Commerces illicites

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Nathanael
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Mer 3 Aoû 2011 - 8:51


Anton comptait les secondes tandis qu’avançait fièrement Roan dans les rues de la Cité Blanche. L’Arnorien se représentait son ennemi à chacun de ses pas. Ses chaînes lui rongeaient la chair et lui brulaient la peau mais cette douleur n’était rien comparée à l’affront qu’il devrait essuyer. Une vie de labeur et d’échanges commerciaux contre une vie de condamné … condamné à mort peut-être. Le froid qui imprégnait les murs de la prison faisait trembler ses compagnons de route. Anton tremblait de rage et de haine.

Roan arborait avec pompes des atours outrageants à l’œil humble et miséreux. Le valet repoussait non sans brutalité les quelques mendiants qui osaient tourner le regard vers son maître. Le trajet se déroula ainsi jusqu’à ce qu’ils arrivent aux portes de la prison. Le vent sifflait aux oreilles de Roan et ce simple désagrément physique l’irritait profondément. Sa joie de voir Anton se morfondre au fond d’un cachot se mua en une agressivité sourde. Il ne salua ni les gardes à l’entrée, ni les officiers supérieurs qui se mirent au garde-à-vous à son arrivée. Il demanda brusquement :

- Où est donc l’infâme traître qui ose me soumettre au jugement d’un ambassadeur étranger ?

Anton l’entendit du fond de sa cellule obscure. Il tressaillit en reconnaissant le timbre de sa voix. Il ne l’avait rencontré qu’une fois mais le souvenir de cet être vil et corrompu avait laissé dans sa mémoire une vilaine cicatrice. L’homme s’était acharné à détruire son marché et à faire fuir ses plus proches collaborateurs. Il était une forme du néant absolu, un usurpateur et un assassin. Derrière son masque de sainte miséricorde il dissimulait un sourire carnassier et les mains de son valet étaient rouges de ses crimes exigés. Anton se rua tant bien que mal contre les barreaux de la cellule.

- Traître à ta patrie ! Assassin … Ou sont mes armes et mes bêtes ? Qu’as-tu fais de mes marchandises ?

Un des gardes porta un coup violent à la tempe d’Anton pour le faire taire. Valmar sentit un sourire naître sur ses lèvres qu’il dissimula immédiatement. L’absence de lumière ne permit à personne de s’apercevoir qu’il contenait sa joie. Deux gardes entrèrent dans la cellule, se saisirent fermement des chaînes des hommes accroupis ici et là et les forcèrent à sortir. Une autre grille les séparait de Roan et du renfort fut nécessaire pour calmer les ardeurs de tout un chacun.

Roan s’avança avec assurance et parla de sa voix grave et maîtrisée.

- Traître ? Tu te permets de parler de traîtrise à un étranger alors même que parmi tes chiens tu comptes un loup ? Tes vaches et tes moutons ont été mordus et disséminés aux quatre vents par ton plus fidèle serviteur… Tu te fourvoies Arnorien. Mes hommes m’ont signalés plus tôt dans la journée qu’ils avaient vu ton bras droit se retourner contre toi en rompant ton commerce avec le bâton de l’avidité. D’autres liens ont été scellés. Les chaînes que tu portes au cou ont été faites de tes mains.

Le sourire de Valmar se brisa. L’infâme ! L’odieux ! Après tant de promesses ce rustre des hauts étages le lançait en pâture aux chiens galeux qu’il avait habilement manipulés. Si Anton mourrait au bout d’une corde, lui finirait battu à mort par ses compagnons de cellule. Valmar s’emporta à son tour. La pluie d’échanges décousus tourna à l’orage de coups et d’insultes.

- Roan ! Vous aviez promis … mécréant, raclure, sale porc, que Melkor vous maudisse vous et votre valet de malh…

Un coup sec dans l’estomac fit taire Valmar. L’affaire tournait au vinaigre et la tension prenait forme sous les coups lancés dans le vide. Deux hommes furent ramenés en cellule tandis qu’Anton et Valmar étaient mis à genoux de force pour les contraindre à se taire et à se calmer. Roan avait reculé de quelques pas et son valet se tenait prêt à intervenir, la main posée sur le pommeau d’une courte épée. Les gardes étaient aux abois mais ne savaient que faire. Les officiers se tournaient à présent vers Aranuir comme la source d’une éventuelle solution. Tous craignait Roan en ces lieux mais les paroles d’Y avaient semé le trouble en leur esprit.
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Aranuir Dunadan
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Jeu 4 Aoû 2011 - 15:03
Aranuir réfléchit. Il devait à tout prix faire enfermer Roan qui avait évidemment payé Valmar de quelque façon pour qu'il trahisse son confrère et ainsi éviter tous soupçons envers le véritable cerveau de l'opération. Roan avait commis un grand crime, Valmar aussi, mais Anton ne méritait pas la mort même s'il méritait peut-être quelque châtiment mineur pour ses petits méfaits. L'Ambassadeur devrait donc faire emprisonner Roan et Valmar et faire éviter la potence à Anton qui était de toute évidence la victime dans toute cette histoire.

Il alla donc s'entretenir en privé avec le chef de la garde et deux de ses subalternes. D'un ton grave, il entama la conversation.

-En tant que Gardes de la Cité Blanche, n'avez-vous pas fait le serment de faire régner l'ordre et la justice peu importe le prix à payer?


-Bien évidemment, mais où voulez-vous en venir, si je puis me permettre, Maître Dunadan?

-J'en vient au fait où le Noble Roan est le fautif dans cette histoire et qu'il mérite le donjon, tandis que Valmar était son pantin, tandis qu'Anton ne mérite pas la peine de mort. Êtes-vous d'accord avec moi?


Les hommes acquiescèrent d'on ton faible, pour s'assurer de ne pas se faire entendre de leur Noble invité. Aranuir reprit enfin:

-J'ai un plan, mais vous devez me suivre à tout prix pour le mener à bien et faire régner la loi et la justice de nouveau dans la noble cité qu'est Minas Tirith, mais vous devez me faire confiance. Êtes -vous avec moi?

Les gardes se regroupèrent et l'officier leur rappela leur serment, ils ne pouvait pas le nier et acceptèrent donc le plan de l'Ambassadeur.

-Bien! Alors écoutez-moi bien attentivement.

L'ambassadeur commença à expliquer son plan aux hommes de garde. L'officier devrait écrire un message au poste de la garde le plus proche leur disant d'envoyer le plus d'hommes possible. Les deux autres gardes devraient porter discrètement le message à bon port, puis revenir avec les renforts. Ensuite commencerait la deuxième étape du plan: encercler Roan et son garde du corps et les envoyer au cachot au nom de l'officier supérieur de la garde (pour avoir plus de légitimité qu'un ambassadeur qui n'a pas de rôle juridique).

Les Gardes acquiescèrent et trouvèrent que l'idée était bonne et appropriée à cette situation délicate. Parfois, la force et la ruse sont la meilleure option! L'officier écrit donc une lettre en vitesse stipulant qu'ils détenaient un prisonnier dangereux et demandant le plus de renforts possible. Les deux hommes partirent par la porte arrière du poste de garde et le contournèrent habillement ni vus, ni connus.

Aranuir n'avait plus qu'à retenir Roan à l'intérieur, ce qui devrait être plutôt simple, il devrait le laisser "discuter" avec Anton et Valmar, puis l'interroger en tant que victime en attendant le coup final!

[HRP:]
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Nathanael
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Ven 23 Sep 2011 - 8:38


Roan sentit le vent tourner. Il toisait Anton du regard avec tout le mépris qu’il pouvait mettre à l’œuvre. Il souhaitait ardemment le voir pendre au bout d’une corde, écartelé par des chevaux ou encore décapité à coups de haches. De gros enjeux économiques pesaient sur la situation. Anton, tout étranger qu’il était, détenait une importante part du marché de bétails et concurrençait sérieusement ses propres affaires. Un incident mineur sur le parcours pavé de réussite qu’il avait construit jusqu’à présent. Mais Roan eut le sentiment que sa chance tournait. Etait-ce la bourrasque glacée qui pénétra dans la geôle qui le mit sur la piste ? Une porte avait été ouverte car le vent ne savait pas encore faire tourner les serrures. Ne manquait-il pas des soldats ? Il lui semblait que le groupe de guerriers était plus nombreux peu de temps auparavant. Son valet tenait plus fermement que jamais la garde de son épée et Roan se sentait prêt à dégainer son poignard. Geste funeste s’il en est car il signerait alors son arrêt de mort et la fin de sa carrière.

Anton s’était tu. Il gardait la tête baissée. Valmar était le plus nerveux. Il donnait du mal aux gardiens qui tenaient ses liens. Il s’agitait en tous sens en crachant des propos venimeux à Roan et à son valet.

- Raclure de basses fosses, mécréant de mon c… Si je sors vivant de cette histoire je jure de m’occuper de toi, crevure ! Je te ferai crever pauvre type ! Je te mettrai la tête dans le trou et j’t’écraserai la gueule avec mes grolles, jusqu’à ce que t’arrêtes de respirer.

Plus il s’emportait plus les insultes prenaient allure de menaces et de malédictions. Les gardes s’épuisaient à le calmer. Ceux qui tenaient Anton avaient quant à eux relâché leur emprise. La suite fut une inéluctable réaction en chaînes. Anton profita de l’inattention des geôliers, il bondit violemment sur Valmar pour le faire taire et se venger de la trahison qu’il venait de subir. Anton bouscula si fort son ancien confrère que ce dernier heurta le mur et s’affala sous son propre poids, surpris et décontenancé. Les soldats n’eurent pas le temps de réagir que, déjà, Anton se précipitait sur Roan et son sous-fifre. Les deux hommes eurent le même réflexe. Se sentant agressés, ils dégainèrent leur arme d’un geste vif et la pointèrent envers l’Arnorien. Anton ne ralentit pas pour autant. Il se jeta en avant prêt à en découdre. Fruits du hasard ou de la fortune, les soldats du corps de garde parvinrent à cet instant aux portes de la prison, un geôlier retrouva contenance et tira sur les liens d’Anton, interrompant brutalement sa course et lui évitant la mort.

Anton venait de provoquer la chute improbable d’un arriviste politique et d’un habile manipulateur haut gradé dans l’armée – un geste hasardeux survenu dans les rouages finement huilés qu’Aranuir avait mis en œuvre. Les hommes du Gondor contemplèrent Roan les lèvres tremblantes, la rage dans le regard, prêt à abattre son épée sur le crâne d’un prisonnier ni innocent ni coupable. Les premiers soldats n’osèrent pas intervenir tout d’abord. Ils connaissaient la réputation du seigneur Roan et le craignaient, plus qu’ils ne le respectaient. Ils hésitèrent. Aranuir demeurait en retrait, deux jeunes sous-officiers s’étaient précipités pour le maintenir hors de portée d’un coup mal assené. La tension gravit encore un échelon. Roan se sentait pris au piège et ne voyait aucune porte de sortie, nulle faiblesse qui eut pu lui permettre de s’extraire de cette situation inconfortable pour sa réputation. Son valet avait déjà baissé son arme, prêt à se soumettre à l’autorité militaire. Et il pensait que son maître en aurait fait autant en exerçant sa verve experte pour expliquer que tout ceci n’était qu’un malentendu. Mais Roan fulminait.

L’étau se resserra autour de cet homme imbu de sa personne et méprisant. Une folie furieuse l’oppressa et il commit l’irréparable. Anton se relevait de sa chute, les côtes douloureuses, le souffle coupé et sa fierté mise à mal. Roan se saisit de l’instant pour faire deux pas en avant, le fer prêt à s’abattre sur ce crâne offert à sa cruauté. Tous les hommes d’armes agirent de concert et encerclèrent le seigneur Gondorien. Anton fut traîné à l’écart pour éviter de nouveaux remous. Aranuir s’avança en même temps que l’officier en service et d’un regard ils se mirent d’accord sur le comportement à adopter.


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Aranuir Dunadan
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Dim 2 Oct 2011 - 16:45
Les gardes, encerclant Roan, reçurent l'ordre de pointer leurs lames vers le noble malfaiteur et l'exécutèrent, laissant tomber l'entièreté de leur précédente hésitation à se retourner contre ce haut gradé maintenant devenu hors-la-loi aux yeux ébahis de toute l'assemblée.

-Lâchez votre arme! lui intima Aranuir.


Roan, marquant une légère pause, finit par se rendre totalement compte de sa piètre situation et s'exécuta. Le fracas métallique de cette lame finement forgée contre le sol de pierre parvint aux oreilles d'Aranuir comme un cri de victoire fort attendu. Ainsi encouragé, l'ambassadeur continua son discours sur un ton triomphant, les gardes ne l'avaient jamais vu autant de charisme émaner de sa personne.

-Rendez-vous et ne créez aucune résistance, coopérez jusqu'à la fin de votre procès et l'exécution de votre sentence et je vous assure que je vous éviterai la peine de mort. Parole d'homme de loi!


Roan ne dit mot, baissa la tête et ouvrit ses poings encore crispés jusqu'à ce moment, il ne pouvait répliquer et savait qu'il devait se soumettre à l'autorité de l'ambassadeur pour éviter le chanvre... Même son immense orgueil et sa soif de pouvoir et de domination du être mis de côté pour cet instant.

-Suivez-moi, nous vous emmenons au tribunal!


Le chef de la garde trouva sa place au près de l'ambassadeur pour lui indiquer le chemin à suivre pour arriver à destination. Les gardes oublièrent le froid glacial pour porter leur entière et grande attention vers la prise de choix qu'ils avaient fait grâce à Aranuir. Roan, pour sa part, les bras croisés, combattait le froid dans ses habits de soies exotiques, témoins de son ancienne opulence et de sa précédente richesse.

Le cortège arriva enfin au tribunal. Aranuir fut le premier à mettre le pied dans l'immense salle. Sentant la chaleur du lieu et a la fois son triomphe mérité, il esquissa pour la première fois depuis le début de cette affaire, un sourire serein et joyeux, tout de même dissimulé dans son expression sérieuse et son regard direct habituel.

Ils s'avancèrent vers le Tribunal et demandèrent une séance pour le Sieur Roan, ce qui leur valut le regard désappointé de l'entièreté de l'assistance. Se faisant tard, ils durent attendre l'aube du lendemain pour enfin y parvenir.

Roan fut envoyé au cachot, gardé par trois gardes qui faisaient chacun leur ronde de deux heures pour passer la nuit. Il ne dormit pas et resta assis sur la couche de paille, le regard fixe et l'expression enragée pour les six heures de repos qui lui furent accordées.

Aranuir, pour sa part, eut droit à une place de choix à une auberge du coin, aussi chaleureuse et accueillante qu'on pouvait les trouver dans le haut de la Cité Blanche. Il ne prit tout de même pas le temps de trinquer avec les autres pensionnaires et alla se reposer pour être fin prêt pour l'heure de vérité qu’accueillerait le lendemain.

~~~


L'aube ne fut pas accueillie de même façon pour tout le monde, l'ambassadeur se leva tôt pour se rendre directement au Tribunal et se préparer à l'audience. Pour sa part, Roan fut traîné jusqu'à sa place dans la salle et Anton fut quémandé, puis emmené à son tour au Tribunal.

L'audience débuta, marquée par nombre interrogations et oppositions...

~~~


Vers la fin de l'après-midi, cette séance fut finalement terminée et il fut jugé bon à Roan de faire du travail communautaire pour la Cour et Anton se sauva d'un mois de cachot pour tentative de meurtre et entrave à la loi en payant le prix avec l'argent de ses affaires qui ne seraient plus jamais menacées par Roan et ses plans.

Aranuir souhaita à Anton de s'en remettre, sachant qu'il n'avait encore vu que son mauvais côté et qu'il n'était pas un hors-la-loi dans l'âme. Anton le remercie, puis revint à ses affaires au pied de la Cité. L'ambassadeur alla ensuite rejoindre les gardes et les remercia de la grande aide qu'ils lui avaient apportée et se fit ami avec le Chef de la Garde. Ils lui répondirent évidemment que tout ceci était normal et que c'était leur travail de servir l'Ordre.

Aranuir sortit du bâtiment, tout cela était fini.
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