Une main de fer pour Orwen

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Nathanael
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Lun 6 Sep 2010 - 19:27


Eru se jouait de lui. Depuis plusieurs heures il errait dans l’ombre de la nuit, courbé sur le dos de son cheval, exténué par le bruit que faisaient les gouttes d’eau sur son crâne. L’écho sourd de la pluie s’était fait entendre à la tombée du jour et jamais la lueur blafarde de la lune n’était parvenue à franchir les murailles nuageuses. Nulle torche, nulle feu de camps n’avaient voulu prendre ; les étincelles mourraient sur son briquet de pierre avant d’atteindre les feuilles et les branches gorgées d’eau. Par dépit il avait fini par reprendre la route plutôt que de prendre le risque de se noyer dans une combe. Le rire sarcastique des Valars prenaient forme parfois sous les traits d’un éclair silencieux. L’orage était loin mais menaçant.

Il cracha les gouttes qui lui dégoulinaient dans la bouche. Elles n’avaient même plus le goût de sel, son visage avait été lavé depuis longtemps. Sa hache pendait mollement le long de son côté droit, le manche battant sa cuisse au rythme du pas de son cheval. Il lui faudrait trouver rapidement un abri s’il ne voulait pas gercer intégralement. Silence s’ébroua tandis qu’un éclair déchirait le ciel ; des milliers de perles de cristal perlèrent au sein de l’obscurité. Au milieu du chaos, de l’ennui et du froid, Harding trouva belles ces gouttes argentées. Il redonna des jambes à son destrier pour qu’il continue d’avancer d’un bon pas. Il ne voyait rien devant lui, pas plus que derrière. Un voile noir l’entourait et il maudissait les cieux d’être si sombres. Les éclairs successifs lui avaient permis de constater que plus loin se dressait une colline. Sombre elle aussi, pour ne pas entacher le paysage. Aucun clan, aucune famille, aucun village ou hameau, il était seul. Il connaissait suffisamment le pays pour savoir à quelle distance il se situait des grandes villes et bourgades importantes. Mais son but n’était pas de s’y rendre, et moins encore de s’y faire connaître.

Nouvel éclair. Un hennissement dans le noir. Silence n’émit aucun son. Harding talonna et partit au trot pour se rapprocher d’une promesse d’un toit, peut-être d’un gîte et d’un couvert. Tandis qu’il avançait il entendit le son caractéristique de sabots sur le sol boueux. Rythme régulier de succions à deux temps. Un cheval alezan se présenta devant lui, sorti de nulle part, naseaux dilatés et queue en panache. Race étrangère. Il se renfrogna, ce n’était pas très bon signe. Ces chevaux venaient du Harad, et même s’il s’agissait d’un croisement, peu étaient les hommes qui en possédaient. Soldats émérites récompensés, nobles seigneurs, riches marchands. Ils ne voulaient rencontrer aucune de ceux-là, tous attachés qu’ils étaient à Hogorwen, ce misérable. Des ras puants !
Il cracha une fois encore, mais de dédain et de dégoût à ses pensées.

Un juron dans le noir. Les chevaux ne parlaient pas. Il haussa un sourcil.

- Nom de nom … sale bête, va t’en tu revenir par là !

Une voix sèche et ferme, et pourtant pleine d’une douceur diffuse. L’alezan continuait de trépigner à côté de Silence, jouant des antérieurs et des dents pour chercher à l’impressionner. Harding éloigna le cheval en lui assenant un coup de talon dans le garrot. Hennissement de mécontentement, douleur au genou droit. Il n’eut pas le temps de se défendre qu’il vida les étriers, poussé par une force invisible. Il s’écrasa lamentablement et de tout son long dans une flaque de boue, sans doute installée là dans le but de l’accueillir. Il se releva le plus rapidement possible et découvrit avec stupeur son agresseur. Une femme !

- Faut pas vous gêner soldat, tapez moi dessus pendant que vous y êtes !

Il ne répondit rien. La femme ne lui en laissa pas le temps. Elle avait déjà saisit les rênes de Silence et le menait calmement dans la nuit.

- Suivez-moi.

Intonation encore plus ferme que la fois précédente. Harding s’exécuta devant cette forme d’hospitalité inattendue. Il espérait, vainement peut-être, que cette dame lui propose un repas et peut-être même un lit, ou au moins un peu de pailles. Il reprit cependant les rênes de son cheval et continua de marcher derrière cette étrangère quoi qu’à l’accent rohirrim très prononcé.

Ils contournèrent la colline sans un bruit. Le bruit de la pluie couvrait leur avancée dans ce qui ressemblait à présent à une immense mer de boue et d’herbes mélangées. Dissimulée par le monticule de terre se tenait une petite chaumière attenante à une tente de toile qui dut être autrefois blanche. Une ouverture était aménagée à l’arrière de cette grande tente par laquelle entra la femme. Harding suivit, enthousiasmé par la couleur accueillante d’une lumière orangée.

- Laissez votre cheval dehors, il ne mourra pas cette nuit d’être un peu plus mouillé. Cocasse restera avec lui. Je m’appelle Estelle. Restez ici, je vais vous chercher une couverture.

Il resta interdit. Ses questions étaient anticipées, les réponses aussi par la même. Il resta coi, ne sachant que faire.

- Vous êtes sourd ou imbécile ?

Puis, sur ces douces paroles, la femme quitta la pièce formée par la tente. Hardind fut prit d’un sursaut et se sentit insulté. Il défit rapidement les sangles et les sacoches de Silence, enleva son filet et traina son équipement à l’intérieur. Sans plus penser à cette femme, d’un âge déjà avancé, il enleva sa cotte de maille, défit sa ceinture et les boucles de sa veste et de sa tunique. Il se déchaussa tout aussi rapidement et finit rapidement nu comme un vers.

Une couverture lui fut jetée. Il la ramassa et s’enroula dedans.

- Merci.

Balbutiements d’un jeune naïf.

- Bonne nuit jeune homme.


Au moins la chose était claire. De la paille était étendue en un épais tapis sur le sol. Ca et là un crottin. Ce devait être le boxe de luxe de Cocasse. Peu importe. Il ne se fit pas prier pour se rouler sur le sol et s’endormit aussitôt, sa hache à proximité.




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Dim 12 Sep 2010 - 11:57


Des roulements de tambours, des cors qui sonnent, trépignement des chevaux qui renâclent à attendre plus longtemps avant la charge finale, peur des hommes.

Il sursauta. Un mauvais rêve. La pluie continuait de harceler la tente sous laquelle il avait dormi. Il se redressa au milieu de la paille humide et de l’odeur de crottin de cheval. Il avait faim. Aucun signe de la vieille femme. Il s’enroula dans sa couverture et sortir la tête par l’ouverture faite dans la toile. Les chevaux broutaient un peu plus loin.

La porte s’ouvrit derrière lui dans un petit grincement. La dame se présentait à lui. Elle était plus vieille qu’il ne l’avait imaginée dans le noir. Il resserra la couverture autour de lui comme si elle eut pu le déshabiller du regard.

- Bonjour jeune homme. Prenez le temps de vous habiller, j’ai préparé de quoi vous réchauffer.

Harding fit un signe de tête et se saisit du paquet de vêtements secs que lui tendait Estelle. Tandis que la porte se refermait il s’empressa de se vêtir plus chaudement. Il ceignit sa hache à sa ceinture et passa l’entrée de la chaumière.
Une odeur de miel imprégnait l’air tout entier. Une petite lampe à huile éclairait la salle. Estelle se trouvait là et l’invita à s’asseoir. Ils mangèrent en silence.

- Vous portez là les vêtements de mon défunt mari.

Il releva la tête de son bol et resta coi.

- Il est mort peu après le décès de notre roi Théneor. Il fut enterré selon les nouveaux rites, geste qui allait contre ses dernières volontés.

Que dire ? Cette vieille femme si peu courtoise la veille se mettait à lui parler de sa famille. Etrange situation. Ils pourraient peut-être partager un avis commun cependant, elle parlait les dents serrées et ne devaient guère apprécier la politique de l’actuel roi au pouvoir.

- Il était dans l’armée ?
- Oui, c’était un garde de la cité. Il a honoré son pays et son roi toute sa vie, et sa seule récompense fut d’être enseveli dans un accoutrement grotesque.


Elle parlait avec fierté de son mari et sans aucune pitié, ni aucun sanglot dans la voix. Aucune prudence non plus. Qui pouvait lui assurer que Harding n’était pas un agent du roi lui-même ? Et que faisait cette pauvre femme à des milles de la cité royale ?

- Je sais bien qui vous êtes mon garçon… Et je crois pouvoir vous aider, d’une certaine façon.

Nouveau haussement de sourcil.

- Les gardes de l’armée royale portent armures clinquantes et nouveaux uniformes. Les loques que vous aviez sur les épaules cette nuit étaient ornées du blason du Rohan de Thénéor. Plus personne ne l’arbore aujourd’hui.

Perspicace la vieille. Il posa son bol qu’il avait gardé bêtement en suspension au dessus de la table.

- Je vous écoute, madame. Mais je doute que vous sachiez quel est mon but réel.
- Tous ceux qui ont été châtiés par Hogorwen n’ont qu’un but mon enfant.


Ce qu’elle pouvait l’agacer à le prendre pour un petit jeunot ! Il se renfrogna et parla sans véritable retenue, sans prudence. C’eut pu être un piège quelconque, il le savait, mais peu lui importait. Sa colère et son orgueil le rendaient aveugles.

- Vous m’aideriez grandement en m’apportant hommes en armes et en me présentant au prince Orwen.
- Il rôde dans les prairies bien des hommes comme vous qui souhaiteraient venger leur honneur perdu et leurs traditions…


Ils discutèrent encore un moment avant le départ de Harding. Estelle lui indiqua la direction d’un petit hameau où se trouvaient d’autres hommes empreints d’un honneur sans tâche et d’une loyauté sans égale envers leur pays et leurs traditions.

***

Harding errait à présent de nouveau dans les prairies rohirrims. La pluie cessait doucement de battre la terre. Il avait le cœur enhardi par les paroles pleines de promesses que lui avait proféré la vieille femme. D’autres hommes étaient prêts comme lui à se battre pour l’honneur du Rohan.


Dernière édition par Nathanael le Ven 1 Oct 2010 - 6:39, édité 1 fois
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Dim 12 Sep 2010 - 19:19

Tinomir observa l'immensité de la plaine qui s'étendait à perte de vue face à lui. Il lui restait tant de chemin à parcourir et si peu de temps pour le faire. Son objectif principal était de trouver Orwen afin de lui assurer son soutien et de l'aider à reconquérir le trône usurpé par son père, le vil Hogorwen qui avait pris la succession du feu roi: Thénéor. Sa plus grande difficulté était bien évidemment de trouver Orwen, on disait qu'il errait dans les plaines mais celles ci sont grandes et il est aussi aisé de retrouver un homme dans celles ci qu'il l'est de trouver une aiguille dans une botte de foin.

Cela faisait maintenant plusieurs semaines, presque deux mois en fait, qu'il avait déserté l'armée du Rohan pour trouver l'exilé et se mettre à son service. Deux mois à errer tel un vagabond, se nourrissant de ce qu'il trouvait ou ce qu'il chassait, malheureusement le gibier se faisait rare dans ces vastes plaines qui n'offrent que peu d'abris pour les animaux sauvages qui préfèrent généralement une bonne vieille forêt.

Ruminant ces tristes pensées le rohirrim se remit en route, il remit son arc en place et éperonna sa monture qui se mit au pas, un pas lent et las qui dénotait clairement des deux derniers mois de voyage du destrier dont la fatigue grandissante devenait de plus en plus problématique pour Tinomir. Le sol détrempé par le violent orage de la veille n'arrangeait en rien cette situation. Malheureusement pour lui il ne pouvait prendre trop de repos sous risque d'être retrouvé et exécuté par les hommes du Roi, il ne s'accorderait une pause qu'une fois son but atteint.

Il marcha durant toute la matinée sans rencontrer la moindre âme vivante comme si le violent orage qui avait frappé la région la veille avait tout détruit sur son passage. Ce n'est qu'en début d'après midi qu'il rencontra quelqu'un en la personne d'un autre cavalier. Il entendit tout d'abord le bruit des sabots de la monture qui arrivait, frappant le sol d'un rythme régulier. Puis, au détour d'une petite colline surplombant les environs, il tomba nez à nez avec le second cavalier. Une chevelure blonde typique de cette région encadrait son visage sombre et marqué par la fatigue tandis qu'une chemise recouvrait son torse où paraissait une musculature typique d'un soldat. Une hache pendait à sa ceinture de cuir.

Tinomir arrêta d'un geste vif sa monture pendant que l'autre en faisait autant. Décidant de prendre l'avantage, le rohirrim pris la parole le premier:

"Qui êtes vous?! Si vous êtes un fidèle de Hogorwen préparez vous à mourir, si vous êtes contre lui alors nous cherchons sans doute la même chose et si finalement vous n'êtes ni l'un ni l'autre et bien vous ne m'avez jamais vu."

Tinomir porta la main à son épée tandis qu'il attendait la réponse de son interlocuteur qui, espérait il, n'était pas un ennemi car il aurait eu bien du mal à se battre étant donné la fatigue qui pesait sur lui en ce moment.
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Dim 12 Sep 2010 - 20:37




Le vent froid descendait du Nord et se glissait entre les collines environnantes pour venir lui gifler le visage et lui rappeler qu’il n’était plus temps de dormir. La nuit avait été courte. Silence marchait doucement, évitant trous et petites butes pour éviter les sursauts d’un pas chaotique à son cavalier. Les hautes herbes jaunies par le soleil faisaient siffler le souffle des Valars. Le Rohan semblait alors être vivant, géant endormis respirant profondément sous la terre des hommes.

Ses paupières pesaient lourdement. Ses yeux devaient être rougis par la fatigue et la lassitude des jours précédents passés en partie sous la pluie. Il regardait le sol humide pour ne pas à faire l’effort de garder la tête droite. Il avait la nuque roide, les doigts crispés sur les rennes, les pieds pesant lourdement sur les étriers, les jambes battantes. Il était avachi, l’œil à demi-clôt mais l’oreille attentive. Un soldat ne dormait jamais, comme une proie qui se sent perpétuellement poursuivie, vieux réflexes des guerres passées. L’armée vous rendait paranoïaque.

Il sentit plus qu’il ne vit le cavalier qui se présentait devant lui. Les oreilles de Silence s’étaient soudainement dressées, pointées vers l’avant, son pas s’était saccadé tandis qu’il prenait le temps d’observer le nouvel arrivant. Par habitude Harding posa la main sur le manche de sa hache. Ensuite seulement il fit l’effort de relever la tête pour toiser du regard le Rohirrim qui se dressait devant lui. Un fier et franc parler. Pas de prudence. Un homme harassé par la fatigue, au moins autant que lui-même. Un homme aigri, agacé, courroucé. Un homme qui n’aimait pas Hogorwen. Ces réflexions se succédaient lentement mais sûrement dans son esprit, exactement comme un maçon place les pierres d’un haut mur d’une main habile. Il ne répondit pas tout de suite. Quelques secondes d’un silence brisé par le mugissement du vent passèrent. L’affrontement de ces deux êtres lassés eut été ridicule, presque comique.

- Je ne suis le serviteur de personne et ne soutient aucun roi. Seul le Rohan a ma loyauté.

Il se saisit de sa hache sans brusquerie. L’autre cavalier était encore trop loin pour lui porter grande blessure. Il posa son arme en travers, sur le haut de ses cuisses et appuya nonchalamment ses mains sur le manche de celle-ci. Une simple hache à double tranchant. Simple, mais efficace.
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Lun 13 Sep 2010 - 15:45

L'autre cavalier semblait au moins autant fatigué que Tinomir, si ce n'était plus. Appuyé sur le manche de sa robuste hache, l'interlocuteur guettait la réaction du jeune rohirrim qui ne savait comment réagir face à la réponse que venait de lui lancer l'inconnu. Il réfléchit quelques instants durant lesquels une bourrasque de vent balaya violemment la colline où se trouvaient les deux cavaliers. Après une légère réflexion Tinomir se jeta à l'eau et répondit le plus franchement du monde:

"Vous êtes loyal au Rohan dites vous, nous ne pouvons donc pas être ennemis si nous avons les mêmes valeurs. Je suis à la recherche du Prince Orwen et j'ai dû pour cela déserter l'armée, comprenez donc ma méfiance à votre égard. Mais vous qui dites être fidèle au Rohan vous devez être à la recherche de la même chose que moi à moins que vous ne fuyiez ce pays ce dont on ne peut vous blâmer étant donné la situation actuelle de cette contée. Que voulez vous faire, rester et combattre ou bien partir et ne rien faire? Au fait je m'appelle Tinomir et vous, quel est votre nom? Mettons nous en selle voulez vous, il n'est pas bon d'être immobile en ces temps, le Mal se déplace si rapidement en ces contrées tourmentées."

Pour combiner ses gestes à ses paroles le rohirrim se hissa sur sa propre monture, invitant son compagnon d'infortune à faire de même. Il mit ensuite sa monture au pas, attendant presque avec impatience la suite des événements. Il sentait que l'homme qu'il venait de rencontrer ne pourrait que l'aider dans sa quête vers son Prince, il n'avait pas l'air d'un lâche ni d'un suppôt d'Hogorwen son but devait par conséquent être le même que Tinomir.
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Lun 13 Sep 2010 - 16:36



Harding inclina légèrement la tête de côté, le regard posé fixement sur l’inconnu. Il l’écoutait. Il réfléchissait. Fougue, verve limpide, ardeur et violence, volonté ferme de défendre ses intérêts contre tout obstacle. Un rohirrim dans l’âme, pas un fourbe d’une cité étrangère. Son franc parler lui plaisait, bien qu’il parlât un peu trop à son goût. Mais après tout, toute parole semblait de trop à Harding. Seuls les gestes et les actes importaient réellement et supportaient une signification qui dépassait les mots et le langage. Il prit une profonde inspiration mais garda le silence encore un moment. Il attendit que le cavalier se mette en selle avant de répondre. Il se pencha en arrière en maintenant sa hache d’une main, au cas où. Il ne faisait confiance à personne. De la main droite il ouvrit une des sacoches que soutenait sa selle et en sortit une tunique détrempée par la pluie. Elle semblait être de couleur noire.

En vérité il s’agissait de son ancienne tenue militaire, vestige de son appartenance à la garde royale. Le vert profond du drapeau rohirrim avait été assombri par la pluie, et sur le devant de la tunique se déployait le blason du Rohan, le méaras blanc, fier. Il leva le bras face à Tinomir, sans violence ni brutalité mais avec la volonté ferme de montrer ses convictions par son simple geste. Le blason des rois rohirrims, de Thénéor et de ses ancêtres flottait mollement dans le vent.


- Je défends ces valeurs et cet honneur ci, aucun autre. Mort au roi fou qui salit et dénigre la pureté de nos traditions !


Contre un imprudent, toute imprudence pouvait être commise. Le double jeu ne semblait pas être une part de la personne de Tinomir. La fougue de Harding s’était allumée en lui. Une lueur furieuse passa rapidement dans son regard tandis qu’il se souvenait de la honte qui l’avait couverte quand son lieutenant l’avait expulsé du corps de la garde royale. Il avait été qualifié d’extrémiste et de « méprisant gamin sans jugeote ».

Il n’avait plus maintenant à entretenir l’allure de Silence. Côte à côte les chevaux se stimulaient mutuellement. Il n’avait pas encore parcouru la distance indiquée par Estelle jusqu’à la bourgade où il devait trouver des partisans d’Orwen. Tinomir ne semblait pas être un nomade circulant dans cette zone du Rohan. Comme tout bon déserteur il avait du abandonner l’idée de retrouver ses proches. Des rumeurs circulaient sur la politique d’Hogorwen ; les familles des déserteurs et des mutins étaient persécutées. Aucun meurtre n’avait été relevé, mais vols et rapines quotidiennes rendaient chaque jour la résistance plus difficile pour ces familles exilées et rejetées par la politique royale.

- L’on me nomme Harding.

Il parla après s’être enfermé une fois encore dans une de ses bulles silencieuses et réflexives. Il regardait droit devant lui, quêtant une fumée grise signe d’une présence humaine. Malgré la pluie les maisonnettes gardaient toujours leur foyer allumé. Personne ne demeurait en ces lieux éloignés d’Edoras.

- Le prince Orwen erre en ces terres comme un fantôme, un spectre. Son père a fait de lui un martyr pour les rohirrims, mais aucun ne veut se soulever contre la légitimité royale.

Au fond de lui il ne savait pas si sa quête avait un sens véritable. Ce n’était que vengeance aveugle qui le menait toujours plus loin pour retrouver son poste et son honneur. Il ne pouvait soutenir l’abomination que représentait Hogorwen à ses yeux : un traître. Mais l’homme que tout le monde détestait était au pouvoir, et les hommes les plus fidèles au Rohan rôdaient la tête basse et l’âme emplie de larmes de voir leur pays ainsi mené.
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Lun 13 Sep 2010 - 18:00

Les deux chevaux avançaient d'un rythme égal sur le sol, frappant de leurs sabots la terre qui s'étendait sous eux. Deux exilés avançaient maintenant vers un même but, vers le même combat. Tinomir se sentait galvanisé par le fait de ne plus être seul, être accompagné d'un homme qui se battait pour les mêmes valeurs que lui faisait subsister en lui une étincelle d'espoir, il n'était plus seul dans sa quête.

La vue de la tenue militaire du Rohan avait ravivé nombre souvenirs dans la mémoire du rohirrim. Le jour où il s'était engagé dans l'armée afin de défendre sa nation, de protéger fièrement ce pays qu'il chérissait tant. La Bataille de Forodwaith lui était aussi revenu à l'esprit, comment le roi de l'époque, Firion, avait trouvé la mort au combat, payant de sa vie pour la survie des Peuples Libres de la Terre du Milieu. Tout ces souvenirs s'étaient bousculés dans sa tête et c'est à ce moment précis qu'il se rendit compte à quel point sa vie s'était accélérée depuis la mort de Thénéor.

Avant il ne se posait pas de question si ce qu'il faisait était juste ou pas, il le faisait car il avait confiance en son roi mais depuis la mort de ce dernier et l'arrivée de Hogorwen au pouvoir il s'était beaucoup remis en question et le bien fondé de la plupart de ses actions commençait à s'effriter comme s'effritent les falaises au fil du temps.

Tinomir jeta alors un œil vers Harding, ce dernier semblait fourbu par un long voyage ce qui laissait penser qu'il avait voyagé au moins aussi longtemps que le jeune rohirrim. Son visage volontaire était fortement marqué par une grande fatigue. Sa stature restait tout de même imposante et Tinomir se réjouit de ne pas avoir eu a l'affronter car il devait, sans nul doute, être un farouche guerrier. Le jour s'écoulait paisiblement sans se soucier des tracas des mortels et le soleil commençait à décliner à l'horizon. Pas un mot n'avait été échangé durant la chevauchée de l'après midi. Décidant de briser le silence, le jeune rohirrim prit la parole:

"Avez vous des indications plus précises pour trouver Orwen? Car moi je n'ai rien du tout, j'ai vécu loin de tout durant ces deux derniers mois et je n'ai eu aucune nouvelle du monde extérieur si ce ne sont les rumeurs les plus courantes qui parlent de lui."

Le rohirrim guetta l'horizon en quête d'un quelconque abri susceptible de les abriter durant la nuit car celle ci tombait vite durant cette saison et il n'était pas rare de se faire surprendre par l'astre lunaire.
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Mar 14 Sep 2010 - 21:25


La chance sourit aux audacieux. Seul quelques heures auparavant il partageait à présent sa route avec un homme aux principes semblables aux siens. Estelle lui avait indiqué la direction de la trouée du Rohan. Les nomades qu’elle connaissait faisaient paître leurs troupeaux dans cette contrée loin des grandes villes et du Gouffre de Helm où les ennemis d’Hogorwen ne pouvaient plus trouver refuges. Ils n’étaient pas nombreux, et parmi eux beaucoup supportaient le nouveau roi au trône. Ceux qui espéraient secrètement qu’Orwen entre à Edoras se terraient dans le silence et manifestaient peu leur véhémence. Globalement les avis étaient partagés et beaucoup ne savaient que penser. Il avait entendu dire que l’enterrement de Thénéor ne s’était pas passé sans troubles et qu’un esclandre armé était contrevenu au bon déroulement de la journée de deuil. Il y avait eu une petite alliance et des poursuites dans les plaines aux alentours d’Edoras, mais il n’en savait pas plus. Hogorwen avait cependant du perdre un peu de sa crédibilité en tant que souverain tout puissant et maître de toute chose. Car c’était à peu près le caractère principal qu’il avait noté chez ce roi qu’il appelait plus aisément tyran : l’omnipotence.

Il tourna les yeux vers l’infortuné Tinomir qui guettait un abri. L’absence de toute parole durant cette longue après midi lui avait permis de réfléchir. Ils s’arrêteraient rapidement pour la nuit et continueraient le lendemain pour continuer vers le Nord. Les flammes du soleil prenaient des teintes bleutées, l’obscurité s’installait vite.
Ils continuèrent de marcher quelques minutes avant de trouver une petite corniche dans une colline. Le vent s’y engouffrait comme dans un goulot mais elle les abritait des regards.

- Ici, ce sera bien.

Il mit pieds à terre et tint son cheval par la bride. Réflexe ou habitude, il gardait la main gauche posée sur la lame de sa hache, prêt à la sortir face à tout incident. Il dessella Silence rapidement et posa son harnachement à l’envers, oreiller précaire pour la nuit.

Orwen, où était-il ? Il se cachait depuis longtemps mais manquait de discrétion. Il avait entendu quelques paroles qui se voulaient secrètes dans les tavernes. Les murmures disaient qu’il se trouvait vers Aldgubrg et qu’il était allé chercher du soutien dans la vieille ville d’Eorl le Jeune. Tout pouvait être vérité, tout pouvait être mensonge.

- Il est beaucoup plus loin à l’Est. Je ne saurai dire où exactement. Demain ou le jour suivant, nous trouverons des hommes prêts à nous aider, au moins un, j’en suis sûr. Il reste des Rohirrims fidèles à Thénéor, oubliés par Hogorwen, mais que son fils saura faire revenir en temps voulu. Nous en serons.

Son regard s’enflamma de nouveau d’une lueur vivace, colère et haine en son cœur. Sa main le brûlait de ne pouvoir brandir fièrement sa hache contre le véritable ennemi. Se battre contre ses frères le répugnaient, mais s’il fallait en découdre pour conserver sa liberté il le ferait. Sans hésiter.


Dernière édition par Nathanael le Jeu 16 Sep 2010 - 17:19, édité 1 fois
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Jeu 16 Sep 2010 - 15:38

Tinomir ouvrit les yeux, le soleil pointait à l'horizon et il était maintenant temps de se lever, il leur restait encore du chemin à parcourir.

Harding dormait toujours mais il ne tarderait sans doute pas à se lever, c'était un ancien soldat après tout lui aussi. Un léger bruit attira l'attention du jeune homme, il porta son regard vers la source de ce bruit et vit les deux chevaux qui patientaient non loin du petit campement qu'avaient établis les deux cavaliers la veille. Le jeune homme se leva et saisit les deux animaux par la bride, il avait repéré un cours d'eau non loin de là et les deux fidèles destriers n'avaient pas pu boire beaucoup la veille. Tirant les deux bêtes à travers la forêt Tinomir repensait à ce que lui avait dit Harding la veille:

Citation :
- Il est beaucoup plus loin à l’Est. Je ne saurai dire où exactement. Demain ou le jour suivant, nous trouverons des hommes prêts à nous aider, au moins un, j’en suis sûr. Il reste des Rohirrims fidèles à Thénéor, oubliés par Hogorwen, mais que son fils saura faire revenir en temps voulu. Nous en serons.

Ainsi il restait des hommes prêts à défendre le Rohan, qui n'avait pas cédé face à la dictature et la terreur instauré par Hogorwen depuis son accession au pouvoir. Il tardait à Tinomir de rencontrer ces hommes qui, comme lui, étaient prêts à lutter contre l'usurpateur. Et, plus que tout, le jeune rohirrim voulait rencontrer le Prince Orwen dont le passage au rang de martyr avait fait de lui l'icône de la Révolution qui se mettait lentement, mais sûrement, en marche.

Une fois les cheveux abreuvés et le tri dans ses pensées restaurés Tinomir se redirigea vers le campement où l'attendait Harding, celui ci était en train de se lever lorsque le rohirrim arriva. Il se tourna vers lui et croisa son regard:

"J'ai fait boire les chevaux, les pauvres crevaient de soif et ne nous auraient pas portés bien longtemps dans ces conditions. Nous nous dirigeons vers l'Est si j'ai bien compris mettons nous en route le plus rapidement en route alors."

Le jeune rohirrim tendit la bride du cheval a son possesseur et se hissa ensuite lui même sur le sien. Il prit la direction de l'Est, le soleil levant l'éclairant de tous ses rayons, c'était un beau jour pour commencer une révolution.
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Nathanael
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Jeu 16 Sep 2010 - 17:50



Il garda les yeux fermés tandis qu’il écoutait le bruit des sabots contre le sol. La terre avait séché depuis les fortes pluies et tout paraissait plus calme. Il se sentait lavé de sa lassitude.
Tinomir s’était levé bien avant, lui évitant la corvée d’eau. Plus loin il entendait à présent les chevaux rejeter l’eau de leurs naseaux après une rasade d’eau bue trop goulûment. Il se sentait lui aussi assoiffé, et son repas de la veille lui semblait bien loin à présent. La soif le tenaillait un peu plus et l’obligea à se lever. Tinomir revenait avec Silence et son propre cheval. Il se saisit de la gourde qui pendait à sa selle et que le soldat avait pensée à remplir d’une eau fraîche et revigorante. Maigre petit déjeuner, mais ce serait suffisant pour la journée à venir. Il serait plus pressé ainsi de trouver les hommes qu’Estelle lui avait conseillé de rencontrer.

- Merci pour mon cheval.


Il se saisit des rênes qu’il laissa mi-longues sur l’encolure de Silence et mit le pied à l’étrier. Il ne se sentait pas la force de monter en sautant. Il ne partit pas tout de suite, prenant le temps de se mettre à l’aise sur son destrier. Il sortit sa hache de sa ceinture et la posa sur ses cuisses, il talonna ensuite Silence et se mit au pas. Il jetait de temps à autre un regard vers Tinomir mais n’avait pas beaucoup de sujets de discussions à proposer. Il préférait bien souvent se languir dans un mutisme qui évitait toute prise de position et toute perte d’énergie.
L’allure lente du pas lui permettait d’aiguiser calmement sa hache avec une dague qu’il gardait à son côté gauche. Une lame de trop qui le gênait dans ses déplacements, mais qui lui avait plusieurs fois sauvée la mise pendant quelques combats. Un mal pou un bien, il mettait de côté un peu de son agilité pour gagner en défense.

A midi ils avaient parcouru nombre de milles supplémentaires. Ils avaient croisé quelques lièvres sauvages sans chercher à les chasser. Un petit ruisseau avait permis aux bêtes de s’abreuver une nouvelle fois. Ils n’avaient cependant rencontré personne.

- J’espère que cette femme ne nous a pas envoyé dans un guet-apens.

Ill regarda Tinomir pour savoir ce qu’il pensait de leur situation mais ses yeux en disaient assez long sur le fond de sa pensée. La motivation première diminuait doucement au fil des heures, présente mais de plus en plus sourde. Ils auraient du trouver déjà quelques hommes en ces parages ou alors la réputation d’Hogorwen et l’action de ses hommes avaient causé plus de troubles que ce qu’il avait imaginé.

Le silence se faisait de plus en plus pensant. Non pas que l’absence de dialogue entre eux devenaient comme une gêne, Tinomir lui-même était peu bavard, mais il lui semblait que tout était silencieux. Les pépiements d’oiseaux, déjà rares dans les plaines rases et maigres du Rohan, s’étaient tus. Silence gardait les oreilles pointées vers l’avant et les naseaux dilatés. Le chemin qu’ils suivaient serpentait au milieu des herbes encore repues de leur orgie pluviale. Peu d’abris aurait permis à qui que ce soit de se dissimuler du regard. Pourtant il se sentait observé et cette impression le mettait particulièrement mal à l’aise.

- Restons sur nos gardes. Je n’aime pas beaucoup cet endroit et me méfie des gens qui parcourent ces terres.

C’est toute la plaine rohirrim qui paraissait le toiser d’un regard interrogateur et suspicieux. Il sortit de nouveau sa hache qu’il avait remise à sa ceinture entre temps. Il était tendu. Soudain Silence s’arrêta brusquement et leva vivement la tête, surpris et apeuré. Loin devant eux se formait une combe fortement encaissée dans la plaine. Une fumée grisâtre quittait un foyer vif au milieu du relief accidenté. Des hommes mangeaient entre eux sans faire un bruit. Le temps de contempler cette scène qui lui rappelait qu’il n’avait rien consommé depuis belle lurette, il sentit une présence tout autour de lui.

Des hommes s’étaient levés des hautes herbes, sortaient de derrière quelque roches immobiles, quittaient les tentes et s’approchaient d’eux armes à la main. Ceux qui mangeaient ne bougèrent pas de leur asseoir mais s’étaient tournés vers eux et les regardaient d’en bas. Quelques uns avaient des dagues ou des épées, quelques hommes portaient des lances et des boucliers. Ils n’étaient pas plus d’une vingtaine ; un petit groupe de fuyards, de voleurs ou d’assassins. Il n’en savait strictement rien pour le moment. Il n’attendit pas son reste pour brandir le manche de sa hache, lames vers le bas, prêt à s’en servir.


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Dwilidan
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Sam 18 Sep 2010 - 11:30

Un silence irréel pesait maintenant dans les plaines, comme si la nature elle même avait décidée de se taire pour laisser place aux protagonistes du jeu macabre qui allait sans doute se dérouler. Les Valars eux mêmes semblaient avoir retenus leur souffle, attendant le dénouement de la scène. Tinomir sortit son épée, Thirgil, de son fourreau, il était prêt à en découdre. Les hommes en face avaient l'air aussi déterminés qu'eux. Harding avait aussi tiré sa hache, les deux hommes se tenaient en garde.

Tinomir éperonna sa monture et se porta vers les hommes qui avaient aussi dégainés leurs armes. En observant le campement de fortune établi par ces hommes il put remarquer l'absence de femmes, ce n'était donc pas un petit village mais bien des guerriers, restait à savoir quel était leur camp. Arrivé à une dizaine de mètres le jeune rohirrim jeta un regard vers les hommes, une vingtaine se tenaient face aux deux insurgés, il fallait tenter la diplomatie:

"Nous sommes deux voyageurs fourbus par nos voyages et nous ne cherchons qu'un peu d'hospitalité en ces temps difficiles. Si la solidarité ne veut plus rien dire en Rohan je pense que nous sommes vraiment tombés bien bas. Nous ne vous ferons rien, je vous le garantis, nous ne sommes pas des lâches. Nous sommes juste de vrais rohirrims fidèles à leur vrai roi!"

Son message était volontairement codé, de vais partisans d'Orwen les prendrais comme les leurs, enfin c'était sa technique, et des suppôts de Hogorwen les prendrait aussi pour des alliés, même si dans ce cas là ils seraient sûrement obligés de se battre. Restait à savoir si il n'en avait pas trop dit et que ceux d'en face faisait partis du bon camp.
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Nurmar
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Dim 19 Sep 2010 - 15:59
Nurmar assistait à une étrange scène deux hommes faisaient face à tout un groupe armé, lui pour sa part restait caché derrière un buisson fatigué de son voyage qui l'avait mené de Minas Tirith au Rohan. Il avait entendu dire dans une auberge de la cité qu'un roi c'était fait usurpé sa place légitime, que les juste et les braves ce faisaient calomnier et rejeter. Certains disaient que les "vrai" Rohirrim qui étaient resté fidèle à leur roi se battaient encore pour rétablir la justice, il voulait savoir si les rumeurs d'une sombre auberge disait vrai, il voulait aider ces hommes et combattre l'injustice, même lui ne comprenais pas tout à fait la motivation qui l'avait poussé à venir ici, mais au fond de lui il sentait il le fallait, telle était son destin.

Soudain tiré de ses pensées il vit que l'un des deux hommes ce mit à parler il avait l'air las et fatigué, mais visiblement déterminé il n'arrivait pas à entendre ce qu'il disait, mais ces paroles avaient visiblement suscité une réaction chez le groupe d'hommes face à eux, en cas de besoin il se joindrais aux deux hommes, trois contre une vingtaine c'est assez équitable se dit il avec un sourire. Il commençais à se demander qui étaient ces hommes ces fameux Rohirrim qui se battent pour leur honneur ou de simples brigands? Seul le temps le dira il sortit de sa cachette et s'avancer vers eux la main posé sur la garde de son épée. Puis il parla.


" Votre petit groupe a t-il encore de la place pour un voyageur égaré? J'ai entendus bien des choses sur l'hospitalité en Rohan j'espère que ces dires sont vrai!"
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Nathanael
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Ven 1 Oct 2010 - 7:45


Il ne bougea pas tandis que Tinomir avançait avec son cheval. Imprudence folle. Les temps ne permettaient guère la diplomatie et le déroulement le plus courant des rencontre fortuites était une bataille d’abord, une discussion ensuite. Il avait les dents serrées, il se tenait droit sur sa selle, la main crispée sur le manche de sa hache. Silence sentait son appréhension et se contracta lui aussi, prêt à bondir en avant sur l’ennemi. Le petit groupe de gaillards armés se resserrait autour d’eux. Il prit le temps de les compter : dix-huit, ou peut-être dix-neuf. Il ne se souvenait plus du nombre qu’il y avait après dix-sept. Il se maudit intérieurement de ne pas avoir été plus attentif aux cours de Nathanael. Peu importe. Un de plus ou de moins, cela ne changerait pas beaucoup le cours des choses.

Fallait-il qu’il intervienne lui aussi, et plus hardiment ? Son honneur et le prix qu’il accordait à la liberté lui interdisaient de se rendre auprès de vils serviteurs d’Hogorwen. Il avait souffert lorsque son capitaine l’avait mis aux portes d’Edoras, mais il s’en était remis depuis et préférait une vie solitaire et difficile plutôt qu’une vie de servitude. « Marcher debout ou mourir » pensa-t-il. Il tiqua à la tournure employée par Tinomir même si elle semblait la plus appropriée en l’instant. Mais au diable les jeux d’esprit et les questions indirectes, il fallait en venir au fait, en venir aux mains. Son sang bouillonnait intérieurement, il était prêt à en découdre si jamais ces hommes se révélaient être des sbires de Hogorwen. Pouvait-il prendre le risque de mêler Tinomir à sa soif vengeresse ? Il n’y avait pas meilleure façon, selon lui, de prouver sa valeur pour Théneor.

Il fut arrêté dans ses pensées par un étranger qui s’avançait vers eux par leur flanc. Un rôdeur … un mécréant à ses yeux. Il craignait les voyageurs de grands chemins comme la peste. Des mendiants, ou des exilés. Comme lui, certes, mais celui-ci avait le désavantage de n’être pas même un Rohirrim. Il avait franchit la limite spatiale qui aurait pu faire de lui un compagnon de leurs adversaires. Ses mots semblaient intemporels. En ce moment il fallait penser à toute autre chose qu’à de l’hospitalité ou de la solidarité. Il fallait en passer aux mains. Il leva sa hache.

- Recule étranger ou je te passe ma lame au travers du corps.

Il se tourna pour être face à ce nouvel élément incongru. Cependant pendant qu’il portait son attention sur l’individu sortir de nulle part il vit un homme de taille relativement petite s’avancer vers eux, un morceau de viande à la main. Il avait quitté le groupe de ceux qui étaient assis près du feu. Il claudiquait en marchant et s’arrêta à moins de deux mètres de Tinomir. Harding restait quant à lui en retrait, trop méfiant. Le petit soldat, ou voleur, ou assassin avala gloutonnement ce qu’il avait dans la bouche. Il avait l’œil méfiant, le poil mal entretenu et un ventre qui lui donnait plutôt l’air d’un consommateur de houblon.

- De vrais rohirrims, fidèles à leur vrai roi mhh … ?

Il avait senti à milles lieux la vaine tentative de Tinomir. Un suspicieux. Un véreux intelligent. Il s’esclaffa.

- De roi nous n’en souffrons aucun, vagabonds de grands chemins. Les rois nous craignent et nous méprisent. Et nous leur rendons leur mépris en parcourant impunément les terres de leurs ancêtres.

Il cracha juste devant les sabots du cheval de Tinomir. Un bien étrange accueil. Harding fut rassuré un certain temps. Les discordances ne viendraient pas de la question politique, mais d’une cause toute économique. Ils devaient êtres des brigands, des fripouilles, de la vermine. Ils les tueraient sans grande pitié afin de piller le peu d’affaires qu’ils possédaient encore. Pourtant les mots du petit homme sonnaient faux. Il avait un fort accent rohirrim qu’il dissimulait très mal et ses longs cheveux, sa barbe, quoi que mal entretenus, étaient portés comme ceux des cavaliers de Thénéor.

Gardant sa hache levée fièrement devant lui, Harding délaissa le rôdeur un moment et s’approcha du bougre qui les prenait de haut. Il cracha lui aussi à ses pieds. Œil pour œil, dent pour dent. Tel était son principe. Tout mal subi était rendu en retour, au quintuple s’il le fallait.

- Je te croirai vieux fourbe, si tu ne tenais pas ta côte de mouton comme une épée et si tes hommes ne portaient pas des boucliers où est gravé le soleil qui côtoie le méaras sur nos drapeaux. Qui êtes-vous ?
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Gallen Mortensen
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Dim 3 Oct 2010 - 17:48


Eodan était resté en retrait lors de l'arrivée du binôme guerrier. Il resta sur ses gardes face à l'arrivée du rodeur. pourtant c'était bien lui le chef de cette troupe plus que disparate.

D'ailleurs lorsque la tension arriva à son paroxyme, le rohirrim sale sur lui se tourna vers Eodan , lui le lieutenant de Fornost, membre emminent de l'eored du capitaine Eomar.

Eodan secoua la tête comme pour retrouver ses idées. voici un mois qu'il battait la campgne, exilé de sa ville natale, il avait regroupé les forces antiHogorwen. Hélas, lui le soldat aguerri le savait . il recrutait certes des jeunes gens fidèles au Rohan et à ses vraies valeurs. Hélas, dans sa bande se trouvaient des brigands, des scélérats,des traines savates, il le savait. mais il devait rallier à lui le plus d'hommes pour rejoindre les fervants rohirrims tel Orwen le fils de cette raclure d'hogorwen.

Le souvenir de la nuit de fuite de Fornost durant laquelle son capitaine Eomar trouva la mort lui revint en tête. Depuis cette nuit funeste il savait que sa recherche n'était qu'une fuite envant. A un moment ou à un autre il tomberait sur une eored fidèle au nouveau Rohan ou alors il serait poignardé par son propre camp.

Mais voir ses deux jeunes guerriers certes innocents et naifs mais si décidés fut comme un baume pour le vieux coeur guerrier d'Eodan.

D'ailleurs ses épaules se raffermirent. D'une voix lasse de fatigue mais maitrisée, il déclara


"Arrête de faire la malin Eomin , ses jeunes rohirrims sont didèles au Rohan c'est évident. Va rouler des épaules ailleurs"

L'homme sale sur lui se renfrogna et partit vers le campement non sans lancer un regard noir vers les deux jeunes guerriers;

Eodan passa une main creusée par les ans sur son visage buriné, il était i fatigué.

Mais c'est d'une voix adoucie qu'il s'adressa à harding

"Baisse ton arme, l'Ami, tu es ici entre compagnons, tu aura l'occasion de t'en servir pour le Rohan"

puis Eodan montra de son main droite, le campement

"Reposez vous Compagnons et installez vous au centre près de ma tente, mangez et reposez vous, les amis"

Puis d'un ton plus apre

"Nous partons demain pour l'Est, Un chateau n'est pas très loin, celui du Seigneur Jéremiah , nous verifierons de quel coté il est et si il est du mauvais nous continuerons notre progression vers l'est"

Il se tourna ensuite vers le rodeur

"Vous êtes aussi le bienvenu, Dunedan, si votre motivation est la m^me que ces deux hommes"

la dernière partie du discours fut dite avec amertume ce que purent remarquer les deux comapgnons de route.



Eodan tourna le dos aux jeunes hommes et se dirigea d'un pas las vers le campement, les invitant ainsi à le suivre.


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Dwilidan
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Lun 4 Oct 2010 - 16:59

Le jeune rohirrim fut pour le moins surpris par la tournure des événements, d'abord un rôdeur sortit d'on-ne-sait-où puis un des hommes semblait avoir été prêt à engager le combat avec Harding puis finalement le chef de la troupe qui s'était avancé vers eux, les invitant à les rejoindre dans leur campement et leur indiquant qu'une expédition était prévue pour le lendemain.

Les hommes se dirigèrent vers un petit feu où brûlait de la viande. Tinomir saisit un des bouts qu'on lui proposait puis le mordit à pleine dents, cela faisait des lustres qu'il n'avait pas pris un vrai repas et la viande lui fit l'effet d'un baume, guérissant son organisme affaibli par les deux longs mois d'errance qu'il venait de passer.

Il se tourna ensuite vers le rôdeur qui les avait rejoint. Ce dernier semblait ne pas être à sa place, il était vrai que les différentes réactions auxquelles il avait été confrontés n'avaient pas été des plus chaleureuses. Pourtant Tinomir avait vu combattre ces hommes de l'ombre venu d'Arnor durant la Grande Bataille qui avait eu lieu il y a déjà cinq ans et son aide serait sûrement précieuse dans les luttes à venir. Le rohirrim se dirigea donc vers lui et commença à lui parler:

"Que fait donc un homme d'Arnor si loin de sa contrée pour régler les problèmes d'une guerre civile d'un pays qui ne le concerne pas? Enfin sachez que, malgré les réactions violentes des autres, votre aide nous sera sûrement des plus utiles. Au fait moi c'est Tinomir, fils de Tiltyr et vous quel est votre nom? Tenez servez vous du vin, j'imagine que vous aussi cela fait longtemps que vous n'avez pas fait de vrai repas."

Liant le geste à la parole Tinomir se saisit d'une outre dont il avala quelques gorgées avant de la passer à son interlocuteur qui s'en saisit.
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Nathanael
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Mer 6 Oct 2010 - 17:24


Il baissa son arme sur la demande du vieil homme. Rien ne lui assurait qu’il était véritablement favorable au Rohan. Peut-être était-il pour Orwen, mais non pas un fervent défenseur de son pays. Car lui faisait toute la différence entre l’homme et le trône. Orwen n’était qu’un moyen pour atteindre une fin, retrouver les traditions ancestrales des Rohirrims d’antan. Lui ou un autre, cela revenait au même. Tinomir semblait attaché au Rohan tout autant qu’à Orwen. Quant aux vagabonds qui se remplissaient la panse dans cette petite combe, peu leur importait sans doute. Ils devaient souhaiter rentrer chez eux le plus rapidement possible, avec le sentiment d’une liberté promise et l’envie de retrouver un confort moins précaire que celui qu’ils avaient en l’instant.

Il gardait un œil sur le vieux salopard qui les avait accueillis de façon inopportune. Il leur causerait du tord à un moment donné, il le sentait. Quel imbécile pouvait prétendre être un bandit, contre le roi qui plus est, en ces temps troublés ? S’il avait été réellement face à un serviteur d’Hogorwen, il aurait perdu la tête, dans tous les sens du terme. Eomin. Il retiendrait ce nom, aussi longtemps que nécessaire. La moindre offense était une atteinte à son honneur. Il ne le tolérait pas.

Il demeurait tendu. L’atmosphère demeurait lourde malgré l’intervention du meneur qui ne s’était pas soumis aux procédés coutumiers de présentation. Il avait saisi de la bouche des hommes présents qu’il s’appelait Eodan. Le rôdeur les avait rejoints. Il s’en méfiait aussi. Les Dunedains étaient des hommes fiables, combattifs et aguerris au combat, endurants et justes. Mais ils restaient des étrangers. Somme toute, le rôdeur pourrait toujours prendre quelques coups pour d’autres rohirrims et éviter ainsi que le sang de ses compatriotes ne baignent la terre de leurs ancêtres.

Tinomir semblait moins méfiant. Peut-être pas naïf mais bien plus curieux que lui-même. Harding s’assit néanmoins à côté de son compagnon de route et l’écouta parler. Il regarda la gourde circuler des mains du Rohirrim à celle de l’homme du Nord. Il refusa de la prendre lorsque celui-ci la lui tendit. Il était un buveur émérite, connu de nombreuses tavernes à Edoras , mais lors de campagnes militaires il se refusait à tout débordement. D’autant plus qu’il se savait être violent après de trop longues gorgées d’alcool. Il s’empara plutôt d’une large tranche de viande de mouton qui grillait sur la pointe d’une dague. Odeur engageante. Savoureuse en bouche. Il n’avait pas goûté de mouton depuis son départ de la compagnie des gardes royaux, lors de l’arrivée au trône de Hogorwen. Il en avait marre du lapin, ce morceau de choix tombait à point nommé.

Il écouta encore quelques temps Tinomir et le rôdeur échanger quelques nouvelles, informations et autres puis il se leva et partit. Il se rapprocha de la tente du vieux soldat et passa la tête à l’intérieur. Eodan se reposait, ou bien réfléchissait, peu importait. Il ne dit rien dans un premier temps, mais ce vieux bonhomme lui en imposait. Un vieux de la vieille. Un guerrier averti, avec de nombreux hivers accrochés à la ceinture. Il lui importait de savoir quel était plus précisément le but de leur déplacement le lendemain : « nous continuerons notre progression vers l’est » impliquait-il que Jéremiah demeurait vivant ? Et jusqu’à quand souhaitait-il continuer à l’est ?

Il fit un signe de tête à Eodan lorsque celui-ci croisa son regard.

- J’ai à vous parler Eodan, à propos de demain …

Il ne fit pas plus de commentaires, et n’engagea aucun simulacre de politesse réciproque. Les soldats s’asseyaient sur la politesse, ce qui comptait vraiment pour eux au fond, c’était le respect.
Il attendit cependant l’assentiment du vieil homme avant de prendre la parole. Il ne souhaitait pas interrompre un moment de tranquillité sans doute dûment mérité.

- Jéremiah est-il un seigneur solitaire ou prends-t-il le soin de s’entourer de bras armés ? Le cours des choses en sera grandement changé, car en ses troupes, s’il en a, certains doivent avoir leur avis sur la question du trône.

Il avait quelques idées en tête mais souhaitait entendre les idées et conseils d’un soldat plus préparé à la diplomatie, puis, au stratégie guérrière.
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Gallen Mortensen
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Ven 8 Oct 2010 - 18:39


Eodan vit harding s'asseoir à ses cotés. le vieux soldat ne fit aucun gestes pour l'en empêcher ni d'ailleurs pour l'inviter. il se contenta de le fixer de ses yeux délavés.

le lieutenant arrachea un gros morceau de lard avec ses dents, il écouta en silence le jeune guerrier.

Eodan eut un sourire rapide. Puis il se repositionna , ses jambes lui faisaient mal. rester assis longtemps au même endroit ne lui réussissait pas, tout comme les longues chevauchés dorénavant. Le poids des ans.

Eodan eut un soupir las mais se reprit rapidement et ré"pondit d'une voix calme et maitrisée au jeune rohirrim

"Le seigneur Jeremiah, je ne le connais pas, son chateau est dans une partie peu visitée du Roahn. mais j'ai entendu dire qu'il avait des hommes de confiance dont son maitrearmurier, Tobias, un vétéran qui m'a formé à Fornost il ya fort longtemps... un homme d'honneur"


Eodan laissa planer ces dernières parole. le viel homme avala sa salive et parla plus vite que précédemment

"Jeune homme, je sens de la force en vous et une hargne qui me font envie et que j'admire, j'étais comme vous lorsque je fus nommé cavalier du Rohan à Fornost. Je suis conscient que parmi la grosse centaine d'hommes que j'ai réunie , se cachent des hommes sans foi ni loi. Mais je n'ai pas le choix , pour renverser Hogorwen, j'ai besoin de toutes les forces disponibles. J'aimerai que vous soyez mon bras droit, celui qui couvre mes arrières et vérifie les biens fondés des aspirations de nos hommes. Acceptez vous cette mission Jeune Guerrier? Je suis lieutenant mais appelé moins simplement Eodan fils d'Eodar. Le rohan coule dans nos veines , je le sens. Mon but est de rejoindre Orwen.

Eodan s'humecta de nouveau les lèvres avant de reprendre de nouveau

"Une question savez vous quelle est la position de Gallen mortensen, le champion du Roahn vis à vis du nouveau maitre de nos contrée"Eodan regardait Harding d'un oeil redevenu vif, avide de réponses


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Sam 9 Oct 2010 - 16:36


Le silence les enveloppa tandis que Harding réfléchissait aux mots prononcés par Eodan. Le soldat se faisait vieux. Ses gestes étaient lents. Son esprit paraissait beaucoup plus vif que ses membres. Il était loin d’être fou. En ce sens qu’il avait pleinement conscience de la situation dans laquelle il menait tous ces hommes. Des brigands … il n’en doutait pas. Sales, puants, sans beaucoup d’honneur sans doute. C’est ce qu’il leur reprochait le plus. Leur manque de foi en leur pays. Il faudrait avant tout savoir leur insuffler l’enthousiasme nécessaire pour les convaincre d’aller jusqu’au bout, lorsque les combats se feraient plus violents et ne ressembleraient plus à de petites rapines et à un joyeux camp de voleurs.

Le lendemain ils s’aventureraient en terrain inconnu, au milieu d’hommes aux idées floués, indiscernables à l’heure présente. Ils avanceraient dans un nuage de brume. Il leur faudrait démêler les intérêts de tout un chacun. Etre diplomate, avant de passer en dernière mesure aux armes si la situation ne laissait plus d’autres choix. Il se savait peu diplomate. Il connaissait bien d’autres manières de sonder le cœur des hommes … et des femmes, mais c’était encore autre chose.

Les paroles du vieil Eodan l’apaisèrent tout en le confortant dans ses convictions. Il se sentait prêt à assumer d’autres responsabilités que celles de sa solitude propre. Rien ne lui faisait plus envie à présent que de retrouver son poste déchu. Réintégrer la garde royale. Sonner du cor sur les palissades de la Cité d’Or. Accompagner de nouveaux un roi légitime, respectant les traditions de leur pays, de leurs terres ensauvagées mais sacrées. Il prit une courte inspiration avant de répondre. Il avait mûrement réfléchi et pensé ses propos.

- J’éprouverai les convictions de tout un chacun afin de parvenir à notre fin. Je souhaite me mettre au service du prince déchu afin de lutter contre un despotisme illégitime.

Ses mots étaient francs. Imprudent si jamais Eodan jouait double-jeu. Mais cette hypothèse lui paraissait être tout à fait désuète à présent. Il voyait mal Hogorwen implanter de faux émissaires prônant sa chute simplement pour leur tendre un piège. Ce roi était trop sûr de lui-même et son orgueil le préoccupait trop pour qu’il laisse un tant soi peu la place à une réflexion plus poussée.

- Je rejoindrai l’exilé si tant est qu’il assure défendre réellement nos principes ancestraux. Sans quoi je trouverai un autre champion pour protéger mes intérêts.

Parlant de champion, Eodan évoqua Gallen Mortensen. Il l’avait rencontré, indirectement évidemment, au cours des fêtes officielles. Il n’avait du le voir de loin qu’une ou deux fois peut-être. Il ne s’en souvenait pas. Il n’avait pas prêté grande attention à cet homme qu’il considérait comme un brin orgueilleux lui aussi. Il l’avait déjà entendu parler. Sans doute car Harding lui-même était trop fier. Quel Rohirrim ne l’était pas un tant soit peu ?

- Cet homme est prêt à mourir pour son royaume. Il a dans les yeux la lueur folle de celui qui mourrait debout plutôt que de vivre à genoux. Je n’en sais pas plus.

Il n’avait pas pu participer à l’enterrement de Théneor, pas plus qu’à l’altercation qui avait opposé le roi au champion du Rohan. Son capitaine l’avait expulsé de la garde royale la veille, et avait pris le bon soin de le déclarer hors la loi.

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Mar 12 Oct 2010 - 10:47

Devant l'absence de réponse du Rôdeur, sûrement perdu dans ses pensées, Tinomir se leva et décida de se diriger vers l'endroit où était parqués les chevaux. Ne sachant pas où aller il questionna un homme qui passait par là, il lui répondit d'un signe de main, lui indiquant seulement une direction. Ces hommes n'étaient décidément pas des rohirrims mais plutôt des mercenaires ou brigands en tout genre attirés seulement pas l'appât du gain.

Après quelques minutes de marche durant lesquelles le jeune homme put observer l'organisation disparate du camp, il arriva enfin devant l'enclos où paissaient paisiblement une vingtaine de chevaux. D'un sifflement, Tinomir appela son jeune étalon qui se dirigea vers lui en s'ébrouant de joie. Le jeune homme lui flatta l'encolure tout en observant la course déclinante de l'astre solaire, la nuit tomberait d'ici quelques heures et une grosse journée attendait le jeune exilé le lendemain. Après une dizaine de minutes passées en compagnie de Azdûn, son cheval, le jeune homme repartit vers le camp, décidé à prendre un peu de repos.

Une fois arrivé au centre du campement il vit Harding et Eodan, le "chef" de la bande à laquelle appartenait maintenant les deux jeune rohirrims, en pleine discussion. Préférant ne pas s'imposer, Tinomir s'assit près du feu, observant les hommes avec qui il devrait maintenant voyager. La plupart ne semblait pas être digne de confiance mais d'autres semblait être comme le jeune homme: des rohirrims déçus ayant quittés leur régiments respectifs afin de venir soutenir le véritable roi du Rohan.

Décidant de se lier avec certains de ces hommes, le jeune cavalier commença à entamer une discussion avec un homme dont le passé semblait dessiné sur son visage mais qui, malgré tout, lui paraissait digne de confiance car il avait l'air d'un guerrier loyal et pour qui le mot "honneur" avait une signification:
Spoiler:
 

Les deux hommes discutèrent durant une bonne heure, se racontant leurs histoires respectives. L'interlocuteur de Tinomir se nommait Valehan et il faisait anciennement partie de l'armée royale qu'il avait quitté il y a de ça trois mois pour se lancer à la recherche de Orwen, le véritable héritier.

Puis, alors que la nuit commençait à tomber, Valehan invita Tinomir a passer la nuit dans sa tente. Ce dernier accepta de bon gré, cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas dormi la tête reposée sur autre chose que sa selle et une rude journée les attendait demain, il aurait peut être besoin de se battre et un homme reposé est des plus efficaces au combat.
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Gallen Mortensen
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Mar 12 Oct 2010 - 18:50


Eodan fut soualagé par la réponse abrupte du jeune rohirrim. Un eclair de joie raviva le sombre visage couturé de cicatricxes du guerrier.

Il mordit de bon coeur dans sa pièce de lard et entama une discussion plus informel avec Harding, le questionnant sur sa ville natale , sa famille et sur le maniement de la lance de cavalier qui était le fondement de la vie d'eodan. il était un cavalier du Rohan jusqu'à la dernière goutte de son sang.

Pour lui le maniement de la lance de cavalerie était un art de vie voire un art tout court. Eodan lui fit même quelques démonstration avec sa lance, notamment la poigne à adopter ni trop ferme ni trop douce.

Il ponctua son petit discours d'une remarque enflammée

"Jeune Rohirrim, tu ne découvras ce qu'est le Rohan et son peuple que lorsque tu réaliseras une vraie charge de cavalerie avec tes frères, le vent faisant claquer l'étendard, l'odeur de sueur de ton cheval et la peur des hommes. Oui une vraie charge.."

Eodan finit sa diatribe les yeux dans le vague. puis il se reprend en haussant d'un mouvement rapide ses épaules comme pour chasser de mauvaises idées.

Il se léve rapidement et ses ordres claquent comme un fouet

"Harding, organise les tour de gardes. Tu parles en mon nom. fais passer le mot, nous partons demain à la première heures vers l'Est"


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Nathanael
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Mar 12 Oct 2010 - 20:51


Il avait observé le vieil homme manipuler avec dextérité sa lance. Sans dissimuler sa surprise, il avait vu bien des hommes combattre déjà, il ne manifesta pas beaucoup d’admiration. Mais bien plutôt un profond respect, plus durable et sain que cette dernière. Technique, maîtrise de soi, et maîtrise de l’objet. Il y avait un certain temps qu’il n’avait plus manipulé la lance. La sienne avait été brisée lors de son exil de la cité dorée. Il n’avait conservé que sa hache, un peu usée, mais fort efficace. Particularité au tableau, le fil des doubles lames n’étaient pas infléchis dans le même sens que les haches habituelles : « un détail, important pour un gaucher cependant » avait-il expliqué. La lame pénétrait ainsi mieux la chaire, et il économisait donc ses forces. Il ne dit rien d’autre mais s’imprégna de tous les conseils que put lui donner Eodan. L’observation avait toujours été plus importante que la discussion dans le combat.

Le bruit des sabots galopant à vive allure sur la terre battue et les plaines ennemies. La gifle du vent sur des visages empourprés, empreints de la démence guerrière. La lueur folle de ses compagnons d’eored. Des centaines ; ils avaient été des centaines à charger. Une furie furieuse, le goût du combat, l’absence de toute peur envers la mort l’avaient saisi. Une forme de liberté à l’état pure, d’inconscience exaltée à son paroxysme. L’art absolu du combat ensuite, les premiers chocs ; les plus résistants ou les plus chanceux restaient à cheval, les autres étaient jetés à terre. Muscles bandés, une vague d’énergie se dissipait dans tous ses membres. Sensation d’invincibilité. Conscience accrue des mouvements alentours, des intentions de l’ennemi. Rapidité, vivacité de l’esprit. Puis la force laissait la place à la technicité, à la lucidité absolue. Toute faute commise était mortelle.

Les mots d’Eodan le ramenèrent à sa première charge cavalière. Bien sûr qu’il avait vu le Rohan, il l’avait senti, intériorisé. Il s’était senti le Rohan. L’homme n’avait plus sa place au sein du combat, quelque chose d’autre prenait le relais et il se plaisait à croire que c’était l’essence même des anciens combattants rohirrims, l’essence de leur royaume, qui saisissait tous ses soldats et les enveloppait d’une vague protectrice. La peur avait cédé à l’extase lorsqu’il s’était jeté la première fois sur un homme dont il devait prendre la vie : il avait seize ans. Dès lors il s’était juré toujours de protéger sa patrie.

Il sourit pour répondre au vieux soldat, à sa remarque inopinée, comme si malgré son jeune âge il n’avait jamais connu les derniers soubresauts de l’homme moribond. Il avait participé à la bataille au Gouffre de Helm contre les Haradrims et à la Grande Bataille loin au Nord. Il ne dit rien et ne s’en vanta. Son orgueil se plaçait ailleurs. Il se contenta de continuer la phrase d’Eodan à part lui, dans un murmure :

- … le cœur qui s’emballe, le souffle entrecoupé des destriers, les cris des guerriers, le chant de l’âme prêt à lutter pour la vie …

Il était en train de se perdre dans ses pensées, lorsque le vieux soldat le ramena à la réalité. Sans faire de cérémonie, il se redressa brutalement et rapidement. Il fit claquer ses bottes sur le sol, et porta par réflexe la main à sa hache. Il ne salua pas Eodan, c’eut été déplacé en de telles circonstances. Il ne prit pas la peine d’ajouter quoi que ce soit et sortit immédiatement de la tente, nouveaux ordres en tête. Il prendrait le premier quart, comme à son habitude. Il n’aimait pas avoir un sommeil entrecoupé. Avant de prendre sa position avec cinq autres hommes il avait cherché Tinomir, mais ne l’avait pas trouvé. Ceux qui partageaient la garde du camps avec lui ne devaient pas être les plus à même de le faire, mais ils avaient été les derniers à être debout, à défaut d’avoir pu se traîner jusqu’à leur tente pour aller se coucher. Des brigands et des ivrognes. Il cracha de dédain sur le sol, une fois son poste pris, au sommet de la combe.

La lune continuant sa progression comme si les évènements de cette ne pouvait l’affecter, il se passa la main sur le visage et remit sa hache à sa ceinture. Deux des hommes s’étaient endormis pendant qu’ils tenaient leur quart. Il leur assena à chacun un violent coup de pieds dans les côtes et s’abstint de tout commentaire. Les deux gars comprirent et ne firent pas mine de riposter. L’éclair qui traversa le regard de Harding les en empêcha sans doute. Peu importe. Il leur imposa de rester au nouveau quart qui se préparait avec ceux qui venaient prendre la relève. La discussion les empêcherait peut-être de roupiller même si le bavardage assoupissait la vigilance des hommes.

Il finit par trouver Tinomir dans la tente d’un homme dont le visage ne lui semblait pas totalement inconnu. Sans doute croisé lors d’un combat ou d’une bataille. Malgré la fatigue qui se lisait sur le visage ils s’étaient levés rapidement en l’entendant entrer. Il leur rapporta les dispositions prises par Eodan et demanda à Tinomir de faire en plus un tour de garde en le camp afin de surveiller les deux gredins qui en profitaient pour faire la sieste.

- Surtout ne ménage pas les troupes. Ces roublards n’ont pas besoin de compassion. Chaque geste de gratitude sera pris comme une faille … mais je suppose que tu t’en doutes…

Il regarda Tinomir droit dans les yeux pour sonder le cœur de cet homme avec lequel il avait partagé quelques milles mais peu de mots.
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Dwilidan
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Mer 13 Oct 2010 - 14:43

Tinomir écouta avec attention l'exposé de Harding qui avait décidé de l'envoyer, avec l'aide de Valehan, patrouiller dans le camp afin de vérifier que chacun accomplissait la tâche qui lui incombait. Ainsi Harding devenait le bras droit d'Eodan, rien de surprenant après tout et cela ne dérangeait en rien le jeune rohirrim qui préférait suivre les ordres plutôt que de les donner et puis, après tout, Harding semblait être un homme d'honneur et de confiance.

Lorsque ce dernier commença à le regarder avec insistance, comme pour le jauger, le jeune rohirrim ne baissa pas les yeux, au contraire il soutint le regard de son nouveau supérieur, lui indiquant clairement que, sous ses dehors jovials, il pouvait être sérieux et on pouvait compter sur lui:

"Aucun soucis, ceux qui seront pris en train de se reposer alors qu'ils doivent veiller seront réprimandés de ma main. Valehan te joint tu à moi?"

Ce dernier lui répondit qu'il était avec lui, il était réveillé de toute façon. Les deux hommes sortirent de la tente, non sans avoir salué Harding. Ils se dirigèrent immédiatement vers le centre du camp. Les deux hommes qu'Harding avaient malmené il y a de ça quelques minutes semblait s'être assoupi de nouveau mais, au bruit des pas de Valehan et Tinomir, il s'éveillèrent brusquement. L'un d'eux s'écria alors brusquement, surprenant les deux nouveaux venus:

"Il est onze heures et tooouut va biiieeenn!!!"

Tinomir jeta un regard furieux vers l'homme qui venait de hurler de la sorte:

"Tu es fou ou quoi, tu veux que Mephisto soit au courant qu'on est là ou quoi?! Si je te revois en train de faire l'imbécile de la sorte je t'attache à mon cheval et te traîne pendant tout le voyage de demain. Compris!"

L'homme semblait calmé par les ordres du cavalier et bredouilla des excuses maladroites. Après avoir ordonné aux deux gardes de rester sur leurs gardes et de passer la relève d'ici une heure, nos deux protagonistes continuèrent leur ronde nocturne, observés seulement par l'astre lunaire accompagnée de son cortège d'étoiles.

Les deux hommes prirent leur quart à proximité d'un feu qui brûlait paisiblement à l'entrée du camp, discutant de tout et de rien tandis que le feu se consumait peu à peu, cendre par cendre. Au bout de plusieurs heures deux autres hommes à l'air digne de confiance vinrent prendre la relève sans que le moindre élément notable soit à marquer, la nuit semblait calme. Tinomir et Valehan retournèrent dans la tente pour essayer de se reposer un peu avant le départ.
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Gallen Mortensen
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Jeu 14 Oct 2010 - 22:05



Le soleil se levait. Les lueurs rouges, oranges se reflétaient sur les plaines du Riddermark. Le vent soufflait dans les tentes. Eodan cligna des yeux en sortant de sa demeure de toile.

Son regard tomba sur un étendard aux anciennes armoiries rohirrims. Le vieux guerrier s'avança d'un pas décidé vers le fanion.D'une poigne de fer il l'arracha du sol. Puis plus déterminé que jamais, il monta sur son vieil étalon marron.

Eodan se dressa sur les étriers et hurla

"Hommes du Rohan, respectez votre serment, allons rejoindre les notres, Vers l'est"

Puis il mit son cheval au galop; l'étendard du Rohan claquant dans l'air frais du matin.


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Nathanael
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Ven 15 Oct 2010 - 17:13


Seul dans la pénombre. Tinomir et son nouveau compagnon de camp étaient sortis. Il entendait encore leurs pas qui s’éloignaient. Puis plus rien. Dans les tentes attenantes des hommes ronflaient à faire trembler les toiles. Le crépitement d’un feu lui parvenait, portés par le vent. Celui-ci faisait claquer une entrée mal fermée, sans doute une corde qui avait lâché. Ce n’était pas ce qui l’empêcherait de dormir. Ce quart l’avait fatigué. Sa faim s’était estompée, il était repu, mais ses yeux s’emplissaient de myriades de petites piqûres. Le temps d’aller se reposer était venu.

***

Une nuit sans rêve. Il était tombé comme une pierre dans l’eau et s’était jeté dans l’immensité d’un sommeil réparateur quoi que de courte durée. Il s’était endormi sur une couverture jetée au sol dans la tente où il avait retrouvé Tinomir. Il n’avait pas eu la force de retourner dans l’habitacle du vieil Eodan. Il sentit quelques mouvements durant la nuit mais ne prit pas la peine d’ouvrir l’œil. Il avait entendu les voies basses des deux rohirrims et s’était aussitôt rendormi.

Le jour poignait à peine. Le soleil étirait lentement ses larges rayons à l’horizon. Il s’était levé en même temps que Tinomir et Valehan. Les deux hommes le regardaient avec un sourire dans le regard. Durant la nuit ils n’avaient pas du s’attendre à le retrouver étaler de tout son long dans la tente. Il fronça les sourcils, quelque peu aveuglée par la lumière diffuse. Il n’y avait aucun bruit à l’extérieur. Les autres roublards dormaient encore. Il se leva rapidement et plia sa couverture avec toute la rigueur et l’habileté du soldat coutumier des campagnes militaires. Il la posa dans un coin puis sortit sans plus de cérémonie. Il n’avait fait qu’adresser un signe de tête à Tinomir et Valehan.

Une fois dehors il prit une bonne inspiration. L’air frais lui fit un bien fou. Le vent lui gifla le visage et finit de le réveiller complètement. Il n’attendit pas de voir Eodan. Le vieil homme devait être afféré dans sa tente, nul besoin de le déranger. Il s’activa en solitaire pour réveiller l’ensemble du camp. Il entra dans toutes les tentes et prit soin de regarder attentivement tous les hommes. Il en profita aussi pour les dénombrer. Ils étaient au total trente-six hommes. Une bien faible compagnie de soldats. De soldats il n’y en avait réellement que dix-sept. Les autres étaient de petits fermiers ou bergers exclus de leur aire de pâturages pour causes d’actes illégaux (vols, meurtre pour l’un d’entre eux), il y avait deux bûcherons, un vieux ménestrel et un jeune garçon qui ne devait pas avoir plus de quinze ou seize ans.

Il n’eut pas beaucoup plus d’ordres à donner. Eodan avait déjà imprimé son autorité sur cette troupe disparate et chacun savait ce qu’il avait à faire. Il participa au rangement des tentes et au harnachement des chevaux. Il tenait les brides de Silence, prêt à monter. Il lisait ce matin un dévouement particulier dans le regard de chacun, quelle que soit leur origine sociale. Eodan les rejoignit, rapide et plein d’entrain. La vieillesse avait disparu de ses traits et il semblait plus vigoureux que jamais. Un frisson parcourut la petite assemblée, les chevaux trépignaient d’impatience, comme les hommes. Il ne chercha pas à retenir Silence dans la course folle que lançait le vieux soldat. Plus la troupe se sentirait motivée, plus elle irait loin. Son cheval resta dans le peloton de tête. Ils se remirent rapidement au trot pour continuer leur route. Nul besoin d’user le souffle de leur monture. Ils auraient besoin de toute leur énergie lors de moments plus décisifs.

Il se rapprocha d’Eodan au cours du chemin pour converser avec lui. Ils échangèrent quelques mots sur l’attitude à tenir lors de leur arrivée au domaine du maître Jeremiah. Il leur faudrait user du dialogue avant d’user des armes. Hardin resterait en retrait, il n’aimait guère employer les mots.

- Je vous laisse le soin de mener à bien tout acte diplomatique. Je prendrai le relais quand il faudra passer à l’acte.

Il sentait les hommes un peu sur les nerfs. En milieu d’après midi ils virent à l’horizon une vaste demeure. Des hommes et femmes travaillaient dans des champs alentours, d’autres s’occupaient de bêtes, vaches et moutons principalement. Tout un chacun les salua sans grand enthousiasme. Où en était-on du traditionnel accueil réservé aux soldats du pays ? Il portait personnellement une tunique où l’on voyait très clairement le Méaras de Théode, d’Eomer et de leurs ancêtres. Il ne souhaitait plus se voiler la face. Il avait très nettement choisi son camp et l’affichait avec ostentation. La réaction du seigneur Jeremiah serait leur premier indicateur.

- L’homme viendra-t-il personnellement ou a-t-il coutume d’user de porte-parole et de sbires ?

Il ne savait à quoi s’attendre. Il comptait beaucoup sur les connaissances de leur meneur, le vieil Eodan. Il regarda en arrière pour observer Tinomir. Il lisait la même expression d'attentisme dans ses yeux. Quant aux autres hommes certains paraissaient franchement prêts à en découdre simplement pour rompre la monotonie de leur quotidien de fuyards.

- Avez-vous déjà eu beaucoup de combats à mener avec ces hommes Eodan ?

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Sam 16 Oct 2010 - 11:49

Le réveil fut des plus paisibles pour Tinomir. La nuit, bien que courte, lui avait apporté assez de repos pour affronter cette nouvelle journée dans les meilleures conditions. les trois hommes s'éveillèrent presque au même moment, à quelques minutes d'intervalles. Harding sortit le premier après avoir empaqueté la couverture de fortune qui fut son lit durant la nuit, adressant simplement un signe de tête aux deux autres hommes présents dans la tente.

Ces derniers entreprirent alors le rangement de la tente, entreprise qui ne leur prit guère plus d'une dizaine de minutes. La tente fut emballé dans un sac de toile que Valehan partit attacher à sa monture. En attendant le signal du départ, Tinomir se dirigea vers le centre du camp en quête d'un bout de nourriture qui lui permettrait de commencer cette journée le ventre plein. Il dénicha finalement une miche de pain et un bout de fromage qu'il mordit à pleine dents.

Une fois cet encas terminé le rohhirim se dirigea vers l'enclos afin de seller Azdûn, ce dernier piaffait d'impatience et galopa rapidement vers son maître lorsqu'il l'aperçut, il devait se douter qu'il se passait quelque chose aujourd'hui. Tinomir sella sa monture avant de se hisser sur celle-ci. Il la mis d'abord au pas afin de la remettre dans le rythme puis il la fit galoper quelques centaines de mètres. Le jeune homme retrouva alors des sensations qu'il pensait perdues: le vent qui s'engouffrait dans ses cheveux, la sensation intense de liberté qui se dégageait de ce moment magiques où se liaient homme et cheval.

Soudain le signal du rassemblement retentit, obligeant le jeune homme à cesser sa course et à se rediriger vers le reste de la troupe qui partait à présent. Il fit trotter son cheval afin de rattraper le détachement le plus vite possible. Une trentaine d'hommes étaient présents, malgré tout Tinomir retrouva aisément Valehan et les deux compères se placèrent côte à côte. Harding et Eodan menaient bien évidemment la marche, discutant sûrement de l'attitude que devrait adopter le groupe une fois arrivé.

Ils chevauchèrent durant toute la matinée et une partie de l'après-midi avant d'arriver à destination. Une riche bâtisse se détachait à l'horizon tandis que la petite troupe traversait des champs dans lesquels travaillaient des paysant aux regards méfiants. L'accueil, bien que présent, restait bien peu enthousiaste et les deux compères portèrent instinctivement leurs regards sur le reste de la troupe, aucun débordement ne devait arriver sinon ce serait le combat.
Le rohhirim décida de prendre la parole afin de calmer les esprits:

"Écoutez moi, tant que les chefs ne disent rien on ne fait rien. Le premier qui décide de prendre des initiatives malheureuses aura affaire à moi puis à Harding ou Eodan, compris?"

Aucun ton menaçant dans sa voix, c'était juste une directive que tout le monde ferait mieux de suivre si il tenait un tant soit peu à sa vie.

Tinomir croisa furtivement le regard de Harding, ce dernier semblait attendre les décisions d'Eodan, tout comme le reste de la troupe. Il lui adressa un rapide signe de tête, il était avec lui quoiqu'il arrive.
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