Le rassemblement

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Taorin
Capitaine des Chiens du Désert
Capitaine des Chiens du Désert
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Localisation : Minas Tirith

~ GRIMOIRE ~
- -: Humain (Haradrim)
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- -:

Sam 14 Jan 2012 - 18:56
Le Chien chevauchait rapidement à travers les étendues arides du Harad, exténuant sa monture sous lui. Sa mission était des plus importantes, et, tout comme une demi-douzaine d’autres messagers, il traversait le désert. Le soleil était particulièrement impitoyable : dardant ses rayons, il desséchait toute peau exposée à son feu, privait de vigueur même les plus valeureux combattants.

Le Chien devrait bientôt faire demi-tour : il avait quitté la dernière oasis connue de la région deux jours auparavant, et ses réserves d’eau étaient presque épuisées. Avec un peu de chance, les informations que lui avaient données les derniers nomades croisés se vérifieraient, et il tomberait sur la tribu du célèbre chef Khaled ibn Massar.

Le Chien monta sa tente à la tombée de la nuit, et alluma un petit feu de camp avec les quelques morceaux de bois qu’il possédait encore : dans le désert, une fois la nuit tombée, le froid vous gelait jusqu’aux os, et un feu, bien que révélateur de votre présence en ces lieux si inhospitaliers, était un luxe face auquel on ne rechignait pas.

Le Chien se réveilla en sursaut, une lame sous la gorge. Son feu n’était plus que braises rougeoyantes, mais pourtant, une vive lumière éclairait la scène. Le mercenaire leva le regard, et rencontra celui, dur, d’un haradrim. D’autres nomades en armes se tenaient à ses côtés, prêts à intervenir.

« Je suis ici en paix. J’apporte un message aux maîtres du désert. » dit le Chien, d’une voix neutre, sans aucune trace de peur.

Les pillards le lorgnèrent quelques instants, puis, après lui avoir pris son cimeterre, le mirent debout. Toujours en silence, ils lui firent signe de monter en selle. Quatre hommes l’encadrèrent, dont celui qui, quelques instants plus tôt, tenait sa lame sous sa gorge. Le petit groupe était mené par un cinquième cavalier vêtu de rouge.

Ils avancèrent plusieurs dizaines de minutes, passant sur le sommet des dunes. La lune éclairait le désert, lui conférant un aspect onirique : les torches éteintes, les dunes mêlaient ombre et sable blanc, comme si toute couleur avait fui le monde. Puis, après une durée indéterminable dans ce monde si éloigné du réel, les cavaliers purent apercevoir quelques lumières. Ils se dirigèrent vers ce qui ressemblait de plus en plus à un campement. Des guetteurs se tenaient droits, sur le sommet des dunes : leurs silhouettes sombres se découpaient de temps en temps contre la lumière de l’astre nocturne.

Le petit groupe mit pied à terre en arrivant aux abords du campement de ce qui semblait être l’une des plus grandes tribus de la région : le Chien comptait plusieurs dizaines de tentes, et bien plus de chevaux. Il fut guidé vers le corral, sous bonne garde : deux guetteurs s’étaient joints aux cavaliers, qui leur expliquèrent rapidement la situation.

Le cheval du Chien fut parqué avec ceux du clan, et on lui fit signe de dormir à même le sol, à côté du corral. Un homme resta avec lui, afin de prévenir toute tentative de fuite, et on l’attacha fermement à un piquet de tente. La nuit fut particulièrement longue et inconfortable, tant pour le mercenaire que pour son garde. Le froid qui, comme le sable, s’insinuait partout, les empêchait de fermer l’œil. Le Chien finit néanmoins par fermer les paupières, et s’endormit sans s’en rendre compte, terrassé par la fatigue accumulée ces derniers jours.

L’éclat du soleil le réveilla, en même temps que le reste du campement. Des hommes et des femmes sortaient des tentes, et, après avoir remarqué sa présence, le dévisageaient. Le Chien se redressa, et demanda à son gardien de lui retirer ses liens. Le nomade le fit en silence, puis lui commanda de le suivre. Les deux hommes s’approchèrent d’une grande tente au centre du campement, gardée par deux guerriers à l’aspect redoutable.

« Al-Mansûr va te recevoir, étranger. » lui dit l’un des deux hommes tout en écartant une tenture.

Le Chien entra dans la tente, qui était richement décorée. A l’intérieur, sur un siège simple, un homme d’âge mûr, arborant une barbe poivre et sel finement taillée, attendait, encadré de deux autres guerriers lourdement armés. Le Chien s’avança de quelques pas, puis s’agenouilla sur les tapis qui constituaient le sol de la pièce.

« Ô Seigneur, je ne suis qu’un humble messager vous apportant une nouvelle de la plus haute importance, de la part des Neufs qui règnent sur la Cité du Destin. » Le Chien se releva, et regarda le chef de la tribu dans les yeux.

« Parle, messager. Khaled Al-Mansûr ibn Massar t’écoute. » dit le maître incontesté de la tribu.
« -Ô Seigneur, les Conseil des Neufs d’Umbar t’envoie ses salutations respectueuses. Sous la direction de mon maître, le Seigneur Taorin, capitaine des Chiens du Désert, les Neufs te demandent de venir les rejoindre aux abords de la Cité du Destin, avec tous tes hommes, afin de traiter d’une affaire de la plus haute importance. Toutes les tribus du grand désert ont été, ou seront sous peu, prévenues : toutes sont conviées à venir à la rencontre des Neufs. Le Conseil serait très honoré par votre auguste présence, Al-Mansûr. Vos prouesses sont connues de tout le Sud, et tous vous respectent. » Le Chien s’inclina, et sortit de sa sacoche une lettre cachetée par le sceau des Neufs. « Voici le message, scellé de la main même du Seigeur Taorin. » Le mercenaire tendit la lettre à l’un des guerriers, qui la prit et la donna à Khaled ibn Massar.

Le Victorieux prit le parchemin, regarda le sceau, puis le brisa et déroula le rouleau. Il parcourut quelques instants la lettre, qui reprenait, dans un langage plus formel encore que celui du messager, les points que ce dernier avait évoqué. Al-Mansûr hocha la tête, puis fit signe au messager de se retirer.

*** *** *** *** ***

Du haut des remparts, les soldats récemment enrôlés dans l’armée des Neufs pouvaient voir les nuages de poussière soulevés par les sabots des nomades qui convergeaient vers les Havres. Selon les messagers revenus, au moins cinq chefs avaient acceptés de se réunir au pied des murailles de la Cité du Destin : de l’est venaient Khaled Al-Mansûr ibn Massar et Nadir Abdelmajid, du nord, Jawhar Han Kadir al-Qudushu, et, du sud, Mustafa ben Hafed al-Haqq et Yasser As-Slam. Près d’un millier de nomades, dont la moitié environ étaient capables de combattre, camperaient bientôt sous les murs d’Umbar, aux côtés des nouvelles recrues qui grossissaient chaque jour l’armée des Neufs…

HRP : Je prends un peu d'avance chronologiquement, afin de faire un peu avncer les préparatifs et de ne pas se retrouver avec 50 osts à faire en une semaine ^^


500£+850£ pour le maître d'armes
Capitaine des Chiens du Désert et Seigneur (Pirate) d'Umbar.
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Omar Baligh Wahid El'Abib
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Mer 18 Jan 2012 - 0:11

Uldrak, le regard plongé dans les nuages de poussières et de sable fin s'élevant à l'horizon, éprouvait un étrange mélange d'excitation et de frustration. On lui donnait enfin l'occasion de prouver sa véritable valeur, d'être aux premières loges d'un évènement important pour la Cité du Destin. Mais, une fois de plus, il devait se retrouvait réduit à de basses besognes de surveillance... Seule différence cette fois, il devrait patrouiller aux alentours de la cité , plutôt qu'aux pieds de l'enceinte du Palais...

Le Palais d'Umbar, l'un des innombrables vestiges d'une gloire passée et qui ne sera plus jamais inégalée, n'était qu'un vieux tas de ruine, offrant tout juste le confort nécessaire aux Seigneurs Pirates pour vaquer à leurs occupations politiques... Même si la majeure partie de l'année les lieux étaient vides, la sécurité des hauts responsables de la cité imposait une présence permanante de la garde du Palais, afin qu'un petit plaisantin, ou qu'une personne mal intentionnée ne prénètre les lieux pour les vandaliser. Bref, il avait obtenu un boulot plutôt bien payé, et qui ne laissaient pas les filles indifférentes... Surtout lorsqu'il leurs proposaient de passer une nuit dans l'un des lits réservés aux invités de prestiges... Toutefois il fallait faire avec la monotonie... Lorsque les Seigneurs n'étaient pas là, tous les jours se ressemblaient, s'en était chiant à mourir.

Mais pour une fois, quelque chose de vraiment énorme était sur le point de se passer... Officiellement : les préparatifs d'un raid combiné des Neufs... Mais plus personne n'y croyait : on parlait d'une guerre, d'une invasion massive... Ses supérieurs n'avaient pas estimés nécessaires d'en dire plus à leurs subordonnés. En fait, c'était mieux ainsi : en sachant le minimum vital, le jeune homme pouvait se focaliser sur sa mission : veiller à ce qu'un trouble ne ralentisse les préparifs. Uldrak voulait faire bonne impression, réaliser un parcours sans faute... Malgré son jeune age, il avait de l'ambition... Il n'était pas question de continuer à faire ce boulot des années durant. Non, il devait soit grimper les échelons de la garde, soit se faire remarquer par l'un des Seigneur Pirates pour espérer un poste important au sein de l'une de leurs flottes.

Désireux de ne pas se laisser distraire par ses réflexions, Uldrak reporta son attention sur l'approche des nomades. Il ne les connaissaient pas, ou très peu... Seulement ce que l'on pouvait entendre des rumeurs propagées au bazar. Certaines tribus possédaient des réputations effrayantes : peuple de voleurs et d'assassins... D'autres, au contraire, étaient réputées pour venir en aide aux voyageurs égarés... Il y avait dans ces propos certainement autant de réalité que de mythe. Une chose n'en demerait pas moins vraie : certains chefs nomades étaient très influants, règnant sur des territoires désertiques aussi vastes que certains pays du nord.

Distinguant les premiers cavaliers et monteurs de chameaux, Uldrak se redressa, droit comme un "i", le torse bombé. Instinctivement, la vingtaine d'hommes qui étaient à son coté - avec les mêmes ordres que lui - firent de même. Umbar était trop souvent décrite comme une ville en proie à l'anarchie, la misère, la décadance... Ce qui n'était pas faux. Mais cela ne constituait pas une raison suffisante pour se laisser aller au laxisme le plus total. Au moins, il fallait donner une bonne première impression. Indirectement, en plus d'assurer la sécurité, on leur avait demandé de "parader", de "faire les beaux devant les peuples rustres et barbares du grand désert"... Conneries sans nom... Mais une mission restait une mission, et un ordre ne devait pas être constesté... En tout cas, pas oralement. Les regards échangés entre les gardes n'en disaient pas moins... Le capitaine et ses lieutenants devaient propablement être bien au frais, entre les quatre murs du Palais à parler "Stratégie"... L'unique "Stratégie" discutée entre les gradés du Palais concernait la manière dont ils allaient organiser les haies d'honneurs... Les plus petits devant ? Ou peut-être les plus grands ?! Et les lances d'apparat, on les présentait comment ?! Un boulot de planqué qui faisait rêver Uldrak.

Arrivé à quelques lieux de la cité, les Nomades ralentirent. D'après ce qu'on lui avait expliqué de ces peuples, ils allaient installer leurs camps provisoires à l'extérieur des murs de la cité. Leur irréductible esprit de liberté ne supportait pas se retrouver enfermé entre l'océan et les hautes murailles, et encore moins d'être écrasé sous la proximité et la quantité des habitations en tout genre... Et c'était sans parler des rivalités qui pouvaient exister entre les différents chefs... Uldrak était prêt à parier que chacun irrait planter sa tente à une distance respectable du clan voisin... Et surtout très loin du camp des "recrues de l'armée des Neufs", en qui ils voyaient des étrangers peu dignes de confiances.

Un rassemblement sous haute tension donc... Et plus les jours d'attente passeraient, plus les esprits risqueraient de s'échauffer... Finalement, Uldrak pensa qu'il était bien mieux ici, qu'en haut de la hiérarchie... Certains devaient en faire des insomnies, à gérer autant de monde, si différents... Devant ses yeux étaient réunis tous les ingrédients nécessaire à la génèse d'un véritable bain de sang prématuré. Evidemment, si le pire arrivait, il serait en première ligne... A y réfléchir, il préfèrait faire des insomnies plutôt que de risque sa vie.

Bah, s'il gardait les deux yeux ouverts, et que chacun conservait les distances d'usages, il n'y avait pas de raisons que cela dégénère...
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