A la pêche aux fourbes

Aller en bas 
Rômrhun
Ambassadeur
Ambassadeur
avatar

Nombre de messages : 277
Age : 27
Localisation : Somewhere, Over The Rainbow

~ GRIMOIRE ~
- -: Nain
- -: 52 ans
- -:

Mer 16 Mar 2011 - 18:00
Nous étions arrivés devant la grande haie qui délimitait la Vieille Forêt, et séparait les grands arbres sombres des pelouses verdoyantes des Hobbits. Devant nous se dressait un portail, vieux mais solide, fait d'un bois robuste et de bonne qualité, mais sans le moindre ornement ni même une sculpture. Un portail qui était là pour fermer et protéger, et non pour décorer.

Nos guides Hobbits, qui nous avaient menés jusqu'ici depuis Chateau-Brande, nous désignèrent le portail sans un mot, et s'en furent rapidement, ne nous souhaitant ni bonne chance ni au revoir. A vrai dire, ils n'avaient pas parlés de toute la distance qui nous séparait du château du Maître. Sans doute étaient-ils traversés de moult sentiments désagréable. Ils faut dire que la tâche qu'ils avaient à accomplir, bien que fort courte, était totalement contraire à l'esprit Hobbit. Rendez-vous compte, les pauvres étaient chargés d'accompagner des étrangers vers l'endroit le plus craint de toute la Comté. Ils devaient être plus que soulagés d'en avoir terminé, ce qui expliquait sans doute pourquoi on ne le apercevaient déjà plus, puisqu'ils avaient décampé à toute vitesse.

Ils nous laissèrent donc, quatre personnages aussi différents qu'inadaptés à ce paysage. Les deux rôdeurs, un homme et une femme, aussi mystérieux qu'une nuit noire, une elfe à l'air à la fois majestueux et redoutable, et moi, Nain nain armé mais peureux comme un lièvre. A nous quatre, nous étions chargés de débarrasser les semi-hommes d'un petit groupe de malfaiteurs qui terrorisait la paisible population du Pays de Bouc.

Je ne m'inquiétais pas outre mesure. Le maître n'avait parlé que de cinq ou six bandits, et, même si j'allais sans doute être parfaitement inutile, mes compagnons paraissaient être de valeureux guerriers, qui triompheraient sans aucun doute de pauvres brigands mal dégrossis.

"Mon nom est Rômrhun, dis-je pour me présenter. Je viens des Montagnes Bleues. Je suis très honoré, et en même temps grandement rassuré, de vous avoir comme compagnon pour cette délicate entreprise."

J'y mettais les formes, comme à mon habitude.

"Peut-être pourrions nous commencer notre quête, et nous présenter pendant que nous marchons?"

Sur ce, je poussais le robuste portail. Qui ne bougea pas...

Vraisemblablement, les Hobbits ne l'ouvraient que très peu, si bien que ses gonds étaient rouillés. Cela s'ajoutait au poids du bois massif, le rendant particulièrement peu mobile. Je me retournais donc vers mes compagnons, qui devaient se moquer franchement de moi et de ma faiblesse comparée à leur puissance, leur fis un sourire gêné, et mis un bon coup d'épaule dans la porte, qui céda finalement. Sentant l'empourprement qui pointait sur mon visage, je fis quelques pas sans vérifier qu'on me suivait, trop honteux de la première impression que je leur donnais.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nilawen Isilith
Rôdeuse du Nord
avatar

Nombre de messages : 16
Age : 21
Localisation : Glissant sur les routes de vertes forêts, tel un esprit sylvestre.
Rôle : Rôdeuse du Nord

~ GRIMOIRE ~
- -: Humaine
- -: //
- -:

Sam 2 Avr 2011 - 17:31
Nilawen se joignit au petit groupe sans rien ajouter. Les petits guides firent alors signe qu’il était temps de s’en aller. Ils se mirent alors en route en marchant d’un bon pas, non pas un pas plein d’entrain, mais plutôt celui empressé d’une personne voulant expédier une corvée au plus vite, nota Nilawen en haussant un fin sourcil. Autre chose la frappa : ce n’était plus cet air effronté et déterminé sur leurs visages, des chants animant leurs voix, non ; le groupe avançait d’un pas morne et sans entrain aucun. Qu’arrivaient-ils à ces représentants d’un peuple où force, vitalité et joie étaient les mots d’ordre ? Cet endroit vers lequel ils se dirigeaient ne semblait décidément pas leur inspirer confiance…
Après quelques minutes, ils arrivèrent enfin devant un énorme portail. Nilawen reconnu alors l’entrée vers la Vieille Forêt, pour l’avoir déjà franchie, quelques années plus tôt. Néanmoins, elle ne s’était pas aventurée bien loin. Pas par couardise, ou quelque autre sentiment approchant, non, mais… Ici, le vent ne se déplaçait pas en ami. Il ne lui disait rien, se faufilant, rugueux, sous ses vêtements en ce rude hiver. Il n’y avait plus aucun sentier, et aucun moyen de s’orienter; le pouvoir de la forêt lui pesait que trop… Elle avait alors décidé de changer de direction, jugeant le périple plus dangereux, mais se jurant de revenir une autre fois, quand le temps serait plus clément.
Ce moment était arrivé.
Les hobbits s’en furent prestement, abandonnant les voyageurs devant l’imposante construction.
Le seul nain de la compagnie se racla alors la gorge pour se présenter :

"Mon nom est Rômrhun, dit-il. Je viens des Montagnes Bleues. Je suis très honoré, et en même temps grandement rassuré, de vous avoir comme compagnon pour cette délicate entreprise."

Les Montagnes Bleues… Nilawen n’avait jamais été dans cette partie du pays nain.
Elle accueillit le compliment en hochant la tête dans sa direction, à son intention. Elle ne doutait pas de sa valeur au combat, à lui non plus.
Ainsi, les autres n’avaient pas encore eu le temps de faire ample connaissance…


« Peut-être pourrions nous commencer notre quête, et nous présenter pendant que nous marchons? »

Nilawen ne répondit pas : elle-même venait de se présenter quelques instants plus tôt. Le nain s’avança alors pour ouvrir le portail. Ce dernier ne bougea pas d’un pouce, n’émit même pas un grincement encourageant. Les gonds avaient sûrement rouillé après des années d’inutilisation… En effet, malgré le fait que le bois portail était de très bonne qualité, ce dernier paraissait vieux et rongé en certains endroits. Quand on se concentrait, l’on pouvait apercevoir quelques frioritures, témoignant de l’état d’abandon dans lequel l’endroit avait été laissé. En effet, on n’apercevait aucun Semi-Homme dans les environs : l’endroit était totalement désert…
Cette porte semblait être le passage entre deux univers d’un genre totalement nouveau, tranchant avec les vies proprettes et les pelouses verdoyantes des hobbits. Passé cette porte, plus de pâquerettes, de marguerites, de chants d’oiseaux entrainant : on entrait dans un lieu ou le silence régnait de manière assourdissante, les cris des corbeaux s’élevaient de manière mystérieuse, les arbres noueux semblant indiquer leur chemin aux malheureux voyageurs ayant eu l’imprudence de s’aventurer en ces lieux.
Le Nain leur lança un sourire quelque peu gêné, semblant presque s’excuser. Nilawen esquissa alors un pas vers la grande porte, puis se ravisa alors que le Nain donnait un grand coup d’épaule. Enfin, elle céda, dévoilant un chemin plein d’une végétation broussailleuse. Rômrhun s’engagea alors dans la voie, sans se retourner, semblant manifestement dissimuler une gêne croissante.
Les rayons du soleil semblaient avoir singulièrement perdu en intensité, s’étalant en de rares flaques pâles au sol.
Elle se trouvait en milieu familier, ou verdures et broussailles poussaient liberté et dominaient. Et pourtant… Elle ne ressentait pas cette joie qu’elle avait habituellement de replonger en milieu sauvage.
Il était maintenant temps de penser à la manière d’opérer.


« Bien. Nous voici à présent dans la Vieille Forêt. Aviez-vous décidé d’une manière de procéder ? Combien sont ces pillards ? J’ose espérer qu’il ne s’agit pas d’un groupe trop important. Sont-ils organisés ? »

Autant de questions à clarifier avant de continuer plus avant dans cette quête.



Dernière édition par Nilawen Isilith le Dim 8 Mai 2011 - 19:36, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nurmar
Citoyen
avatar

Nombre de messages : 22
Age : 24
Localisation : Terre du milieu

~ GRIMOIRE ~
- -: Dunadan
- -: 98
- -:

Sam 2 Avr 2011 - 21:49
Nurmar avançait silencieux au milieu de ce groupe, il était perdus dans ses pensés, il pensait au groupe, même si il avait l'air d'humeur noir il était assez satisfait de ce groupe, une elfe, un nain l'humaine et lui, voilà qui devrait suffire à calmer ces brigands qui s'attendent surement à tout dans cette régions sauf a un groupe décider a mettre fin à leur petit règne de terreur. Il devait avouer qu'ils avaient bien choisit leur régions des hobbits n'allaient surement pas contre attaqué des brigands, mais les hobbits n'étaient pas non plus connus pour être riche, et même qui oserait ce cacher si longtemps dans la forêt? cette zone est pourtant assez hostile aux hommes, et ce qui vit en général. Nurmar connaissait les histoires qui gravitaient autour de cette forêt et il n'a jamais vraiment voulus savoir si elles étaient vrai, mais il savait une chose si rien que la moitié des histoires raconté étaient vrai, il auront pas qu'à ce soucier des brigands. Il essaya de chasser ces sombres pensées de son esprit et sortit sa pipe il ce dit que ce serrait sa dernière occasion de fumer avant un moment et que de tout façon cela l'aidait a mieux gérer la pression. Il fût soudainement tiré de ses pensées diverses et variées par le jeune nain qui ce présenta, personne ne semblait trouver utile de répondre à sa politesse.

Enchanté Rômrhun, je suis Nurmar rôdeur du nord, et effectivement nous sommes un bien belle compagnie qu'est ce qui vous mène dans cette région?

Il ce doutais que surement seul le nain répondrait, mais cela importait peu le nain lui était sympathique, et il faudrait au moins une personne joyeuse vus l'endroit ou cette aventure les menait. Il semblait que même la rôdeuse Nilawen ainsi était son nom si il avait bien écouté semblait déçus sûrement que personne d'autre était aussi joyeux qu'elle et le nain ou était elle juste inquiète a cause de la forêt? Il continua a fumer sur sa pipe, puis il regarda vers le ciel il ne faisait pas très beau non plus en espérant que le temps ne s'assombrira pas davantage, puis la rôdeuse rompit le silence.

Bien. Nous voici à présent dans la Vieille Forêt. Aviez-vous décidé d’une manière de procéder ? Combien sont ces pillards ? J’ose espérer qu’il ne s’agit pas d’un groupe trop important. Sont-ils organisés ?

Effectivement sur la trajet il avait pensé a tout sauf un plan il réfléchit un instant et sortit la première idée qui lui passa par la tête elle lui paraissait bonne sur le coup, mais la plus part de ces plans qu'il appelait "solution instantané" lui valaient plus d'ennuis qu'autre chose:

Il sont surement que cinq o six alors cachons nos armes sous des capes faisons nous passer pour un groupe de voyageur ou une escorte d'une personnalité comme une elfe elle pourrait facilement passer pour des princesse, ils mourront surement d'envie de nous dépouiller et au final.. il mourront tout cours.

Il réalisa que le moment était assez mal choisit pour une blague, mais il ne pouvait pas aller au combat avec un groupe manquant a tel point de motivations, il espérais que le nain réagirai, ou que quelqu'un trouverai sa blague drôle au moins.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rômrhun
Ambassadeur
Ambassadeur
avatar

Nombre de messages : 277
Age : 27
Localisation : Somewhere, Over The Rainbow

~ GRIMOIRE ~
- -: Nain
- -: 52 ans
- -:

Mar 24 Mai 2011 - 18:59
Mes compagnons ne dévoilaient pas grand chose de leur histoire ou de leur personnalité. Cela me paraissait finalement logique de la part des guerriers ou aventuriers qu'ils semblaient être. Ils étaient tous habitués à la solitude, aux silences, tandis que je n'avais jamais passé beaucoup de temps à l'écart de toute compagnie, excepté contre mon gré. Je respectai donc les très légères présentations qu'ils m'offraient, ou qu'ils ne m'offraient pas dans le cas de l'Elfe, et décidai de me concentrer sur notre mission.

"Effectivement, répondis-je au Rôdeur. Les Hobbits nous ont indiqués qu'ils n'étaient que 5 ou 6. Je crois que votre idée de se faire passer pour de simples voyageurs est la bonne."

Scrutant une fois de plus mes compagnons, je poursuivis :

"Vous me semblez tous être d'excellents combattants, et je suis sûr que vous serez à la hauteur de cette tâche. Je crains de ne pas être à votre niveau, je n'ai que peu d'expérience, et je ne recherche nullement le combat. Je ne sais même pas pourquoi je me suis porté volontaire pour une telle mission, surement mon cœur trop impétueux. Toutefois, je ferais de mon mieux pour vous aider!"


Ou tout du moins pour ne pas vous gêner, pensais-je.

Après ces quelques mots nous définîmes un ordre de marche. Les sombres et étroites allées de la forêt ne nous permettraient pas de marcher de front.

La Rôdeuse passerait en premier, suivie de l'Elfe, de moi-même, et Nurmar fermerait la marche. J'avais ainsi une superbe vue sur deux paires de... HUM! Passons...

C'est ainsi que nous entamâmes notre traque dans la Vieille Forêt.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nilawen Isilith
Rôdeuse du Nord
avatar

Nombre de messages : 16
Age : 21
Localisation : Glissant sur les routes de vertes forêts, tel un esprit sylvestre.
Rôle : Rôdeuse du Nord

~ GRIMOIRE ~
- -: Humaine
- -: //
- -:

Sam 28 Mai 2011 - 16:05
Après qu’elle eut posé sa question, son homologue masculin sembla y réfléchir quelques instants avant de répondre qu’ils devaient bien être cinq ou six. Lui proposait de cacher les armes sous leurs capes de voyage, et de se faire passer pour l’escorte de l’elfe, par exemple, qui pouvait facilement passer pour une princesse ou quelque personnalité importante au sein de son peuple. Il argua aussi que, mus par l'attrait du gain, ils ne tarderaient pas à les attaquer. Alors, selon lui, il serait facile de riposter de manière à les éliminer tous…

Il ne lui sembla pas à aucun moment qu’il s’agissait là d’un trait d’humour de la part du rôdeur. En effet, toute proposition de la part du groupe méritait réflexion, afin de pouvoir contrer au plus vite les pillards.

Le nain répondit en confirmant que les malfrats étaient bien au nombre de cinq ou 6, mais argua que l’idée de se déplacer en simples voyageurs dans la forêt devait être la plus bonne.


- En effet, je suis d’accord avec vous. Il ne faut jamais sous-estimer un adversaire, or, ceux-là peuvent être bien plus robustes que l’on pourrait le croire. Et je ne pense pas qu’ils seraient stupides au point d’attaquer une « escorte », qui devrait être assez entrainée pour conduire une princesse à travers la Vieille Forêt.

Le nain poursuivit :

- Vous me semblez tous être d'excellents combattants, et je suis sûr que vous serez à la hauteur de cette tâche. Je crains de ne pas être à votre niveau, je n'ai que peu d'expérience, et je ne recherche nullement le combat. Je ne sais même pas pourquoi je me suis porté volontaire pour une telle mission, surement mon cœur trop impétueux. Toutefois, je ferais de mon mieux pour vous aider !

Nilawen sourit à la mention de leurs aptitudes au combat qu’il considérait comme étant supérieures aux siennes. Décidément !

- Sachez, encore une fois, que nous sommes tous égaux quant à la participation de cet objectif commun consistant à la résolution de ce problème, cette quête. Encore une fois, vous me voyez certaine que vous ferez vos preuves lors des combats que nous rencontrerons inévitablement en chemin. Bien, il me semble que nous n’avons que trop tardé, à présent. Remettons-nous en route !

Un ordre de marche fut décidé, et Nilawen se plaça en tête de file, en éclaireuse, suivie de l’elfe, du nain, et enfin de l’autre rôdeur.
Elle avançait pas ferme, prêtant toutefois attention aux sols qui regorgeaient d’irrégularités pouvant parfois surprendre. Une branche qui n’était pas là avant se laissait tomber dans le but de faire trébucher des pieds imprudents ; de nombreuses et hautes fougères désagréables que Nilawen écartant avec de grands gestes surgissaient parfois au détour d'un chemin.
Et toujours cette humidité suintante, qui semblait coller à la peau, ce vent rêche et sans vie qui fouettait de temps à autre le visage, piquant, écorchant presque. Le groupe marcha pendant un long moment, prêtant l’oreille au silence assourdissant régnant sur les lieux, de temps à autres troublé par quelque frémissement de feuilles. Nilawen pouvait entendre les respirations de ses camarades derrière elle. Elle les prévenait lors d’un passage ardu, ou lorsqu’il fallait faire attention à quelque racine dissimulée dans la brume.
Personne ne parlait, respectant presque involontairement la solennité et le calme agité des lieux.



Dernière édition par Nilawen Isilith le Mar 9 Aoû 2011 - 6:09, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rômrhun
Ambassadeur
Ambassadeur
avatar

Nombre de messages : 277
Age : 27
Localisation : Somewhere, Over The Rainbow

~ GRIMOIRE ~
- -: Nain
- -: 52 ans
- -:

Mer 3 Aoû 2011 - 11:14
Je n'étais pas vraiment habitué à me promener en forêt. Mais le peu que j'en avait vu suffisait à me rendre sur de moi. Cette Vieille Forêt n'était pas comme les autres. Une atmosphère particulière s'en dégageait...

Les arbres semblaient hostiles aux visiteurs. Leurs branches étaient toujours en travers du chemin, comme si elles voulaient nous dissuader d'avancer plus. On ne voyait que très rarement le soleil filtrer à travers les feuillages (ce qui ne me dérangeait pas vraiment, ayant passé la majeure partie de mon existence à plusieurs pieds sous terre). Pas un son d'animal ne nous parvenait, les lieux semblaient totalement déserts. Les seuls sons que l'ont pouvait entendre étaient d'horribles craquement et la brise, ce qui n'était guère rassurant. Je crois bien que pour rien au monde je ne serais venu seul ici.

Et vraisemblablement, bon nombre de gens partageaient mon opinion. La piste que nous suivions semblait inusité depuis fort longtemps. Régulièrement, la rôdeuse qui marchait en tête de notre groupe se prenait dans les cheveux des toiles d'araignées, si elle ne parvenait pas à les retirer avant. Comme ils nous l'avaient dit, les Hobbits avaient peur de la Forêt, et ne s'y aventuraient jamais.

Nous marchâmes ainsi une bonne partie de la journée, puis décidâmes de nous arrêter pour manger un morceau. Nous n'avions encore vu aucune trace des voleurs, et la probabilité de les rencontrer augmentait à chaque pas. Mieux valait donc nous restaurer maintenant et avoir le ventre plein au cas où il nous faudrait combattre.

Nous mangions sans bruit, regardant autour de nous, inspectant la voûte des arbres menaçante au dessus de nos têtes, quand soudain, un craquement se fit entendre à une dizaine de mètres sur notre droite. Puis une voix s'éleva, et une autre répondit. Sans avoir besoin de parler, nous nous regardâmes, sachant tous ce qui restait à faire.

En deux temps trois mouvements, notre petit groupe était dissimulé dans des buissons, et les voix se rapprochaient. Quatre hommes apparurent sur le chemin que nous allions suivre, l'air menaçant. Ils avaient de vrais têtes de brigands. Leurs vêtements étaient sales et déchirés, et tous avaient des cicatrices un peu partout et des dents en moins. L'un des hommes étaient chauve, un autre portait un cache œil, et un troisième n'avait pas de main droite. Quand au dernier, il était... immense! Rappelez vous, j'étais un Nain, nain. Cette homme là devait bien faire 2 fois, voire 3, ma taille. Vous imagez alors ô combien il m'impressionnait!

Les voleurs portaient un assortiment de diverses armes, allant du poignard émoussé à une masse d'arme vraiment inquiétante, en passant par une flopée d'épée et de haches. L'arsenal parfait pour commettre des méfaits.

Mais l'arroseur serait bientôt arrosé!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nurmar
Citoyen
avatar

Nombre de messages : 22
Age : 24
Localisation : Terre du milieu

~ GRIMOIRE ~
- -: Dunadan
- -: 98
- -:

Lun 8 Aoû 2011 - 3:57
Le groupe avait marché un certain temps et tout le monde était d'accord qu'il était temps de faire une pause. Nurmar c'était assit au bord du chemin il s'était perdus dans ses pensées un bon moment avant que la soif le tire de ses songes, il bût une gorgée de sa gourde, il était frustré de constater qu'aucun fruit mangeable poussait dans cette foret, il mangea un morceau de pain de voyage et examina ces compagnons.

Tous avaient l'air fatigué et affecté par ce voyage, cette forêt était belle et bien bizarre, elle fatiguait les voyageurs, lui-même commençait à avoir sommeil. Soudain un craquement fit sursauter tout le groupe des voix s'élevaient au loin trois voir quatre, des voix graves et sèches. Nurmar ce cacha avec tout le groupe dans les buissons qui les entouraient et ils examinèrent le groupe. Visiblement quatre hommes de grandes tailles l'un d'eux dépassait largement la moyenne de taille pour un homme. Ils étaient pauvrement vêtus et n'avaient pas l'air sympathiques. Ils étaient armée et bien équipés à croire qu'ils allaient partir en croisade. Nurmar sortit son arc de son carquois ainsi qu'une flèche et dit à voix basse:

Qu'allons-nous faire? Je suppose que ce son la nos brigands, ils n'ont pas l'air de simples voyageurs et ils n'ont pas l'air très sympathique, nous devons les intercepter, les interroger au moins.

L'idée de les interroger lui semblait bien belle, mais Nurmar était convaincu de tenir la les coupables et il était plus d'humeur à leur décocher une flèche entre les deux yeux, mais il n'était pas seul et envoyant c'est quatre brigands il était bien heureux de ne pas être seul.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nilawen Isilith
Rôdeuse du Nord
avatar

Nombre de messages : 16
Age : 21
Localisation : Glissant sur les routes de vertes forêts, tel un esprit sylvestre.
Rôle : Rôdeuse du Nord

~ GRIMOIRE ~
- -: Humaine
- -: //
- -:

Mar 9 Aoû 2011 - 6:15
Leur marche silencieuse se prolongea quelques heures, avant qu’ils ne se décident d’un commun accord de s’arrêter à la clairière sur laquelle une venaient de déboucher afin de se sustenter.
La lumière était grise alors que les compagnons déballaient leurs provisions. Leurs ouïes semblaient s’être affinées ; en effet, ils étaient attentifs aux moindres bruissements de feuilles, à la moindre fuite furtive de quelque insecte étrange dans un recoin sombre.
Aussi, les bruit des pas leur parvinrent bien avant que les brigands ne débouchent en trombe dans la clairière. Réagissant rapidement, la petite troupe se dirigea vers un énorme buisson touffu sur la lisière, emportant effets avec eux et prenant bien soin d’effacer les traces de leur passage.
Ils étaient quatre, aux visages dont les traits étaient presque impossibles à distinguer sous la couche des cicatrices. Leurs peaux tannées par le soleil et leurs vêtements troués, usés semblaient être les fruits de longs voyages et de combats à répétition. Nilawen remarqua des bracelets en or aux poignets de l’un, une boucle à l’oreille de l’autre ; bref, toute une variété de bijoux coûteux sur les uns et les autres qui laissaient penser que ces gens étaient des brigands, des voleurs de grands chemins, des pillards.
Ils dégageaient une aura détestable, celle de la cupidité et de l’envie insatiable, celle de l’attrait de la bonne chère, et enfin, tout simplement, de mauvais cœurs.
Les quatre s’assirent en rond, jetant leurs nombreuses armes au sol, mais en les gardant à proximité. Ils ne semblaient pas à leur aise dans la sombre forêt, mais on ne pouvait pas les blâmer pour cela. Néanmoins, ils semblaient extrêmement nerveux, un peu comme s’ils craignaient d’être découverts…
Nilawen, les observant attentivement en plissant les yeux depuis leur cachette, posa instinctivement la main sur son arc posé à côté d’elle. Néanmoins, c’était d’un combat rapproché dont il s’agirait, elle ne pourrait donc pas s’en servir. Elle le dissimula soigneusement sous une couche de fougères grises, pour ne pas qu'il la dérange dans ses mouvements, puis sortit alors le poignard qu’elle dissimulait dans l’une de ses manches en la dégrafant doucement. Cela ne semblerait pas efficace devant la massue imposante de l’un d’eux, par exemple. Mais d’un simple coup d’œil, la rôdeuse supposait qu’ils étaient plutôt du genre à se jeter sur leurs proies pour les abattre le plus rapidement possible, sans établir de stratégie… La tactique de la force brute pouvait marcher quand il s’agissait de piller des villages paisibles, mais non pas quand il s’agissait de se frotter à des guerriers expérimentés comme ceux composant la troupe… Le combat était inévitable.

Lesdits guerriers se considérèrent du regard. Fallait-il passer directement à l’attaque, ou au contraire laisser leurs gardes s’affaiblir ?
Le rôdeur, de l’autre côté du buisson, se tourna vers eux, parlant si bas qu’elle eut presque peine à saisir ses mots :


« Qu'allons-nous faire? Je suppose que ce son la nos brigands, ils n'ont pas l'air de simples voyageurs et ils n'ont pas l'air très sympathique, nous devons les intercepter, les interroger au moins. »

Nilawen répondit en parlant tout aussi bas, sachant qu’un chuchotement se distinguait plus facilement qu’une parole dans le silence :

« Je suis d’accord. Nous ne devrions pas les tuer, mais plutôt les interroger… Qui sait s’ils ne sont pas en relation avec ceux que nous cherchons ? »

Aucune possibilité n’était à bannir. Qui savait s'ils ne tenaient pas là leurs hommes ?
Soudain, un étrange petit animal se faufila jusqu’à eux. Dans la pénombre, il était difficile de dire exactement ce dont il s’agissait… Avant que l’un deux ne puisse réagir, le petit mammifère se jeta dans un trou dissimulé, faisant craquer de nombreuses branches.
Les pilleurs, qui n’étaient décidément pas à leur aise, levèrent anxieusement la tête au bruit. L’un deux posa prestement la main à son arme. Ce fut celui-là même qui se rapprocha à pas lents, l’air plus méfiant que jamais. Ses compagnons ne tardèrent pas à le suivre. La troupe patienta en retenant son souffle, prenant bien garde à ne pas refléter une lune inexistante sur les lames leurs armes dégainées…

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rômrhun
Ambassadeur
Ambassadeur
avatar

Nombre de messages : 277
Age : 27
Localisation : Somewhere, Over The Rainbow

~ GRIMOIRE ~
- -: Nain
- -: 52 ans
- -:

Jeu 11 Aoû 2011 - 22:10
Caché dans les fourrés, comme mes compagnons, je guettais anxieusement l'avancée des malfrats. Je priais très fortement, mais sans bruit bien sur, pour qu’ils ne nous découvrent pas. Je n’avais pas vraiment envie d’interroger ces gens à l’aspect fort repoussant.

Mais je me rendis compte que les arrêter était précisément la raison de ma présence en ces lieux. Des lieux qui étaient presque aussi inquiétants que les quatre individus. Alors qu’il était plus de midi, une brume s’était levée, et on n’y voyait plus désormais à 30 pieds.

Il allait falloir que nous fassions quelque chose, même si cela ne me disait rien qui vaille. De plus, les voleurs étaient maintenant sur le qui-vive. Et nous ne pouvions plus vraiment compter sur l’effet de surprise, qui aurait pu nous avantager, à moins qu’ils ne se détendent après n’avoir rien trouvé.

Malheureusement, la situation ne s’engageait absolument pas dans cette direction. Ils se dirigeaient en effet droit sur ma position, le plus grand en tête. Je me tapis un peu plus, me ratatinant plus encore sur moi-même, si une telle chose était possible. Retenant ma respiration, je vis le géant passer à un cheveu de moi. En réalité, je l’entendis, car mes yeux étaient fermés par la peur.

Mais une chose terrible arriva.

Nous étions en plein hiver, un hiver qui s’annonçait plus froid que les précédents. Et la fraicheur était impressionnante, surtout sous les denses frondaisons de la forêt, même en plein après-midi.

C’est pourquoi, à mon grand effroi, je sentis monter en moi… un éternuement !

Si vous n’avez jamais entendu un Nain éternuer, sachez que cela réveillerait un ours en hibernation. Et cela le réveillerait suffisamment pour le mettre très en colère. Imaginez donc votre serviteur éternuant au milieu des gredins, qui ne mirent pas longtemps à me débusquer, à me soulever et me jeter un peu plus loin.

« - Un intrus ! J’savais bien qu’j’avais entendu quequ’chose !
- Hey les gars, matez-donc un peu, c’te bestiole, c’est un Nain ! »
- Un Nain ? C’est vrai qu’il dépasse pas beaucoup du sol, mais ça va pas m’empêcher de nous débarrasser de lui. Et presto ! »


Le plus proche de moi s’avança, sortit un cimeterre de sa ceinture, et s’approcha, prêt à m’ôter la vie.

Alors, une chose curieuse arriva. Un peu comme ce qui m’était arrivé à plusieurs reprises depuis mon départ. Une chose que je ne pouvais pas vraiment expliquer.

Quand il leva son arme pour m’occire, je me retournai vivement, instinctivement, sans vraiment savoir pourquoi, et, surtout, sans l’avoir décidé. Pendant un instant, je me dis que je m’étais ainsi protégé, en levant ma lance derrière moi, mais le manche de celle-ci frappa dans une matière dure, qui résonna creuse.

A cet instant, je ne pensais plus du tout à mes compagnons cachés à quelques pas. Paniqué à l’idée d’avoir fait mal au voleur, et donc de l’avoir encore plus énervé, je levai mes deux bras en l’air, en jetant mon arme sur le sol pour montrer que je ne pouvais rien contre eux. Mais, par une coïncidence remarquable, c’est précisément à l’endroit que se ficha la pointe de ma lance que le soldat que j’avais frappé s’était écroulé, ce qui l’acheva.

Je ne le savait pas, mais aux yeux des autres, j'avais fait montre d'un talent de guerrier incroyable, alors que je croyais simplement avoir beaucoup de chances.

Je venais de tuer le brigand…


Dernière édition par Rômrhun le Sam 13 Aoû 2011 - 11:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nilawen Isilith
Rôdeuse du Nord
avatar

Nombre de messages : 16
Age : 21
Localisation : Glissant sur les routes de vertes forêts, tel un esprit sylvestre.
Rôle : Rôdeuse du Nord

~ GRIMOIRE ~
- -: Humaine
- -: //
- -:

Sam 13 Aoû 2011 - 3:31
Nilawen gardait les yeux fixés sur leurs adversaires, comptant chacun de leurs pas, se tenant prête pour le moment où ils seraient assez proches d’eux afin de passer à l’attaque.
Mais tout à coup, elle sentit à côté d’elle une brusque inspiration. Se tournant vers le bruit, elle vit alors le nain se tenir le nez de ses deux mains, signe qu’il voulait éternuer… Ce qui ne manquerait d’indiquer leurs positions aux brigands. Écarquillant les yeux, elle le vit, ne pouvant plus se retenir, renverser la tête en arrière et lâcher un énorme « ATCHAAAA », les bandits sursautant violemment puis l’empoignant brusquement hors des fourrés où il se tenait accroupi. Ils le jetèrent sans ménagements au sol, les membres de la troupe n'ayant pas eu le temps d'intervenir.

« - Un intrus ! J’savais bien qu’j’avais entendu quequ’chose !
- Hey les gars, matez-donc un peu, c’te bestiole, c’est un Nain ! »
- Un Nain ? C’est vrai qu’il dépasse pas beaucoup du sol, mais ça va pas m’empêcher de nous débarrasser de lui. Et presto ! »


L’un des malfrats se détacha du groupe pour éliminer la «bestiole », sortant un cimeterre de son fourreau dans un crissement dérangeant. Le nain réagit alors contre toute attente, vivement, abattant d'un geste rapide sa lance sur la tête du brigand. Puis, profitant du fait d'avoir rendu son adversaire confus, il empala ce dernier de sa lance, le tuant sur le coup... Nilawen cligna plusieurs fois des yeux sous le coup de la surprise. Il faudrait en discuter lorsque le combat serait terminé; n'avaient-ils pas décidé de leur épargner la mort afin de mieux pouvoir les interroger ? Se pouvait-il qu'il s'agisse d'une erreur, qu'il ne l'ait pas fait exprès ? Il y avait néanmoins de la place pour le doute; la lance avait été plantée si violemment qu'elle était ressortie dans le dos du bonhomme...
Un flot de sang jaillit, les compagnons reculant d’un pas, manifestement encore sous le choc. Nilawen parla alors, sans tourner la tête vers ses compagnons :


« Je m’occupe du géant. »

Ne réfléchissant pas plus avant, Nilawen sortit de sa cachette en tenant fermement son poignard à la main. Elle fonça en coup de vent sur sa cible, le fameux colosse à la massue, sachant qu’elle bénéficiait d’un effet de surprise. Elle lui infligea des plaies assez profondes sur des points vitaux, dans le but de le paralyser sans pour autant prendre le risque de ne pouvoir retirer rapidement sa petite arme ; la rôdeuse visait des endroits tels que le centre de la cheville, l’intérieur de la cuisse, la hanche ou les reins ; mais le géant ne semblait pas en souffrir outre mesure. Faisant siffler son arme imposante dans les airs, il parvenait à maintenir Nilawen à l’écart, celle-ci ne tenant pas en place, sautant lestement dans toutes les directions. Enfin, une ouverture se dégagea, alors que l’homme levait haut son arme, espérant parvenir à l’assommer. Aucun des compagnons du brigand ne semblait vouloir intervenir, voulant sûrement éviter de récolter des coups dus aux amples mouvements décrits par l’arme. Profitant de cet instant, la jeune rôdeuse ficha profondément son poignard à la base du bras de son adversaire, le retirant d’un geste vif et s’éloignant rapidement. Il se tordit de douleur, parvenant à grand peine à soulever son membre. Nilawen ne perdit pas de temps et donna un grand coup de pied dans son genou, et un craquement sinistre retentit dans la clairière.
Rugissant, déchainé, les yeux rougis par la colère, les gestes du colosse s’accélérèrent de plus en plus, au point que Nilawen eut du mal à éviter ses attaques répétitives. Abattant son arme de bois vers la jeune rôdeuse, il parvint enfin à l'atteindre. Celle-ci ressentit une douleur fulgurante à la base de son bras gauche. Se mordant la lèvre en retenant un cri, elle se demanda un moment si elle parviendrait à le neutraliser sans le tuer. Mais elle devait tenter le tout pour le tout ; il devait néanmoins en rester au moins un afin de l’interroger.
Il fallait à tout prix trouver un moyen de le faire se débarrasser de son arme. Reculant peu à peu, elle arriva vers l’endroit ou le mort se trouvait. Ne réfléchissant pas quant à la délicatesse de son acte, elle s’agrippa au bout de la lance et tira fort. Celle-ci s’extraya alors du sol et du cadavre dans un bruit mou et visqueux, déplaisant à l'oreille. Elle la brandit alors de son bon bras pour parer le coup qui tombait sur elle. Ripostant furieusement, elle parvint enfin à lui faire lâcher son arme. Par un curieux concours de circonstances, son adversaire s’était retrouvé dos au cadavre de son compagnon décédé, et trébucha sur lui. Nilawen lui plaça alors son poignard sur la gorge sur laquelle sa jugulaire battait violemment, afin de lui interdire tout mouvement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rômrhun
Ambassadeur
Ambassadeur
avatar

Nombre de messages : 277
Age : 27
Localisation : Somewhere, Over The Rainbow

~ GRIMOIRE ~
- -: Nain
- -: 52 ans
- -:

Mer 24 Aoû 2011 - 21:03
Je ne m'étais même pas encore retourné que l'Elfe avait déjà réglé son compte aux deux individus encore menaçants. Ayant repéré que la Rôdeuse tenait un des brigands, elle ne se retint pas, et élimina rapidement les voleurs. Une flèche dans le ventre pour le premier, et, avant même que son camarade s'écroule, le deuxième vit le trait suivant se planter entre ses deux yeux. L’Elfe maniait l'arc a une vitesse incroyable!

Le Rôdeur n'avait même pas eu à intervenir. En quelques instants, nous avions maîtrisé des voyous, sans doute trop habitués à la non résistance des Hobbits, et surpris de se retrouver face à une telle adversité.

Je mis un petit moment à me remettre de mes émotions. L'Elfe m'ayant quelque peu effrayé de par son efficacité, je m'approchai de la Rôdeuse, toujours penchée sur le géant.

"Et voilà! Nous avons rempli notre mission apparemment. Je ne sais pas vraiment ce que nous allons faire de ce brigand... Croyez-vous que nous devions le transporter jusque dans la Comté?"

Les Hobbits allaient sans doute vouloir juger cet individu, mais je n'avais aucune idée de ce que les Semi-Hommes pouvaient infliger comme châtiment dans de pareilles situations.

La Forêt était redevenue silencieuse. Un silence lourd et inquiétant. Le colosse ne bronchait pas, attendant notre décision.

Jetant un coup d’œil vers le chemin par lequel les voleurs étaient arrivés, j'émis une proposition :

"Ils ont surement un camp de base ou quelque chose dans le genre un peu plus loin. Je pense que nous devrions y aller et nettoyer. La Forêt doit être nettoyée des souillures de ces individus."


L'Elfe acquiesça, fidèle à son amour de la nature.

Nilawen suivit mon regard avant de se décider.

C'est à ce moment que le brigand en profita pour se dégager. Il mit un coup de genou à la Rôdeuse, l'envoyant valser par dessus lui. Se redressant avec une vivacité surprenante pour sa taille, il saisit son arme, et se rua sur son adversaire le plus proche : Nurmar.


Dernière édition par Rômrhun le Jeu 25 Aoû 2011 - 18:35, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nyreus Nístaurecelvar
Sage
avatar

Nombre de messages : 38

~ GRIMOIRE ~
- -: Elfe
- -: 4009
- -:

Jeu 25 Aoû 2011 - 15:41
HJ : Désolé, je tâcherai de tenir mon rôle maintenant !

Nyreus avait fait preuve d’une rapidité d’exécution toute elfique. Il y avait quelque chose ici qu’elle n’aimait pas. Cette forêt était ancienne. Si ancienne qu’elle-même, bien qu’ayant vécu de nombreuses années en Terre du Milieu, se sentit à nouveau jeune, très jeune, comme le monde autrefois, avant l’époque des Anneaux, quand les Elfes s’éveillaient. Elle sentit le poids des années la libérer. Elle aimait profondément les forêts, s’y meuvait en silence et si discrètement qu’elle se savait capable de disparaître du champs de vision de ses compagnons sans cesser de les suivre à moins de vingt pieds. Mais il y avait autre chose qu’elle n’appréciait pas ici. Pourquoi une telle troupe avait-elle été mise par le destin sur une si piètre piste. Son cœur lui disait qu’il pourrait y avoir quelque chose d’étrange en cette foret. Et elle sentait qu’un grand esprit, dont elle avait connaissance était à l’œuvre en cet endroit du monde, qu’il y serait éternellement et que la Vieille Forêt, telle les havres de paix des Elfes protégés par les Trois autrefois, l’était par un autre pouvoir, plus étrange et plus complexe, beaucoup plus fort. Le pouvoir peut-etre d’un… Non, Penser de pareilles choses n’était pas bon en cette heure et en ce lieu. Ce serait au Maître de décider s’il voulait rencontrer l’étrange compagnie. Nyreus, toujours silencieuse se faufila sans bruit jusqu’au deux corps tombés. Elle récupéra sur eux ses flèches et fouilla leur poches. Des larcins et quelques menues pièces, de mauvaises armes et rien d’autre. Voilà ce qu’elle y rencontra. Elle mit le butin dans un sac qu’elle trouva sur les corps et le tendit au nain, avec un merveilleux et charmant sourire en disant ceci :

-Cela ira à nos commanditaires. Mais gardez cela mon cher Rômrhun. Et engaillardissez-vous, car une belle étoile plane au dessus de vous ou je ne suis pas une Elfe. Ne craignez pas, c’est le commencement, car je sens en vous une force digne de vos pères Nains.

La femme, une rôdeuse avait fait un prisonnier. Le Nain s’enquit de savoir ce qu’il en serait. Nyreus ne dit rien pour le moment. Elle se contenta de se relever et d’essuyer ses flèches trempées de sang avant de les ranger dans son carquois.

-Ils ont sûrement un camp de base, dit le Nain, ou quelque chose dans le genre un peu plus loin. Je pense que nous devrions y aller et nettoyer. La Forêt doit être nettoyée des souillures de ces individus.

Nyreus acquiesça de la tête avec un grand sourire pour le petit être de la montagne. Ce qui suivit se passa à une grande vitesse. Mais aucun Homme, hormis peut-etre ceux qui portent le sang de Numénor en grande quantité et qualité ne peut tromper la vigilance d’un Elfe. La jeune femme avait été abusée par la vitesse et la force du colosse, mais il n’atteignit pas le rôdeur sur lequel il se rua. L’Elfe sortit une dague et la lança avec force et vivacité, avec une rapidité mais compte tenu du point de vue elfique et de sa légèreté naturelle. L’autre était géant, rapide pour un brigand, mais n’était qu’un pauvre brigand il reçut le projectile de dans la main au moment où il la referma sur son arme. L’Elfe, ne désirant pas tuer davantage repoussa son manteau vert et s’avança vers lui, majestueusement, jouant de sa force elfique pour le terroriser. Elle fit de puissant pas, et se révéla. Les Elfes ont la colère terrible si on les y pousse surtout si ce sont de Hauts Elfes. En l’occurrence lorsque la Dame Nistaurecelvar s’approcha, l’autre ne put que reculer, tout à terre, une dague dans la main qu’il était car c’était un simple homme moindre, un brigand détrousseur de Hobbit et qu’il ne pouvait évidemment supporter une Elfe révélée en courroux qui s’adressait à lui en Haut Elfe. La situation était en effet étrange, pour le moins. Quel fossé incompréhensible il y avait !

-Ava rúma, pilu ! S’écria t-elle dans sa propre langue, d’une voix pleine de colère et d’un ton interdisant tout débordement sous peine de mort. « Ne bougez pas, voleur ! » avait-elle dit. Départissez vous immédiatement de vos armes ! debout et ne tentez pas pareille traîtrise car vous aurez le corps criblé de flèches avant d’avoir pu quoi que ce soit !

Et Nyreus de sortir un peu de corde elfique qu’elle avait pour lui ligoter les mains.

-Vous marcherez avec nous brigand. Et que je ne vous entende pas, vous aurez la vie sauve en ce qui me concerne. Allons, Rômrhun, prenez la tête avec moi je vous prie. Je vous laisse vous autres, drôles de gens mener l’interrogatoire, ce genre de chose ne m’amuse guère.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nilawen Isilith
Rôdeuse du Nord
avatar

Nombre de messages : 16
Age : 21
Localisation : Glissant sur les routes de vertes forêts, tel un esprit sylvestre.
Rôle : Rôdeuse du Nord

~ GRIMOIRE ~
- -: Humaine
- -: //
- -:

Mar 30 Aoû 2011 - 15:50
Son poignard toujours sur la gorge de l’individu, Nilawen jeta un regard circulaire dans l’espace dégagé. Il semblait que l’Elfe avait déjà neutralisé les deux autres brigands, son homologue masculin n’ayant pas eu à intervenir dans la bataille.

- Et voilà! Nous avons rempli notre mission apparemment. Je ne sais pas vraiment ce que nous allons faire de ce brigand... Croyez-vous que nous devions le transporter jusque dans la Comté ?

Nilawen n’avait pas vraiment d’idée sur la question…

- Ils ont surement un camp de base ou quelque chose dans le genre un peu plus loin. Je pense que nous devrions y aller et nettoyer. La Forêt doit être nettoyée des souillures de ces individus.

Il était vrai qu’il valait mieux débarrasser l’endroit de ce genre de personnages, au risque que des voyageurs aventureux fassent de fâcheuses rencontres. Même s'ils ne devaient pas être très nombreux... Aussi, un tel endroit semblait être idéal pour fomenter quelque complot quelque attaque contre les villages Hobbits avoisinant.
Pensive, la rôdeuse ne prêta plus grande attention au prisonnier qui commençait à s’agiter. Vif, il l’attaqua au ventre puis se dégagea en la projetant quelques mètres plus loin. Nilawen se relevait péniblement, la vision floue alors qu’il se précipitait vers Nurmar, celui se trouvant le plus près.
C’est alors que l’Elfe intervint. Par sa seule voix et son imposante présence, elle l’enjoignit de se débarrasser de ses armes, et de ne tenter aucun coup bas sous peine de mort. Fouillant dans son sac, elle en sortit une corde elfique, de la plus solide qui soit, afin d’en ligoter le brigand, qui se tenait là, désarmé, les yeux brillants de colère.

La troupe se remit en marche, le Nain et l’Elfe en tête de file. Nilawen récupéra son arc toujours caché sous les fourrés, puis commença interrogé l’homme. Ce dernier fuyait son regard et ne semblait pas disposé à articuler…

- C’était un coup bas… Mais vous ne vous en êtes pas sorti. Montrez-vous coopératif, qu’on expédie vite les questions. D’où venez-vous ? Avez-vous déjà lancé des attaques contre la lancée ? Y en a-t-il d’autres appartenant à votre bande ? Pourquoi la Vieille Forêt ?

C'était, pensait-elle, les questions dont il fallait se préoccuper pour l'instant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rômrhun
Ambassadeur
Ambassadeur
avatar

Nombre de messages : 277
Age : 27
Localisation : Somewhere, Over The Rainbow

~ GRIMOIRE ~
- -: Nain
- -: 52 ans
- -:

Jeu 1 Sep 2011 - 22:54
Décidément, avoir une Elfe de cette trempe pour compagnon était une bénédiction des Valars. A elle seule, elle s'était occupée de trois de nos agresseurs. Nous pouvions maintenant nous rendre tranquillement au camp des brigands, nettoyer les ordures qu'ils y avaient surement laissées, et retourner rassurer les Semi-Hommes.

Pendant que nous marchions, la Rôdeuse se chargeait de l'interrogatoire du malfaiteur maîtrisé. Il n'avait pas vraiment l'air de vouloir coopérer au départ, mais, après avoir jeté un coup d’œil à l'Elfe, il répondit en marmonnant :

"Not' camp est à 1 km au Nord, derrière un gros rocher fendu en deux. C'est l'endroit parfait pour se planquer de ses idiots de Hobbits."

Ne supportant pas qu'il insulte ainsi les petites gens, je lui mis un coup du manche de ma lance sur le crâne. Il me jeta un regard noir, que je soutins sans sourciller. D'un signe de tête, je l'engageais à continuer. Il regarda brièvement la Rodeuse, puis fronça les sourcils. Vraisemblablement, il n'avait pas retenu toutes les questions de notre camarade.

"Combien en reste-t-il là bas?"
lui demandais-je, sur un ton que j'espérais menaçant.

Il mit un certain temps à répondre, sans raison apparente.

"Vous nous avez tous eu, y'a plus personne. Quatre, c'est bien assez contre des Demi-Humains."


Cette déclaration me soulagea. Notre travail était bel et bien terminé, ou tout du moins, sa partie la plus périlleuse. Nous nous dirigeâmes donc sereinement vers ce fameux grand rocher.

Alors que nous allions le contourner, des corbeaux s'envolèrent, dans un grand fracas.

Le rocher était vraiment immense, et il fallut 2 ou 3 minutes pour parvenir de l'autre côté, ou nous trouvâmes le campement des bandits. Il allait falloir beaucoup de travail pour nettoyer et ranger. Nous ne serions pas trop de quatre.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nyreus Nístaurecelvar
Sage
avatar

Nombre de messages : 38

~ GRIMOIRE ~
- -: Elfe
- -: 4009
- -:

Mer 14 Sep 2011 - 18:57

Nyreus avait marché quelque peu avant, toujours capable d’entendre, grâce à son oreille elfique, ce qui se disait derrière elle. Elle observa les arbres, fréquenta quelques moineaux, caressa les feuilles et passa ses doigts jeunes et vieux sur l’écorce fragile des vieux arbres. Elle sentait en eux nombre de sentiments, certain pour le moins étrange que même elle ne connaissait guère. Il y avait des siècles qu’elle n’était venue là et n’avait contemplé cette ombre fraîche sous les arbres anciens. Il lui était bon d’être ici en pareille compagnie. Les grandes gens de cette terre venaient en aide aux petites. Le monde avait-il donc tant changé ? Pour la première fois depuis longtemps, elle se vit redécouvrir un monde qu’elle aimait. Le Vieux dormant dans la forêt, le Maître chantait-il encore dans ce monde-ci ?

Depuis quelques minutes, elle avait laissé les autres pour partir à la rencontre des arbres. Elle suivait leur rumeur confuse venue du sentier sans faire plus de bruit que si elle avait vécu elle-même sous ces futaies depuis longtemps. Elle était profondément sylvestre et cela n’était donc guère surprenant. Avec le soleil perçant au travers des arbres et le bruissement du vent frais, elle se sentait plus vivante. Au détour d’un chemin, jaillissant de nulle part, à quelques instants de marche seulement de la roche dont avait parlé le bandit et qu’au contact de la forêt elle avait aperçue. Le groupe, comportait un brigand et un homme moindre, ce ne fut donc pas étonnant que les corbeaux détalassent à leur arrivée. La femme les suivit un moment du regard, bien après qu’ils eurent traversé les nuages.

Elle chantonnait doucement quelque vieil air elfique, tout en terrorisant par instant le prisonniers en lui jetant des coups d’oeils. Son air se chantant dans les sous-bois autrefois, en sautillant ou bien riant, profitant et du manger et du boire, quand la paix était sur le monde et que les choses fixes se taisaient dans le calme paisible du chant des hêtres, des frênes, des saules, des pommiers et du père chêne. Qu’elle aimait la forêt. Les choses y étaient vieilles, empreintes. Alors, sans aucun doute, elle eut sa réponse, le Maître marchait et chantonnait toujours ça et là ses paroles inintelligibles et folles pour aller cueillir le lys d’eau.

Lorsqu’ils furent au centre du camp, Nyréus parla à nouveau, la voix claire, en adressant un grand sourire au Nain ragaillardi devant elle.


-Nous y voilà, donc. Je pense que vous pouvez attacher solidement ma foi notre bon ami, il ne se défera pas facilement de cette corde là, je puis vous le garantir, Núnatani.

Elle avait utilisé, avec à nouveau un sourire radieux, du mot Quenya pour « Dunadan ».

-Ami Nain, je en prie, s’il y a des choses que nous devrions trouver ici, demandez les à notre nouveau compagnon. Je ne sais si ce peut vous intéresser, mais il y a sans aucun doute parmi les vivres de ce que les gens d’ici appellent de la Feuille de Longoulet, dont vous autres aimez à fumer. Mais gardez ceci par devers vos mémoires, prenez garde à ne pas mettre le feu !

Et, sur ce la femme se mit à fouiller ça et là dans le camp. Il y avait de l’argent, toute sorte de choses soutirées et du braconnage, sans doute.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




Revenir en haut Aller en bas
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 01.02/04.Sc.Utopia - Sauvetage en eaux fourbes
» well, well, well, qui veut des friandises?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bienvenue à Minas Tirith ! :: - Les Terres du Milieu - :: La Comté-
Sauter vers: