Un retour sans bouclier...

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Forlong
Tribun Militaire d'Arnor
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Forlong

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Un retour sans bouclier... EmptyDim 26 Déc 2010 - 16:02
La nuit s'achevait. Le dunadan et le vagabond n'avaient pas fermé l'oeil...trop de questions sans réponses tournoyaient dans leurs têtes et chaque ombre projetée par les flammes leur rappelait cette créature terrifiante qui était apparu dans la nuit, laissant en souvenir des longues traces rouges sur le cou de Nathanael.

Le soleil se levait à présent, les premiers rayons aveuglant tous ceux qui n'avaient pas trouvé le sommeil cette nuit. Ils accueillirent la chaleur avec plaisir, voulant réchauffer leurs os gelés.
Mais aujourd'hui le soleil levant n'apportait pas d'espoir, mais une nouvelle journée remplie de déshonneur, disputes et des cris des blessés.

***

Des centaines des soldats s'étaient assemblés au centre du campement, écoutant le héraut royal décréter les ordres de la journée.

-Oyez, Oyez! Notre Roy Méphisto, la Flamme de l'Ouest, héritier d'Elendil et d'Elessar, Haut Roi et Souverain du Gondor a décidé de mettre fin à cette guerre, ayant reçu des nouvelles informations essentielles! Nous levons le campement dès aujourd'hui, tout retard sera sévèrement puni! Ce matin trois hommes ont été pendus pour leur tentative de mettre feu aux tentes des guerriers de l'Emir de Harondor! Ce sera le sort de tous ceux qui trahissent leurs alliés! Gloire au Gondor!

Personne ne s'opposa, aucune pierre ne vola dans la direction du héraut. Mais dans la pénombre des tentes des conversations prenaient place. Abandonner le siège? Etait ce une défaite? Le célèbre Méphisto avait il perdu une guerre contre des chiens de l'Est, des simples barbares? Impossible...où était l'or promis à ceux qui avaient participé? Où étaient les coffres de bijoux et les femmes exotiques? Pourquoi étaient ils venus ici...

***

Forlong avait rapidement rassemblé ses affaires, attachant la tente légère à la selle de son étalon du Rohan, et marchant à côté. Son armure resplendissante était huilée et dissimulée dans un grand sac. Il entendait les rumeurs et les remarques des soldats. Il était inquiet. Si une rébellion avait lieu, le dunadan aurait beaucoup du mal à protéger son Roy. Il avait déjà vu quelques fois dans sa vie ce dont est capable une foule enragée. Une foule qui était à la fois plus et moins que l'ensemble des individus qui la formaient. Une foule qui avait ses propres lois, sa propre dynamique. Sa propre soif de sang...

Il dit doucement à Nathanael:

-Je pense que vous ne trouverez pas vos gamins ici...ils doivent être morts. Ou ils ont déjà déserté. Si vous désirez continuer votre mission, essayez, mais je pense que ce sera mieux de joindre nos forces dans un but plus important; la sécurité du Roy. Si Méphisto meurt...avec le prince Aleth dans le coma et son autre fils disparu...ce sera la fin du Gondor comme nous le connaissons. Assemblez des informations, infiltrez vous parmi les conspirateurs éventuels. Tenez moi au courant, car vos yeux et vos oreilles peuvent être plus utiles au roi qu'une vingtaine d'épées tenues par des mains sûres.

Sur ces mots Forlong mit une main sur l'épaule du vagabond, un rare geste d'affection ou peut être de fraternité. L'Arbre Blanc semblait bien distant dans ce lieu cruel. Et pourtant ils étaient tous les deux venus ici pour le servir.

***

Le campement fut levé avec discipline, sous l'oeil attentif des officiers armés. Eux aussi sentaient bien la tension qui régnait dans le camp.
Bientôt, ils partirent dans la direction du lointain royaume du Gondor. Beaucoup restèrent à jamais, leurs os blanchis par le vent et le sable. Morts dans le désert pour une cause perdue.

A la sortie du camp, trois gibets attiraient les regards des soldats. Trois hommes pendus, leurs visages à présent pâles et leurs yeux morts grand ouverts. Deux soldats du Gondor, et un troisième, tellement jeune encore. Ayant voulu suivre ses compagnons et se debarasser des chiens de l'Est qui les avaient apparemment trahi. Des hommes de l'Emir Radamanthe. A présent ils étaient eux mêmes pendus pour trahison...ironie du sort.

Le vieux vétéran qui la nuit passée était assis avec les trois pendus cracha par terre avec dégoût. Salope de guerre. Encore un piaf pendu pour sa connerie. Recruté trop tôt pour comprendre la vie. Assez tard pour connaitre la mort.

***

Au loin, du côté de la ville, des cris et des feux d'artifices se faisaient entendre. L'ennemi avait été repoussé.


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Etelion
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Un retour sans bouclier... EmptyVen 31 Déc 2010 - 16:02
Un retour sans bouclier... Marcha10

Gäel Forêtverte est un hobbit de la septantaine, comme tous ceux de sa race, il ne brille pas par sa grandeur et encore moins par ses faits d’armes. Il est avant tout un marchand, un grand marchand. Ses habits le prouvent bien. Une tunique pourpre ou sont richement brodées une série de motif en fil d’or. Une belle cape violette d’un tissu d’orient. Une barbe taillée en pointe vers le menton, lui donne un air d’un beau parleur….
Il créa, sur une idée dite folle par sa famille, une sorte de guilde de marchand regroupant deux autres confrères : un homme et un nain. Avec eux, il mit en place un convoi de marchand contenant tout et n’importe quoi, allant de l’inutile aux plus utile. Leur but aux trois : parcourir la Terre du Milieu en suivant les guerres, et grand regroupement de personnes quelle qu’en soit la cause et de fournir aux gens présent ce dont ils ont besoin - ou non ...

Après plusieurs années de vadrouille, ce convoi de commerce comporte cinq grands et solides chariots. Deux comme logements, trésorerie et garde manger. Les trois autres sont les boutiques ambulantes de ces trois ingénieux marchands.

Mais bien sûr un tel convoi ne se promène pas sans escorte. Pour parer toute attaque de bandits, Gäel et ses deux comparses s’entourèrent d’une solide troupe de mercenaire qu’ils louent à l’année. Les Vipères du Sud. Cette troupe se compose essentiellement d’ancien soldat ayant servis au Sud des Terres du Gondor. Tous des vétérans ayant protégé des convois un nombre incalculable de fois. Les meilleurs que l’on puisse trouver dans ce domaine. Leur chef, un dénommé Aziz, porte bien des marques de ses combats passés, et sans nul doute beaucoup de blessures reçues lors de missions très illégales…

En plus de ces mercenaires, quelques inconnus, ou surtout d’inconnues, profitent de la sécurité du convoi pour voyager. Et pour vendre leurs charmes. La plus connue, une dénommée Carmen, suit depuis presque trois ans le groupe de marchand, et ses prix sont bien au-dessus des prix de Gäel ou de ses associés….

En cette froide journée, il fallait du courage pour voyager. Motivés par l'appat du gain, les trois marchands et leur convoi se levèrent de bon matin pour entreprendre le long chemin qui les séparait d'une source certaine d'or... Ils avaient entendu dire qu'à Assabia, un siège avait été longuement et durement mené par l'armée du Gondor, et aussi - surtout - que ce même siège avait été interrompu. Les soldats et tous ceux qui les accompagnaient aurait sûrement besoin de se consoler. Et quoi de mieux qu'en dépensant de l'argent, en achat ou en bon temps... Ils arrivèrent à l'endroit prévu, c'est à dire sur un point où devaient s'arrêter les gondoréens pour la nuit. Comme Gaël l'avait prévu, moins d'une demi journée aprés leur arrivée, l'armée arriva à son tour et, la nuit tombante, installa le campement. C'est à ce moment que le convoi de marchandises arriva sur place. Aprés quelques questions de la part des gardes qui faisaient la ronde, le convoi entra dans le camp et s'installa en son centre. Les mercenaires se déployèrent pour sécuriser les chariots - on est jamais trop prudent, les femmes sortirent des charrettes habillées de manière aguicheuse, et les marchands sortirent les pancartes où étaient inscrits les prix des objets qu'ils avaient. Il s'agissait là de vulgaires pancartes de bois, sur lesquels étaient gravés les lettres et les chiffres.

Gaël commença alors son numéro de marchand, et criait, vantant à qui voulait l'entendre, la qualité des objets contenus par les malles en bois. Sur les pancartes, il était possible de lire ceci ( chaque espace séparant les listes représentant une nouvelle pancarte ) :


Armes et armures:
- Lot de 10 javelines en bois et à pointes d'acier, origine rohirrime: 500£
- Bouclier royal du 3ème âge (vieux donc usé, paré d'or et de mithril): 2300£
- Lot de 5 francisques (haches de lancer), origine rohirrime: 500£
- Rapière des princes (rare, pommeau en acier trempé et argent, lame en alliage résistant): 1300£
- Flamberge (épée à deux mains, lame en fer/acier), origine arnoréenne: 300£
- Armure en cuir cloutée (bonne qualité, résistante, protege seulement le torse et une partie du coup et des hanches): 650£
- Casque ailé en acier (casque recouvrant tout le visage, avec deux longues cornes sur le dessus), origine khandéenne probable: 300£
- Heaume en os (pas de protection réelle, conçu pour effrayer l'ennemi, recouvre l'avant du visage): 150£
- Lot de 3 armes d'hast (pièce en acier emmanché au bout d'un long manche de bois), formes diverses (pique, fauchard, hallebarde, vouge,...): 700£
- Paire de gantelet en fer, moyenne qualité, taille humaine: 120£

Vêtements et bijoux:
- Collier en acier et argent sur lequel est accroché une clef en métal noir, origine inconnue: 1500£
- Bague en acier, sertie d'une étrang pierre noire: 500£
- Petit coffre en acier sécurisé (système de fermeture à clef), clef incluse: 250£
- Chemisette pour homme en soie, contours fils d'or: 700£
- Lot de 2 capes de voyage en tissu (renforcé en cuir à certains endroits, tailles différentes et plusieurs coloris: vert feuille de chêne, marron terre du Nord, jaune sable du harad, noir): 450£
- Capuchon: 250£

Gastronomie:
- Livre rempli de recettes de toute la Terre du milieu (UNIQUE), auteur inconnu (sûrement hobbit étant donné les termes utilisés): 1200£
- Nécessaire de cuisine (comprend: 2 fourchettes, 2 couteaux, 2 cuillères, 2 casseroles (petite et moyenne taille), un briquet (pierre et mèche), le tout en fer): 250£
- Rations du guerrier (une gourde vide, accompagnée d'un pain à l'apparence rance, mais le marchand vous assure que nul pain ne pourra vous rassasier mieux que celui-ci. Il vous l'offre avec un saucisson):30£
- Poêle, assiettes et couverts: 200£
- Bouteille de vin de 28 ans d'âge, origine gondoréenne: 600£
- Tonnelets de bières naines (fortes) d'1 litre: 150£, stock illimité
- Gourde remplie d'eau de vie (25cl): 300£, stock illimité
Il est écrit, en bas de la pancarte: Aujourd'hui, 31 décembre 2010, en plus de fêter la nouvelle année, nous fêtons le 6ème anniversaire de notre forum adoré: Bienvenue à Minas Tirith ! Buvez, mes amis, buvez, à la santé des Terres du Milieu !


Musique et divertissements:
- Jeu d'échec en bois, fabrication hobbite (stock: 1): 70£
- Petite guitare en bois (stock:1): 300£
- Tambourins (stock:2): 200£
- Flute en bois et ivoire (stock:1, rare): 700£
- Claques doigts (petite boule blanche qui, lorsque lancée au sol, fait une petite détonation): 2£ l'unité, stock illimité
- Feux d'artifices de petite à moyenne taille, de toutes les couleurs, et de tous les genres: 5 à 10£ l'unité, stock illimité
Il est écrit, en bas de la pancarte: Aujourd'hui, 31 décembre 2010, en plus de fêter la nouvelle année, nous fêtons le 6ème anniversaire de notre forum adoré: Bienvenue à Minas Tirith ! Jouez, mes amis, jouez, à la gloire des Terres du Milieu !

Bonnes affaires:
- Flacon d'huile de rose (parfum, rare): 900£
- Statuette en pierre représentant un Roi humain (impossible de définir lequel exactement): 200£
- Vase en terre rouge du Harad (stock: 3): 80£
- Grande bougie parfumée à l'herbe à pipe (stock: 20): 40£
- Lanterne de Khazad Dum en acier (stock: 2): 120£
- Huile naine (provient de la Moria même, c'est la meilleur huile au monde)(stock:7):100£

Utilité et confort:
- Paquet de mort-aux-rats (30gr): 50£
- Lampe à l'huile: 70£ (l'huile doit être achetée séparément aux marchands)
- Huile de basse qualité (produit une lumière terne):40£
- Briquet: 75£
- Gourde: 100£
- Portefeuille: 85£
- Couteau: 150£
- Sac à dos: 175£
- Sacoche de taille: 40£
- Sac de couchage: 225£
- Tente: 600£

Médecine de base:
- Bandage de lin: 100£
- Désinfectant: 50£
- Pansements: 30£
- Fil et aiguille: 70£
- Récipient: 120£
- Fiole contre les rhumatismes: 100£
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Nathanael
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Un retour sans bouclier... EmptyDim 2 Jan 2011 - 16:24
Les ronflements n’avaient guère perturbé le sommeil des soldats – l’ombre de la nuit avait continué de les envelopper bien après l’apparition rougeoyante des lueurs de l’aube. Et bien que le soleil fût présent, Nathanael avait encore à l’esprit les griffes nocturnes de son agresseur. Son cou et sa nuque le brûlaient là où les ongles avaient refermé leur emprise dans la chaire. Le petit matin lui révéla l’étendue réelle du camp qu’il n’avait pu que deviner jusque là. Des hommes gisaient ici et là, maladroitement avachis, étalés, plus entrelacés que réellement répartis selon une organisation stricte et toute militaire. Certains soldats ne se levèrent pas – emportant leur douleur et leur peine dans la mort. La chaleur ne tarderait pas à révéler l’existence palpable des odeurs et les corps des défunts combattants libéreraient leur répugnant fumet aigre de cadavre – charogne humaine. Aucune gloire.

Il fut un témoin distant de l’attroupement des guerriers devant le héraut royal. Il n’entendit pas ou du moins ne perçut-il que quelques bribes de ce qu’il dit au peuple de petits héros perdus face à un destin qui leur fermait ses portes. Quelqu’un paierait les conséquences du mécontentement du peuple : mais qui et quand ? Dans cette course folle le haut Roy Méphisto cherchait-il réellement la sauvegarde du Gondor ? Il demeurait perplexe devant la complexité du sort de son souverain. Jamais un homme n’avait du voir son destin aussi entrelacé à celui de son royaume. L’intérêt personnel était inexorablement intriqué au sort du Gondor. Tandis que les murmures d’incompréhension et de rages fusaient comme de la poudre parmi les soldats il prit plus grandement conscience de la situation géopolitique actuelle. Mais il n’eut pas le temps de formuler clairement quelques idées précises, plus occupé qu’il était à observer les faits et gestes de tout un chacun. Il avait toujours un brin d’espoir quant à la possibilité de retrouver Marach et Hirlon. Durant les brefs moments où il s’était assoupi durant la nuit il avait du rêver aux châtiments punitifs qu’il aurait pu infliger aux deux gamins s’il les avait retrouvé. « Saloperies de mioches. »

Il perçut une certaine tension chez Lost Ore. Il ne savait pas exactement quelle mission secrète lui avait attribué Gilgamesh. Il avait compris au cours de leur brève entrevue quelques semaines plus tôt que le loup blanc devait rallier son destin à celui du Gondor, mais dans quelle mesure … il n’avait aucune certitude. Forlong formula la fin d’un espoir ténu auquel il n’avait plus la volonté de s’accrocher : retrouver les enfants. Quelles informations perdaient-ils avec eux ? S’en soucier ne lui apporterait rien. Il écouta les mots du loup blanc tout en construisant les derniers liens qu’il n’avait pas réussi à trouver quelques minutes plus tôt. La défense du roi – et indirectement, de son héritage – prévalait. Si Méphisto était gravement blessé ou mourrait à l’heure actuelle, le Gondor perdait tout à la fois son roi mais aussi ses deux héritiers. Doucement, mais sûrement, il se remémorait grossièrement l’arbre généalogique des rois du Gondor. Le roi d’Arnor n’était-il pas certain de monter sur le trône de Minas Tirith si aucun des membres de la famille royale de Gondor n’était disposé à régner ? Il ne souffla mot de supposées accusations … un si vaste complot était-il possible ? Rien ne laissait supposer l’action de Tar Aldarion dans toute cette affaire ; mais Nathanael se fit un devoir de garder à l’esprit cette rapide déduction.

Il répondit à Forlong dans un murmure, gardant le même ton de la discrétion. Il était certain que la défense du roi dépassait la recherche de deux jeunes garnements.

- Que Melkor emporte ces fichus marmots là où il veut… La situation paraît plus grave encore que ce que la Tête a bien voulu me dire. Pensez-vous que l’enlèvement de l’enfant royal ait un lien avec l’Ordre dont nous a parlé le vieillard ? J’ai parcouru Minas Tirith alors que Balthazar frappait encore mais ma dernière semaine de voyage ne m’a apportée aucune information véritablement pertinente.

Outre l’évocation de l’Ordre de la Couronne de Fer il avait cherché à faire des liens entre diverses informations anciennement engrangées dans les méandres de sa mémoire mais il avançait toujours dans l’obscurité la plus complète. Il manquait d’éléments pour reconstruire une piste déductive et rationnelle – en dehors de laquelle toutes les suppositions et hypothèses étaient possibles.

Il aperçut comme tous les autres les trois corps exposés à la brûlure du soleil, morts pour endiguer la colère de leurs comparses. Il fallait faire peur pour calmer les esprits et faire régner le calme. Mais combien de temps cette peur se maintiendrait-elle dans les esprits, et contre quelle autre peur pourrait-elle céder pour finalement se révolter contre son premier créateur ? Méphisto tenait son royaume à la force du poignet – cette force suffirait-elle ?
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Gallen Mortensen
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Un retour sans bouclier... EmptyMar 4 Jan 2011 - 20:21
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Certains l'ont reconnu. Quelques soldats de l'Arbre Blanc et des sous officiers de marine. Oui ,Riggs ancien caporal de l'infanterie maritime combattait de nouveau pour la cité Blanche. Lui qui avait été frappé d'exil après ses actes d'insubbordination lors de la bataille maritime aux Havres gris.

Mais il y avait une différence,Riggs était maintenant un mercenaire, un homme dont le bras était à vendre. Le guerrier avait connu bien des déboires, ses pas l'avaient mené au pays des dresseurs de chevaux après son desaveu.

Il avait rejoint le seigneur de guerre Balak mais celui-ci s'était fourvoyé et Riggs était parti sans demander son reste, il ne supportait plus les envies suicidaires du jeune Homme.

Après avoir péricliter et avoir écumer de nombreux bars, Riggs se retrouva comme par enchantement de nouveau aux portes de Minas Thirirth, il tenta sa chance, nul ne le reconnaissait, il n'était Rien en partant et il n'était pas grand chose actuellement.

Il eut de la chance, car le Gondor recrutait pour une campagne dans les terrres lointaines. une aubaine pour lui, il s'engagea sur le champ.

L'expédition fut rude, très rude mais l'ancien marin était dur comme le roc. Son expérience fit merveille. Il ralait, pestait toujours autant mais il prit sous son aile deux ou trois seuls soldats du Gondor. Il efffectuait les tours de garde avec eux tout en les tançant méchamment, il reprenait ses repères ses vieilles habitudes.

Riggs vivait des sentiments nouveaux pour lui, combattre pour l'honneur, pour un Roy. Lui qui aurait tué Méphisto iul ya cinq ans, était ...oui ...il faut l'avouer prêt à combattre pour le souverain.


Riggs regarda les trois jeunes soldats à coté de lui, ils auraient pu être ses fils. Il leur lança avec férocité

"Par les valars bandes de larves, avancez !!"

Mais Riggs sourit intérieurement , il était redevenu un vrai gondorien.


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Gebir
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Un retour sans bouclier... EmptyJeu 6 Jan 2011 - 20:46
Alors, on avait envoyé toute l'armée juste pour ça. Pour une information même pas fiable. Il avait repris l'épée pour aucune raison valable. Il avait envoyé des soldats à la mort. Et quelle mort.

Une quinzaine de ses meilleurs chevaliers étaient mort dans Assabia pour sauver le seigneur Mephisto. Abattu par derrière, assailli à quatre contre un, aveuglé par du sable dans les yeux. Même les armures étaient meurtrières avec tout ce sable entre deux qui empêcher des mouvements fluides. Il préférait combattre sous une pluie d'orage qu'avec tout ce sable. Même Furian avait péri. Son ancien écuyer. Son meilleur lieutenant et surement son meilleur ami. Il ne sût combien de temps il avait tenu avec ses hommes dans les rues d'Assabia à la recherche d'un roi. Mais au lendemain de la bataille, leurs têtes plantées comme des trophées sur des piques apparaissaient au niveau des creneaux.

Le voyage du retour allait être bien pire que la mort de ces braves. Ils avaient eu une belle mort si l'on puit dire. Une mort, l'épée à la main.

Le désert était le pire ennemi qui soit. Une étendue de sable et de rochers à perte de vue. Aucune ombre pour se reposer et reprendre des fortes. La chaleur d'un bon feu n'a rien à voir avec celle du désert. Elle était partout, étouffante, désagréable et hallucinogène. L'eau était sale, vicié et chaude. Avait vous déjà dû supporter une soif terrible sous un soleil de plomb en plein milieu du désert? Dés que vous buvez un peu de cette eau, vous êtes encore plus altéré et votre vue se trouble. Les montures peinaient tellement sous la charge imposante des chevaliers et de leur équipement. On avait perdu deux étalons, dont un de ces magnifiques rouans. Un fameux croisement entre les chevaux du Rohan et des montures de guerre du cygne. Un cadeau d'Imrahil à Eomer pour son mariage avec sa fille Lothíriel. On avait rarement vu un si bel croisement. On n'avait même pas pû les enterrer selon la coutume. Honte aux chevaliers du cygne. Honte au Gondor.


La longue colonne de l'armée poursuivait inlassablement sa route. Enfin, non pas inlassablement. Ils étaient tous lassées et déchus de leur honneur. Ils savaient très bien qu'ils n'avaient pas le droit à la parole sous risque de pendaison. Aucun homme n'aime les menaces de son suzerain. Gebir ne comprenait pas. Il ne savait plus vraiment pourquoi il se battait. Il avait depuis longtemps perdu ses amis.

Furian, Forlong, Meneldir, Eaque,les chevaliers de Brethil. Il en regretterait presque Galathor. Il ne lui restait plus que sa femme et ses terres à protéger et à chérir.

Un soir, une caravane vint s'installer à côté de l'armée. Gebir ne pouvait la voir que d'un mauvais oeil. Des rapaces. Voilà ce qu'ils étaient.
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Drryz
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Un retour sans bouclier... EmptyDim 9 Jan 2011 - 23:10
"Ce fut la rage au ventre, la haine dans le regard, la furie dans chacun des mes pas,
avec lesquels j'écrasais le sable tant maudit, que je partis avec les autres.
Nous avions été une simple chair de canon,
tout cela pour une information aussi futile que le vent.
C'est ainsi que je quittais pour la première fois la région du Khand,
un nombre incalculable de malédictions sur les lèvres."

Livre III des Chroniques de Drryz





J'aurais tué, ce maudit jour, en entendant les paroles de cet imbécile de héraut! Je me rappelle très bien du ressentit que m'inspirèrent ses paroles, ainsi que de la force que je mis dans mes poings. Je sens encore mes ongles s'enfoncer dans ma chair tandis que je ne rêvait que d'étriper le messager. Tout ce chemin, toute cette souffrance, tout ces morts pour un tyran incapable de vérifier ses informations! Mais quoi de plus naturel, pensais-je, pour un homme qui estime que son fils vaut bien la vie de centaines ou de milliers de guerriers? Et qui continuait, peu de temps après les combats, à donner des ordres comme si nous n'étions que de vulgaires chiens à son service? Certes, une partie de cette armée était formée de militaires de métier, mais il semblait avoir oublié dans sa hâte les mercenaires. Et cette erreur, me jurais-je, il allait la sentir dans sa peau comme la morsure sauvage d'un fer chauffé à blanc.
Après tout, ces morts, ces blessés, je ne les connaissais pas. Mais j'étais informée d'une chose: j'avais combattu, rempli ma part du contrat, mais on ne m'avait aucunement rémunérée mon service. Et cela était un affront aussi grand qu'être considéré comme les esclaves du Gondor.

Pourtant, sur l'instant, je ne dis rien, m'efforçant plutôt de garder un calme et un sang-froid qui m'échappait toujours un peu plus. Frapper le petit personnel ne servait à rien, bien au contraire. A part passer moi même pour une quelconque barbare et inciter la méfiance de tous, je n'aurais rien gagné. Il me fallait dés lors me montrer patiente et guetter le moment propice ou je pourrais directement réclamer mon dû à la source.
Un sourire cruel vint se dresser sur mes lèvres tandis que j'ouvris mon sac, à la recherche d'un parchemin et d'un massepain de charbon. Je griffonnais rapidement quelques notes, des souvenirs de la bataille, mes récentes rencontres et, rapidement, un descriptif de cet instant et des idées que j'avais pour récupérer ce qu'on me devait. Moins d'une minute plus tard, tout avait déboulé dans des coins quelconques de mon bagage. Silencieuse et rapide comme une brise dans ces satanées landes, je rejoignit la colonne qui commençait à se former, attendant l'heure du départ. On m'évita soigneusement pendant tout ce temps. Soit que j'exhalais un effroyable sentiment de colère et de machiavélisme, soit que mon sourire dément fut considéré comme le signe de ma folie. Et pourtant, ce n'était guère Sissié qui venait me troubler. Rien que moi même et ma haine pour la totalité des espèces de ces fichues terres...
Ce sentiment s'accentua lorsque, en sortant du camp, je vis trois corps laissés à la merci du soleil et des charognards. Deux hommes, un gamin à peine entré dans l'âge adulte aux yeux des humains. Un enfant tout juste né pour des elfes. Entre les deux pour une demi. Mes mains resserrèrent leur prise sur la sangle de cuir. La colère prit un peu plus place au sein de mes yeux d'or.


Le voyage fut long. Affreusement long. Et plus effroyable qu'à l'aller. Au début, nous étions venus au Khand avec presque un sourire, avec l'envie d'en découdre face à nos ennemis. Pour certains, face aux traitres de leur pays, pour d'autres face à ceux qui jouaient la bourse promise par les recruteurs. On y allait pour aider le Roy, pour lui permettre de retrouver le fils et assurer la pérennité du Gondor. Ou plutôt pour assurer sa propre survie, ainsi qu'une bonne choppe dans une taverne pour se récompenser de l'effort fourni. On y allait par rêve. On y allait par besoin de fric. On y allait par sens de la patrie et par solidarité. On y allait par sens de l'honneur et par indépendance. On y allait par envie. On y allait par métier.
Et maintenant... Ce n'était plus pareil. J'étais au milieu d'une procession de fantômes, dépourvus de leur honneur, de leurs rêves et, pour les plus jeunes ayant survécus, de leur innocence. Le soleil nous forçait à courber l'échine. L'eau, chaude, nous assoiffait et nous dégoûtait à la fois. Et on avançait, on se forçait, un pas après l'autre, sans plus vraiment y croire pour la plupart. Moi, si je marchais, c'était uniquement pour pouvoir gagner l'argent promis. Si je tenais encore avec cette procession de macchabés ambulants, c'était uniquement pour mon petit désir égoïste. Si je supportais la présence de cette race maudite et sans pitié qu'était les humains, c'était simplement pour mon propre intérêt. Quand j'y repense, j'ai un peu honte. Mais à l'époque, c'était la seule chose que j'avais...


Nous finîmes par dresser un camp le soir tombé. Je restait un temps à me reposer, emmitouflée dans ma cape, tout mes traits dissimulés entre les ombres et le tissus. Des marchands aux airs joyeux étaient venus se répandre autour de nous, comme -je vous prie de pardonner mon expression, mais c'est elle qui traduit le mieux mon ressentit du moment- des mouches à merde qui auraient repérés des selles fraichement déposés. Toute cette agitation à côté de moi m'irrita au plus haut point. Ce fut pour cette raison que je recherchait la tranquillité offerte par un coin sombre. J'y restait une heure, le temps de récupérer un peu, allongée sur le flanc. Je grignotais un morceau de viande boucanée du bout des lèvres, but avec plus d'entrain une gorgée d'eau fraîchement puisée, puis réglait leur destin à trois morceaux de viande que j'avais fait séché il y a plusieurs jours de ça, avant le voyage. Bien que le goût du miel et des épices rivalisaient avec celui du sable et de la poussière, j'en fit un festin.
Enfin, lorsque je me sentit prête, je quittais les ombres, délaissant ma cape, qui rejoint mes chroniques et mes paquets de viande, et marchait un temps entre les tentes. Les perdants, pour la plupart, avaient déjà trouvé leur réconfort entre les bras d'une putain ou celle de l'ivresse. Un homme d'ailleurs, puant la mauvaise vinasse, à l'haleine chargée d'une odeur aigre insupportable, eu le malheur de poser -plutôt plaquer- sa main sur mon séant. Il osa même me demander combien ma compagnie allait lui coûter. Une regrettable erreur de sa part, qui me permit de relâcher un peu de la pression accumulée en une journée.
A l'aide de mon agilité et de mes réflexes qui égalaient presque ceux de mes cousins elfiques, je saisit le col de l'infortuné et fit de son entre-jambe un lointain souvenir qu'il pourra raconter aux petits-enfants de ses voisins. A moins, bien entendu, qu'il ai eu le temps d'engrosser une femme quelconque. Ce n'était pas mon affaire, et toujours est-il que l'homme s'effondra au sol, gémissant et grognant à la fois. Autour de moi, le silence était devenu le maître des lieux. Même le plus imbibé des alcooliques avait dessaoulé devant tant de violence. Je crachais aux pieds de ma victime.


-Ramassez donc votre compagnon. Et que le prochain qui se risque à tenter sa chance soit prévenu...

Un éclat métallique, aussi froid que la lueur de mes yeux, glissa lentement de son fourreau tandis que je présentais ma dague à quiconque voulait la voir.

-... lui aura la chance de repartir avec sa virilité répartit dans trois de ses poches!

Je rangeais mon arme dans son fourreau et m'éloignais des badauds qui, pour leur part, tentaient de relever l'émasculé. Quand à moi, je cherchais la plus belle tente, celle du Roy... Je finit par le repérer, un peu plus loin, et vit aussi les trois hommes en armure- dont un immense-, à l'air important, qui en surveillaient les pans. Droite et fière, je les rejoignit et m'arrêtait juste sous leur nez. Ils me regardèrent, intrigués eux aussi, mais la main sur la garde de leur épée, juste au cas où. J'avisais le plus expérimenté et le regardait intensément, les poings sur les hanches. Je renonçait à les combattre à mains nus. Leurs armures les protégeaient bien; il m'aurait fallut utiliser mes cimeterres pour les terrasser aux travers des fissures des plaques. Mais cela m'aurait contraint à les blesser ou les tuer, et ainsi passer pour une traitresse. Je me refusais à voir mon corps pendre au bout d'une corde. D'ailleurs, cette dernière me siérait mal, j'en étais persuadée.
Je du alors me résoudre à employer l'art difficile de la négociation. Je m'adressais au "Grand", le fixant droit dans les yeux. Il avait l'air d'être le chef. Et si ce n'était pas le cas, tant pis! Il transmettrait le message!


-Je veux voir le Roy. Une requête importante.

A mes yeux, c'était très diplomatique. Pour cause, je ne les avait même pas touché!
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Radamanthe
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Un retour sans bouclier... EmptyDim 23 Jan 2011 - 12:56
Deux silhouettes se tenaient à la bordure du camp dressé pour passer la nuit. Ils étaient suffisament à l'écart pour qu'il soit impossible pour quiconque d'entendre ce qu'ils se disaient.

"Je suis parfaitement conscient de la dangerosité de cette expédition, mais il le faut." fit le premier. "Je ne peux me permettre d'avancer à la hauteur de l'armée."

"Naturellement, Votre Altesse, mais il serrait plus prudent de voyager avec une escorte." répondit l'autre.

L'Emir fit non de la tête. Il était revêtu d'un simple habit de voyage à la mode haradrim et une capuche cachait son visage. Cependant, il portait par dessous la meilleure de ses cottes de mailles et en plus de sa hache dans ses bagages, il gardait un sabre et un pognard à portée de main.

"Non. Je ne peux me permettre de faire connaître mon départ à davantage de gens. J'atteindrai d'être plus au nord où je pourrai compter sur ... des hommes de confiance. Te souviens-tu bien de toutes mes instructions ?"

Artegor acquiessa avec référence tandis que Radamanthe grimpait sur le cheval dont il tenait la bride.

"Bien, tu assisteras Iliora pendant mon absence. Et veille bien à ce que personne ne me suive. N'oublie pas ce que je t'ai dit à ce sujet..."

Et Radamanthe, Emir d'Harondor disparut dans la nuit.


~~~~

L'homme enfourcha à nouveau son cheval et se remit en route, inconscient du danger qui le menaçait. Il se préoccupait tellement de passer inaperçu qu'il en négligeait de chercher après d'éventuels dangers. Pourtant, malgré tous ses efforts, il avait été repèré depuis longtemps alos que lui n'avait aucune ide de l'embuscade qui l'attendait.
Soudain, l'homme se sentit arraché à sa selle. Une masse sombre avait bondit sur lui et l'avait entraîné au sol tandis que son cheval effrayé avait continué sa course.
L'homme tenta immédiatement d'atteindre son poignard mais un violent coup de poing l'en empêcha. L'homme tenta de se débattre et sentit son adversaire lâcher prise après qu'il lui ait adressé un coup de coude dans ce qui devait être son menton. L'autre grogna de douleur et l'homme en profita pour finalement dégainer son poignard. Mais le répit fut de courte durée. Il sentit ses jambes se dérober sous lui et en instant l'autre fut sur lui, et il appliquait une dague tranchante contre sa gorge.

"Pourquoi suivais-tu mon maître ?"

"Artegor ?" fit l'autre d'une voix terrifiée. Il lui semblait avoir reconnu la voix de son agresseur, et il ne comprennait pas. Artegor avait lui aussi reconnu cette voix, et s'efforçant de ne pas sourciller, il réitéra sa question.

"Ecoute, je.. je ne savais pas que c'était l'Emir... J'ai jute reçu l'ordre de suivre ce voyageur qui quitait ainsi le camp... c'est.. c'était suspsect...Ran-range ton arme Artegor, nous sommes collègues tous de même..."

"Etions. Lorsque l'Emir a demandé à pouvoir engagé quelques Agents de l'Arbre, je lui ai juré ma loyauté. Et bien mal t'a pris de le suivre. Il m'a personnellement demandé de veiller à ce personne ne tente de savoir où il va. Adieu Dervar..."

"Attends, attends, réfléchi... Il avait certainement peur d'être suivis par des pillards ou jen e sais quoi, mais ses instructions ne s'appliqent certainement pas pour les Agents de l'Arbre Blanc !"

"Je suis désolé, Dervar. Il m'a clairement précisé que ces instructions s'appliquaient également aux Agents. Adieu..."
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Sirion Ibn-Lahad
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Un retour sans bouclier... EmptyDim 23 Jan 2011 - 23:11
La nuit semblait calme dans le campement. Les tentes étaient strictement installées en colonnes et en rangées de sorte à former un carré quasi-parfait dont le noyau central était la tente royale de Tar-Mephisto. La lune éclairait la terre de sa lueur bleutée, surveillant d'un oeil attentif les discussions qui parcouraient les groupes d'hommes. Une caravane de marchands s'était approchée du camp au crépuscule et avaient dès lors tenté de refourguer leurs babioles aux pauvres soldats revenus de l'enfer qu'était le désert de Harad.

Mais tandis qu'à l'orée ouest du camp, quelques dizaines de soldats s'attroupaient autour des caravanes, du côté nord, trois silhouettes noires courraient à grande allure vers le camp. Tels des fantômes, ils ne semblaient pas toucher sol et planaient comme des oiseaux de mauvaises augures vers leur sinistre projet... Là où plusieurs sentinelles auraient dû monté la garde cette nuit-là, trois corps inertes étaient adossés contre un charriot feignant un sommeil profond. Toutefois, si l'on s'en approchait d'un peu plus près, chacun d'eux avait la gorge en sang.

***

Un retour sans bouclier... Cartog10

"Cette expédition aura été la plus lamentable de toutes mes campagnes ! Par tous les corbeaux d'Orthanc, quelle vaine folie !"

Le général Cartogan était dans ses appartements de fortune, une tente plutôt richement décorée comparée au reste de l'armée. Son rang de haut gradé dans l'armée de Gondor lui assurait une certaine estime et certaines confidences des hautes instances du royaume. Cette nuit-là, il semblait se parler à lui-même, comme à son habitude avec un verre de vin de Dorwinion dans la main. Son teint virant au rouge dénotait une certaine ivresse.

"Encore en train d'étancher ta soif tenace, mon frère ?" dit une voix.

Aussitôt, le général se leva, lâchant son verre qui se renversa sur la terre meuble, et dégaina son épée. Mais une lame se faufila autour de sa nuque, refroidissant ses ardeurs. En face de lui se tenait un homme de sa taille et qui... possédait exactement les mêmes traits de visage. Son frère jumeau. Derrière celui-ci, apparut une silhouette encapuchonnée, bien plus grande et bien plus large. C'est ce second homme d'ailleurs qui prit alors la parole.

"Bonsoir général Cartogan. J'ai cru bon devoir vous ramener votre frère Caïn, il voulait tant revoir son jumeau, quoi de plus beau que de se voir soi-même en face, n'est-ce pas ? Mais je me montre là bien discourtois... je me présente ainsi dans ces haillons, mais laissez-moi me présenter à vous, général..."

L'homme à la voix noble et puissante bascula sa capuche en arrière dévoilant ses traits au vétéran du Gondor.

"Vous ?! C'est impossible, comment osez-vous ! Comment êtes-vous arrivé là ?..."

"Il n'est nul endroit où je ne puisse me rendre... général." rétorqua l'homme un sourire aux lèvres.

Spoiler:
 

***

Au même moment, à la limite entre les tentes des Chiens du Désert et celles des soldats du Gondor, un petit groupe de mercenaires du Sud marchaient d'un pas décidé vers deux gondoriens en train de discuter tranquillement.

"Tiens donc ! Deux fils de pucelles en train de marmonner des injures sur nos frères du Sud ! cria le meneur du groupe. J'parie que vous êtes pas capables de redire tout haut ce que tous vos salopards d'amis Gondoriens pensent tout bas ! Bande de femmes !"

Puis il cracha au visage d'un des deux soldats de Mephisto. Le ton montait et cela ne tarderait pas à en arriver aux mains. Un énorme attroupement se réunissait autour d'eux.
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Gallen Mortensen
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Un retour sans bouclier... EmptyLun 24 Jan 2011 - 11:35
Un retour sans bouclier... Voleur

Riggs regardait avec amertume les étoiles . le voyage de retour était fatiguant et la morsure de la défaite enchassait les coeurs. Certes les officiers tentaient désespérement de remonter le moral des troupes, mais les yeux , les regards ne pouvaient pas mentir. Ce n'était pas une débacle mais un affront au minimum.

Riggs essayait de partager sa longue expérience. Il s'occupait des trois jeunes gondoriens avec abnégation, il était dur mais juste.

En cette belle nuit claire, il proposa que ses trois camarades et lui prennent un tour de garde supplémentaire . L'ambiance était agréable, les soldats effectuaient avec professionnalisme leur missions rébarbatives.

Riggs s'avança vers ses protégés avec une gourde dans la main il leur lança le précieux liquide .

Le mercenaire s'avança vers les deux Hommes devant lui. Et au moment où le plus jeune attrapa au vol la gourde, il découvrit stupéfait un sabre lui transperçant les entrailles. Il leva les yeux et découvrit le visage de Riggs déformé par un rictus malsain.

D'un geste fluide, le gondorien soirtit son arme du corps déjà flasque et trancha la gorge de son second compagnon, avant même qu'il réagisse. Le troisième et dernier garde surgit . Il resta un instant éberlué. Et il sentit une sorte poigne sur son cou, Riggs lui tordit d'un couop sec et lui trancha la gorge égalment.

L'assasin s'endit du sang de ses victime, il laisse le sabre qu'il avait récupéré sur le champ de Bataille devant les murailles d'Assabia à coté des corps inertes des jeunes gondoriens victimes d'une vendetta violente et inconnue pour eux.

Riggs observa autour de lui pour détecter toute trace de mouvement suspect. Son regard tomba sur l'étendard de la Cité blanche, il cracha par terre en apercevant les armoiries gondorienne.

Et Riggs fonça vers les deux groupes qui se tançaient en hurlant

"Ils ont tué trois gardes, vengeons les"

Une bien belle diversion.


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Gebir
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Un retour sans bouclier... EmptyLun 24 Jan 2011 - 19:02
"Plus le grade est élevé, plus la faute est grande." Feu Berund, prince de Dol Amroth


Si seulement les mercenaires s'en étaient pris à de simples soldats, un de ces aventuriers et jeunes hommes qui s'étaient enrôles pour la prime et la gloire. Deux choses qu'ils n'allaient jamais pouvoir en profiter.

Cinq salopards de mercenaires qui venaient foutre la merde. Mais c'en était trop. Le mollard dégoulinait sur la barbe du soldat, qui s'empressa vite de nettoyer d'un revers de la main. Assis sur un tabouret en bois, il fulminait et il était clair que l'insulte n'allait pas être néttoyer. La boucle de sa ceinture d'arme se défit et l'autre gondoréen écarquilla tellement les yeux qu'ils semblaient prêt à sortir. La ceinture tomba sur le sol en un grand fracas. Dagues, épée et bourse se retrouvèrent par terre.

"Il y a quelque chose que vous n'avez pas en tout cas dans votre pauvre désert. En fait non, il y en a deux. Le respect et l'honneur. Je vais t'apprendre les deux."

Gebir balança un énorme crochet du gauche dans la pommette du meneur. Déjà que le coup devait être rude d'origine, il l'était plus encore avec les gants maillés. L'arcade saignait abondamment et l'homme était sur le cul complétement sonné.

"Ramassez votre copain et dégagez de ce camp avant que je me charge vraiment de vous."


Gebir lançait un regard noir et il fallait comprendre dans sa replique qu'il n'attendait qu'un signe pour relancer les hostilités. Ses hommes arrivaient déjà et des mercenaires feraient bien vite d'arriver eux aussi.

C'est à peu prés à ce moment là que tout dérapa pour de bon.

Citation :
"Ils ont tué trois gardes, vengeons les"

Les quatre mercenaires furent assaillis par une mitraillade de coups alors que la nouvelle se propageait dans le camp.
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Taorin
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Un retour sans bouclier... EmptyLun 24 Jan 2011 - 20:16
La Pointe fut réveillé en sursaut par un Chien.

« Lieutenant ! Ils ont tués Ahmed, Ander, et aussi Khalid ! Vite ! Ils nous attaquent !
- Qui ça ? Qu’est-ce qui se passe ?
- Les Gondoriens, ces bâtards ! Ils nous ont agressés ! Ils veulent tous nous tuer !
- Comment ?! Réveille immédiatement les hommes ! Que tout le monde s’arme ! Vite ! »


La Pointe ne prit pas le temps d’enfiler sa veste de cuir, et sortit en courant de sa tente, l’arme à la main. Autour du feu de camp, une dizaine de Chiens, certains légèrement blessés, attendaient, anxieux, les ordres de leur chef. D’un hochement de tête, la Pointe leur fit comprendre que de tels actes ne pouvaient rester impunis, et les Chiens s’élancèrent en direction des cris, en hurlant sur leur passage que « ces fils de chiennes de Gondoriens attaquent tous les haradrim à vue ». Plusieurs mercenaires du Sud se redressèrent au passage des Chiens, l’air inquiets : si cette bagarre d’ivrogne dégénéraient, et ça semblait bien parti pour, il leur faudrait sans doute se battre pour sauver leurs vie.

Les Chiens arrivèrent en vue de l’affrontement : une poignée de Nordistes lynchaient deux mercenaires. D’autres Gondoriens les regardaient, l’air sinistre : certains, lorsqu’ils virent les Chiens arriver, partir en courant dans le camp en criant à tout va que « ces sales traitres de Haradrim ont tué trois gardes ». Plusieurs Gondoriens arrivèrent rapidement, arme à la main. La Pointe remarqua qu’aucun officier n’était présent : les hommes de rang allaient s’en donner à cœur joie ! Ces traitres, qui avaient tué Moussa, allaient payer ! Ces rats sans honneur !

La Pointe leva son sabre, et chargea les Gondoriens, suivi par les autres Chiens qui l’avaient accompagné. Le lieutenant des Chiens percuta un homme empestant le vin et le sang frais, et le renversa. Il en profita pour empaler l’homme sur son sabre d’un mouvement rendu lourd par le manque de sommeil, puis se redressa, prêt à affronter un nouvel ennemi…

Pendant ce temps, dans le camp, des cris résonnaient…

« Les Gondoriens nous attaquent ! Ils veulent tous nous tuer pour ne pas avoir à nous payer ! »
« Ces sales chiens du Sud veulent tuer Sa Majesté ! Tuez-les tous ! »


500£+850£ pour le maître d'armes
Capitaine des Chiens du Désert et Seigneur (Pirate) d'Umbar.
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Nathanael
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Un retour sans bouclier... EmptyMer 26 Jan 2011 - 15:30
N’ôterait-il jamais le voile d’incertitude qui enveloppait continuellement les questions qui se posaient à lui ? Forlong avait répondu par l’affirmative. L’Ordre de la Couronne de Fer était intimement lié à la disparition de l’héritier royal. Ni menaces explicites, ni demande d’une somme rondelette contre la vie du jeune Chaytann. Les pièces s’imbriquaient difficilement dans son esprit, il lui manquait des morceaux pour reconstruire la globalité du scénario qui s’était déroulé jusqu’à ce jour. Il avait collecté ici et là au cours de la journée quelques informations substantielles … mais aucune ne put lui apporter une révélation quelconque. Il avait marché quelques temps aux côtés de Lost Ore puis s’était éloigné en ralentissant le pas. Il s’était rapproché du groupe de jeunes gardes auprès desquels il avait partagé un repas la veille au soir. Ils étaient exténués, dépités et mécontents. Quel honneur avait-il défendu ? L’abandon du siège s’était soldé par des conflits internes et toute cette agitation oscillant entre le mouvement social et une décision politique personnelle les éreintait passablement. Ils conservaient toujours un profond respect envers leur roi, mais sur l’échelle de la confiance et de la considération Méphisto avait maladroitement brisé quelques échelons et glissé jusqu’aux niveaux inférieurs.

Tandis qu’il marchait il ne sut s’il eut préféré un silence total ou des vociférations intempestives. Le morne cortège militaire n’était ni muet ni bruyant. La rumeur persistait à se faire un murmure assourdissant. Nulle agitation mais nul calme. Les esprits s’échauffaient dans la chair abattue. Désinvolte lassitude.

Le ciel s’assombrit. Les étoiles voilèrent la voûte céleste, drap scintillant jeté sur un monde que l’on veut protéger de la lumière. Les esprits s’obscurcirent eux aussi. Nouveau camp, nouvelles installations, feux flambant neufs, chevaux négligemment dessellés, charrettes poussées dans un râle, membres fourbus, soupirs, repos et nonchalance, désinvolture des mercenaires, répliques, boutades, insultes. La tension tendait à son paroxysme d’une façon inextinguible. La crainte de représailles étouffait la violence d’une main ferme. La violence mordit la chaire de la crainte et elle lâcha sa prise tandis que les hommes se restauraient.

Nathanael avait continué de parcourir ici et là les ruelles de sable artificiellement créées par l’enchevêtrement d’hommes, de bêtes et d’armes. Fortune n’a pas toujours bon cœur et il fureta devant la tente de quelques généraux trop tôt dans la soirée pour noter la présence d’ombres furtives. Il ne connaissait les hauts émissaires de l’armée que de renoms … il ne les avait vu pour la première fois que depuis son arrivée au camp de Assabia. Il avait pu les observer de loin et de dos durant la journée mais il était impossible de les approcher, évidemment. Il avait lui-même quitté la compagnie de Forlong pour ne pas attirer l’attention. La menace qui projetait son ombre jusque aux pieds du trône royal ne pouvait exclure la possibilité d’une trahison parmi les hauts rangs. Les grandes lignes lui avaient été données : l’Ordre de la Couronne de Fer ne foulait pas le pavé de la Cour des Miracles. Aucun nom ne lui avait été fourni, comment oser accuser un roi ou un grand seigneur ? Les mots d’ordre se devaient d’être la méfiance et l’esprit critique. User de raison plutôt que de superstitions et de suppositions.

Cette conclusion ne fut visiblement pas perceptible par le plus grand nombre. Le tintement de fer battu lui parvint imperceptiblement. Le camp était vaste mais les insultes et les cris se firent plus puissants. Aucun cri d’alarme n’avait été donné ; ils n’étaient pas attaqués par une armée ennemie. C’était leurs propres hommes qui s’affrontaient. Le sang attisa la colère et attira une foule d’hommes prêts à en découdre après une cuisante défaite. Contre un ennemi que l’on n'avait pu soumettre, l’on se tournait vers les démangeaisons internes qui ne demandaient qu’à être grattées. Mercenaires et soldats de l’armée régulière entamaient un combat à la chute inéluctable.

Il fit demi-tour sans en avoir même l’idée. Un réflexe inné qu’il avait développé depuis quelques années : la fuite. Ni luttes armées ni corps à corps ne lui avaient jamais réussi. Aux franges du camp les soldats étaient trop préoccupés à se quereller avec vigueur pour qu’aucun d’entre eux ne prennent l’initiative d’en avertir leurs supérieurs. Il mit en suspens la prudence et la discrétion. Il courut rapidement jusqu’à la tente de Forlong. Il avait pris soin de repérer son emplacement plus tôt dans la soirée et il se bénit lui-même d’y avoir pensé. Il arriva haletant et les yeux emplis d’inquiétude sans aucune certitude de la présence du Loup Blanc.

- Menace ! Les hommes s’entretuent aux limites du camp des mercenaires. C’est le chaos là bas…


Dernière édition par Nathanael le Sam 12 Fév 2011 - 14:47, édité 1 fois
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Gallen Mortensen
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Un retour sans bouclier... EmptyMer 2 Fév 2011 - 21:50
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Riggs continuait d'avancer vers le groupe de mercenaires. Il était couvert de sang. Il geignait , hurlait sa haine. Intérieurement il était ravi de voir le démarrage de la bagarre. Mais il devait allumer l'étincelle

Il hurla

"Il a une arme"

Il pointa du doigt le mercenaire le plus proche de lui. D'un geste habile, Riggs l'égorgea de sa dague en un geste fluide.

Les mercenaires le regardèrent , incrédules.Riggs hurla de nouveau


"Gondoriens à moi, ils ont tué trois jeunes enfants de l'arbre blanc"

Il fracassa l'arcade sourcillère du plus proche adversaire et se jeta sur lui. Les deux hommes se débattiurent sur le sol poussièreux. Riggs continuait de hurler sa haine.......en réalité sa haine du Gondor.


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Un retour sans bouclier... EmptyMar 8 Fév 2011 - 14:13
Forlong écouta attentivement les suppositions de Nathanael. Un ordre mystérieux...était ce possible que tout soit orchestré par quelqu'un? Que le cancer qui rongeait la Terre du Milieu et semait le désaccord dans les coeurs des hommes soit en réalité du poison? Oui...Lost Ore avait depuis longtemps perdu la foi en la pureté des coeurs humains, mais il y avait une fausse note dans les évènements de cette campagne. Si un ordre existait en effet, il devait être vraiment puissant...le Dunadan aux cheveux blancs avait il encore la force d'être un héros? Perdu dans ses pensées, il acquiesça les paroles de l'homme barbu puis le laissa s'éloigner doucement.

A la tombée de la nuit, Forlong déploya sa tente à quelques dizaines de mètres de celle du Roy, assez loin pour ne pas attirer l'attention, assez près pour agir en cas de danger. Sentant le besoin de se dégourdir les jambes après quelques heures de cavalcade fastidieuse, l'homme aux cheveux blancs se dirigea vers une extrémité du campement, où un groupe de marchands ambulants s'était établi. Le Dunadan avait toujours été fasciné par ce genre de boutique: on pouvait y trouver tout et n'importe quoi, des objets de grande valeur tout comme du broc inutile. Il ne manquait pas d'argent, loin de là, il lui restait encore une partie de sa petite fortune ramassée au cours de sa carrière militaire il a des années, et la solde que lui assurait son service auprès de l'Arbre Blanc lui permettait de mener une vie confortable. Un sourire amer apparut sur ses lèvres quand il pensa à son château dans le Belfalas, accompagné d'un pincement de culpabilité. Forlong espérait que ses hommes allaient bien...ils le croyaient sans doute mort. Ils n'étaient pas les seuls.

Pendant une bonne vingtaine de minutes, le capitaine en exil fouilla dans les biens proposés par les marchands ambulants. Il acheta de l'huile naine ainsi qu'une petite lampe à l'huile, parfaite pour éclairer l'intérieur d'une pièce ou d'une tente la nuit. Après un moment de réflexion il ajouta du bandage de lin, du fil et une aiguille. Ils étaient en guerre après tout, et il avait utilisé une bonne partie de ses bandages pour s'occuper de la blessure de Nathanael. C'est en pensant à ce dernier qu'il s'empara d'une bouteille de vin de Gondor plus âgée que bon nombre de guerriers qui combattaient dans les sables du désert. Il l'ouvrirait avec l'espion ce soir. Forlong fut surpris de découvrir qu'il ressentait une certaine sympathie envers l'homme barbu; il a toujours apprécie la solitude, mais les conversations avec le vagabond étaient toujours intéressantes. Et lui permettaient d'oublier pendant un moment les cauchemars qui hantaient ses pensées lorsqu'il fermait les yeux. Ses amis...certains vivaient ils encore? Il avait aperçu Gebir au cours du combat. Un homme fier, un homme fidèle, un frère d'armes fidèle à la Cité du Cygne. Un de ses compagnons au cours de la dernière mission pour l'Arnor. Il calma le tremblement de sa main.

Avec une grimace, l'homme du Nord ajouta une fiole contre les rhumatismes à ses achats. Les nuits glaciales faisaient découvrir des nouvelles dimensions de douleur à ses genoux. Il se sentait vieux, malgré que pour un descendant de Numenor il ne l'était pas. Les années d'insomnie, de blessures et de déceptions avaient l'avaient vieilli. Mais peut être pas pour toujours...

Forlong revint vers sa tente, regardant autour de lui. Il se coucha et reposa sa tête sur une selle, puis essaya de dormir. Mais il n'y arrivait pas. Il y avait quelque chose dans l'air, un silence étrange accompagné d'une tension qui lui donnait un mal de tête. Des années passées l'épée à la main lui avaient appris à se fier à ce genre de pressentiments. Il sentit la poignée de fer de l'inquiétude se refermer sur son estomac. Il se releva...

***

Le géant disparut dans la tente du Roy sans un mot, ses compagnons scrutant Drryz du regard. L'homme revint aussitôt, et dit d'une voix grave:

-Le Haut Roi vous accorde une audition, madame. Vous nous laisserez cependant vos armes, ou vous n'entrerez pas.

Drryz fut forcée à se séparer de ses lames avant de pouvoir entrer dans la tente de Méphisto. Lorsqu'elle pénétra dans la demeure en tissu, elle put apercevoir des nombreuses armes et étendards, ainsi que quelques meubles légers mais confortables. Le Roy était assis dans un fauteuil, ses longues jambes étirées étirées devant lui. Anduril était posée sur la table à côté, la lame brillante dissimulée dans un fourreau magnifique de cuir.

Méphisto regarda la nouvelle venue avec un intérêt modéré. Les traits du souverain étaient tirés par la fatigue, mais dépourvus de toute ride ou autre signe de vieillesse. Le sang du Numenor et des elfes coulait dans ses veines. Un collier d'or ornait son cou, et ses longs cheveux clairs tombaient dans sa nuque. Ses longs doigts jouaient avec un anneau magnifique.
Le regard du roi était perçant et capable de déstabiliser la plupart d'hommes, elfes et nains.

-Vous vouliez me voir. Vous m'avez vu. Je suppose que vous voulez aussi me parler. Je vous écoute.

La voix du souverain du Haut Royaume était calme et mélodieuse.


***

Lorsque Nathanael pénétra dans la tente de Forlong, il s'aperçut que l'homme du Nord enfilait déjà son armure argentée. Le Dunadan bénit encore une fois le talent du forgeron nain qui avait crée cette oeuvre d'art. Contrairement aux armures des chevaliers de Dol Amroth ou du Gondor, celle-ci s'enfilait sans difficulté et sans nécessiter l'aide d'un écuyer; un système ingénieux de fils de cuir et d'acier permettait une liberté de mouvement unique, renforcée encore par la légèreté de l'alliage. Forlong vérifia si Lunerill sortait facilement du fourreau, puis l'attacha à sa ceinture. Il tourna son visage vers Nathanael. La fatigue et le doute se cachaient au fond de ses yeux sombres. D'un geste rapide, il dissimula le bas de son visage par un foulard noir, puis enfila son heaume de loup. L'homme du Nord ferma les yeux pendant une seconde, et quand il les ouvrit à nouveau, la détermination était la seule chose qui brillait dans son regard. Sa cape noire ornée d'un loup blanc retomba dans son dos.

-Informez vous. Les responsables sont rarement au centre des évènements. Et gardez un oeil sur la tente du Roy. Faites attention, la foule ne réfléchit pas. Allons y.

Le chevalier du Loup Blanc sortit de sa tente d'un pas rapide. Le contenu de la fiole contre les rhumatismes semblait marcher pour le moment: ses muscles étaient réchauffés et flexibles. Il en aurait besoin.

Les hommes tout autour de lui s'arrêtaient lorsqu'ils apercevaient le guerrier imposant traverser le campement. Les rumeurs et légendes avaient traversé les rangs des guerriers tel un incendie au cours des nuits précédentes. Qu'allait il faire?

Forlong localisa directement les acteurs principaux du combat au centre du campement. Les corps de quelques Gondoriens égorgés et des Haradrims battus à mort gisaient sur le sol, les lames étaient sorties et remplaçaient les poings.

Il fit trois pas rapides, et asséna un coup puissant avec son gantelet d'acier sur le côté de la tête de Riggs, qui ne s'était pas aperçu de l'arrivée du chevalier. Le mercenaire trébucha sur le côté sous la force du coup. Le Loup Blanc n'attendit pas une seconde, et attrapa le poignet d'un mercenaire Haradrim tentant de s'attaquer à un Gondorien avec un sabre recourbé. Il lui tordit le bras sous un angle douloureux, le faisant tomber à genoux. Neutraliser un Gondorien et un homme de l'Est. Sa propre approche à l'impartialité.

Forlong n'avait toujours pas sorti Lunerill. Il se retourna, juste à temps pour voir un mercenaire d'une vingtaine d'années s'attaquer à lui avec une lance courte. Le Dunadan sentit la lame s'enfoncer dans le creux de son armure, sous son épaule gauche. Le sang chaud coula.

L'homme aux cheveux blancs se redressa, et croisa le regard de celui qui venait de le frapper. Il y vit surtout de la peur. Lentement, le Dunadan referma son gantelet autour du manche de la lance, puis en serrant ses dents, il la retira de sa chair. Il la laissa tomber à terre, s'efforçant à ne pas s'évanouir. Il sortit Lunerill du fourreau, la lame brillait froidement...

Le jeune Haradrim était resté pétrifié devant son adversaire puissant, et beaucoup de Gondoriens et mercenaires avaient arrêtés leur combat pour le moment, leurs regards attirés par les actions du Chevalier du Loup Blanc. Forlong leva son épée...et la planta dans le sol devant lui, puis reposa ses mains sur le pommeau. Il soupira longuement et douloureusement, puis dit lentement, sa voix légèrement déformée par le foulard et le heaume.

-La peur, les rumeurs et l'angoisse c'est tout ce qui vous guide. Vous versez votre propre sang, alors que vos véritables ennemis vous murmurent des mensonges à l'oreille. Assez. Pourquoi vous combattez? Pour de l'or?

Une poignée des pièces d'or qu'il avait sortit de la bourse accrochée à sa ceinture vola dans la foule.

-Pour la couleur de peau? Pour assouvir votre soif de sang? Quelle couleur de peau se cache sous le heaume du loup? Si vous voulez verser du sang, versez le mien.

Il attendit. Ses gantelets dissimulaient le tremblement de ses mains, il s'appuyait lourdement sur Lunerill, la lame l'empêchant de s'écrouler par terre. La douleur pulsait dans son bras et sa poitrine, l'air froid nocturne était une bénédiction pour son front recouvert de sueur sous son heaume.

Il attendit. La foule ou l'individu? Allait il se faire déchirer en morceaux ou avait il réussi à semer le doute dans les coeurs des guerriers? La mort...elle ne semblait pas une perspective si terrible en ce moment.

Il attendit.


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Sirion Ibn-Lahad
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Un retour sans bouclier... EmptySam 12 Fév 2011 - 15:32
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Le vacarme s'intensifiait à l'extérieur de la tente. Les mercenaires et les gondoriens se massacraient -comme prévu. Les quatre hommes dans la tente du général, eux, restaient immobiles, même si Cartogan semblait trembler de tout son corps. Le grand général était debout, habillé d'une simple tunique épaisse, derrière lui, un homme tout aussi grand que lui, le maintenait en respect une dague posée sur sa gorge. Face au général, Caïn et le seigneur Warin le regardaient d'un oeil mauvais.

"La ressemblance est vraiment frappante ! Qui est l'aîné déjà ?" demanda Warin sur un ton évasif qui n'attendait aucune réponse.

L'étreinte se resserrait lentement autour du général. S'il appelait la garde, il était égorgé comme un porc, s'il tentait de se débattre, il savait que les talents de Caïn, son frère jumeau sauraient venir à bout de lui et il ne savait pas ce que valait Warin. Il était coincé. Il devait attendre, voir ce que ces traîtres comptaient faire de lui.

"Alors ? Que me vaut cette visite, seigneur Warin ?" lança Cartogan tâchant de ne pas paraître trop intimidé.

Les bruits d'épées, les cris de douleur arrivaient toujours aux oreilles des quatre protagonistes. Warin souriait toujours, un sourire noble, légèrement contenu mais assez perceptible pour qu'on sache qu'il appréciait cette situation.

"Oh mais c'est très simple, général. Voilà quelques semaines, ton frère ici présent est venu à moi. Il voulait entrer à mon service, déçu qu'il était par le Gondor j'ai décidé de l'accueillir comme un frère, un frère d'armes. Il gravit peu à peu les échelons, c'est un serviteur fidèle à nos principes. Et aujourd'hui, nous sommes là pour mener une nouvelle mission à bien, tu fais partie de nos plans, général."

Cartogan eut du mal à déglutir. Caïn s'approcha de lui jusqu'à n'être qu'à un seul pas de son jumeau.

"Bandes de traîtres, vous me donnez envie de gerber ! Et toi, mon frère, tu déshonores notre fam.. argh !"

Le poignard de Caïn transperça à l'instant le coeur de son frère. L'homme qui était placé derrière le général le saisit pour empêcher son corps de choir au sol. Caïn retira sa lame et la nettoya rapidement avec sa cape.

"Tu me surprends beaucoup Caïn. Tuer ainsi ton frère de sang froid, quelle ... abnégation ! Excellent, excellent..."

"Inutile que vous en fassiez tant seigneur..., rétorqua Caïn. Belash, déshabille-le puis emmène son corps avec vous comme convenu."

Le dénommé Belash s’exécuta. Il n'eut aucun mal à soulever le général Cartogan, son physique de colosse avait été l'argument de taille quant à sa participation à cette mission. Warin recouvrit de nouveau sa tête de son capuchon. Caïn, lui, enfilait les vêtements de son frère...

"Bien. Contacte-moi dans une semaine. Sans faute. Nous comptons sur toi Caïn ou devrais-je dire général Cartogan désormais."

Warin et Belash -portant Cartogan emmitouflé dans la grande cape de Caïn- passèrent sous la toile et prirent une allée déserte du campement. Comme prévu, la rixe avait lieu loin de la tente du général et à cette heure, si les hommes ne se battaient pas, ils dormaient. Un vent glacial gagna le camp, étonnamment froid en cette fin d'automne en Terre du Milieu. Mais les ombres qui courraient dans la nuit... n'en avaient cure...

***

Lorsque le Chevalier du Loup Blanc intervînt en plein milieu du combat, les coups se stoppèrent à l'écoute des paroles du Dunadan. Les quelques hommes qui avaient causé cette rixe virent Riggs recevoir un crochet et chuter lourdement. Voyant la situation se renverser, il leur fallait agir ou fuir. La fuite semblait préférable mais avant de disparaître, un dernier coup d'éclat pour apaiser la colère de leurs maîtres...

La lame fut levée, un homme sortit de la foule calmée... les yeux injectés de sang, hurlant sa rage... le Chevalier, une cible facile... un coup... pourvu qu'il soit gagnant... était-ce la fin du Loup Blanc ?
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Nathanael
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Un retour sans bouclier... EmptySam 12 Fév 2011 - 16:39
Le temps sembla s’arrêter un instant entre les mains de Nathanael. L’espion se saisit des paroles de Forlong comme d’une arme et partit mener une campagne solitaire tandis que le Loup Blanc assenait les premiers coups moralisateurs. L’agitation avait alerté un ou deux esprits moins engourdis que les autres par l’alcool ou la fureur. La tente du Roy Méphisto n’était guère éloignée de celle de Lost Ore mais aucune protection supplémentaire n’avait été assignée depuis le début de l’échauffourée à la limite du camp. Deux soldats semblaient regarder dans la même direction, alertes et prêts à intervenir si l’agressivité se propageait jusque sous l’abri royal. Rien de plus. L’attention n’était pas portée vers les tentes alentours et il bénéficiait du climat de confiance qui entourait les proches personnes tolérées à proximité de la demeure éphémère du roi.

Cependant il ne s’en fut aucunement en direction des appartements de son souverain. Une myriade de gardes servait de fortifications humaines et ils seraient prompts à se faire traverser de part en part pour protéger le Haut Roy. Les propos de Forlong avait éveillé en lui une succession de déductions qui l’avait mené à une conclusion rapide : la poule qui chante n’est pas toujours celle qui fait l’œuf … il y avait différentes façons de faire chanter une poule pour faire croire à une ponte alors que l’œuf pouvait bien se trouver ailleurs. Le Loup Blanc irait donc jouer le grand prédateur dans le poulailler tandis que lui-même furèterait dans l’ensemble de la basse-cour.

Tandis qu’il avançait silencieusement sous la voûte étoilée le scénario qui se déroulait actuellement se complétait d’hypothèses plus ou moins pertinentes. Il passa derrière la tente du Roy Méphisto et la contourna rapidement. Une nouvelle série de questions s’empara de son esprit. Quelques réponses émergèrent des nimbes de son entendement. Il bifurqua derrière une tente où des créatures aux courbes tentatrices devaient faire se dresser les perpendiculaires d’hommes désabusés par les combats. Malgré le sérieux de sa mission il ne put s’empêcher d’esquisser un sourire dans le noir. Les hauts gradés de l’armée avaient survécu à l’assaut mené contre la ville d’Assabia mais s’étaient laissés tenter par les vicissitudes de la petite mort.

A chacun de ses pas il continuait de reconstruire l’imbroglio d’évènement dont il avait eu connaissance et qui s’étaient déroulés depuis son départ du Gondor. Il s’arrêta. Il avait atteint la limite des tentes des généraux. Un soldat élancé se tenait aux aguets devant une porte. Ailleurs les hommes chargés de la protection des officiers supérieurs dormaient ou cuvaient leur vin pour les plus chanceux qui avaient réussi à en obtenir. Pourquoi ce bougre de Gondorien restait-il planté là tandis que d’autres savouraient déjà les délices d’un sommeil dûment mérité ? Il n’avait observé les généraux que de dos durant toute la journée. Il avait discuté avec quelques hommes chargés de leur protection, ou, plus certainement de l’intendance et de leurs affaires. Il avait récolté quelques noms mais il ne lui avait pas semblé très pertinent de les surveiller jusqu’à présent. D’ailleurs qu’aurait-il pu faire réellement ? La suspicion aurait saisi tout le monde s’il s’était présenté plusieurs fois en ce lieu pour guetter les faits et gestes des nobles de l’armée. La question en cet instant pourtant demeurait la même : pourquoi ce bougre de Gondorien restait-il planté là ? De temps à autre il changeait de position et tournait la tête de droite et de gauche pour s’assurer que son champ de vision ne se réduisait pas à la vue qui s’offrait devant lui : feux crépitant, feux éteints, ronflements, grognements et rires saugrenus parmi les blessés.

Il lui était impossible de se rapprocher de cette tente sans se faire repérer. Soit les hommes chargés de la castramétation avaient à ce point développé leur art qu’ils savaient anticiper les regards de témoins inopportuns, soit la chance ne lui souriait point en cet instant. Il recula sans bruit de quelques pas et quitta les logements de toile des hauts gradés pour errer aux marges du camp. « Les responsables sont rarement au centre des évènements »…

Si Gilgamesh disait vrai il lui fallait à présent trouver les motifs expliquant la disparition et l’enlèvement du jeune Chaytann. Aucune rançon n’avait été demandée. L’enfant avait tout simplement disparu de la surface d’Arda, aux yeux des forces gondoriennes en tout cas. La disgrâce de Lost Ore n’était-elle pas due à la disparition d’un enfant royal ? Il expédia une roche d’un coup de pieds énergique et plein de violence. Impossible ! Comment une organisation pouvait à ce point anticiper deux enlèvements ? Complexe, foutrement complexe ! La situation et sa compréhension lui échappait dramatiquement. Il laissa cette pensée dans un coin de son esprit et s’attela à décortiquer les évènements plus récents…

Il s’arrêta à nouveau : pensées et mouvements cessèrent en même temps. La pierre qu’il avait projetée plus en avant avait atterri sur un corps mou et inerte. Une forme sombre et allongée, enchevêtrée dans un amas de tissu et couvert … de sang. Il fit volte face pour s’assurer qu’il était bien seul en cet endroit. Une deuxième attaque du genre de celle qu’il avait essuyé lui-même la veille ? Il mit les doigts autour de sa gorge en se rappelant la douleur qu’il avait ressentie. Il se pencha. Non. Un simple coup de poignard. Il écarta les vêtements : un coup adroit et mortel. Le but à atteindre devait être clair avant même que la lame n’ait traversé la chaire. Tuer. Une fois encore, pourquoi ? Découvrir des motifs et des causes, anticiper les conséquences. Il soupira et se concentra sur ce nouveau cas. Les traits de l’homme mort étaient encore crispés par la douleur et la surprise. Il s’agissait d’un Gondorien. Il ne le connaissait pas. Nathanael fouilla les poches et retourna les vêtements pour découvrir quelques indices tout en prononçant une prière. La nécessité n’exclue pas le devoir de piété.

Une arme, deux en comptant un petit poignard dissimulé dans son dos, quelques pièces, des effets personnels et un petit sac de graines percé. Il goûta le contenu de la petite sacoche : quelque chose comme du tournesol mélangé à du maïs et du blé. Si loin des contrées peuplées par des animaux, mis à part un pigeon domestiqué, quelle espèce animale pouvait consommer de tels aliments ? Un messager. Il ne connaissait pas d’autres agents de l’Arbre Blanc, mais en ces heures sombres il valait mieux ignorer ses comparses. La chose était probable. Quant à la mission qu’il devait mener à bien, connue de lui seul, elle s’était arrêtée soudainement. Nathanael récupéra le petit sac de graines, il lui servirait plus tard, il avait son idée sur la question. Il mémorisa les traits du mort et observa le sable sur plusieurs mètres carrés. Le corps n’avait pas été déplacé, il n’y avait pas de traces alentours. Cependant le sol meuble avait conservé les traces d’une chute brutale et lourde. Le cheval ne devait pas être loin. Un homme ne tombe pas seul de sa monture à l’orée d’un camp militaire. Et il ne s’agissait pas d’un garde en faction. Ce n’était donc pas pour pénétrer parmi les forces gondoriennes qu’il avait été assassiné. Qui suivait qui ?

Plusieurs possibilités s’offraient à sa pensée déductiviste. L’agent aurait pu vouloir quitter le camp pour porter un message important et être mis à mort pour contrecarrer ce plan. A quoi bon les graines pour le pigeon alors ? Il était plus probable que cet homme en ait suivi un autre qui souhaitait quitter discrètement les bons plaisirs d’une campagne militaire. Les agents de Gilgamesh ne suivaient pas les soldats des bas étages. Il y avait anguilles sous roche même si le désert se prêtait mal à cette image. Il se mit en quête de signes indicateurs de la présence d’un autre homme. Il forma plusieurs cercles concentriques autour du corps après s’être assuré qu’il était toujours à l’abri de regards indiscrets. Plus loin vers le Nord le sable et les cailloux conservaient les empreintes floues d’un départ précipité. Une première direction ou une orientation finale ? Si tel était le cas quelqu’un d’assez important avait quitté le camp pour précéder l’armée gondorienne. Toute cette affaire frôlait la conspiration ou quelque chose dans ce goût là. Il lui faudrait donc à présent identifier le général surveillé de près par un soldat insomniaque et l’éventuelle disparition d’une personne suffisamment notoire pour attirer l’intérêt des agents de la Tête.

Il ne resta pas très longtemps sur l’aire funèbre. Le vent froid désertique et la présence d’un macabre compagnon n’étaient pas pour le réjouir. Le sang avait suffisamment coulé parmi les agents de l’Arbre Blanc, rester plus longtemps aurait représenté un affront aux Valars et à la fortune. Sur le chemin du retour il chercha quelques nouvelles traces mais le sable se faisait plus épais par endroit et il ne pouvait distinguer une petite dune naturelle d’une empreinte de pas. Il regagna la limite des tentes des hauts membres de l’armée et du Roy. L’agitation qu’il avait quittée plus tôt semblait s’être apaisée en quelque sorte. Ou bien tout le monde était mort ou bien Forlong avait remporté le succès escompté : calmer les esprits. Il attendrait le retour du Loup Blanc pour en apprendre plus et choisit de demeurer dans l’ombre des grands de ce monde tous les sens aux aguets.
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Gallen Mortensen
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Un retour sans bouclier... EmptyLun 14 Fév 2011 - 16:46
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Riggs était tombé lourdement . Il avait passé sa main calleuse sur sa nuque douloureuse, du sang, un chacal l'avait attaqué par traitrise. rapide comme le serpent Riggs se releva; il allait le crever ce salaud et là il découvrit Forlong, un adversaire trop puissant pour lui. Le mercenaire fulminait intérieurement; l'arnorien était drapé de gloire; l'esclandre allait redescendre commun un soufflet. Dommage, Riggs avait aperçu avant d'être renversé comme un ivrogne, le lieutenant La Pointe surgir, un mercenaire orgueilleux qui mettrait un point d'honneur à ne pas laisser ces chiens se faire insulter avec l'impétueux chevalier Gébir il y avait de quoi initier une sacrée pagaille. Oui vraiment dommage et le seigneur Warin avait besoin de temps, Riggs devait trouvé une solution pour relancer l'hallali. Il ne pouvait pas combattre Forlong mais il avait peut être une solution. Les yeux du gondorien brillèrent un bref instant dans la nuit . Puis il aperçut l'éclat de la lame tendue vers le Loup Blanc

Alors il hurla comme un dément, il jouait son va tout . Ensuite il n'aurait plus qu'à fuir sa sombre œuvre réalisée

"Compagnons regardez il attaque le chevalier Loup;alors qu'il venait calmer les esprits il n'ont aucun honneur. il tue les enfants du Gondor. D'ailleurs notre roy le bien aimé Méphisto a exécuté un de ces chiens comme ils aiment à se faire appeler. Oui ce sont des chiens mais sans honneur. D'ailleurs celui-ci"

Il pointa du doigt le lieutenant de Taorin

"Il était tout le temps dans nos pattes avec les trois jeunes soldats u gondor, je suis sûr qu'il est responsable de leur meurtre de sang froid"

Riggs hurla de nouveau leva un sabre trouvé par terre et transperça de part en part l'homme qui attaquait Forlong. Puis il scanda

"A moi hommes du Gondor!!"

Et il se lança dans la mêlée.

Riggs avait eu du mal à prononcer roy bien aimé mais en son for intérieur il n'était pas mécontent du résultat.


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Taorin
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Un retour sans bouclier... EmptyDim 20 Fév 2011 - 19:00
Les Chiens s’étaient pétrifiés à l’arrivée du Chevalier au Loup Blanc. La désinvolture avec laquelle il avait maîtrisé le Gondorien et le jeune Chien montrait qu’il était un excellent guerrier, sans doute le meilleur de toute cette armée de mercenaires avides d’or et de soldats abrutis de fatigue à cause de la chaleur écrasante du désert. Mais lorsqu’un Gondorien empala le jeune Chien sur sa lame, La Pointe réagit immédiatement : dégainant son sabre, il fonça sur les Gondoriens amassés en face, et en jeta un à terre en le percutant de toute ses forces.

« A moi, Chiens du Désert ! Ces traîtres veulent notre peau ! » cria-t-il. « Tuez-les tous ! »

Derrière lui, les Chiens l’imitèrent. Rendus fous de rage par la mort de leur camarade, leur frère d’arme, ils n’avaient plus qu’une idée en tête : se venger de ces Nordistes orgueilleux, insolents, et avares. Néanmoins, ils tachèrent d'éviter le Chevalier au Loup Blanc, ce guerrier mystérieux et si redoutable : personne n'avait envie de se faire tuer, et personne ne se sentait capable de venir à bout de cet homme. Il risquait de se comporter comme un animal acculé, et se montrerait alors bien plus dangereux.

Pendant ce temps, de plus en plus d'hommes, mercenaires ou Gondoriens, arrivaient, curieux de savoir ce qui faisait tant de bruit et les empêchait de se reposer...

HRP// Désolé du manque de longueur du texte... J'essaierais de me rattraper sur les prochains Wink //HRP


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Un retour sans bouclier... EmptyMar 8 Mar 2011 - 1:02
Un projectile enflammé heurta le sol, s'enfonçant dans le sable avec un bruit sourd. Cela suffit pour attirer l'attention d'une partie des combattants.

Le son de trente arcs bandés simultanément eut le même effet qu'un seau d'eau glacé.

-Posez vos armes sur le sol et dispersez vous. Vous avec dix secondes avant que je ne donne l'ordre de tirer à mes hommes. Ce sont des archers de la Haute Vallée de Morthond; l'on dit qu'ils ne ratent jamais leur cible. J'attends des volontaires pour démentir cette légende.

La voix était féminine, mais remplie d'autorité et de puissance. L'épée à la main et un plastron de cuir recouvrant sa poitrine, la femme blonde était entourée d'un demi-cercle de trente archers, visant les acteurs de l'escarmouche. Elle n'était pas particulièrement belle, même si certains auraient pu la considérer comme attirante. Les muscles se dessinant sous la peau de ses bras et ses traits sévères n'ajoutaient rien à son charme, tandis que le ton glacial dissimulait la beauté véritable de sa voix. Lieutenant Sara n'avait pas été choisie pour ses charmes, mais pour son sang froid, son charisme et pour ses talents d'archère. On disait que le sang de Duinhir coulait dans ses veines, mais elle n'avait jamais confirmé cette rumeur. En quatre ans seulement, elle avait atteint le rang d'officier de l'armée Gondorienne, supportant sans un mot de plainte les allusions des autres guerriers à son sexe. Ceux qui combattaient sous ses ordres avaient appris à la respecter, et ce n'était pas sans raison qu'elle fut choisie pour cette mission.

Un retour sans bouclier... 20100919231033-55cfba20

***

Il y eut un moment d'hésitation, des regards sombres, des jurons crachés à travers les dents serrés. Mais ils connaissaient tous la réputation des archers de Morthond. Les armes furent jetées à terre, les haradrims et les Gondoriens partirent dans des directions opposées. Un seul était resté. Un homme sans alliés, sans frères d'armes. Il avait vu l'éclat d'acier voler vers son coeur à travers la brume qui recouvrait ses yeux. Il avait entendu le vacarme du combat se propager à nouveau tout autour.

Une voix féminine? La reine d'Arnor..? Il galope, éperonne son étalon, essayant d'arriver à temps. Le froid envahit son coeur en voyant le corps féminin gisant sur le sol, le regard vitreux et mort rempli d'accusation. Trop tard. Toujours trop tard.

Lieutenant Sara vit le Chevalier du Loup Blanc vaciller et s'écrouler à terre, son sang imbibant rapidement le sable. Elle rengaina son épée et fronça les sourcils. Alors c'était lui ce guerrier légendaire. Son état actuel démentait au moins une partie de la légende; il ne s'agissait pas d'un chevalier immortel revenu du Premier Age. Une chose était sûre; quiconque c'était, il avait une raison pour garder son identité sécrète.

D'un geste de la main, la guerrière ordonna à ses hommes de se disperser, gardant seulement quatre d'entre eux à ses côtes. Elle enleva le heaume et le foulard qui dissimulaient le visage de Forlong. Ces traits détruits par le vent du Nord et les épées ennemies ne lui étaient pas familiers. Elle approcha la lame de son couteau de la bouche du blessé: une fine couche de vapeur d'eau apparut sur le fer. L'homme respirait encore...Elle plongea un de ses doigts dans la flaque de sang qui entourait son épaule, et l'étudia attentivement. Le liquide était rouge et clair.

-Le bougre a eu de la chance. Sa respiration est régulière, donc la lame n'a pas transpercé ses poumons, et la couleur du sang montre qu'aucun organe important n'est endommagé. Après, c'est pas demain qu'il saura bouger son bras gauche. Si il ne meurt pas de perte de sang cette nuit, bien sûr.

Des quelques gestes rapides, elle défit les éléments de l'armure du Dunadan, dévoilant sa chemise imbibée de sang.

-Un. Deux. Trois.

Lorsqu'elle prononça le dernier mot, les quatre soldats soulevèrent le chevalier blessé. Lieutenant Sara, quant à elle, enroula l'armure ainsi que Lunerill dans sa cape, et mit le tout sur son dos.

***

Les torches devant la tente du guérisseur n'étaient jamais éteintes, et l'odeur d'alcool bouillant, de sang et d'onguents régnait toujours dans l'air. L'homme aux cheveux blancs fut déposé sur une banquette, et lieutenant Sara attira l'attention du guérisseur d'un geste de la main.

-Occupez vous bien de celui là. Perte de sang importante, aucun organe essentiel à la survie endommagé. Ne le laissez pas mourir.

Elle glissa une petite bourse dans la main de l'homme, qui murmura quelque chose sur les femmes, leurs diagnostiques ainsi que le fait qu'il avait d'autres patients, mais il se pencha aussitôt sur Forlong, puis s'empara du sac où il gardait les pansements et médicaments de toute sorte.

Lieutenant Sara quitta la tente, suivie par ses quatre hommes. La nuit était loin d'être finie, et quelqu'un devait surveiller tous ces guerriers qui ne voulaient pas dormir et attendaient un moment opportun pour commencer la bataille de coussins.

***

L'aube finit par arriver, et l'expédition se remit en route encore une fois. Mais quelque chose avait changé cette fois. Ils étaient en Ithilien. De retour au Gondor.

Tard dans l'après midi, une troupe d'une centaine de cavaliers du Gondor vint rejoindre les forces de Méphisto. Leurs officiers échangèrent quelques paroles avec le Haut Roy, et bientôt la voix du héraut royal perça l'air froid:

-Oyez, oyez! Nous sommes de retour sur les terres du Gondor! Les guerriers de l'émir Radamanthe rebrousseront à présent leur chemin. Les mercenaires et volontaires qui avaient participé aux combats doivent se rendre dans la tente du conseiller royal ce soir pour recevoir leur payement! Après ceci, ils quitteront l'expédition dans des groupes pas plus grands que cinquante hommes, et retourneront en paix sur leurs terres!

Ainsi s'achevait la longue et douloureuse expédition d'Assabia. La première guerre du royaume du Gondor depuis cinq ans. Le temps de la paix était fini. Les liens de fraternité étaient brisés.

***

Forlong ouvrit les yeux, sentant un frisson parcourir son corps à cause du vent froid. Il essaya de changer de position, et étouffa un cri de douleur lorsqu'il essaya de s'appuyer sur le côté gauche. Où était il? Il sentait le sol bouger en dessous de lui...le sol? Non. Il était couché sur un grand chariot recouvert de paille. Des bandages blancs tachés de pourpre recouvraient sa poitrine et son bras gauche; le Dunadan reconnut avec soulagement le pommeau de Lunerill dans la paille à côté de lui. Il se sentait très faible...

-Content de vous vous voir réveillé, Lost Ore...

La voix lui était inconnue, et il tourna la tête avec difficulté pour découvrir le visage de son interlocuteur. Forlong vit un petit homme assez gros sur un poney.

-La Tête m'envoie, Lost Ore. Le Roy est rentré vivant au Gondor, vous avez donc accompli votre mission, même si vous n'étiez apparemment pas foutu de veilleur sur votre propre sécurité. Alalalala. Vous pouvez m'appeler Bogdan d'ailleurs. Mon collègue est parti chercher votre ami vagabond. Il faut qu'on parle.

***

Le collègue de Bogdan était grand, svelte, et doté d'une énorme chevelure blonde. Il s'était approché de Nathanael, en performant les quelques gestes de reconnaissance des Agents de l'Arbre Blanc, puis dit avec un sourire:

-Monsieur le barde, je vous invite à me suivre.

Il le guida jusqu'au chariot sur lequel était couché Forlong, et l'invita à s'asseoir dessus. Ce fut à nouveau au tour de Bogdan de prendre la parole, et le petit homme grassouillet regarda Nathanael en se frottant les mains:

-Alors alors! Vous avez l'air bien plus éloquent que notre ami guerrier, et puis il ne faudrait pas qu'il se fatigue trop. Il faut qu'on discute, et avant tout nous avons besoin de savoir ce qui s'est passé à Assabia.

Les deux Agents de l'Arbre Blanc attendaient la réponse de Nathanael, tandis que l'expédition s'avançait lentement à travers les forêts d'Ithilien. Les feuilles tombaient, virevoltant sous le souffle du vent glacial. Le Roy rentrait à la Cité Blanche.


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Un retour sans bouclier... EmptyVen 11 Mar 2011 - 10:09
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Riggs avait profité de la cohue pour se méler de nouveau à la foule. Les archers avaient ponctué l'épisode.De son peil avisé, Le mercenaire observa les événements. Il sourit en voyant Lost Ore se la jouer héros légendaire.Lamentable.

Silencieux, Le gondorien attendit dans la nuit. C'était maintenant le moment le plus dangereux, il n'avait pas tous les tenants et aboutissants du plan de Warin mais si il avait échoué, il le saurait maintenant.

Mais rien ne vint ! L'échange avait du avoir lieu.

La marche vers la cité Blanche reprit le lendemein matin. Aux première lueurs de l'aube, Riggs profita de l'ombre déclinante pour quitter la longue file exténuée de guerriers. Il vérifia bien que son départ n'avait pas été repéré.

Mais il n'était rien , nul ne s'inquiéterait de son absence.Un rien qui avait blessé néanmoins le gondor.

Un sourire malfaisant ourla ses fines lèvres. Il regarda un long instant la fumée blanchâtre s'élevait de sa bouche dans l'aurore blafarde.

Puis il repartit vers son nouveau chef. Mais Riggs était conscient qu'il ne pouvait pas faire confiance à un tel homme et son ordre honnêtement il s'en foutait, mais mettre à mal Méphisto et ses amis, cela s'était jouissif.


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Un retour sans bouclier... EmptyVen 25 Mar 2011 - 12:47
Sa patience avait des limites. Il avait fureté pendant presque une heure, approximation portée par le déplacement des étoiles. L’homme qui veillait près de la tente d’un haut général avait disparu lors de son retour. Soit. Si toute surveillance avait disparu c’était sans doute parce que le méfait avait été accompli. Méfait ou bonne action, peu importait. Il lui avait paru étrange qu’un garde en faction demeure éveillé tandis que les autres répétaient un concerto de ronflements. Il garda ce détail en mémoire avant de retourner vers la tente de Lost Ore. Il avait fait quelques détours en espérant retrouver le Loup Blanc là où ils s’étaient quittés plus tôt dans la nuit. Sa surprise fut mêlée à un brin de déception et de crainte. Il attendit encore quelques temps avant d’abandonner ce refuge pour retourner sur le lieu du combat.

Les guerriers avaient été dispersés par « une escouade d’archers menés par une femelle ». Il trouva deux ou trois soldats pour lui narrer les derniers faits et gestes des mercenaires et des recrues gondoriennes. Non, ils ne savaient pas où se trouvait le Chevalier au Loup Blanc. Il avait disparu après le passage du lieutenant Sara. Emmenés par ses gardes. L’un des soldats avait eu l’esprit encore assez clair pour lui raconter les faits concrets. Les autres avaient déjà transmué les faits et gestes du Loup Blanc en contes et légendes pour enfants. Il y avait plusieurs partis pris au sein de l’armée. Quelques jeunes guerriers encore un peu naïfs et d’autres plus aguerris et plus sages approuvaient l’action solitaire de Lost Ore et le soutien des archers. Les plus belliqueux crachaient encore des jurons contre « cet empoté de sauveur miséricordieux … ». Certains des soldats n’avaient guère d’avis. Lost Ore avait bien fait, oui, il avait presque calmé les esprits. Mais ils n’auraient pas été contre une petite vendetta qui les aurait vengés de ces chiens galeux du désert. Il ne put se faire un avis du point de vue des mercenaires. Malgré son bon vouloir il lui fut interdit de franchir la limite de leurs camps. Ils se méfiaient de toute intrusion qui eut pu les mêler une fois encore à une échauffourée. Il était clair que même parmi les mercenaires, le Gondor venait de perdre des alliés.

Il ne put jamais trouver le lieu où avait été emmené Forlong. Les tentes des hauts dignitaires étaient trop bien gardée, et lui-même trop mal connu, pour tenter d’y pénétrer en prétendant chercher le Loup Blanc. Il ne prit pas la peine de retrouver la tente du guérisseur. Mieux valait au final qu’on ne le voit pas avec un grand combattant. L’ombre était sa demeure. Il retourna se mettre à l’abri des regards dans la tente de l’ancien capitaine d’Arnor en espérant en apprendre plus le lendemain. La nuit lui parut très courte.

Il se réveilla aux bruits des allées et venues des soldats qui levaient le camp. Il avait regroupé les affaires de Lost Ore et avait demandé à un jeune soldat de les charger et de s’en occuper jusqu’au soir. Il viendrait les récupérer si jamais il ne revoyait pas Forlong.

Le paysage changea tandis qu’il marchait au rythme du pas des chevaux. Sable et cailloux laissèrent place à de l’herbe verte puis aux branches de hauts arbres. Il avait surveillé tout du long le groupe de tête parmi lesquels figuraient les officiers de l’armée du Gondor. Il n’avait pas remarqué de changements par rapport à la veille. Les mêmes hommes chevauchaient aux mêmes places. Ils étaient relativement nombreux. La veille il avait essayé d’effectuer un décompte des hommes qui marchaient parmi le groupe royal. Il avait abandonné au bout de la troisième tentative car il perdait ses comptes à chaque fois qu’un homme se déplaçait parmi la foule pour prendre une nouvelle place. A cheval cependant il avait approché le chiffre d’une trentaine de hauts dignitaires. Mais de dos, la reconnaissance était difficile.

Il s’arrêta comme d’autres lorsque les cavaliers du Gondor vinrent à leur rencontre. Il ne prêta guère attention aux mouvements des troupes qui devaient rebrousser chemin. Les mercenaires les accompagneraient jusqu’au soir pour récupérer leur pécule. Ses esprits lui revinrent lorsque les hommes de l’émir Radamanthe quittèrent définitivement le corps de l’armée. Le seigneur Radamanthe ne les avait-il pas accompagnés jusqu’à présent ? Or il semblait bien ne plus figurer parmi les hommes proches du roi, ni parmi ses hommes à lui. Il questionna rapidement, l’air de rien, les soldats gondoriens avec qui il avait partagé les premières heures du jour. Non, officiellement, aucun d’entre eux n’avait entendu dire que le seigneur Radamanthe avait quitté les troupes armées. Sans doute devait-il se trouver plus avant aux côtés du roi. Après tout il pouvait tout aussi bien se dissimuler dans une des carrioles qui protégeaient de la morsure du soleil. Mais, non, ils ne savaient pas.

Il fut interrompu dans ses réflexions par un agent de l’Arbre Blanc. Prise de contact rapide. Il le suivit sans un mot. Les ordres étaient les ordres, et il n’était qu’un maillon des longues chaînes que manipulait la Tête. D’autant plus qu’il ne se voyait pas refuser l’invitation d’un géant aux crins d’or, aussi svelte soit-il. Il avait eu son content de mésaventures.

Ils s’approchèrent d’un chariot bringuebalant sur les cahots de la route. Il s’agrippa aux rebords de bois pour se hisser sur le plateau du chariot. Le corps couché qu’il avait aperçu d’un coup d’œil se révéla être celui de Lost Ore. Au moins il n’était pas mort, même s’il ne semblait pas être au mieux de sa forme. Il écouta les quelques mots de Bogdan tandis qu’il saluait les restes de Forlong avec un sourire amical. S’il avait su, il aurait conservé avec lui la bouteille de vin qu’il avait retrouvé dans les affaires de son compagnon d’infortunes.

- Content de vous compter encore parmi les vivants.

Il regarda la file des hommes qui suivaient le chariot avant de prendre la parole. Il narra son arrivée malencontreuse à Assabia et sa rencontre imprévue avec le Loup Blanc. Les affaires avaient mal tourné par la suite.

- Il me semble que les affrontements n’ont été qu’une supercherie, même si les blessures qu’ils ont entraînées sont bien réelles.

Il regarda Forlong d’un coup d’œil. La tactique de la fuite avait toujours eu l’avantage de le laisser sain et sauf. Les lâches avaient du permettre la pérennisation de l’espèce humaine sans doute…

- J’ai découvert un agent de l’Arbre, mort, aux abords du camp. Il suivait quelqu’un… d’assez important il me semble. Enfin, quelqu’un, ou plusieurs personnes, les traces n’étaient pas nettes. Mais sa découverte lui a été fatale. Je pense qu’un homme est parti à cheval hier soir, qu’il a quitté le camp en direction du Nord et qu’il n’est pas revenu, ou pas encore.

Il précisa les détails qui l’avait menés à cette conclusion et enchaîna sur le soldat qui était demeuré aux aguets tandis que les autres dormaient ou se prêtaient à l’excitation du combat contre les mercenaires.

- Je ne sais pas à qui appartenait cette tente. Toujours est-il qu’elle était au moins aussi bien surveillée que celle du roi. J’entends par là que l’homme qui la gardait se sentait investi d’une mission importante. Lorsque je suis revenu l’homme ne veillait plus et les combats avaient cessé. Ce n’est peut-être qu’une coïncidence, mais je pense plus sûrement que le hasard n’a rien à avoir avec toute cette affaire.

Il fit une brève description du lieu où s’était trouvée la tente la veille au soir. Il ne savait pas vraiment si les emplacements étaient permanents ou s’ils changeaient en fonction de la configuration des lieux. Il espérait que Forlong en sache un peu plus long à ce sujet et puisse les éclairer sur l’identité de l’officier qui y logeait. Il continua son rapport dans un ordre rigoureusement chronologique, apposant ses conclusions uniquement après une suite de déductions et de faits.

- Je me demande à l’heure actuelle où se trouve l’émir Radamanthe.

Il ne fit aucun lien avec les explications qu’il avait donné auparavant, sa logique lui laissait supposer que les autres agents de l’Arbre avaient l’esprit assez fin pour tirer leurs propres conclusions.








Dernière édition par Nathanael le Ven 22 Avr 2011 - 10:01, édité 1 fois
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Un retour sans bouclier... EmptyMar 19 Avr 2011 - 1:16
Forlong releva doucement sa tête afin de regarder l'homme barbu qui venait de se hisser sur le chariot. Rien que ce geste court et naturel s'avéra coûteux: l'homme du Nord sentit sa tête tourner et la nausée envahir son estomac. Il répondit cependant au sourire de Nathanael de la même façon, ou du moins par un rictus douloureux.

Malgré sa faiblesse et la douleur, le dunadan s'efforça d'écouter attentivement ce que disait l'Agent de l'Arbre Blanc. Une supercherie...encore une fois il s'était avéré être le bouc émissaire dans une affaire qui le dépassait. Malgré son intelligence et ses talents de stratège conséquents, Forlong avait toujours manqué de talent pour les intrigues et les mensonges diplomatiques. Il était avant tout un guerrier, et même lorsque son rang de capitaine d'Arnor lui avait ouvert une porte vers la Cour Royale, et peut être même le Sénat, il préféra rester sur les champs de bataille.
L'Arbre Blanc avait besoin d'hommes comme lui, tout comme des penseurs comme Nathanael. Toujours en était il que c'étaient les fils de l'épée qui payaient le plus souvent le prix écarlate de la diplomatie Gondorienne.

L'Emir Radamanthe..?! Avait il bien entendu le nom prononcé par le barbu? Il se rappelait très bien de ce personnage, de l'époque où celui-ci ne portait encore aucun titre officiel dans la Cité Blanche, mais était déjà un homme de confiance auprès du Roy. L'homme qui avait combattu la Secte aux Amulettes dirigée par l'infâme Balthazar Le Noir. Qui avait affronté les armées ennemies devant les portes de Minas Tirith. Qui, accompagné des plus grands dirigeants des Peuples Libres, affronta le Dragon lors de la Grande Bataille du Nord. Radamanthe, un traitre? L'idée semblait grotesque...et pourtant. Le pouvoir faisait des choses étranges avec les coeurs des hommes. Et Forlong avait déjà vu assez de trahisons dans sa vie pour ne pas considérer la réputation d'un homme comme preuve suffisante de sa loyauté.

Il décida de prendre la parole, une initiative qui le couta une nouvelle vague de nausée, ce qui ne suffit cependant pas pour l'arrêter:

-Les tentes...dans la partie du campement réservée aux dignitaires...changeaient d'emplacement chaque nuit...A chaque fois que le campement était déployé, les tentes des officiers et autres personnages importants étaient placées dans un ordre différent...sans doute pour empêcher les agents potentiels de l'ennemi de préparer une attaque cohérente sur cette partie du camp...ou un assassinat. Je n'ai pas pris la peine de suivre les changements de l'emplacement de chaque tente, ma mission ne concernait que celle du Roy..je ne saurai pas vous aider.

Bogdan et son compagnon blond hochèrent simultanément de leurs têtes d'une façon presque comique, mais les expressions sur leurs visages indiquaient une réflexion intense, ou même l'inquiétude. L'information sur l'émir Radamanthe les avait apparemment déstabilisé. Ce fut Bogdan, qui semblait être le plus éloquent et le plus futé des deux hommes, qui répondit:

-Un de nos agents morts...un autre incapable de soulever la tête après s'être fait transpercé par un soldat de notre armée...un troisième qui a failli périr sous les griffes d'une créature mystérieuse. Ma foi, cette expédition ne sent pas très bon. Mais vous avez tous les deux accompli votre devoir, messieurs. Quant à l'heure actuelle...moi et mon collègue devons...vérifier quelques éléments. Les informations que monsieur le barde nous a fourni ont avancé beaucoup de questions qui exigent une réponse.

Il tourna son regard vers Nathanael et Forlong, et ajouta, d'un air moins pensif:

-Lost Ore...vous méritez, mais surtout vous avez besoin, de vacances. Je vous conseille de vous trouver un endroit calme pour reprendre les forces et guérir vos blessures. Il se peut qu'on aura besoin de chaque lame dans quelques mois. Quant à vous, monsieur le barde...le choix vous appartient. Vous avez fait un bon travail, et je suis sûr que le long voyage et les évènements traumatiques vous ont épuisé. Si vous souhaitez prendre congé, vous y avez aussi droit. Alternativement, nous pouvons vous donner une nouvelle mission.

Bogdan se tut, attendant une réponse de la part des deux hommes, tout en caressant la nuque de son poney. Forlong toussa douloureusement, et répondit:

-Je ne refuserai pas votre offre...dans mon état actuel je vous serais inutile-sa voix faible laissait paraitre un mélange de soulagement et d'amertume.-Je connais l'endroit où j'irai d'ailleurs...pas tellement loin d'ici. Le fief Beauclair, il a appartenu à un homme qui combattait jadis pour le Prince de Dol Amroth.

Le dunadan tourna lentement son regard vers Nathanael:

-Si jamais vous choisissez la première option, vous seriez un compagnon bienvenu si vous le souhaitez.

Il se tut à nouveau, sentant son corps protester brutalement contre l'effort nécessaire pour prononcer ce bref monologue. Il se laissa bercer par le mouvement irrégulier du chariot, en attendant la décision de Nathanael.


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Un retour sans bouclier... EmptyVen 22 Avr 2011 - 18:43
Les premières pousses s’étiraient fébrilement sur leur pétiole pour capter la lueur du soleil. Les rayons célestes parcouraient la forêt de raies dorées où la poussière soulevée par les sabots des chevaux semblait suspendue. La route était parcourue d’ornières boueuses et de flaques ; l’eau avait sa place ici, la vie aussi. Oubliée la torpeur nocturne, oublié le sable grinçant, oubliée la face cruelle de l’astre diurne. Il avait une autre figure en Ithilien, plus clémente. Il entendit le chant d’un oiseau. La nature reprenait ses droits sur le désert et la mort. Images fugaces … Il reprit ses esprits lorsque Forlong articula ses premiers mots. Il semblait meurtri, mais ses blessures récentes ne semblaient pas en être la seule et principale cause. La menace tenait toujours ses ailes déployées et les couvrait d’une ombre persistante. Quel bouclier est assez efficace pour se protéger de l’incertitude ?

Les réponses prenaient la clef des champs. Il avait l’impression de suivre les ondes de l’eau après le passage d’une pierre qui ricoche. Formes éphémères et tremblantes, insaisissables. Chaque réponse entraînait avec elle son lot de nouvelles questions. Il y avait donc du grabuge dans l’air, mais nul ne savait où tomberait l’orage. Que craignaient-ils vraiment ? Que craignaient le Gondor et les peuples libres ? Les armées avaient déjà essuyé des tempêtes funestes et des guerres meurtrières dans le passé. Ces cinq années de calme relativement plat n’avaient elles pas fait rouiller les armures et les esprits ? Le danger semblait venir d’une pluie fine beaucoup plus insidieuse, corrosive pour les âmes et les cœurs ; les alliances entre royaumes prenaient la forme de frusques décousues sur lesquelles un groupe organisé et malveillant venait tirer les fils. De la liberté il ne resterait bientôt plus que des oripeaux. Etait-il bien temps de prendre congé et de défier la fortune en se prélassant dans les draps du repos ? Il en doutait, mais la tentation était bien grande de fuir les affaires politiques et les énigmes de la société civile et militaire. Quelle piste pourrait-il bien suivre après tout ? Il ne servait à rien de remettre en cause la loyauté de Radamanthe dans l’immédiat, ni de poursuivre des ombres. C’était peine perdue. Pendant qu’il réfléchissait il poussa un profond soupir. Il était las. Mais la morale et le dévouement ne tolèrent pas de répits.

- Je suis certain moi-même de mériter quelques repos mais je ne serai d’aucune aide si loin de Minas Tirith et j’ai idée que la guerre engagée par Méphisto ne s’arrêtera pas aux frontières du royaume de Gondor. Je redoute que les ennemis les plus à craindre ne soient pas ceux qu’on a laissé derrière nous.

Il avait froncé les sourcils lorsque Bogdan avait évoqué la créature, un tic manifestant un bref sursaut interne. Il espérait ne plus jamais croiser pareille apparition. Il ne porta pas les doigts autour de son cou mais il sentait les griffures le picoter étrangement. Souvenirs charnels. Il porta son regard sur le Loup Blanc, visage décharné. Il esquissa un sourire et s’essaya à faire un peu d’humour.

- Vous m’excuserez Lost Ore, mais pour ma propre sécurité il me semble plus prudent de ne pas demeurer trop longtemps à vos côtés. Tout comme pour votre santé il ne serait pas judicieux que vous dussiez me secourir une seconde fois.

Lost Ore mis hors-jeu, Méphisto perdait son garde-fou. Il y aurait bientôt une vive agitation dans les hauts étages de la Cité Blanche. Le roi pouvait bien mourir, il n’était pas particulièrement attaché à un souverain en particulier, son but était de protéger et de défendre la couronne ainsi que les valeurs du Gondor. Malheureusement, Mephisto demeurait le seul à pouvoir porter le bandeau royal. L’un était lié à l’autre. Et il lui semblait fort que les héritiers suivants sur la liste n’étaient pas tous Gondoriens. Beaucoup de changements, trop sans doute, auraient lieu et trop vite. L’étau semblait déjà se resserrer autour du Gondor : le Rohan était tombé aux mains d’un roi illégitime et frappé de mégalomanie et le Khand s’était vu qualifié d’ennemi. Au-delà des limites du Riddermark il demeurait méfiant quant aux volontés politiques des souverains étrangers. Mais au Nord comme au Sud le soutien venait à manquer.

Il s’était attaché à démêler des énigmes sordides loin de Minas Tirith, mais qu’en était-il de la situation au sein de la Cité Blanche ? Il lui faudrait en apprendre plus avant de retourner à la frontière entre l’ombre et la lumière.

- Y a-t-il des nouvelles particulières de la Cité ? J’aimerai en apprendre plus des allées et venues de ceux qui forment la Couronne de Fer. Les bribes d’informations dont je dispose ne sont que miettes et elles m’inquiètent beaucoup déjà.

Il regarda Bogdan avec détermination et sérieux. Il ne savait pas à quelle échelle il se trouvait dans la hiérarchie construite par la Tête. Ces deux agents étaient venus le chercher sans plus d’explications. D’ailleurs, pourquoi Gilgamesh avait-il besoin de savoir aussi vite ce dont il retournait ? Ne pouvait-il attendre son retour ou exiger qu’il revienne plus rapidement ? Qui se soucierait d’une âme en plus ou en moins, d’autant qu’ils étaient à présent libre de demeurer ou de partir. Le vieux renard avait sans doute des centaines de plans à l’esprit qu’il lui faudrait mettre en place, revoir, préparer avant le retour du roi. Mais d’une certaine manière, Nathanael espérait bien pouvoir en faire partie en continuant à enquêter sur de troubles faits.
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Un retour sans bouclier... EmptyMar 26 Avr 2011 - 1:54
Se doutant du prix qu'une tentative de rire l'aurait couté, Forlong se satisfit d'un bref rictus. Il prit quelques secondes pour analyser ses sentiments face à la réponse de Nathanael; il n'était pas particulièrement déçu ni triste. Il appréciait beaucoup la compagnie du conteur, mais il avait toujours été un loup solitaire, habitué à ce que sa propre ombre soit son compagnon.

Bogdan quant à lui hocha de la tête et soupira en entendant les paroles de Nathanael. Il répondit en se grattant le menton:

-Les énigmes, intrigues et autres mystères sont une drogue difficile à abandonner, n'est ce pas monsieur le Barde? Veillez cependant à ce que l'araignée ne devienne pas la mouche, car ce n'est pas un jeu. Minas Tirith...la Cité a besoin de la présence royale pour regagner sa blancheur légendaire. Il y a une semaine, un mage noir elfique s'est introduit dans le Palais Royal. Il a volé un certain artefact...je ne peux pas vous en dire plus. Un des meilleurs apprentis mages de Minas Tirith est mort pendant la poursuite...égorgé. Etrange, même très. Personne ne sait ce qu'est devenu le mage noir elfe...Nos agents ont fait tout pour calmer les rumeurs qui se répandent dans la ville. L'elfe est recherché par nos meilleurs hommes dans toutes les cités du Gondor, et Minas Tirith est gardée comme jamais. Vous ne nous serez d'aucune utilité là bas.

D'un geste de la main brusque, le petit homme écrasa une mouche qui s'était assise sur la nuque de son poney.

-Ceux qui forment la Couronne de Fer...nous aimerions en savoir plus nous mêmes. Balthazar Le Noir est mort. Tué, lui et ses infâmes enfants. Les corps ont été retrouvés dans une mine abandonnée à quelques lieues de la Cité Blanche. Quelqu'un a fait une grande faveur au Gondor ma foi...nos sources confirment que le Démon Noir faisait parti de la Couronne de Fer, et occupait un poste très élevé. Un autre criminel s'était échappé de la prison de Minas Tirith la même nuit que Balthazar...un certain Warin, l'infâme seigneur gondorien. Personne ne sait où il se trouve maintenant...Nous avons relu des anciens rapports sur l'attaque d'Aldburg il y a cinq ans. L'Ordre était responsable, sous les ordres d'un elfe nommé, ou surnommé, Lammâth. Ils sont puissants, et ils sont partout. Même l'Arbre Blanc peut ne pas suffire pour les détruire. Mais nous essayerons néanmoins.
Si vous voulez enquêter, rendez vous dans une ville Gondorienne...Pelargir par exemple. Des choses intéressantes se passent toujours dans une cité portuaire. Et faites attention à vous, monsieur le Barde. Il serait regrettable de perdre un agent comme vous. A présent, nous devons vraiment partir. La Tête nous attend. Au revoir, messieurs!

Sur ce, Bogdan éperonna sa monture, qui démarra, à un tempo loin du galop dramatique désiré par le cavalier. Le compagnon blond du petit homme le suivit à son tour, saluant Nathanael et Lost Ore d'un signe de la tête.

Forlong les regarda partir, et dit:

-Nos chemins se séparent à nouveau, Nathanael. Ne vous faites pas tuer.
Que la route vienne toujours à votre encontre,
Que le vent souffle toujours dans votre dos,
Que les rayons du soleil réchauffent toujours votre visage,
Que les pluies tombent doucement sur vos champs,
Et, jusqu'à notre prochaine rencontre,
Que les Valar vous tiennent dans la paume de leur main. *

Le capitaine en exil se tut pendant un moment, puis une grimace déforma son visage usé par le vent et les épées ennemies. Il ajouta:

-Mon esprit est brouillé par les potions que m'a fait boire le toubib...si vous vous rendez vraiment à Pelargir, vous pouvez au moins profiter du confort de ce chariot de foin pendant une partie de votre voyage. Le fief Beauclair se trouve dans le Belfalas, donc il va falloir passer par les alentours de Pelargir pour y arriver.

Forlong lança quelques instructions au vieux paysan qui dirigeait le chariot, et s'écroula à nouveau sur le foin, regardant le ciel gris et les branches sombres au dessus de sa tête.

Doucement, à la vitesse d'un chariot rempli de foin, le capitaine du Nord en exil revenait vers son passé...




*adaptation d'une vieille bénédiction Irlandaise


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Calimehtar Oropher
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Un retour sans bouclier... EmptySam 14 Mai 2011 - 20:27
    A la lisière de la Lothlorien, Calime avait regardé ses compagnons de route partir avec un léger pincement au cœur. Elle leur enviait cette facilité de partir sans hésitation, sans attache, sans…handicap. Ils semblait sûrs d’eux, et marchaient droit, sans peur, ni crainte.
    Elle les regarda jusqu’à ce que leurs silhouettes ne soient plus qu’un point noir disparaissant à l’horizon, hors de portée, même de sa vue d’elfe.
    Elle avait partagé la journée suivante, répartie entre le repos et la méditation. Sa décision prise, elle avait cueilli quelques fruits dans les alentours pour agrémenter son baluchon qui représentait toute sa maigre fortune.
    Elle attendit impatiemment que le soleil daigne entamer sa longue descente cinabre, et prit la route.
    Elle ne savait pas où aller, ni vraiment pour quelle raison, mais elle sentait qu’elle devait voyager, et se découvrir. Elle prit une route sinueuse qui s’étendait droit vers le Sud, droit vers l’inconnu.
    Sa démarche fut d’abord hasardeuse et méfiante. Se retrouver au milieu de cette plaine, à perte de vue, sans moyen de repère, lui fit soudainement peur. Elle voulut faire demi tour mais sa volonté fit barrière.

    Non.
    Avancer, tout droit.
    Se tenir droite.
    Un pas…
    Deux pas…

    La nuit s’installait progressivement, et les nuages dégagèrent la Lune qui lui apporta du réconfort. Elle remonta le baluchon sur son épaule et poursuivit son chemin, le cœur serré. Elle avait l’impression de laisser une partie d’elle-même derrière elle, et à tout bien réfléchir, c’était tout à fait le cas.
    Elle avait passé 217 ans dans cette forêt, dans la crainte du soleil, dans la crainte de l’extérieur, dans la crainte…des autres, tout simplement. Ce voyage représentait beaucoup pour elle. Elle avait profité de ces temps de paix pour pouvoir partir sans déserter les rangs de l’armée des elfes.
    Ce voyage initiatique, elle aurait du le faire tôt ou tard. Avec l’âge, elle avait développé, en parallèle de sa peur, une curiosité sans bornes et à toute épreuves.
    Elle voulait voir la forêt de Fangorn, la forteresse d’Edoras et son Gouffre de Helm où tant d’histoire était réuni. Elle voulait contempler la tour blanche de Minas Tirith, gouter aux mets des hommes, et même..à la bière naine. Oh juste une gorgée ! Les siens lui avaient raconté qu’elle était infecte, comme la compagnie des nains d’ailleurs, mais pour Calime, toute expérience, bonne ou mauvaise, était à prendre.
    Et peut être, que dans son périple, elle trouvera un endroit où elle se sentira à sa place. Utile, et bien avec les gens qui l’entoureront.

    Les nuits passèrent…elle marcha. Les journées passèrent…elle se cachait.
    Petit à petit, elle arrivait à affronter, pendant quelques heures, la présence du soleil, en camouflant la moindre parcelle de son corps. Il s’agissait d’une dure épreuve, mais elle ne pouvait certes pas vivre en marge de la société diurne à cause de son maléfice. Les heures s’allongèrent, et elle prit confiance en elle.
    Elle sentait déjà des débuts de changement en elle, et cela la combla de bonheur.
    Arrivée dans un petit village, elle réussit à troquer une de ses deux dagues elfique de haute qualité, léguée par sa mère, contre une jument grise à la crinière éclatante. Elle remercia le vendeur dans sa langue natale, qui enchanta ce dernier, et partit. Elle n’avait pas de selle, et elle préférait monter ainsi. Elle avait l’impression de faire communion avec le cheval, et non de lui imposer sa supériorité.



    • • •


    Elle continua droit vers le Sud. La liberté était une ivresse qu’elle découvrait et dont elle se nourrissait quotidiennement.
    Sa route croisa un attroupement de soldats. Reconnaissant son origine elfique, ils lui apprirent qu’il y avait un homme blessé, un peu plus loin, sur un chariot de paysan. Elle les remercia d’un signe de tête et talonna Elona, voyant ainsi une occasion de tester ses quelques connaissances en matières de soins. Et…elle pourrait se montrer utile, qui sait ?
    Elle sourit et chercha du regard le dit chariot qu’elle retrouva non loin. Elle aperçut l’homme allongé dans le foin, avec à ses côtés un autre homme d’âge mûr, brun. Des soldats ? Ils avaient l’air de rang supérieurs à la simple infanterie, même si elle ne connaissait rien, sur l’armée des hommes.
    Elle s’approcha du chariot et cala son allure sur la sienne.
    Son capuchon cachait entièrement son visage et sa peau, étant en plein jour. Elle espéra néanmoins que cela ne provoquerait pas de la méfiance.


    - Aiya, Atanva. Nëan Elda tavarva, Calimehtar. (*Bonjour, hommes. Je suis une elfe de la forêt, Calimehtar). Puis je vous apporter une quelconque aide ? Votre compagnon a l’air en difficulté, et je possède les quelques connaissances de mon peuple, sur les soins.

    Elle salua de la tête les hommes, et demanda à Elona de rester auprès du chariot, dans sa langue natale, avant de passer gracieusement sur le bord du chariot, à côté du blessé. Elle leur montra ses mains libres, dénuées d'armes. Son baluchon était resté accrochée à sa monture. Elle pensait qu'ainsi, ils seraient moins craintifs.

    - Je vous prie, Sir, laissez moi voir votre blessure…

    Elle contempla l’homme allongé, le visage crispé, le regard méfiant avec une lueur d'agressivité, les cheveux d’un blanc immaculé. Son visage appartenait à un homme d’âge mûr qui avait visiblement connu pas mal de batailles. Son visage était strié de cicatrices, et même si elle aurait pu trouver cela repoussant, comparé aux visages parfaits et androgynes de la gente masculine elfique, elle trouva ce visage…spécial…d’une beauté brutale. C’était un homme…un soldat…
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