Il faut intervenir!

Aller en bas 
Rômrhun
Ambassadeur
Ambassadeur
avatar

Nombre de messages : 277
Age : 27
Localisation : Somewhere, Over The Rainbow

~ GRIMOIRE ~
- -: Nain
- -: 52 ans
- -:

Dim 6 Fév 2011 - 22:01
Dans la grande salle de Château-Brande, le Maître du Pays de Bouc était en pleine réunion avec ses principaux conseillers. Ils discutaient de l'état des stocks de nourriture à cette période avancée de l'hiver, des passages récents sur les routes du Pays de Bouc, des nouvelles du reste de la Comté, et autres choses importantes pour gérer cette région de la Comté.
Il fumaient abondamment, les pieds posés sur la table, table qui était ensevelie sous les victuailles, fromages, saucissons, fruits, volailles, tout ce qui était nécessaire à une réunion de ce genre.

C'est alors qu'un jeune hobbit messager entra en trombe, sans même frapper. Il semblait particulièrement essoufflé, tout rouge et en nage, et mit un certain temps avant de reprendre son souffler.
Mais quand il put parler, ce fut pour annoncer une fort mauvaise nouvelle :

"Maître! Maître! Les pillards ont encore frappés! Trois maisons isolées près de Creux-de-Crique ont été attaquées, et l'une d'elle a même été brûlée! Aucune victime n'est à déplorer, mais les trois familles se retrouvent sans ressources pour l'hiver!"


Le Maître fronça les sourcils dès les premiers mots, puis il ferma les yeux et se prit la tête à deux mains.

C'était la quatrième fois en deux semaines que des humains s'en prenaient à des habitations à la tombée de la nuit ou juste avant l'aube. Selon toute vraisemblance, ils se cachaient dans la Vieille Forêt, à l'abri de toutes représailles. Les hobbits étaient déjà terrorisés par les voleurs humains, mais ils osaient encore moins s'aventurer dans la Forêt.

Le Maître sortit de sa torpeur, se leva, et frappa avec force sur la table.

"Il faut intervenir!"


Les autres hobbits se figèrent, ils n'avaient pas l'habitude d'une aussi grande virulence. Les problèmes étaient rares dans la vie tranquille de la Comté, et les réactions de cette ampleur encore plus.

"Toi, là, dit le vieux Brandebouc en s'adressant au messager, va porter un message à Bree. Dis leur que j'offre une forte récompense à tous ceux qui voudraient nous débarrasser de ces pillards. Si nous Hobbits sommes impuissants, des Hommes forts et robustes seront sans doute près à nous aider. Va à la taverne, et dit à tous les volontaires de se présenter ici dans 3 jours. Ne traîne pas!"

Il fallait faire vite, car les attaques risquaient de se multiplier si les voleurs s'engaillardissaient.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nyreus Nístaurecelvar
Sage
avatar

Nombre de messages : 38

~ GRIMOIRE ~
- -: Elfe
- -: 4009
- -:

Mar 8 Fév 2011 - 20:57
Nyreus cheminait sans hâte. Elle allait à pied, auprès de Minwë, son cheval au travers de forets, de champs et de sombres sentiers. Nulle destination finale n’avait été arrêtée par l’Elfe. Peu lui importait en réalité, elle évitait cités et villages, sans trop savoir pourquoi, marchant le plus souvent dissimulée sous sa capuche, avec le bon pas léger qu’elle avait. Elle alla ainsi quelques temps, assez longtemps pour se retrouver bien loin de son lieu de départ, c’est-à-dire Mithlond, ou les Havres Gris où elle avait participé à une ambassade diplomatique des Elfe auprès des Hommes. Parvenue aux frontière du pays des Semi-Hommes, elle décida de faire une escale à Bree. Pour cela, il lui fallut rattraper la Grand-Route. Celle-ci lui rappelait les voyages qu’elle avait entrepris plus jeune, elle n’était pas encore seule à cette époque, et aux bruits presque imperceptibles de ses pas se mêlaient alors des chants, des rires et des compositions toutes elfique. Qu’elles sont parfois tristes et monotones ces routes de pierre, seulement égayée par les chants d’adieu des oiseaux migrants, lorsque disparaît la végétation : forêts, arbres, buissons, plantes et jusqu’à la fleur dont l’odeur est si envoûtante, dont est gracieuse la corolle et aux blancs pétales immaculés, poussée ici mais arrachée par la charrette qui lui a roulé dessus. Ah ! que les Hommes sont parfois oublieux. L’auberge du Poney Fringant étant toujours une source d’informations diverses sur la situation du pays. La (ou le ) soleil était haute ( haut ) dans le ciel quand elle acheva – ou plutôt mit une étape à- son voyage. L’air était frais, mais vif et la douceur de ce jour-ci faisait parfois frissonner. Nyreus pénétra dans Bree.

Le village n’avait guère évolué. Dans son souvenir, il était déjà ainsi. Sympathique et paisible, quoique ayant son caractère. Ces chaumières étaient les mêmes. Tout s’était figé pour reparaître tel qu’antan, jusqu’à la vieille femme édentée dont les cheveux de paille son dénoués, dont le sein est bas, la figure vieille et repoussante, l’haleine écoeurante mais dont on sent le cœur juste. Cette même femme qui revient de quelque marché, son âne sur son dos transportant les denrées qu’elle n’a pu vendre. Bien évidemment l’âne est récalcitrant N’entend-on pas la souffrance de la pauvre bête. Et ce fouet qui claque. Nistaurecelvar serre les dents. Elle s’approche de la grand-mère et de son pauvre baudet. Dans la langue des Haut Elfes, elle s’adresse à l’animal :

-Apaisé, apaisé. Suit le sentier et garde ton calme, il n’y a ici nul danger.

Aussitôt, il cesse de brailler, de refuser d’avancer et reprend son pas. Personne n’a vu la scène, hormis la vieille femme qui observe avec méfiance et reconnaissance cette étrangère à la voix envoûtante cachée sous une capuche, dont le visage n’est que peu visible – encore que ce que l’on en voit semble beau – et des les cheveux d’ors semblent cascader sur les épaules. Horreur ! Elle remercie sa bienfaitrice et s’en va au plus vite. Nyréus connaît cela. La superstition sans aucun doute. Et après ? Aux yeux de cette femme, elle est peut-être ( c’est même fort probable ) quelque harpie dissimulée son un masque de beauté au premier abord mais qui, abaissant sa capuche ne peut cacher ses crocs saillants et sa volonté de manger de la chair humaine. Allons, les hommes sont parfois oublieux. Direction l’Auberge.

***

Une fois attablée, Nyreus, bu, mangea quelques verdures et vit débouler un Hobbit harassé. Assise dans un coin, aussi discrète que peut l’être l’Elfe qui ne souhaite être dérangé, elle n’y prêta guère plus qu’une oreille. Mais une oreille d’Elfe. Qui plus est les longues oreilles ne sont jamais distraites. Elle se leva et rejoignit le Semi Hommes, lui offrait le verre d’eau qu’elle avait siroté.

-Peut-être puis-je vous apporter quelque aide, Hobbit. Voyez cela.

Et elle écarta, dans un éclair les pans de sa tunique, laissant entrevoir une jambe d’Elfe, parfaite et une fine lame, Serce, son sabre elfique. Il ne fallut guère de temps pour qu’elle aille se présenter au Maitre du Pays de Bouc. Elle avait conservé son apparence discrète, en abaissant sa capuche. Il n’y avait plus guère d’Elfe et cela valait mieux peut-être qu’on ne dise pas que le Beau Peuple arpente la Comté. En ce pays seules les superstitions vont plus vite que les rumeurs.

A Château-Brande, elle s’arrêta devant la porte, à cheval face aux gardes.

-Je suis une Dame Elfe des forets peuplées par les nôtres à l’orient d’ici. Je viens pour l’annonce de votre maître et souhaiterait le rencontrer. Je n'ai évidemment que faire de l'or.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nurmar
Citoyen
avatar

Nombre de messages : 22
Age : 24
Localisation : Terre du milieu

~ GRIMOIRE ~
- -: Dunadan
- -: 98
- -:

Ven 18 Fév 2011 - 18:00
Nurmar marchait d'un pas trainant à travers la forêt, il était fatigué il avait marché toute la journée. Il cachait son visage sous son capuchon, avec sa main droite il tenait mollement la garde de son épée et sa mains gauche tenait par le pouce à sa ceinture en cuire, son sac de voyage commençait à lui peser sur les épaules il était impatient de trouver l'auberge qui d'après ses souvenirs ne devait pas se trouver loin, voilà bien des années qu'il n'était pas allé en compté, mais il trouvait cette région toujours aussi pittoresque. Il passa devant une petite maison et bailla, il effraya le Hobbit qui était en train de s'occuper de son jardin. Nurmar ne pouvait s'empêcher de sourire sous sa cape en ce disant que même si les âges passent les Hobbit sont toujours aussi "dociles" .

Un peu plus tard il prit à droite à une intersection l'auberge était à quelques mètres il vit rentrer un Hobbit en courant, il le suivit à travers la porte et s'assit à une table vide ce situant dans un angle mal éclairé, il ne voulait pas se faire remarquer, mais il voulait examiner la compagnie qui pouvait bien trainer dans les parages, rien d'anormal, rien d'anormal, sauf une grande forme svelte aux cheveux d'ors tombant de sa capuche, surement une femme elfe cette grâce et façon de se déplacer ne trompait pas Nurmar. Elle était surement en route pour les Havres gris. Puis il vit le Hobbit qui était rentré en courant plus tôt il était encore haletant , il parlait à l'elfe avec un air paniqué, mais ce n'est pas l'elfe qui lui faisait peur apparemment, Nurmar n'avait pas d'oreilles d'elfes il ne pouvait entendre mot, il se leva et s'approcha discrètement des deux pour entendre ce qu'il pouvait.

Des histoires de brigands qui pillent des maisons Hobbits et le Maitre de la région veut se débarrasser d'eux, il en avait assez entendus, l'elfe sortit de la pièce et Nurmar demanda son chemin au Hobbit messager.

Nurmar alla au Château-Brande là-bas devant la porte il retrouva l'elfe se présentant devant les gardes, il la laissa finir et dit:

"Je suis Nurmar Dunadan je suis ici pour vous porter mains forte, à vous et votre maitre j'aimerais comme l'elfe le rencontrer."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rômrhun
Ambassadeur
Ambassadeur
avatar

Nombre de messages : 277
Age : 27
Localisation : Somewhere, Over The Rainbow

~ GRIMOIRE ~
- -: Nain
- -: 52 ans
- -:

Ven 18 Fév 2011 - 19:03
Mais qu'est ce que je fais là encore?

C'est ce que je me disais, sautillant d'un pied sur l'autre dans la Gran'salle de Château-Brande. Comment avais-je pu me fourrer ainsi dans une telle situation ? Mais en réalité, et à y bien réfléchir, je ne devais qu'à moi-même cette nouvelle aventure.

Le lendemain de mon court séjour chez le Hobbit, Tolbian, j'étais tombé sur un jeune Hobbite qui galopait à bride abattue. J'étais sur le chemin, et n'avais pas fait attention au bruit de galop du poney qu'il chevauchait, si bien qu'il manqua de me renverser. Je dus me jeter sur le côté au tout dernier instant. Le jeune Hobbit s'était arrêté pour s'excuser, et ma curiosité m'avait poussé à demander ce qui le pressait autant. Il m'avait alors parlé de bandit, de Hobbit terrorisé, et d'une Forêt pas toute jeune. Il m'avait également parlé d'une récompense offerte par le Maître du Pays de Bouc. Mais n'ayant pas vraiment envie de n'impliquer plus que cela dans d'autres péripéties, j'avais continué mon chemin.

Mais le jour suivant, alors que j'arrivais à l'intersection entre la route qui allait de Bree à Hobbitebourg et celle qui descendait vers le Pays de Bouc, je dus me rendre à l'évidence. Refuser d'aider ces gens innocents me faisait plus de mal que de bien... C'est pourquoi je décidais de me rendre au rendez-vous, afin de remercier le peuple Hobbit tout entier de leur hospitalité. Quelle naïveté...

C'est en voyant débarquer les deux courageux voyageurs que je me rendis compte de ma bêtise. Les deux autres semblaient être de valeureux guerriers, et je n'avais rien à faire avec eux, malgré la lance qui désormais ne me quittait plus. Si je les accompagnait, je ne ferais que les gêner... Mais il était trop tard, maintenant que je m'étais présenté, je ne pouvais plus revenir en arrière.

Nous étions donc tous les trois, en train d'attendre le Maître du Pays de Bouc. Il arriva enfin, l'air soucieux et les traits tirés. Il semblait ne pas avoir beaucoup dormi ces derniers temps. Il nous accueilli avec soulagement, mais sans chaleur, car il était trop troublé pour cela.

"Merci à vous d'avoir répondu à notre appel. Comme vous le savez, des brigands se terrent dans la Forêt et lancent des raids sur nos villages. Il faut absolument les débusquer au plus vite. Nous n'avons pas énormément d'informations sur eux, ni sur l'endroit où ils se cachent. Vous devrez récolter des indices. Apparemment, ils ne seraient que 5 ou 6, ce qui peut paraître dérisoire, mais qui suffit amplement à effrayer des paysans Hobbits trop couards."


Il se passa la main sur le visage, visiblement apaisé d'avoir trouvé de l'aide.

"Bien, je vous souhaite désormais bonne chance, puissiez-vous réussir dans votre tâche. J'envoie des gens vous accompagner jusqu'à l'orée de la Forêt, mais malheureusement, ils n'iront pas plus loin, désolé. Bon courage."


Puis il se retira, retournant à ses autres occupations, nous laissant, le Rôdeur, l'Elfe et le Nain, comme dans les histoires...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nurmar
Citoyen
avatar

Nombre de messages : 22
Age : 24
Localisation : Terre du milieu

~ GRIMOIRE ~
- -: Dunadan
- -: 98
- -:

Ven 18 Fév 2011 - 20:03
Nurmar traversa la salle s'assit sur un banc et sortit une gourde d'eau de son sac, la mise au point avec le maitre hobbit était plus courte que prévue. Le maitre Hobbit n'en savait pas plus qu'eux en réalité, maintenant il allait chasser au coter d'une elfe silencieuse et d'un jeune nain que ne semblait pas vraiment à son aise. Nurmar regarda le nain et lui dit:

- A tu soif ami Nain ?

Il lui tendit la gourde.
Il referma son sac le mit sur son épaule et ce dirigea droit vers le nain, il lui mit la gourde dans les mains et fit le tour de la salle et s'approcha d'une des fenêtres. En regardant pas la fenêtre il vit un petit groupe de Hobbit légèrement armée, a la mine très inquiète et qui ne voulaient visiblement pas les accompagner.

- Je crois qu'on nous attends. Puis entre temps si vous avez une petite idée comment repérer 6 brigands dans une forêt, vous pouvez partager votre idée avec le reste du groupe.


Nurmar voulait faire une blague, mais proposer de bruler la forêt n'aurait surement pas fait rire l'elfe, peut être le nain et encore pas sur. Le silence retomba. "ca promet de devenir gai" ce dit Nurmar. Il sortit de la pièce et trouva le groupe de Hobbit devant la porte, le rôdeur s'assit sur un rocher à attendre les autres, il jouait avec le bout de son arc, il ce disait qu'il finirai par utiliser son arc pour autre chose que chasser du gibier. Nurmar regarda le ciel, "Génial en plus le ciel ce couvre je sens que ca va être long cette partie de chasse a l'homme" Il baissa ca capuche aussi bas que possible et continua a jouer avec son arc.

Un jeune Hobbit qui visiblement voulait ne faire qu'une chose et s'était de s'en aller ce leva et demanda:

- Quand arrivent vos compagnons?

- Je ne sais pas, aller donc leur demander.

Le Hobbit tourna sur la point des pieds et entra dans le château ou était les autres, visiblement l'hospitalité envers les hommes a quelque peu changée ces temps-ci ce dit Nurmar
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nilawen Isilith
Rôdeuse du Nord
avatar

Nombre de messages : 16
Age : 21
Localisation : Glissant sur les routes de vertes forêts, tel un esprit sylvestre.
Rôle : Rôdeuse du Nord

~ GRIMOIRE ~
- -: Humaine
- -: //
- -:

Lun 7 Mar 2011 - 21:52
Nilawen avait décidé de quitter les verts sentiers de la forêt pour retrouver le monde animé. Elle avait tout d’abord choisi de faire une halte à la cité de Khazad-Dûm, la cité des nains, afin de se réapprovisionner en armes. Les pilleurs étaient omniprésents sur les grandes routes, à présent… Elle avait décidé de descendre à la boutique de Flosi, et n’était pas mécontente de ses achats, qui consistaient en une cape de couleur verte, une épée et une targe. À vrai dire, elle ne dépensait pas beaucoup d’argent, préférant subvenir à ses besoins seule. C’était un atout que de pouvoir identifier des plantes comestibles en forêt; et, ne consommant pas beaucoup de gibier, elle n'avait pas à s'embarrasser de la chasse.
Ainsi, elle n'avait besoin de faire que très peu sauts en ville.
D’un bon pas, elle décida de continuer vers la Comté, pays agréable qu’il lui tardait de retrouver. Ah, ces semi-hommes et leur hospitalité !
Pourtant, en marchant vers le centre de la région, elle remarqua trois maisons légèrement en périphérie de la zone nettement plus peuplée de Bree. Celles-ci n’étaient encore que des taches à l’horizon. S’arrêtant quelques instants pour se reposer, elle entendit le Vent qui lui apporta un message sous la forme d'une grande clameur : un grand nombre de hobbits s’étaient amassés sur les lieux et discutaient avec animation. Néanmoins, cela ne semblait pas être l'une de ces réunions regroupant des hobbits joyeux, ou encore une simple dispute pour savoir qui avait jeté l'as de pique en premier en jouant aux cartes.
Le Vent apportait avec le bruit un goût de tristesse, et l'odeur de la destruction par le feu...
Redressant son arc dans son dos, elle se remit en marche en accélérant le pas, courant presque. Arrivant sur les lieux, elle surprit les hobbits rassemblés là par sa venue.


- Fille du Vent !, s’exclama une hobbite à l’air épuisé, tentant tant bien que mal d’essuyer ses larmes avec l’aide d’un tablier à la propreté douteuse. Oui, oui, je ne rêve pas ! Ah, si ça n’avait pas été un jour comme celui-ci, ah ! Je vous aurais bien invitée à ma table. N’est-ce pas, chéri ?

La femme hobbite se tourna vers son compagnon, lui aussi passablement détruit. Il semblait très remué, ne bougeant pas beaucoup, fixant son trou désormais vide et à moitié affaissé d’un œil vitreux. Sûrement en plein déni, réaction naturelle après la venue d'un grand malheur.

- Nous venions tout juste de nous réapprovisionner en herbe à pipe… Et en toutes sortes de délicieuses victuailles… De quoi faire un festin ! Et maintenant… Maintenant…

Il se tut, la cage thoracique animée de lourds soubresauts, secouant la tête. D’un geste plein de sollicitude, Nilawen prit dans ses bras sa menue femme. Mais elle ne savait toujours pas ce qui s’était passé… L’assistance, quant à elle, demeurait silencieuse; un murmure de compassion la parcourant de temps à autre, courant parmi leurs têtes chevelues comme le vent sur l'herbe haute d'une clairière.

- Merci, fit la hobbite. Mais j’imagine que si vous êtes venue, cela est un bon présage ! Ces pillards vont s’en mordre les doigts, reprit-elle, une nouvelle vigueur animant sa voix, alors qu'elle reprenait contenance.

Ainsi, il s’agissait de pillards… Et dire qu'elle n'en avait pas entendu parler... Ah ! Elle avait bien fait de commencer par aller chez les Nains; elle aurait besoin d'armes...

- Je me ferais un plaisir de les prendre en chasse, pour les punir d’avoir dépouillé trois honnêtes familles hobbites ! Seulement, il me faut savoir par où commencer… Dans quelle direction sont-ils allés ?

Elle avait prit la décision impulsivement, obéissant à son instinct de justice. Cela lui semblait nécessaire d'agir ainsi; qui savait si ces pillards ne complotaient pas sur quelque autre coup bas à adresser à la population des semi-hommes ?
Elle avait adressé sa question à l'assistance entière, la balayant de son intense regard vert.


- Nous avons déjà dépêché quelqu’un pour annoncer la nouvelle au Château-Brande ! Avec un peu de chance, vous arriverez assez tôt pour voir quelle décision a été prise… Il semblerait que Maître Brandebouc souhaiterait regrouper des volontaires pour les traquer, fit un jeune hobbit à la chevelure roux flamboyant.Vous pourriez vous joindre à eux, ajouta-t-il timidement.

- Je te remercie, répondit-elle en souriant. J’y vais de ce pas… À bientôt ! Puisse le Vent gonfler vos ailes et le Soleil toujours éclairer votre route !

Adressant un dernier vaste geste de la main à l'assistance, elle s’en fut sous le couvert de souhaits de bonne chance.
Nilawen chemina quelques temps, puis arriva enfin au pied du grand édifice. Les gardes la laissèrent pénétrer de bonne grâce à l’intérieur, la reconnaissant alors qu’elle abaissait sa capuche verte pour dévoiler son visage.
Elle découvrit une petite troupe qui se tenait là ,sur le sol de pierre richement orné; et quelle troupe ! Un représentant de chaque espèce semblait se tenir sur le sol de pierre gravée. Un Nain en armure, un Homme qui avait tout l’air d’un rôdeur du Nord, et une Elfe à la chevelure blonde abondante et à l’air noble.
Nilawen s’arrêta, puis se présenta, souriant à chacun des êtres se trouvant dans la salle, du rôdeur assis près de la porte au nain qui semblait quelque peu abasourdi au centre de la pièce.

- Bien le bonjour !, fit-elle de sa voix chantante. Je suis Nilawen, rôdeuse du Grand Nord, mais l’on me désigne sous les appellations de Fille du Vent dans la Comté, Dame Verte en Rohan, ainsi que Falathiel en pays elfique, fit-elle en adressant sa dernière remarque à la femme. J’ai entendu dire qu’une bande de pillards sévissait dans la région, provoquant des ravages chez de honnêtes hobbits. Je suis venue me joindre au groupe de volontaires voulant les prendre en chasse. S’agirait-il, par le plus grand des hasards, vous-mêmes que ce groupe que je souhaiterais rejoindre ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




Revenir en haut Aller en bas
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Faut bien trouver une occupation... [ PV : Patte d'Hiver ]
» Il ne faut pas boire de sang.
» Il faut vivre.
» La curiosité est un vilain défaut ! [Livre 1 - Terminé]
» Faut-il remettre en question les habiletés du PDT du Sénat ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bienvenue à Minas Tirith ! :: - Les Terres du Milieu - :: La Comté-
Sauter vers: