Deux Rhûniens dans la Ville

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Radamanthe
Emir de Harondor - Prince d'Ithilien
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Localisation : Minas Tirith

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Mer 3 Aoû 2011 - 11:44
Les deux cavaliers arrivèrent enfin de la grande porte de la cité de Minas Tirith. Leur long périple touchait finalement à sa fin, et Melkor savait s'il avait été long. Enfin, il restait encore une petite formalité à accomplir. Il suffisait d'un mot de la part des gardes, et et leur voyage aurait été vain. Aussi pénible que soit la tâche journalière de ces employés de la Cité, ils avaient le grand pouvoir d'en interdire l'accès à quiconque semblait suspect et même d'arrêter ceux à qui leur refus ne plaisait pas. Or les deux individus devant eux avaient l'air sacrément louches...
Déjà de loin, ils avaient vu ça aux chevaux. Ils n'avaient pas l'air d'avoir été ménagés, oh non, les pauvres bêtes étaient toutes faméliques et leurs pauvres jambes avaient bien du mal à supporter les nombreux paquetages dont ils étaient chargés. Il ne fallait pas être un maître bien tendre pour traiter ses animaux ainsi, et à vrai dire, les cheveux le leur rendaient bien, car lorsqu'il ralentirent l'allure, le deuxième cavalier faillit faire une embardée. Il ne donnait pas l'impression de bien connaître sa bête, en fait. Peut-être avaient-ils volé les chevaux...
Et les gardes furent plus surpris encore lorsqu'ils virent les deux énergumènes de plus près. Quelle idée, le deuxième cavalier était en fait une femme ! Et à voir leur accoutrement, des étrangers à coup sûr...


Non vraiment, les gardes étaient intrigués par ces deux oiseaux là. Par la femme surtout. Non contente de monter à cheval, elle arborait toute une série de bijoux bizarres, y compris des choses qu'ils n'auraient jamais songer à utiliser comme parure. L'homme paraissait plus normal, et bien qu'il ait un air de roublard, quelque chose dans son port de tête lui donnait un air un peu noble. Mais ses habits se démarquaient tout autant que ceux de la fille. Oui, ces deux là étaient définitivement des étrangers... Pas des Haradrim, non, bien qu'ils ait les cheveux d'un noir de jais, ils avaient la peau trop claire. Des Orientaux, peut-être... Et ça non plus, ça ne jouait pas en leur faveur.

"Holà, qui va là ? (Inspecteur Gadget !) Qu'est-ce qu'vous v'nez faire là ? (Houhou) Quelle est la raison de votre visite à Minas Tirith ?" fit le premier garde à l'intention de l'homme. Une expression gênée apparu sur le visage de ce dernier. Il fit une drôle de moue, comme un sourire peiné, et agita ses mains de manière confuse. Il était muet ou quoi, ce type, se demanda le garde. En vérité, ce que Marat - car c'est ainsi qu'il s’appelait - voulait dire, c'est qu'il n'avait pas compris un traître mot de ce qu'on lui avait dit.

"Excusez mon ami, il ne parle pas le Langage Commun." La femme s'était avancée, et les deux gardes restèrent bouche bée. Car si le fort accent confirmait l'origine Rhûnienne, elle avait une voix magnifique, à couper le souffle. "Nous sommes des ménestrels, messires, nous voyageons de villes en villes pour divertir les gens. Mon ami Marat est un virtuose de la cithare, et moi je chante." Bien sûr qu'elle chantait, c'était une évidence, avec une telle voix il n'aurait pu en être autrement. Pour faire bonne mesure, les gardes demandèrent quelques preuves. Nadezda lui souffla quelques mots en Rhûnien et l'homme sortit une cithare d'un de ses volumineux paquets et commença à jouer quelques accords, tandis que la fille entonnait une ballade traditionnelle. Ils n'avaient pas mentis. L'homme était très bon, et la fille, eh bien les gardes n'en revenaient toujours pas, ils n'avaient jamais rien entendu d'aussi beau. Ils ne pouvaient évidemment pas de douter qu'ils écoutaient là une des ménestrelles les plus réputée de Rhûn. C'était décidé, ils les laisseraient rentrer, ces deux-là étaient parfaitement inoffensifs, et leur nature de saltimbanque expliquait l'état des chevaux. Et d'ailleurs, malgré la figure rustre de l'homme, quelqu'un qui ne parlait pas la langue d'ici ne risquait pas d'être un espion. Vraiment, aucun problème à les laisser rentrer.

Nadezda s'émerveillait de la vue de la Cité Blanche. Pour elle qui n'avait jamais quitté son pays natal, c'était un spectacle grandiose. Vraiment, il n'y avait pas de ville en Rhûn qu'au puisse comparer. Albyor, la Cité Noire, peut-être... Mais c'était un spectacle différent que la beauté froide et dure d'Albyor. Sans parler qu'Albyor était tout de même sinistre, surtout depuis que les Melkori y étaient si puissants. Nadezda n'était pas des plus pratiquantes, aussi elle ne les aimait pas vraiment... Oh bien sûr, en tant que membre de la tribu de la reine Lyra, elle n'avait pas à craindre que ces fanatiques lui fassent des misères, mais elle ne les aimait guère, voilà tout.

Mais ce n'était pas vraiment le moment de visiter, ils auraient tout le temps pour ça plus tard. Leur voyage avait été éreintant, et il était temps qu'ils se reposent, en savourant d'avoir pu rentrer à Minas Tirith. Marat apostropha donc un homme au hasard dans la rue. "Pardonnez-moi, sire, où deux voyageurs fatigués pourraient-ils trouver une auberge ?" fit-il dans un Commun sans faille.
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