veut que la mort ne soit pas représentée sur scène. Le dramaturge opte alors pour un récit qui rapporte le décès du personnage. Ainsi Théramène, témoin de la scène , raconte la mort d’Hippolyte. Théramène use alors d’images frappantes et violentes pour que personnages et spectateurs comprennent l’horreur de la situation. L’éloquence est donc importante pour transmettre les sentiments. Théramène n’hésite pas non plus à donner son propre point de vue de la scène, son ressenti : « Excusez ma douleur. Cette image cruelle/Sera pour moi de pleurs une source éternelle »(v.19-20). Dans Le Roi se Meurt, le monarque est présent sur scène et le public peut voir en direct sa mort représentée. Et c’est Marguerite, sa femme, qui semble dicter son décès, le mettre en scène. La mort est ici représentée de manière symbolique, voire allégorique. Ainsi «  la grande roue » symbolise le trajet vers la mort, un sentier « embrasé »(v.7). La mort est ici imagée par des métaphores. Laurent Gaudé choisit le monologue pour dire la mort, Alexandre le Grand se retrouve seul face à la Faucheuse, il lui parle comme si cela était normal. On perçoit dans son discours le registre élégiaque, cette tirade est une complainte du jeune souverain macédonien : « J’ai failli »(v.12). Quand Théramène et Marguerite donnaient à voir leurs propres sentiments sur le décès d’un autre sans que le défunt n’ait véritablement son mot à dire , Alexandre est le seul à avoir le droit quelques instants avant sa mort annoncé ; la première personne du singulier est dès lors très présente.

 Ainsi , si la mort semble être une thématique qui unit ces extraits, les dramaturges la représentent de manière bien dissemblables.              

II) Ecriture d’invention            
Sujet : Imaginez la lettre qu’aurait pu adresser Ionesco à un metteur en scène de sa pièce à propos du dénouement. Dans cette lettre, il explique comment, selon lui , l’actrice doit jouer le rôle de Marguerite et précise les éléments de mise en scène qui accompagnent la mort du roi. Rédigez cette lettre en vous fondant sur vos expériences personnelles de spectateur et vos lectures.




A Merlin Alcandre
Carrefour du non-sens et de l’absurde

Cher M.Alcandre.
 Il est midi ; la nuit est noire. Il pleut des cordes ; quel temps splendide. Introduction surprenante me direz-vous pour une lettre d’un dramaturge soucieux de prodiguer ses conseils au metteur en scène de sa pièce. Je vous réponds, bien que vous ne m’ayez pas encore techniquement posé la question, qu’au contraire l’introduction de cette lettre traduit la pièce Le Roi se meurt que vous mettez en scène, et plus particulièrement la dernière scène, celle de la mort du Roi. C’est à propos de ce dénouement que je vais vous conseiller si ce n’est vous diriger. Ne pensez toutefois pas que je néglige votre rôle, vous êtes celui qui va donner vie à ma pièce devant el public et Molière ne disait-il pas que « Le théâtre n’est fait que pour être vu » ?

 Je vais commencer par évoquer le rôle de Marguerite et l’attitude que va devoir adopter son interprète. Dans cette scène, la femme du souverain semble dicter la mort de ce dernier et contrôler tous les éléments aux alentours. Elle est un démiurge qui dirige ce monde illusoire comme le suggère l’abondance des impératifs dans ce texte : « Ne le touchez pas. »(l.9-10), « N’existez plus. »(l.13), « Evanouissez-vous »(l.16) ou encore « taisez-vous »(l.20). Marguerite met en scène cette comédie humaine, ce spectacle du monde dont fait partie le roi, véritable pantin. Marguerite doit donc afficher un air quelque peu supérieur, de surplomb et elle doit apparaître comme un être presque déifié. Vous pourriez placer de longues ficelles de marionettes attachées aux différents éléments du décor et qui seraient reliés aux doigts de fées de Marguerite. Les ficelles , c’est elle qui les tire ; elle est une metteuse en scène qui dirige ses acteurs et son équipe dont le roi : « Tiens-toi tout droit »(l.23), « Ne te baisse pas » (l.24). On observe ici une vraie mise en abyme de l’art théâtral, le théâtre se retrouve alors dans le théâtre comme l’avait fait Corneille en son temps avec L’Illusion comique quand le magicien Alcandre montre à Pridamant la mort de son fils Clindore, mort qui se révèle factice, Clindore étant comédien. Dans cette scène du Roi se meurt le théâtre doit être mis à nu et ses ficelles doivent être révélées au grand jour. Je rejoins en cela l’idée de distanciation, initiée par l’allemand Bertholt Brecht qui affirmait que pour éviter toute identification, il fallait montrer au public l’artificialité du théâtre , son côté illusoire et irréel. L’actrice de Marguerite devrait rester un peu en retrait, un peu dans l’ombre, cachée comme l’est un metteur en scène. Il faut qu’elle porte des vêtement sombres et amples ; pourquoi ne pas y ajouter une cape de magicien ? Elle pourrait y cacher de nombreux outils et ressorts théâtraux. Mais sa voix, quant à elle , doit se révéler omniprésente car le message d’un metteur en scène soutend toute la pièce, elle parlera dans un microphone et sa voix se verra amplifiée par des hauts-parleurs disséminés dans toute la salle.

 Je voudrais enchaîner en parlant du rôle du roi qui, bien que moins central que celui du Marguerite, s’avère important. La scène n’est qu’une extériorisation de la conscience du monarque manipulé par son épouse. Lui apparaît hagard, dépassé, il est devenu un pantin qui obéit aux ordres et directives ; on pourrait multiplier les ficelles de marionnettes qui le relient à Marguerite. Il semble progressivement se vider de sa substance vitale, se laissant dépérir à petit feu, ici c’est clair «  le roi se meurt ». Dès lors, sur scène, il serait intéressant que les éléments du costume du souverain tombent au sol les uns après les autres au fil du texte : sa couronne, son manteau d’hermine et son sceptre. Il est donc « allégé » de ses attributs royaux au moment où il monte sur le trône pour accueillit la mort.

 Nous pouvons observer qu’à mesure que sa route vers la mort avance, le roi perd l’usage de ses sens. Au début, il perçoit encore les couleurs, sa vue est normale ; il faudra donc jouer avec un ingénieux système d’éclairages colorés aux teintes vives et même confuses. Mai sur l’ordre de Marguerite,, la vue du roi affectée ; les couleurs s’estompent : « Renonce aussi aux couleurs » (l.3). A ce moment l’éclairage coloré doit disparaître pour laisser place au noir et au blanc. Toujours sous la houlette de son épouse, le monarque perd aussi l’usage du goût « Tu n’as pas soif » (l.13) ; à ce moment , des techniciens monteront sur scène aux yeux de tous pour ôter les mets et boissons de la table de festin. La coulisse se retrouvera sur scène et le quatrième mur séparant la salle de la scène s’effondrera comme le désirait Brecht. L’odorat du souverain régent est aussi touché car, une fois de plus, Marguerite le veut : « Oublie son odeur »(l.21) ; les techniciens ,, toujours eux , retireront alors les encens qui parfumaient la salle du trône. L’ouïe n’est pas en reste et afin que le roi n’entendent plus rien, son épouse fait taire les voix : « on ne l’entend pas » (l.19) ; « J’absorbe leurs vois ; elles , je les efface » (l.18). Pour figurer la perdre d’audition, les bruitages divers et nombreux jusqu’ici cesseront brusquement à la ligne 18, seule la voix de Margueritte se fera entendre. Enfin le toucher se retrouve aussi affecté : «  Le gros camion ne t’écrasera pas »(l.17),  à l’aide d’un jeu d’éclairage et de projections l’on peut faire traverser le roi à travers ce camion qui n’est qu’un « mirage » (l.17). Mais le monarque ne perd pas seulement l’usage de ses cinq sens dans cette scène, la parole lui est également retirée : « Tu n’as plus la parole », un bâillon sur la bouche du roi pourrait traduire ce mutisme. J’aborde ici la vanité et l’inutilité de la parole et l’incapacité qu’ont les hommes à communiquer entre eux, idée que j’ai développée dans une autre de mes pièces datant de 1950 : La Cantatrice chauve. Mais avec la perte de la parole et des différents sens une nouvelle question se pose alors : le roi possède-t-il encore ne serait-ce qu’une once d’humanité ? La Mort lui prend tout.

 Cependant cette idée de la perte des sens apparaît comme paradoxale dans certaines expressions employées par Margueritte. Elle lui ordonne de ne pas perdre de vue « la roue » ou de la regarder  « Regarde-moi » « Tu vois »(l.31), mais le Roi voit-il encore ? N’est-il pas déjà devenu aveugle ? Marguerite dirige ce monde , elle peut donc choisir ce le roi peut voir et ce qu’il ne perçoit pas. C’est la même chose pour le toucher : « ne heurte pas » (l.Cool. Certains éléments doivent donc être mis en avant et être colorés ou mis en relief, ils contrasteront alors avec le noir et blanc ambiant. Un jeune cinéaste américain que j’ai rencontré nommé Steven Spielberg réalisera un film en noir en blanc sur la Shoah : La Liste de Schindler , le temps d’une scène ; une petite fille apparaît avec une robe d’un rose éclatant pour dire son innocence mais aussi pour rappeler la couleur du sang. Ne soyez pas surpris que je puisse prédire l’avenir mon cher, ce n’est pas bien difficile une fois que l’on est passé de l’autre côté du rideau de la comédie tragique du monde, que l’on pénètre dans les coulisses de ce spectacle grandiloquent, que l’on connaît les rouages et les mécanismes de ce monde insensé et absurde ; ce monde et l’Histoire ne sont qu’un éternel recommencement. Dans notre cas la roue menant à la mort pourrait apparaître en rouge vif et les fils de marionnettes déjà évoqués pourraient être mis en avant en les colorant.
 Pour finir, il me semble important de vous parler de quelques éléments scéniques qui ont leur importance. Quand Margueritte déclare «  Tu ne peux plus t’arrêter » (l.4), cela induit la mouvance des choses, le caractère éphémère de l’existence. Le décor devra donc paraître légèrement mouvant , instable, bancal. On pourrait même oser accrocher une vanité sur le mur, ces peintures baroques rappelant le « memento mori » et la vanité de l’existence. L’épouse du roi affirme aussi qu’ « il n’y a plus de jour ; il n’y a plus de nuit »(l.6). Les luminaires : Soleil , Lune ou étoiles s’emballent et ne répondent plus à la logique que les hommes ont voulu leur donner. Des dessins représentant le Soleil et la Lune pourront apparaître sur scène et disparaître aussitôt ou bien nous pourrions faire figurer un croissant de Soleil. Le monde devient illogique, insensé et absurde car c’est son essence même. De même, le chemin emprunté par le roi pour accéder à son trône pourrait être un cercle fermé pour dire le recommencement éternel des choses. Marguerite met en garde son mari : «  Ne tourne pas la tête »(l.10) ; on note ici une référence biblique : la femme de Loth changée en statue de sel pour avoir tournée la tête pour contempler la destruction d’origine divine de la ville de Sodome. Quant aux animaux présents dans l’extrait je les voudrais difformes ; le loup ne sera pas un loup , après tout peu importe puisqu’il n’existe pas «  il n’existe pas »(l.11). Je vous laisse le choix de sa représentation physique sur scène M.Alcandre. Le mendiant et la vieille femme seront comme des spectres, flous et diffus ; eux aussi ne sont qu’illusions. Le roi est également défini comme «  un peintre » (l.2) passionné par le monochrome. Ainsi vous pourriez placer un grand monochrome , d’abord de couleur, puis vous le remplacerez par une toile entièrement noire quand la vision des couleurs sera altérée ; là encore l’usage des techniciens pourrait se révéler judicieux.

 Pour conclure je voudrais déjà vous remercier d’avoir lu et accepté , car vous les accepterez , mes conseils. J’attends avec la plus patiente des impatiences le résultat final sur scène. Mais ne vous contentez pas d’appliquer mes recommandations , ajoutez aussi votre vision de l’œuvre car le metteur en scène c’est vous et comme le dit si justement Antoine Vitez « Une mise en scène n’est jamais neutre ; toujours, il y a un choix ». J’ai ma propre interprétation du Roi se meurt , une pièce qui ne m’appartient plus à présent, vous avez la vôtre , les lecteurs la leur, les acteurs ont la leur aussi tout comme les spectateurs. C’est comme cela que je vois le théâtre : un monde magique et illusoire où les différentes visions se confrontent, s’opposent, se heurtent, se rencontrent , s’entrechoquent, s’unissent et s’harmonisent.

Cordialement.
Eugène Ionesco.


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La Salle des Contes et des Légendes (Hors RP) - Page 3 EmptyJeu 29 Oct 2015 - 19:27
Learamn, il n'y a pas de quoi rougir. Ton texte, enfin TES textes, sont d'une belle qualité. Pour le Bac, je n'ai pas bien fait...

Ne laisse pas une jalousie inutile te prendre en lisant mes écrits, il n'y a pas de quoi, je n'ai pas une excellente plume ou une écriture extraordinaire. Et si tu regardes bien, j'ai même repris des paroles de chansons pour compléter (comme "jardin de lumière et d'argent").
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La Salle des Contes et des Légendes (Hors RP) - Page 3 EmptySam 2 Jan 2016 - 12:34
Il y a une semaine environ j'ai repris un jeu en ligne que javais arrêté quelques mois avant mon inscription sur le forum.dans ce jeu n'arrivant pas à trouver une alliance qui me convenait ou plutôt que je remplissais les conditions d'entrées. j'ai décidé de fonder ma propre alliance et voici le Role-play de présentation.

Aligator427 a écrit:

Bonjour à vous,

Je suis Aligator427, j’ai dix-sept ans et demi et je viens de quitter la maison familiale. Mes parents me destinaient à une vie « meilleure ». Ils me voyaient rester à Loss, l’une de ces méga-cités de la planète Pédrosia, où je trouverai forcément un métier qui me plaira, une femme, des enfants et un appartement. Bref, une vie tout à fait normale et ennuyeuse à souhait.

Moi, je rejetais toute la société, tout ce côté artificiel où il fallait porter un masque, faire semblant d’être une personne que nous n’étions pas réellement. Il faut dire qu’à l’époque, j’étais un anarchiste refoulé car je ne mettais pas mes pensées en action jusqu’au jour où j’ai fait la rencontre de voyageurs. Les voyageurs sont des personnes qui ont décidé de rejeter le dictat de la société pour vivre une vie en harmonie avec les sentiments et les personnes. Alors parfois, ils sont mal vus car ils font et disent ce qu’ils veulent sans aucune retenue.

J’ai eu l’occasion de faire leur rencontre aux abords de la porte d’entrée de la cité. Lieu où ils étaient tolérés à conditions qu’ils se portent à carreau. C’est une place sur laquelle, il y a plusieurs étals pour les principaux produits pour les Voyageurs. Il y a aussi une taverne où ils peuvent trouver un lit et un repas chaud en échange de quelques crédits. A cette époque-là, je fréquentais régulièrement ces établissements et ce que j’aimais avec eux c’est que malgré le regard des autres qui est relativement négligeant, ils vivent une vie heureuse.

En parlant avec certains d’entre eux, j’ai découvert une pensée alternative, et ils m’ont appris aussi de leur vie qui bien qu’elle ne soit pas facile leur apporte tellement de bonheur car elle est avant tout faite sur de réels rapports humains, sans masque ni fioriture.

Plus le temps passait, plus j’avais envie de rejoindre l’un de ces groupes. Un jour, j’ai eu l’opportunité et je l’ai saisie. C’est alors que j’ai rejoint l’un de ces groupes. Au début, j’ai eu un peu de mal à m’habituer au rythme des journées et je me suis assez vite senti isolé. C’est alors que j’ai fait l’effort d’aller vers les autres et de m’intégrer un peu plus au groupe.

En parlant de ce qui n’allait pas avec eux, ils m’ont donné des conseils et m’ont remonté le moral. Rapidement, je me suis habitué à marcher autant chaque jour, à monter les tentes, comment organiser la défense car le risque zéro n’existe pas. Plus tard, une fois que mon endurance s’améliora, je commençais à suivre les veillées.

La chose qui me surprit le plus, c’est quand nous nous arrêtions dans les villages. L’accueil se faisait beaucoup plus chaleureux. A croire qu’ils avaient fait de grandes choses pour ces villages. Souvent les ambiances étaient festives et joyeuses. C’est là que j’ai appris à connaitre mes limites mais aussi les repousser afin d’aider ces personnes qui avaient besoin d’aide pour des tâches où il leur manquait certaines connaissances ou qu’il leur fallait être plusieurs pour achever une tâche à temps.

Je suis resté plusieurs années à parcourir les chemins et les routes en leur compagnie jusqu’au jour où j’ai fait part au leader du groupe, mon désir de fonder mon propre groupe afin d’avoir de nouvelles personnes avec qui arpentait les chemins et découvrir de nouveaux horizons.

Merci d'avoir pris le temps de lire ce petit message sur ma vie. Si vous souhaitez faire partie du groupe vous êtes bienvenue.

Aligator427
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La Salle des Contes et des Légendes (Hors RP) - Page 3 EmptyDim 1 Mai 2016 - 19:40
Des ces moments où mon coeur se fane, j'écris pour dire l'indicible, ce que je ne saurais exprimer autrement. Voilà donc mon dernier texte... Il faut écouter Red - Hymn for the Missing et Alex & Sierra - Little Do You Know

Fleur Fanée:
 
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La Salle des Contes et des Légendes (Hors RP) - Page 3 EmptyLun 28 Aoû 2017 - 0:31
Ce que j'ai écrit est une chanson qui a été commencé à être écrite sous le coup de la colère que j'ai évacué en écrivant et j'ai fini d'écrire à tête reposée, ce qui m'a permit d'affiner et de changer une grosse partie.

Perdu dans les méandres de mes pensées,
Je dois avancer,
Pour survivre, pour vivre,
Je suis au pied du mur.

Je n'ai pas le choix,
Que d'avancer,
Je vais foncer dans ce putain mur,
Pour éviter de souffrir le martyr.

Si je continue ainsi,
Je le traverserai,
J'y laisserai des plumes,
Mais enfin ce mal cessera t-il ?

Ce n'est qu'une simple phrase;
Seulement lui dire ouvertement,
Ce que je ressent,

Mais cette simple phrase,
Me fait souffrir ,
Car je n'arrive pas à lui dire,
Alors qu'il serait tellement ,
Plus libérateur d'aller lui parler !

Car je n'ai pas peur,
De continuer à avancer,
Sur le chemin de ma destinée,
Pour affronter les adversité,
Qui m'y attendent.

Seulement sa réponse,
Me fait tellement flipper,
Que je suis tétanisé.
Et je n'ose pas lui en parler,
Car je sais qu'au fond de moi,
Elle ne sera pas celle espérée...

Alors que cette personne,
Ne tentera pas de me détruire,
Car elle tient à moi !
Car elle tient à elle !
Car elle tient à nous !

Putain de sentiment,
Mi ange,
Prêt à t'élever,
Mi-démon,
Prêt à t'effondrer,

Toi, petit humain,
Tu dois résister à ces entités,
Qui sont plus fort que toi !
Qui t'habite ainsi que tes pères
Jusqu'à la naissance d'Adam

Tu n'es qu'un bombe
Prête à exploser
Seulement tu ne détient
Pas le détonateur

Jamais tu dois exploser
Tu te dois de te contrôler
Pour éviter de tout perdre
De tout perdre, de tout perdre à jamais

J'avance
Jamais je n'exploserai
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La Salle des Contes et des Légendes (Hors RP) - Page 3 EmptyMer 17 Avr 2019 - 17:50
Qu'est-ce donc ? Presque deux longues années sans déterrer ce sujet ? Eh bien, il est de mon devoir (ou pas) de lui faire honneur une fois de plus.






Soleil levé, cri strident de la boîte bizarre retentit et je lève la tête. Je fixe la porte, dans l'attente la plus totale, le cœur battant. Je baisse un peu la tête, comme si je m'apprêtais à bondir puis j'entends le cliquetis de la poignée. Je relève les oreilles et la tête, sors la langue et met à haleter avec joie. A la seconde où mon Ami de Vie apparaît, je jappe et secoue vigoureusement la queue. Quel bonheur de le voir ! Oh oui oui oui ! Je saute de mon panier et presse le pas vers lui sans m'étirer. Il me flatte rapidement la tête et se dirige vers le Divin Placard. C'est celui où mon grand sac de croquettes est, et je ne peux pas l'atteindre. Je vais chercher mon bol, trop impatient de recevoir ma pitance matinale. Ses lèvres s'étirent et je vois ses dents. J'ai appris au fil du temps que ça veut dire que mon Ami de Vie est content. J'agite la queue en posant mon bol et il émet un bruit bizarre quand je lève la patte sur mon bol, langue dehors et yeux rivés sur les croquettes. Ce bruit là, je l'appelle "Hoquet amusé" parce qu'il ne le fait que quand je fais quelque chose qui lui paraît amusant. Je ne sais pas pourquoi, je ne fais que demander à manger. Mais c'est pas grave : au moins mon Ami de Vie est heureux, alors je suis heureux ! Je jappe d'impatience et il me sert enfin à manger.

Je gobe mon repas en quelques bouchées et me poste assis près de mon Ami de Vie. D'alléchantes odeurs d’œufs brouillés, de viande, de pain, de café et d'orange parviennent à mon museau. Je connais ces odeurs par cœur ! Cela fait quatre ans que je vis chez mon Ami de Vie et j'ai retenu chacune de ses habitudes. Je sais d'ailleurs qu'il va prendre son repas du matin sur la table en regardant la Grande-fenêtre-avec-des-images-qui-bougent, puis aller se laver, mettre des peaux bizarres colorées qui recouvriront son corps puis partir jusqu'au soir. Enfin, il fait ça cinq fois de suite puis arrête deux fois, puis recommence. Et j'ai compris que ses cinq jours d'absence sont les jours où il fait quelque chose de typique à son espèce, puis le cycle se termine avant de reprendre. Je connais bien son espèce ! Ils sont bizarres.

Et aujourd'hui, c'est la fête ! Il ne part pas, aujourd'hui. Hier non plus d'ailleurs. Ça veut dire que demain il s'en va et donc que je dois en profiter ! Il est assis sur le Grand-Long-Panier avec son plateau de repas sur les genoux. Je suis assis près du Grand-Long-Panier et j'attends qu'il tapote le coussin à côté de lui. Je n'ai pas le droit de monter sauf s'il m'autorise. Il mange son repas, pose le plateau sur la table en verre qui fait ma taille puis tapote enfin le Grand-Long-Panier à côté de lui. Je saute et m'allonge confortablement en posant ma tête sur ses cuisses. Il me caresse et je sais que je suis heureux. Le temps passe, je somnole quand soudain une sonnerie venant de l'entrée retentit.

Je saute sur mes pattes et fixe la porte. Il exprime son amusement mais m'ordonne de me taire avec un "Chut" que j'ai bien retenu. Il me dit de descendre du Grand-Long-Panier et me fait m'asseoir. Il va ouvrir la porte et je vois une femelle de l'espèce de mon Ami de Vie. Je sais que c'est une femelle parce qu'ils ont pas la même odeur hormonale. Et là je sens pleeeiiiin d'hormones qui émanent de lui. Celles de l'accouplement. Moi je suis pas content. Sa femelle me regarde et ne daigne pas m'accorder de l'attention. Elle me chasse discrètement d'un coup de tibia dans l'épaule quand elle approche du Grand-Long-Panier et me dit sèchement d'aller au panier. Je regarde mon Ami de Vie qui me dit la même chose avec plus de douceur. J'obéis parce que je suis un bon chien mais j'aime pas sa femelle. Je vais dans mon panier et je les entend parler, parler, parler. Je comprends peu, juste quelques mots que j'ai appris à reconnaître pendant mon dressage. Je les regarde depuis mon panier, jaloux. C'était NOTRE journée ! Elle est venue tout gâcher. Quand elle vient après une journée d'absence de mon maître, je me dis que c'est pas grave, ça fera plus de temps pour lui et moi pendant qu'il sera là.

Mais cette fois-ci les hormones d'accouplement sont remplacées par des voix fortes. Sa femelle est debout, faisant de grands gestes et me montrant. J'entends mon nom mais elle est très en colère. J'ignore pourquoi. Lui aussi crie et dit mon nom. Qu'est-ce que j'ai fais ? J'ai fais quelque chose de mal ? Elle approche de moi et me saisit par le collier. Je couine et résiste alors qu'elle me traîne vers la porte. Je suis un gentil chien alors je ne la mords pas mais je couine et abois à l'aide. Mon Ami de Vie la retient et me libère de son emprise. Je cours me réfugier dans mon panier, queue entre les pattes. J'ai entendu une claque, plus forte que quand mon Ami de Vie me tape sur le museau si je fais une bêtise. Puis sa femelle s'en va en claquant la porte. J'ai eu très peur et mon Ami de Vie est furieux. Il me jette un regard terrible et je me fais si petit que je veux disparaître. Il approche et souffle, essayant de me rassurer. Je crois qu'il me dit que c'est pas ma faute. Il me caresse et me prend dans ses bras. Je suis un gros chien mais mon Ami de Vie s'en fiche, il me porte jusqu'au Grand-Long-Panier et m'y pose avec lui. Je suis de nouveau heureux, même si je suis inquiet. Sa joue est toute rouge, il doit avoir mal. Je tend le cou et vient lui léchouiller la joue. Il étire les lèvres. Pour une fois il ne dit rien quand lui léchouille le visage : d'habitude il râle et me repousse gentiment.

Plus tard dans la journée, mon Ami de Vie décide qu'il en a marre d'être immobile même si je sens qu'il est malheureux. Il se lève, met ses peaux qui le recouvrent et va chercher mon harnais. Je saute et jappe de bonheur. Ses yeux sont tristes mais il étire les lèvres. Je vis pour le rendre heureux et j'aime le voir étirer ses lèvres. Si il le fait une fois par jour alors je fais mon travail de chien. Mon but dans la vie est qu'il m'aime et de le rendre heureux. Encore plus quand il est triste. Pour la petite histoire, mon Ami de Vie m'a trouvé tout seul dans une rue sombre. Je n'avais pas de frères et sœurs, j'étais tout seul avec ma maman. Tout bébé, elle me disait que j'étais le dernier, que les Bipèdes lui avaient enlevé ma fratrie et qu'elle voulait tout faire pour me garder avec elle. Elle me prenait par le cou et me promenait ici et là dans les graaaaaaandes niches des Bipèdes, réclamant à manger pour elle et moi. Mais un jour, un méchant Bipède l'a trouvée dans une ruelle. Il a prit un grand bâton et a frappé ma maman. Pendant qu'il lui faisait du mal, elle m'ordonnait de me taire et de rester caché. Elle se défendait mais il était plus rapide et plus fort et elle n'a plus bougé. Je ne sentais plus la vie en elle. Je savais ce qu'il venait d'arriver et j'ai pleuré, pleuré, pleuré, pleuré. Ma maman ne bougeait plus et j'étais tout seul. Je ne sais plus combien de temps je suis resté tout seul mais mon Ami de Vie passait par là et, attiré par l'odeur et mes couinements, il est venu et m'a prit avec lui. Il a parlé à une boîte bizarre qui fait du bruit, pas très grande, et des gens sont venus prendre ce qu'il restait de ma maman. Et je suis resté avec mon Ami de Vie. Il a prit soin de moi depuis ! C'est vraiment un être très généreux. Pas comme celui qui a tué ma maman.

J'ai pensé à ça pendant qu'on marchait dans la ville. J'ai entendu mon Ami de Vie dire ce mot, ce son, de nombreuses fois. Il m'emmène au parc où il y a d'autres chiens. Je suis tout content, je vais revoir mes copains et copines ! Mon meilleur ami, c'est un chien noir appelé Rex. Il m'a dit que c'était un Doberman. Je sais pas trop ce que ça veut dire mais il est obligé d'avoir un Cache-Gueule parce que les Bipèdes ont peur qu'il morde un autre chien ou un Bipède. Mais Rex, il est tout gentil ! On joue ensemble depuis qu'on est petits et on s'entend très bien. Moi je suis un Beauceron croisé Labrador. Bizarre, hein ? Ma maman s'était enfuie d'un élevage parce qu'elle ne voulait pas me perdre, alors elle a vécu dans la rue. Quand on arrive au parc, mon Ami de Vie va s'asseoir sur un banc pendant que je vais retrouver Rex et d'autres chiens. On joue tous ensemble et je m'amuse comme un fou.

Soudain j'entends un cri. Je le reconnais : c'est la femelle de mon Ami de Vie. Elle vient de crier parce qu'elle crie sur mon Ami de Vie. Je me redresse.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? me demande Rex.
- C'est sa femelle. Ce matin ils se sont criés dessus.
La femelle de mon Ami de Vie sort quelque chose de son sac et le pointe sur mon Ami de Vie. Elle pue la haine et lui sent la peur. Elle crie, crie fort et soudain un bruit part et blesse mon Ami de Vie. Il tombe par terre et je sens l'odeur âcre du sang. Ni une ni deux, je fonce sur elle en aboyant. Je cours si vite qu'elle n'a pas le temps d'anticiper mon arrivée. Je la bouscule, elle trébuche et se ressaisit. Je me met près de mon humain, de manière protectrice. Je suis devant lui, crocs à découvert, grognant de menace. Elle me fixe avec stupeur et pointe à nouveau la chose. Mais sur moi cette fois. Ne pas attaquer, ne pas attaquer, ne pas attaquer. Rex m'a dit que si j'attaque un Bipède, ils vont croire que je suis un méchant chien. Alors j'ai appris à ne pas attaquer. Je reste planté devant mon Ami de Vie qui a peur et est blessé, grognant. Les autres Bipèdes ont peur de s'approcher. Un nouveau bruit retentit et je sens une douleur si vive que j'hurle de douleur. Quelque chose est entré dans mon épaule et me brûle, me fait mal. Le sang a jaillit et mon Ami de Vie a crié mon nom. J'ai titubé de côté, choqué de cette douleur. Ma patte me fait si mal que je n'arrive plus à la poser. La douleur me fait tourner la tête, je ne sais plus ce qu'il se passe. Je mélange les odeurs, sonné. Je dois reprendre mes esprits. Dans un éclair de lucidité, je vois la femelle pointer le Porte-Douleur sur mon Amie de Vie une seconde fois. Non ! Je saute et le bruit retentit encore.

Mais cette fois je ne me relèverais pas. Je ne saurais pas non plus que des Bipèdes qu'on appelle "policiers" sont arrivés et ont arrêté la femelle. Je ne saurais pas que mon Ami de Vie a survécu parce que je me suis sacrifié pour lui. Je ne saurais rien de tout cela car j'ai donné ma vie pour celui qui a sauvé la mienne quand j'étais bébé.

J'ai accompli mon devoir de chien fidèle. J'ai accompli mon devoir de compagnon.

J'ai accompli mon devoir d'ami.
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