Drryz, demi elfe mercenaire

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Drryz
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~ GRIMOIRE ~
- -: Demi-Elfe (De la nuit)
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Drryz, demi elfe mercenaire EmptyLun 17 Mai 2010 - 17:39
Nom/Prénom: Dryzz, de son vrai/ ancien nom Loealyn Myrrza

Âge: 22 ans

Sexe: Malgré son nom masculin, c'est une femme

Race: Demi Elfe (de la nuit)

Particularité: Dryzz à une "maladie" qui lui ronge son esprit. Quand elle est réveillé, elle est prise d'une sorte de folie qui lui fait changer de personnalité. Son mal est instable, il peut donc rester inactif pendant plusieurs jours, voir mois, tous comme il peut s'activer plusieurs fois de suite.

Alignement: Neutre, elle tend vers le mal quand la "folie" s'empare d'elle.

Rôle: Mercenaire

Équipement: Dryzz possède une armure en cuir et métal. Pour les armes, il s'agit de cimeterres, de couteaux de lancers et d'une dague.

Description physique:

Dryzz exprime son caractère au travers de son apparence. Elle estime que c'est aussi bien un moyen pour elle d'afficher son métier que son côté sauvage. Car elle se considère ainsi!

Sa silhouette fine et élancée (elle mesure environ 1m72 pour 58-59kg) la fait d'ailleurs ressembler à un fauve. Ses yeux dorés ne font que confirmer cette impression, d'autant plus que ses pupilles sont légèrement fendues à la naissance.
Ses cheveux noirs ont vus leurs pointes être teintent en rouge après un excès de folie. Toutefois, elle a trouvé le résultat plaisant à son retour à la raison. C'est pourquoi elle n'as pas désirer les changer et les a même conservés ainsi. Elle est même allée jusqu'à les couper de façon asymétrique avec un poignard. L'opération avait deux but: celui de renforcer son apparence sauvage et de ne pas être gêné lorsqu'elle se bat.

Pour ses vêtements, il faut savoir qu'elle ne quitte presque jamais son armure légère, la préférant aux plus belles robes (qu'elle déteste particulièrement). Ce qui lui plait le plus, c'est l'association cuir noir et métal cuivré. Même un habit d'or n'aurait pas autant de charme à ses yeux!
Le haut de l'armure est un mélange de tunique à col haut et de bustier. Les manches et les gants qui recouvrent ses bras lui permettent de dissimuler les divers blessures qu'elle s'est auto-infligé dans un moment où sa maladie a pris le dessus sur elle. Le bas de la protection est est un simple pantalon en cuir. Des jambières en métal recouvrent ses jambes de ses genoux jusqu'aux chevilles. Mais malheureusement pour elle, sa façon de s'habiller contribue à la faire passer pour un homme. Ça plus le nom masculin qu'elle porte et ses habitudes lui sont défavorables. Il n'est pas rare que certains soient étonnés lorsqu'il découvre sa vraie nature.

Une autre de ses particularité est les piercings qui couvre une partie de son visage. Elle se les a apposé après son départ de chez elle comme preuve de sa détermination. La série de boules argentés qui décorent sa pommette et sa mâchoire gauche sont un signe qu'elle est mercenaire. Celui de sa lèvre est là afin de montrer qu'elle fait partie de la race des elfes de la nuit (selon elle) tandis que le pic prouve à quel point elle est dangereuse pour ce qui chercheraient à la défier.


Mais malgré cette apparence sauvage et impétueuse se cache (tout au fond), une femme douce et compréhensive.

Description mentale:

Liberté, vie sauvage, indépendance...

Voilà trois mots qui désignent à merveille Dryzz. Enfermée dans un monde trop calme et noble à son goût, elle a finit par se rebeller et fuir de chez elle. Son tempérament de feu en font une personne qui porte une affection particulière à sa liberté et son honneur. La simple idée d'être soumise à quelqu'un la dégoûte. C'est ce qui la pousse à se montrer parfois violente et agressive afin que son interlocuteur comprenne qu'il n'est pas dans sa nature d'obéir aveuglement.
Cependant, étant issu d'une famille noble, elle a reçut une éducation en conséquence. Elle connait donc les divers codes et étiquettes en vigueur chez quelques races, ainsi qu'un langage courtois voir même solennelle en face des plus grands rois. De plus, même si son apparence la fait passer pour un être qui préfère l'action à la réflexion, elle sait faire preuve d'une sagesse et d'un intelligence à la hauteur de ses origines elfiques.
Quoiqu'il arrive, elle reste avant tous une femme d'honneur. Elle serait même capable de mourir dans le seul but de défendre sa fierté. Mais il ne faut pas l'imaginer orgueilleuse pour autant! Elle sait ce qu'elle vaut et ce qu'elle ne vaut pas, ce qui permet de réguler sa réaction quand on l'insulte ou tente de l'énerver. Il y a tout de même des sujets qu'il vaut mieux éviter d'aborder si on préfère éviter d'engager le combat. Mais il est rare qu'elle parle d'elle, ce qui rend les choses difficiles à deviner.
C'est en effet un être plutôt solitaire et réservé. Elle a d'ailleurs du mal à se lier avec les autres de par ses piercings(qui étonnent et choquent souvent) et surtout de sa maladie.

Lorsque la maladie prend le pas sur elle, elle devient encore plus violente qu'à l'habitude, mais surtout plus... étrange. Dans ces moments là, sa personnalité est d'avantage celle d'un fou (bouffon, amuseur publique) drogué à la caféine et surexcité par nature. Elle se tourne d'avantage vers le mal (bien qu'elle soit neutre de nature) dans le sens où elle est capable d'attaquer et de tuer uniquement par plaisir. La phrase préféré de celle qu'elle nomme "Sissié" (il s'agit d'une personnification de sa folie) se trouve être "J'adoooooore <3".
Il ne faut pas s'y tromper, Sissié n'est pas une assassine en puissance. Il est d'ailleurs plutôt rare qu'elle tue ou attaque les autres sans réels bonnes raisons, bien qu'elle puisse le faire par ennuie. Mais il est clair qu'elle passera une bonne partie de son temps à déranger les autres en "s'amusant".

Par son métier de mercenaire, tuer ne lui fait ni froid ni chaud, mais elle s'est instaurée un code qu'elle respecte en toute circonstance (mais pas forcément Sissié..). Il y a d'ailleurs certaines missions ou actions qu'elle n'accomplira jamais à partir du moment où son honneur peut se retrouver salit à cause de cela.

Histoire :

Livre I des Chroniques de Dryzz – Le commencement



L'amour... C'est une chose bien étrange, on ne peut le nier.

Par amour, on peut soulever des montagnes, combattre les plus féroces ennemis, briser les plus grandes barrières... C'est ce même amour qui me permis à moi, Drryz, ou plutôt Leoalyn Myrrza de mon nom de naissance, de voir le jour. C'est aussi ce qui causa, comme pour beaucoup de demi dans mon cas, mon malheur.

Mon père, Thietain, était un noble de petite robe de Lossarnach. Il avait pour devise de se tenir éloigné des affaires des grands afin de se protéger lui même et son intérêt. Loin d'être un combattant, il était plutôt un marchand, un stratège de l'économie. Il avait laissé les arts de la guerre, de la magie et de l'agriculture à ses frères, leur préférant le commerce. Même si il passait une bonne partie de son temps derrière un bureau, il n'en était pas moins un homme à la carrure sportive. Les traits de son visage lui donnait une impression de force mais son sourire était loin d'être rare. Tous comme son désir d'explorer le monde afin de faire fructifier son empire économique. C'est ce qui le poussait à oser des voyages parfois périlleux, uniquement pour examiner une marchandise qu'il désirait acquérir ou bien tenter d'exploiter une nouvelle voie commerciale. Selon sa propre devise "rien n'est impossible à celui qui ne tente rien". C'est cette même phrase qui le poussa à séduire Siennawen.
Il l'avait rencontré un jour qu'il effectuait un voyage vers les monts du fer, bien au nord-est du Gondor.

Les intempéries avaient poussé son convoi à fuir à l'est de la route. Continuer plus en avant en faisant fit des éléments aurait endommagé, voir même détruit leur précieuse cargaison. L'or et les pierres précieuses étaient indispensables pour pouvoir commercer avec les nains.
Arrivé à la mer de Rhûn, ils la contournèrent par l'est, décidant d'éviter les rivières qui, sûrement gonflés par les pluies, devaient être impraticable. Le voyage était dés lors rallongé mais au moins auraient-ils la sûreté d'arriver sans subir un retard de plusieurs jours, le temps que la voie soit de nouveau ouverte. Ils longèrent les plages fines jusqu'à ce qu'ils arrivèrent à une foret. A leur grand étonnement d'ailleurs.
Néanmoins, c'était pour eux une aubaine. Le niveau de leur vivre commençait à atteindre le seuil critique, et ils n'avaient pas assez de proie dans les plaines à leur goût. Thietain forma un petit groupe armé constitué d'une dizaine de personne, dont lui même. Bien qu'il répugnait à se battre, les bois leur étaient inconnu et il pouvait bien y avoir des orques. Il ne fallait pas se montrer trop imprudent et, étant le chef de la caravane, il était de son devoir d'en assurer la sûreté. C'est aux aguets qu'ils pénétrèrent dans le lieux sylvestre.

L'endroit était calme. On ne pouvait qu'entendre le bruit du vent qui soufflait dans les branches et apportait l'odeur salé si particulière de la mer. Les couleurs pâles, presque ténues, des feuilles et des fleurs apaisaient tous aussi bien les yeux que l'âme. Tous ici respirait la sérénité et le calme absolu... Jusqu'à ce que le craquement des arcs que l'on tend explosa dans le silence. Le groupuscule, tous concentré sur la place où il se trouvait, n'avait pas remarqué la présence des elfes. Il semblait différent des autres membres de leur race, plus distant; plus froid aussi. Ce fut un beau mâle aux cheveux d'or qui pris la parole, interrogeant les humains quand à leur intrusion sur leur terre.
Avant qu'il ne s'en rende compte lui même, Thietain pris la parole avec autant de sagesse et de respect qu'il n'en avait et n'en aura jamais usé dans toute sa vie d'homme. Il présenta la situation avec une extrême justesse et plaida en faveur de ses compagnons affamés, resté à l'orée de la foret. Il ajouta même qu'eux pouvaient mourir si les êtres sylvains, dans leur extrême bonté, acceptaient leur vie en échange de quelques vivres pour les autres.
Ce sens du sacrifice et du devoir intrigua les archers qui délaissèrent leur armes de guerre pour la voix de la paix. Parmi eux se trouvait Siennawen.

Bien que les elfes soient tous magnifiques (ou du moins bien plus beau que les humains), ma mère dénotait en particulier de ce monde. Elle possédait une longue chevelure, de la couleur d'une nuit sans étoile, qui descendait en cascade jusqu'à ses reins. Ses yeux mêlaient la douceur d'un ciel d'été à la chaleur d'un feu qui grandit. La pâleur de son teint et l'éclat de ses lèvres faisait naître dans l'esprit du marchand l'image d'une pétale de rose perdue dans la neige. La grâce que chacun de ses mouvements inspiraient, la douceur que ses lèvres laissaient supposer, la force de son regard...
Tous en elle charmèrent mon père qui discuta longuement avec cette noble dame. Il ignora les autres, oublia ses propres compagnons, fuit l'idée d'un danger pour se jeter corps et âme vers son cœur. Point de ronces acérés, point de barrières infranchissables, point d'armées maléfique et nombreuses n'auraient sut stopper l'élan qui l'emportait, et même les paroles parfois dures de son aimée ne surent le retenir.
Il fit durer le temps du repos plusieurs jours, puis les fit devenir des semaines. Lassé, ses confrères l'abandonnèrent là, mais il ne le remarqua même pas. Seuls les yeux magnifique de sa belle lui importait.

Les autres elfes s'amusaient quand à eux de la situation. Il leur semblait fort divertissant de voir cet homme poursuivre un rêve qu'il s'obstinait à vouloir effleurer du doigt. Jamais il n'aurait du réussir, jamais une telle chose n'aurait pu arriver!

Et pourtant...

Siennawen finit par se laisser charmer. Elle oublia les règles, oublia qu'il était humain et elle elfe, oublia même le plus grand des interdits...
Ils finirent par s'aimer, entièrement, à l'abri des autres et de leur regard, au bord de la mer. C'est durant cette seule et unique nuit que tous deux passèrent ensemble que je fut conçue. Il n'y en eu pas d'autre; Thietain fut chassé dés le lendemain, quand on découvrit les amants endormis.

Il erra dans les plaines de Rhû, ne sachant où aller. Il était un homme qu'on avait arraché d'un doux paradis pour le jeter dans un monde inconnu. Manquant d'argents et de vivre, il du renoncer à retourner chez lui. Marcher vers l'Ouest pour rejoindre la Foret Noire n'était qu'une douce illusion, et rien ne lui assurait qu'on lui laisserait entrer en terre elfiques. Descendre vers le Mordor au Sud n'était même pas pensable. Seul restait les Monts de Fer, but premier de son expédition, plus au Nord. Les chances d'y arriver étaient mince, d'autant plus que sans argent ni biens à échanger, les nains auraient tôt fait de le laisser mourir dans les montagnes. Mais c'était, de toutes les solutions, celle qui avait le plus de chance de réussite. Il en prit donc le chemin.

Père déambula pendant ce qui lui parût être une éternité, s'abreuvant dans les rivières ou les flaques qu'il trouvait sur le chemin, chassant les proies qu'il pouvait. Plusieurs jours après son exil, il finit par s'effondrer devant les portes de la cité des enfants des pierres. Les résidents l'auraient bien laisser là si un nain, Grim, ne le prit pas sous son aile. Oh, nul amitié ou curiosité ne vint au départ pousser son geste. Il avait perdu un de ses travailleurs, emporté par une maladie, et recherchait un autre pour le remplacer. Quoi que l'étranger sache faire, il aurait toujours, pensait-il, les moyens de le faire travailler pour le rembourser. Et lui offrir un salaire pour qu'il puisse vivre; les nains ne sont point esclavagistes.
Au réveil de Thietain, le mineur lui exposa les faits et ce qu'il lui devait pour le sauvetage. L'homme y vit là un moyen de regagner sa vie et de pouvoir retourner dans la foret à la recherche de sa bien aimée. Il préférait mourir en emportant son visage comme dernière image plutôt que vivre une vie entière sans elle. Le marché fut conclut dans la minute, avant même que Grim ne lui propose la nuit pour y réfléchir.
Il écrivit une lettre, rassurant sa famille et expliquant ce qu'il pensait faire pendant quelques temps, parmi les nains. Il travaillerais comme marchand et s'occuperait des transactions pour son bienfaiteur, le temps de recouvrir une santé totale et d'avoir les moyens pour revenir. Si il toucha un mot des elfes dans sa lettre, il occulta totalement Mère et l'amour qu'il éprouvait pour elle. Ils n'auraient pas été en mesure de comprendre et l'auraient sans doute condamné par préjugés. Mieux valait tenir l'affaire secrète.
Il était parti depuis un an quand il envoya la missive.

Une de plus s'écoula pendant son séjour dans le royaume nain. Ses soins furent entièrement remboursés en cinq mois, et il put même louer une chambrette un peu plus confortable que le dortoir dans lequel il dormait avec les ouvriers. Il n'y avait pas de meubles; il préférait dormir à même le sol afin d'éviter des dépenses inutiles. Cependant, un accident le contraint à garder le lit pendant plusieurs semaines et dormir sur la pierre était dés lors impensable. Il retarda son voyage d'un mois supplémentaire en s'achetant un lit, bien qu'il se serra d'avantage la ceinture lors des repas. La perte d'un chariot de métal lors d'une attaque gobeline lui valut deux mois de soldes ou presque. A croire que les dieux eux même refusaient sa folle entreprise! Mais Sauron lui même n'aurait pus arrêter l'amoureux.
A l'instant même où il eut assez d'or, il prit congé de Grim en le remerciant milles fois pour l'offre qu'il lui avait fait, acheta assez de vivre pour voyager à deux des Monts de Fer jusqu'à Lossarnach et partit sans se retourner. Une carte vint compléter son attirail, en plus d'une épée et d'une armure de cuir que le nain lui offrit en preuve d'amitié. La longue année passée ensemble les avaient rapproché et ils se promirent de garder des liens, qu'ils soient économiques ou non. Ceci fut fait jusqu'à ce que le mineur prenne congé de la vie une dizaine d'ans plus tard.
Il n'avait, hélas, pas de quoi payer une monture et l'impatience le rongeait trop pour qu'il reste encore plus longtemps. Ils marcheraient tous les deux, côte à côte, en parlant de leur vie futur. Il avait déjà tous prévu à vrai dire; une maison isolée, près d'une rivière, des enfants qui jouaient dans les champs alors qu'il ferait commerce des produits qu'ils cultivaient. Une ville ne serait pas loin de là, afin de faciliter leur vie sans pour autant risquer de la gâcher. Tiens, et pourquoi pas s'installer près de la riante Comté? A moins que l'Arno lui convienne mieux... Bah, ils avaient toute la vie devant eux, ils verraient bien ensemble!

Ce sont ces divagations qui lui donnèrent la force de parcourir la plaine presque sans s'arrêter. Il avait tellement hâte de la revoir à nouveau... Et tant pis si les autres elfes le tuaient pendant qu'il tentait d'atteindre son but!
Si il ne mourut pas en arrivant à la foret, il regretta longtemps que ce ne fut pas le cas...

Il était à peine arrivé à l'orée du bois qu'une flèche se ficha à ses pieds, lâchée par les doigts graciles d'une sentinelle sylvestre. Quand il demanda qui avait l'impudence de se présenter ainsi à eux, il reçut une réponse empli d'arrogance.

"C'est Thietaine, l'amant de la belle Dame Sienawen, qui vient la chercher"

Tels étaient ces mots. Père s'attendait à être tué sur le champ, aussi ferma-t-il les yeux en rejetant la tête vers l'arrière. Non pas qu'il avait peur mais il ne voulait voir d'autres visages que celui de sa bien aimée. Il resta un moment sans bouger avant de se rendre compte que nul arme ne vint percer son cœur. Pensant avoir touché l'elfe ou encore recevoir la grâce des Dieux, il fit un pas supplémentaire, mais une voix l'arrêta sur place. Elle l'enjoignait à s'arrêter et patienter là.
Imaginant qu'on allait quérir ma mère, il obéis de bonne grâce. Il s'étonna lorsque, un peu plus tard, ce fut un mâle blond (le même qui l'avait accueilli lors de son premier séjour) qui se présenta à lui. Il portait ce que le mortel pris pour un paquet couvert de tissus mais qui se révéla être un jeune enfant lorsque ce dernier gazouilla. Quand je gazouilla en fait...

L'être gracieux me présenta comme étant l'enfant de Thietaine et de Sienawen. Selon lui, cette dernière était morte en couche, laissant sa vie pour qu'une autre puisse entrer dans ce monde.

Encore aujourd'hui, je doute sur la véracité de ces dires, bien que mon père m'affirma maintes fois qu'il l'avait ressenti jusqu'au plus profond de son être. Je suis persuadée qu'il a finit par croire lui même ces mots. Il était emplis de douleur à cet instant et n'aurait que difficilement pu croire à autre chose puisque ma mère ne s'était pas présentée à lui.
A-t-elle été emprisonné le temps qu'on me rende à lui ou bien a-t-elle réellement succombé?
Je ne saurais dire, mais je sais que mon père préfère croire à cette seconde affirmation. Imaginer que celle qu'il aimait ai pu le laisser sans aller avec leur enfant sans même tenter de faire savoir qu'elle vivait lui est trop dur. Et si un jour je découvrait que ce fut le cas, je le tairais (si tenté est que je sois amené à le revoir). Il en mourrait...


Malgré la joie qu'il eut en me recevant, il fut brisé par le chagrin en entendant l'annonce de ce qu'il appelait un départ tragique. Mais nul compassion, nul sensibilité ne vint chatouiller le cœur de la sentinelle qui lui ordonna de partir. Il me confia à lui en plus de deux outres de lait pour que je puisse être nourrie. Ce n'était pas assez pour un long voyage et il le savait. Sans doute espérait-il que je trouve la mort et que la honte que j'étais pour leur peuple disparaisse....

C'est en portant le deuil que mon père partit. La joie du voyage n'avait plus raison d'être et, bien que nous fussions deux comme il l'avait imaginer, il avait l'impression que le monde mourrait devant lui.
Il rencontra en chemin une caravane de voyageurs qui acceptèrent de nous emmener avec eux. Une femme qui allaitait accepta de s'occuper de moi en échange de quelques pièces d'ors. Pendant tous le chemin jusqu'au Gondor, il ne me lâcha des yeux. J'étais pour lui le dernier cadeau de son cher amour. Puisque j'étais tous ce qu'il lui restait d'elle, il se promit de me veiller comme s'il s'agissait du plus précieux de tous les trésors.

Et il tint parole.




Livre II des Chroniques de Dryzz – Ma vie



D'aussi loin que remontent mes souvenirs, je ne fut vraiment bien acceptée parmi ma famille. Ma grand-mère me portait un amour sincère, mais aucun de mes oncles ne prit jamais la peine de s'intéresser à moi et il en fut même un pour espérer que je périsse. Il est inutile de préciser que mon père coupa entièrement les ponts avec eux.

Son commerce avait été géré d'une main de maître par sa mère et les liens commerciaux qu'il entretint par la suite avec Grim lui permit de les renforcer. Il devint bien vite un noble de plus grand importance. Il délaissa la maison bourgeoise qui l'avait vu grandir pour un manoir sur les hauteurs. Il voulait le meilleur pour moi et je pu, tout au long de ma vie chez lui, facilement avoir ce que je voulais. Je n'en abusait fort heureusement pas et ne devint pas comme ses enfants nobliaux qui se croient rois du monde lorsqu'ils n'ont qu'une botte de terre à leurs pieds.
Je fut au contraire une enfant au caractère doux et conciliant et il ne m'arrivait jamais de demander quelque chose sans que je n'argumente. Mon père était fière; il estimait que ceci faisait parti de mes origines elfiques, tous comme ma beauté.
On me complimentait d'ailleurs beaucoup sur mes traits fin. Il n'était d'ailleurs pas rare que Thietain affirme avec force à qui voulait l'entendre que je ressemblais comme deux gouttes d'eau à ma chère mère.

Par soucis pour ma sécurité, il m'enferma à la maison, faisant venir des précepteurs afin que je reçoive la meilleure éducation possible. Comme j'étais sage, je ne me plaignit jamais, bien que je me sentait triste et solitaire. J'avais bien des amis, car les servantes et certains majordomes avaient des enfants, mais ce n'était pas la même chose que des gens de l'extérieur à mes yeux. Père finit par le remarquer et s'en voulu pendant des jours.
Quand il me demanda ce qui me ferait plaisir pour mes sept printemps, afin de se faire pardonner, et que je lui répondit qu'apprendre à me battre me plairait, il faillit défaillir. Mais je réussis tant et si bien à le convaincre qu'il finit par me l'accorder. Il finit venir le meilleur maître d'arme de la ville et il m'apprit, sous l'œil inquiet de mon père, à manier l'épée et le bâton. Mes capacités elfiques me facilitèrent en grande partie la tâche et j'excellai bientôt dans ce domaine.
Mon éducation elle même fut très poussée. Il voulait me voir épouser un des grands de ce monde et mener des discutions de haut niveaux parmi les gens de cours.

Pendant les nombreux bals qu'il organisait (et auxquels je pu participer à l'âge de mes dix ans), tous les invités s'accordaient à dire que j'étais une enfant presque parfaite. Toujours polie, j'écoutais avec respect mes ainés, savait danser et philosopher sur divers sujets le plus naturellement du monde.
Jamais je ne fit preuve d'insolence ou bien vint à manquer de respect à quiconque. De plus, contrairement à beaucoup de mon âge, j'étais calme et patiente.
A vrai dire, si je n'avait été une demi-elfe, beaucoup m'aurait considéré comme parfaite. Mais la tare d'être dans deux mondes à la fois était un lourd pêché que nul ne semblait vouloir défier.


Et ma vie fut ainsi rythmée jusqu'à l'âge de mes treize ans... Période à laquelle mon mal naquit.

La première fois que je découvrit qu'une chose terrible me rongeait m'effraya. Je m'en souviens encore à vrai dire.

Je me trouvais dans le jardin, à m'entraîner à l'épée, bien que je passait pour excellente dans cet art. Avant que je ne comprenne quoi que ce soit, j'eus l'impression qu'un coup m'avait été asséné au crâne et je sombrais dans le vide de l'inconscient.
Pourtant, loin de me réveiller dans l'herbe, je repris conscience à genoux sur mon lit. Ma chambre, d'habitude si bien rangée, semblait avoir subi un siège tant le désordre qui y régnait était épouvantable. Mon père et plusieurs servantes se trouvaient à l'encadrement de la porte, plus pâle l'un que l'autre. Quand je leur demandais ce qu'il s'était passé, ils me racontèrent tous.
J'avais, selon eux, couru comme si le diable me collait à chaque pas. Je riais en renversant tous ce que je pouvais et en bousculant les autres. J'avais jeté des porcelaines à la tête de certains, insulter d'autres, jusqu'à ce que je me rende dans ma chambre où je me déchainais. J'étais en train sauter sur les meubles quand je revint à la raison.

Effrayé par ce dont il ne pouvait me protéger, Thietain fit appelle aux plus grands médecins de la ville et aux plus grands sages. Mais aucun ne purent nommer ce dont je souffrais.

Je me coupait encore plus des autres qu'à mon habitude, et finit par devenir bien plus solitaire. A mesure que le mal me rongeait, je changeais. Chaque petite parcelle de luxe me devenait insupportable et les règles dans lesquels je me trouvais ne firent que m'étouffer d'avantage.
De la fille bonne à marier, je passais à la rebelle éprise de liberté. Nul ne pouvait me retenir et je tenta de faire plusieurs fois le mur, bien que je ne réussisse jamais mon entreprise. La maladie apparaissait et disparaissait à son grès et, si je ne pu la pré sentir les première fois, je finit par réussir. Cela me permettait de m'enfermer à l'abri, afin d'éviter de heurter les autres. Mais la destruction continuelle de ma chambre finit par lasser Sissié, celle que j'appelle mon double maléfique et qui s'empare de mon âme en même temps que la maladie.
Je compris à quel point elle pouvait être dangereuse lorsque, vers mes vingt ans, on me retrouva prostrée dans un coin de ma chambre, les bras en sang.

Je craignis dés lors pour la vie de ceux qui m'étaient cher, quand bien même leur seule présence suffisait à m'agacer profondément. Je préparais un plan pour les fuir et il ne fit que se renforcer lorsque mon père acquérait une magnifique armure. Elle vint trôner dans l'entrée, servant de décoration, de même que les cimeterres qui allaient avec.
Je passait de plus en plus de temps à les admirer. Je savais manier l'épée et, bien que les cimeterres demandent une plus grande coordination et une plus grande habilité, je m'imaginais capable de les maîtriser.
Quand à la protection, elle avait beau être celle d'un homme, ma petite poitrine (d'autant plus si je la bandais) et mes hanches fines me rapprochait de la silhouette d'un mâle. Je n'eut aucun mal à m'y glisser. J'appréciais le contact du cuir sur ma peau ainsi que les manches et les gants qui cachaient mes blessures.
Je m'enfuis avec eux quelques jours seulement après mon vingt-et-unième anniversaire.



Oh, le reste de ma vie n'est pas intéressant à raconter. Je me liais d'amitié avec une bande de jeunes aventuriers partis explorer le monde. Je restais avec eux quelques temps, puis reparti comme j'étais venu. Une bonne partie du temps, c'était Sissié qui me poussait à m'éloigner, mais moi même m'éloignait quand ils me lassaient.
De par ma capacité à manier les armes, je me fit mercenaire.

Ah, je pourrais évidemment raconter plus en détails toute ma vie, mais cela me lasse de penser à un passé déjà lointain... Peut être qu'un jour, quand j'en éprouverais l'envie ou bien me sentirais proche de quitter la vie (si une lame ne viendra pas devancer le temps), j'écrirais à nouveaux cette période de ma vie. Toute celle durant laquelle je fut mercenaire.
Mais pas pour le moment...

Même si une bonne partie de ma vie c'est déjà écoulée, j'estime avoir encore le temps de vous conter mes aventures passé en ce bas monde. Je reprendrais un jour ma plume pour continuer mes Chroniques, mais ce moment n'est pas encore venu.

Qui sait....

~~~~~

Comment trouves-tu le forum ? : L'ensemble me semble un peu compliqué, mais c'est ce qui fait son charme =3

Comment as-tu connu le forum ? : Je cherchais un troisième/ quatrième forum de rp X3



Comme vous pouvez le voir, mon personnage dénote tous de même de l'univers de Tolkien. Avant de commencer son histoire, j'aimerais donc savoir si il y a des choses qu'il faudrait que je change/ qui sont interdite ici.
J'ai fait un personnage plus "moderne" que ceux qu'on retrouve habituellement dans SdA (n'oublions pas que le génie Tolkien a vécu de 1892 à 1973. La société et le mode de pensés des gens ont beaucoup évolués et je suis bien évidemment sûre que son récit aurait été tous à fait différent si il l'avait écrit vers 1990 plutôt qu'entre 54 et 55, voir 1937 pour Bilbo le hobbit), aussi préférerais-je savoir si je peux tous de même le jouer X3


Je posterais l'histoire rapidement après la réponse, promis ^^
(Surtout que j'ai déjà les grandes lignes en tête X3)


Merci d'avance ^^


Dernière édition par Drryz le Mar 18 Mai 2010 - 23:55, édité 6 fois
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Sirion Ibn-Lahad
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Drryz, demi elfe mercenaire EmptyLun 17 Mai 2010 - 21:00
Bienvenue Drizz Very Happy

Tout d'abord au niveau de l'écriture, pas grand chose à redire là-dessus. Orthographe et syntaxe plutôt bonnes Wink

La forme donc convient, le fond me dérange par certains aspects. D'abord, Elfe noir ne serait pas vraiment le bon terme à employer dans le monde de Tolkien. Il n'en existe d'ailleurs pas sur Arda, mais ce qui se rapproche le plus est sans doute "Moriquendi", les Elfes de la Nuit (qui n'ont pas vu la lumière de Valinor et qui sont restés en Terre du Milieu, pour plus de précisions vas lire le sujet ICI troisième post Wink )

Ensuite certains termes me semblent "étranges" : Sirdnie, aele garsh... en quelle langue est-ce ? Pas l'une que Tolkien a crée, j'en doute Rolling Eyes
En somme, tu es schizophrène ? Mais si ce n'est pas ça, avoir une sorte de démon en soit n'est pas du tout Tolkienien :/

Même s'il y a eu des exceptions chez le peuple des Elfes à travers les Âges, être une Elfe qui tue comme ça sans pitié, c'est quelque peu rare ! D'ailleurs, j'ai remarqué que tu ne faisais à aucun moment référence d'un quelconque royaume Elfe de la Terre du Milieu, ce qui ne nous éclaire en rien sur la vie de ton personnage (même si c'est vrai tu n'as pas encore écrit ton histoire).

Donc pour l'instant, moi personnellement je trouve que ta présentation est bien mais qu'elle ne coïncide pas avec le monde de Tolkien même si on l'imagine plus "moderne" comme tu dis. Je te conseille donc de revoir quelque peu ta fiche dans son ensemble, qu'il y ait plus de cohérence avec les Elfes de la Terre du Milieu.

Mais ce n'est que mon avis Wink
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Drryz, demi elfe mercenaire EmptyLun 17 Mai 2010 - 21:20
Tous d'abord, merci pour ton commentaire sur mon écriture ^^


Ensuite:


Pour le terme d'Elfe noir, je pensais qu'il s'agissait d'une autre dénomination des Elfes de la nuit. J'avais envoyé un message à Radamanthe pour qu'il m'explique justement un peu le contexte elfe de la nuit.
Après réponse, j'ai compris qu'Elfe noir/ elfe de la nuit n'était point Drow. Bon, comme ce n'est pas le bon terme, je vais changer ça ^^
(J'avoue que je rêve de jouer un Drow depuis que j'ai lu les légendes de Drizzt (d'où le nom de mon personnage qui révèle d'une pure inspiration Salvatorienne X3). D'où le caractère un peu "spécial" de mon personnage X3)


Pour la "maladie", que nenni! Ce n'est point un démon (il ne me serait jamais venu à l'idée d'en jouer un sur un forum qui ne le propose pas d'ailleurs) mais plutôt un trouble de la personnalité (que j'ai précisé mais peut être mal expliqué).

Pour la langue, j'ai vu qu'il n'y avait pas de vrai langage Elfe de la nuit, j'ai donc voulu tenter. Comme le dis le proverbe, qui ne tente rien n'as rien dwarf
En plus il est marqué que les joueurs EdN ont le champ plus libre que leur autres congénères vus qu'on manque de donnés sur la langue. Au pire, je change (moi qui voulait faire classe, j'ai loupé xD)


Pour ce qui est de tuer, Dryzz n'y prend pas de plaisir mais pas non plus de peine. C'est neutre, donc elle peut tous de même ressentir de la pitié et éviter de tuer si elle le désire.
(D'ailleurs, en disant rare, cela laisse supposer que ce n'est pas impossible Rolling Eyes )

Pour l'origine de la petite (huhu), on m'as aussi dis que les EdN n'avaient pas d'endroits rien qu'à eux. Je pensais justement attendre/ voir un peu en attendant la réponse, afin de réfléchir dans quel bosquet sombre je pourrais les situer elle et sa famille dwarf


Et pour son caractère hors normes des elfes, j'ai toujours aimé faire des personnages torturés/ différents de la normale (rien de plus ennuyeux que la normale à mon avis X3).


Mmmm, sinon, pour résumer, il faudrait que je change les noms, son caractère et lui trouve un coin pour son histoire?
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Drryz, demi elfe mercenaire EmptyMar 18 Mai 2010 - 23:58
Désolée du double poste, mais j'annonce la fin officielle de ma fiche ^^


Suite à certaines demandes, j'ai modifié certaines données ^^
J'ai apporté un peu plus de détails sur le comportement de Sissié (anciennement Joker), et ai mis l'histoire complète (bien que bâclée vers la fin >.>)

J'espère que vous aimerez l'histoire et qu'il n'y aura pas d'éléments gênants par rapport à tel ou tel chose.
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Drryz, demi elfe mercenaire EmptyMer 19 Mai 2010 - 22:59
Voilà je valide ta fiche Wink

Quelques petites fautes de distraction, mais le contenu est plus que satisfaisant.

Tu peux commencer le RP Smile

Fofo'


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