Auriez vous croisé mon étoile ? [libre]

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Celtis Ariandin
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Mar 7 Fév 2012 - 11:28
    N’avez-vous jamais remarqué à quel point la lumière de la lune est différente de celle du soleil ?
    D’aucuns diraient que celle de l’astre sélénite est plus froide, blanche et impersonnelle. Elle fait partie des ténèbres et se démarque d’elles à la fois. Elle fait peur, elle fascine, elle enfante poésie et chimère, romance et crime. Certains pensent que c’est une larme d’argent, pointe d’espoir perdue dans le ciel, comme un cri de solitude et de mélancolie. D’autres enfin, donnent à cet œil blanc un pouvoir apaisant, chaud, protecteur. L’impression d’être chez soi, sous son regard bienveillant.
    Mais cette différence va bien plus loin que ces considérations symboliques, mystiques, psychologiques, insuffisantes bien que passionnantes. C’est une question de… texture. Comme si on palpait du satin et non de la fourrure, comme si on s’enroulait dans une étoffe plus légère, faite d’ombres et d’éclats, changeante au gré des mirages.
    La lumière de la lune se glisse entre les feuilles, rebondit dessus, les caresse avec tendresse et pudeur, laissant leur part de secrets à l’abri. Elle coule, langoureuse et serpentine, avant de tomber sur le sol, plus liquide que lumière.
    Celle du soleil, elle, ne serpente pas, elle perce. Elle n’enveloppe pas, elle réchauffe. Elle brûle et donne la vie dans le même mouvement. Elle ne laisse pas le choix. Elle s’impose, revendiquant le ciel pour elle seule, magnifique et splendide, et consciente de l’être.

    Celtis, les yeux fermés, songeait à cette étrange dichotomie lumineuse, inconscient du temps qui passait, effleurant seulement de temps à autres son précieux luth. Les notes, irréelles, laissaient des impressions colorées dans son esprit, comme un souvenir, un mirage, une pensée trop vite envolée. Il savourait la sensation puissante de la forêt qui l’enveloppait, le protégeait, l’accueillait comme un lit profond, doux et chaud. Il ne savait plus depuis combien de temps il était là, immobile. Et cela n’avait aucune importance.
    Sauf qu’il commençait à avoir faim.
    Sa besace était plus vide que la boite crânienne d’un gobelin, et il n’avait plus rien à se mettre sous la dent depuis ce qui lui semblait être une décennie mais qui devait en réalité correspondre à une paire de jours. Il lui sembla judicieux de commencer à bouger avant de devenir une partie intégrante de la forêt, sous la forme peu enviable de terreau.
    Il se leva avec quelques difficultés, un instant étourdit par sa prise d’altitude. Il regagna le chemin, sente discrète creusée au travers de la forêt. La nuit n’était pas encore tombée, mais les ombres s’étendaient déjà sur les bois, profitant de l’absence des astres pour revendiquer leur territoire éphémère.
    C’était magnifique. Mais pas vraiment pratique. Celtis se servait en effet des étoiles, ou, à défaut, du soleil, pour se repérer durant ses voyages. La forêt en elle-même était trop profonde, trop secrète, pour qu’il puisse s’y retrouver aussi rapidement qu’il l’aurait souhaité. Sans compter qu’il avait fait le chemin perdu dans ses pensées, et qu’il ne reconnaissait rien. Absolument rien. Il choisit une direction au hasard, et s’y engagea. La voie était assez praticable, et il eut bon espoir de tomber sur un voyageur qui pourrait, au mieux, lui prêter un morceau de lambas, au pire, lui indiquer la route vers la civilisation (et la nourriture).
    Il marcha ainsi pendant une petite demi-heure, avant d’apercevoir une ombre d’assez grande taille pour être autre chose qu’un animal sauvage, au moins sur le plan physique. Pressant le pas, il se rapprocha, et le héla. Ses mots se bloquèrent dans sa gorge, car il n’avait plus l’habitude de parler. Il les força donc, mais ils ne furent pas ceux qu’il attendait.


    « Oh, voyageur, pardonnez-moi, auriez-vous croisé mon étoile ?»

    Curieuse façon de demander sa route, il fallait l’avouer, mais cela lui sembla tout de même clair.

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Môrhïn
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Mar 14 Fév 2012 - 9:14
Eraillée et étrange, une voix inconnue brisa d’un éclat fragile, les bruissements mélodieux du vent dans frondaisons émeraudes. Les ultimes pépiements d’oiseaux colorés se turent, les chuchotements des insectes dans les mousses et l’humus s’atténuèrent, tous se réfugièrent au creux de leurs nids, fuyant les ombres de la nuit comme les intonations masculines de la voix. La silhouette, fantôme esseulé dans l’ondée mouvante de la forêt, tressaillit.

- Une… étoile ? – demanda-t-elle, fragile et perdue.

Frôlée des lueurs mourantes d’un crépuscule terne, la mystérieuse se révéla au regard du barde. Ses longs cheveux coulaient sur ses épaules dénudées, soyeux et sombres, nuit d’ébène auréolant un visage de porcelaine. De ses yeux, dans l’obscurité grandissante, on devinait la douceur et la peur, curieux mélange d’une biche aux aboies. Ses lèvres, elles, s’arrondirent d’une surprise saisissante alors qu’elle dévisageait l’auteur de ces quelques mots. Humaine. Elle l’était pour autant que l’on puisse juger en cette heure tardive où le soleil s’étiole jusqu’à disparaitre de l’horizon.

Esprit illusoire de la forêt, elle ressemblait aux légendes sifflées aux veillées sous la caresse brûlante d’un feu, à ces contes pour enfant où il est question de Dame Blanche, de princesses et de spectres. Droite et apeurée dans son écrin de gris et d’argent, des voiles éthérés pendaient à ses bras, reliquat d’une ancienne robe aux tissus délicats. Mais de ces apparats, il ne restait que des froufrous abîmés, des perles arrachées, des dentelles blessées, laissant entrevoir le galbe d’un mollet et le velours de sa peau nacrée.

- Êtes-vous de ceux qui me pourchassent ?

Sa voix cristalline vibra mélodieusement dans le silence ouaté de cette nature endormie. Espoir et désespoir joutaient dans ses modulations comme deux chevaliers avides d’emporter les faveurs de leur Dame. Et là sous l’obscurité prononcée de la nuit tombante, elle demeurait figée, sylphide et dryade, un peu fée, un peu fantôme, effrayée par cet inconnu dont elle ignorait les intentions

[Je mettrais une image ce soir en rentrant! je n'ai pas le temps ce matin, en espérant que ça te convienne malgré la faible longueur]


Dernière édition par Môrhïn le Lun 27 Fév 2012 - 12:54, édité 2 fois
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Celtis Ariandin
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Dim 19 Fév 2012 - 14:53
Celtis eu l’étrange impression d’avoir brisé quelque chose dans la magie de l’instant. Lui qui était si serein quelques minutes auparavant se trouvait maintenant quelque peu tendu, et cela pas uniquement parce qu’il avait faim. Le voyageur, ou plus exactement la voyageuse, qui se trouvait devant lui sur le chemin avait l’air assez étonnée de le trouver ici. Assez inquiète, aussi, comme un animal traqué. Les yeux de l’elfe défièrent les ténèbres pour la dévisager. Elle était belle, certes, fragile aussi, mais pas fragile comme quelque chose qu’on peut briser, fragile et forte à la fois, fragile comme quelque chose qui peut changer de n’importe quelle façon à n’importe quel moment. Un fragile imprévu, imprévisible. Que venait faire une telle créature sur les sentes des elfes ? Elle semblait pourtant humaine… Et s’attendait à être seule. Ou poursuivie. Peut-être un peu des deux. Il ébaucha un doux sourire en réponse à sa question, un tantinet incrédule. Lui, poursuivre une femme dans la forêt ? Il ne trouvait déjà pas le courage de poursuivre un simple écureuil chapardeur…

Je ne poursuis qu’une étoile, un chemin perdu, à peine ébauché. Je l’ai emprunté avant de méditer ici, mais il a disparu depuis, et me voilà perdu. Mais peut être qu’en cette heure où règnent les ombres et où les astres se reposent, une lumière bienfaisante a eu pitié de moi et a daigné descendre sur terre pour me guider. En ce cas, oui, je vous poursuis, car vous êtes en ces lieux ce qui se rapproche le plus d’une étoile.

Point de tentative de charme dans ses paroles, juste une simple constatation, un souvenir de légende contée dans la nuit noire. Auréolée de ses voiles argentés satinés, la jeune femme scintillait presque dans son écrin forestier. Il lui trouvait un air étrange, comme un esprit perdu, un éclat de lune brisé. Les doigts du barde effleurèrent machinalement les cordes de son luth, ponctuant ses paroles. C’était une habitude plus qu’une nécessité, mais il aimait les sons mélangés de leurs voix. La forêt s’agitait, chuchotant, bruissant, pulsant comme un cœur gigantesque autour d’eux.

Peut-être accepteriez-vous de marcher un peu en ma compagnie. Cela me ferait oublier la solitude de ces bois et vous tranquilliserait peut être sur la présence de vos poursuivants. Les elfes ont l’ouïe fine et l’œil perçant, il serait difficile de vous laisser surprendre…

En réalité, le barde était curieux d’entendre l’histoire de la voyageuse. Une femme, seule dans la forêt, vêtue d’atours anciennement riches mais à présent mités par les voyages et les fuites, lui semblait être une excellente source d’inspiration pour une ballade. Ce qui se passait dans le reste du monde lui importait peu. Les conflits, les guerres, les alliances, tout cela lui semblait… abstrait. Vain. Mais les histoires personnelles ont toujours un éclat qui nous semble plus vrai, plus beau.

…Et peut-être aussi pourriez-vous satisfaire la curiosité d’un vieux barde à la recherche d’histoires et de nouvelles du Monde.

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Môrhïn
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Lun 27 Fév 2012 - 12:54
Diaphane, sculpture de brume dans un carcan de mousse et nuit, l’inconnue leva sur le conteur, les flammes vacillantes d’un fragile regard. Ses joues délicates rosirent imperceptiblement sous les mots galants et la voix caressante ponctuée de vrilles musicales. Sans un mot, elle s’avança, effleurant de ses pieds nus, le tapis de feuilles et d’humus. Nimbée de reflets moirés d’argent et de silence, la nature n’osait souffler bruit de peur que la Belle ne s’évanouisse. Dévorant la distance les reliant l’un à l’autre, elle distinguait le profil aquilin derrière la coulée de cheveux blonds. La silhouette oppressante surgissant des ténèbres voilées prenait figure plus humaine à chacune de ses foulées.

- Une étoile…. – vibra la voix, ondée pure et cristalline – une étoile qui a chut et dont la lumière se meurt loin des siens. » [/color] [i]

Ses pas la guidèrent juste devant lui. Suffisamment proche pour tendre une main et effleurer le bois chantant de son luth, insuffisamment pour percevoir l’éclat anthracite de ses prunelles elfiques. .


- La solitude n’est pas un fardeau, mais je serais heureuse de parcourir un bout de chemin en votre compagnie.

Ses doigts s’appuyèrent sur le tronc ridé d’un chêne. Sous la pulpe tendre, le bois dessinait les creux et les rainures d’une vie bien longue, même pour un arbre. La sève pulsait régulièrement et la jeune femme s’ancra toute entière à ce bois. Son dos épousa les fibres longilignes, alors que son visage basculait en arrière, admirative de cet océan de feuilles ondulant sous les taquineries du vent. Reprenait-elle un souffle perdu, volée par une audacieuse course… ? .


- J’ai peur que mon histoire ne soit d’aucune importance pour ce monde… je suis une âme errante sur les sentiers d’un espoir vain… Mais à défaut de ma vie, je peux vous offrir mon nom. En échange me ferez-vous l’honneur du votre ?

Dryade, elle abandonna son enveloppe de bois pour combler les dernières distances entre leurs silhouettes. Une chouette hulula, témoin indiscret d’une étrange rencontre au creux du soir naissant. Leurs ombres se mêlaient sous la voute des frondaisons, lorsqu’elle se pencha vers lui et susurra comme un secret bien gardé à l’oreille pointue : .


- Isweld

Puis ses pas accompagnant ceux de l’elfe, elle laissa le faux silence de la nuit et de la nature l’envahir. Sous ses pieds nus, les feuilles se froissaient délicatement, les pierres se faisaient galets, plats et doux pour ne pas la blesser. Seule la fraicheur nocturne demeurait indomptée par ces présences, instillant quelques frissons sur la peau opaline de la jeune dame.


- La nuit sera longue si ni l’un ni l’autre ne prononçons mots - commença-t-elle en arquant délicieusement les sourcils . - Racontez moi votre histoire et je me plierais à vous conter la mienne… ou non, plutôt répondez à mes questions et je répondrais aux vôtres. Que faites vous, drapé de votre solitude morose en ces lieux ?

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Celtis Ariandin
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Lun 19 Mar 2012 - 16:08
Les ombres s’étiraient et s’élançaient, invisibles et multiples, frôlant la peau des voyageurs en y imprimant un frisson, une caresse, un mirage ou un rêve. Leurs changements et leurs variances empêchaient Celtis de distinguer avec précision les contours du visage de la jeune femme. Elle lui semblait à la fois humaine et esprit, une âme échappée de la forêt, à la fois fiable et traitre. Un hybride de lune et de soleil, une étoile, peut-être, comme il l’avait déjà pensé, et comme elle l’avait déjà avoué.

La solitude a beau être une ancienne et douce compagne, il est parfois agréable de varier ses relations. Nous la retrouverons plus tard, au bout de ce chemin, ou au bout du prochain, car elle revient toujours vers nous, si nous ne retournons vers elle.

Il y avait dans ces phrases murmurées une certaine mélancolie, une certaine joie aussi.
Frôlement d’un pas léger sur l’humus. L’humaine était proche. Si proche qu’il pouvait déjà discerner ses yeux, aux couleurs inégales, fascinantes. L’ombre l’empêchait de distinguer les teintes réelles, mais l’impression que cela conférait était agréable, originale, un peu magique.
Un peu magique, oui, comme cette rencontre au creux du soir, comme ce nom murmuré, ce secret peut être. Les noms sont le pouvoir, le Cœur des ballades. Qu’on se l’invente, se l’octroi ou se le voit attribué à la naissance, ils sont nous et nous définissent, imparfaitement et pleinement à la fois. Isweld… une douceur murmurée, comme un chant de ruisseau clair, comme une ombre pétillante, comme une flamme dansante. Un nom qui s’accordait à ses yeux, qui riait sur ses lèvres, se perdait dans les voiles et volants masquant sa silhouette.
Ils commencèrent à avancer, côte à côte. Le chemin s’étirait devant eux et la nuit prenait ses droits, laissant transparaitre des ébauches de lumières nouvelles, encore timides. Le barde remarqua avec une légère surprise que les pieds de l’inconnue étaient nus, mais indemnes, ce qui aurait dû être impossible après sa probable course dans les bois. Puis il fut frappé par sa grâce, son aisance naturelle, et toute surprise disparu. Un esprit ne se laisse pas blesser par les pierres. Celtis ramena vers lui les pans de son lourd manteau noir élimé, sans pourtant ressentir le besoin de se réchauffer. Il ne remarqua pas les frissons qui caressaient la peau satinée de la voyageuse. Ses pensées s’étaient encore une fois tournées vers le vide qui palpitait en lui, ce rêve, cette ébauche à jamais inachevée. Ce n’était guère plus qu’un pincement au cœur, une pointe brûlante qu’il accueillait désormais comme une douce amie, la main crispée un peu plus fort sur son luth. Puis cela passa, comme un souffle dans l’été, comme une bulle qui éclate.
Des mots s’élevèrent dans la nuit, et le barde interrompit la mélodie qu’il avait mécaniquement entamée, confus.
Une question. Simple d’apparence, comme le sont souvent les plus complexes. Celtis laissa les différentes réponses possibles danser sur sa langue, les goutant et les testant, sans vraiment savoir que dire.


Je marche ici comme je marcherais ailleurs, sans but et sans contrainte. Plus personne ne me connait, plus personne ne m’attend. Si vous êtes étoile, alors je suis vent, ou bien peut être musique. J'étais venu y méditer, je crois. A cela et à bien d'autres choses. Mais la faim m’a surpris, et dans cette nuit trompeuse, je m’avoue perdu.

Il accompagna sa réponse d’un sourire un peu penaud, tout en jetant un regard en coin à la voyageuse.

Et vous, dites-moi à présent : qui ou que fuyiez-vous ainsi pour paraitre si affolée à mon approche ?

Leurs pas étaient cadence, leur marche comme une danse sage, et le barde ne put que sourire, composant déjà en esprit une nouvelle mélodie qui accompagnerait sa solitude, plus tard.

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