Al'Turbu Al'Qudushu

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Taorin
Capitaine des Chiens du Désert
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Sam 24 Sep 2011 - 19:29
Al’Turbu Al’Qudushu, « Là où l’eau ne manque jamais en plein désert », est la plus grande oasis de tout le sud du Harad : couvrant une trentaine de kilomètres carrés en plein milieu des dunes de sable, beaucoup de voyageurs la prenne tout d’abord pour un mirage.

L’eau claire de l’oasis, chauffée par les rayons ardents du soleil du désert, permet la présence d’une faune et d’une flore variée : de nombreux palmiers et arbustes parsèment les berges, offrant une ombre recherchée par tous. Ces plantes, dont certaines sont très rares sous ces latitudes, abritent de nombreux petits animaux : bien que pouvant survivre en plein désert, ces petites créatures y sont bien plus nombreuses. De plus, cette oasis est l’un des rares endroits où vivent les immenses Mumakîl, collines grises si rares en ce début du quatrième siècle du Quatrième Âge.

La présence de ces créatures, couplée à celle d’une si grande étendue d’eau pour de telles latitudes, explique la présence de l’homme dans ces régions : l’oasis constitue à la fois un point de départ pour les caravanes en directions des grandes cités du Nord, mais aussi un lieu de rendez-vous pour les clans nomades du désert profond. Offerte par Morgoth aux Suderons pour leurs services dans les guerres des temps jadis, selon les légendes locales, l’oasis était et est toujours considérée comme une zone de paix, où tous peuvent se retrouver sans crainte de souffrir des rivalités entre les clans. Les communautés humaines situées sur les berges d’Al’Turbu A’Qudushu sont donc particulièrement calme : aucun clan n’oserait prendre les armes contre son rival, par crainte des antiques malédictions du Vala déchu qui frapperaient quiconque bafouant la paix instaurée en ces lieux.

Situées aux quatre points cardinaux, les petites communautés de l’oasis ne sont constituées que de tentes, la plupart des résidents n’étant là que pour quelques semaines ou quelques mois, le temps de vendre leurs produits aux caravanes en partance ou d’acheter ce qui leur fait défaut dans e désert aux marchands venus du Nord. Néanmoins, ces communautés possèdent quelques bâtiments permanents : une haute tour de guet en bois surplombe l’oasis, permettant de voir sur des dizaines de kilomètres à la ronde selon la hauteur des dunes, et la halle de vente de Mumakîl, construite en terre cuite et en bois, où se retrouvent les mahûds, ces dompteurs d’Oliphants souvent téméraires, et certains marchands. Cependant, durant les dernières années du troisième siècle, les magnifiques bêtes se sont faites de plus en plus rares, certaines étant tuées dans les guerres au Nord, comme lors de la libération d’Umbar, mais la plupart descendant plus profondément dans le désert, au Sud, pour des raisons mystérieuses : on ne trouve désormais plus qu’une petite trentaine de bêtes en ces lieux, dont huit ou neuf encore sauvages, car trop vieux et puissants pour être domptés, ou trop jeunes…


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Taorin
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Sam 15 Oct 2011 - 15:03
Le sable trahissait leur présence. Depuis plusieurs minutes déjà, les nomades haradrim attendaient de pied ferme la petite colonne de cavaliers. Les étrangers avançaient droit sur le campement, trop rapidement pour laisser le temps aux habitants du désert de s’enfuir : dès que l’alerte avait été donnée, les hommes étaient allés chercher leurs armes –cimeterres aiguisés, arcs courts, dagues- et s’étaient préparés à recevoir les intrus, pendant que les femmes et les enfants partaient se dissimuler à quelques centaines de mètres de là.

Les intrus se rapprochaient, arborant un étendard rouge sombre et noir. Ils étaient une vingtaine de cavaliers, trop lourdement armés pour être de vulgaires pillards. Mais qui étaient-ils ? Abdul, le bras droit du chef des nomades, et archer émérite, encocha une flèche peinte de rouge, et décocha : le projectile se planta dans le sable chaud quelques mètres devant les cavaliers, qui s’arrêtèrent brusquement et dégainèrent leurs armes comme un seul homme. Un homme néanmoins fit avancer son cheval jusqu’à la flèche : sa peau, noire comme l’ébène, le faisait venir des régions les plus méridionales du désert. Il mit pied à terre, et se saisit du projectile, puis, se tournant vers les dunes, cria :

« Nous venons en paix ! Nous sommes en route pour Al’Turbu Al’Qudushu sur l’ordre du Seigneur Taorin d’Umbar ! »


L’homme fit ensuite signe à ses hommes de rengainer, fouilla quelques temps dans une sacoche, en sortit une gourde et du pain, puis s’assit en tailleur à l’ombre de son cheval. Le chef des nomades jeta un regard à son ami d’enfance, à ses hommes, et se leva. La barbe noire tachetée de gris, le visage fier, les pommettes hautes, l’homme avait tout d’un grand seigneur du désert, mais les coups du sort lui avait fait perdre la moitié de sa tribu, ses femmes et ses enfants quelques années auparavant.

Le chef descendit lentement de la dune, pendant que ses hommes se redressaient l’un après l’autre, regardant la scène de loin. Le chef arriva au niveau de l’envoyé d’Umbar, s’assit en tailleur face à lui, et sortit une petite bourse de sa poche : les deux hommes rompirent le pain, en mangèrent un morceau, puis avalèrent chacun une pincée de sel, avant de partager l’eau de la gourde. Dès que cette courte mais si importante cérémonie fut achevée, les hommes des deux camps se rapprochèrent, confiants : ceux qui violaient les lois du désert étaient maudits par tous, et finissaient par mourir dans d’atroces souffrances. C’était bien connu.

Les hommes d’Umbar passèrent la nuit au sein du camp des nomades, profitant du point d’eau pour refaire leurs réserves. Pendant le repas, le chef nomade et le grand noir discutèrent longuement, sur la vie dans le désert, sur les guerres qui s’annonçaient.

« Le Conseil des Neufs a décidé de partir en guerre contre l’oppresseur harondorim, au nord. Nous cherchons des hommes pour nous aider à lutter contre cette menace qui, bientôt, s’en prendra à vous aussi. » dit Ezhel, le premier lieutenant des Chiens du Désert. « Ce serait d’ailleurs un grand honneur pour nous de combattre à vos côtés dans cette guerre. Votre sagesse et votre force sont chantées jusqu’à la grande Dur’Zork, seigneur Al-Zakhed.
- Un tel conflit serait couteux pour ma tribu, lieutenant. Je ne peux m’engager sans rien espérer en retour, lieutenant. »
répondit le chef nomade. « Je suis sûr que vous comprenez.
- Bien sûr. Mais je suis certain que le Conseil des Neufs vous remerciera pour votre soutien. »


Le lendemain, les Chiens repartirent, accompagnés de la tribu d’Al-Zakhed. Les hommes avançaient sous un soleil de plomb, avançant en file sur le sommet des dunes. D’ici deux ou trois jours, ils atteindraient les grandes oasis d’Al’Turbu Al’Qudushu, et pourraient enfin accomplir ce pourquoi ils avaient été envoyés dans cette enfer de sable et de chaleur…

*** *** *** *** ***

Ezhel écoutait patiemment le marchand vanter ses bêtes : selon lui, aucun autre Mumak ne pouvait égaler les siens, ni en force, ni en discipline. Ses Mahûds étaient les meilleurs de tout le Harad, à l’en croire. Et peut-être avait-il raison, tant ces magnifiques bêtes s’étaient faites rares de nos jours. Le lieutenant des Chiens regardait les immenses créatures dans leur enclos, puis se tournait vers les quelques Mahûds qui dressaient un jeune. Le Chien restait sans voix devant tant de magnificence : sans aucun doute, ces bêtes-là étaient un don des Valar aux hommes, don que beaucoup avait corrompu en domptant ces montagnes vivantes.

Ezhel réalisa soudain que le marchand s’était tu, et attendait une réaction. Le Chien se tourna vers lui, et lui dit :

« Monsieur, vos bêtes sont en effet très impressionnantes. Mais avant de sceller tout accord, il me faudrait savoir combien de ces magnifiques créatures, accompagnées de leurs dresseurs et de Mahûds aguerris, vous vendriez pour une centaine de millier de pièces d’or. »

Le marchand fixa quelques temps Ezhel, ses petits yeux noirs transperçant le lieutenant des Chiens du Désert, puis répondit :

« Nous vendons huit de ces magnifiques créatures, harnachées, bien entendu, et accompagnées de leurs dresseurs et des meilleurs Mahûds de tout le désert, pour 100.000 pièces d’or seulement. »

Ces tarifs étaient exceptionnellement bas, comparés à ce que pratiquaient d’autres plus petits marchands. Mais, en même temps, aucun autre ne possédait à lui seul plus de la moitié des bêtes des oasis. Ezhel regarda fixement le marchand, puis tendit la main.

« Il me semble que je ne puis résister à cette offre. J’achète. »

Les deux hommes se serrèrent la main, puis convinrent d’un rendez-vous pour le paiement et la « livraison de la marchandises » le lendemain, à l’aube.

*** *** *** *** ***

Les Chiens du Désert, accompagnés de la tribu d’Al-Zakhed, attendaient aux portes de l’oasis que les mumakîl arrivent. Au cœur de la colonne, un imposant coffre bardé de fer abritant le trésor des Chiens trônait à l’abri des regards. Ezhel trépignait d’impatience : il allait enfin pouvoir quitter cet endroit où même l’eau ne parvenait pas à échapper à la chaleur écrasante du soleil de plomb, où les nuits glaciales gelaient le sang. Et surtout, il n’avait pas confiance en tout ces hommes, là-bas, attirés ici par l’appât du gain, ou rejeté des autres tribus.

Néanmoins, les hommes d’Umbar n’eurent pas à attendre très longtemps : à peine une demi-heure après leur arrivée aux portes de « Là où l’eau ne manque jamais en plein désert », les barrissements des mumakîl annoncèrent l’arrivée du marchand et de ses hommes : huit immenses bêtes, harnachée pour la guerre et une quinzaine de Mahûds, parés de leurs peintures de guerre.

Le coffre fut donné au marchand, qui en vérifia rapidement le contenu, puis les Chiens et leurs nouveaux alliés s’engagèrent sur la route d’Umbar…

HRP : Je poste ici afin de gagner un peu de temps pour plus tard : les hommes ont été envoyés par Taorin juste après le vote, sans concertation avec les autres Seigneurs. On peut les considérer comme une petite "surprise" pour les Neufs.


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Sirion Ibn-Lahad
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Dim 16 Oct 2011 - 15:31
On entendait encore les barrissements des mastodontes à l'horizon, tandis que le convoi était désormais en route vers le Nord et la cité d'Umbar. Le silence revenait alors peu à peu dans l'oasis et les hommes se remirent à leurs activités quotidiennes. Le marchand, quant à lui, n'en avait pas encore fini. Il siffla en direction d'un jeune garçon aux cheveux noirs et hirsutes. L'esclave du marchand accourut rapidement les rênes de la monture de son maître entre ses mains squelettiques. Rapidement, l'homme fut en selle et partit au galop, seul. Le soleil se levait à peine et la chaleur était encore agréable, pour une heure ou deux encore.

Le marchand arriva rapidement à sa destination : un endroit isolé dans les coins les plus reculés de l'oasis. On se serait presque cru en Ithilien tant la végétation était abondante. L'homme mit pied à terre et sembla chercher autour de lui quelque chose ou... quelqu'un. Il n'eut pas à attendre longtemps. Une ombre apparut bientôt entre les fougères. C'était un cavalier.

Un Cavalier Noir.


Immédiatement, le marchand suffoqua presque, tant la chaleur était devenue insoutenable en quelques instants. Du haut de sa monture ténébreuse, le Cavalier avait la tête orientée vers son vis-à-vis, immobile comme glacé d'effroi.

"J'ai... j'ai fait comme vous m'aviez demandé, Seigneur Cavalier. Je leur ai vendu les mumâks quasiment à moitié ... moitié prix."

La chaleur était telle que le marchand avait du mal à respirer et à parler correctement. Toutefois il tentait de faire bonne figure en baissant régulièrement la tête vers le sol en signe de respect. Le Cavalier Noir ne dit rien dans un premier temps, seule sa faible respiration émanait de cet homme, au combien mystérieux. Puis une voix s'éleva dans les airs, tonnant comme l'orage qui vient.

"C'est parfait ! Comme quoi, ce n'était pas si difficile, n'est-ce pas ? Vous venez de rendre un grand service à mes amis en leur vendant ces bêtes."

La main gantelée plongea dans les profondeurs de la cape noire du Cavalier et en sortit un petit coffre en bois, assez lourd, semblait-il. L'homme masqué le lança alors aux pieds du marchand.

"Voici donc un petit dédommagement pour vous et votre tribu afin de me faire 'pardonner' et surtout pour vous aider à garder le secret sur notre petite affaire. Nous sommes d'accord ?"

Se jetant à genoux, les mains tremblotantes et des gouttes de sueur inondant son front mat, le marchand balbutia :

"Parfaitement d'accord mon seigneur ! Je n'ai rien dit à personne ! Même ma famille ignore votre venue !"

"Bien entendu, vous êtes un marchand honnête. Je vous crois et vous dis adieu !" lança le Cavalier qui avait déjà fait faire demi-tour à sa monture et qui galopait en direction du Nord.

Aussitôt la chaleur insoutenable laissa place à une légère brise, plutôt rare dans ces contrées. Le marchand sembla comme libéré. Il ouvrit alors le petit coffre en bois afin de découvrir le cadeau de l'homme. Un magnifique cobra du désert, qui s'empressa de trouver une place pour ses dents sur le cou du marchand et d'y libérer son mortel venin.

Au loin, le Cavalier s'était arrêté pour contempler la scène. Son destrier noir rua et il disparut au milieu des dunes de sable.




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Nimrod Ben Elros
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Mer 29 Aoû 2012 - 14:04
Un matin, sur l'un des nombreux marches de l'oasis.

Achete et vend : Armuuuures, Epeees, Vieux fers, Breloques en pierre ou en os, Tous est bon venez negocier.

Le plastron tout rouille la, pourquoi tu as peint sa plaque en noir?
He la, C'est sa couleur d'origine!, il etait deja peint quand on me l'a vendu!!
Et qui peint un coeur de plastron aussi beau en noir a part un idiot! Tu devrais gratter le colorant et tu en tirerais un meilleur prix!
Ce ne part pas, une technique de forge rare, la couleur a ete frappe dans le metal ou quelque chose comme ca!
(Crache par terre) Barzouf! Tu vas me faire croire qu'on a des plaques de plastrons du Nord ici! Hahaha Ahmadjid, faur vraiment que tu changes de metier.


Le second marchand s'eloigne et s'en va partager son hilarite avec les voisins. Un homme a l'air plus interesse s'approche, Ahmadjid le camelot flaire le client.

(Voix suave) Monsieur cherche quelque chose de particulier?
Ca !
Son doigt point le plastron noir cerclé de rouille.
Oui, c'est de la tres grande qualite c'est a dire ca vaut...
Si je prononces le nom des son dernier proprietaire tu es mort. Tu veux vraiment negocier? Je te donnes cette vieille dague en souvenir et tu t'estimes heureux, qu'en penses tu?
WalWaith! Qu'est ce que tu delires vieil imbecile? Ce morceau de cuir n'a appartenu a personne en particulier.
Et moi je dis que cela appartenait au dernier des Ben Elros de la lignee d' Ar-Pharazon, qu'elle a ete portee par le Mahdi et que mon maitre appréciera d'avoir un preuve qu'il est le seul Numenorien d'Umbar a pouvoir revendiquer le trone. La dessus tu en sais trop, ah ma langue.
Un mouvement brusque du bras gauche de l'homme, Ahmadjid se convulse sur le sol , l'homme quitte la tente en emmenant un paquet.
Bonne nuit, Inch'Melkorem ils te renverront a ta famille.
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