[RP] Un nouveau départ, pour une nouvelle destinée.

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Orathor
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Mar 10 Mai 2011 - 21:32
Le soleil écrasant de cette ardente journée, pesait sur les épaules éprouvées du jeune aventurier, qui marchait sans relâche depuis la veille, alors que le crépuscule gagnait le Gondor. Une volonté insoupçonné le poussait depuis lors, ne lui ayant offert qu'un bref répits au cœur de la nuit, juste le temps de boire une gorgée d'eau avec ivresse et de croquer à pleine dent dans un morceau de pain encore frais. Malgré la douleur qui irradiait le long de ses jambes, il arpentait sans relâche cette route qui le conduisait au sein de la fabuleuse cité blanche, Minas Tirith.

En chemin, il n'avait croisé que peu de gens, si ce n'est personne. En effet, obnubilé par la direction qu'il prenait, Orathor fit abstraction de ce qui l'entourait. Sa détermination n'avait nul frontière, et il se prit à croire dans l'un de ces moments de lucidité, qu'il finirait par s'écrouler ici bas et mourir dans le dénis le plus total. Mais il ne pouvait se le permettre...

A son plus grand soulagement, les remparts étincelants de la citadelle du Gondor lui apparurent enfin, alors que l'astre roi était à son apogée. Il s'émerveilla devant la magnificence et la grandeur de cet entrelacs de tours et de chapiteaux, véritable symbole de la grandeur de sa nation. C'était la première fois qu'il posait son regard sur ses remparts, et tout d'un coup, le chemin s'en trouva plus intéressant, le temps passant beaucoup plus vite, tant et si bien qu'en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, il se tenait devant les portes de Minas Tirith, emporté par la flot tortueux des badauds, brassé et malmené comme un vulgaire chiffon et n'ayant guère la force de protester. Des hommes de haute lignée, montant de fière destrier et entouré de gardes au visage peu engageant, côtoyaient des vagabonds vêtu de hardes et le dos voûté, sous le regard vigilent des hommes en faction, fer de lance qui faisait la fierté de la citadelle. Orathor tremblait d'appréhension et d'admiration devant ce lieu, remontant les ruelles couvertes par les cris des marchands et les rires et les bruits assourdissants que pouvaient produire un tel rassemblement de gens.

Orathor parvint enfin à s'extirper de cette cohue et se présenta timidement devant deux soldats qui épiaient la foule à la recherche d'un inconscient voleur à la tir auquel il pourrait faire passer l'envie de s'adonner à de telles pratiques. Ils écoutèrent avec attention sa requête, s'amusant devant sa timidité et lui indiquèrent à grand geste les Hauts de la cité. Se confondant en excuse et en remerciement, il replongea une nouvelle fois au cœur du flot intarissable de badauds, étreignant la garde recouverte de son étoffe, de sa mystérieuse lame runique dans un geste rassurant, que la peur de se voir chaparder son précieux trésor lui insufflait.

Le jeune aventurier arriva donc au terme de son périple et avisa les casernements, vaste et impressionnant bâtiment qui évoquait sans nul doute sa fonction militaire. Passant les portes sous le regard suspicieux des hommes en faction, il déboucha dans la cour. Arrivé au milieu de cette dernière, il s'écroula d'épuisement sous le regard médusé des soldats, quelques mots s'échappant de cette lèvre sèche.

« Les armées du Gondor... Je souhaite intégrer les armées du Gondor... »
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Etelion
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Sam 14 Mai 2011 - 13:16

Ernar était encore au bureau des assignations quand un jeune soldat vint le remplacer, lui disant qu'il en avait fini pour aujourd'hui. Un grand sourire affiché sur le visage, le vieil homme, qui aurait atteint la cinquantaine d'années dans un an, s'en alla vers la sortie. Il déboucha sur une des nombreuses cours de la Caserne, dans laquelle discutaient bon nombre de bas-gradés et de soldats basiques. Tous le saluèrent respectueusement, respect dû aux actes de guerre qu'il avait accompli et, cela va de soi, à son grade. Il apprit, grâce aux voix fortes et peu discrètes, que la femme de Bertor allait avoir un enfant le mois prochain, qui ne serait certainement pas de lui puisqu'il venait de revenir d'une longue campagne démocratique il y a deux mois, et qu'il était parti depuis au moins un an. Endrone venait d'entrer, quant à lui, dans la garde de l'arbre blanc, fier comme un coq, il paradait dans toute la caserne avec son armure blanche reluisante...

Une autre personne arriva, celle-ci n'ayant rien à voir avec les gens qui étaient autour. C'était un homme assez bronzé, physiquement impressionnant pour son visiblement jeune âge, plus petit qu'Ernar de cinq à six centimètres. Le vieil officier n'avait pas de doute: voilà un jeune garçon qui nous vient des fermes du Sud du Gondor. Un fils de fermier... Encore un. Ils étaient beaucoup à vouloir changer de vie, généralement il s'agissait des cadets de leurs familles, les ainés reprenant les affaires familiales. Peu d'entre eux, cependant, avait de la personnalité et, par extension, quelque chose dans le crâne. Celui-ci semblait épuisé, les yeux cherchant désespérément quelque chose qu'Ernar ne sut deviner. Il entendit faiblement un: "intégrer les Armées du Gondor".

Ernar, bonne patte comme il l'était, attrapa le gamin par les épaules et le souleva par la seule force de ses bras pour le remettre sur pieds. Il tapa sur ses habits pour enlever la poussière qui y était installée, puis le tira vers le bureau des assignations.

- Je suis l'homme qu'il te faut, p'tit gars ! Viens donc. Tu vas te reposer quelques dizaines de minutes, en discutant, buvant de l'eau, et après on ira voir ce dont tu es capable. Ca te va ?

Sans attendre sa réponse et, en réalité, n'en attendant aucune, il continua à avancer jusqu'à arriver dans le bureau des assignations qu'il venait de quitter. La jeune recrue qui siégeait sur la chaise derrière le bureau leva un sourcil, étonné de revoir apparaitre si tôt le héros de guerre, accompagné, qui plus est, d'un inconnu apparemment pas militaire. Ernar lui fit un geste de la main, lui signifiant de ne pas s'en occuper. Ils arrivèrent dans une salle adjacente au bureau, ouverte sur une nouvelle cour où s'entrainaient des soldats au combat à la main, à l'épée, à la hache, et même au bâton pour certains. Depuis la salle, on entendait les cris, les coups, chaque pas résonnait. Dans la salle se trouvaient plusieurs bancs pour que les soldats se préparent, des armoires contenant du matériel, des armes posées contre les murs, et plusieurs tonneaux remplis d'eau tiède. Ernar s'assit sur un des bancs, et invita de la main le nouvel arrivant à se désaltérer, tout en parlant d'une voix calme.

- Je m'appelle Ernar, je suis Capitaine des Soldats, bien que ça ne soit plus qu'un titre honorifique aujourd'hui... La vieillesse, si tu savais combien c'est dur à accepter, p'tit gars. Quand tu le voudras, conte moi ton histoire, d'où tu viens, et ce que tu veux faire dans la prestigieuse Armée du Gondor.





HRP: On va commencer comme ça, je pense que j'en aurais pour un petit moment avec Iorlas, plus ça va, plus les idées me viennent. Pour te briefer rapidement à propos de Iorlas, il reviendra à Minas Tirith en tant qu'artiste (j'ai pas encore défini quel genre d'art sera pratiqué) et non pas en tant que Ranger. Cependant, et grâce à Forlong, j'ai trouvé un scénario intéressant qui permettra à ton perso de le rencontrer Wink /HRP
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Orathor
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Dim 15 Mai 2011 - 19:49
C’est alors qu’une poignée de mains vigoureuses le souleva de terre et le reposa sur ses jambes encore vacillantes, sans le moindre mal, et lui assena par la suite des tapes robustes sur ses haillons crasseux, afin d’en retirer la poussière, récompense de son long et éreintant voyage. Ouvrant les yeux pour dévisager son messie, il se retrouva nez à nez avec un homme à la haute stature qui bombait le torse avec fierté, son visage avenant fendu d’un large sourire. Le crâne rasé, l’homme arboré néanmoins en guise de pilosité une moustache travaillé. C’est alors que sa voix résonna à ses oreilles, chaleureuses et puissantes. Sans attendre de réponse, il l’empoigna par une épaule et l’entraina avec autorité vers les bâtiments administratifs. Le pas leste et pressé, Orathor avait cruellement du mal à suivre cette marche forcé - ses jambes ayant toutes les peines à le soutenir - au travers de la cour pavé sous le regard amusé des soldats de faction.

Ils pénétrèrent alors par une porte surmontée d’un écriteau sur lequel était gravé avec l’austérité propre aux corps militaires « Bureaux des Assignations ». Orathor était donc arrivé à bon port et il était désormais entre les mains de la personne qui serait à même de l’aider à accomplir son rêve. Dans cette salle dans lequel il venait de s’engouffrer – car tel était bien le terme pour désigner la façon dont il venait d’entrer dans le lieu, vous pouvez me croire, au grand désarroi du jeune bouseux harassé qu’il était – se tenait de part et d’autre un alignement de bureaux sur lesquels avait été disposé de la paperasse, documentation à l’adresse des prochaines recrues. Un seul homme siégeait à l’un d’entre eux, les pieds reposant nonchalamment sur le bois. Étonné de revoir reparaitre si hâtivement l’homme qui l’entrainait d’une main de fer dans une pièce adjacente, son visage se décomposa, et il reprit une allure de travail plus adéquat. Cet homme, qui semblait inspirer la crainte et le respect à ses subordonnés, ne semblait n’y avoir guère prit attention et d’un simple geste de la main qu’il signifia qu’il s’occupait personnellement du client.

Ils arrivèrent ensuite dans ladite pièce adjacente, laquelle avait les doubles battants de ses portes ouvertes sur une cour poussiéreuse ou les cris de rage et de défis se mêlaient à la sueur des combattants, véritable déchainement de violence au service de la bonne garde de Minas Tirith et du Gondor. Orathor déglutit en contemplant avec une fascination teinté d’effarouchement. Il se dit alors que les entrainements auquel ils s’adonnaient il y a de cela encore quelques jours, n’était que du menu fretin… La voix du responsable du bureau des assignations s’éleva, couvrant en partie le vacarme des combats amicaux, l’arrachant avec sursaut de sa contemplation. Il se tourna vers son interlocuteur, assis sur l’un des mains, les mains croisés sous son menton et détaillant le jeune blanc-bec qui se tenait devant ses yeux avec ses bras ballants et son regard benêt. Il l’invitait à se rafraichir avant de se présenter et d’obtenir quelques informations sur sa personne. Orathor s’exécuta de bonne grâce, plongeant ses mains avec avidité dans l’un des tonneaux ouverts et buvant tout son soûl sans prendre attention des bonnes manières et de la bienséance. Au diable cet homme qui s’offusquerait de sa façon de boire, il mourrait de soif, et ce n’est pas les remontrances d’un bureaucrate qu’il le ferait se tenir mieux !

Toutefois, alors qu’il prenait la parole une nouvelle fois afin de décliner son identité, il s’avéra que cet homme n’était en rien le simple bureaucrate qu’il avait dépeint quelques instants auparavant et il rougit d’avoir pu penser de telles choses. Non, bien au contraire, cet homme était un vétéran de quelques guerres passées. Il avait sans nul doute le sang d’innombrables orques et autres ennemis sur les mains et le poids écrasant du désir de protéger au péril de sa vie son royaume, et pour cela, Orathor lui accorda tout son plus grand respect. Cet homme, au même titre que son grand-père, incarnait le personnage qu’il souhaitait devenir.

Il s’essuya la bouche d’un revers de manche et fixa Ernar avec intensité.

« Je me nomme Orathor. Quand à mon nom, il n’a que bien peu d’importance. Je suis le fils d’un paysan, qui n’a passé que le plus clair de son existence à cultiver un misérable lopin de terre. Mais ne vous fiez pas à mon allure et à mes origines ; j’ai reçu l’éducation de ma bien cher mère et je ne souffrirai pas d’être traité comme un benêt ou un bon à rien. »

Il avait prononcé cette dernière phrase avec un peu plus de force et de défi qu’il l’aurait souhaité, ses pommettes saillantes se teintant de rouge. Quand il se fut calmé, il reprit plus posément.

« Mon père m’a conté les faits d’armes de mon aïeux, qui était capitaine du Gondor il y a de cela deux générations. Cette arme, désigna-t-il en montrant le fourreau de sa lame recouverte d’une étoffe, est son cadeau. Elle est son testament, son désir de faire de moi plus qu’un simple laboureur. Je ne puis concevoir une vie de la sorte, car elle n’a de raison d’être vécu que si les rêves qui nous animent en sont au moins effleurés. C’est parce qu’à chaque instant je saurai que je puis passer de vie à trépas, car elle saura être digne d’être arpenté, que je me sentirai réellement vivant. »

Il bombait le torse avec courage et conviction.

« Je n'ai pour désire pas simplement d’être un simple soldat, de la misérable chair à canon, je souhaite arpenter les traces de mon aïeux et de les dépasser. »
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Lun 16 Mai 2011 - 1:34




Le jeune homme était assoiffé et à bout de force, de toute évidence. La tête presque entièrement dans un des tonneaux remplis d'eau, buvant à grandes gorgées, faisant plus de bruit que tous les hommes qui étaient là, dehors. Bon, effectivement, peut-être pas autant que ça. Peu importe. Ernar affichait toujours un sourire satisfait, il lui était drôle de voir quelqu'un d'aussi peu distingué dans ce monde où le paraitre semblait être le maitre mot. Dès qu'il fut bien désaltéré, l'inconnu répondit à l'officier, d'une voix forte et vigoureuse, pleine de conviction, si caractéristique de la jeunesse. Il se présenta donc, prétendant s'appeler Orathor et être le fils d'un fermier voulant changer son étoile. Consciemment ou non, un dédain se faisait ressentir lorsqu'il parlait ainsi de son géniteur, comme s'il trouvait indigne d'avoir un tel métier. Il s'arrêta quelques secondes puis reprit de plus belle, d'une voix plus posée, parlant de son aïeul qui fut Capitaine du Gondor et fier guerrier. Il montra son épée tout en argumentant ses idées. Par les mots qu'il employait, il était facile de sentir qu'il savait où aller, qu'il était sûr de lui, et qu'il était ambitieux - bien plus que la majorité des nouvelles recrues. Une fois qu'il eut fini, le vieux soldat lui répondit d'un ton ne traduisant aucune sympathie.

- Les dépasser, tu dis ? Tu es ambitieux, c'est une bonne chose. Sache cependant qu'il ne faut pas trop en faire. Devenir Capitaine du Gondor, ça veut dire être quelqu'un d'exceptionnel, et je ne parle pas de moi. J'ai été Capitaine, oui, mais bien tard, et peu de temps, dans une période où les officiers manquaient. Ce grade s'acquiert avec de la persévérance, de l'expérience, et énormément, énormément, énormément de temps. Rares sont ceux qui deviennent Capitaine avant d'avoir bien amorcé la trentaine d'années. J'ai juste le souvenir d'un homme qui fut Capitaine des Rangers du Gondor alors qu'il n'avait même pas connu son trentième hiver. Je ne l'ai pas bien connu, mais c'était un homme fort, juste, honnête, et un bretteur d'exceptionnelle qualité. Il est parti de la Cité Blanche il y a bien, quoi, cinq ou six ans, peut-être même plus. C'était quoi son nom, déjà...

Il marqua une pause, réfléchissant en se grattant l'arrière du crâne, puis continua.

- Iorlas, c'est comme ça qu'il s'appelait. Iorlas. Enfin bref. Tout ça pour dire que dépasser ton aïeul sera quelque chose de long, d'infiniment long, tu n'as même pas idée à quel point. Mais c'est bien, tu as le courage de dire ce que tu as dans la tête, et tu as le don de bien le dire. Ainsi donc tu veux rentrer dans l'armée. Pour briller, il te faudra une spécialité. J'ai l'impression que tu es plutôt de ceux qui aiment le corps à corps, j'imagine que tu préfèrerais être soldat, je veux dire par là faire partie de l'infanterie à pied. Non ? Dis moi, au fait, ton aïeul, il faisait partie de quel corps de l'armée ?
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Orathor
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Mar 17 Mai 2011 - 22:47
Le jeune guerrier écouta avec attention les conseils avisés et les mises en garde du vétéran à la poitrine décoré de maintes distinctions il n’en doutait pas. Ses paroles, il les buvait comme l’eau du tonneau dans lequel il était plongé quelques instants auparavant, mais cette soif là, celle de savoir, de conseil et de l’histoire d’un homme d’un ancien combattant des champs de bataille, ne semblait vouloir se tarir. Son regard scruté l’homme qui se tenait devant lui, détaillant ses postures, ses mimiques, s’imprégnant de sa personne comme il aurait pu faire d’un adversaire pour connaitre son prochain assaut.

Devenir l’une des éminences du Gondor n’était possible qu’après plusieurs années ? Après tout, peu lui importait. Non, ce qu’il désirait ardemment, c’était obtenir la gloire et pour cela il lui faudrait combattre au plus sombre de la tourmente. Beaucoup aurait dit que ce n’était que folie, bien plus que de la témérité, de l’inconscience. Mais le jeune guerrier était prêt à tout pour obtenir le respect et la reconnaissance de ses paires. De l’arrogance aurait-on pu alors répondre ! Mais après tout, entre le courage et la prétention, n’y avait-il pas qu’un tout petit pas ? Que chacun pensa ce qu’il souhaite, il savait ce qu’il voulait et il l’obtiendrait, qu’importe les sacrifices. Son cœur tambourinait sa poitrine rien que d’évoquer les faits d’armes dans lesquels ils seraient bientôt impliqué et dans lesquels il pourrait briller. Il tut néanmoins ses pensées, de peur que cet homme ne le juge trop vite et ne rabatte son caquet et aille l’envoyer écraser la crasse et la fiente, armé de son fidèle balai à récurer et de son mouchoir, dans les confins ténébreux et méphitiques des latrines des casernements !

Iorlas. Un nom à la poésie et la rudesse qui chantait à ses oreilles et qu’il trouvait beau, tout simplement. Un homme de qualité et de courage selon les mots de son interlocuteur. Une certaine mélancolie se lisait dans son regard et ses épaules se voutèrent un court instant sous le poids de la nostalgie. Éphémère… Car bien vite, il reprit contenance, et son sourire jovial et bon enfant illuminant son visage avenant. C’est alors que les questions se succédèrent, ponctuant son monologue et laissant place au jeune, le bon soin d’entrer en scène. Il ne lui fallut guère de temps pour trouver la réponse à son ultime question, connaissant sur le bout des doigts l’histoire de son aïeul.

« Mon grand-père fut tout d’abord membre des Rangers ou il brilla par ses faits d’armes et sa bravoure. Reconnu pour son don à maintenir la cohésion au sein de ses hommes au cœur de la tourmente, il fut appelé à prendre le commandement d’Osgiliath qui connaissait alors des heures sombres, menaçant de s’effondrer, laissant libre cour à la fureur du Mordor. Il prit alors les fonctions de capitaine des gardes frontières et tenu d’une main de fer cet inébranlable bastion. »

Le jeune homme marqua une pause, ses yeux pétillants encore de fierté et de respect.

« Ranger. Oui, je crois que c’est un poste qui me conviendrait à merveille. J’aime à arpenter les terres qui se joignent à mon village, et j’aime comme vous l’avez si justement dit, le corps à corps. Dans bien des circonstances, si vous voyez ce que je veux dire… »

Une pointe d’humour ne faisait pas de mal, mais il se dit bien vite qu’il avait outrepassé ses droits, ayant le culot de s’exprimer de la sorte devant un seigneur. S’empourprant et fuyant en toute hâte le regard d’Ernar, il changea de sujet. Un sujet qui lui tenait soudainement à cœur.

« Iorlas... Ou est-il désormais ? Pourquoi a-t-il quitté la Cité Blanche ? Pardonnez ma curiosité et mon indiscrétion mon seigneur, mais elle me tenaille la langue et je ne puis faire autrement que de vous le demander… »

Au même titre que son aïeul, il se prit d'admiration et de fascination pour ce dénommé Iorlas qui prenait une nouvelle place dans son esprit. Il se devait de le rencontrer, et encore une fois, rien n'y personne ne pourrait l'en empêcher.
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Mar 17 Mai 2011 - 23:47



Ernar apprit bien des choses à propos de l'aïeul maintes fois cité du jeune Orathor, le fils de fermier. Cet homme avait visiblement fait partie des rangers, un morceau de l'armée assez élitiste et au moins aussi qualifié. Mieux encore, il avait atteint le grade de Capitaine des gardes des frontières. Ce n'était pas rien, l'ancien Capitaine le savait bien, voire même mieux que quiconque dans cette caserne. Le jeune homme parla ensuite de ses goûts en matière d'affectation. Le vieux héros de guerre l'avait bien compris, cet à peine adulte voulait suivre les traces de son grand père, il voulait briller parmi les plus brillants, il voulait se faire remarquer - dans le bon sens du terme - et être glorifié. Cependant, malgré sa fougue, il savait que tout était une histoire de mérite, et que pour en arriver là il aurait sûrement des obstacles difficiles à surmonter.

Il voulait donc être ranger, comme l'avait été son parent de deux générations au-dessus. Ernar apprécia tout particulièrement - et contre toute attente - la touche d'humour de la future recrue, la gratifiant d'un rire grave et sincère. L'humour était une qualité qu'il avait toujours énormément apprécié, révélant bien souvent les autres qualités morales et purement humaines d'un individu. Cet instant de légère euphorie passé, il écouta la suite de ce que ce gamin - car c'est bien ce qu'il était à ses yeux, sans être péjoratif - avait à dire. Cette suite était une succession de question concernant Iorlas, dont le cinquantenaire avait parlé plus tôt. Gêné par le peu de connaissances qu'il avait pour répondre à ces questions, il répondit d'une voix plus basse.

- Tu peux bien me le demander mais ce n'est pas pour autant que je te répondrai... Je dis cela parce que je n'ai presque aucune information le concernant. Je ne le connaissais pas bien... Je rectifie, je le connaissais très peu. Je sais simplement qu'il n'avait pas pour habitude de s'étaler sur sa vie privée, ni sur ses projets. Savoir où il est maintenant, voilà un exploit dont je suis bien incapable. A son départ, ça fait déjà bien cinq ou six ans de ça, j'étais là. Il s'en alla dans le silence, sans prévenir d'autres personnes que le haut commandement et quelques uns de ses amis les plus proches, pour la plupart des rangers. Je suis tombé par hasard sur sa descente dans la cité, le menant jusqu'aux portes. Il avait son cheval, une charrette remplie d'affaires, et je n'ai pas mis longtemps à comprendre qu'il quittait Minas Tirith pour de bon. Et à mon avis, ce départ n'avait pas de raison précise, ce n'était pas une conséquence d'un acte quel qu'il soit. C'est ce que je pense. Il est bien difficile d'en savoir plus. Tu sais, je m'en suis posé des questions sur celui-là... M'enfin. Je crois qu'il m'intrigue tout autant que toi. Puis, secouant la tête comme pour montrer qu'il revenait dans la conversation de base, il continua. Donc, tu veux faire partie des rangers, toi aussi ? Il va falloir que je vois ta maitrise de l'épée, et de l'arc aussi. Ensuite, je te mettrais en relation avec un officier des rangers, il te fera probablement passer un test. Tu sais, les rangers sont polyvalents et n'ont pas le droit à l'erreur, il ne s'agit pas des simples soldats. Pour cela, c'est plus difficile d'entrer dans ce corps de l'armée. Tu es prêt pour t'essayer à me combattre, malgré ta fatigue ?
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Jeu 19 Mai 2011 - 0:14
C’est avec un soulagement non feint, poussant un soupir entendu, qu’il vit son interlocuteur s’esclaffer de rire à sa légère boutade. Et c’est également avec plaisir et apaisement qu’il vit s’étendre sur le visage de cet homme vénérable un sourire franc et son regard s’illuminer de bienveillance et d’amusement. Une œillade presque paternelle ? Non, il ne fallait tout de même pas exagérer… Néanmoins, le jeune homme était heureux, car en cet instant, il lui semblait et cela depuis bien des années, qu’il avait sa place entre ces murs impénétrable et apaisant.

Toutefois, lorsque Ernar reprit la parole et évoqua le dénommé Iorlas, c’est avec une déception non feinte qu’il accueillit ses paroles et détourna le regard un court instant, observant la cour extérieur piétiné par les quelques guerriers acharnés. Cet homme avait sans nul doute foulé également ce pavé et cette poussière, y ayant offert sa sueur et son sang en récompense de la pérennité de ce royaume fabuleux. Une déception, car ce capitaine aurait pu lui enseigner son savoir et son expérience, l’aurait soutenu d’une main de fer et l’aurait conduit vers la puissance. Déception…

Puis, le vétéran quinquagénaire secoua la tête pour cesser de ruminer les sombres pensées qu’il partageait avec le jeune homme – j’entends par là qu’il regrettait quelque peu la présence de l’homme, non qu’il cherchait à acquérir son savoir, ayant probablement lui-même le savoir nécessaire… Enfin bref, je m’égare ! – et continua sur des paroles plus prosaïques, à savoir son avenir au sein de la fière armée du Gondor. Orathor sa cape d’un mouvement précipité et la jeta sur l’un des tonneaux, avant de remonter ses manches, un léger sourire sur les lèvres. Sa lame, rengainée dans le fourreau qui était caché aux yeux de tous par son étoffe, martelait sa cuisse avec soif et avidité au rythme des gestes fébriles et impatients d’en découdre d’Orathor. Cette lame runique reposait avec indolence dans son fourreau depuis des temps immémoriaux, ayant oublié le goût de la victoire et de la conquête. Cela n’avait fait que trop durer et bientôt, elle déchainerait sa colère une nouvelle fois sur le champ de bataille ! Mais pas aujourd’hui…

« La persévérance et l’acharnement sont de mes qualités. Je n’ai pas peur des sacrifices pour obtenir ce dont je désire ardemment, je croyais pourtant avoir était limpide mon seigneur », répondit-il avec assurance mais néanmoins respect lorsqu’il évoqua la rigueur des rangers.

Quittant la salle en dévalant les quelques degrés qui menaient à l’arène, il se tourna vers son adversaire et lui lança avec bravade, un sourire malicieux dansant sur ses lèvres.

« Et pour sûr ! Je n’ai parcouru tant de lieux pour venir enfiler des perles… Alors ! Que faites-vous ? Je vous attends moi. »

Gratifiant le vieil homme, ou tout du moins l'approchant, d'un clin d’œil espiègle, dévoilant tout son aplomb et sa détermination, il attendit avec impatience le premier test.
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Ven 20 Mai 2011 - 14:51



Le jeune gondorien, fils de fermier et prétendant à l'affectation dans le corps des Rangers, paraissait prêt, voire impatiente d'en découdre avec le vieil homme. La première épreuve serait plus une sorte de test. Les Rangers devaient savoir manier l'épée et l'arc avec aisance et précision. La plupart d'entre eux étaient plus doués dans le maniement d'une des armes que dans l'autre, et c'était tout à fait normal. Visiblement, Orathor s'était entrainé à combattre, utilisant une posture d'engagement au combat assez peu commune mais néanmoins sans faille, brandissant son épée parcourue de runes. Ernar avait beau chercher, il ne trouvait nulle hésitation dans les yeux de son adversaire, et il en était bien content. Ce garçon savait ce qu'il voulait, et, surtout, savait que pour atteindre le but qu'il s'était fixé, des sacrifices seraient nécessaires.

Voyant ce-dernier à l'aise, légèrement dévêtu, fin prêt à l'affrontement, le vieux guerrier sortit doucement sa lame de son fourreau. Il s'agissait d'une magnifique épée, parfaitement ouvragée, dont la lame était aussi claire que les plus blanches des pierres de la cité du Gondor. Il respira lentement, avança le pied droit en même temps que son bras droit, au bout duquel était la lame, puis de la main gauche fit un signe indiquant le début du combat à la recrue potentielle.

Sur ce geste, il s'élança en avant, sans attaquer, attendant que le garçon envoie le premier coup. Dès que celui-ci fut porté, Ernar enchaina les passes d'armes toujours plus mesquine, frappant du plat de la lame - non tranchant - le nouveau venu lorsque ce-dernier ratait une parade. Le combat était assez acharné et, malgré son inexpérience, il fallait bien dire que le jeune Orathor s'en sortait bien. En plus de cela, Ernar, malgré, dans ce cas, son expérience, se fatiguait vite - comme tout guerrier ayant son passé et dépassant les cinquante hivers...
D'une voix provocante, un sourire aux lèvres, le vieil officier lança au jeune homme:

- C'est tout ce que tu as ? Allez, n'hésite pas, montre-moi ce que tu caches ! J’essaierai de pas te faire trop d'mal !




HRP: C'est pas très très long, désolé, j'ai pas beaucoup de temps ^^ Je ferais mieux la semaine prochaine Wink /HRP
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Orathor
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Mer 25 Mai 2011 - 11:24
Tous les regards s’étaient tournés vers les nouveaux arrivants. Tout d’abord avec une certaine méfiance pour cet étranger qui avait tout l’air d’un pauvre fermier comme nombre de gardes de cette cité. De la nouvelle chaire à canon se prirent à murmurer avec mépris, certains. Puis se fut avec respect et admiration, lorsque Ernar, responsable du recrutement et ancien vétéran des guerres passés qui résonnaient encore dans les contes et les balades en leur honneur. Le jeune blanc-bec allait se faire ramasser et proprement.

Les deux hommes s’avancèrent sur l’esplanade . Une lueur de détermination et de bonheur brillant avec ferveur dans le regard, le jeune homme était prêt à en découdre et il se tourna vers son adversaire quand ils furent au centre de l’une d’un des cercles de duel que deux hommes venaient de quitter. Plusieurs gardes cessèrent leur entrainement et s’approchèrent du test qui allait se dérouler devant leurs yeux enjoués, massant leurs membres endoloris et reprenant leur souffle court et saccadé. Une raclée, comme il était si commun d’en voir une lorsque Ernar venait en ce lieu accompagné d’un vagabond en quête d’un avenir plus glorieux, et cela pour leur plus grand plaisir.

Orathor expira et empoigna la garde de sa lame, à deux mains, brandissant l’épée runique, lègue de son aïeul. Il n’avait que très peu ferraillé avec cette dernière et encore moins face à un homme, aussi vieux soit-il, rompu aux arts de la guerre. Mais un frisson lui parcourut l’échine et le désir de vaincre s’insinua en lui comme une déferlante dans tout son être, une sensation euphorique qui lui tenaillait les entrailles, qui jusqu’alors ne l’avait jamais gagné.

Ernar se tenait devant lui, un sourire provocateur et diverti dansant sur ses lèvres. Une posture de garde dont il n’aurait su dire si elle était redoutable ou encore imparable. La seule façon de le savoir, serait de se lancer à son assaut… Car il désirait tant faire disparaitre ce sourire de son visage ! Lui faisant signe de s’avancer de sa main libre, et esquissa un pas en avant. Le premier combat pour son avenir se jouait en cet instant, il ne pouvait le perdre. Sa lame s’abattit avec force, le vieux guerrier la repoussant avec aisance du plat de la sienne et se remit en place. Orathor grogna de rage. Le combat allait être difficile… Il se lança une nouvelle fois corps et âme dans la bataille, frappant d’estoc et de taille, tentant de veine feinte aussi grosse que le nez en plein milieu de la figure. Mais rien ne semblait vouloir y faire, Ernar parant toujours avec une déconcertante facilité, comme s’il parvenait à lire chacun de ses gestes, se payant même le luxe de l’humilier en le frappant du plat de sa lame sur les cuisses, les bras et son séant sous les acclamations et les rires des guerriers.

« Argh ! »

Orathor tituba de quelques pas, alors que sa cuisse l’élançait une nouvelle fois. La lame avait frappé plus durement qu’a l’accoutumé, lui indiquant qu’il serait temps de se réveiller. Mais il pouvait s’estimer heureux, cela aurait fort bien put être son tranchant acéré qui aurait déchiré les chaires…

« C'est tout ce que tu as ? Allez, n'hésite pas, montre-moi ce que tu caches ! J’essaierai de pas te faire trop d'mal ! »

Le jeune homme comme tentait de reprendre son souffle, ses muscles endolories par les assauts répétés suppliant sa miséricorde. Toutefois, son adversaire présentait lui aussi les mêmes difficultés. C’était toujours cela de prit… Orathor lui assena un regard assassin, et maudit entre ces lèvres son impudence. Il l’aurait voulu. Le jeune guerrier frappa le sol du pied, projetant un nuage de poussière au visage d’Ernar qui poussa un cri d’indignation et se protégea le visage, avant de s’élancer vers son adversaire. A quelques pas, il s’élança en l’air et retomba en frappant avec fureur la lame finement ouvragé du guerrier qui avait eu la présence d’esprit de parer. Les épées s’entrechoquèrent dans un raisonnement impitoyable, des étincelles illuminant leur visage maculé de sueur et de poussière. Orathor se ramassa et projeta la garde de son épée dans l’estomac du maudit vieillard, qui expira avec douleur et tomba à genoux. Orathor se releva, élançant une nouvelle fois sa lame vers le ciel, prêt à l’abattre, lorsqu’Ernar le frappa au genou l’emmenant également à terre. Le revers de manche qu’il reçut en pleine figure le projeta à quelques pas. Sa lèvre fendillée, le sang coulant sur son menton et se mêlant à la poussière et à la sueur, il empoignait la garde de sa lame comme s’il se raccrochait à son dernier espoir de survie. Orathor planta sa lame dans le sol et prit un genou à terre, dévisageant son adversaire avec défiance et arrogance.

« Sans vouloir vous offusquer, mon seigneur, vous frappez comme une fillette… »


HRP : Désolé, ces derniers jours ont été chargés ^^' /HRP
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Lun 30 Mai 2011 - 22:36



Un genou au sol, l'épée plantée de quelques centimètres dans la dure terre de la cour d'entrainement, Orathor provoquait le vieil officier. Se faire insulter de fillette alors qu'il avait ouvert la lèvre de son adversaire lui semblait étrange, mais peu importait. Il avait déjà rencontré des combattants plus agressifs, mieux entrainés, et plus offensant dans leurs insultes. Sans ajouter un mot, il se remit en garde offensive, le pied gauche légèrement reculé, la lame droite devant lui. Le soldat aguerri lança un regard sombre et grave du fait de ses sourcils froncés, l'air de dire: "Alors, qu'est-ce que tu attends ?". En effet, malgré la fatigue, il était prêt à continuer, et même plutôt deux fois qu'une. Il attendit patiemment que son ennemi le temps d'un combat se relève. Dès que ce-dernier se mit en garde, Ernar l'attaqua, ne retenant plus ses coups. Les deux épées se heurtèrent dans un fracas assourdissant, une fois, puis deux, puis trois...

Autour, les soldats qui échangeaient des passes d'armes s'étaient arrêtés et écartés. Chacun d'entre eux regardait avec attention voire admiration le spectacle qui leur était donné. Voir un officier, anciennement haut-gradé, combattre une recrue était quelque chose d'extrêmement rare - et le mot est faible. Encore plus insolite, la recrue, malgré qu'elle ait pour l'instant l’infériorité martiale, mettait à mal l'ancien Capitaine. Le duel montait en puissance ainsi qu'en techniques offensives et défensives.

Le fils de fermier se défendait bien, et asséna même un haut coup de pied très douloureux dans les côtes du vieillard, lui arrachant un cri de douleur. Orathor fit pleuvoir les coups sur le guerrier entrainé, qui essaya tant bien que mal de se protéger de la lame. Lorsque cette cascade de métal s'arrêta, le vieil homme contre-attaqua.

Ignorant la fatigue, il s'élança vers celui qui lui faisait face, l'épée en avant comme s'il allait frapper de haut en bas, verticalement. Avant de faire tomber son arme, il feinta un mouvement sur la droite pour, au final, bouger vers le côté opposé. Ses appuis bien stabilisés sur le sol, il frappa cette fois horizontalement, obligeant la recrue à faire un bond vers l'arrière. Lorsque ce-dernier était en l'air pour se reculer, Ernar frappa de sa main gauche, coup tant bien que mal paré par le jeune homme. Ce dernier coup n'était qu'une nouvelle feinte, dissimulant un coup de pied asséné au mollet, lequel fit suivit en moins d'une seconde d'un coup de pommeau de l'épée sur le côté du visage. Orathor n'avait pas pu éviter les dernières attaques, et, en vérité, peu d'hommes avaient pu les éviter: il s'agissait là de l'enchainement qui avait fait la réputation du soldat à la retraite.

Voyant, malgré le dernier coup violent, le jeune homme se redresser tant bien que mal, légèrement titubant, Ernar retourna son épée pour poser la lame au sol. Il ne prononça pas un mot jusqu'à ce que le futur Ranger soit debout. Un silence respecté par tous ceux qui observaient l'inhabituelle scène. Quand il fut bien droit sur ses jambes, épée dans la main comme s'il n'avait pas tout donné. Le vétéran dressa son bras libre, le poing ouvert et la paume vers son adversaire.

- Tu en as assez fait, Orathor. Je suis épuisé, et, moi, je n'ai pas fait de voyage aussi long qu'épuisant avant de combattre. J'imagine donc bien ton état, et j'admire ta détermination. Tu feras une excellente recrue pour les Rangers, et nul doute que tu brilleras au combat. Fais preuve de force et d'honneur dans tes prochaines batailles comme tu l'as fait ce soir, et sois sûr que nul adversaire n'osera plus te défier. Maintenant, va dormir, je te paye ton lit et tes repas pour autant de temps qu'il te sera nécessaire. Dès que je le pourrai, j'irai te recommander auprès des officiers des Rangers. Allez, va.

Dès que l'homme eut fini son petit discours, les soldats applaudirent, congratulant le brave homme qui avait tenu devant les charges du vieux guerrier. Ernar, lui, se dirigea vers la caserne et alla immédiatement demander aux gardes de trouver un gradé Ranger et de le contacter le plus rapidement possible. Sans nul doute, l'homme aurait sa réponse deux ou trois jours plus tard. Jusque là, le fils de fermier aurait le temps de se reposer à l’œil.




HRP: Désolé du temps de réponse, j'étais en vacances et, j'avoue, j'avais pas pensé à te répondre hier ^^' /HRP
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Mer 8 Juin 2011 - 22:38
Intarissables. Tels étaient les coups que se portaient les deux hommes depuis… Même cela il n’aurait su le dire temps son esprit n’était obnubilé que par une seule et unique chose : ce combat. Ce combat qui ne lui permettrait sans doute pas de réaliser son rêve, mais au moins de l’effleurer et de l’entretenir, celui de fouler les traces de son aïeul qui aurait pu lui-même se tenir à sa place en cet instant. Cette idée lui plaisait, le rassérénait et l’empêchait de se laisser enivrer par sa la seule douleur qui irradiait le long de ses membres endoloris et tuméfiés. Il ne pouvait se permettre d’échouer si proche du but ; l’idée même de retourner la queue entre les jambes – pardonnez-moi l’expression – lui était insupportable. Le jeune impertinent qu’il était serait la risée de tout le village et les jeunes femmes n’aurait pour lui que dédain et mépris. Cela n’arriverait pas !

C’est avec cette inflexible détermination qu’il frappait d’estoc et de taille, feintait, parait, contre-attaquait, dansant d’un pied sur l’autre et soulevant dans son sillage des nuages d’une poussière âcre qui lui irritait les yeux. La garde de l’épée qu’il tenait entre les mains lui était désormais insoutenable, brûlant ses mains, les recouvrant d’ampoules qui se déchiraient sous la folie. Ses bras meurtri n’étaient désormais plus que de misérables lambeaux de chaires implorant clémence mais ce corps n’était plus qu’un pantin dont les ficelles étaient tirées par la volonté. Et il frappait, frappait et frappait encore et encore sous les regards interdits des soldats. Comment un pauvre bouseux pouvait tenir tête à un officier des armées du Gondor, un homme d’une telle trempe ? Et cette question qui ne souffrait de réponse que de celle qu’offrait ce spectacle laissait les guerriers médusés.

C’est alors que le combat arriva à son dénouement…

Submergé par cette vague d’acier se brisant avec acharnement contre sa défense, Orathor voyait déjà le vieillard capituler et reconnaitre devant tous sa victoire ; mais il n’en fit rien. Une fois ce déchainement de violence réglé comme du papier à musique, analysé, il ne lui restait plus qu’à esquiver sans grande peine. Bien qu’il ait perdu de son agilité et gagné en rhumatismes, il ne lui était rien de plus facile que de se faufiler entre ses coups et contre toutes les attentes du jeune guerrier, il revint à la charge. Cette fois, se fut différent, car lorsqu’il parvenait à esquiver un coup meurtrier, une nouvelle plus vicieuse venait la succéder, tant et si bien que lorsque son mollet explosa de souffrance, seul le coup de pommeau qui l’envoya au tapis et dans les vapes par la même occasion lui offrirent quelque peu de répits.

Échec. Tel était la sensation qui s’insinuait dans tout son être, qui lui tenaillait le ventre et lui donner un goût répugnant dans la bouche. Il se releva tant bien que mal, peinant à garder le peu de fierté qui lui restait et dévisagea avec humilité et pardon le vieil homme. Ce dernier, contre toute attente, se tenait devant le jeune homme dans une attitude d’apaisement et sa voix affaibli par le combat et la sensation de soif qui lui tenaillait la gorge déchira le silence qui régnait sur le lieu.

Alors que ses derniers mots résonnaient encore à ses oreilles, sa lame lui échappa des mains et résonna avec un bruit mat en retombant sur le sol de l’air d’entrainement. Tant de chose qui se bousculait dans son esprit, ingérable et irritante en fin de compte. Mais il savait toutefois une chose : il effleurait désormais du bout de ses doigts ce rêve chimérique.

Il s’effondra, inconscient sous les regards humble des soldats réunis, les paroles de son père lui revenant en mémoire, alors qu’il rentrait au plus noir de la nuit le visage tuméfié et son air satisfait sur le visage : « Mon fils ! Décidément, tu en feras toujours de trop… » Mais rien n’est de trop lorsqu’il s’agit de réaliser son rêve le plus cher.


HRP : Pardonne moi du retard, je n'ai pas eu beaucoup de temps ces temps-ci. Au faite, j'adore toujours autant l'histoire de Iorlas =p
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Jeu 9 Juin 2011 - 0:49



Lorsque le vieil officier revint pour annoncer à Orathor que son nom allait être connu d'au moins un officier Ranger, avec une mention particulière grâce à ses recommandations, ce fut un homme à bout de force et inconscient qu'il trouva allongé le long de son épée recouverte de runes inconnues. Comme si son honneur, son courage, sa détermination, l'avaient tenu éloigné de la fatigue pendant le combat, du son début à sa fin. Le vieillard n'oublia pas un facteur important dans la défaite de son jeune adversaire: il venait d'affronter les éléments, de voyager longuement dans des terres qu'il ne connaissait peut-être pas et où les dangers ne se comptaient pas sur les doigts de la main.

Ernar le savait, il aurait lui-même été incapable, dans de telles conditions, de tenir la moitié du combat qu'il avait pourtant imposé au fils du fermier, descendant d'un ancien Capitaine. Il avait cette petite certitude, ce sentiment puissant, que celui qui était aujourd'hui inconscient, inerte, sur le sol de la cour d'entrainement aurait d'ici peu de temps fait ses preuves et, surtout, atteindrait son but plus rapidement que quiconque. Peut-être même plus rapidement que le dernier vrai Capitaine des Rangers - l'actuel, celui qui avait remplacé Iorlas, n'avait pas atteint ce grade par ses exploits mais simplement par l'absence totale d'autre prétendant sérieux.

L'homme à la lourde armure, aussi blanche que bien nettoyée, se déplaça avec peu de grâce jusqu'au corps de l'évanoui. Les soldats qui étaient restés autour des deux protagonistes pendant leur combat n'avaient pas bougé d'un poil jusqu'à ce que celui à qui ils devaient respect leur jette un regard noir. Immédiatement, deux d'entre eux attrapèrent les bras du jeune homme et le soulevèrent. Un autre attrapa ses affaires et son épée. Ernar, d'une voix forte respirant l'autorité, leur donna des ordres en même temps qu'une bourse remplie de pièces d'or.

- Amenez-le aux Maisons de guérison, qu'ils lui donnent un onguent pour ses plaies, ses brulures, et ses bosses. Nul doute qu'il en aura une belle au visage, tiens. Ensuite, prenez lui une chambre pour une ou deux semaines à Mazarbul, la taverne. Il aura de quoi s'occuper. Par contre, niveau repas, 'va bien falloir qu'il s'y fasse... Donnez assez pour qu'il soit nourri une semaine, et le reste, partagez-le vous. Votre réactivité n'est pas exemplaire, mais au moins, elle était là...

Dès qu'il se tut, les trois hommes, dont deux portaient Orathor, se dirigèrent vers le Haut de la cité, vers les Maisons de guérison plus exactement. Là, une jeune femme accueillit la future recrue, la soigna rapidement, malgré son inconscience et donna plusieurs pots d'onguent au soldat chargé des affaires. En quelques minutes, ils descendirent dans les quartiers intermédiaires où se trouvait la taverne de Mazarbul, tenue par un haradrim aussi étrange que sympathique. Là, ils laissèrent le jeune homme dans la chambre qui avait été louée, avec un plateau repas à ses côtés, une cruche de vin, une autre d'eau, ses affaires dans un coin, et un mot déposé sur une petite table où l'on pouvait lire avec quelques efforts "Ernar te contactera quand il aura des nouvelles. Impressionnant combat. Au plaisir de te revoir." Le mot avait été écrit maladroitement, trahissant une écriture imparfaite, sans signature à sa fin.




HRP | Aucun problème, c'est ton Rp, prends le temps qu'il te faut (/faudra) Wink Et merci du compliment, c'est vraiment agréable d'entendre que son écriture est appréciée ! Pour la suite du Rp, je te laisse libre si tu veux vaquer à tes occupations. Dans tes affaires, ajoute l'argent de début de carrière (je sais plus combien de mémoire ^^) si tu le veux. Comme ça tu as le temps de faire des emplettes si jamais tu en as besoin. Sinon, on peut enchainer quand tu veux Smile | HRP
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Lun 13 Juin 2011 - 10:03
Les ténèbres de l’inconscience envahissaient son esprit et par intermittence, il jaillissait à la lumière un court instant, tant et si bien qu’il se demanda si ce n’était que le fruit de son imagination ou un rêve éphémère. Le jeune homme lui semblait bien qu’on le trainait avec un certain ménagement, des bribes de voix lui parvenant lointainement, comme l’écho assourdi de mots infiniment répercuté. Le peu de force qu’il possédait encore ne lui permirent pas de se débattre et d’ailleurs, il n’en avait pas la moindre envie, car ces ténèbres qui le nimbaient avec quelque chose de rassurant et lui rendaient les choses beaucoup plus aisées.

Orathor replongea alors immanquablement dans la chaleur et la quiétude du néant, jusqu’à ce que des gestes précipités et assurés appliquent sur lui quelques onguents ou encore cataplasme – il n’aurait su le dire avec certitude – qui attisèrent ses blessures assoupies le poussant une nouvelle fois à se réfugier sous le semblant de sérénité que lui offrait l’inconscience. Mais il faut souffrir pour être beau !

Enfin, la dernière fois qu’il oscilla entre réalité et obscurité fut la brutalité que l’écho assourdissant des cris, des rires gras et des ménestrels, terriblement entêtant l’extirpèrent de son couvert. Ils grimpèrent quelques degrés, sentant son corps changer d’altitude et puis seul l’écho des pas de ces porteurs résonnèrent comme une bénédiction. Une porte grinça sur ses gondes et une brise légère vint lui caresser le visage, avant que son corps ne s’écrase sur un lit moelleux et confortable. Le jeune homme ne put résister à l’appel du sommeil.

Des formes indistinctes, cachées dans les ténèbres du sous-bois, que seul l’éclat de leurs yeux fauve indiquait leur présence, tournait autour de lui de la plus silencieuse démarche. Des prédateurs en puissance qui attendait patiemment que ses blessures l’emportent. Car les prédateurs qui rôdaient prêt de leur proie savaient une chose : il n’est nul besoin de combattre un ennemi que la mort emportera immanquablement, au risque de perdre l’un des leurs. Alors ils attendirent. Patiemment. Son côté lui faisait horriblement souffrir, d’où la hampe d’une flèche dépassait. Elle dessinait sur son corps une auréole rougeâtre qui se répandait sur l’herbe humide du crépuscule. A la nuit tombée, alors que la fièvre l’atteindrait, il passerait à l’assaut et ne ferait de lui qu’une bouchée. Il n’avait aucun moyen de se défendre si ce n’est la courte lame qui reposait prêt de lui, mais il n’avait pas assez de force pour la tenir avec fermeté. Il attendit alors la mort le cueillirent. Patiemment. La nuit assombri le lieu. Les formes indistinctes quittèrent le couvert du sous bois toutes griffes et crocs au clair. Et les vociférations d’une meute de loup furent son champ funèbre.

Orathor se réveilla en sursaut, se soulevant avec force sur son séant, faisant voler le plateau qui se tenait sur son lit et qui retomba avec grand fracas contre le mur qui lui faisait face. « C’est pas bientôt finit tout ce boucan ?! Y en a qu’aimerait dormir ici ! » Telles furent les paroles en guise de salut. Mais il n’y prêta que bien peu d’attention. Au dehors, le jappement d’un chien irrité résonnait dans la ruelle et par la petite fenêtre qui laissait se couler dans la pièce les faibles rayons naissants du soleil. Ce n’était qu’un rêve, un simple mauvais rêve. Mais son cœur martelait sa poitrine comme un millier de cavalier du Rohan s’en allant au combat ! Et les douleurs qui envenimés son corps se rappelèrent à lui, l’obligeant à s’allonger. Oui, un simple et mauvais rêve, rien de plus… Et pourtant si réel et si présent.

Le raisonnement d’un pas précipité faisant crisser le vieux bois résonna dans le couloir et sa porte s’ouvrit à la volée sur une femme vitupérant, les joues rosies par sa course et le souffle court. Son affolement disparut quand elle vit que le jeune homme allait bien.

« Mon dieu que j’ai eu peur, j’ai cru que vous étiez tombé et que vous vous étiez rompt le coup ! »

Elle s’élança vers les vestiges de son petit déjeuner et entreprit de tout nettoyer, ajoutant avec taquinerie.

« Je sais que notre cuistot ne fait pas les mets les plus raffinés du royaume mais tout de même, c’est mangeable… Je vous taquine ! »

La matrone s’assit prêt de lui et posa sa main contre son front, dans un geste maternel. Orathor n’avait pas la force de s’en dégager et à dire vrai, cette femme ne le gênait pas particulièrement, bien au contraire.

« Ou suis-je ? Que c’est-il passé ? Que… »

La femme posa un doigt sur ses lèvres, les sourcils froncés.

« Allons ! Allons ! Je vais tout vous raconter, mais ménagez-vous que diable. Après j’irais vous chercher un nouveau petit-déjeuner car je ne souffrirai pas que vous quittiez ce lit sans un repas consistant dans l’estomac. Alors que le jeune homme consentait, elle reprit. Des gardes vous ont déposés ici même, à la taverne de Mazarbul, après vous avoir conduit aux maisons de soins à la demande express du vénérable Ernar, ses yeux s’illuminant à l’évocation de ce nom. Il parait que vous avez courageusement combattu mon petit ami, et si c’est Ernar lui-même qui le dit, croyez-le sur parole. J’ai déposé votre épée et vos maigres affaires dans le coin. Reposez-vous, je reviens de ce pas. »

La femme lui adressa un sourire chaleureux avant de se lever et de quitter la pièce, de son pas précipité. Il eut tout juste le temps de lui demander son nom qu’elle lui dit avec un sourire dépassant l’entendement : « Mathilda ! »

Quand elle revint, chargée d’un plateau plein de victuailles, le jeune homme dormait déjà. Elle posa le plateau cette fois-ci sur une commode et s’en fut.


HRP | A n'en mais c'est partit, on enchaine ! Mon destin n'attend pas ^^ Si tu veux répondre, fait moi signe, si tu pense que ton RP peut se manifester maintenant ;-) | HRP
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