La route du commerce

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Nathanael
Espion de l'Arbre Blanc
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~ GRIMOIRE ~
- -: Humain
- -: 34 ans
- -:

Jeu 2 Fév 2012 - 20:54

« Puis sur ma peau il m'est venu
Tout un'suit'de p'tit's taches roses.
Ca contrastait sur mon corps nu
Avec la blancheur des autr's choses.
J'crois mêm'qu'c'était plutôt joli.
Y en a bien qui s'foutent sur la fiole
Du cold cream et d'la poudr'de riz
J'peux pas croir'qu'c'est ça la vérole !

Comm'ça s'passait j'ai constaté
Que par en bas c'était pas d'même :
Quand dans la glac'je m'suis r'gardée,
On aurait dit un vrai diadème ;
Y en avait des ronds, des pointus,
C'est velouté quand on les frôle...
Ca fait trent'-six p'tits mam'lons d'plus.
J'peux pas croir'qu'c'est ça la vérole ! »*


… Huuu Fumeseck, allons mon gros, tire donc ! Huuu… ou je te cingle.


La carriole buta contre une grosse pierre et tressauta avant de retomber lourdement sur le sol. Un fouet claqua. Anton ripaillait assis confortablement sur le banc de son charriot de marchandises. Fumeseck tirait sa charge comme un condamné, le souffle rauque et court, marqué par son asthme chronique. L’Arnorien tira brutalement sur les rênes et se redressa de toute sa hauteur. La route disparaissait par endroit sous une fine couche de sable et les cailloux laissaient doucement place à de petites dunes mouvantes. Un corbeau volait haut dans le ciel, loin derrière la cargaison roulante d’Anton

- Ben si on m’avait dit que le Sud ça ressemblait à ça, j’aurais pas quitté le Nord … Si y a de la richesse ici elle est bien cachée par les Valars ! Et ça c’est le pays des rois de la rapine !

Il n’en revenait pas. Où étaient les oasis luxuriantes et les femmes ? Il avait rêvé de tapis rouge et or, d’esclaves et de catins à la peau sombre et dorée. Lui avait-on menti ? « Qui ment à Anton fini pendu par les roustons … » Il avait le flaire d’un chien de chasse affamé. Il y avait de quoi se remplir les poches dans ces contrées désertiques et inhospitalières. Il espérait trouver suffisamment de marchandises attrayantes pour les peuplades gondoriennes et arnoriennes. Les guerres tuaient les pauvres en guenilles mais les riches restaient riches et il y avait un marché du luxe de contrefaçon à ouvrir dans le Nord. Il le savait.

Il assena un nouveau coup de fouet à son cheval pour reprendre la marche et se rassit tranquillement. Il sortit un morceau de foulard décoloré de sous son fatras et se le posa sur la tête. Les nuits étaient froides mais l’hiver n’avait pas droit de séjour la journée et le soleil lui brûlait déjà la figure. Il lui faudrait bien encore deux ou trois jours pour gagner la première ville de ce nom.



*(Chanson paillarde : La vérole)
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