Devant les murailles d'Assabia...

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Forlong
Tribun Militaire d'Arnor
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Forlong

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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyLun 24 Mai 2010 - 0:18
Le voyage fut long, mais ils étaient enfin arrivés sur place. Le soleil brillait impitoyablement, et le sable était partout...mais le moral était haut, et les guerriers se préparaient pour la bataille avec enthousiasme.

Le campement du Gondor était vaste; au milieu se trouvait la grande tante Blanche du Roy, où prenaient place les conseils de guerre. Elle était entourée des quelques grandes tentes appartenant aux seigneurs, généraux et autres, ainsi que d'un grand carré de tentes militaires.
Le reste du campement était beaucoup moins organisé; des chariots, des tentes de toute taille et couleur, des feux...les elfes se tenaient d'un côté, les groupes de mercenaires d'un autre, les chevaliers errants s'étaient assemblé autour d'un grand feu, s'isolant des autres guerriers.

Les chariots des filles de joie accueillaient déjà leurs premiers clients, prêts à dépenser leur argent pour quelques moments de plaisir charnel...

Des soldats travaillaient intensivement, déployant une palissade autour du campement, et rassemblant des machines de siège. L'armée mixte du Roy était déjà nombreuse, mais il attendait encore l'arrivée des mercenaires, notamment des cinquante Chiens du Désert.

Un conseil de guerre prenait place dans la tente du Roy, les dirigeants de l'expédition planifiaient l'attaque sur la cité d'Assabia.

***

Forlong était assis devant sa tente, l'ombre de celle-ci lui donnant une protection agréable du soleil du désert. Le voyage fut long, mais il avait connu pire. La bataille s'approchait à présent...le dunadan était curieux à quel point le roi Méphisto serait capable de faire de cet amas de guerriers de toute sorte une armée capable de conquérir une cité.
L'atmosphère d'enthousiasme excessive le déplaisait...il connaissait très bien les risques d'une campagne militaire, surtout sur un territoire ennemi et peu connu.

Il ne devait pas perdre des yeux le vrai but de sa présence ici. Protéger le Roi; telle était la mission que lui avaient donné les services secrets de l'Arbre Blanc. Il avait déjà pensé à un moyen pour se rapprocher de Méphisto lors de la bataille imminente, sans pour autant dévoiler son ancienne identité, qu'il tenait à maintenir en secret.

Il avait en effet déjà rencontré le Roy à plusieurs reprises; lors des combats contre la secte aux amulettes dans les rues de la Cité Blanche, lors de la Bataille de Minas Tirith et de la Grande Bataille au Nord.
Bien sûr, le souverain du Gondor rencontrait des milliers des nobles, officiers, soldats et diplomates, et ne devait pas se rappeler de l'ancien capitaine de l'Arnor aux cheveux blancs. Cependant, Forlong ne voulait pas prendre des risques...

Calmement, il se mit à aiguiser une de ses deux épées...


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Taorin
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyLun 24 Mai 2010 - 19:42
L’armée du Roy était passée à une trentaine de kilomètre de Dur’Zork, sans faire grand’bruit. Presque tous les habitants de la capitale du Harondor ignoraient que le Gondor partait en guerre, et que la grande armée nordique passait non loin de la cité. Les Chiens n’apprirent ce passage que deux jours plus tard, grâce à un caravanier venant tout juste d’arriver.

Les cinquante mercenaires ne furent pas longs à se préparer au départ : en moins de deux heures, la troupe des Chiens fut rassemblée devant la Porte Sud. Cinquante hommes montés et trois chariots de ravitaillement, voici ce qui constituait les renforts demandés par le Roy.

L’armée royale, constituée de cavaliers et de chariots de ravitaillement, avançait vite, et les Chiens, avec deux jours de retard, ne purent la rattraper en chemin. En revanche, ils croisaient nombre de suiveurs, ces parasites cherchant à se faire un peu d’argent sur le dos des soldats, qui avançaient plus lentement à cause de la chaleur écrasante. Plusieurs cadavres avaient même été laissés sans sépulture sur les bords de la « route ».

Après sept jours de voyage, les Chiens arrivèrent en vue d’Assabia. L’armée gondorienne, telle une ville face à la ville, s’étendait dans la plaine, face à la ville khandienne. Pourquoi un tel déploiement de forces ? Qu’est-ce qui avait bien pu déclencher l’ire de l’Arbre Blanc ? Les Chiens s’en moquaient. Ils étaient payés pour servir, pas pour s’intéresser aux questions politiques.

L’arrivée des mercenaires fit grand bruit. La bataille n’ayant pas encore commencée, les nombreux soldats désœuvrés regardaient passer les nouveaux groupes de mercenaires et autres guerriers en quête d’argent ou de gloire. Les Gondoriens ne connaissaient pas les Chiens, de sorte que personne ne fut impressionné par leur allure. Certes, ils ressemblaient à des durs, mais il en était de même pour bon nombre de vétérans gondoriens.

Les Chiens établirent leur campement à l’écart. Méthodiquement, les Chiens se partagèrent le travail. Untel montait la tente commune à son escouade, pendant qu’un second mercenaire préparait le diner et que les autres aidaient de diverses manières. Une fois toutes les tentes montées, des tours de garde furent organisés. Rapidement, des filles de joie affluèrent, espérant soutirer autant d’argent que possible de ces mercenaires.

Ahmed, le lieutenant en charge de l’opération, quitta ses hommes et se rendit jusqu’aux tentes des grands seigneurs et généraux. Les tentes, gigantesques, impressionnaient le Chien : le Gondor devait être richissime pour se permettre un tel déploiement de faste et d’apparat en pleine guerre à l’étranger. En même temps, c’est le Roy en personne qui part en guerre, se dit le lieutenant. Il repéra la grande tente blanche, et tenta de s’y rendre, mais les gardes en faction autour du camp dans le camp l’en empêchèrent. Ils lui rirent au nez quand il demanda à voir le Roy. Finalement, ils acceptèrent de le mener à un officier de haut rang, dans une des nombreuses tentes de commandement…


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Radamanthe
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyMar 25 Mai 2010 - 14:25
Dans une des plus grandes tentes, une de celles où il y a une grande table, des cartes des sièges relativement confortables et tutti quanti, un homme se démarquait du lot. Oh, en fait, ils étaient plusieurs à se démarquer du lot, car c'était ici les quartiers des officiers inférieurs, et ceux-ci s'occupaient de coordonner les différents groupes de mercenaires. Il y avait donc les capitaines et lieutenants de Gondor, dans leurs belles armures flamboyantes et argentées, ce qui contrastait assez bien avec les représentants mercenaires, vêtus à la mode du Nord ou du Sud et parfois même de l'Est, toute une tribu de guerriers hétéroclites. Mais l'homme dont il était question se démarquait encore davantage du lot. Il portait une armure gondorienne, certes, mais il n'était pas compliqué de remarquer qu'en dessous de ses mailles, il était vêtu comme les gens d'ici. D'ailleurs, sa peau n'était ni aussi mate quecelle des habitants locaux, ni aussi claire que celle des Gondorrim. Mais son identité, elle, était bien mystérieuse. En effet, bien qu'il ait enlevé son casque qui lui couvrait largement le visage, il avait par-dessous un turban qui ne laissaient voir que ses yeux, et encore; son oeil gauche était lui aussi recouvert d'un bandeau...

Il venait de rentrer dans cette tente, après avoir été parler stratégie un moment dans celle du Roi. Stratagème nécessaire afin de rester incognito, il n'était donc officiellement que simple Capitaine, sa place était donc ici. L'homme mystérieux était dans une situation bien délicate... La veille, il avait fait un rêve bien étrange. Il y voyait le Roi Méphisto venir frapper à sa porte en pleine nuit. Lorsqu'il venait lui ouvrir, le Roi faisait : "Salut, mon vieil ami ! Ca va bien ? La femme, les gosses ? Bon, je viens juste t'emprunter quelques armées pour envahir ton voisin. Ne t'en fais pas, je te les ramènes tout de suite !"Et il s'en allait.
Bon, bien sûr, ce n'était pas exactement comme ça que ça s'était passé. C'était davantage par oiseau messager que la demande avait été formulée. Et il se trouvait là dans une situation bien compromettante... Il devait à la fois d'honorer son alliance avec le Roi de Gondor tout en préservant son domaine d'un conflit ouvert avec le voisin. Finalement, il avait principalement envoyé des guerriers de sa Compagnie Blanche, avec nettement moins d'Harondorim, et sans étendards. Ainsi, seule l'Ithilien était concernée en apparence, et l'Ithilien, c'est le Gondor.
Lui-même cependant, ne resterait sans doute pas pour participer à tout le siège. Il ne pouvait se permettre de rester longtemps absent de Dur'Zork.

Un garde vint les déranger comme il y avait là un homme qui avait demandé à voir le Roi et qu'on el redirigeait ici, vu que c'était bien évidemment impossible.

"Si c'est un chef mercenaire, qu'il entre, sinon qu'il aille voir ailleurs !" lança l'homme au turban.
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Taorin
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyMar 25 Mai 2010 - 18:12
Les deux gardes en faction à l’entrée de la tente laissèrent passer Ahmed, écartant les tissus. La tente, composée d’une pièce principale, était décorée de tapis relativement luxueux. Les draperies pendues aux « murs » représentaient des scènes de bataille, classique pour une assemblée militaire. Une dizaine d’hommes parlaient dans cette pièce. Certains portaient l’armure du Gondor, arborant fièrement l’Arbre Blanc sur leur plastron, alors que d’autres n’avait pour armure que quelques pièces de cuir rapiécées. Certains mercenaires provenaient du Nord, d’autre du Harad, et quelques uns du Khand même. L’argent avait vraiment tous les pouvoirs…

Tout le monde se tut lorsque le Chien entra. Ils se tournèrent tous vers le nouveau venu. Ahmed se racla la gorge, et se présenta :

« Lieutenant Ahmed, commandant du deuxième bataillon des Chiens du Désert. J’ai été engagé pour me battre à vos côtés. J’ai cinquante hommes avec moi. »

Les capitaines présents s’indignèrent de la présence d’un sous-fifre. Pourquoi le capitaine n’était-il pas venu en personne, demandaient-ils. Comment un simple lieutenant pouvait commander à cinquante hommes ? Ahmed expliqua la situation : le capitaine était en mission lorsque l’offre avait été conclue, et Ahmed, nommé commandant suppléant, avait pris le commandement du détachement.

Le lieutenant demanda à qui il devait obéir. Il n’était pas là, en effet, pour écouter les récriminations d’une bande de capitaines imbus de leur rang.

Un homme, dont la tête était cachée par un turban, s’avança et demanda le silence. Tout le monde se tut. Il prit alors la parole…


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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyMer 26 Mai 2010 - 3:00
La chaleur, le vent, la sécheresse. Trois mots qui résumaient la description de l'endroit ou Isilo et ses hommes se trouvaient. Il n'avait rien autour d'eux. Rien mis à part du sable et des cailloux. La végétation était moindre ici. Seulement des petits arbustes dépouillés de leur parure et des racines de végétaux étranges. Le saule géant de Lime-Claire semblait si loin...

Les troupes elfiques étaient à bout de fatigue. Elles devaient se reposer. Le voyage avait été plus long que prévu et n'avait pas été sans embuches. Encore une fois, heureusement qu'Aelyn avait été là pour calmer les destriers énervés et apeurés.

Une fois la grande majorité du campement gondorien établi, Isilo ordonna l'installation de leurs propres tentes. Ces dernières étaient de couleur verte et beaucoup plus esthétiques que celles de leurs compatriotes humains. Par contre, elles mettaient plus de temps à mettre debout, c'est pourquoi Isilo mit main à la pâte.

Une fois leurs abris en place, Isilo se réfugia plutôt rapidement à l'intérieur. Le soleil le dardait de ses rayons et sa chaleur devenait plus qu'invivable, surtout pour un Elfe. À l'intérieur de celle-ci, il y installa une couchette de fortune et y déposa ses affaires et son épée.

La tente d'Aelyn était juste en face de la sienne. De plus, elle s'avérait être plus spacieuse. Néanmoins, le jeune Elfe n'était pas très confortable avec l'idée que son amie dorme seule. Il y avait dans le campement beaucoup d'hommes et beaucoup d'entre eux étaient célibataires et peut-être dangereux même. Aussi, beaucoup de femmes de joie squattaient parmi eux et un homme maladroit et ivre pourrait très bien se montrer indigne et manquer de savoir vivre.

Le problème était qu'Isilo ne savait pas vraiment comment faire part de son inquiétude à la guérisseuse. Il tenait beaucoup à Aelyn et ses deux garçons aussi, mais il ne voulait pas se montrer protecteur ou snobe, ce n'était pas lui du tout.
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Radamanthe
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyMer 26 Mai 2010 - 14:06
Radamanthe, car c'était bien évidemment l'Emir d'Harondor dont le visage était voilé par son turban, nota mentalement que le nouvel arrivant avait utilisé les termes lieutenant et capitaine lorsqu'il avait parlé de sa troupe. Même s'il ne laissa rien paraître - ce qui est toujours plus simples lorsqu'on est face cachée - Radamanthe se demanda s'il y avait un certain passé militaire chez ces gens. C'était en effet un terme que les mercenaires employaient rarement, à part à un niveau de professionalisme relativement élevé. il pensait aux grades en vigueur chez les Griffes d'Ammoth notamment, et à cette pensée toute à fait anodine, les images de son départ de Minas Tirith lui revinrent en mémoire. Plusieurs semaines avaient passé depuis ces événements, et cela avait déjà quitté son esprit, à vrai dire. Mais les mêmes interrogations que juste après cette vision le reprirent. L'homme des remparts était-il vraiment celui qu'il pensait avoir reconnu ? Il doutait que ses yeux puisse l'avoir trompé, pourtant la chose était autement étrange. Il avait vu Silence pour la dernière fois en Harondor. Qu'il soit en ce moment à Minas Tirith et que personne ne soit au courant semblait incroyablement étrange.

Tout le monde s'était tu instantanément lorsqu'il demanda à prendre la parole. A vrai dire, tous les capitaines de Gondor présents dans la salle connaissaient son identité, bien qu'ils ne devaient pas en référer. Il était donc implicitement le plus gradé dans la place...

"Plusieurs capitaines se chargeront de coordonner les différents groupes de mercenaires. Il de notre intérêt de rassembler en troupes relativement homogènes les différents groupes engagés, pour des soucis d'efficacité. Nous devons savoir quel est votre style de combat de prédilection. En tant que cavaliers ou fantassins ? Quels armes utilisez-vous ?"

Le soucis d'homogénité était certainement le plus important. L'armée avait attiré derrière elle une foule incroyable de combattants venus pour l'argent, tous totalement différents des uns des autres.Lancer un assaut avec cette masse désorganisée ne pouvait que se révéler catastrophique.

"Cela est valable pour tous." Précisa Radamanthe à l'ensemble de la tente. "Il nous faut savoir à tous vos forces leurs habitudes de combat."
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyJeu 27 Mai 2010 - 19:55
Ahmed répondit à l’homme enturbanné.

« Capitaine, les Chiens du Désert sont des cavaliers hors pairs, mais ils ne peuvent pas se charger seuls d’un gros noyau d’infanterie lourde. Mais vu la situation à laquelle nous devons faire face, je pense qu’il serait préférable que nous démontions pour nous battre à pied, et pour pouvoir leur rentrer dans le lard n’importe où. »

Ahmed se racla la gorge, voulut cracher mais se retint en voyant les tapis qui jonchaient le sol.

« Capitaine, nous sommes des soldats d’élite, et en aucun cas du casse pipe. On n’est pas payés pour nous faire massacrer comme des bœufs menés à l’abattoir. Je pense pas que vous ayez envie de tous nous faire tuer, quoiqu’avec les Nordiques, on peut jamais savoir jusqu’où va leur fourberie. Sans vouloir vous vexer, bien sûr… »


Le lieutenant regrettait ses paroles. Il était trop impulsif, et il avait parlé sous le coup de l’émotion et de l’épuisement. En effet, bien qu’il fit tout son possible pour rester raide, il sentait peu à peu ses muscles faiblir à cause de la fatigue accumulée durant le voyage. Pourvu que ça se finisse vite... pensait-il.

D'autres chefs mercenaires annoncèrent leurs spécialités. Certains dirigeaient des unités d'archers, d'autres de pillards désorganisés... Ils iraient sans doute en première ligne, se dit Ahmed. Pourvu qu'on ne se tape pas les remparts... ajouta-t-il quelques instants plus tard, quand il se rendit compte que peu de bandes en avaient réellement les capacités...


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Saemon Havarian
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyVen 28 Mai 2010 - 20:12
Un homme entra précipitamment dans la tente des officiers. Dans son dos un arc bien sculpté dont la précision était assurément redoutable. Il portait une longue cape d'un vert foncé qui aurait pu rappeler à certain une certaine armée. Sur son coeur, on voyait très clairement qu'un insigne avait été arraché. Un insigne qui sans doute devait être embarrassant en pareille circonstance. Il ne devait pas être reconnu, ou du moins pas être identifié comme faisant partie du groupe dont il faisait partie.
D'un mouvement de la tête il demanda s'il pouvait se servir au pichet d'eau. Un peu abasourdis, les capitaines ne réagirent pas vraiment. Prenant cela pour une approbation, l'homme se saisit du pichet et bu de longue gorgée. Ceux qui étaient attentifs remarquèrent qu'il avait la langue tranchée. Cela expliquait sans doute pourquoi il n'était pas fort bavard.
Il s'approcha de Radamanthe et lui tendit un petit papier. Sans attendre, l'Emir qui semblait l'avoir reconnu tourna le dos à ses officiers et commença à déplier le petit parchemin à l'abri des regards.

Citation :
Salut Bouseux,

Aldi m'a gentiment prêté mon vieil ami Peng pour qu'il te délivre ce message. Il sera muet comme une carpe ne t'inquiète pas...
Il faut absolument que tu arrives à empêcher l'attaque d'Assabia. Ca risque de vraiment compliquer les choses, voir de mettre tout notre plan en danger... nous approchons d'un tournant pour notre organisation, et tout atout dans nos mains sera bon à prendre..

Je te fais confiance pour raisonner le vieux.

Sim

Une fois que l'ancien intendant eu fini la lecture, Peng tendit la main. Radamanthe parcourut encore rapidement le document avant de le rendre à l'agent d'Arnor. D'un geste posé, Peng s'approcha d'une lampe qui brulait sur la table et enflamma le papier. Il n'y aurait plus d'autre trace de ces mots que le souvenir que Radamanthe en aurait.
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Aelyn
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyVen 28 Mai 2010 - 20:29
Le voyage fut extrêmement éprouvant pour Aelyn. Les chevauchées n’étaient rien pour une Rohirrim, pas plus que les chevaux énervés par les sentiments guerriers de leurs cavaliers. Mais le soleil du Sud était la pire des choses pour sa peau si pâle. De grandes plaques rouge vif s’étalaient désormais sur ses bras nus, masquant même les ecchymoses qui la marquaient. Le sable s’insinuait partout à chaque rafale de vent. L’air était lourd et suffoquant.
Pour se protéger du soleil elle échangea une longue cape claire dotée d'un large capuchon contre un remède contre les insolations à l’un des marchands qui se trouvait en queue de file. Elle discuta quelques temps avec d’autres guérisseurs avant de rejoindre l’armée elfique d’Isilo. Sa gorge sèche la faisait souffrir et ses yeux la brûlaient tant qu’Heolstor, son étalon, marchait sans guide.

Dès que l’armée s’arrêta, elle en fut immensément soulagée. Ô, bien sûr, il restait encore à monter les tentes et tout ce qui allait avec, mais cette journée d’enfer touchait à sa fin. Elle aida dans la mesure de ses moyens à monter le campement. Sa tente, juste en face de celle du seigneur elfe, était bien trop spacieuse pour elle. Elle s’y sentait mal à l’aise, perdue. Tellement perdue qu’elle fit entrer l’étalon sous la toile de sa tente. Heolstor était calme, il se coucha devant l’entrée sous l’ordre de la guérisseuse. Bientôt il serait emporté par l’excitation de la bataille et deviendrait plus difficile à maîtriser de la sorte. Elle prenait bien soin du destrier de feu son époux comme si ce fut un crime de le laisser dehors en plein soleil, à la merci des étranges hommes qui traînaient dans les parages. Elle parla à l’animal en rohirric, flattant son encolure jusqu’à ce que la lourde tête s’affaisse et se détende totalement.

Une fois l’entrée "condamnée", elle commença à faire le tour du propriétaire. Il y avait deux sacs posés sur la couverture de laine déjà déroulée sur le lit : son sac de guérisseuse qui comprenait la matière première pour la majorité des remèdes qu’elle aurait à confectionner et un autre sac, plus épais, qui lui avait permit de transporter ses vêtements. Elle fouilla à l’intérieur pour trouver une tenue plus légère qui l'aiderait à supporter la chaleur. Elle sélectionna une longue robe en lin beige sans manche et s’en revêtit. A la ceinture, le poignard de sa mère restait à portée de main. L’arme était finement ouvragée. La poignée et la garde étaient taillées de multiples arabesques alors que le fin pommeau représentait, quant à lui, une minuscule tête de cheval stylisée.
La jeune femme entreprit ensuite de passer un baume apaisant à base d’huile végétale sur ses coups de soleil. C’était une solution qui la préserverait de nouvelles brûlures du même genre et soignerait les anciennes. Elle en sentit immédiatement les effets. L’eau de sa gourde fut le seul traitement valable pour apaiser la sécheresse de sa gorge.

Plusieurs minutes s’écoulèrent où elle resta assise près du cheval à écouter les bruits d’agitation qui secouaient le camp militaire du Gondor. Comment les hommes pensaient-ils pour être si enthousiaste à l’approche de la bataille ? Cela allait bien au-delà de l’entendement d’Aelyn. Elle eut besoin d’air. La Rohirrim saisit sa cape et s’en recouvrit totalement. Seules quelles mèches blondes dépassaient mais son visage était plongé dans une ombre relative. Elle enjamba l’étalon qui ne broncha pas et ouvrir les pans de sa tente. La chaleur extérieure était encore étouffante mais le soleil avait baissé et sa brûlure était désormais moindre.

Aelyn erra quelques instants dans les allées de la petite ville formée de tentes qui recouvrait la zone. Parmi les combattants, elle croisa quelques jeunes soldats gondoriens qui courraient de ci et de là, des mercenaires à l’aspect farouche, un homme assis à l’ombre de sa tente aiguisant une épée, un officier qui marchait d’un pas martial la tente de commandement, deux elfes qui chantaient près des toiles vertes. Elle partit discuter de nouveau avec les guérisseurs mais ne resta pas longtemps. Passant comme une ombre claire dans le sens inverse, la jeune femme se retrouva devant sa propre tente. Devant la porte elle hésita. L’étalon hennit à son approche.

« Tout doux Heolstor. Restes tranquille mon beau. Le combat ne sera pas ton devoir dans cette bataille… » chuchota-t-elle en rohirric à travers la toile.

Puis elle fit volte-face et se dirigea vers l’abri d’Isilo. Elle l’appela doucement de l’extérieur et, voyant qu’il était là, entra.

« Ne devriez-vous pas être auprès du roi, des seigneurs et des capitaines pour préparer la bataille à venir ? » lui demanda-t-elle d’un ton étonné.



Spoiler:
 


Dernière édition par Aelyn le Sam 29 Mai 2010 - 12:17, édité 1 fois
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Radamanthe
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptySam 29 Mai 2010 - 0:06
Un petit rictus se forma sur les lèvres de Radamanthe lorsque le lieutenant mercenaire vida son sac. On pouvait facilement comprendre qu'il regrettait de ne pas avoir tenu sa langue, que ces pensées soient devenues paroles. Un court silence gêné s'en suivi. Les autres capitaines devaient certainement avoir quelques envies de lui rabattre son caquet, mais c'était bien au Prince d'Ithilien incognito que ces paroles avaient été adressées et il auraiet impoli de répondre à sa place.

"Maître Ahmed, des Chiens du Désert, si mon intention était de faire de vous de la chaire à baliste, je n'aurais même pas pris la peine de vous poser la question. Je vous aurais assigné ou bon me semble, et nous aurions fait quelques économies. Mais le but ici est de prendre une cité. et si ces troupes ne sont pas correctement gérées, nous ne pourrions rien en faire..."

Evidemment, ce n'était pas la pure vérité. Tous les chfs mercenaires présents vantaient les mérites de leurs hommes comme étant l'élite, la crème de la crème de ce qu'on pouvait payer pour se battre. Ce n'était sans doute vrai que pour, allez, une moitié d'entre eux. Il devait se fiyer à son instant pour repérer les plus fiables. Et il semblait à Radamanthe que si ses associés étaient de la trempe d'Ahmed, il pouvait en faire un usage important et utile.

C'est à ce moment que survint le messager. L'Emir d'Harondor reconnaissait bien évidemment la livrée, malgré les modifications qu'on lui avait apportées. C'est donc avec une certaine appréhension qu'il s'empara du message.
Ce dernier confirmait ses craintes. Il s'était déjà préparé à cette optique mais s'était refusé à la mettre en place sans confirmation. C'était là un jeu dangereux que de jouer avec le Roi, et il aurait vraiment préféré l'éviter. Il savait les enjeux d'une importance capitale, mais jusque là, il s'était dit que dans le doute, il vallait peut-être mieux laisser faire... Mais il ne pouvait maintenant plus rester inactif.

"Ahmed, vos hommes serviront donc dans l'infanterie. Nous vous chargeons sans doute d'une tâche importante... Messieurs, je ne puis m'attarder. Capitaine Calbion, je vous laisse vous charger du reste."

Et Radamanthe sortit immédiatement avant que quiconque ne puisse poser de questions pour se diriger vers la tente du Roi. Chez les officiers, le capitaine Calbion semblait un peu perdu. Il comptait sur le Prince pour ce travail, lui n'était guère habitué à gérer des mercenaires. Sûrement qulqu'un en était plus capable... Et tous les mercenaires voudraient maintenant savoir quel serait leur poste, sans parler du fait que les mots de Radamanthe ne devaient pas beaucoup éclairer Ahmed...


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"Méphisto..." Pas de mon Roi, si de titres quelconque. Il parlait ici d'Emir à Roi, et non en tant que Prince. Il avait évidemment pu entrer immédiatement pour parler en privé au Roi de Gondor.

"J'ai beaucoup réfléchi depuis ta lettre, et plus on se rapproche du moment fatidique, plus j'ai l'impression que vous faisons une erreur. Nous n'avons aucune certitude que ton fils soit là. Il pourrait s'agir d'un piège, d'un complot. Je pense qu'il nous faut agir par d'atres moyens..."
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Ahëlzebuth
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Ahëlzebuth

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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptySam 29 Mai 2010 - 11:04
Le voyage fut extrêmement long et périlleux; le soleil tapait sur l'armure du caporal, cette-même armure qui devenait de plus en plus brûlante, il eut donc l'idée de la recouvrir d'un châle noir. Tous ces soldats avaient soifs, et surtout besoin de se reposer. Ce qui l'inquiétait le plus c'était son cheval, Landil avait était soigné récemment, depuis sa mésaventure avec Balthazar le noir, Galadril tenait à ce cheval plus que tout et pour rien au monde il ne voulait l'échanger. L'air était suffoquant, le vent envoyait des vagues de sables sur les soldats du Roy, ils n'en pouvaient plus. Il fallait vite trouver un endroit où s'arrêter, le caporal ne savait même plus où il était, il sentait juste le sable qui s'était engouffré dans sa protection de métal, sa seule barrière. Ils était en territoire hostile et peu connu, certains commençaient à avoir des hallucinations, mais la caravane de militaires s'arrêta enfin.

Ils se mirent tous à la tâche pour monter les tentes, Galadril les aida avec tout cœur, des gouttes de sueurs perlaient sur son front, il avait les yeux rouges, ça lui piquait. Le travail enfin finit, chacun put se trouver une tente où s'abritait du soleil, l'homme du Nord n'était pas habitué à ce genre de milieu, des caillou et du sable. A l'intérieur de sa tente il but énormément, puis s'allongea sur un matelas en plumes d'oie pour s'y reposer. Tellement la fatigue l'avait envahi, il ne se soucia pas des cavaliers qu'il commandait, de son grade de caporal. Landil lui avait trouvé refuge dans une autre tente qui devait sûrement servir d'écurie où pour quelque chose d'autre, tant qu'il était à l'abri du soleil et de ses rayons ardents. Galadril s'en alla alors pour quelques moments au pays de l'imaginaire, au pays des rêves fascinants et magnifiques.

Le ciel était sombre, il pleuvait en abondance, Galadril entourait de ses hommes entra dans le village, quelques demeures étaient en feu, la pluie n'arrangeait rien. Galadril remarqua la présence d'une femme et de son bébé, il se dirigea vers eux malgré les flamme, il suffoquait dans son armure mais il ne voulait pas l'avouer, il voulait garder son rôle de chef. Il souleva le femme qui tenait encore son bébé et la fit traversé les flammes, il devait partir au plus vite. Les autres cavaliers se rassemblèrent autour de leur chef, leurs chevaux étaient loin. Soudain les flammes les entourèrent, non naturellement mais comme par magie; en face du caporal se tenait un homme chauve en habit noir, atour de lui ses sbires. Il riait, il riait malgré le brouhaha provoquait par le feu qui crépitait et les hommes en noirs qui criaient des injures. Galadril tourna le tête vers ses hommes, ils étaient tous à terre, du sang coulé de chaque cadavre, il dégaina son épée et tranchant la tête d'un sbire de l'homme chauve, mais celui-ci était à côté et lui assena un coup violent dans le ventre. Galadril était à terre, il ne comprenait pas ce que lui disait le chauve, puis une nouvelle fois celui-ci souleva son épée au dessus de sa tête et frappa d'un coup violent le cavalier.

Galadril se réveilla en sursaut et hurla, il avait encore fait un mauvais rêve, un mauvais rêve de sa mésaventure en Gondor, la traque qui avait conduit à la mort de ses hommes, de ses amis proches. Il se recouvra le visage d'eau avec sa gourde en peau de bétail et sortit prendre l'air malgré la température extérieur. Il fut surpris de voir une cinquantaine d'haradrims armés. Il apprit rapidement que c'était des mercenaires du sud, les chiens du désert, qu'avait demandé le Roy. La grande armée s'élargissait, ainsi elle pourrait attaquer sur tout les fronts, c'était une armée mixte.
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Drryz
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyDim 30 Mai 2010 - 8:46
"Du sable, des rochers, la chaleur écrasante, un danger quasi-permanent...
Voici ce qui décrit au mieux le désert entourant la cité d'Assabia."

Livre III des chroniques de Drryz




Du mieux que je me souvienne, le voyage avait été horrible. Le sable s'engouffrait partout à l'instant où il le pouvait; les rafales nous fouettaient avec ardeur en même temps qu'elles desséchaient nos gorge; la chaleur, étouffante, nous faisait vaciller et même la moindre brise était brûlante. Je me demande encore si je me serais portée volontaire si j'avais connut le climat de cet endroit. Chaque moment semblait être une éternité de torture perpétuelle. Je ne peut répondre à cette question par oui ou par non, ne l'ayant pas vécu à l'instant présent. Aussi, les pensées que j'ai maintenant ne sont pas celles m'ayant poussées à prendre les armes. Quoique, le but ne fut pas noble à la base.
J'avais parcouru le trajet, tantôt marchant, tantôt juchée sur un chariot dont l'accès m'avait été permis grâce à la réalisation de petits services par-ci par-là. Les plus faibles du convois s'étaient écroulés mais, pressés par le temps, aucun d'entre nous ne prit la peine de les enterrer. Les cadavres étaient laissés là, à la proie des corbeaux et autres charognards. Nous étions en temps de guerre et c'était presque en hâte que nous marchions comme si nos vies en dépendaient. Si le fils du Roi mourrait, beaucoup de choses seraient perdus. Dont, certainement, nos salaires. C'était certes une pensée vénale que celle-ci mais, ne l'ayant jamais rencontré, ni lui ni son père, je n'avais aucune affection particulière à leur égard. De même que la politique ne m'avait jamais vraiment intéressée, m'empêchant de juger quand à leur façon de régner. Alors ne restait que l'appât du gain comme motivation...

Pendant le voyage, Sissié vint par deux ou trois fois me déranger. Il suffisait que je pressente son arrivée pour m'éloigner encore d'avantage des autres. Au moins n'avaient-ils pas à subir les facéties de mon autre facette. Elle même ne ressentit pas le besoin de venir les embêter. En effet, elle trouva un divertissement dans l'entretien de mes armes, ainsi que dans le décompte de choses qu'elle trouvait "amusante" (c'était un TOC chez elle), tant et si bien qu'elle ignora jusqu'à l'existence des humains si proche d'elle. Je trouvais même un moyen de la calmer en permanence en gardant toujours dans ma besace une poignée de cailloux blancs. D'après les mots qu'elle s'était amusé avec et que j'avais découvert à mon "réveil", j'avais déduis qu'elle avait trouvé là un nouveau jeu. Dés lors, il me suffisait de sentir quand elle était sur le point de s'emparer de mon âme pour sortir les caillasses et les disposer devant moi. J'étais ainsi sûre qu'elle passerait son temps à compter et recompter plutôt que de jouer un mauvais tour comme elle seule savait les faire. Tous ce que j'espérais, c'était qu'elle ne se lasserait pas rapidement. Ou bien qu'elle trouve un nouveau jouet pour s'occuper si ça devait arriver.


Au fur et à mesure que nous nous enfoncions dans le désert, je me mis de plus en plus à rechercher le moindre coin d'ombre protectrice capable de m'apporter une douce fraîcheur. J'avais le plus grand mal à supporter la chaleur que l'astre céleste répandait en journée et le froid, parfois mordant, qui prenait sa place le soir. Plus d'une fois je fut persuadée que c'était l'heure de ma fin, et plus d'une fois je découvrit que ce ne serait pas le cas. Bien que ma cape me permette d'épargner ma peau des rayons du soleil, mon armure de cuir se collait d'avantage à moi, jusqu'à en devenir brûlante. Chacun de mes mouvements étaient entravés par ma protection, presque raidie, et les plaques qui me protégeait les jambes et les bras étaient si chaud que j'aurais pu m'en servir comme plaque de cuissons.
Au fond de moi, j'avais un grand respect pour ceux qui vivaient en ces lieux. Ils devaient lutter perpétuellement pour réussir à survivre dans cet horrible endroit. Bien qu'ils fussent habitués de naissance, je n'imaginais pas un seul instant que ceci facilite tant les choses. Comment pouvaient-ils bien trouver de l'eau, de la nourriture? Quels commerces pouvaient-ils bien entretenir avec les autres et quelles étaient les raisons qui les avaient poussés à s'établir ici et non ailleurs? Toutes ses questions se bousculaient dans ma tête sans que je n'y trouve de réponse, à ma plus grande frustration. Je désirais acquérir un savoir qu'il me semblait impossible à trouver. Mais je gardais dans l'idée de me renseigner. Peut-être auprès d'un de nos vétérans qui sait.
Quoiqu'il en soit, les habitants du désert devaient être des combattants d'exceptions, et j'avais hâte de les voir sur le champs de bataille et me mesurer à eux. Je me demandais comment pouvait bien être leur arme? Sans doute aussi dangereuses et cruelles que le désert. Mmmm, oui, je les voyais bien ainsi. Légère, souple pour certaines, d'une grande facilité de maniement mais redoutable dés qu'elles étaient dans les mains d'un expert. Il serait très intéressant d'en voir une de près, j'en était persuadée.


Nous finîmes par monter le campement non loin de la cité d'Assasbia, où, d'après ce que j'avais compris, on suspectait le fils du Roi d'être là. Je commençais ma recherche ardue de fraîcheur mais, interpelé par certains, forcés par d'autres, je me retrouvait en train d'aider à monter certaines tentes humaines. Je ne dis mot durant la réalisation de ce projet, me contentant de monter les toiles de la meilleure façon que je pusse. On me donna des conseils que j'acceptai volontiers, bien qu'aucun "merci" ne vint déranger mon silence. Toutefois, à l'instant où je finit mon travail et réalisa que bien des tentes avaient été montées, je filais vers la première que je trouvais pour me réfugier sous l'ombre. Je me servit de ma cape comme d'une couverture. C'était l'une des rares fois que je l'enlevais mais, protégée du soleil, je n'en avais pas besoin dans l'immédiat.
Hélas, cela ou rien revenait au même. Le camp était à peine dressé et le sable était toujours brûlant sous moi. Le maigre réconfort trouvé dans l'ombrage m'était enlevé par la brise torride. Je poussais un grognement avant de m'allonger, une main sur les yeux pour me plonger dans la pénombre. Je dormais en général à la belle étoile, mais je songeais fortement à investir prochainement dans une guérite; je ne tiendrais pas longtemps à ce rythme à mon avis. Il me faudrait trouver une solution afin de remédier à mon problème. Je ne désirais pas dormir dans les lieux communs aux mercenaires: d'une part parce que j'affectionnais le silence et le calme, que je doutais fortement de trouver là bas. De plus, le nombre de femmes étaient des plus minimes et la majorité d'entre elles se trouvaient dans la seule "place" réservée aux femmes. C'est à dire le chariot des filles de joies... Et j'avais dans l'esprit que me reposer parmi elle serait une TRÈS mauvaise idée. Allez savoir pourquoi...
Une unique solution s'imposait à moi: louer mes services en échange d'un abri. Mais je doutais fortement de pouvoir réaliser mon entreprise du côté des humains; ils étaient bien assez nombreux et je ne pensait pas pouvoir trouver quelque chose à faire. Pas du côté des soldats en tous cas. Restait les elfes, plus isolé. Toutefois, j'hésitais. Le récit qu'on m'avait fait sur mes "parents" maternels était assez éloquent pour que je sache qu'ils n'aimaient guère les gens comme moi. Alors, comment réagiraient de lointains cousins? Pour le savoir, il me fallait le voir.

Mes pas, d'habitude si légers, me parurent lourd tandis que je marchais en direction des tentes elfiques. La fatigue se faisait sentir et je n'aspirais plus qu'à me reposer. Mais pour ça il me fallait tout d'abord réaliser ma folle entreprise. Je vérifiais avec soin que ma capuche recouvrait bien mon visage, laissant invisible mes oreilles pointues. Bien que les elfes aient une vision perçante, je doutais qu'ils aient la capacité de de voir à travers le tissus. Ou si c'était le cas, c'était une chose dont je n'avais pas hérité.
Je me glissais entre les guerriers, vétérans et filles de joies qui profitaient de leur temps libre, ne quittant pas des yeux mon objectif. Si un guerrier aux cheveux blancs qui aiguisait ses épées à l'entrée de sa guérite attira mon attention, je ne fit que l'observer un temps avant de le dépasser. Je croisais aussi la route de quelques guérisseurs, que j'ignorais. Ils ne seraient utile qu'à partir du moment où la bataille ferait rage. En attendant, je ne voyais pas pourquoi je devais leur prêter mon attention.
Je ne tardais pas à entre dans le campement elfique, m'étonnant de la présence d'humains. Je les aurais d'avantage imaginé en groupe fermé... Curieux ces cousins, vraiment.
J'avisais deux elfes qui chantaient ensemble et vint les perturber. Je les saluait d'un rapide mouvement de tête avant de commencer directement à parler. Ils s'étaient tus en me voyant approcher.

-J'aimerais parler à votre chef. Pourriez-vous me conduire à lui?

Ma voix, rendue rauque par la sécheresse et la poussière, sonnait désagréablement à mes propres oreilles. J'attendis qu'ils me désignèrent l'endroit pour boire. Mais, loin de me laisser y aller seule comme je m'y attendais, les deux êtres sylvestres me proposèrent de me guider. Rien dans leur expression ou leur geste ne semblait expliquer que c'était la méfiance qui les poussait à agir ainsi. Je finit par accepter, plus ou moins forcée, et me retrouvait "encadrée" par mes "guides" qui se mirent à me parler avec un enthousiasme non feint. Le fait que je ne réponde que par des monosyllabe ou quelques grognements ne sembla pas les déranger le moins du monde! Ils se parlaient entre eux, me prenaient à témoin ou bien me demandaient mon avis, jugeaient de mes dires en approuvant ou réfutant mes idées.... Ils devaient être jeune pour être aussi motivés! J'espérais ne pas les avoir trop longtemps avec moi. Fort heureusement, la tente n'était pas loin, bien qu'ils ne me lâchèrent pas. Si je ne savais pas me retenir, j'en aurais certainement pleurer. Adieu le silence, adieu la paix, bonjour les discours!

Le maître de céans discutait avec une belle jeune femme et je restais sur le pas de la porte jusqu'à ce qu'elle finisse de parler. Afin de faire remarquer ma présence, je toussota discrètement. Si on ne m'avais pas vu auparavant, voilà qui était fait.
Ce n'est qu'une fois les deux paires d'yeux posés sur moi que je m'inclinais; je posais deux doigts de ma main droite sur le côté gauche de mon torse, au niveau du cœur, avant de pencher mon buste de quelques degrés, mon bras gauche derrière mon dos. C'était une révérence quelque peu formelle mais qui au moins était compréhensible par tous.
Il me parut de bon ton de parler elfique, mais je ne savais que bafouiller quelques salutations en Quenya, rien de plus. Bah, il me faudrait me contenter de ce maigre savoir. Ce que je fit.

-Aiya, herur.
J'avais dans l'idée de m'entretenir avec vous, seigneur elfe, mais puisque vous êtes occupé avec cette dame, je ne vous désenrayerais pas plus longtemps.
Je vous demanderais juste, si vous le désirez bien, m'avertir du moment où vous vous sentirez l'envie et le temps de me recevoir. Je ne désirerais pas vous déranger une fois encore.


Ce ton cérémonieux n'était pas pour moi.... J'attendis qu'il me demanda de sortir afin de pouvoir les quitter. J'irais me reposer à l'ombre d'une tente, avec deux bavards pour compagnons....
Oh, joie...
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Radamanthe
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyJeu 3 Juin 2010 - 0:34
Les palabres se poursuivaient dans le tente des supérieurs hiérarchiques. Le capitaine Calbion, chargé quelque peu à la surprise générale de s'occuper de l'attribution de leurs rôles aux mercenaires continuaient d'écouter les descriptions que les différents chefs faisaient de leur troupe de compagnons. Pour dire vrai, s'il avait été un pe udéconcerté au début, il commençait à s'ahbituer à cette fonction et à prendre finalement des décisions cohérentes quand un sous-lieutenant s'engouffra sous la tente en négligeant toutes les formes les plus élémentaires de la politesse. Fort de son poste tacite de responsable parmi tous les gens présents, ce cher Calbion s'apprêtait à l'enguirlander sévérement quand l'intrus se mit à parler rapidemment, d'une voix saccadée car il semblait avoir courru vite, et ce n'était pas le court temps qu'il avait pris pour souffler après être entré qui l'avait remis d'aplomb.

"Capitaines... capitaines... C'est une catastrophe ! Le combat s'est engagé sans qu'on en ait donné l'ordre... Un groupe de mercenaires s'était trop approché de la ville et les Khandiens ont réagi... Tout s'est enchaîné trop vite alors... J'ai pas compris ce qui s'est passé... Les mercenaires ont appelé à l'aide, et les soldats les plus proches se sont mis en armes, pensant que le camp était attaqué, et peu à peu, ça s'est propagé... Il y a des gens qui en crié des harangues et sonné du cor et du coup les troupes ont cru qu'ont était mennacés ou que l'assaut était lancé et ils se sont jetés vers Assabia... On a vite vu que s'était pas possible, parce que les officiers n'étaient pas là, mais ils n'écoutent pas, ils veulent en découdre avec les ravisseurs du fils de sa Majesté ! Il faut intervenir !"

Dès les premières paroles du messager, les différents capitaines s'étaient lancé des regrds horrifiés... Une insubordination, maintenant, alors que rien n'était prêt, et pour se lancer tête baissée vers la ville ! C'était une véritable catastrophe. Ils se devaient de réagir dans l'instant ! Mais voilà, qui prendrait les responsabilités des décisions ? Ils étaient trop nombreux et ils n'avaient pas le temps de discuter... Sans compter que c'était prendre sur ses épaules le poids d'une décision capitale... Mais le choix fut vite fait, en fait. Le Prince Radamanthe avait donné le commandement à Calbion, c'était à lui de décider !
Et à vrai dire, le capitaine semblait paniqué. il était pris totalement au dépourvu par cette situation... Et lorsqu'il sortit de la tente pour constater que la nouvelle de l'attaquer se répandait comme traînée de poudre et que de plus en plus de régiments se portaient à la rencontre de mystérieux et lâches assaillants qui étaient en fait derrière les remparts, sa confusion ne fut que plus grande.

"Bon, bon, heu, eh bien, heu... bon sang, quelle catastrophe... Heu, bon, tant pis, on ne saura jamais stopper ça... Bon, en avant !"

Nombeux furent ceux qui le dévisagèrent... Cela ne semblait pas être la meilleure décision. Il était certainement possible de stopper cette folie, et ce n'est pas avec l'assistance des officiers que cette attaque aurait plus de succès...

"Allez, j'ai dit en avant ! Qu'on aille prévenir le Roi de la situation ! Mais allez, tout le monde au front !" fit-il en faisant à tous les mercenaires et à tous les gens qui sortaient de leurs tentes de participer à l'attaque tandis que lui-même enfourchait son cheval pour passer à l'attaque.


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"Méphisto, mon ami... La douleur d'un père en colère t'aveugle. Je comprends que tu veuilles le faire payer à ces ordures qui ont enlevé le Prince Chaytann, mais rends-toi compte que nous risquons de rendre la situation politique désastreuse alors qu'il ne s'agit que de présomptions ! C'est folie d'attaquer sans plus de preuves ! Nous vraiment, nous ferions mieux de renon-"

"Seigneurs, Seigneurs !" Radamanthe fut interrompu par un capitaine à l'air affolé qui pénétra dans la tente. "C'est une catastrophe ! Des inconscients ont provoqué l'attaque ! Tout le monde se rue vers la cité dans un chaos total !"
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Taorin
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyDim 6 Juin 2010 - 19:25
Ahmed s’ennuyait à mourir. Les discussions interminables sur les spécialités des différentes unités de mercenaires, toutes plus invincibles les unes que les autres selon leurs commandants, étaient pour le moins lassantes. Le capitaine Calbion, cependant, écoutait tout ce beau monde avec une grande attention, consignant quelques éléments sur un parchemin froissé.

Le lieutenant des Chiens sursauta lorsqu’un messager entra dans la tente. Essoufflé, il mit quelques secondes à déclamer son message.

« Capitaines... capitaines... C'est une catastrophe ! Le combat s'est engagé sans qu'on en ait donné l'ordre... Un groupe de mercenaires s'était trop approché de la ville et les Khandiens ont réagi... Tout s'est enchaîné trop vite alors... J'ai pas compris ce qui s'est passé... Les mercenaires ont appelé à l'aide, et les soldats les plus proches se sont mis en armes, pensant que le camp était attaqué, et peu à peu, ça s'est propagé... Il y a des gens qui en crié des harangues et sonné du cor et du coup les troupes ont cru qu'ont était mennacés ou que l'assaut était lancé et ils se sont jetés vers Assabia... On a vite vu que s'était pas possible, parce que les officiers n'étaient pas là, mais ils n'écoutent pas, ils veulent en découdre avec les ravisseurs du fils de sa Majesté ! Il faut intervenir ! »

Ahmed était horrifié. Cette armée n’avait-elle donc aucune discipline ? Comment des mercenaires avaient-ils pu être aussi stupides ? Tout le monde était sans voix. Ils attendaient les directives du pauvre capitaine Calbion, qui n’avait sans doute jamais eu de telles responsabilités. Il ordonna le branle-bas de combat, et envoya le reste de l’armée à l’assaut. Ahmed n’en croyait pas ses oreilles. L’armée allait se faire massacrée par les Khandiens retranchés derrière leurs murailles. Il voulut prendre la parole, mais il fut coupé par la sortie des capitaines mercenaires. Le capitaine Calbion poussa tout le monde dehors, criant de se dépêcher. Un messager fut envoyé jusqu’à la tente royale, afin de prévenir l’état-major.

Ahmed rejoignit les Chiens du Désert. Ces derniers, alarmés par les bruits de la bataille, s’était déjà équipés. Ils tenaient leurs chevaux par les rênes, attendant des ordres d’Ahmed. La Pointe, le second lieutenant présent, avait organisé les hommes en escadrons de dix. Ahmed enfourcha son cheval d’un mouvement fluide, puis fit signe à La Pointe de s’approcher.

« On a un gros problème sur les bras. L’armée attaque la cité sans organisation. Va pas falloir trop s’exposer, lui dit-il rapidement. Puis il ajouta aux autres Chiens : Tous montés, et en avant en colonnes ! »

Les Chiens, habitués à ce genre de manœuvres, obéirent rapidement. En moins de cinq minutes, le détachement de mercenaires sortit du campement, et arriva en haut d’une petite colline surmontant le champ de bataille.

Les murailles de la cité se dressaient sur une hauteur de douze mètres, parsemées de larges tours carrées tous les cent mètres environ. Plusieurs centaines d’hommes couraient sur les remparts, prenant leur position de combat. Face aux portes d’Assabia, une centaine de tirailleurs se repliaient, harcelant les assaillants de plus en plus nombreux. Une vingtaine de cavaliers dépareillés galopaient en direction des khandiens, afin d’engager le combat, mais ils étaient encore loin. Grouillant sur la plaine face aux remparts, l’armée de l’Arbre Blanc ressemblait à une armée de fourmis. Des centaines d’hommes fonçaient vers les remparts sans échelles ni tours de sièges. Les machines de guerre restaient immobiles, leurs servants n’étant pas encore prêts à combattre.

Ahmed soupira. Comment pensaient-ils s’en sortir ? Ils allaient tous se faire abattre par les archers sur les remparts d’Assabia… Mais les ordres étaient les ordres… Le lieutenant des Chiens mit ses hommes en formation, sur deux rangs, puis fit sonner la charge. Il leur fallait couper la retraite des tirailleurs ennemis.

Les Chiens renversèrent plusieurs mercenaires alliés qui n’avaient pas eu le temps de s’écarter de la route des cavaliers. Des flèches sifflaient autour d’eux, provenant à la fois des remparts que de l’armée du Roy. Très vite, les Chiens rattrapèrent les tirailleurs : leurs chevaux légèrement harnachés avalaient la distance sans se fatiguer. Criant à pleins poumons, les Chiens percutèrent violemment les tirailleurs. Un ou deux cavaliers furent projetés en avant, et plus d’un khandien fut projeté dans les airs.

Ahmed, le cimeterre levé, frappa de toutes ses forces en direction du visage d’un jeune tirailleur. Il ne devait pas avoir plus de vingt ans, et on pouvait lire l’effroi dans ses yeux. Il tenta de lever sa javeline, mais cette dernière se brisa sous l’impact, et la lame du mercenaire haradrim lui arracha une partie du visage.

Sans s’appesantir sur l’identité de son ancien adversaire, Ahmed se dirigea rapidement vers un autre ennemi. Autour de lui, les Chiens massacraient les tirailleurs, mais ils se retrouvèrent très vite à un contre deux. De nouveaux ennemis arrivaient sans cesse, alors que chaque Chien tombé était irremplaçable.

*** *** *** *** ***

Ahmed acheva son cinquième adversaire, puis regarda autour de lui. L’ennemi s’était replié à une vingtaine de mètres des combats, et se préparait à une nouvelle charge. Les Chiens, embourbés dans un combat sans fin, seraient submergés, à moins que des renforts n’arrivent rapidement. Les khandiens chargèrent en hurlant leur cri de guerre, et Ahmed se prépara au choc. Pourvu que les renforts arrivent bientôt…


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Erco Skaline
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptySam 19 Juin 2010 - 12:20
Ils étaient trois. Arthur, Khaldrad et Rodario. Ils avaient suivit la colonne comme beaucoup de mercenaire, marchand ambulant et saltimbanque pour qui la guerre permettait de gagner pas mal de piécette sonnante et trébuchante. La route fut dur pour Arthur qui n'était pas habitué à ce genre de voyage. En général il pouvait aller à son rythme, mais là une cadence effrénée était ordonnée par les généraux du Gondor. Les hommes d'armes suivaient sans peine étant habitué et les marchands eux étaient à la traine, de toute manière pour eux être à l'avant ne servait à rien. Mais pour le trio, il voulait être au centre de l'histoire. Chacun membre espérait glaner des informations sur l'Ordre à la Croix de fer. Les soldats avaient beau parler énormément le soir autour d'un poème d'Arthur rien de bien intéressant sortait de leurs bouches...Les gradées devaient en savoir plus, mais malheureusement le Ménestrel n'avait pas put les approchés.

***

Khaldrad faisait une sieste, il avait passé une bonne partie de la nuit à errer dans le camps à la cherche de connaissance et d'information accompagné d'Arthur et de Rodario. Bizarre l'Espion était le seul touché par la fatigue, à croire que la vie d'artiste n'était pas de tout repos et qu'ils supportaient mieux le manque de sommeil.
L'après-midi était bien avancé lorsque des cris réveillèrent le Capitaine d'Esgaroth, il se leva en sursaut et demanda à ses deux compagnons:

-Ce passe quoi?

Il n'eut pas besoin de réponse en voyant tout les soldats s'élancés comme des fous vers Assabia. L'homme de la ville du Lac resta immobile avant de lâcha:

-Ils sont fêlés....Ils...Ils vont droit à la mort ces types....Ils vont se faire hacher menu par les archers....

Arthur, lui, semblait bien moins choqué par cet assaut. Il resta immobile le regard perdu vers les murailles. Un coup de vent lui ébouriffa les cheveux qu'ils remit en place avant de demander à ses compagnons:

-Vous pensez que c'est possible que pénétrer dans Assabia pour y enquêter? Il doit bien y avoir un moyen....Égout? Muraille? Si on reste ici on ne trouvera rien....
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Sirion Ibn-Lahad
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyMar 22 Juin 2010 - 19:47
Tout au long de leur périple vers le Sud, Rodario s'était empressé de jouer de courtes pièces aux soldats usés par les marches forcées de la journée. L'Incroyable Rodario prenait alors plaisir à réconforter ces pauvres types envoyés vers un combat risqué. Chaque soir, le comédien jouait un nouveau personnage, inventait de nouvelles histoires. C'est la journée qu'il écrivait, assis à l'arrière d'un charot transportant les vivres. À ses côtés, il y avait un gros sac en tissu paraissant étrangement lourd. Le comédien ne s'en séparait que rarement et ne laissant personne l'ouvrir.

" Aucun magicien ne révèle ses tours ! " avait-il dit à un jeune troublion pris la main dans le sac.

Après plusieurs jours de route, l'Armée était finalement arrivée près des murailles d'Assabia. Le campement fut vite monté, à croire que les hommes voulaient au plus vite se reposer à l'ombre des toiles. Rodario, lui, s'était assis sous un palmier et s'était attelé au croquis d'Assabia que l'on pouvait voir au loin. Le comédien était à quelques dizaines de mètres du campement, à l'écart alors que Khaldrad er Arthur étaient dans leur tente, sans doute. C'est alors que l'Incroyable avait vu le dépasser un groupe d'hommes, certainement des mercenaires de l'Armée se diriger vers Assabia. Du moins dans la même direction.

Plusieurs d'entre eux dévisagèrent Rodario, se moquant dans leurs turbans multicolores. Mais le comédien resta de marbre avec son petit sourire en coin. Les ignares pensa-t-il...

Quelques minutes plus tard, il put entendre des cris vennt de la cité, les mercenaires s'étaient trop rapprochés et les khandéens avaient répliqué. Aussitôt, Rodario rangea ses affaires de dessin et partit en quatrième vitesse vers le camp. D'autres soldats entendant les cris se ruèrent vers la ville, l'Incroyable faillit bien chuter en les croisant mais il tînt bon. Il arriva finalement devant leur tente à lui et aux deux agents d'Esgaroth au moment même où Khaldrad demandait ce qu'il se passait.

" Mes amis ! Il y a des nigauds dans les rangs. Ces brutes ne pouvaient pas rester sagement dans le camp ! "

Arthur lança alors une question en l'air. Le comédien y répondit voyant que Khaldrad était encore sous le coup de la surprise.

" Cher Arthur, vous avez d'étonnantes idées ! Un charmant poète pour sûr. Mais je doute que mes piètres talents en escalade puissent me permettre de gravir ces murailles. Les égouts semblent tout indiqués même si une glissade est vite arrivée ! Il suffit d'une flaque pour se rompre le coup. Mais soit, cette nouvelle aventure pourra toujours me servir pour ma prochaine pièce ! "

Rodario était donc prêt pour partir. Mais avant le départ, le comédien avait un gros sac encombrant à emporter avec lui...
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Aelyn
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyMar 29 Juin 2010 - 15:23
La conversation entre le seigneur elfe et la jeune Rohirrim s’interrompit dès que la toile de la porte se souleva pour laisser entrer Dryzz.

Aelyn salua l’arrivante d’une inclinaison de la tête accompagnée d’un sourire. Tant de cérémonie était, dans un tel contexte, quelque peu superflu cependant elle n’était pas des plus renseignée concernant l’étiquette elfique.

Elle profita du discours de celle-ci à Isilo pour l’observer de ses yeux d’émeraude. Un physique singulier pour ne pas dire étrange. Un air félin, sauvage, des cheveux rougis artificiellement, les mutilations de son visage, ainsi que son armure de cuir et d’acier était tous les signes d’une indépendance totale envers quelques pays que ce soit et d’une très grande liberté d’action. Fatalement notant, dans cette bataille, une appartenance à la catégorie des mercenaires. La jeune Rohirrim n’éprouvait pas de grande sympathie envers ceux qui se battent pour l’argent. Bien qu’ils soient utile en temps de guerre, l’absence totale de fidélité si elle n’est pas tenue par l’argent et la capacité qu’ils avaient de se retourner contre leurs anciens employeurs aussi facilement que l’or change de main étaient choquant. Chez le Peuple des Chevaux, le sens de l’honneur et de la fidélité était très développé. Elle continua cependant son observation. Il lui fallut exercer son œil de guérisseuse aguerrie pour déterminer le sexe et la race de la visiteuse tant la singularité de sa personne détournait l’attention et le regard.

A la fin de sa prise de parole Aelyn se tourna vers son ami elfe et annonça :

« Puisque cette requête ne semble pas urgente, je tiens à examiner cette jeune personne avant votre entretien, si vous le permettez ? »

Son ton était celui d’une guérisseuse et elle obtient vite l’avis favorable d’Isilo. Sitôt fait elle s’inclina devant le seigneur elfe pour prendre congés et fit signe à la mercenaire de la suivre jusqu'à la tente d’en face. D’un claquement de langue et quelques mots en sa langue natale, le cheval qui bloquait l’entrée s’effaça du passage, laissant entrer les deux femmes. Aelyn désigna un tabouret à son invitée et se présenta.

« Je me nomme Aelyn. Je suis guérisseuse du Rohan. Ma science n’est pas aussi vaste que celle des elfes mais j’en connais suffisamment pour voir que vous souffrez, comme beaucoup ici, du climat atroce de ce pays. »

A peine eut-elle fini sa phrase qu’un grand remue-ménage agita le campement. Heolstor se leva brusquement. Il commença à piaffer et renâcler face à l’entrée avant de laisser échapper un hennissement strident qui tira un violent frisson à la jeune femme. Elle se précipita pour calmer l’étalon, débitant nombres de paroles apaisantes en rohirric jusqu’à ce que la mélodie de ce flot de mots tantôt ferme tantôt doux apaise l’animal.

« Mais que ce passe-t-il donc ?! »

Un destrier lancé au galop passa juste à côté de la tente, faisant claquer la toile. En ombre chinoise, on pouvait voir des soldats se précipiter en direction de la cité kandhéenne dans un désordre quasi-total. Les cris des officiers tentaient de mettre de l’ordre dans le chaos. Sortant de la tente elle ne pu empêcher un cri de sortir de sa gorge.

« Quelle folie… ? » s’écria-t-elle une fois revenue de sa surprise.

Si la bataille d’Aldburg avait été un massacre, ce qui s'annonçait à présent, avec cette armée désorganisée qui fonçait vers un ennemi puissant sur ses terres, ne pourrait se solder que par une terrible boucherie.



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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyJeu 8 Juil 2010 - 21:07
Khaldrad regarda Arthur d'un oeil surprit....Quelle idée avait eut ce cher artiste? Entrer en cachette dans une ville en position de siège. Du suicide. Il était bien placé pour savoir que la première chose que l'on faisait lorsqu'on devait défendre une ville, on condamnait tout les sorties et entrées pour éviter toute percer et fuite de la ville. Il réfléchit quelques instants, et finit par en conclure:

-On peut bien essayer....ils n'ont pas put bouger les égouts à cause des risques d'épidémie, mais ils seront sûrement garder....

Il sourit soudainement:

-Mais vu l'assaut des notres, il y aura un maximum de soldats sur les remparts....Donc peu sous terre....Allons-y.

Ils se mirent en marche. Arthur avait abandonné sa lutte dans un coin, à côté des affaires de Khaldrad pour être moinss encombrer. Il dégaina un long poignard caché dans une de ses bottes. Le capitaine des Espion regarda son protégé et lâcha dans sa barbe:

-Par tout les Valards d'ou sort-il cette lame.

Arthur répondit un sourire malicieux sur le visage:

-L'on tient à ce que je vive mon cher ami...Il faut savoir cacher ses atouts...

Puis il accéléra et suivit un groupe de soldats chargeant inconsciemment les remparts. Il s'y fondit avec une habileté. Ses deux compagnons durent courir pour réussir à le rattraper.
Autour d'eux les hommes du Gondor étaient poussé par l'adrénaline. Leurs armes dégainée, ils avançaient rugissant comme des lions. Khaldrad comprit vite qu'il fallait faire vite. C'était un massacre. Si les généraux des peuples libres étaient un temps soit peu intelligent, ils sonneraient la retraite tout bientôt....Ils la sonneraient déjà!

Hrp est-ce qu'un MJ peut nous dire si on trouve les entrées des égouts, qu'il nous MJte quoi Very Happy hrp
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyMer 14 Juil 2010 - 18:57
HRP A tous les membres qui faisaient, font, ou aimeraient faire parti de ce scénario; l'attaque sur la ville est une activité libre, ou vous pouvez prendre vos initiatives, décrire les combats etc. Ne soyez pas timides! HRP

Le combat tournait mal pour les troupes de Méphisto...les défenseurs, voyant ce manque d'organisation, n'avaient pas hésité pour en profiter. Il y avait peu des soldats réguliers parmi eux; c'étaient pour la plupart des forgerons, tisserands, marchands, et autres, rassemblés et armés pour défendre leurs terres. Mais ils combattaient avec courage, ils combattaient pour tout ce qui leur appartenaient. Pour leurs vies et pour leur monde. Ils comptaient montrer à ces chiens de l'Ouest où était leur place.

Ainsi, les troupes du Gondor se heurtaient justement à un détachement de cavalerie qui venait de faire une sortie de la ville. Des mercenaires, chevaliers et aventuriers périssaient sous la pluie des flèches s'abattant sur eux du haut des murailles de la cité.

Un groupe s'était retrouvé dans une situation particulièrement difficile; il s'agissait d'une vingtaine de guerriers menés par un jeune noble. Ce dernier ayant suivi sa bravoure plutôt que son bon sens, avait décidé de suivre l'attaque et charger sur les murailles de la cité. A présent il gisait à terre, blessé, une flèche dans le ventre. Ses hommes ne savaient pas quoi faire, paniqués, ils se défendaient contre les Assabiens qui les entouraient telle une horde d'hyènes affamées.

Soudainement, un personnage étrange fit son apparence. Un chevalier en armure argentée, aveuglante dans le soleil du désert, malgré la poussière omniprésente qui commençait déjà à la recouvrir.
Son cheval était une bête puissante, un étalon de guerre blanc de Dol Amroth. Un heaume recouvrait le visage du chevalier, orné par un loup aux yeux de saphir. Une cape noire coulait dans son dos, décorée d'un loup blanc. Dans sa main droite il tenait une épée, dans la gauche une targe argentée. Il chargea sur le détachement Assabien.
Les cavaliers, aveuglés et surpris par ce personnage étrange, n'eurent pas le temps de se préparer à l'impact. L'épée du chevalier siffla deux fois dans l'air brûlant, et le sang des hommes de l'Est vint souiller son armure.

Tout comme les Assabiens n'étaient pas des adversaires de taille pour ce guerrier fantastique, leurs petits chevaux n'avaient aucune chance contre l'étalon de Dol Amroth, musclé et versé dans l'art du combat. Utilisant ses sabots, ses dents, et son poids supérieurs, il s'attaquait aux montures ennemies, faisant tomber les cavaliers de leurs selles.

Trois Assabiens tombèrent avant que les autres ne se réveillent de leur paralysie passagère. Le chevalier en avait profité pour arriver jusqu'aux guerriers du Gondor, et leur dit d'une voix calme et autoritaire:

-Emmenez vos blessés et partons d'ici tant que nous pouvons. Les archers sur les murailles ne vont pas tarder à tourner leur attention vers nous.
Dépêchez vous!

Sur ces mots, il retourna son destrier, et chargea à nouveau sur les cavaliers Assabiens. Le combat était brutal, mais le chevalier combattait avec une grâce surprenante. Son armure argentée était parfaite; légère mais solide, elle permettait une grande liberté de mouvement. Deux ou trois hommes de l'Est tombèrent encore sous sa lame, et la dizaine restante avait choisi de se replier, surtout que quelques Gondoriens vinrent aider leur sauveur.

Le régiment avait réussi sa retraite jusqu'au campement du Gondor, mais l'attaque désastreuse continuait...Le chevalier repartit aussitôt dans le feu du combat, tentant d'organiser le repli des forces du roi Méphisto...

***

Khaldrad, Rodario et Arthur s'étaient retrouvé d'un côté complètement différent du champ de bataille. A l'est de la cité, le désert cruel laissait place à un paysage plus amical: une rivière lente, entourée d'une ceinture fine de végétation. C'est à quelques centaines de mètres des murailles que, dans un méandre du fleuve, les eaux prenaient soudainement une couleur bien moins appétissante, et une odeur plutôt désagréable. En effet, dissimulée parmi des broussailles se trouvait une grille rouillée menant vers un tunnel obscur...dont une odeur peu accueillante se dégageait.


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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyVen 23 Juil 2010 - 17:56
Sans réfléchir Aelyn courut vers la limite du campement elfe où l’on avait une vue parfaite du champ de bataille chaotique. Des volées de centaines de flèches fauchaient les vies tel un souffle de mort. Leurs sifflements perçaient l’air en couvrant les cris de guerre et de rage. Un homme qui défend son foyer est plus puissant que n’importe quel envahisseur. Elle comprenait cette phrase que son père lui disait souvent avant de partir en guerre. Elle en avait l’exemple sous les yeux à présent. Le sang tâchait de sombre le sable dans lequel nombres d’agonisants s’affaissaient, privés de leurs dernières forces. La jeune femme fut prise de tremblements violents tandis que peur et devoir se disputaient le contrôle de son esprit et de sa raison. Soudain, comme un barrage qui cédait, sa peur fut chassée violement par une vague de émotions.

La Rohirrim fit volte-face et se précipita avec toute la vitesse dont elle était capable vers sa tente. Les pans de l’entrée volèrent sur son passage, l’étalon se leva brutalement. Elle attrapa la bride posée à côté et la passa sur la tête de l’animal en toute hâte.

« Heolstor, il est temps ! » s’exclama-t-elle en sa langue natale.

Sans se soucier de l’absence de selle, elle bondit sur le dos de sa monture et, d’un claquement de langue, lança la bête au galop. Le tissu de la tente vola de nouveau. Heolstor dû souvent changer de direction, esquivant tentes et soldats, sautant cordes et filins avec adresse.
Elle n’avait pas de plan mais, un chose seule comptait : elle ne pouvait pas laisser des hommes mourir sous ses yeux faute de soin. Jamais son âme de guérisseuse ne lui pardonnerait.

Aelyn pouvait voir une partie des soldats gondoriens se replier enfin. Slalomant entre eux au trot, elle inspecta rapidement chacun, cherchant les blessés les plus urgents. L’un des soldats cria en montrant du doigt un cavalier qui fonçait vers l’ennemi. Un loup blanc ornait sa cape et son étalon à la robe immaculé impressionna la jeune femme autant que son cavalier. Un cheval de Dol Amoth à première vue et une magnifique bête taillée pour la guerre. L’homme semblait abattre le travail de cinq soldats à lui tout seul. Obligeant les assaillants mal organisés à se replier sous ses ordres. D’un autre côté du champs de bataille des soldats et des mercenaires se battaient encore, de moins en moins nombreux à mesure que les secondes s’agrainaient.

Les yeux verts de la guérisseuse se fixèrent alors sur un point. L’estomac percé d’un trait d’un jeune homme au visage cendreux. Il était soutenu par deux hommes dont l’un boitait fortement. Un autre soldat suivait derrière, l’épée au clair. Aelyn lança son cheval à leur rencontre mais l’animal cabra. Une flèche perça l’air d’un horrible sifflement. L’homme lâcha son arme, le bruit de chute fut étouffé par le sable. Aucun cri ne sortit de sa gorge transpercée de part en part. La jeune femme eut un mouvement de recul. Les survivants jetèrent un regard en arrière. On leur tirait dans le dos. L’un deux voulu faire demi-tour l’espace d’un instant. Elle cria :

« Non ! Il est mort ! Confier moi celui-ci ! » Aucun ne bougea, elle s’énerva « Je suis guérisseuse ! Je n’attendrais votre bon vouloir jusqu’à ce que cet homme meure également ! »

D’un geste violent elle désigna le jeune noble qu’ils portaient. Ils semblèrent enfin se réveiller et se précipitèrent vers elle, hors de porté des traits venus des murailles. D’un geste, la jeune femme fit d’agenouiller son étalon et aida tant bien que mal les guerriers installer leur seigneur devant elle.
L’un des hommes qui avait soutenu le jeune homme, celui qui boitait, la supplia :

« Sauvez-le Madame, je vous en pris. La mort ne devrait pas être la récompense à son courage. »

Elle ne dit rien un instant. C’était un cas grave.

« J’y mettrais tout mon savoir je vous en fait la promesse. » finit-elle par leur murmurer avant de repartir vers le campement.

A hauteur des tentes elle hurla pour de l’aide. Un marchand encore présent et son fils l’aidèrent à porter son blessé à l’abri du soleil dans la propre tente de la guérisseuse. Elle n’avait pas le temps de faire des allers-retours. Sa robe était maculée de sang et ses mains étaient agitées de tremblements. Elle aboya des ordres tellement impérieux qu’aussitôt ils furent exécutés.

« Toi ! Vas chercher un guérisseur ! Vite ! Toi là-bas ! Il me faut de l’eau bouillante et des linges propres… et une bassine d’eau claire ! D’urgence ! Que quelqu’un lui tienne les bras, il ne doit pas bouger. »

Sitôt tout le monde à sa tâche elle chassa sur le champ les indésirables en les envoyant porter secours à d’autres. Elle se sentit soudain comme enveloppée par une bulle de calme. Elle prit le temps de respirer. Une fois. Son esprit se vida. Deux fois. Ses mains cessèrent de trembler. Trois fois. Son souffle reprit un rythme lent.
Elle saisit le poignard de sa mère et le tira de sa gaine. Patiemment, malgré l’urgence, elle coupa d’abord la hampe de la flèche, puis chaque sangle de cuir qui maintenait l’armure en place. Posant la lame à côté elle entreprit de retirer les plaques d’acier du corps du blessé. Elle déchira ensuite les vêtements et dévoila la plaie. Le sang coagulé avait ralentit l’hémorragie. Le nez sur la blessure elle tenta d’identifier la présence éventuelle de poison. Rassurée pour un instant elle fut cependant reprise par une poussée d’angoisse. Elle ignorait la forme des flèches utilisées par l’ennemi. Impossible de retirer le projectile sans en connaître la forme de la pointe. Les dégâts en seraient plus terribles encore. Elle se précipita dehors.

« Est-ce que quelqu’un ici sait quelle sorte de trait utilise ces hommes ? C’est une question de vie ou de mort ! » pressa-t-elle.



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Drryz
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyVen 23 Juil 2010 - 21:50
Je n'eut à vrai dire le temps de comprendre quoi que ce soit. J'avais tout juste le temps d'achever ma phrase et tourner les talons que la guérisseuse m'avait mené jusqu'à sa tente. Je m'assit au sol, préférant être en contact avec le sable que posée sur un chaise et elle se présenta. Là aussi, elle fut irrémédiablement attiré par l'extérieur, laissant là sa monture. D'après les sons que percevaient mes oreilles, un combat, et non des moindres, se déroulaient en ce moment même. Dés lors, mon devoir m'appelait... Mais le poids de la fatigue et de la chaleur me dissuadait grandement. Je ne ressentais nul désir à brandir une épée par cette chaleur, encore moins pour le nom d'un autre.

Profitant de ma solitude, que l'escapade de mon hôte rendait possible, je rejetais ma capuche en arrière, dévoilant d'avantage mes traits. Ma langue passa rapidement sur mes lèvres gercées. Mes doigts laissèrent plusieurs sillages dans la poussière, qui devinrent rapidement une carte, grossière, de l'endroit. De petits carrés, au nombre de cinq, représentèrent les tentes tandis qu'un énorme rectangle eut le rôle de la cité d'Assabia. Une fois ceci fait, je me concentrais sur les bruits. Loin d'avoir la capacité de mes cousins, je ne pouvais préciser avec exactitude où se situait les différentes luttes, ni leur ampleur. Mais je parvint à tracer un cercle, entre les murailles et notre camp. C'était là ma meilleur hypothèse d'emplacement. Je complétait au final le croquis d'une simple croix, marquant mon propre emplacement, puis contemplait le tout, silencieuse et immobile.
La situation semblait être en notre défaveur. Nous n'étions que peu préparés à l'affrontement, ayant déposé nos paquets depuis quelques heures. Eux, derrières leurs murs de pierres, disposaient d'une armée reposée, bien équipée et avec la meilleure connaissance du terrain possible. Il était de mon devoir et de mon honneur de réaliser mon travail, mais foncer aveuglément vers le danger n'aurait que signer mon arrêt de mort. Il fallait que je me coule parmi les elfes sans qu'il me voit avant de me diriger vers le flanc ennemi le plus faible. Puis, avec de l'aide, effectuer une seconde percée. Enfin, dans les faits, c'était le mieux à faire. Mais je n'avais rien d'un chef de guerre. Il me faudrait trouver un autre moyen pour aider le tous en étant seule.

J'en étais toujours à mes réflexions lorsque revint la guérisseuse, accompagnée de deux hommes qui en portaient un troisième. Elle ne remarqua guère son invitée, portant toute son attention sur le blessé. Elle semblait à la fois anxieuse et en colère, régissant toute sa petite troupe avant de chasser tous ceux dont l'utilité était devenu superflus. J'en profitait pour sortir discrètement, laissant là mes quelques affaires. Il y avait dans mon sac les deux chroniques que j'avais écrite. La première concernait ma famille, l'autre ma vie et une troisième était l'ébauche de quelques aventures. Rien qui puisse être utile au combat, en plus d'être superflus en un tel instant. Ils seraient mieux dans le giron de l'humaine plutôt qu'avec moi, posés dans un coin et piétinés par les soldats. Et ceci me permettrait de me jeter sur les factions adverses.
Je but tranquillement au goulot de ma gourde, comme si le chaos qui régnait autour de moi ne m'importait guère. Mes pupilles félines suivaient chaque mouvements des armées, m'informant sur ceux qui avaient le plus besoin d'aide.

« Est-ce que quelqu’un ici sait quelle sorte de trait utilise ces hommes ? C’est une question de vie ou de mort ! »

En fait, il y en avait un qui nécessitait plus de recours qu'un autre...

Je me fit fauve dés lors que je me mit à courir. Il me fallut quelques efforts afin de me glisser entre les guerriers, devenant invisible à leurs yeux tout en cherchant ce qui m'intéressait des miens. La flèche ennemie la plus proche était fichée dans la gorge d'un soldat, non loin de la tente de la guérisseuse. Avait-on au moins remarqué sa mort? J'en doutais fortement, mais c'était là une aubaine. Un mort qui permettait à un vivant de vivre, ou plutôt survivre, était une chose non pas rare mais peu fréquente. Mes mains s'accrochèrent à la hampe avec prestance avant de briser l'extrémité. Je me saisis de la pointe qui avait traversé la chaire de part en part et tirait sans me faire le moindre soucis pour son hôte. Si celui ci pouvait encore ressentir la souffrance, c'était qu'il était immortel, et pouvait bien indurer un peu de douleur. Sitôt ma tâche accomplit, je repartit vers la tente, dont j'ouvris les pans avec la brutalité de celle qui est pressé. Je lançais l'arme de jet aux pieds de la femme et mon regard se fit fuyant, préférant la vision des combattants à celui de la guérisseuse.

-Voilà ce qu'utilise les archers adverses.
Maintenant, je vous laisse, j'ai un salaire à justifier -et mon honneur à perdurer.


Aucune réponse ne me vint, mais il faut dire que j'étais déjà partie au loin. Je captais mon attention sur un chevalier en armure blanche. Il détonnait fortement du paysage et le remarquer était des plus simples. D'un saut souple, accompagné d'une flopée de juron, j'esquivais les traits que lançaient des ennemis des plus habiles. Ils étaient sans aucun doute l'une des causes majeurs de la défaite. Bien à l'abri ou presque sur leur muraille, ils pouvaient tuer les hommes du Roi Méphistos sans qu'ils ne craignent de représailles directs. Seuls les archers elfes pouvaient les contrer, mais leurs attentions étaient occupés ailleurs apparemment. Une idée folle -presque aussi folle que Sissiè- vint germer dans mon esprit tandis que je courais vers le cavalier immaculé.
Il me fallut trancher dans le tas, ignorant ceux qui mourraient et espérant tuer mes ennemis, avant que je puisse arriver à sa hauteur. J'achevais tout ce qui ce trouvait à ma portée et qui ne fusse pas avec moi, tout en tentant de mener le dialogue.

-Cavalier! Il faut qu'on s'occupe des archers avant qu'ils ne s'occupent de nous. Or, cette maudite muraille est impossible à escalader. A sa base tout du moins. Mais il me semble qu'à partir de la dernière partie, il y a quelques prises.

Mon sourire se fit carnassier et teinté d'une légère folie tandis que j'enfonçais l'un de mes cimeterres dans le ventre d'un Assabien.

-Cavalier! Si tu penses que ça à des chances de marcher, que t'es aussi cinglé que moi et que tu tiens à la victoire, alors tentons! Au meilleur des cas, je réussit et crèverais après avoir emporté plusieurs ennemis avec moi et permit d'accorder un répit pour ces hommes. Au pire... Je me rétame sur le mur et meurt de la façon la plus ridicule qui existe, mais ça, on s'en fout.

Alors Cavalier? Prêt à concourir pour le lancer de mercenaire?


Je ne pensais pas que cet homme, aussi sain d'esprit apparemment, allait se soumettre à une telle folie. Mais j'étais folle et emplie d'une frénésie tel que je n'avais guère la possibilité de raisonner logiquement. Que le chevalier me lance au suicide ou non, cela ne ferait guère de différence, tant les plans de batailles commençaient à influer- plus ou moins irréalisable.


//hrp// Mp envoyé à Forlong au sujet de la dernière partie de mon rp. //hrp//


Dernière édition par Drryz le Jeu 5 Aoû 2010 - 20:46, édité 1 fois
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyJeu 5 Aoû 2010 - 13:58
La jeune guérisseuse était retournée auprès de son patient dont le visage palissait de plus en plus à chaque seconde. Il reprenait conscience par intermittence pour quelques secondes avant de ressombrer. L’homme qu’elle avait engagée pour le maintenir faisait désormais compression autour de la flèche afin d’enrayer au mieux l’hémorragie.

« Courage, mon ami. Si vous ne vous accrocher pas à la vie tout aura été vain. » murmura-t-elle pour le pauvre homme à la limite de l’agonie.

Elle plongea son poignard dans l’eau bouillante qui lui avaient été apporté ainsi que quelques instruments chirurgicaux qu’elle avait en sa possession. Un peu d’eau fut utilisée pour infuser un mélange d’herbes qui aiderait la cicatrisation et empêcherait que la plaie s’envenime.
Dans son état il était complètement inconscient de la douleur pourtant elle lui fit boire une goutte du contenu d’un flacon en verre opaque, mélangée à un peu d’eau fraiche. Il plongea alors dans un profond sommeil pour une heure au moins.

Ce fut à ce moment que la mercenaire entra violement dans la pièce. La Rohirrim se retourna pour se retrouver face à elle. Le trait fut lancé à ses pieds. Dans l’agitation Aelyn devait bien avouer qu’elle avait oublié son invitée. Ses mots de remerciement se perdirent malheureusement dans le vide. Drryz était déjà repartie.
Sans perdre un instant, elle saisit la flèche par le bout de fût restant et observa la pointe. Elle manqua de jurer. C’était une pointe en fer à tête triangulaire barbelée. La retirer en tirant simplement dessus reviendrait à faire plus de mal que de bien, ce qui, dans le cas de son patient, reviendrait à le tuer.

« Où est ce guérisseur que j’avais envoyé chercher bon sang ?! Je manque de matériel pour ça ! »

Elle détestait avoir recours à quelqu’un pour l’assister mais, dans cette situation, elle n’avait pas le choix. Devoir mettre sa fierté de côté était quelque chose qui lui était pénible. Les pans de la tente bougèrent encore, laissant apparaître un homme d’une cinquantaine d’années suivit d’un jeune garçon qui portait un grand sac en cuir épais.

« Nous voici Madame. » Il jeta un coup d’œil vers le blessé « Quel genre de traits ? »

Aelyn tendit l’arme pendant que le garçonnet déployait une nappe sur laquelle il vida le sac. Il contenait maints instruments chirurgicaux. Le guérisseur en sélectionna trois, les posa dans l’eau bouillante et se dirigea, suivit d’Aelyn, vers le blessé. Les deux guérisseurs se placèrent de part et d’autre de celui-ci. La jeune femme parla :

« Nous allons devoir plier les barbelés avant de retirer la flèche. Je crains qu’une artère est déjà été endommagée mais sans doute pas sectionner. L’estomac est abîmé mais pas ouvert, mais le fer est si près que moindre faux mouvement de notre part répandrait l’acide gastrique dans son corps… » Elle avala sa salive avant de continuer, elle n’aimait pas ce qu’elle allait dire « Ce sont vos instruments, il serait plus raisonnable que ce soit vous qui vous occupiez de tordre les barbelés. Ensuite je nouerais l’artère et nous pourront extraire la flèche. Je suturerais la plaie et me chargerais de l’aider à guérir. »

L’autre ne semblait pas apprécier de recevoir ses consignes d’une si jeune femme mais, ne trouvant rien à redire sur le fond, acquiesça. Pendant qu’il entreprit de rendre moins agressive la flèche, la jeune femme chercha dans son propre sac une aiguille et son fil fait en intestin de mouton, maculant le cuir de sang.

L’opération se passa sans complication et la flèche fut sortit du corps sans nouvelle lésion à la grande joie des deux guérisseurs. L’homme qui avait tenu le blessé au début de l’intervention avait dû sortir d’urgence, le teint vert et nauséeux. Le jeune assistant lui-même ne semblait pas dans son assiette et regardait le fond de la tente avec un intérêt excessif.

Aelyn salua son collègue qui partit immédiatement son travail finit afin de venir en aide à d’autres blessés. Elle venait de finir les sutures. Ses mains et ses avant-bras étaient maculés d’écarlate de même que son front, son menton, ses cheveux et sa robe claire. Elle récupéra son arme sanguinolente qui reposait à côté du blessé. Elle avait l’air d’avoir elle-même participé à la bataille. Son port droit la faisait sembler sortir d’une vieille légende de temps passés. La dague fut reposée dans l’eau, désormais tiède et rougeâtre, qui avait permit de stériliser les instruments chirurgicaux.
Elle trempa un chiffon dans un autre bac d’eau, clair et fraîche celle-ci et humidifia les lèvres de son patient dont le visage avait cessé de se décolorer, tout en gardant un teint cendreux encore inquiétant. Elle imbiba de nouveau le tissu et entrepris de laver le sang frais ou coagulé qui s’étendait sur le buste du jeune homme. Elle vérifia la solidité de ses points, appliqua la solution qu’elle avait préparé peu de temps avant et entreprit de faire un bandage solide.

Quand le jeune noble se réveillerait, elle allait devoir passer beaucoup de temps à ses côtés, à le faire boire et l’empêcher de bouger… ou alors devrait-elle trouver quelqu’un de confiance pour le faire. D’autres blessés devaient arrivés après depuis le repli progressif des forces de Mephisto. D’autres avaient besoin de ses services. Elle avait l’impression d’être retournée à Aldburg quelques jours plus tôt, juste après l’attaque de la forteresse.



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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyVen 6 Aoû 2010 - 18:56
< On bat en retraite ! Au campement ! >

Ces mots résonnaient dans la tête du Roi tandis que ses hommes les criaient, terrorisés par la férocité de la défense ennemie. Après diverses insultes et provocations, les deux armées s'étaient finallement attaquées simultanément et le Roy, bien qu'il n'avait pas prévu cela, se devait d'être aux côtés de ses soldats. Il avait bien essayé d'enrayer la ferveur et l'aggressivité de ses troupes, mais il les avait aussi sous-estimés. Devant l'impossibilité de stopper le carnage qui se préparait, le Souverain s'était joint au combat en espérant malgré tout retrouver son fils, apparemment retenu prisonnier dans cette triste cité qu'est Assabia.

Ils avaient poussé loin dans la Cité, et ils étaient maintenant en délicate situation. Beaucoup de ses soldats avaient été tués, et d'autres agonisaient encore dans les ruelles. C'est seulement en cet instant, baignés de sang et accompagnés des cris des mourrants, que certains se rendirent compte de leur erreur.
Méphisto avait mis pied à terre, lui et ses hommes se battaient près de ce qui semblait être la grande place de la ville, ou le zouk. Des ennemis arrivaient de partout, les serrant de près. Derrière eux, le soutien se faisait de moins en moins conséquent à mesure que les soldats tombaient ou fuyaient.



Le coup de lame du Variag lui frôla la joue tandis que Méphisto réalisait parfaitement l'esquive apprise il y a fort longtemps par le Maître d'Arme Royal. Ces entrainements de jadis avait fait de lui un combattant hors-pair, et il remerciait régulièrement par pensée celui qui l'avait entrainé, conscient que la sueur et la douleur qu'il lui avait occasionnées à l'époque lui sauvait à présent régulièrement la vie. Il parra le second coup du Variag qui ne put contenir un regard étonné, avant d'enchainer d'un puissant coup de haut en bas qui ne laissa aucune chance au malheureux. Son corps sans vie tomba lourdement sur le sable rouge. Relevant la tête, il vit ses gardes aux prises avec d'autres Khandiens. Du coin de l'oeil, il vit quelques archers Assabiens qui se préparaient à bander leurs arcs à l'abri, sur des toits de maison à proximité de l'endroit où ils se trouvaient.

< Ca sent pas bon .. > murmura le Roi pour lui-même avant de se mettre à couvert près d'une cariole de marchands. Il cria à ses hommes d'en faire de même, mais certains étaient trop loin .. Puis vint le sifflement des flèches et les sons d'impact dans les armures Gondoriennes. Après un mince râle, plusieurs de ces courageux chevaliers gisaient dans la cité.

Dans le ciel, le Soleil n'allait pas tarder à se coucher derrière les hautes dunes du Désert. Leur situation était plus délicate. Si aucun soutient n'arrivait, le Roi et ses hommes devraient improviser et battre en retraite s'ils ne voulaient pas passer une nuit cauchemardesque dans Assabia ..


"Tout ce qu'il nous reste à penser, c'est décider que faire du temps qui nous est donné .."
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyDim 8 Aoû 2010 - 1:15
Du sable à perte de vue. Jamais les hommes de Dol Amroth avait eu à traverser une région aussi aride et dénudé de végétation. Le chemin n'était rien de plus qu'une sorte de terre battue blanche qui filait droit à l'est depuis la mer. Un contingent de cinq cents soldats avançait sous le soleil de plomb et plusieurs fois, ils durent s'arrêter à cause de fortes rafales de vent chargé de sable. A sa tête se trouvaient les seigneurs Yrallyn, Draford et Gebir. Les trois hommes discutaient de la mission à venir et du temps qui avait passé entre le départ du Roy et l'arrivée du messager à Dol Amroth.

Ils avaient du retard sur le gros de l'armée, deux ou trois jours au plus. il fallait espérer que le combat n'eut pas commencé avant leur arrivée.

Juste derrière eux se trouvaient la fleur de la cavalerie. Quatre vingt chevaliers en acharnement de guerre montés sur les montures les plus robustes qui existent. On dit que les chevaux de Dol Amroth serait le fruit de trois siècles de sélection et d'élevage entre les chevaux elfiques et les étalons sauvages qui erraient au nord bien avant la création du Rohan par Eorl.
Suivaient environ trois cents hommes d'armes pourtant les insignes de l'arbre et du cygne ainsi qu'une centaine archers dont une bonne moitié venait des forets de Pinnath Gellin.
Et puis il y avait le ravitaillement et les équipements dans une dizaine de chariots bachés.

Enfin tout au bout, il y avait un homme qui marchait à coté d'une cuissinière en tenant par la bride sa monture. Si on cherchait à trouver le plus frêle de tout les chevaliers, c'était bien lui. Et pourtant il était l'un des meilleurs escrimeurs de Dol Amroth grâce à l'enseignement des gens de Brethil et de son ancien maitre.

Ah sacré Furian ...



***********

Au bout de cinq jours de marche dans le désert, avec de rares oasis pour se reposer, les traces de la guerre se firent sentir. A un croisement avec une route venant du nord, on pouvait voir le passage d'une armée au complet. Trois heures après, des tentes de toutes couleurs apparurent au loin devant une cité qui ne devait pas être beaucoup plus grande que Pelagir. On entendait déjà le fracas de le guerre à cette distance.

Furian avait bien vite remonté la colonne de soldats pour se placer parmi les chevaliers.

Arrivés au niveau du campement, le peu de troupes que l'on pouvait trouvé était des blessés et des mourants. Gebir avait déjà connu des débâcles mais cette bataille semblait avoir commencé dans un chaos le plus total. Un champ de cadavres se dressait entre le campement et la muraille. Au dessus de la porte principale, on pouvait toutefois voir un étendard gondoréen flottant grâce au vent du désert.

Un lieutenant d'infanterie, blessé au bras, reconnaissant les emblèmes du cygne vint à leur rencontre.

"Bienvenue à Assabia mes seigneurs, une partie de l'armée a attaqué prématurément la ville sans ordre et les ordres de retraite n'ont pas suffit à empêcher le reste de l'armée de se jeter dans la mêlée.
Les pertes sont gigantesques et l'armée continue de s'enfoncer dans la ville avec le roy à sa tête avec sa garde dans l'espoir de retrouver son fils."

"Savez vous où se trouvent les chefs militaires?"
Cingla Yrallyn

"Non mais une partie d'entre eux tentent à priori de rallier les hommes vers les murailles pour empêcher un combat en pleine nuit que nous perdrions à cout sur dans une ville inconnu."

"Il faut aider les hommes à se replier vers les murailles pour la nuit. Draford et moi nous chargeons de cette partie. Seigneur Gebir prenait les hommes que vous avez besoin et trouvez le Roy."


"Je suis d'accord sur ce point."
dit Gebir avec enthousiasme.


Gebir effectua un demi tour rapide et commença à sélectionner des chevaliers pour l'accompagner dans la cité.

"Il me faut trente volontaires parmi les chevaliers et dix parmi les archers pour une mission dangereuse. Nous laisserons les montures ici et progresserons à pied."


Il ne fallut pas plus de quinzes secondes pour trouver la "bonne" trentaine, voire quarantaine, de chevaliers pour sortir des rangs avec détermination. Gebir était connu pour les victoires qu'il avait mener il y a plusieurs années et certains voyaient en lui un moyen de se distinguer.

"Furian charge toi des archers et rattrapez nous devant la porte principale. Assures toi qu'il ait tous au moins un épée courte avec eux.
Quand à vous soldats, laissez vos lances ici et buvez un coup avant de me suivre."


Gebir vira vers un enclos pour chevaux au niveau du campement du Gondor. Il glissa à terre et ouvra la barrière en grand pour laisser ses chevaliers s'engouffrer.

***************

Dix minutes plus tard, ils se précipitaient vers le combat au pas pour délier les jambes des cavaliers avant le combat.

Si les cadavres au dehors étaient déjà nombreux, la boucherie à l'intérieur était bien pire et les gradés criait la retraite comme ils le pouvaient. Gebir s'engagea dans la rue principale suivi par ses hommes derrière lui. Si il voyait bien de Variags isolés, il était évident qu'il n'osait pas s'attaquer à cette colonne de soldats en lourdes armures. De temps à autre, le combat s'engageait au détour d'une rue et les lances des Khandéens essayait de percer l'arbre et le cygne. Plus le détachement progressait dans la ville, plus la progression était lente et rares les soldats du Gondor vivants.

Pourtant, ils étaient bien passé par ici et on reconnaissait de nombreux visages de jeunes recrues sur le sol poussiéreux de la ville.


Mais où est le roy? Il va bientôt faire nuit et nous allons nous faire tailler en pièces par leurs archers dans l'obscurité.
pensa le grand chevalier.

Un lame passa à quelques centimètres de son bras venant d'une entrée de maison alors que celui ci cherchait un signe, un renfort quelconque.

Le bouclier para un second couteau de lancé et Gebir s'élança vers l'arcade pour enfoncer sa lame dans un soldat déjà blessé appuyé sur un bloc de pierre froide.

"Rahhhhhhhh, nous n'en finirons jamais. Furian, je prend la moitié des soldats et prends la prochaine rue à droite. Au couché du soleil, trouvez une position à défendre ou rebroussez chemin."
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assabia - Devant les murailles d'Assabia... EmptyDim 8 Aoû 2010 - 13:36
L'Assabien poussa un dernier cri avant chanceler et tomber en arrière, le crâne fendu par la fureur d'Andùril. Dans un dernier effort ou reflex de survie, il essaya d'aggriper le bras du Roi mais celui-ci s'écarta et regarda son dernier souffle de vie s'échapper. Depuis plus d'une heure, les combats avaient repris de plus belle, plus féroces, plus meurtriers. A ce jeu-là, les Gondoriens s'en sortaient mieux mais la nuit était proche.
Derrière eux, à quelques centaines de mètres d'où se trouvait la troupe du Roi, une compagnie Gondorienne se battait encore. Méphisto vit les visages concentrés et méprisants de ses soldats tandis qu'ils abbataient toujours plus d'Assabiens. Mais ces centaines de mètres qui les séparaient étaient impossible à boucher vu le nombre d'ennemis qui se joignaient sans cesse à la bataille. La compagnie du Roy était sans doute la plus avancée de toutes, hormis quelques-uns qui s'étaient aventurés trop loin et pour lesquels tout espoir de survie était vain.

Jugeant leur situation, le Roi pensa un instant faire une percée vers l'autre compagnie en espérant la rallier, et ainsi retourner vers le campement. Mais le temps jouait contre eux, et ils n'avaient plus reçu aucun soutient depuis quelques heures. Pourtant, son porte bannière tenait haut la bannière royale. Mais elle ammenait plus d'ennemis que d'alliés. Une voix rauque parlant Khandien sortir le Souverain de ses pensées. Un des ennemis, particulièrement grand, venait de se défaire d'un Gondorien et le voila qui provoquait le Seigneur Méphisto en combat singulier. Peut-être croyait-il le Roi las et fatigué et espérait-il briser le moral adverse en tuant leur Souverain ? Ce n'était pas penser, en tout cas.

Levant haut Andùril, Méphisto accepta le duel qui s'engagea aussitôt. Un bon guerrier en reconnait vite un autre, et ce fut le cas. L'Assabien, bien que très costaud, était également rapide et agile. Sur son plastron figurait plusieurs médailles, et le Roi s'imagina faire face à l'un de leurs gradés ou champions. La brute du désert tenta une feinte et attaqua de revers mais le Roi l'avait vu venir. Il parra et contre-attaqua aussitôt mais Andùril fut à son tour repoussée. L'Assabien revint à son tour à l'assault, un sourire cruel sur les lèvres. Il enchaina une série d'attaques rapides toutes repoussées par le Souverain qui finallement parvint à distinguer une maigre faille dans l'aggressivité ennemie. Le Khandien refit le même geste, et le Roi esquiva d'un bond sur la droite, avant de planter Andùril dans le corps de l'ennemi. Celui-ci s'arrêta un instant sur le coup de la douleur et se mit à rire.

<Est-ce tout ce dont tu es capable Méphisto, Seigneur de l'Ouest ? Reviens te battre ! Ahaha Aya ! >

Le Seigneur de Gondor se tenait toujours en position de combat, mais il baissa sa lame et répondit au Khandien toujours souriant :

< J'aimerais me battre, oui, mais je n'ai pas pour habitude de combattre les morts..>

La face incrédule, la brute ne comprit pas tout de suite. C'est seulement après quelques instants qu'il réalisa l'ampleur de la blessure que lui avait infligée Andùril. Beaucoup de sang s'écoulait. La plaie se trouvait juste en dessous du coeur. Ressantant d'un coup toute la douleur, l'Assabien tomba à genoux.

< C-C- Comment ? >

< Ta haine t'a aveuglé. Maintenant, repose en paix, fils du Désert. >

Et Andùril envoya sa tête loin de son corps tandis que Méphisto achevait le perdant. Les Assabiens reculèrent, effrayés, ce qui permit un moment de répit aux Occidentaux. Un de ses officiers s'approcha du Roi.

< Majesté. Apparemment, une troupe de chevaliers remontent Assabia dans le but de nous rallier. Ils rencontrent bien sûr des résistances mais leur avance est telle qu'ils ne sont plus qu'à quelques patés de maisons d'ici. C'est un de mes archers qui m'a fait parvenir ce message. Et ce n'est pas tout, mon Seigneur. Ces chevaliers porteraient l'emblême du Cygne..>

Le coeur du Roi fit un bond dans sa poitrine. Enfin une bonne nouvelle ! Se retournant, il regarda au loin mais ne les vit pas. Et pourtant, ils devaient être quelques part-là, à bonne distance. L'espoir de ne pas passer la nuit dans ces ruelles sombres ralluma sa flamme et celles de ses chevaliers qui se lancèrent dans la melée.

* Gebir, Dol Amroth.. Ainsi vous êtes venus.. *


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