Concours hivernal: Une journée si particulière......

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Gallen Mortensen
Vice Roi du Rohan - Champion Rohirrim
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- -:

Lun 20 Déc 2010 - 11:52
Bonjour à toutes et tous,

Le concours hivernal est officiellement ouvert.

Vous pouvez dès maintenant posté suite à ce message.

Mesdames et Messieurs à vos Claviers !!!

Et faites vous Plaisir

Gallen


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Dwilidan
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~ GRIMOIRE ~
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Mar 21 Déc 2010 - 19:05


Déothain, fils de Dunwel, déglutit avec difficulté lorsqu'il aperçut ce qui se passait devant lui. Une marée d'une violence innommable se répandait devant les hautes murailles de la majestueuse cité qu'est Minas Tirith. Des milliers d'orques assiégeaient la cité et des panaches de fumée s'échappaient de celle-ci.
Il tourna sa tête avec difficulté, comme si celle ci avait décidé de se visser à son cou pour l'obliger à ne regarder que devant lui; depuis la bataille de Fort-le-Cor à laquelle il avait participé et survécu il avait été blessé au cou et au bas du visage si bien qu'il ne tournait plus sa tête qu'avec difficulté. Puis, subitement, Théoden, Roi parmi les rois, s'avança face à ses hommes, étincelant tel un Prince de Nùmenor dans son armure dorée et lança d'une voix haute et forte:


"Debout cavaliers de Théoden, debout pour votre peuple! Les lances seront secouées, les boucliers voleront en éclats, les lames seront brisées! Une journée de l'épée, une journée sanglante! Une journée rouge pour les Noirs Ennemis du Monde! Pour vos terres et pour vos amis: Chargez et combattez!"


Déothain plaça sa lance face à lui afin de perforer au mieux les lignes adverses, au bout de celle ci était attaché un morceau d'étoffe de couleur vermeil qui appartenait à sa femme, Elicia, qui le lui avait donné pour qu'il se souvienne qu'il avait une famille qui l'aime. Sa pensée dériva vers sa jeune fille et son fils, à peine né, qu'il n'avait pas encore eu le temps de connaître et qu'il ne connaitrais sans doute jamais quand il voyais l'horreur de ce qu'il avait face à lui.
Les colonnes d'orques et d'hommes maléfiques qui se tenait face aux courageux cavaliers du Rohan ne semblaient pas avoir de fin, comme si chaque ennemi qu'ils allaient tuer allaient en ramener deux supplémentaire. Mais il se devait pour son pays, pour la liberté des Peuples Libres, pour lui, pour sa famille, il se devait d'envoyer le plus possible de ses ennemis à la mort!

Se redressant fièrement sur sa monture le fils de Dunwel lança celle ci au galop à la suite de ses frères. Six milles hommes étaient maintenant lancés à la rencontre de leurs destins; beaucoup mourraient mais tous seraient célébrés. La colline sur laquelle ils étaient perchés semblait mouvante tant les hommes étaient nombreux. Leurs ennemis s'étaient placés au bas de la montagne, ces créatures puantes et infectes que sont les Orques les attendaient et bien ils allaient être servis!
Déothain hurla sa rage tandis qu'une pluie de flèches s'abattait au sein des rangs rohirrims, fauchant nombre de malheureux qui n'eurent le temps de voir ne serait que les yeux d'un seul ennemi. L'ancêtre de Dwilidan eut plus de chance, retrouvant seulement une pointe fiché dans son bouclier.

Les Orques n'était déjà plus qu'à une vingtaine de mètres, une peur sans nom se lisait dans leurs petits yeux perfides ce qui renforça la conviction de Déothain. Une deuxième volée de flèches partit mais déjà les premiers rangs enfonçaient les lignes adverses, tuant de nombreux ennemis. Puis ce fut la mêlée pour le fils de Dunwel, sa lance s'empala avec un bruit mat dans le corps mou et flasque d'un Orque, première victime d'une longue série espérait il, mais à peine cette pensée émise qu'une autre des créatures de Sauron se jetait sur lui tel un carnassier fondant sur sa proie innocente mais Déothain était tout sauf une proie innocente et il dégaina son épée de sa main libre avant de trancher au vol la faible créature qui avait tenté de mettre fin à ses jours, lui perforant le thorax.


"Abattez les machines de siège et ceux qui les tiennent!"


L'ordre avait émané d'Eomer lui même qui menait le flanc droit de l'attaque, sans se faire prier Déothain prit sa suite, suivi de bon nombre de ses frères; tout en cavalant vers les dangereux engins de guerre il continuait à empaler tous les orques passant à portée de sa lance. Il avait perdu le compte et s'était arrêté à cinq, ne sachant quel chiffre se trouvait après.

Puis brusquement sa lance céda, se brisant en deux en même temps qu'il brisait le crâne d'un Orque avec un craquement sourd qui fit frémir l'ancêtre de notre guide; sa fidèle lance après lui avoir rendu tant de service venait de se briser il aurait presque versé quelques larmes si il ne s'était trouvé entouré de milliers d'ennemis. Il sortit prestement son épée, déjà tâchée de sang elle ne devait pas se briser à son tour ou Déothain se trouverait contraint à donner des coups de bouclier à ses opposants inhumains.

Les machines de guerres se composaient de balistes ou de catapultes lançant des projectiles lourds destinés à détruire les puissant murs d'enceinte qui servait d'ultime protection à la majestueuse Cité Blanche. Mais le danger principal ne venait pas des machines mais de ceux qui les maniait; des orques accompagnés de quelques trolls faisaient marcher ces lourdes machines de guerre. Leur attention s'était détourné de leur tâche principale, concentrés à leur but ultime dans leur misérable existence: survivre.

Déjà le premier ennemi se dirigeait vers le fils de Dunwel, un orque caparaçonné dans une armure trop grande pour lui aux couleurs du Gondor, probablement prise sur un cadavre. Un dégout sans nom traversait les yeux de Déothain tandis que sa monture percutait la vil créature, la jetant à terre pour un bon moment.

Soudainement, aussi rapidement qu'un verre qui se brise, sa vision se troubla tandis qu'une douleur sans nom lui traversait le flanc, lui arrachant un infâme cri de douleur; il sentit le moindre de ses os qui se craquelait doucement, se cassait miette par miette. Un troll venait de lui asséner un coup de poing d'un extrême violence, arrachant le cavalier à sa monture et le mettant à terre, mortellement blessé. La bête se dirigeait déjà vers une nouvelle victime, avide de sang et de violence.

La douleur du rohirrim était insoutenable, il aurait voulu mourir sur place, que toute douleur s'arrête plutôt que de souffrir un seul instant de plus. Chaque respiration le faisait souffrit, chaque mouvement, aussi infime soit il, le rendait encore plus faible. À travers la buée qui commençait à lui traverser les yeux il vit des cavaliers sortir de la cité, de lourds chevaliers montés sur de fiers destriers. "Dol Amroth" pensa t-il.

Il sentait toutes forces le quitter, le coup lui avait perforé la cage thoracique et il savait qu'il allait mourir. Un voile ténébreux s'abattait déjà peu à peu sur ses yeux lui brouillant la vue, des larmes coulaient sur son visage. Déjà il apercevait les contours des berges de Valinor se rapprocher.

Il leva les yeux une dernière fois vers le ciel comme si c'était de lui que devait venir son salut mais sa seule vision fut un morceau d'étoffe rouge qui voletait paisiblement dans les cieux, indifférent à toute l'agitation qui se déroulait en dessous de lui. Un havre de paix dans la douleur qui déchirait le monde.

Le cavalier ferma les yeux, reposé par cette dernière vision, laissant son esprit vagabonder du côté de sa famille qu'il aimait plus que tout. Il ne devait plus jamais les rouvrir.
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Nyreus Nístaurecelvar
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Mer 22 Déc 2010 - 13:58
" Par trois fois la Lórien avait résisté aux attaques de Dol Guldur, mais outre la vaillance de la gent Elfe qui peuplait ces terres, là résidait un pouvoir dont nul ne pouvait se rendre maître, à moins que Sauron en personne ne soit venu l'affronter. Bien que les bois enchantés des confins aient cruellement souffert, les assauts furent repoussés; et quand l'Ombre s'évanouit, vint Celeborn qui conduisit l'armée de Lórien par-delà l'Anduin, qu'ils franchirent en de nombreux bateaux. Ils prirent Dol Guldur, et Galadriel jeta bas ses fortifications et mit à nu ses basses-fosses, et la forêt fut ainsi purifiée de toute malfaisance. "

Appendice B, Annales (Chronologie des Terres Occidentales), p. 1175

-Ô Amroth, dernier Roi de Lindórinand, donne à ton peuple, toi qui nous observe par-delà les eaux qui mènent aux Terres Immortelles, donne à ton peuple que tu laissa en les mains de la plus belle des Dame de ce monde, étoile du Matin et Reine de Beauté, Galadriel la fière et grande épouse de son époux le noble Celeborn, la force d’aujourd’hui repousser encore un assaut. Ce jour est celui, je le pressens, où tous les bastions des Peuples Libres doivent tomber ou survivre encore un peu, quelques heures, quelques jours de répit pour les créations de nos races. Qu’à Minas Tirith on ne tombe point et s’y révèlera le plus grand des Hommes depuis Elros lui-même. Que l’on tombe et les Elfes, les Hommes et les Nains tomberont dans l’oubli pour l’infini des jours.

Ainsi avait parlé Nyreus, prise dans une sorte de vision au matin de ce 15 mars 3019 lorsqu’elle s’éveilla de son très court sommeil elfique, les mains croisée sur la poitrine, qui n’avait duré qu’une ou deux heures tout au plus. En ce jour, de grande mémoire, elle sut qu’il lui faudrait porter les armes et sans aucun doute, tuer, triste jour. Vous en connaissez tous l’histoire et il n’est cependant pas négligeable de la raconter une fois encore sous le point de vue d’un Elfe de Lorien, qui, vivant habituellement quelque peu à l’écart de Caras Galadhon, s’en était rapproché en ce jour avec les gens de sa maison pour lâcher sur l’ennemi orque destructeur de forêt jusqu’au dernier mortel trait. Le huit mars, alors que la Dame Nistaurecelvar était avec les gens de sa maison dans leur village de Cerais-Galadh, à quelques heures de la cité sylvaine la Dame Galadriel, les guetteurs avaient signalés des mouvements de troupes provenant vraisemblablement de Dol Guldur. Ils avaient pénétrés dans la forêt, la brûlait, la massacrait et l’on put bientôt entendre avec des sens tout elfique les souffrances de la forêt d’Or, qui hurlait à la mort devant les sacrilèges commis, devant le viol que l’on faisait sur le plus bel endroit du monde quand vient l’automne et que les feuilles orangées sont autant de richesses et d’or que ne peuvent en contenir toutes les cités des nains réunies. Les Elfes des cités des confins avaient combattus mais force avait été qu’ils se replient. L’espoir les avait alors presque entièrement quitté et, les guetteurs ayant informé de leur malheureuse visite, lorsqu’ils arrivèrent par groupes distincts le huit et le neuf ( au dix il en vint encore, mais qui trouvèrent vide l’habituellement si accueillante cité de la dame du bois au animaux où l’on vous voyait toujours arriver de loin et où, lorsque vous arriviez, le manger, le boire, le gîte et le bain vous attendaient comme si vous les eussiez instruit de votre venue, car Nyréus avait déjà rejoint Caras-Galadhon ), sous forme d’Elfes défaits, accablés de fatigue et totalement vidé de tout espoir, qui venaient de voir tomber auprès d’eux leurs fils, leurs frères, leurs mères et leurs sœurs ainsi que leurs filles et leurs pères, pleurant et boitant, prêt à rejoindre les Immortelle à la nage si la nécessité le requerrait, Nyréus était débout devant le village et leur ouvrait gravement les portes de son village. Elle aussi avait déjà beaucoup souffert, des morts de tous les Êtres qu’elle avait entendu crier leur détresse à la nuit. Le premier assaut fut donné à l’aube, le onze mars et repoussé quelque peu en avant de la cité de Caras Galadhon. Mais les orques y gagnèrent quelques pouces de terrains et bientôt la plus belle cité des Elfes fut assiégée.

Ici, nulles tours de guerre ou engins de sièges, mais simplement les bataillons de Dol Guldur, la colline de sorcellerie. Ils marchaient en ordre de bataille, mais leurs chefs étaient absents et l’on ne craignait plus, car, Celeborn, en armure étincelante, avec sa garde et ses troupes s’étaient montrés et avait jailli une lumière au milieu de l’ombre. Avec eux, marchait la Dame Galadriel. Par trois fois, ils firent le tour de la cité assiégée et, tel Mithrandir à Minas Tirith, chaque fois qu’ils passaient en un lieu, tous les regardaient et reprenaient confiance. L’assaut fut donné tard dans la soirée et Nyreus, avec ses gens, pleine de rage, se rua dans la bataille, juste au bas des murailles, avec toute les armées du Seigneur de Lorien, tandis que depuis les hauts lieux, des milliers de traits tombaient sur les flots noirs. La Dame du bois aux animaux fut obstinée dans la tâche et, entourée de ses hommes, elle lutta admirablement, bien que nul ne fut pareil à Celeborn, qui filait tel un dieu, montait un cheval blanc à l’allure de Pégase, qui fendait les airs. Était-ce un Meara, jalousement gardé en les profondeurs de la ville et sorti en ce jour pour écraser l’ennemi ? Nul ne le pouvait dire, mais il n’en avait pas l’allure. Il apparaissait également grandiose : pareil en vitesse, pareil en grandeur quoi qu’il fut encore plus fin et plus vif et qu’il circulait tel le vent parmi les arbres verts et que nul ne le pouvait suivre. Celeborn combattait seul au milieu de cent ennemis, sa garde peinant à le suivre mais pourtant, du haut des murailles ont le voyait revenir deux heures après avoir disparu, terrassant la noire marée, en fendant les eaux putrides. Il donnait de-ci de là de mortels coups et Galadriel, debout sur le rempart, les bras ouverts, écartés, donnait sa magie pour repousser l’assaut et ainsi nulle tour ne pouvait atteindre les remparts et il arrivait que des orques qui la voient prennent la folie et commence à se taillader les jambes, les bars puis la tête.. Lorsque sortirent le gros des légions elfique, tuant et repoussant les orques et les trolls de Dol Guldur, détruisant. Alors que la mêlée tournait clairement à leur avantage, Nyreus leva Serce, son mortel sabre à la lame rougeoyante et , cette fois, tenta de suivre son seigneur, se débarrassant d’un grand orque chauve et malodorant qui venait de manquer de la blesser, cependant elle avait déjà pour elle plus de trois mille années de maîtrise et para puis le tua, puis poussant un cri qu’elle savait résonner à bien de lieux de là, où tombait Dain Ironfeet sans qu’elle ne le sut encore, et qu’elle avait autrefois entendu résonner sur les champs de bataille des Nains . Un tel cri de guerre résonnant là, en Lorien était le signe de l’Alliance des Peuples Libres :

-Baruk Khazâd ! Baruk Khazad !! Khazâd ai-mênu

Alors, ce fut la folie. Les orques crurent aux Nains, tant elle mit de la conviction dans son cri, les Elfes reprirent en cœur, croyant à l’arrivée des Nains et chargèrent de plus belle alors que reculaient les forces de Dol Guldur, et le sol se couvrit du sang noir des orcs tant la riposte fut redoublée. Et, magnifique en avant de tous, brillait, tel l’étoile d’Earendil le Marin, l’étoile de Celeborn le Vainqueur, volant au dessus des Elfes, des Hommes, des orques et des Nains. En ce 31 mars, ailleurs, la bataille des champs du Pellenor prenait fin et Aragorn, Eomer et Imrahil de Dol Amroth revenaient sain et sauf de cette ardente lutte. En Lorien, l’on composerait bientôt un chant en l’honneur de ce combat de jadis comme on l’avait fait chez les Hommes. En voilà un triste extrait, seul vestige qui nous est parvenu.

En avant de tous, luttant tel un Dieu
Le fier Celeborn, le grand Celeborn
Sur son cheval monté, Elfes et Orques
Tous subjugués crurent aux haches des Nains et
Dans une grande clameur, le sol se recouvrit
D’une terrible lymphe et de ce putride fruit
Qu'est la maudite viedes Elfes torturés
Par le feu et l'acier
Le grand Celeborn, le fier Celeborn,
Sur son cheval doré rejoignit Dain à Dale
En Grand Héros de Guerre



Dernière édition par Nyreus Nístaurecelvar le Mer 22 Déc 2010 - 23:46, édité 2 fois
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Tarkandil
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Mer 22 Déc 2010 - 16:13
La journée avait plutôt mal commencé, dans la sombre Forêt Noire. Les combats faisaient rage à divers endroits stratégiques autour de la forteresse du Roi des Elfes, Thranduil. Toutes les troupes elfiques étaient réquisitionnées pour aller combattre les Orques venus de Dol Guldur, dans le sud de Mirkwood.

Le jeune Tarkandil était venu de Fondcombe quelques mois auparavant car il aimait beaucoup voyager. Il savait que la Communauté de l’Anneau avait quitté Imladris de nombreux mois auparavant, et il n’avait pas eu de nouvelles de leur quête, mais il devait agir pour le Bien des Peuples Libres.

Tarkandil s'étant bien intégré, le Roi Thranduil l’avait envoyé en mission avec une vingtaine d’autres Elfes pour contourner un important groupe d’Orques qui venait vers le nord. Les Elfes, tous des archers, avaient pour ordre d’attendre que les Orques soient le plus prêt possible des autres troupes elfiques pour les attaquer par derrière et, ainsi, les encercler de toutes parts. Tarkandil et les autres usèrent de leur discrétion pour faire un grand détour dans la forêt et se positionner à l’arrière du groupe d’Orques.

Il avait été décidé que les Elfes ne devaient s’exprimer qu’en Sindarin et en ne parlant pas fort, car ils ne voulaient être ni entendus ni compris par les Orques. Quoiqu’il en soit, vous trouverez ici la traduction de leurs paroles afin d’en faciliter la compréhension.

« Tarkandil !! Allez voir de plus près, je voudrais savoir combien sont ces immondes créatures !! » lança le capitaine, nommé Elválad.

« Bien, messire Elválad !! » répondit le jeune archer, en s’élançant silencieusement vers les Orques, plusieurs centaines de mètres plus loin.

Tarkandil s’avança rapidement à une centaine de mètres des Orques et tenta d’en évaluer le nombre. C’était cependant un exercice difficile, car les arbres étaient nombreux et la luminosité était assez faible. L’Elfe escalada alors un arbre et se percha dans les branches, avant de sauter gracieusement dans un autre arbre, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il soit juste au dessus de l’arrière-garde des Orques. Là, il balaya des yeux le groupe d’Orques : ils étaient beaucoup plus nombreux que la compagnie d’Elfes qui suivait.

Le jeune archer entreprit alors de rebrousser chemin et retrouva bientôt les autres Elfes. Ils avaient continué leur marche et semblaient attendre impatiemment la réponse à leur interrogations. Lorsqu’ils aperçurent Tarkandil, ils firent une halte et l’invitèrent à les rejoindre.

« Ils sont nombreux, messire, j’en ai comptés au moins une centaine. »
déclara Tarkandil.

« Une centaine !! Voilà qui est embarrassant, nous ne pouvons espérer les attaquer s’ils ne sont pas assez prêt de la forteresse. Il faut absolument que les compagnies elfiques qui les attendent au nord les attaquent un peu avant nous. » répondit Elválad, soucieux.

« Il me semble que les ordres du Roi étaient clairs : tous les capitaines les ont approuvés et transmis à leurs compagnies. Nous ne devrions donc point nous inquiéter : l’attaque sera généralisée, et les Orques seront surpris de toutes parts. » ajouta un autre archer, du nom de Thrémbor.

« Quoiqu’il en soit, nous devrions reprendre notre marche, si nous ne voulons pas nous laisser distancer. » intervint Tarkandil.

« Très juste, en avant !! » conclut Elválad.

L’avantage des Elfes était qu’ils pouvaient se déplacer sans faire de bruit. Ce fait contrastait avec les Orques qui grognaient et faisaient cliqueter leurs armures. Au bout de dix minutes de marche, Elválad ordonna à la compagnie de former une ligne en laissant cinq mètres en chaque archer, car ils approchaient de la forteresse.

Tarkandil attrapa une flèche dans son carquois et prépara son arc à tirer. Les autres Elfes en firent de même et attendirent le signal, tout en continuant d’avancer lentement. Elválad, les yeux plissés, observait ce qui se passait devant : les Orques progressaient encore et toujours. Soudain, des cris retentirent au loin : c’étaient des cris d’Orques, et cela représentait le signal.

« L’avant-garde est attaquée, mes frères, à l’assaut !! » lança Elválad.

Son exclamation ne fut pas entendue des Orques, car ils étaient trop occupés à hurler et à grogner en se lançant dans le combat. La compagnie d’Elfes décocha une première salve de flèches sur l’arrière-garde et s’élança vers les Orques.

Ceux-ci, réalisant qu’ils étaient suivis, se divisèrent en plusieurs groupes : une grande majorité des Orques restèrent à l’avant pour combattre les Elfes qui tenaient la forteresse, tandis que le reste se rabattait sur l’arrière. La compagnie d’Elválad était suffisamment loin pour ne pas être attaquée tout de suite, mais suffisamment près pour pouvoir tirer. De nombreux Orques tombèrent, mais les autres ne s’arrêtèrent pas.

« A mon signal, rompez les rangs !!! » s’exclama Elválad.

Tarkandil décocha encore trois flèches à destination des Orques et, au signal du capitaine, il se précipita derrière un arbre et entreprit à nouveau de l’escalader. Le tronc était très large, ce qui rendait la tâche plus difficile. Les humains n’auraient pas hésité à se servir d’un poignard pour s’accrocher au tronc, mais les Elfes ne pouvaient se résoudre à blesser un arbre. Tarkandil parvint finalement à se hisser sur une branche assez solide pour le porter, et il se mit debout sur celle-ci.

La compagnie d’Elválad s’était entièrement volatilisée, mais elle continuait à tirer des flèches sur les Orques qui accouraient avec leurs lames et leurs hurlements furieux. Certains Elfes furent repérés, et l’un d’eux fut touché dans le dos par une petite hache. Succombant à ses souffrances, il s’écroula au pied de son arbre et son corps fut sauvagement mis en pièces par les Orques, sous le regard horrifié des autres Elfes.

« Bande de brutes sans foi ni loi !! » commenta Tarkandil en langue commune, mais personne ne l’entendit.

La bataille dura des heures, et les Elfes eurent des difficultés à repousser l’assaut des Orques, mais ils finirent par y parvenir au bout des maints efforts. Les pertes étaient très nombreuses des deux côtés, mais Tarkandil avait survécu, et il se souviendrait longtemps de cette journée.


Dernière édition par Tarkandil le Mer 22 Déc 2010 - 23:25, édité 1 fois
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Hirzigan Erezel
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Mer 22 Déc 2010 - 19:29

« Le combat devenait alors furieux sur les Champs du Pelennor; et le fracas des armes s'éleva très haut, accompagné des cris des hommes et des hennissements des chevaux. Des cors sonnaient, des trompettes lançaient leur son éclatant, et les mûmakil mugissaient, aiguillonnés pour le combat. »

J.R.R. TolkienLe Retour du Roi



Lokhiekeban était juché sur une des immenses tours de guerres qui surmontaient les mûmakil, de là, il pouvait apercevoir l'infini champ de bataille qui s'offrait à lui, aux hommes du Harad qui parlaient d'une voix pressée, la plupart des hommes avaient la gorge sèche car l'excitation du combat qui s'offrait laissait place au triste constat qui s'y accompagnait, peut-être que chacun d'entre eux, individuellement, ne verraient plus le rouge soleil du Harad. Et tous tentaient de s'occuper afin de chasser de leurs esprits cette pensée malsaine, la plupart de ses hommes n'avaient en faite pas vu de guerre, ni de quelconques combats d'ailleurs. Tous avaient répondu à l'appel de Sûladan le Seigneur Serpent, ce dernier avait réussit à exalter chacun d'entre eux, rappelant à tous le devoir de protéger le Harad, de restaurer la grandeur passée de ces terres et promettant richesse et gloire aux vainqueurs.

De cette manière le Seigneur Serpent avait réussi à mobiliser un grand nombre d'hommes, aussi bien vétérans que novices, il avait réussi a faire appel au patriotisme des haradrims et à les rassembler dans le but précis d'attaquer le Gondor. Lokhiekeban Erezel faisait partie de ceux-là, de ces hommes qui étaient prêt à donner leur vies pour obtenir gloire, richesse et puissance. Un chaud matin de janvier on était venu le prendre dans sa petite maison aux abords de Kârna, des connaissances l'avaient invités à le suivre pour voir le nouveau Seigneur Serpent parler. Lokhiekeban avait alors tout de suite été séduit par cet homme d'une allure incroyable, doté d'un charisme couplé avec une assurance naturelle, la plupart des hommes qui avaient entendu le discours de cet homme au cheveux mi-longs, aux yeux bruns et à la face burinée par les combats s'étaient tout de suite engagés.


A présent il tournait en rond dans la tour de guerre et observait la charge des Hommes de l'Ouest, il devait reconnaître qu'affronter de tels hommes allait s'avérer complexe, ces derniers semblaient tous êtres des guerriers nés et ils fauchaient les orcs comme des champs de blés. C'est alors que le maître de mûmak fit mettre en mouvement son imposante bête, bientôt imité par tout les autres, ils formèrent alors une ligne compacte. Cachés par les brumes, les énormes monstres se mirent en place prêt à s'élancer, on entendait les bruits étouffés des créatures, Lokhiekeban se pencha et aperçut le maître mûmak donner une petite tape sur le haut de la tête du pachyderme géant. Un cri retentit.

« OUYOUH'ANH! »


Ça allait commencer.

Le Cor de guerre du Harad retentit. Et les mûmakil se lancèrent à l'assaut dans une charge effrénée, déplaçant dans la foulée un nuage de poussière presque aussi dense que la brume qui les avaient entourés jusqu'ici. Un barrissement énorme vint des oliphants et cette attaque sonore se heurta aux cris de charge des rohirrims. Les sauvages cris de guerre des Haradrims se répercutèrent dans tout les Champs du Pelennor et Lokhiekeban se souvint que sa voix grave se joignit à ceux de ses frères dans ces vociférations appelant à la vengeance et au meurtre. Et tous scandaient d'une voix terrible, se répétant inlassablement:

« KOU'YOU'THAM! KILYI'SAM'ALYN'KO! »



Alors la collision avec les dresseurs de chevaux fût inévitable, les mûmakil massacraient ces derniers par poignées de dix et même si ces derniers essayaient de riposter, leur dégâts furent minimes comparés à ce que les bêtes infligeaient. Lokhiekeban se saisit d'une lance et l'envoya par dessus les protections de la tour de guerre, un sourire vint se former quand il vit qu'un homme du Rohan fut touché en plein poitrine, s'effondrant de sa monture qui fût de toute manière écrasée par l'énorme patte d'un mûmak. Le haradrim se saisit de son arc court puis s'apprêta à tirer quand il vit que des rohirrims allaient en faire de même, il se mit à couvert à temps mais d'autres de ses camarades furent touchés, tombant de la bête. Il décocha quelques flèches qui se fichèrent dans d'autres cavaliers, tirant avec une hargne incontrôlable et se satisfaisant de ces ennemis qui mourraient. C'est alors qu'il y eut un étrange soubresaut, Lokhiekeban eût à peine le temps de se tourner vers le maître mûmak pour voir que celui-ci tombait sur le côté une énorme lance planté dans sa poitrine. Dans sa chute celui-ci entraina l'oliphant à sa gauche. Ils allaient percuter un autre mûmak! Lokhiekeban s'accrocha au bastingage dans le vain espoir de sauver sa vie du choc, sa dernière pensé fût pour Irziya avec qui il avait partagé une dernière nuit d'amour avant de rejoindre l'armée du Harad. Un dernier souvenir, puis plus rien.
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Sihmeo Stupidius
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Jeu 23 Déc 2010 - 21:50
Simeon Stupidius, un des plus illustres ancêtres de Sihmeo Stupidius pour avoir participé à la défence de Minas Tirith lors de la grande bataille contre le mordor.

« Alors âgé de seulement 16 ans, Simeon avait voulu rester dans la cité avec les autres enfants de la citadelle. Il ne voulait pas être séparé de son père et avait donc triché sur son âge. Il s'était présenté avec son épée et en mentant un peu sur son âge réel à la milice pour offrir ses services en tant que soldat du Gondor quelques jours plus tôt pour pouvoir combattre aux cotés de son père.

C'est alors que, le 15 mars 2019 du 3A, le jeune soldat peu expérimenté attendait au bas de la cité l'innévitable bataille qui allait faire rage. Il était terriblement stessé et anxieux. Puis, vint l'immense armée du mordor. Ils assiégèrent la ville et bientôt tout semblait perdus. Simeon était derrière l'enceinte et ne pouvait voir à l'extérieur de la cité, heureusement pour lui car il n'aurait probablement plus eu de courage ni d'espoirs.

Écoutant la bataille qui faisait rage, c'est avec consternation qu'il entendait des cris de souffrances provenant des humains. Il voyait des tirs de catapultes toucher la cité et des grosses pierres tomber dans les rues, écrasant plusieurs innocent au passage. Puis, évacuant le bas niveau de la citadelle, il vit un seul homme rester devant les grandes portes désormais ouvertes, Gandalf le Blanc. Confrontant un cavalier noir avec énormément de courage. Simeon ne put voir le reste, car il était déjà partit au loin se réfugier plus haut dans la ville.

Courrant pour sa vie et sautant par dessus les multiples corps jonchant la ville, Simeon évita de justesse un orque qui l'avait pris pour cible. Il réussit à s'en sauver avec l'aide d'un autre soldat qui lui sauva probablement la vie, mais n'eu pas le temps de le remercier. Il arriva plus haut dans la ville, où il y avait d'autres soldats pour offrir une résistance aux orques. N'écoutant que son courage, le jeune homme de 16 ans vint se placer dans la troupe pour les aider. Une horde d'ennemis déferla soudain sur eux. Simeon trébucha et fut étourdis pendant un cout moment. Lorsqu'il se releva, il dû se remettre à courrir, car les orques les submergeaient déjà.

Plus tard, alors qu'il ne restait plus aucun espoir, il entendit soudain un cor, puis un autre et finalement dans toute la vallée se répercutaient les son des grands cors. Il vit, au moment même au le soleil se levait à l'aurore, l'armée des Rohirrims. Voyant les orques du Mordor fuirs devant l'asaut des chevaucheurs du Rohan, Simeon sentit l'espoir renaître. Il entendait même le chant joyeux des rohirrims qui se battaient avec joie. Ils se mirent à combattre avec plus de vigueur et bientôt la fatigue disparût même de leur membres.

Malheureusement, l'espoir ne su durer très longtemps. Les rohirrims esuyaient de lourdes pertes face aux terribles oliphants qui les assiégeaient. Les guetteurs virent alors des navires d'Umbar qui arrivaient par le fleuve pour s'ajouter au désespoir de plus en plus grandissant dans le coeur des hommes. Les orques reprirent confiance et se battirent avec acharnement. C'est alors qu'ils virent tous un grand étendard avec l'Arbre Blanc dessus. Les orques croyaient voir là une quelquonque magie. Ils eurent soudain très peur et se mirent à paniquer. Aragorn descendit avec des renforts très innatendus et vinrent s'ajouter aux rohirrims. Les hommes reprirent tous espoir d'un coup et certains commencaient à penser à une victoire prochaine.

Pendant ce temps, le jeune Stupidius continua de se battre pour conserver ce qu'il y avait de plus beau en terres du milieu. Un par un, les orques commencèrent à tomber sous les lames des hommes. C'est ainsi qu'ils reprirent possession des différents niveaux de Minas Tirith.

La bataille continua à faire rage pendant quelques temps. Elle se solva finalement par la victoire des hommes, ponctué de nombreusses pertes. Lorsqu'ils se rassemblèrent à la fin de la bataille, Simeon trouva son père gisant par terre. Apprenant que l'héritier d'Isildur allait mener un assaut définitif contre le mordor, il voulu y participer pour se venger, mais il ne put participer à l'attaque des portes noire à cause de son trop jeune âge. »

Ainsi se termine la fabuleuse histoire de Simeon Stupidius.
Sihmeo Stupidius
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Mohrnar
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Ven 24 Déc 2010 - 17:18




Dans la bibliothèque de Khazad-Dûm, vous trouverez un ouvrage particulièrement intéressant si vous voulez savoir ce qui se passa pour les nains d'Erebor ce 15 Mars 3019, jour des plus importants pour la Terre du Milieu. Ce document est un journal qui fut tenu par Thor, fils de Dain II Pied-d'Acier et frère du futur Thorïn III Heaume-de-Pierre. Aux pages 33 et 34, il nous décrit cette fameuse journée qui pour les nains débutait comme n'importe quelle autre. Thor en écrivant ces lignes au soir du 15 Mars 3019, savait qu'il participerai à la bataille mais ignorait qu'il y perdrait son père et que la responsabilité du trône d'Erebor incomberait à son frère. Voici son récit traduit en langue des Hommes:

« 15 Mars 3019 du Tiers-Âge.

Ce matin la cité était calme. Chacun s'est réveillé à son rythme. Les plus lève-tôt étaient déjà affairés tandis que les fêtards de la veille avaient encore besoin de quelques heures de sommeil réparateur pour effacer les effets de la boisson. A mon habitude, j'ai fait ma toilette et j'ai dégusté une brioche encore chaude en prenant la direction de la salle du trône où mon père et mon frère m'attendaient déjà.
Nous avons commencé à discuter de choses diverses et variées que je n'ai maintenant plus à l'esprit. Notre discussion a été interrompue par l'arrivée d'un messager. Il était venu d'Esgaroth avec la plus grande célérité pour nous porter une missive de la plus haute importance. Le seigneur Brand nous faisait savoir que dans la nuit ses éclaireurs avaient repéré les avants-gardes d'une armée d'Orientaux. Cette armée de plusieurs milliers d'hommes faisait route vers Esgaroth et Erebor. Ils devaient être à deux jours de marche de la cité de Brand.
Aussitôt, père a fait tenir conseil. Les plus grands de la cité ont été convoqués et tous ont reçu alors un exposé complet de la situation. Nous n'étions pas sans savoir qu'une telle chose pouvait arriver. Aussi avions-nous un plan en accord avec les Hommes de Dale. Le débat au sein du conseil a donc tourné court car tous savaient que la situation ne pouvait qu'aboutir à la prise des armes et que l'amitié qui lie mon père Dain II à Brand nous pousserait à leur porter secours. Et de secours les gens de Dale en auront besoin car leur armée est bien petite en comparaison de la force déployée par les Orientaux.
Père a donc décidé qu'Erebor devait se tenir prête pour la guerre et pour un éventuel siège. Aussi, afin que les innombrables tâches que nous avons à effectuer pour affronter cette tempête se fassent rapidement et en bon ordre, il a été décidé que chacun aurait un rôle à remplir dans la supervision de l'accomplissement de notre plan. Mon père, de par sa charge, doit gérer les affaires politiques du royaume et s'assurer que toutes les mesures soient prises pour favoriser la marche à la guerre. Thorïn a reçu la mission de rassembler les armées et de s'assurer de leur degré de préparation effective au combat. Pour ma part, Père m'a donné comme tâche de superviser la logistique et l'approvisionnement des troupes en armes et en vivres.
Nos missions attribuées, nous nous sommes séparés. Mon père, entouré de ses conseillers devait rencontrer d'innombrables nains influents. Moi, j'ai suivi Thorïn qui allait en direction des portes sud inspecter l'infanterie lourde qui s'y massait déjà. Nous y avons trouvé des centaines de nains en armes. Le raffut était incroyable et les officiers ont eu bien du mal à mettre les nains en formation. Ce fût bientôt fait et mon frère passa en revue diverses compagnies. Après cela, il s'est entretenu avec des officiers supérieurs pendant que de mon coté j'ai conversé avec un capitaine. Ce dernier m'a appris que quelques compagnies étaient en effectif complet avec un équipement adéquat mais que la plupart n'avaient pas encore rassemblé tous les nains qui les composaient et que bon nombre de haches restaient encore à affûter. Quant aux vivres, l'armée ne comptant pas partir en campagne, elle ne devrait pas avoir à transporter une grande quantité de nourriture. Il faut néanmoins que nous en fassions rentrer un maximum sous la Montagne en cas de siège. C'est pourquoi je me suis assuré que les mesures que mon père avait prises en ce sens soient bel et bien respectées. Nous avons donc acheté les stocks des marchands et fait rentrer un maximum de grain dans nos réserves.
Après avoir vérifié que ce pan-ci du plan logistique était en bon ordre, je me suis dirigé vers les forges. Là, une centaine de forgerons martelaient sans cesse dans une chaleur étouffante. Dans la lumière orangée des foyers, le maître de forge m'a confirmé que le travail était colossal mais que tous travailleraient sans relâche pour que dans deux jours chaque nain ait une arme tranchante. Heureusement, nous disposons ici d'une quantité suffisante de minerai pour que les forges fonctionnent à plein dans les jours à venir.
J'ai poursuivi mon inspection jusque tard dans la soirée. Nous nous sommes réunis, mon père mon frère et moi pour un repas rapide. Il en sort que l'appareil de guerre nain est en bonne voie. Alors que je couche ces lignes, ce jour prend fin. Toute cette nuit et demain, il nous faudra poursuivre nos efforts si nous voulons être prêts à accueillir les Orientaux. Père à décidé que nous quitterions la montagne pour rejoindre les hommes de Dale le 17 au matin. Puisse faire Aulë que nous soyons prêts. Le bruit des marteaux qui résonnent en Erebor ce soir me laisse cet espoir. »
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Hadhod
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Ven 31 Déc 2010 - 15:00
[Étant membre du jury, ma participation est juste pour le fun. Wink]



À l'heure des incertitudes

Citation :
« Tout cela vient de ces nouveaux venus et de ces vagabonds qui commençaient à remonter le Chemin Vert l'année dernière, comme vous vous le rappelez peut-être; mais il en est venu davantage par la suite. [...] Et il y a eu des vilaines affaires, des affaires graves ici-même, à Bree. Nous avons eu un combat en règle, et il y a eu des tués, raides morts! Si vous pouvez me croire.
- Je vous crois certes, dit Gandalf. Combien?
- Trois et deux, dit Poiredebeurré, comptant les grandes gens et les petites personnes. »


LE SEIGNEUR DES ANNEAUX, Livre VI, chapitre 7.

~ ~ ~

Oqìs de la lignée de Gûrbor et son époux Draüj Grazambaömm ont quitté les Montagnes Bleues le 28 février 3019 pour émigrer vers Erebor, berceau de la puissante famille Grazambaömm. La traversée de la Comté, petit pays où le temps semble avoir suspendu son cours, a été des plus paisibles. Ce n'est qu'à leur arrivée à Bree que les nouvelles des évènements ont reparu...

15 mars 3019, 9h30 sur la pendule 1 de la mairie de Bree.

Le couple arrive de bonne heure à la porte, où le garde attitré ne les laisse entrer que de mauvaise grâce. Une fois à l'intérieur, les deux Nains sont stupéfaits: volets et portes sont bâclés, les rues sont désertes et seules quelques poules brisent le morne silence des lieux par leur caquètement. Les barbus se dirigent lentement vers le Poney Fringant et y arrivent un quart d'heure plus tard.

« Hum... fait Oqìs devant le comptoir. Êtes-vous le tenancier de cet établissement? »

« En effet, répond le gros bonhomme. Prosper Poiredebeurré, pour vous servir mes bons messieurs. »

Oqìs fronçe légèrement les sourcils mais ne relève pas l'injure, préférant poursuivre la discussion...

« Nous voudrions une chambre pour deux ainsi qu'une place pour notre poney, monsieur Poiredebeurré. Ce n'est pas que les risques soient élevées, je présume, vu l'affluence réduite dans le village, mais on ne sait jamais! »

« Ah, ne m'en parlez pas. Mis à part une bande de rôdeurs tout en gris et deux elfes qui sont passés en trompe devant la ville voilà quinze jours, on ne voit plus grand monde... Mauvais pour les affaires, tout ça! Et on connaît une pénurie d'herbe à pipe, pour finir les petits pois. Hé Bob, va donc attacher le poney de ses gens à côté de Bill! »

Ils voient déambuler un Hobbit dans le couloir avec un sablier à la main...

« Tout de suite monsieur, mais vous pourriez dire à Nob de surveiller les œufs. Il rêvasse les trois quart du temps celui-là! »

« Eh bien je vais lui apprendre, moi, à rêvasser. Le temps c'est de l'argent! »

~ ~ ~

12h15 sur la grande horloge de la salle commune.

Oqìs et Draüj mangent à la table de deux autres individus, eux aussi étrangers: un Nain d'Erebor surnommé Dent-de-Roc, et un Rohirrim du nom d'Éosilc. À deux tables d'eux, trois hommes de mauvaise façon et au parler peu raffiné engloutissent leur repas.

« Oui, confirme Dent-de-Roc, sans doute en réponse à quelque remarque de Draüj, je suis parti du Mont Solitaire le 28 janvier. Le seigneur Dàïn souhaite quérir l'aide de nos cousins d'Ered Luin, mais je doute à présent qu'elle n'arrive à temps. Si les sbires orientaux attaquent le Nord comme il le conjecture, tout sera rasé à mon retour! Hélas, j'ai été retardé lors de ma traversée des Monts Brumeux: le Haut col étant infesté de Gobelins, j'ai opté pour les monts de Moria... Mais les routes du Barazinbar sont toutes obturées de congères, et j'ai trouvé le pont de Khazad-dûm brisé. Du sommet du Zirakzigil, j'ai aperçu des feux et des armées à l'orée du Bois d'Or, et de la fumée sur Dol Guldur. Les signes de la guerre semblent se montrer de partout... »

« J'ai en effet connu des temps meilleurs. » soupire Oqìs.

« La situation n'est guère plus réjouissante en mon pays, déclare alors Éosilc. Croyez-moi ou non, mais j'ai quitté Edoras le 28 février également, curieuse coïncidence, vous ne trouvez pas? La nuit précédente, j'ouvrai les portes de la ville à une troupe de cavaliers menée par le neveu du suzerain, qui souhaitait pourchasser les Orques sans l'accord du roi. J'étais alors un garde du Rohan; maintenant je ne suis plus qu'un vagabond qui fuit son pays par peur de la sentence. L'heure est certes sombre, je vous l'accorde! »

La porte de l'auberge s'ouvre à la volée; trois humains locaux et deux hobbits font leur apparition, remontés comme des horloges. Prosper Poidebeurré reconnaît tout de suite Mat Piedbruyère, Rowlie Aballon, Tom Cueillépine, Willie Talus et Tim Soucolline, qui apostrophent méchamment les trois hommes du Sud au regard louche:

« Décampez de Bree! ordonne même le petit Tom. Il n'y a pas de place pour vous ici, colonisateurs! »

« Allons allons, tempére l'aubergiste, vous perdez votre temps... »

« Que non Prosper, on va remettre les pendules à l'heure avec ces étrangers! »

« Ah oui? réplique l'un des sudistes. 'tend un peu que je trouve deux autres gaillards, et on se castagne quand tu veux mon coco! »

« Alors demain sur la grand'place! » tranche Mat.

Les trois Nains et le Rohirrim quittent alors précipitamment la salle, ne souhaitant pas en entendre mieux.

~ ~ ~
17h15 à la pendule du petit salon.

Les deux ressortissants des Ered Luin souhaitent passer l'après-midi seuls. À mesure que les heures passent, Draüj semble de plus en plus pensif...

« Tu sais Oqìs, fait-il enfin, je suis inquiet pour nous deux, pour nos lignées, et pour notre peuple en général. Nos ancêtres ont connu leur heure de gloire, et ils ont prospéré depuis des temps immémoriaux. Mais j'ai bien peur que nous soyons aujourd'hui plus proches de la fin que du début. »

Oqìs contemple gravement la hache de guerre posée contre le mur de pierre: Barazanthatûl, seul bien de famille qu'elle ait emporté.

« Seul l'avenir nous le dira. » conclut-elle.

~ ~ ~
Minuit à la pendule de la chambre, illuminée par le clair de lune.

Draüj se réveille en sursaut, il vient de faire un terrible cauchemar...

« Une montagne esseulée sur une grande plaine était entourée d'assaillants, le ciel était sombre, les arbres étaient en feu. Ainsi notre espoir disparaît! Nous avons eu tort d'entreprendre ce périple. »

« Non,
objecte Oqìs, les nôtres survivront. L'heure viendra bientôt où nous élèveront le petit Oqaüj 2, et en paix! »

« Et si c'est une fille? »

« Si c'est une fille, nous l'appèlerons Drìs. 3 »

L
'aiguille de l'horloge glisse d'un cran. Il est minuit une... du 16 mars 3019.

_________________

1. " - Si vous aviez épousseté la cheminée, vous auriez trouvé ceci glissé sous la pendule, dit Gandalf." Cette citation de Bilbo le Hobbit montre bien que les pendules avaient déjà été inventées, dans la Comté tout du moins. Je me souviens également d'une autre remarque concernant les pendules de la Comté dans le Seigneur des Anneaux, mais je n'arrive plus à mettre la main dessus...
2. La coutume voulait que le ou les deux aînés des enfants d'un descendant de Gûrbor ait pour prénom un composé du début de celui d'un des parents et de la fin de celui de l'autre, lorsque la chose était possible.
3. La mère de Hadhod Croix-de-Fer.




The Half Cop
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Rômrhun
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Mar 4 Jan 2011 - 21:34
Voici narrée l’histoire, d’un jour un peu bizarre, pour un Nain qui pourtant, n’en demandait pas tant.

Il s’agit de parler, d’un fait fort désiré, par le jeune Tîrhun, grand papi de Romrhûn, qui arriva enfin, sans doute grâce au destin, au cours d’une journée, que l’histoire a marquée.

Tîrhun vivait alors, en la belle Erebor.
La cité connaissait, un arrêt de la paix, et devait préparer, une guerre acharnée.
Les armées de Sauron, pointaient à l’horizon, et les préparatifs, demandaient d’être vif.

Tîrhun, jeune soldat, non glacé par l’effroi, nettoyait son armure, sans un souffle ou murmure.
Il se voyait déjà, frappant avec fracas, découpant l’ennemi, de sa hache chérie.
Il deviendrait vainqueur, recevrait des honneurs, serait promu sergent, ou même commandant.
Certains de ses amis, parlaient avec dépit, d’une possible mort, lui disait : « et alors ? ».
Il ne la craignait pas, et jugeait le trépas, sur un champ de bataille, au milieu des entrailles, comme une délivrance, un plaisir, une jouissance.
Car il n’existait point, pour le commun des Nains, de plus brillants lauriers, que le renom gagné, par l’éloge funèbre, qui vous rendait célèbre, lorsqu’après le combat, on narrait vos exploits.

S’il n’avait qu’un regret, pour Tîrhun ce serait, s’il venait à périr, de n’avoir pu quérir, ce qu’il recherchait tant, depuis déjà longtemps.
En effet un secret, notre ami nous cachait.
Du moins le pensait-il, il n’était pas subtil, et son petit manège, pas besoin d’un stratège, pour bien le deviner, il était éventé.

Tout Erebor savait, que notre « grand » benêt, s’était un jour épris, d’une Naine jolie, qui avait pour doux nom, Myrtille la Grognon.
Grognon elle l’était, et peu s’accommodaient, de ses accès de rage, qui freinaient l’accouplage.
La pauvre était pucelle, pourtant elle était belle, rouge comme un rubis, bonne comme un cubi.
Ses charmes si gracieux, avaient trouvés des yeux, fixés dès le matin, sur ce beau popotin.
Tîrhun ne voyait qu’elle, et pourtant la rebelle, jouait de son amour, et faisait plus d’un tour.
Elle le laissait venir, pour mieux le retenir, et notre malheureux, se retrouvait sous peu, le cul entre deux chaises, et fort fort mal à l’aise.
D’aucun avaient stoppés, leurs avances enjouées, voyant que Damoiselle, de sa voix de crécelle, les injuriaient crument, s’ils étaient véhéments.
Mais Tîrhun était autre. Il se voulait l’apôtre, de celle qu’il aimait, et partout la suivait.

Ainsi ce triste jour, pensait-il à l’amour.
Il ne pouvait la voir, mais son cœur, son espoir, vers elle se tournaient, tandis qu’il s’affairait.

C’est alors que soudain, se joua son destin.

Une ombre il aperçut. Quelqu’un à son insu, était entré ici, et fondait droit sur lui.
Il se leva en hâte, vif comme un suricate, mais à peine debout, qu’on l’agrippait au cou.
Et il sent qu’on le touche, qu’on lui couvre la bouche, il ne peut plus parler, le voilà capturé.
Mais en fait d’agresseur, il sentit dans son cœur, qu’une bonne surprise, venait d’une méprise.
Ce n’était point quelqu’un, qui lorgnait sur son bien, mais plutôt au contraire, de sa vie le mystère.
Son rêve le plus fou, survenait tout à coup, et celle qu’il aimait, soudain l’embrassait.

Car Myrtille était là. Entrée à petit pas, elle s’était approchée, sans être repérée, et avait donc surpris, le petit étourdi.
Elle avait décidé, qu’elle avait assez joué, et qu’il était grand temps, d’avouer ses sentiments.
En effet, voyez-vous, la belle aux cheveux roux, était devenue gaga, de son jeune soldat.
Car au début pourtant, comme pour tout prétendant, elle l’avait repoussé, et très vite oublié.
Mais lui continuait, et jamais ne cessait, de chanter ses louanges, de la voir comme un ange.
Elle en fut toute émue, et si rien ne parut, son amour s’épaissit, et son cœur envahi.
Pourtant elle n’osait point, l’avouer au petit Nain, elle avait sa fierté, ne pouvait l’enlever.
Mais la guerre approchant, ses plus grands sentiments, explosèrent au grand jour, elle voulait de l’amour.
C’est pourquoi elle alla, retrouver de ce pas, son tendre bien-aimé, pour enfin l’embrasser.

Tîrhun comprit cela, et en fut tout en joie. La femme de sa vie, était enfin à lui.
Leur passion fut torride, ils n’avaient pas de bride, l’un à l’autre ils s’unirent, s’adonnant au plaisir.
Nous passons le détail, de leur rude bataille, car de jeunes lecteurs, en frémiraient de peur.
Sachez tout simplement, que plus bestialement, cela n’existait pas, le lit même cassa.
Les voisins purent dire, ce qu’ils avaient pu ouïr, et avant le matin, chacun à Cavenain, connaissait les exploits, de ce petit soldat.

C’est donc en ce jour, très spécial pour toujours, que naquit le grand mythe, de Tîrhun et sa…


Dernière édition par Rômrhun le Jeu 20 Jan 2011 - 9:59, édité 1 fois
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Daix
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Dim 9 Jan 2011 - 13:12
Le petit garçon monta discrètement les dernières marches qui le séparaient du grenier sombre et inquiétant, qu'il connaissait pourtant par cœur. La première fois qu'il était venu ici, en colère contre tout le monde, maudissant ses parents et leurs règles qu'il trouvait stupide, il s'était retrouvé coincé dans cet endroit humide et renfermé. Il avait déniché une bougie et avait décidé d'explorer, sa curiosité étant plus forte que sa peur. Peut être était-ce normal, à dix ans. Dans les caisses posées au fond, il avait trouvait tout un tas de livre et de document ancien, chacun relatant les exploits de ses ancêtres, soit par les yeux d'un écrivain ambitieux, soit par la personne elle-même. Ces récits l'avaient fascinés. Ainsi, chaque jour, il revenait. Il adorait lire la vie de ceux qui l'avaient précédé dans sa famille, bien qu'elles ne furent pas particulièrement passionnante : la plupart étaient des nobles et des aristocrates, des politiciens ou encore des soldats courageux et vigoureux. La famille Nanil avait été sans aucun doute une famille importante dans le passé. Maintenant, ce n'était plus vraiment le cas, comme l'avait constaté le petit garçon.
Ce jour-là, il décida de fouiller les caisses qu'il n'avait encore jamais touché, ceux qui étaient encore plus au fond, et qui étaient encore plus miteux. Cet aspect les rendait attirant et inquiétant, comme si il contenait des choses beaucoup plus sombre que les autres. C'est pourquoi il n'avait jamais osé jeter un coup d'œil, jusqu'à aujourd'hui. Plongeant sa tête dans le bac, il commença à chercher à tâtons. Il ne voyait pas grand chose, mais il ne sentit aucune couverture rigide, seulement des feuilles volantes. Il en pris une au hasard, se rapprocha de la bougie et commença alors à lire mal grès l'écriture fine et difficilement lisible de l'auteur. Le document semblait commencer en plein milieu du phrase.

" ... Certes, la terre du milieu va mal. En réalité, je m'en fiche. Ce n'est pas mon combat. A Minas Thirit, l'ambiance ne m'a jamais parut aussi lourde et insupportable. Les gens ne sortent plus, les marchands ne viennent plus, les tavernes ferment... et le crime reprend ses droits. Mais ce n'est pour me déplaire. Au contraire. Les assassinats se font plus nombreux, les récompenses, plus grosses. Il faut juste que je les retrouve. Ces enfoirés, putain, ils m'ont bien eu... "

Le petit garçon écarquilla les yeux : jamais il n'avait lu ce genre de mot et ce genre de désinvolture dans tout les récits du grenier.

" ... mais quand je les retrouverais, des têtes vont tomber. Ces imbéciles essaient de me tuer, parceque j'ai assassiné leur pote. C'est puéril et complétement stupide. On me l'a fait pas à moi. J'ai été jeté dans un piège, et la seule manière de m'en sortir, c'est de me débarrassé de tout le monde. Aussi bien de ceux qui m'ont donné cette mission, que de ceux qui veulent ma peau. J'en suis capable. Je le ferais..."

Il arrêta sa lecture ici et resta un moment immobile. C'était bizarre de lire cela. Et aussi de savoir qu'un de ces ancêtres avait été une sorte d'assassin. C'était presque dégradant, honteux. Il piocha une autre feuille, espérant qu'elle serait pas dans le même style.

" 15 mars 3019. Ahah. La date importante, à ce qu'on dit. J'ai entendu des choses. Des choses qui disait qu'une bataille se déroulait, surement en ce moment même, pendant que j'écris. J'm'en fiche. Plus rien n'a d'importance maintenant.
Oui. Je les ai retrouvé. 1 à 1, je les ai tué, massacré. J'ai perdu du sang. Eux, n'en ont plus du tout. J'ai assassiné le dernier, aujourd'hui même. Il était sur la place. Il m'attendait ! Il savait que je viendrais ! Il savait que c'était lui le prochain sur ma liste. Ce lâche avait ses gardes. Je ne pouvais l'approcher discrètement. Mais surtout, devant lui, un couteau sous la gorge, il tenait une petite fille aux yeux gris d'aciers qui tremblait de tous ses membres et pleurait des larmes silencieuses. Je l'ai fixé dans les yeux.
C'était ma fille.
Il n'avait pas le droit.
Elle m'a imploré du regard. Mais je savais que si j'approchais, elle mourrait. C'était tout ce qui me restait, et je ne pouvais la perdre. Ma fille. Je me tenais là, devant eux, devant elle. Une dizaine de garde me contemplait, épée en main. Je ne pouvais pas. Je n'avais aucune chance. La lame s'est enfoncé dans son cou, assez pour la faire saigner. Je sentais les larmes de rage qui me venait. Je voulait le tuer là maintenant. La colère qui m'a envahit était insupportable. Je suis désolé. Je ne pouvais me contrôlé. J'aurais dû. J'ai honte. J'ai peur, et maintenant, j'ai froid. J'ai lancé mon couteau, et j'ai visé la tête du monstre qui tenait ma fille. Je l'ai raté.
Pas elle.
Maintenant je vais m'en aller. J'ai tout perdu. Je n'ai aucune envie de continué à raconter ceci. Mais je m'y sens obligé. Personne ne doit l'oublier, ma fille. Elle est morte, par ma faute, par ma main. Mes conneries l'ont perdus, alors que moi, j'ai survécut.
J'étais sous le choc. Je ne pouvais détacher mon regard de la tâche de sang qui s'étalait sur son vêtement. L'autre à simplement éclaté de rire, proférant des phrases que je n'entendais pas. Il s'est juste rapproché de moi. De deux mètre. D'un mètre. Son visage était presque collé au mien. Et il m'a dit... il m'a dit, la vérité. Des mots qui resteront a jamais gravés. " Tu as tué ta fille, Daix. Tu as tué ta fille. Tu n'es plus rien, rien, rien".
Je lui enfoncé un couteau dans le cœur. Il s'y attendait. C'était ce qu'il voulait, comme si ce dernier geste enlevé toute mon humanité. Aucune surprise sur son visage, juste de la douleur. Et derrière cette douleur, un éclat de rire. Alors je lui ai replanté le couteau, comme pour mieux le tuer. Encore. Encore. Encore. J'ai laissé ma rage gagner.
Il avait gagné. Ils avaient gagnés, tous. C'était ce qu'ils voulaient : ma mort. Car j'étais mort. Comment ne pourrais-je pas l'être ? Moralement, je n'étais plus rien. Et physiquement, j'avais froid. J'ai froid.
C'est mon dernier écrit. La dernière trace de mon passage sur cette terre. Je m'en vais maintenant. J'avais juste assez de force pour écrire cela.
Daix, n'a plus aucune raison d'être.
Ce jour sera à jamais marqué dans les mémoires. Seuls les raisons différent."


Le petit garçon était bouleversé. Comment ne pas l'être ? Cet homme avait tout perdu, pour il ne savais qu'elle raison. Surement une de ces autres feuilles l'expliquait. Mais il n'avait pas envie de savoir. Il se leva lentement, et sortit du grenier, sous le choc.
Il n'y revint jamais.
C'est à partir de ce moment là, que Daix est né.


Dernière édition par Daix le Lun 10 Jan 2011 - 22:25, édité 1 fois
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Sirion Ibn-Lahad
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Lun 10 Jan 2011 - 21:52

"T'es sûr qu'on doit aller à Pelargir ? On raconte qu'il y a la guerre là-bas."

La voix de Tenaka semblait hésitante, la peur montait comme un venin dans son esprit jeune et naïf. Mais on pouvait le comprendre, la guerre n'était pas réputée pour être belle et agréable. Que l'on soit perdant ou victorieux. Ses autres compagnons lui jetèrent des regards indifférents, comme s'ils savaient mais que cela ne les empêcherait pas d'avancer. Tenaka frissonna. Lui qui voulait partir à l'aventure, il avait -deux mois auparavant- demandé à être embauché comme mercenaire parmi un groupe de guerriers en apparence comme les autres. Mais le jeune garçon s'était vite rendu compte que ces hommes étaient des vétérans, des habitués du combat, du sang et de la mort. La mort, ils la côtoyaient depuis si longtemps qu'elle était devenue une présence amicale.
Le groupe de sept avançait rapidement sans toutefois aller à un rythme trop épuisant. Borric et Bardan, des jumeaux taillés comme des colosses fermaient la marche, leurs haches à double lame attachées dans leur dos. Ratvar, l'assassin d'Umbar marchait sur le flanc droit, tandis qu'Egel, le bretteur de Lamedon protégeait le flanc gauche. Au centre, Oras le doyen du groupe et le seul érudit de cette fine équipe avançait tranquillement, devancé par le jeune Tenaka, qui lui-même, attendait une réponse de l'homme qui était en tête de l'escouade, un arc finement conçu attaché entre ses omoplates.

"Antarès... ?" lança timidement Tenaka comme pour réveiller leur chef d'un sommeil profond.

Le maître archer ne tourna même pas la tête pour intimer à ce gamin de se taire. Oras le ferait pour lui, le vieil érudit comprenait toujours tout de lui et aujourd'hui, il savait ce qui tourmentait l'esprit d'Antarès Ibn-Lahad : la guerre. Le Khandéen était très réputé dans son domaine, connu comme l'un des meilleurs archers du Sud, on disait de lui qu'il pouvait rivaliser de précision avec les grands archers elfes. Lui, ne l'avait jamais confirmé. Ses talents lui avaient valu de nombreuses propositions de la part de riches princes de Harad et de Rhûn pour suivre leurs armées et servir le Seigneur des Ténèbres dans Sa guerre. Mais ni l'argent, ni la force ne pouvaient contraindre un homme comme Antarès à lutter contre ses idéaux. Alors ceux-là même qui lui auraient donné des montagnes d'or, lui envoyèrent des assassins et les princes n'eurent en retour qu'un amoncellement de cadavres sur les bras. Antarès le Maître Archer, le Variag qui refusait de suivre son peuple dans la guerre.

"Tenaka, tais-toi donc, s'exclama soudain le vieil Oras. Nous sommes tout près de la cité, ferme-la si tu veux rester en vie."

En prononçant ces derniers mots, l'érudit avait montré de la tête les deux jumeaux derrière lui, des visages de tueurs. L'orphelin déglutit difficilement puis resta silencieux près d'Oras.

Antarès leva brusquement le bras à la verticale, tous s'immobilisèrent net. Ils étaient arrivés en haut d'une colline entourée d'un bosquet, en contrebas plus loin, il y avait Pelargir, la cité portuaire de Gondor. Pointant de l'index le flanc droit, Ibn-Lahad ordonnait à Ratvar de se déployer afin d'observer les environs. Antarès, Egel et Oras, suivis par Tenaka se mirent à ramper jusqu'au sommet de la colline. Ce qu'ils virent, faillit leur couper le souffle.
D'épaisses fumées noires s'échappaient de certains quartiers de la cité. D'innombrables navires de guerre venant tout droit d'Umbar traversaient l'Anduin, semant le chaos dans la ville.

"Danyal..."

Tenaka tourna la tête vers Antarès qui venait de prononcer le nom d'une femme. Ses yeux étaient rivés sur la cité, les pupilles oscillant, les poings serrées contre l'herbe fraîche, les dents crispées. Qui pouvait bien être cette femme pour le grand Antarès Ibn-Lahad ? Son épouse ? Sa mère ? Sa fille ? Sa soeur ? Une simple amie ? Tenaka n'en savait rien.
Ratvar revînt à ce moment-là.

"La route est dégagée, Antar'."

Le visage du maître archer redevînt alors impassible.

"En marche, messieurs. Une fois dans la cité, Egel et Ratvar, vous vous chargerez de nous trouver un coin tranquille pour passer la nuit, si on peut considérer cette cité comme paisible. Bardan, Borric, vous chercherez à voir s'il reste une esquif encore prête à naviguer dans les quais. Oras, je te fais confiance pour récolter des infos. Tenaka, tu me suis. Compris ?"

Aucun ne rétorqua. L'Archer savait se faire obéir et tous les respectaient. Chacun se dirigea vers son objectif. Tenaka avait le coeur en ébullition, il était seul avec le 'chef', il se devait de faire bonne figure et de montrer ce dont il était capable !

***
L'après-midi était bien entamé lorsque les navires corsaires se décidèrent à quitter les rivages de Pelargir pour naviguer vers le Nord et Minas Tirith. La guerre. Tenaka n'arrêtait pas d'y penser, lui qui n'avait jamais tuer, ni même blesser quelqu'un avec une lame, après tout, il n'avait que dix-sept ans...
Antarès et lui arrivèrent sur ce qui avaient été les docks ce matin et qui n'étaient plus qu'un lieu noirci par les flammes et tâché par le sang. L'infâme odeur de putréfaction faillit faire vomir le jeune Tenaka qui se reprit du mieux qu'il put, tâchant de ne pas montrer ses faiblesses à son 'chef'.

Mais alors qu'ils allaient entrer dans une ruelle adjacente aux quais. Un brouhaha indescriptible se fit entendre au loin. Le regard des deux mercenaires fut dirigé vers les navires corsaires et par une étrange marée verdâtre et bleutée fondant sur les vaisseaux d'Umbar. Bientôt, Tenaka et Antarès furent rejoints par Egel, tout essouflé. Il semblait avoir déjà remarqué cet étrange flot de couleur morbide.

"Qu'est-ce que c'est Egel ?" lui demanda Antarès.

"Des morts ! Des spectres ! Ils massacrent les corsaires à une vitesse prodigieuse sans qu'ils puissent être touché ! Regarde !"

Le guerrier tendit sa longue vue à Antarès qui s'appliqua à observer cette scène impressionnante et terrible.

*Des Fantômes...*

"Et ce n'est pas tout, continua Egel, des marchands racontent en ville que la Compagnie Grise aurait rejoint la cité."

La Compagnie Grise ? Tenaka n'avait jamais entendu parler de cette compagnie. Sans doute un groupe de mercenaires comme eux. Non ?

"Sauron aura peut-être plus de mal que prévu finalement." ajouta Antarès.

Des bruits de pas attirèrent l'attention des trois hommes. Le reste de leur groupe les rejoignait. Ratvar semblait tenir quelque chose entre ses mains qu'il n'avait pas auparavant.

"Tu as trouvé quoi Rat' ?" demanda Tenaka, curieux.

"Une arbalète. Elle appartenait à un corsaire qui s'est un peu trop attardé dans une taverne encore debout. Il n'en aura plus besoin."

Redonnant sa longue vue à Egel, Antarès pesta et se retourna vers ses compagnons. Son regard se posa sur l'arbalète mais sa pensée était déchirée entre sa petite soeur et l'armée de fantômes.

"Une arme de lâche que celle-là ! Tu ne vas pas t'enticher d'une telle chose, Ratvar ?"

L'assassin haussa les épaules puis jeta l'arme parmi des déchets brûlés. Ibn-Lahad invita les hommes à le suivre. Ce soir, ils ne dormiraient pas dans la cité tout compte fait. Tous disparurent dans le dédale de rues de Pelargir.

Seul Tenaka restait là.

Il fit quelques pas et se baissa pour ramasser la petite arbalète de poignet. Une arme plutôt bien conçue, légère. Elle serait sienne. Le garçon regarda autour de lui, il était seul, il se mit à courir en direction de son groupe, il les rattraperait. Mais il serait toujours seul.

Antarès Ibn-Lahad, lui, ne cessait d'y penser. Depuis qu'il avait vu la débâcle des corsaires face à ces spectres, il y pensait.

*Fantôme... avec un tel nom, un homme puissant pourrait être craint et respecté de tous...*

Il y pensait tellement que cela devrait s'imprimer dans son esprit et ne plus quitter sa famille...

*Le Fantôme... je m'en souviendrai."
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Erco Skaline
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Mar 11 Jan 2011 - 1:02



Eaden Skaline serrait les dents. Le vent fouettait son visage. Un vent du sud chaud et qui lui apportait les échos d'une bataille. Cris et bruits sourds des catapultes. Il ne voyait pas encore l'ennemi, mais il savait pertinemment que derrière une de ces collines il serait face à une horde d'orcs. Son ventre était crispé. La peur avant le combat. Un stresse connu de tous les combattants. Celui qui, une fois habitué, pouvait procurer un plaisir intense, au point qu'il avait finit par l'aimer. Son père, lui-même au service du Rohan, lui avait expliqué un jour que c'était ce stresse qui pouvait sauver la vie. Il nous forçait à être à notre affaire, à être attentif. Si cette peur quittait le guerrier, il était mort....Il pouvait comprendre aujourd'hui toute la signification de ces paroles...
Raffermissant sa prise sur sa hache. Malgré ses gants de cuirs il croyait sentir chaque rayures du bois. En fait il sentait tous. Les à-coups de sa monture, les balancés de sa cotte de maille. Ses sens lui semblaient sur-développer.

Enfin! Il vit le champs de Pelennor, ou ce qui le recouvrait....Des milliers d'orc, sans doute plus. Une puanteur putride émanait de tous ce ramassis de choses perverties par le mal. Eaden respira un grand coup, les yeux fixés sur le fier Théoden. Son Roi fit un beau discours plein de force et d'entrain. Le cavalier Skaline eut l'impression que son coeur accélérait sous l'effet de ces paroles. Une sorte de feu naquit au fond de lui.

Soudain la charge fut donnée. Comme un vent de la Marche 7'ooo cavaliers rohirrims s'élancèrent sur les orcs. La ligne était parfaite au début, mais plus ils accéléraient, plus elle prenait de l'espace. Certains cavaliers passèrent devant les plus lent. C'était une ruée! Un seul but: tuer et vaincre pour la gloire du Rohan et la liberté des Peuples Libres.
Eaden soupesa sa solide arme de chêne et d'acier bordée de fils d'or vers le manche. Il sourit, un sourire nerveux. Ses yeux plissés à cause des rafales venteuses. L'ennemi approchait. Le choc allait arriver. Il savait qu'il serait violent et que beaucoup de ses frères d'armes tombèrent à ce moment, mais il n'avait plus la peur de l'avant combat. Il était dans le feu de l'action, la peur avait cédé sa place à la détermination et à un instinct de survie boosté par un flux d'adrénaline.
Le choc eut lieu. Eaden traversa la première ligne et abattit sa hache à droite et à gauche au hasard. Il ne comprit pas comment il était passé, mais c'était fait il était au centre de la bataille. Sa vitesse lui donnait un avantage. Le temps que ses adversaires tentent de le frapper, il était déjà loin...Profitant du mieux qu'il put de sa célérité, il frappait sans relâche. Droite! Gauche! Droite! Droite! Droite! Gauche! Ça n'avait pas de sens. C'était le désordre total. Un chaos de cris, de cassures sec et de sucions lorsque la lame pénétrait la chair. Pourtant Eaden n'y faisait pas attention, il était dans un retranchement primitif. Seule une chose importait: sa survie!!!
Mais bientôt son destrier se fatigua. Ce n'était pas le seul! La charge perdait de sa vitesse...
Eaden entrevit un éclat sur sa droite, il leva son bouclier. L'épée frappa dessus si violemment que le rohirrim sentit tout son bras s'ébranler. Il talonna sans y penser sa monture pour s'éloigner du danger. Il ne fit qu'en rencontrer un autre. Encore plus dangereux sans doute. Il n'y avait pas d'issu, il fallait combattre ou mourir....

Le cavalier Skaline frappa. Il avait prit sa décision. Il combattrait. Sa hache retomba plusieurs fois, brisant os et coupant la chair putride des orcs. Ils ne semblaient pas tout comprendre. C'était presque trop simple... Mais une créature réussi à passer sa défense. Le sabre mal aiguisé passa sous son bouclier et s'enfonça à travers sa cotte de maille mordant la chair. D'un coup de bouclier Eaden fendit le crâne de son adversaire, mais la blessure était bien là. Et ce fut vite une descente en enfer. Blessé, il avait de la peine à brandir son bouclier et lorsqu'un orc plus agile lui sauta dessus ses défenses furent vaine. Une dague s'enfonça dans son épaule. Il sentit ses hanches quittés sa selle. Il cria de douleur et de peur. L'autre aussi beuglait de manière bestial. Ils chutèrent dans la poussière. Eaden faillit s'évanouir lorsque le sol défonça son dos. Ses poumons se vidèrent. Sa vision se brouilla. Dans un élan de désespoir il donna un coup de boule. Sentant l'orc partir de côté, il poussa et se mit dessus. Le rohirrim, désarmé par la chute, saisit un petit bouclier au hasard et frappa, re-frappa et encore la tête de son adversaire transformant un visage déjà affreux en un mélange de sang, de pue et de crasse. L'os du nez dépassait complètement éclaté....
La guerre c'est moche, vraiment moche.
A peine l'eut-il achevé qu'il entendit un bruit derrière lui, il se redressa, le bouclier en main, et para l'attaque de l'orc avec maladresse. Son dos, son torse criaient de douleur. Eaden aurait bien voulu fuir, mais c'était impossible. Une bataille c'était comme une tempête, une fois dedans faut se démener pour survivre et attendre que ça se termine....Il dégaina un poignard et attaqua avec rage. Il voulait vivre!!! Il avait un fils qui allait naître. Il devait être là pour le nourrir, le protéger. Il méritait de le voir grandir et de lui apprendre à se battre, de lui donner des conseils pour les filles. Il....pensait trop...Si la douleur ressentie avant était affreuse celle-ci fut fulgurante. Elle vint de derrière. La lame dentelée déchira la chair et fêla une côte. Quelques centimètres plus haut et elle perçait le coeur.
Eaden eut un rictus. Ses yeux laissèrent échapper des larmes. Il poussa un cri lorsque l'autre orc frappa avec sa masse. Elle atteint la tête du rohirrim. Un craquement sonore. Une chute. Eaden était à terre à l'agonie. Le crâne sans doute brisé, le torse et dos meurtris. Il tenta d'articuler:

-Que les Valars protègent mon fils....qu'ils lui donnent la force....

Il ne finit jamais son souhait. Sa vision se ternit de rouge. La douleur s'estompa gentiment. Il tenta encore de lutter, de rester éveiller, mais il n'arrivait pas. Il bafouilla crachant son sang. Son bras eut un spasme, le dernier geste d'Eaden Skaline, père du futur Eaden II Skaline.
Son enfant porta avec fierté le nom de son père et mourut également au combat...C'était sans nul doute de famille de combattre avec le cœur et pour la liberté...

Hrp J'espère que c'est pas trop tard, je n'ai guère plus d'1h de retard sur le 1o janvier Very Happy Hrp
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Gallen Mortensen
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Mer 12 Jan 2011 - 10:10
Oyé Oyé !!!

Ce post acte la fin officielle du concours hivernal.

Merci et bravo à tous les participants.

le jury va se plonger dans la lecture de ces passionnantes nouvelles. Sous peu, les résultats seront proclamés.

Un grand merci encore pour l'implication de chacun.

Le jury du Concours Hivernal.


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