[Entrepot Anonyme] La transaction

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Omar Baligh Wahid El'Abib
Marchand d'Esclaves
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Lun 9 Jan 2012 - 22:37
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Le soleil brillait déjà haut dans le ciel lorsque le petit groupe arriva en vue de l'entrepot rectangulaire, entièrement en bois, qui se dressait à une bonne centaine de mètres de l'épaisse et antique muraille de la ville. Elle datait de l'époque de son apogée, alors que la cité était le principal port des Nùménoréens en Terre du Milieu. D'aucun auraient affirmé que les lieux étaient abandonnés, ou tout du moins, que personne ne s'y rendait jamais... Puisque la vérité n'était connue que d'un petit nombre de personnes, qui savaient rester discret lorsque cela était nécessaire.

Ce petit édifice, qui ne payait pas de mine, et qui n'attirait donc pas les regards curieux, était isolé, un peu à l'écart des autres bâtisses qui avaient poussées hors des murs de la cité, par faute de place, ou par commodité. A l'intérieur, Omar Baligh Wahid, le marchand d'esclave, faisait les cents pas, incapable de contenir un instant de plus son impatience. Il attendait ici, dans la pénombre et la solitude, depuis plus d'une heure. Il attendait que les personnes, qui lui avaient signalée leur arrivée imminente, la veille, par pigeon voyageur, daigne enfin se montrer. Bien qu'inconfortable, cette patience allait porter ses fruits.

Alors que le silence, seulement troublé par les plissements des longues et légères robes du gros marchand, régnait en ces lieux poussiéreux, cinq puissants coups résonnèrent. Des coups de poing contre la large porte de bois de l'entrepot. Le batiment tout entier vibrait sous ces coups de butoir :

Toc, toc... Toc... Toc, toc.

Un code. Deux coups rapide, un coup seul, puis deux autres coups rapides. Aucun doute, les hommes qu'il attendait, et leurs marchandises, venaient d'arriver.

"Va ouvrir !"

Totalement dissimulé dans un coin de pénombre, invisible même pour l'oeil accoutumé à l'obscurité, le garde du corps d'Omar, Kelden "Démembreur" Assan, ancien gladiateur Khandéen, se releva. D'un pas rapide il s'approcha de la paroi contre laquelle avaient résonnés les coups, et répondit, exactement de la même façon :

Toc, toc... Toc... Toc, toc.

Ainsi, les deux partis savaient à qui ils avaient à faire. Même s'ils ne pouvaient le voir, les visages des deux groupes, de part et d'autre de la lourde porte, se détendirent. Sans perdre une seconde, Kelden agrippa à deux mains la planche qui entravait la porte. Il la déposa de coté, et ouvrit très largement les deux batants.

Aussitôt, la lumière crue et irritante du soleil pénétra les lieux, et avec elle une petite brise marine qui portait de lointaines saveurs iodées, et de proches odeurs de chameaux, de sueur et d'excréments humains.

Le petit groupe, composé de deux hommes habillés à la mode Variags, - c'est à dire de tissus vaporeux, cramoisis, et d'une étoffe plus épaisse dissimulant leurs traits - entrèrent. Ils tiraient derrière eux, fermement acrochés à leurs brides, deux chameaux qui tractaient une charette aux roues férées et cloutées. Ils étaient armés de sabres et de poignards, portés en bandouillère. Mais leurs lames n'avaient pas quittées leurs fourreaux, tout comme celle du garde du corps, un sabre également.

La charrette, recouverte d'un drap crasseux, ne laissait rien paraitre de son chargement. Pourtant les formes dissimulées par le tissus laissaient devenir une grande cage aux barreaux épais. Et c'était de là que ce dégagait cette insupportable odeur d'urine, d'excréments et de crasse... Insupportable pour Omar en tout cas. Comme d'habitude, il plissa du nez, espérant que la transaction serait cette fois rapide.

Lorsque tout ce beau monde fut bien à l'abris des regards, dans l'édifice, Kelden referma les portes, plongeant les lieux à nouveau dans la pénombre. Mais ces ténèbres furent de très courtes durées : a peine les gonds des battants avaient-ils fini de grincer, qu'Omar actionna une manivelle, ouvrant une série de perciennes discrètes depuis l'extérieur. La lumière inonda à nouveau l'intérieur de l'entrepot. Sans aucune forme de politesse, il ordonna :

"Montrez moi ce que vous avez !"

L'un des Tuniques Rouges, le bras droit d'Absan "Chacal Rouge" Ich-Tavar, dénommé Akmek, tira d'un geste vif et rapide le tissu dissimulant les marchandises. Aussitôt, un spectacle de misère humaine se révèla aux yeux des protagonistes : une masse de corps, a peine vivants, desséchés par le soleil de ce pays aride. L'odeur, décuplée, retourna presque l'estomac de l'esclavagiste. Il ne put retenir sa colère :

"Vous me faites le coup à chaque fois ! Mais regardez dans quel état vous me les avez mis ! Il va me falloir des semaines pour les remplumer... Et pour réussir à leur enveler cette odeur infâme ! Que voulez-vous que j'en fasse dans cet état ? Qui irrait m'acheter des loques humaines ?!"

Akmek, sans sourciller, répondit du tac-o-tac, il n'avait pas peur du gros Omar :

"On nous paye pour les capturer et les transporter... Pas pour les nourrir, et les soigner."

Omar ne répondit pas. Après tout, il avait raison. Pas question qu'il soit obligé de verser une seule pièce d'or supplémentaire pour des extras de nourriture. Il fallait réduire les coûts au maximum s'il voulait gagner de l'argent. Mais quand même, la marchandise était dans un état déplorable...

"Bon... Mettez les dans mon chariot..."

En prononçant ces mots, il avait désigné son garde du corps, et à l'acolyte d'Akmek. Quant à ce dernier, il lui fit signe d'approcher :

"Venons-en au fait ! Quel est votre prix ?"

A coté de la charrette des Variags, reposait un chariot poussiéreux, usé. Dessus, un large compartiment, de même contenance que la cage, avait été fabriqué. Ainsi, une fois à l'intérieur, la porte refermée, les esclaves seraient plongés dans la pénombre, à l'écart des regards indiscrets, sur le chemin qui séparait cet endroit du marché aux esclaves d'Omar Baligh Wahid El'Abib. Le gros esclavagiste n'avait pas honte de sa profession, loin de là... Mais il lançait perpétuellement, à qui voulait l'entendre, que ses marchandises étaient les meilleures de toute la région, et qu'il prônait un esclavage propre, sans violence... Puisque chaque coup, chaque blessure, chaque signe de malnutrition n'étaient que prétexte pour négocier ses tarifs élevés... Et il n'était pas question de baisser ses prix !

Alors qu'Omar entamait la discussion avec Akmek, tentant de faire ce qu'il détestait qu'on lui fasse, jouant de l'état miséreux des hommes et des femmes pour faire baisser le prix, la serrure de la cage fit un cliqueti metallique alors que le second Variag la dévérouillait.

Alors commença le "transvasement". La plupart étant trop faibles pour marcher, ils devaient les porter, d'une prison à l'autre...
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Jade
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Mar 10 Jan 2012 - 13:41
On ôta le tissu crasseux et puant déposé quelques heures auparavant seulement sur la cage, comme un masque cache l’infamie d’un visage souillé. Il glissa dans un bruissement mat sur le sol en terre battue offrant la vision intérieur d’un bâtiment plus d’usage à conserver des denrées imputrescible plutôt qu’une bande d’esclaves affamés et assoiffés. C’était ici que le voyage semblait prendre fin. Dans cet entrepôt sombre à la limite du sordide où l’on marchandait déjà leurs prix.

La prison des nomades s’ouvrit dans un cliquetis métallique, annonce d’un changement de propriétaire et peut-être de rations supplémentaires en eau et nourriture. Jade avait supporté les privations stoïquement, philosophiquement même. Il était évident pour elle, que cette technique permettait aux pillards de mobiliser moins d’hommes durant les transports de marchandises. La soif et la faim réprimaient toutes velléités de rébellion, brisant les plus faibles et garantissant de moindres facultés physiques pour les plus tenaces… comme la guerrière. Malgré sa lassitude, elle tenait plutôt bien au jeu de la disette. Ses muscles s’étaient, certes, ankylosés, mais son esprit demeurait alerte. Dès l’instant où le tissu avait révélé les prisonniers, elle avait entreprit une exploration visuelle des lieux, des personnes et des échappatoires.

Elle comptabilisa deux pillards, plus deux autres individus dont l’un ressemblait à une barrique trop pleine. Autrement dit, trois personnages susceptibles de clore une tentative de fuite. En prenant en compte la possibilité qu’elle ait fait une erreur, son état de faiblesse, ses membres engourdis, elle jugeait que la partie serait serrée. En même temps, attendre pouvait aussi bien l’avantager que la desservir. Les Variags allaient-ils aborder les problèmes qu’elle avait engendrés ou allaient-il laisser leur acquéreur dans l’ignorance ? Devait-elle dès à présent risquer une carte maitresse ou attendre au risque qu’on la lui souffle ? Son envie lui criait d’essayer, à trois contre un, elle pouvait les prendre de vitesse, courir jusqu’à la porte dont la lumière extérieure filtrait par les interstices. Son instinct lui rappelait les courbatures de son corps, son manque d’énergie conséquence logique de son jeun, il lui rappelait qu’elle pourrait bien trouver cette maudite porte fermée et qu’elle ignorait où elle se trouvait. Avait-elle réellement les ressources nécessaires ?

La réponse apparut d’elle-même lorsqu’elle se releva pour descendre de la cage. Ses jambes la portaient, mais elle se sentait bien incapable de se lancer dans une quelconque course. Un enfant de dix ans aurait tôt fait de la battre. Lorsqu’elle sortit à son tour, en bonne dernière, le Tunique Rouge lui attrapa fermement le bras, juste au dessus du coude. Sa seconde main, elle, trônait sur la garde de sa lame courbe. Une façon peu subtile de même en garde la Khandéenne mais néanmoins efficace. Les doigts s’incrustaient violement sans la chair et Jade se fustigeait mentalement pour ne pas lui rendre la pareille. Elle tenta de se dégager d’une secousse.


« Lâche-moi, sale chien ! »

Sa voix n’était plus qu’un filet éraillé qu’elle ne reconnut pas et les mots qu’elle avait souhaité mordant ressemblaient davantage à un chuchotement. Un rictus désagréable barra son visage brulé par le soleil dévoilant une rangée de dents aussi disparates que cariées.

« On se rebelle, hein ? » grogna-t-il en la saisissant de la main qui ne retenait pas son bras, sa tignasse emmêlée. Il tira vigoureusement, l’obligeant à se pencher en arrière.

« On fait moins la maline maintenant ! »

Il la poussa alors violement dans le chariot de manière à ce qu’elle rejoigne les autres, arrachant au passage quelques mèches de ses cheveux, avant de refermer la porte de cette nouvelle prison, juste derrière elle.
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Omar Baligh Wahid El'Abib
Marchand d'Esclaves
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Mer 11 Jan 2012 - 0:53
Lorsque vous rencontrez Omar Baligh Wahid, le gros marchand toujours souriant, toujours jovial, celui là même qui passera de longues minutes à vous décrire l'immense qualité de ses marchandises, il vaut mieux savoir une chose : sous cette facade, se cache un homme de caractère, impatient, avare, avide de richesse... et surtout... qui ne supporte pas qu'on le coupe en plein milieu d'une négociation ! Véritable acteur, tantôt menaçant, tantôt irritant, tantôt attendrissant, aucune manoeuvre, mensonge ou expression n'était innocente... A le voir ainsi, on aurait pu croire qu'il jouait sa vie, et qu'a chaque seconde, à chaque mot, tout pouvait basculer...

Alors, lorsqu'un grognement étouffé articulant grossièrement "Lache-moi sale chien" suivi d'un "On fait moins la maline maintenant", le coupa en pleine tirade, Omar fit volte face. Dire que le visage du gros marchand virait au rouge, et que ses sourcils étaient si froncés qu'ils ne formaient plus qu'une épaisse moustache en plein milieu de son front, aurait été un euphémisme. Il explosa :

"Mais qu'est-ce que vous faites encore !? Il faut tout faire soit même ici ?! Vous venez de la marquer au bras ! Et de lui arracher des cheveux ! C'est pas possible ! Comment je vais faire ?! Ces marques vont mettre une semaine à partir ! Je ne pourrais pas la vendre pendant tout ce temps ! C'est pas croyable..."

La bave aux commissures des lèvres, il reporta son regard sur Akmek, toujours prêt de lui. Ce dernier avait la machoire contractées, ce qui trahissait son agacement... Il n'était plus qu'à deux doigts d'étrangler à main nue le gros esclavagiste... Encore que, avec un cou pareil, il n'était pas certain de pouvoir en faire le tour de ses deux mains. Mais le Haradrim ne lachait rien :

"Je fais du commerce d'esclave, pas de sac à patates ! Ce genre de maltraitance gratuite sera déduite de votre prix !"

Akmek, diplomate, répondit simplement, tentant de dissimuler la tempête qui se déchainait sous son crâne, et qui commençait à faire trembler ses membres :

"Celle là est dangereuse. Elle est..."

Omar le coupa :

"Il suffit ! Barka m'a fait prévenir, par pigeon voyageur... Il m'a aussi décrit comment elle vous avait humiliée..."

A ces mots, Akmek, piqué à vif dans son orgeuil, et dans celui de ses frère d'armes, ne put réprimer un réflèxe : il posa sa main droite sur la poignée de son sabre. L'atmosphère dans la pièce monta d'un coup. Réagissant au quart de tour, le garde du corps, Kelden, fit de même, immédiatement immité par le second Tunique Rouge. Omar resta de marbre, affichant une arrogance insupportable. S'ils avaient eu des armes à la place des yeux, ils se seraient massacrés...

Akmek, hors de lui, ressera sa prise sur son arme. Ses phallanges viraient doucement au blanc... Ce qui était un exploit pour une personne au teint de peau aussi mat. Mais il ne pouvait faire plus. Absan lui avait confié une mission : livrer les esclaves et revenir avec l'argent. Tuer le gros esclavagiste, aussi irritant soit-il ne faisait pas partie des options. Finalement il relacha la pression de ses muscles, et répondit sèchement :

"Payez moi maintenant, que je n'ai plus à souffrir de votre vision avant plusieurs mois..."

Omar ricana bruyamment, tout en plongeant l'une de ses immenses mains grassouillettes dans ses robes. Il récupéra une bourse pleine de pièces d'or, qu'il lança immédiatement au visage du bras droit des Tuniques Rouges.

"Vous pouvez vérifier, le compte y est !"

C'était là le comble d'arrogance. Omar n'avait pris sur lui qu'une certaine somme d'argent, puis avait nécogier pour l'atteindre. Depuis le départ, même avant d'avoir vu la marchandise, il avait décidé du prix qu'il allait payer, et pas une pièce d'or de plus. Akmek grogna, fit signe à son acolyte, puis, après que Kelden eut à nouveau ouvert les portes battantes de l'entrepot, ils quittèrent les lieux sans se retourner. Le gros marchand trépignait, impatient comme un nouveau né face aux tétines gorgées de lait de sa nourrice :

"Une bonne chose de faite ! Je devrais en tirer sans problèmes le double du prix que je viens de payer ! Bon... Il est tant de donner leur premier repas à mes nouvelles acquisitions... Kelden !"

Le garde du corps s'exécuta sans un mot. Il attrapa plusieurs gamelles, pleine d'une bouillie nutritive au gout infecte, et les fit glisser à l'intérieur de la cage en bois, par l'interstice laissé au bas de la porte. Cette recette, création d'Omar, et il n'en était pas peu fier, avait deux avantages : très liquide, elle nourrissait autant qu'elle désaltérait... Et sa composition, à base de restes de viande, de graisses animales et de champignons était un véritable cocktail de protéines... De quoi requinquer n'importe quel esclave ! Avec ce régime, dans cinq jours, ils auraient perdus tous signes de malnutrition.

Alors que des bruits de déglutions de plus en plus fort se faisaient entendre, le gros esclavagiste s'approcha de la cage. Il tenta de deviner les formes humaines au travers des lattes de bois mal ajustées, sans succès. Pourtant, il le savait, elle était là, à quelques centimètres seulement... Pensant tout haut, il murmura :

"Toi, tu vas me rapporter un joli paquet d'argent... Un très joli paquet..."

Il s'en frottait déjà les mains...

"Allez ! On rentre !"
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Rimbold
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Localisation : En Rohan
Rôle : Garde Royal et Capitaine d'Eored en Exil

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Jeu 12 Jan 2012 - 23:31




Je m’appelle Azeem El’Harig Baan, j’étais il y a déjà longtemps maintenant, membre de la garde rapprochée du Sultan des collines de Khand… je me souviens être partis pour me libérer de mon serment et avoir beaucoup voyagé en temps que mercenaire…Pourtant il y a peu, moi et quelques autre avons été surpris par une horde de pillards ! J’ai été capturé et vendu à un marchand d’esclave…

Je suis faible, moi et les autres sommes dans une cage, maintenus en captivité comme des animaux… j’ai de la chance, je ne suis pas blessé et je ne fais pas partis des plus faible… le marchand d’esclave vocifère contre son mercenaire : la marchandise est abimée… une femme en particulier semble l’intéressé. Je me fiche royalement de ca, tout ce que je vois, c’est mes compagnon de cage mal en point…je déchire un grand lambeau de ma chemise et m’empresse de nettoyer les écorchures des autres qui sont a mes cotés, le scorbut et la gangrène sont des ennemis redoutables…

Je ne sais plus ou donner de la tête, je ne me sens pas bien, la poussière soulever par le mouvement me tue les poumons, et cette odeur de sueur mêlée de sang… je continu a œuvrer pour les autres lorsque le conflit entre le gros marchand et son mercenaire semble cesser, notre « nouveau propriétaire » inspecte la marchandise et décide de nous retaper un peu histoire qu’on soit présentable devant la clientèle… Un homme arrive et distribue des rations d’une bouilli étrange, composé de champignons, de légumes et de reste de viande agrémenté de gras… l’odeur est forte mais cela n’a pas l’air si mauvais, je prends ma part et en mange une partie avant de verser le reste dans le bol de mes compagnon d’infortune…

Que va-t-il m’arriver ? Toute ma vie j’ai été un guerrier incapable de désobéir, la seule chose que j’ai faite de moi-même était de déserter autrefois… vais-je demeurer esclave ? Non, je ne veux pas ! Je dois tout faire pour prouver que je vaux mieux que du bétail !

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Omar Baligh Wahid El'Abib
Marchand d'Esclaves
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Dim 15 Jan 2012 - 19:36
Tout en se frottant les mains, imaginant les pièces d'or qu'il allait gagner avec les esclaves de ce lot, Omar Baligh Wahid - dit Omar le Magnifique - esquissa un large sourire. S'il montrait ainsi toutes ses dents, c'était parce qu'il appréciait particulièrement ce moment. A chaque transaction, Omar procédait de la même façon : il mélangeait à la bouille une poudre de sommeil, aux effets éphèmères mais ô combien fulgurants . Les bruits et gesticulations en provenance de l'intérieur du chariot commençaient déjà à faiblir. Parfait.

Pendant ce temps, Kelden avait attrapé la bride du baudet miteux, unique animal en possession du gros marchand. Et, après s'être assuré que l'intégralité du harnais était toujours solidemment attaché au reste de l'attelage, il lui intima l'ordre d'avancer. Tout le chariot fut mis en branle, à grand renfort de grincements et de claquements. Il quitta ainsi la semi-obscurité du bâtiment.

A la vive lumière du jour, l'ensemble se révèlait encore plus brinquebalant... Et le vieil âne ne relevait pas le niveau coté esthétique. Omar n'aimait pas dépenser son argent inutilement. Pour le peu qu'il en avait besoin, l'animal faisait parfaitement l'affaire... Il avait évidemment bien moins d'allure qu'un cheval ou un chameau, mais au moins il ne coutait presque rien en entretien et en nourriture, tout comme le chariot. Ce dernier était plus vieux qu'Omar, et de loin, puisqu'il avait été acheté par son arrière grand père, une centaine d'année plus tôt. Il n'en demerait pas moins solide et fonctionnel.
Le gros marchand referma à double tour la porte de l'entrepot derrière lui. Puis il alla s'assoir à l'avant, à coté de Kelden qui tenait les rênes.

Il n'y avait plus une seconde à perdre, car le temps rimait avec argent. Il fallait ramener ces nouveaux esclaves à la boutique au plus vite, puis les laver, les trier et juger de leur réelle valeur.

D'un geste vif, Kelden fit claquer les rênes. Le baudet, sans rechigner, s'exécuta. La bête n'était pas toujours aussi docile. Mais la chaleur écrasante du soleil à son zénith l'incommodait, certainement autant qu'Omar qui transpirait déjà à grosses gouttes. Tous deux avaient hâte de regagner la relative fraicheur de la boutique. A ce rythme, les fins tissus que portait le gros marchand seraient gorgés de sueur avant d'avoir passé les anciennes fortifications de la ville, vestiges immémoriaux de la puissance des Numénoréens... Vivement que la journée se termine, qu'il puisse prendre un bon bain...

Ainsi perdu dans ses pensées, Omar se laissa bercer par les irrégularités de la route pavée, elle aussi vestige du passé glorieux de la cité du Destin. Ils passèrent ainsi sous l'arche en ruine qui jadis avait abrité une immense herse et pénètrent en ville.

Si Omar souhaitait regagner sa boutique au plus vite, ce n'était pas seulement à cause de la chaleur. Par expérience, il savait que certains esclaves tentaient de s'évader au moment du transfert, entre le chariot et leur première cage à la boutique. Il fallait donc profiter au mieux du flottement causé par sa poudre de sommeil, extraite d'une algue marine, la marhachiz, séchée puis pilée. De plus, s'ils trainaient trop, ceux qui avaient moins mangés risquaient de recouvrer un peu de vigueur, et de se mettre à gémir ou crier alors qu'ils descendaient l'avenue principale, bondée à cette heure de la journée... Cela aurait été du plus mauvais effet, et pas très bon pour ses affaires. Biensur, personne n'était dupe, tout le monde savait parfaitement ce qui se trouvait dans le chariot, derrière les lattes de bois qui coupaient court aux regards un peu trop curieux. Mais il existait un fossé entre le fait de "savoir" et le fait d'être confronté à la réalité. Omar prônait un esclavage "propre" ou les esclaves étaient bien nourris, mieux traités qu'ailleurs... Même si l'état misérable de sa nouvelle marchandise n'était pas de son fait, il avait tout intéret à garder profil bas s'il ne voulait pas être traité de menteur.

Une vingtaine de minutes plus tard, le chariot pénétra dans l'arrière boutique du marché aux esclaves d'Omar le Magnifique...



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