Affrontement

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Daix
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Sam 2 Oct 2010 - 20:20
Daix venait de sortir de la demeure. Sa découverte l'avait boulversé. Il espérait vivement se tromper. De tout son coeur. Le fait que Tell le suive, même sur les toît et même avec sa prétendu discrétion, ne lui plaisait pas. Mais il n'y pouvait rien. Et puis, il n'était pas assez stupide pour ne pas assurer ses arrières, et même si Tell tout seul ne serait pas util dans une bagarre, il pourrait au moins aller prévenir Etelion. C'était toujours ça. Et si ce n'était pas Chôbag ? Si Daix se trompait complétement ? Si c'était un plus grand danger encore qui l'attendait ? Si les personnes qui seront présentes a ce rendez-vous n'avez qu'un seul but ? Si ils voulaient juste le tuer ? Mais alors, pour quelles raisons ? L'assassin était-il si dangereux pour ces membres de la Couronne de Fer ? Et même... comment ces derniers savaient-ils que Daix venait de rejoindre les Passeurs ?

Ces questions lui donnèrent le vertige. Il se rendit compte qu'il fonçait, finalement, tout droit dans l'inconnu. En tout cas, une chose était sur. C'était Daix qu'ils voulaient. L'espion l'avait clairement dit. C'était surtout ça qui laissait penser que c'était Chôbag qu'il allait rencontrer dans cette auberge. Cette perspective commença alors à l'effrayer. Pourrait-il garder son calme devant le type qui l'avait empêcher de vivre vraiment libre pendant bientôt sept ans ? Il n'en était pas si sur. Et pourtant il savait qu'au moindre geste brusque, il risquait de se faire tuer. Ou de faire tuer Lenay, ou n'importe qui d'autre. Et quoiqu'il arrive, ce n'importe qui d'autre ne devait pas mourir devant Daix. Il ne voulait plus souffrir, et se sentir responsable d'une mort, d'une vie envolée inutilement.

Il se trouvait au plein milieu d'une rue que la population recommencer a fréquenter, alors que le soleil se levait, et que la brume se dissipait. Il savait que l'auberge était quelque part par là. Il repéra la bâtisse grâce aux hommes habillés en blancs qui se tenaient devant, essayant de se faire discret malgrès leurs épées visibles pour tout le monde. Daix vérifia si sa dague était bien a sa place. Car ce qui l'attendait à l'intérieur ne pourrait lui faire que du mal. Car c'était bien Chôbag. Il n'y avait que ses hommes qui s'habillaient de la sorte. Et quand l'assassin rentra dans l'auberge, son souffle se coupa.

Il se tenait là, a une table de lui. Les clients autour semblaient tous se désinterressé de ce qui pourrait bien se passer. Mais Daix nota que tous étaient armés. Et rien n'était naturel. Ce qui ressemble a la véritée ne peut être qu'un mensonge.

- Daix. Enfin.
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Etelion
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Mar 12 Oct 2010 - 19:41
[Comment m'excuser du retard et du blocage infligé à ton pauvre personnage ??? Sad Désolé, une mauvaise passe RPistique...]




- Daix. Enfin.

Chôbag était là, en personnage, assis, un coude sur le haut de sa chaise, l'autre sur la table prés de son assiette remplie de viande de boeuf. Le grand criminel, méconnu pour la simple et bonne raison qu'il ne se salissait jamais les mains lui-même, était un homme moyennement grand et assez fin. Pas réellement musclé, pas particulièrement beau, rien de notable sur son visage... Un véritable passe-partout. Comment remarquer un être aussi discret ? La solution à cette question n'était pas si compliqué: cette sorte de flamme, brillant dans ses yeux, était une preuve de qualité quant à son malice malicieux. Car comment décrire cela autrement ? La principale qualité de Chôbag était son intelligence, et il le savait. Ca, c'était son défaut. Il se vantait de penser à tout, mais ce n'était pas un génie. Jamais il n'avait cultivé cette intelligence, néanmoins certaine. Il faisait des erreurs, et sa vantardise l'empechait de les voir, si énormes fussent-elles.

Le simple fait de se dévoiler à visage découvert dans un tel lieu démontrait bien cela. Même si Daix, lui, connaissait déjà son visage - ce qui était certes le plus important - bien des personnes n'auraient jamais dû le connaître. Ces faux clients, dispersés dans la salle, étaient ses hommes. Mais il ne faisait aucun doute que tous ne le connaissaient pas physiquement. Les retrouver, une fois sorti de cette auberge, ne serait pas difficile pour quelqu'un comme Daix. Ou peut-être qu'à ça aussi, Chôbag y avait pensé. En vérité, c'est ce qu'il faisait croire à l'assassin qui était autrefois l'un de ses propres hommes. Le criminel était devenu quelqu'un d'assez important dans la face sombre de la cité blanche. Tous connaissaient ce nom, Chôbag. Et tous le craignaient. Daix était, sans le moindre doute, dans de beaux draps... Mais rien ne prouvait qu'il ne pourrait pas sortir entier de l'auberge. Et ce, malgré les petits malfrats armés et sûrement mal payés pour le travail qu'il serait censé accomplir à la fin de cette petite entrevue entre les deux hommes. Car, oui, Chôbag était rancunier. Et non, Daix n'était pas censé ressortir vivant du rendez-vous. Ca, Daix ne le savait pas. Et c'est peut-être ce qui allait le sauver.

- Je t'ai cherché... Longtemps, reprit l'homme aux cheveux noirs de sa voix monotone et légèrement plus aigüe que la normale. Où te cachais-tu, pendant tout ce temps ? Ahahahahahah. Alors, dis moi, comment vont les affaires depuis que tu m'as laché ? Tu sais que tu m'as laissé dans un sacré pétrin... Moi qui essayait de te donner des missions intéressants. Par intéréssantes, oui, j'entends des meurtres. C'est bien ce que tu aimes, toi, l'assassin, non ? Tuer des gens, n'est-ce pas la base même de ta profession ? Quand je pense que la seule chose que je t'avais demandé était de supprimer cette famille de bourgeois...

Une famille de bourgeois, dont le père était un membre important de la caserne de Minas Tirith. Lui, sa femme, et ses deux petites filles, devaient être tués par un des hommes de Chôbag. En l'occurence, Daix. La raison était simple, cet homme avait découvert le marché noir immense organisé par le criminel et il devait en parler à un de ses supérieurs. Il connaissait un des lieux souvent occupés par Chôbag et ses hommes et voulait y envoyer un petit groupe de soldats. Daix ne le tua pas, mais sa vie ne fut pas allongée pour autant. Un soir, lui et sa femme se firent attaquer dans la rue par des voleurs, lesquels les tuèrent tous les deux. Evidemment, le vol n'était qu'un prétexte. Et l'ensemble avait été organisé par Chôbag lui-même. Depuis, il a une dent contre l'assassin. "Personne ne lache Chôbag d'une telle manière et sans en subir les conséquences", disait-il, furieux dans ce qui lui servait de bureau, aprés l'évènement. Et comment faire mal à quelqu'un qui a du coeur ? Non, ce n'était pas de le tuer. Ni même de lui arracher son coeur alors qu'il était encore vivant. Non, c'était plus simplement de faire souffrir une personne chère à ce même coeur, devant ses yeux. Chôbag avait toutes les cartes en mains, à ce moment...

Tell avait simplement jeté un coup d'oeil à travers la porte lorsque Daix était entré. Il avait fait le tour de l'auberge, par les toits lorsque les maisons avoisinantes l'empechaient de faire autrement. Ses yeux d'aigle avaient vu, comme Daix, les armes portées par les clients. Celles-ci étaient volontairement montrées. C'était un premier pas vers l'anéantissement moral d'un ennemi: le stress, résultant de l'absence d'échappatoire. Dès qu'il vit cela, Tell n'attendit pas plus tard. Il écrivit sur un papier tout ce qu'il avait vu, déscendit du toit où il s'était installé, et courut dans les rues de Minas Tirith. Pour ne pas perdre de temps, il déposé simplement la lettre sous la porte de la batisse où Etelion se trouvait, puis repartir en courant vers l'auberge pour voir la suite des évènements.




[J'éspere que je n'ai rien dit qui pose problème. Si c'est le cas, n'hésite pas à me le dire via MP Wink ]
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Daix
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Sam 16 Oct 2010 - 13:47
Sur le point d'exploser de rage accumulé durant plus de 6 ans, Daix serra les poings. Il détestait cet homme, et il l'aurait volontiers tué sur le champ, si seulement ce lâche n'était pas aussi bien défendu. La salle était remplit d'homme armé, aucun ne portait la tunique blanche évidemment. Chôbag avait voulu intimider Daix en lui montrant clairement qu'il était dans la merde. Mais l'assassin se maitrisé, et s'assit avec douceur sur une des chaises placées devant Chôbag. Une simple table les séparait.

- Tu sais mon pote, j'ai, moi aussi, beaucoup attendu ce moment. Ah, enfin, je vais pouvoir le tuer, me dis-je... je vois malheureusement que ça risque d'être difficile aujourd'hui... Enfin, dis-toi bien que si ce n'est pas aujourd'hui, ça sera un autre jour, ne t'inquiète donc pas. Mais, allons directement au principal objet de ma présence ici : Que me veux-tu ? Tu as un soucis peut être ? Tu avais tant envie de me tuer que tu dois même m'inviter pour ça ? Mais alors, pourquoi maintenant ? Que prépares-tu ? Ne fais pas ton timide... après tout, c'est moi qui devrait être terrorisé non ? Avec toutes tes salopes pour te protéger... Oh, pardon, je vous ai offensés peut être ? Ah Ah. Bon cessons l'humour douteux, veux-tu, et répond a mes questions. Ah, et puis souris un peu, je te sens tout tendu !

La peau de Chôbag avait pris une vilaine teinte rougeâtre, et le silence s'était abattu dans la salle pendant que Daix parlait. On ne faisait plus semblant. L'assassin avait réussit a provoquer tout le monde, a faire monter la colère dans les rangs ennemis. Et un ennemi en colère avait plus de chance de faire des erreurs.

- Ne me tue pas maintenant Chôbag. Propose moi d'abord le marché que tu voulais me proposer, tu ne penses pas ? En tout cas, ça sera plus pratique pour moi d'être encore vivant pour te répondre.

[ désolé, c'est assez court, mais j'ai pas vraiment le temps de faire plus ^^' ]
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Etelion
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Mer 20 Oct 2010 - 21:37
Chôbag n'était pas un homme facilement impressionné. A vrai dire, c'était plutôt lui qui faisait peur à ceux qu'il abordait, et ce, malgré son visage d'inoffensif et son corps presque frêle. Seul de rares personnes pouvaient lui mettre en tête cette étrange et profonde impression d'impuissance. L'une d'entre elles étaient debout là, en face de lui. Daix, l'assassin, relativement connu dans la côté sombre de la cité blanche pour ses capacités légèrement au dessus de la moyenne, avait mis un de ses plans en échec pour une simple question d'éthique.

Et maintenant, ce même homme le défiait, alors qu'il était seul dans une salle remplie de mercenaires qu'il savait à la solde de son interlocuteur. Certes, ceux-ci étaient sûrement des empotés tout juste capables d'effectuer deux ou trois passes d'armes... Mais ils étaient beaucoup. Une bonne trentaine. Et pour un seul homme, même le meilleur des combattants, c'était chose difficile que de tous les tuer - ou en tout cas leur enlever toute volonté. Quoi qu'il en était à ce moment là, une ambiance plus électrique que jamais flottant dans l'air en même temps que le fumet des repas de ces hommes, la finalité de cette rencontre demeurait inconnu.

Certains auraient pu penser que le simple fait de devenir rouge comme une tomate aurait fait perdre tous ses moyens à un homme, en l'occurence à Chôbag. Mais c'était une chausse totalement et simplement fausse. Il était énervé, en effet, et cela était entièrement dû au petit discours de Daix. Ce qui l'avait vraiment, et au plus haut point, énervé, c'était les termes employés. Oui, Chôbag travaillait dans un domaine relativement déshonnoré, mais il gardait sa dignité. Sa haute place dans ce même secteur de "travail" lui conférait des responsabilités et surtout un statut. Se faire appeler "mon pote" par ce qu'il voyait comme un moins que rien, un incapable, était inadmissible. Aprés quelques temps de réflexion, il répondit en pesant ses mots.

- Daix, cher ex-sous-fifre... Je vois que tu n'as pas changé. Pas du tout. Sauf peut-être cette vilaine ride. Bref. Je savais que tu serais capable d'attraper celui que j'avais envoyé à ta poursuite. Et tu as compris qu'il s'agissait plus d'un messager que d'un espion. Pas difficile à deviner, à vrai dire, m'enfin... L'humour douteux, dont tu as magnifiquement fait preuve tout à l'heure, m'a dépassé, je te l'avoue. J'imagine que ce n'est pas une grosse perte. Tous ces hommes que tu as insulté te feront la peau, si tu ne m'obéïs pas. Cette fois, tu n'as pas le droit à la moindre erreur. Etant donné la tête que tu as fait en me voyant, lorsque tu es arrivé, tu savais que j'avais un moyen de pression. Et quel moyen de pression !

Il se retourna et demanda à un homme d'aller chercher l'elfe. Quelques minutes plus tard, le mercenaire revint, amenant avec lui quelqu'un qui connaissait apparemment bien l'assassin. Lorsque la silhouette sortit de l'ombre, plusieurs des hommes présents montrèrent leurs surprises. L'otage en question, était une otage. Une elfe. Visiblement jeune, magnifiquement faite.

- Voilà Lenay, si ne je me trompe pas sur son nom. Alors, ça faisait longtemps que vous ne vous étiez pas vu, il me semble ? Bon, je vais aller directement au but. Tu remplis une mission, elle te revient. Je ne dis pas que ta vie sera renégociée, je te la prendrai un jour où l'autre. Mais disons que tu auras le temps de... profiter de cette magnifique créature aux oreilles pointues. Ce que je te demande de faire est simple tout en étant compliqué. L'acte en lui même est accessible à un enfant. Le plan pour arriver à cet acte est, lui, plus difficile. Je te demande d'assassiner la famille de l'ambassadeur rohirrim, actuellement en visite dans la cité. Toute la famille est là, bien sûr. Une femme, quatre enfants, dont deux presqu'adultes. Si tu refuses, j'égorge sur le champ cette putain elfe qui a eu le malheur de se rapprocher du mauvais bougre imbécile et borné que tu es. Les commodités, tu t'en charges. Des questions ?

Le mercenaire qui était allé chercher l'elfe s'était rassis. Lenay, elle, s'était éloignée au fond de la salle, où il n'y avait aucune porte ni aucune sortie possible mais où aucun homme n'était assis. Ne restaient plus que Daix, Chôbag, et l'elfe, debouts. Tous les autres étaient retournés à leurs chaises. Quelle pourrait être la réponse de Daix ? C'est ce que se demandait Tell, du haut de son toit, observant toute la scène à travers une fenêtre en hauteur ouverte.
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Daix
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Dim 24 Oct 2010 - 0:13
Daix essaya de ne pas tiquer. Il essaya aussi de ne pas étrangler Chôbag. Il sentait que, maintenant plus que jamais, toutes ses pulsions meurtrières remontaient. Il essaya de ne pas le montrer. Il essaya de rester calme. Il essaya de ne pas voir Lenay. Il essaya de ne pas l'imaginer morte. Il savait que Chôbag devait déjà tout connaitre de la relation entre Lenay et lui. C'était inutile de nier. Dès que l'elfe était rentrée dans la pièce, le cœur de Daix s'était accéléré. Il avait prévu ce moment. Il savait que ça arriverait, il savait que Chôbag avait un moyen de pression, et que ça ne pouvait être que elle. Pourtant, la peur de la perdre n'en était pas moins forte. Il savait aussi que le criminel ne la tuerait pas avant que Daix lui ai dit tout ce qu'il voudrait entendre. Mais rien que de la voir souffrir, c'en était déjà bien trop.

- Qu'est-ce que tu attends de moi, Chôbag ? Tu me crois assez faible pour que tu puisses me manipuler de la sorte ? Je pensais que tu me connaissais bien mieux, Chôbag. En revanche, moi je pensais pas que tu serais assez lâche pour capturer une elfe. Peut être que moi non plus, je ne te connaissais pas assez bien. Je serais curieux de voir ce que tu vas lui faire si je refuse. La tuer ? Pas très intelligent. Tu trouveras qui d'autre pour faire le boulot à ma place ? Parce que tu sais très bien qu'après, je n'aurais aucune raison de rester en vie. J'espère pour toi que tu as prévu un plan B, poto. C'est pas comme ça que tu m'auras. Ah, et puis, si un de tes gorilles touche a Lenay, je fais en sorte de mettre l'espèce qui semble te protéger en voie de disparition. C'est assez clair pour toi ? Mais patiente un peu, voyons ! Je n'ai pas encore dit non, n'est-ce pas ? Je tuerais cette famille de Rohirims que si tu me dis pourquoi. Après tout, tu peux me faire une faveur. Tu vas bien me tuer, non ?

Daix se tut. Il était dans une impasse de toute façon. Le seul moyen de s'en sortir, c'était de faire croire a Chôbag que lui-même était piégé. Car il savait que lui dire cette information pouvait se révéler être la plus belle erreur qu'il pourrait jamais faire de sa vie. Et si il ne lui disait pas, alors Daix refuserait. Et si Daix refusait, il tuerait Lenay. Et si il tuait Lenay, Daix fera la même chose. Avant d'avoir liquider une bonne partie de ses hommes. C'était un choix à faire.
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Etelion
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Mar 26 Oct 2010 - 23:49
Le face à face amenait une tension si forte qu'elle était presque palpable. L'envie d'en découdre se ressentait des deux côtés, et la situation aurait pu empirer en une seconde si l'un ou l'autre montrait un signe d'aggressivité. Daix était là, debout, la tête haute, et tenait tête à Chôbag, malfrat de qualité, impitoyable. La présence de l'assassin était impressionnante. A tel point que si quelqu'un arrivait dans l'auberge à ce moment, devenant témoin de la scène, il aurait sans aucun doute pensé que le véritable maître de la situation était l'assassin.
Au bout de plusieurs longues secondes, ce-dernier répondit à l'homme qui lui faisait face avec des mots qui sortaient de sa bouche comme des carreaux d'arbalètes. Chôbag commençait à rentrer dans le jeu de son invité d'honneur. L'illusion n'était pas qu'un mot relatif à d'anciennes fables. Ici, elle aurait pu être effective s'il n'avait pas un mental aussi bon: Chôbag était intelligent et surtout logique dans sa réflexion. Une ruse pareille aurait facilement fonctionné avec un de ces pitres peuplant la salle. Il répondit simplement:

- Tu ferais mieux de t'appliquer dans le choix de tes mots, sale traître. Je n'oublie pas ce que tu es. Ton petit numéro ne marche pas. J'AI le pouvoir. TOI, tu ne l'as pas. Ici, tu es impuissant. Les règles, JE les fixe, TU les suis. Tu comprends ? Tue cette famille de rohirrim, et ta chère amie sera épargnée. Toi, c'est une autre histoire. Disons que c'est discutable, et que je suis prêt à oublier tes méfaits si tu fais ce que je te demande. L'assassinat de cette famille n'est que la première étape. D'autres suivront. Si tu m'obéïs au doigt et à l'oeil, tu pourras, un jour, couler des jours heureux avec cette créature... Qu'en dis-tu ?

Evidemment, et quoi qu'il se passerait, Daix serait tué. Le tout étant de savoir quand. Quant à Lenay, si Daix obéïssait, elle repartirait saine et sauve. Quel choix ferait l'assassin ? Rien n'était sûr, si ce n'est que le sang allait couler. Mais lequel ? Daix était lui aussi un homme intelligent, et assez critique pour connaitre le pour et le contre de chaque choix. Ici, il n'avait pas le droit à l'erreur. C'est en tout cas ce que se disait Tell. Ce-dernier quant à lui, surveillait le tout, dans la même position que plus tôt. Il avait maintenant prévenu le hobbit depuis une vingtaine de minutes. Et Etelion s'était mis en route juste aprés avoir lu le message. Mais que faisait-il donc ?





[Désolé, c'est pas bien long et j'ai mis du temps à répondre... J'éssaye d'écourter au maximum les temps de réponses.]
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Daix
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Jeu 28 Oct 2010 - 18:35
La tension palpable dans la pièce qui fit frissonner l'assassin. Il avait parfaitement conscience que sa vie ne tenait qu'à un fil. Celui de la dague de Chôbag. Soit c'était lui, soit c'était elle. Mais lui ne pouvait pas vivre sans elle, car elle était la force qui lui permettait d'avancer. Il ne la sacrifierait pas. Pour rien au monde. Il ne laissera pas Chôbag la toucher. Il aperçut Tell du coin de l'oeil. Daix se demandait s'il avait prévenu Etelion. De toute façon, cela ne changerait rien. Lenay était un otage, et le seul moyen de la libérer était de céder. Et Chôbag ne la libérerait que lorsqu'il sera sûr que Daix avait accompli toutes les missions qu'il voudrait lui confier. Des missions qui n'intéressaient plus l'ancien assassin. Maintenant qu'il devenait... "bon" -cette pensée lui arracha presque une grimace. Lui ? Bon ?-. Mais, de toute façon, le seul moyen qu'il voyait pour s'en sortir, c'était de gagner du temps. Peut être qu'Etelion ne serait pas seul, peut être qu'il était plus compétent que lui. Peut être que Chôbag ferait une erreur.

- Couler des jours heureux. La bonne blague. Jamais tu ne me laisseras vivre en paix Chôbag. Tu as la vengeance dans la peau. Je t'ai posé trop de problèmes pour que tu me laisses tranquille. Et tu sais très bien que moi, je ne te laisserais jamais de répit. Je te tuerais. Devrais-je pour ça revenir d'entre les morts, je te tuerais. Car sans ton sang sur mes mains, sans ta mort sur mon âme, je ne pourrais pas vivre des jours heureux, Chôbag. Vois-tu, au final, toi et moi, on est pareil. Des vipères qui ne rêvent que de vengeance, des loups affamés qui n'auront de cesse de se combattre. Nous sommes des hyènes, qui ne pourront couler des jours heureux qu'en allant cracher sur le cadavre de l'autre après l'avoir sauvagement abbatu. C'est bête que tu sois si ambitieux, on aurait pu être de parfaits collaborateurs. Mais tu sais, l'ambition et moi, ça fait deux. Le pouvoir, c'est la seule chose qui t'intéresse. Et pourtant, tu ne l'as jamais eu. Chacun de ceux que tu as en ton "pouvoir" sont près à t'assassiner dans ton lit pour une poignée de pièces d'or. Aujourd'hui encore, tu crois avoir le pouvoir. Tu crois me dominer. Mais tu te trompes. Tu ne domines rien, ni personne. Tu ne te domines même pas toi-même. Tu crois qu'avoir le pouvoir, c'est la seule source de bonheur. Alors tu n'as qu'à te retourner et regarder Lenay dans les yeux, pour te rendre compte que tu te trompes. Il y a des valeurs qui donnent le bonheur. Le pouvoir n'en fait pas partie.

Ce n'est qu'à la fin de sa tirade que Daix aperçut, dans l'ombre, une silhouette qu'il connaissait. Elle semblait décrépit, morte, comme si c'était celle d'un vieux manant ayant raté sa vie. L'assassin plissa les yeux, n'accordant plus d'importance à Chôbag. C'est ainsi qu'il reconnut Tip, son ancien ami, qu'il avait cru tué lors de son évasion de la prison de Chôbag. Il était là, recourbé. Il semblait souffrant, comme s' il ne s'appartenait plus. Comme si Chôbag avait fait de lui sa marionnette et l'avait peu à peu détruite. Cette vision fit enfler la haine de Daix pour son ennemi. Un sentiment, presque de pitié, l'envahit. Il prononça un mot, un seul. Presque un appel à l'aide.

- Tip...
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Etelion
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Mar 2 Nov 2010 - 14:10
La tirade que venait de prononcer Daix eut l'effet d'une bombe dans la tête de Chôbag. Jamais personne n'avait eu le cran de le mettre en face de ses quatre vérités d'un manière aussi violente et aussi juste. Pourquoi ? Tout simplement parce que, comme l'avait si bien dit l'assassin quelques secondes plus tôt, il dirigeait ses sous-fifres par l'argent. Et pour ce même argent, tous ces malfrats de basses catégories qui se tenaient dans la pièce, prêts à agir au moindre signe de leur chef, ne feraient rien qui leur empecherait de recevoir leur récompense. Il ne s'agissait l'a d'aucune confiance, d'aucun lien affectif, d'aucune loyauté, d'aucun respect. Seulement de pauvres bougres à un riche bandit. Le rapport de force, c'était donc l'argent, et rien d'autre.
Le grand homme grommela dans sa barbe naissante. Il était énervé, à cause de ce que Daix venait de lui dire. Il ne maitrisait plus entièrement la situation, et il le savait. Et ce, parce que ses hommes avaient tout entendu. Il était purement et simplement décrédibilisé, et il avait donc intérêt à ne pas faire durer le supplice plus longtemps...

- Amenez-le.

Deux hommes se levèrent, se dirigèrent vers le coin du comptoir, et revinrent en portant un homme, épuisé, presque mort. Il avait dû souffrir, oh oui... Visiblement, il connaissait le passeur d'étoiles, et vice-versa, puisque ce-dernier prononça son nom. En effet, ils s'étaient déjà vu quelques temps auparavant dans les geôles du même tortionnaire qu'était celui de Lenay. Une évasion avait été tentée, Daix avait réussi à s'échapper, contrairement à Tip. Chôbag le savait, ils étaient devenus amis pendant leur détention, et ce serait un argument supplémentaire. Il le tuerait donc d'abord, puis l'elfe, et enfin l'assassin. Evidemment, comme tout homme cruel qui se respecte, il laisserait le temps à Daix de savourer la lente agonie de ces deux êtres chères à ses yeux. D'un geste de tête, il ordonna la mise à mort de cet homme, à peine vivant. L'aubergiste eut beau protester, rien n'y changea. Un des sous-fifres sortit une lame et frappa le détenu dans la nuque une fois, puis une deuxième dans le dos. Tip s'affala au sol, sans un bruit. Il était, cette fois-ci, bel et bien mort.

Toujours dans sa fureur, Chôbag fit le même geste de tête, désignant cette fois Lenay, l'elfe et compagne de Daix. Les deux hommes qui l'entouraient l'amenèrent à côté du cadavre de Tip, et la forcèrent à s'agenouiller. Un silence de mort reignait alors dans la salle, l'aubergiste n'osait pas regarder. A vrai dire, jamais il n'avait pensé que quelqu'un serait tué dans cette salle, et il ne pensait qu'à un règlement de comptes. Il baissa la tête, puis s'assit derrière son comptoir, pour ne pas être témoin de ce qui allait suivre.
Chôbag s'avança vers Lenay et sortit sa propre arme.

- Tu vas mourir malheureux et torturé, Daix, je te le promets. Par ma main, elle va finir sa vie d'immortelle.

Il regarda à nouveau l'assassin, affichant un sourire malsain sur son visage. Il n'était pas seulement ambitieux et intelligent, il était aussi fou. Fou de sang. Rien ne l'arreterait et, bientôt, la vie de la belle elfe cesserait comme celle d'un insecte vulgairement écrasé du pied. Le malfrat leva son épée pour la faire redescendre quelques instants plus tard.

A ce moment précis, la porte, pourtant bloquée, s'ouvrit brutalement, enfoncée par une petite garnison de gardes du bas de la cité. Derrière eux se tenait un petit être, presque de moitié moins grand qu'un homme, encapuchonné. Chôbag avait été négligent à cause de sa folie, et le choix d'un endroit publique comme lieu d'exécution était la plus mauvaise idée qu'il avait eu depuis des lustres. Un des gardes sortit son arbalète et tira un carreau qui se logea dans le bras gauche du chef des malfrats. Les malfrats ne s'attendaient pas à cette arrivée et leur réaction parut normale... Ils foncèrent tous sur la quinzaine de gardes se trouvant là, et un combat commença. Etelion, lui, passa par l'arrière du comptoir, croisa l'aubergiste, toujours assis au sol, et le ligota.

- Ne pose pas de question. Tu diras que ces bandits t'ont fait prisonnier, tu t'en tireras sans dégats. Hormis ceux de ton auberge.

Le hobbit continua sa route et passa par dessus le comptoir. Chôbag avait sa main droite toujours valide, et l'épée qu'il tenait auparavant était toujours là, dans sa main. Les yeux écarquillés, il ne semblait pas comprendre ce qu'il se passait. Il perdit Lenay d'esprit et se tourna vers Daix. Toute sa rage avait été canalisée, maintenant, elle allait ressortir violemment. Mais le combat serait vite finit, Chôbag n'était pas un combattant exceptionnel et, face à un assassin de métier, il ne ferait pas long feu. L'elfe courut se réfugier au fond de la salle, fermant les yeux et se bouchant les oreilles.




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Daix
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Ven 5 Nov 2010 - 21:03
Une erreur.
Une seule.
L'assassin n'avait pourtant commis qu'une seule erreur. Pourquoi avait-il fallut qu'elle soit fatale ? Le corps de Tip se vidait de son sang. Daix n'avait pas envisagé ça. Il imaginait Tip comme étant devenu le chien de Chôbag, son esclave qu'il lui était indispensable. Il pensait que jamais il ne le tuerait. Une erreur. Le monstre, lui, n'en avait commis aucune. Il avait gagné. L'assassin pouvait voir l'étincelle de sadisme qui brillait dans ses yeux. Le Loup tourna la tête vers Lenay. Ce serait surement la dernière fois qu'il aurait l'occasion de la regarder dans les yeux, ses yeux pleins de tristesse, mais aussi d'espoir. L'espoir qu'après, ils se retrouveraient, pour toujours. Il se nourrit de cette espoir, adressa un sourire dénué de joie à l'elfe qu'il avait aimé et planta alors ses yeux dans ceux de Chôbag. Il ne voulait pas la voir mourir. Et lui, il voulait mourir dignement. Se regard se fit dur. Assuré. Plein de défis. Son adversaire tiqua et détourna les yeux, comme un lâche. Il contrôlait la situation, et pourtant, il avait encore peur. Décidément, cet homme était pitoyable.
Doucement, Chôbag s'approcha de Lenay. Doucement, il sortit son arme. Doucement, il la leva. Et a cette instant, Daix ne put s'empêcher de regarder le doux visage de l'elfe. Il entendit des mots, mais son cerveau ne les traduisit pas. Ce fut comme si plus rien n'existai, excepté lui et Lenay. Un dernier regard, l'épée qui s'abat.
Et le monde qui, soudain, explose. Tous se retournèrent vers l'entrée de l'auberge. Etelion.
Il avait réussit.
Daix sut alors que Chôbag avait fait une erreur encore plus grande que lui. Ses hommes étaient rapidement maitrisés, tandis que lui se retrouvait seul face à Daix, épée a la main, colère dans l'âme.

- C'est marrant. Tu vois, tout semblait indiqué que tu avais le pouvoir sur la situation et tout d'un coup, pouf ! Envolé. Plus de pouvoir. Plus rien. Ah ah ah, la bonne blague. Tu t'en rends compte juste avant ta mort que tout ce que tu avais poursuivi pendant ta vie était éphémère. Alors, qu'est-ce ça fait, petit con, d'avoir une épée dans la
main et de savoir que malgré cela, tu n'as aucune chance ? Qu'est-ce que ça fait de savoir qu'on va se faire tuer par celui qu'on avait promis d'éventrer ? Ah, et, j'espère que ton bras ne te fait pas trop mal. Ce n'est rien en comparaison avec ce qui va t'arriver.


Des mots fait de glace eurent l'effet voulu. L'attaque de Chôbag fut maladroite et empressée. Daix n'eut qu'a pivoter sur ses hanches, a saisir le bras de Chôbag et a le tordre violemment pour le désarmer. Il poussa un cri de douleur effacé net par un coup dans le plexus solaire qui lui coupa la respiration. En moins d'une dizaine de seconde, la hyène se retrouver a terre, vaincu par sa proie. La hyène était seule, et seule, elle ne valait plus rien.
Alors, l'assassin se baissa, sortit une dague et la colla contre le cou de son ennemi.

- Maintenant qu'on est là, tout les deux, j'aimerais que tu répondes a quelque question... tu seras mignon d'y répondre sans rechigner, d'accord ?

- Je... te dirais.. rien... Tu le sais bien... ne m'emmerde pas... finis moi.


- Bon, bon, bon ! Je t'ai connut plus enthousiaste ! Mais après tout, tu as raison... je devrais te tuer, là, maintenant, parce que c'est mon désir le plus cher. Pour Tip et pour tous les types que j'ai tué en ton nom. Alors, pourquoi pas ? Effectivement, je sais que tu ne me diras rien. Je pourrais t'administrer le pire poison du monde, je pourrais te causer la douleur la plus insoutenable, je sais que ta putain de bouche restera fermée.

Daix se relava et asséna un violent coup de pied dans la mâchoire de l'homme à terre.

- Donc, voila pour Tip. Tu as de la chance, j'aurais put frapper plus fort.

Chôbag poussa un hurlement quand un autre coup de pied vint le cueillir au niveau des organes reproducteurs.

- Oups, t'aurais pas d'enfant, désolé. Ah, suis-je bête, de toute façon, tu vas crevé ici.

Pour le coup de grâce, Daix se pencha une nouvelle fois, immobilisa son adversaire et lui susurra dans l'oreille, tout en lui enfonçant sa dague dans le cœur :

- J'espère qu'il ne fera pas trop chaud en enfer.
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Etelion
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Sam 6 Nov 2010 - 1:27
Les gardes avaient maitrisés les malfrats trés rapidement, sans surprise: ils étaient une trentaine en armure et entrainés, contrairement à leurs opposants. Le combat n'avait pas été franchement beau. Ces brigands étaient plus des bagarreurs que des combattants, et encore moins des guerriers. Ils criaient fort, tapaient fort, mais cette force était utilisée inutilement. Un expert en combat pourrait en combattre trois comme eux en utilisant si peu d'énergie qu'il ne le ressentirait même pas. Aprés quelques coups d'épée, donc, les criminels furent mis en échec. Certains gravement blessés, d'autres moins, assomés ou encore conscients. Dans un cas comme dans l'autre, tous avaient une épée pointée sur leurs gorges. Chez les gardes, un seul blessé grave, et quelques blessés légers.

Daix, quant à lui, s'était débarassé aussi facilement de son adversaire que les défenseurs de la cité. Chôbag fut mis à terre, puis tué. Dommage. L'assassin avait commis une erreur. Il n'aurait en aucun cas dû éliminer le chef des bandits. Et ce, pour plusieurs raisons: maintenant, il avait le statut de meurtrier auprés des gardes, et l'arrestation du criminel recherché aurait permis à ces gardes d'avoir les faveurs de leur supérieur, voire même une promotion. Etelion s'en aperçut, trop tard pour arrêter la folie meurtrière du Passeur d'Etoiles. Mais il se fit compréhensif. Cet homme avait traversé un dur moment, avait vu un de ses amis se faire tuer sans pouvoir rien faire, et avait failli perdre de la même manière l'amour de sa vie. Trop d'émotions tue l'émotion, comme on dit. Sous le coup de la colère, il ne laissa pas échapper l'occasion de tuer son adversaire.

Le hobbit s'approcha de l'assassin et lui chuchota:

- Bon... Je vais arranger ça. Va voir ta compagne et rejoins Tell dehors dès que je te ferai un signe.

Sur ces mots, il tourna les talons et se dirigea vers le sergent dirigeant la petite unité de gardes de Minas Tirith. Il attira son attention puis l'écarta de ses hommes. Une fois à l'écart, il lui fit part de ses arguments et de la manière dont la suite se passerait:

- Je vous ai amené à ces voleurs et assassins, que vous cherchez depuis un moment. Certes, vous n'avez pas eu le chef, mais ceux-ci sont bavards et il vous sera aisé de trouver les autres membres de leur petit organisation - si organisation il y a vraiment. Nous allons maintenant nous en aller. Pour le service que vous nous avez rendu, même si c'était à double sens, prenez cet argent, je vous en prie, ça me fait plaisir, dit le kuduk en tendant une grosse bourse de pièces d'or. Il y a largement de quoi vous faire plaisir pour les deux mois à venir, vous et toute votre unité. La seule chose que je vous demande, c'est de nous oublier dans les évènements qui se sont déroulés ici.

Le sergent prit l'argent et acquiessa, un sourire au lèvre. Voila un homme qui n'avait pas perdu sa journée. En plus de repartir avec une somme non-négligeable, il reviendrait à la caserne avec une bande de malfrats recherchés pour la plupart. Et, peut-être mériterait-il sa promotion. Etelion, d'un geste de main, ordonna à Daix de sortir, accompagné de Lenay. Ce que ces derniers firent aussitôt. Dès qu'il fut au seuil de la porte, le hobbit fit un signe de tête au sergent, comme signe de respect et de remerciement, puis il continua sa route.

Dans une ruelle, un peu derrière, se trouvait Tell, rejoint peu aprés par Daix et Lenay, puis par Etelion. Sans un mot, ils se dirigèrent tous les quatre vers la quartier de la maison de la Loge. Là, le hobbit dit à Daix, d'une voix sèche sans être froide:

- On vous laisse tous les deux. Rejoins nous à la maison.

Ainsi, le semi-homme et Tell continuèrent leur chemin. Une fois arrivés à la Loge, ils se reposèrent. Ils le méritaient. La prochaine étape serait la remise à neuf du bâtiment, et surtout le renforcement de la sécurité du lieu.
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Hadhod Croix-de-Fer
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Sam 6 Nov 2010 - 22:19
Si les quatre camarades avaient été moins captivés par les évènements qui venaient de se dérouler quelques instants plus tôt, ils auraient sans doute perçu la présence d'un homme de taille moyenne, vêtu d'une longue veste grise à boutons, de hottes bottes de cuir usité et d'une cape de voyage de couleur brune, se terminant par un capuchon qui maintenait son visage hors de la lumière. Il portait également une petite blague de bonne façon, dont seul un côté luisant dépassait de sous le tissu. Mais, comme je l'ai dis, puisque tout le monde avait la tête ailleurs et que l'inconnu marchait silencieusement et à distance respectable, nul ne l'aperçut.

Le cœur de cet homme se mit à battre avec plus d'instance: il venait de trouver ce qu'il cherchait, un Hobbit dans la ville des Hommes. Lorsque Daix et Lenay quittèrent les deux autres, il continua sa marche sans s'en soucier. Car à présent, il était certain de l'identité de ce semi-homme et ne souhaitait plus particulièrement se cacher. A vrai dire, il avait peur le perdre de vue. Passant devant l'assassin et sa compagne, l'étranger ne leur prêta guère plus d'attention qu'à un couple d'étourneaux.

Ça y est, il venait de repérer la porte qu'Etelion et Tell venaient tout juste de franchir. Hélas, si ces deux-là pensaient prendre un repos amplement mérité, ils n'allaient pas tarder à prendre une douche froide! L'homme encapuchonné clopina en direction de l'ouverture. Il avait la tête de quelqu'un qui est déchiré entre la satisfaction d'avoir rempli sa tâche et la douleur due aux évènements malencontreux qui avaient nécessité celle-ci...

Il toqua deux coups.

On vint lui ouvrir précautionneusement; il entra et n'attendit ni parole de courtoisie ni geste de bienvenue, se contentant de débiter en un chuchotement nerveux ce pourquoi on l'avait envoyé:

"J'apporte de très mauvaises nouvelles pour les Passeurs d'Étoiles. La Loge Mère m'a envoyé de toute urgence pour vous informer de la situation alarmante dans laquelle est tombée notre communauté de Résistants: l'Ordre de la Couronne de Fer est encore plus puissant et omniscient que nous le redoutions, car il a réussi à identifier plusieurs des Passeurs malgré toutes nos précautions. Mais, pire que tout, l'un de leur affiliés a occis l'un des quatre Pères Fondateurs de notre mouvement après avoir gagné sa confiance! La Loge est en situation de CRISE, et nous devons tenir une réunion extraordinaire pour éviter qu'elle ne parte définitivement en lambeaux. Celle-ci se tiendra dans la mine désaffectée à l'extérieur de Minas Tirith, dans deux jours à l'aube. La plupart des autres chefs de Loge ont été avertis et seront présents; tâchez d'y être vous aussi, mais surtout, allez-y un par un, avant que la nuit ne disparaisse, et avec la plus grande discrétion, sans quoi ce pourrait tourner au désastre..."

Si son visage avait été davantage visible, les deux compères auraient certainement vu la souffrance que lui causait se rappel des faits. L'agent réussit toutefois à combattre l'émotion pour glisser quelques derniers mots furtifs:

"Je dois me hâter repartir pour avertir les Pères de la Loge du bon déroulement de ma mission. Un seul sera présent après-demain, mais les deux autres tiennent à avoir une vision globale des évènements."




The Half Cop
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Etelion
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Mar 9 Nov 2010 - 14:15
[Réponse courte, je dois partir bosser :/]

A peine arrivés qu'Etelion dût rouvrir la porte. Il pensait que c'était Daix, qui aurait fini de parler avec sa dulcinée, mais non, ce n'était pas le cas. Un homme banal se tenait sur le seuil de la porte. Le kuduk fut surpris par le fait que cet homme ne fut pas lui-même surpris de voir un hobbit ouvrir la porte. Il faut le dire, ce n'était pas chose commune que d'en voir entre les murs de la cité blanche. En vérité, la majorité des gondoriens n'en avaient jamais vu auparavant. Visiblement, celui là s'attendait à rencontrer un semi-homme. Sans laisser au hobbit le temps de prendre la parole, l'homme parla d'une voix qui se faisait annonciateur de mauvaises nouvelles.
En quelques phrases, il lui fit comprendre qu'il faisait lui même partie d'une des loges des Passeurs d'Etoiles, et que les choses allaient mal. L'un des pères fondateurs avait été supprimé par un membre de l'Ordre de la Couronne de Fer, lequel avait trahi sa confiance. Une réunion spéciale se tiendrait donc dans les mines qui se trouvaient dans la région de la majestueuse cité humaine. Etelion répondit au messager, d'une voix sèche, montrant qu'il avait compris le caractère critique de la situation.

- J'y serai. Je prépare mes affaires, règle quelques affaires, et ce sera bon. Je pars dès ce soir. En arrivant là-bas en avance, peut-être pourrais-je m'assurer moi-même de la sécurité du lieu. Allez, Passeur. Nous nous reverrons dans moins de deux jours.

Le hobbit tourna les talons dès que l'homme fut parti, aprés avoir claqué la porte. Oui, la situation était délicate. La Loge allait mal. Mais les membres qui la composaient ferait en sorte qu'elle se rétablisse vite. Le kuduk monta, alla chercher ses affaires: quelques économies, ses armes, son armure de cuir, et des vêtements. Quand il eut fini, il retourna dans le hall d'entrée, où se tenait encore Tell.

- Tell, je vais te demander un service, à toi ainsi qu'à Daix. J'ai deux recrues possibles pour notre loge qui devaient arriver dans la journée, ou hier, je ne sais plus. Un dénommé Hirzigan, et un certain Tarkandil. Tâchez de me les retrouver, de les informer de la situation s'ils démontrent un intérêt pour notre cause - ce qui devrait être le cas. Daix connait le processus d'intégration, faites leur faire un serment de sang. Quant à leurs noms de couverture, je vous laisse trouver. Vous cernerez mieux leurs personnalités devant eux que moi ici. Va, va retrouver Daix dehors, et partez aussitôt. D'aprés mes informations, ils se sont établis dans une auberge près de la Grande Porte de Minas Tirith. Bon courage.




[Daix, dis moi si ça te va ! Si tu as quelque chose d'autre de prévu, Tell (moi ^^) s'en chargera ! Wink]
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Daix
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Ven 12 Nov 2010 - 23:15
La sensation qui avait envahi Daix après avoir tué Chôbag lui laissa un goût amer dans la bouche. Il était déçu. En réalité, il avait pensé que la mort de Chôbag provoquerait réellement quelque chose en lui. Il avait pensé que la vengeance avec un goût agréable, comme si sa vie n'aurait pu être améliorée tant qu'il n'aurait pas assassiné celui qui avait hanté ses pensées. Jamais l'envie de tuer ne l'avait pris aussi fort et même lui ne comprenait pas la raison exact à cette acharnement qui avait guidé ses pas durant plus de six années. Et voilà qu'enfin sa volonté accomplie, il ne s'était rien passé. Son esprit n'était pas moins sombre. Mais au moins, l'homme mort ne pourrait plus lui poser aucun soucis. L'assassin entendit les paroles du hobbit et le ton de sa voix lui indiqua qu'il aurait préféré que Daix ne tue pas Chôbag, pas devant tous ces gardes. Mais, même s'il s'en rendait alors compte de l'inutilité de ce geste, jamais il n'aurait pu retenir sa lame, pas alors qui lui suffisait de la planter délicatement dans le corps de la hyène, car c'était l'aboutissement de la chasse, la fin de la course-poursuite, et même si la viande n'était pas bonne, même si déchiqueter le corps de sa proie ne faisait rien, il faillait une fin à cette chasse.
Et cette chasse, le Loup l'avait remporté sur la hyène, la folie et le génie. Il avait réussit et, même si la meute l'avait aidé, c'était sa victoire.
Et Etelion ne pouvait lui arracher cela.
Alors, doucement, l'assassin se leva, jeta un bref coup d'oeil vers le hobbit qui marchandait avec le garde, et croisa le regard de Lenay tandis qu'il détournait la tête. Ils se regardèrent un moment, tel deux adolescents trop timides qui n'osaient pas s'avouer, se contentant de plonger dans le regard de l'autre. Doucement, l'elfe s'approcha. Le coeur de Daix s'affola. Il n'y avait qu'elle pour lui faire cet effet là. Des frissons le parcourus tandis que des bras frêles l'enlacèrent, les émotions jaillissante alors que des douces lèvres effleurèrent les siennes, qui ne trouvaient plus de mots pour exprimer son soulagement. Ils s'emportèrent dans un ouragan de sensation qui ne semblaient vouloir prendre fin, les coeurs chavirant et les souvenirs émergeant. Tous deux sortir pour goûter l'air frais de la ville, qui fit un bien réconfortant à Lenay, ayant été enfermée durantplusieurs jours.
Ils restèrent au milieu de la rue durant un temps qui paru trop court pour Daix, sans parler. Ils oublièrent tout ; les gens qui les bousculaient, le bruit incessant, les regard ambiguë. Il ne restait qu'eux. Ils étaient dans un endroit désert dont ils étaient les maîtres, les rois, un endroit ultime de tranquillité et de bonheur. Leur endroit.
La tranquillité de cette endroit s'envola brutalement, comme un orage éclatant soudainement dans un ciel autrefois bleu.
Tell venait de mettre fin a leur règne d'un instant, le visage grave, mine soucieuse, celle qu'avait les porteurs de mauvaises nouvelles. Et Daix n'aimait pas les mauvaises nouvelles, surtout quand elles prenaient la forme d'un séisme capable de détruire le monde qu'il créait en étant avec Lenay. Le messager lui expliqua rapidement la situation, omettant des passages et les rendant flous, surement à cause de la présence de l'elfe. Il ne voulait surtout pas en dire trop. L'assassin, lui, compris le message, et demanda à Tell de s'éloigner, le temps qu'il fasse ses aux revoirs a Lenay, cette dernière allant de toute façon loger pour un temps à Minas Thirit, le fait de rentrer à Fondcombe seule ne lui plaisant guère.

- On se revient bientôt... envoie moi un message, dit moi où tu es, quand tu rentres chez toi, je viendrais et reviendrais. Plus jamais je ne veux avoir la sensation qu'à fois que je te verrais pourrait être la dernière, et plus jamais je ne l'aurais. Prend donc cette dague, vestige d'un temps passé... je veux savoir que tu peux te défendre, Lenay.

Ce furent les seules paroles échangées, les seules suffisantes, peut être même de trop. Cela peut paraître froid, insipide, dépassé, néanmoins, ce n'est pas le cas. Mais, peut être que pour comprendre cela, faudrait-il vivre dans la peau de Daix, ou bien alors de Lenay, vivre une histoire forte, durable. Peut être était-ce pour cela que les gens, les pauvres citoyens, nobles, enfants et encore soldats qui les regardaient ne comprenaient pas. Peut être qu'eux, n'avaient jamais vécu des moments aussi intenses, ou alors, peut être les avaient-ils oublié. Car rien n'est infini, tout se meurt, un jour ou l'autre, l'amour n'échappe pas à la règle.

Daix se retourne alors et se dirige vers Tell. Il devait se concentrer a présent. Oublié les yeux qui le fixaient, plein d'espoirs, derrière lui. Il fit un bref signe de la main et se dirigea vers l'auberge en question, là où il devait retrouver les deux hommes qui souhaitaient devenir passeur, en espérant qu'il n'allait pas tomber sur des pauvres mercenaires sans expérience. Il se demanda ce qu'il allait pouvoir leur faire faire, leur apprendre. Jamais il n'avait pensé à transmettre un savoir, néanmoins,cela ne le répugnait pas.

Cela promettait d'être amusant.

[Bon c'est un peu bizarre, excusez-moi ( pas trop d'inspiration... ), j'ai essayé de faire avancé les choses pour Daix et Tell pour faire jouer Hirzigan et Tarkandil plus rapidement, dit moi si quelque chose ne va pas ^^ ]
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