Au milieu coule une rivière (Rousnou, Etelion)

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Saemon Havarian
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Au milieu coule une rivière (Rousnou, Etelion) EmptyMer 15 Fév 2012 - 17:28
Saemon et de Sora attendaient tous les deux à cheval que leurs compagnons de voyage les rejoigne. Ils ne seraient pas très nombreux, quatre ou cinq. Le Comte avait expliqué à Saemon que Gallen devait originellement les accompagner pendant une grande partie du trajet. Cependant, il paraissait avoir sagement préféré ne pas voyager avec l'homme du roi.

Saemon n'était pas un homme fondamentalement belliqueux. Pourtant, il était un bretteur d'une grande finesse. Il avait suivi le même entrainement aux arts militaires qu'Aldarion et Lunidel. Bien qu'il préférât largement vaincre par la ruse, il savait lui aussi sortir le lion qui était en lui. Gallen avait une bonne réputation, celle d'une fine lame... il était champion du Rohan. Saemon ne le craignait pas pour autant. Il avait pour lui sa ruse, son expérience et sa détermination... C'eût été un beau duel, mais il semblait devoir être reporté à plus tard.

Rousnou fut le premier à les rejoindre. Saemon avait lui même proposé à Aldarion de l'emmener avec lui. Il savait qu'il posait des problèmes au nord et avait besoin d'une brute sans scrupule pour lui permettre de garder ses mains fraîchement lavées propres. Ils ne s'étaient pas souvent fréquenté, mais une sorte de respect mutuel les avait toujours lié.

Ils attendaient encore Etelion et ils seraient prêts à partir. Saemon commença directement l'explication du trajet, Rousnou étant le seul à en ignorer les détails.

" Heureux de vous avoir parmi nous Rousnou. Une lame efficace en plus ne sera pas de refus. Nous discuterons durant le voyage des modalités... pratiques de votre engagement."

Bien que le mot n'aie pas été prononcé, Rousnou semblait avoir compris qu'il s'agissait de la question pécunière.

" Nous avons décidé de ne pas voyager avec l'Emir Radamanthe. Il voyage trop lentement avec ses troupes. Nous voulons rejoindre le Sud dès que possible. C'est pour ça que nous allons piquer directement sur l'Anduin. Des embarcations nous attendent que nous prendrons pour descendre jusqu'au Gondor. Cela nous évitera de passer trop près du Mordor en trop petit nombre."

Saemon avait l'expérience des voyages, et il était persuadé que leur choix était le meilleur.
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Au milieu coule une rivière (Rousnou, Etelion) EmptyLun 20 Fév 2012 - 23:47
La petite troupe formée des Passeurs et des renforts imprévus s'était rapidement retrouvée auprès de leurs compagnons restés au camp de fortune qu'ils avaient établis, plusieurs heures auparavant, lorsque la neige ne tombait pas encore. Les quelques feux allumés réchauffaient les mains gelées et les esprits. Le plus dur était derrière eux, maintenant. Etelion regarda tour à tour les visages qu'il connaissait. Tous marqués par la mort, par les ténèbres, mais aussi par le bonheur, si mince fut-il à cet instant, d'être sortis vivants de cet enfer noir. Les soldats qui accompagnaient Tar-Aldarion et l'Emir Radamanthe s'étaient éparpillés autour des sources de chaleur. Ils avaient perdu leurs amis, ce jour là. Sans pouvoir se battre, le ciel s'était abattu sur leurs têtes. Le hobbit hocha la tête pour lui-même, comme s'il ne saisissait qu'à ce moment ce qu'ils avaient accompli, et ce que cela impliquait. Les informations qu'ils avaient tant bien que mal réuni allaient sans doute les mener à d'autres conflits, bien moins discrets cette fois-ci.

Après quelques discussions, le kuduk s'était mis d'accord avec quelques présents pour rentrer à Minas Tirith en priorité. Depuis qu'il était parti, Tell, le messager, était resté seul dans la loge. Ce jeune homme était plein de ressources, et il n'aurait aucun problème à semer des assassins envoyés par l'Ordre. Comment l'auraient-ils retrouvé, d'ailleurs ? Non, la loge de Minas Tirith était passée inaperçue, il en était convaincu. Cependant, le désir brulait en lui de s'en assurer. Sur le fil du départ, un évènement inattendu se passa. Gallen Mortensen, Champion du Rohan, Passeur d’Étoiles et ami du hobbit, s'indigna du pauvre destin subit par des rohirrims. Etelion ne savait pas de quoi il en retournait, mais visiblement, Saemon Havarian avait quelque chose à voir avec ces morts. En quelques échanges de mots, Poulain annonça son départ des Passeurs d’Étoiles. Il salua un à un ses compagnons d'armes. Lorsqu'il arriva au niveau du hobbit, il se baissa pour mettre une main amicale sur son épaule. Ce-dernier laissa échapper quelques mots. Minas Tirith, Saemon, Lion, Rousnou et lui-même. Pour une raison qu'il ignorait, il fut rassuré après avoir lâché ces informations au rohirrim. Il ajouta:

- Tu ne t'es pas fait des amis, ce soir. Fais attention à toi. A bientôt, mon ami.

Lorsque son tour vint, Etelion s'en alla. Il se dirigea vers Sirion Ibn-Lahad, le Fantôme, Puma. Un lien les unissait, tout comme Gallen. Un lien indestructible, un pacte scellé dans le sang et la souffrance. Ils se séparaient en cette nuit blanche pour mieux se retrouver plus tard, lorsque le destin les réunirait à nouveau. Arrivant aux côtés de l'autre Pair du Royaume d'Arnor, un faux mouvement lui rappela ses nombreuses blessures. Bientôt, il aurait des cicatrices. Il aurait quelques histoires à raconter à ses enfants, c'était un point positif... Le semi-homme posa sa main sur celle du khandéen.

- Poulain a des priorités honorables. Il n'a pas toujours la mesure de ses mots, mais ils n'en sont pas moins importants pour autant. Soyons là quand il aura besoin de nous, je sais qu'il sera là quand nous aurons besoin de lui. Il marqua une pause, regarda son ami dans les yeux de manière à ce qu'il comprenne la portée de ces paroles. Prends garde à toi, Sirion Ibn-Lahad. Puissent les Valars te laisser du repos, tu en auras grand besoin. Comme nous tous...

Le hobbit fit un signe amical au Roi d'Arnor et à l'Emir, les salua puis se remit en route. Ses affaires rassemblées, il se dirigea vers les chevaux. Comme convenu, il monta le plus petit, avec autant de facilité que le lui permettaient sa taille et ses blessures. La monture, un cheval probablement originaire du Harad vu sa taille, semblait docile. Etelion Piedvert reprit la route, et quitta cet endroit maudit comme il était arrivé, quelques gouttes de sang en moins... En quelques minutes, il arriva auprès de Saemon et de Lion, qui n'était autre que le Comte De Sora. Rousnou venait d'arriver et Saemon lui avait déjà expliqué le plan de marche. Dans un soupir, Etelion ajouta simplement:

- Je ne serai pas fâché de pouvoir me reposer un peu sur le bateau... Allons-y, plus tôt nous atteindrons les rives de l'Anduin, plus tôt nous dormirons.

Il se retint de parler de nourriture et commença à préparer une pipe bourrée d'herbe. Il sentirait un peu moins ses blessures, ainsi que la faim qui lui tiraillait le ventre. Il n'attendait que le signal pour avancer vers l'Ouest.
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Au milieu coule une rivière (Rousnou, Etelion) EmptyDim 26 Fév 2012 - 17:58
Cela faisait plusieurs jours maintenant que les quatre compagnons avaient quitté Dol Guldur. Ils avaient traversé la région entre la forêt noire et l'Anduin à cheval. Arrivé aux rives du grand fleuve, ils avaient échangé leurs montures contre des barques à des marchands humains de la Compagnie. Ils en avaient pris deux, légères et solides.
Leur descente le long du fleuve avait été relativement éprouvante. Si l'eau était calme, bien que relativement haute, le froid avait gelé les bords du fleuves et ils s'étaient régulièrement retrouvés bloqués aux endroits peu profonds. Les trois hommes avaient du tailler à l'aide de leur rame un chemin à travers les glaces.
Cependant, le courant étant relativement fort, ils allaient plus vite qu'à dos de cheval, et c'était là le principal objectif.
Saemon et Cantelmo passaient la plupart du temps dans la même barque, discutant à bonne distance des oreilles de leurs deux autres compagnons. Etelion et Rousnou, dont la puissance musculaire compensait la faiblesse du semi-homme, quant à eux se retrouvaient ensemble. Si le hobbit avait été tenté de se la couler douce, le froid l'avait sans doute encouragé à s'activer une rame à la main.
Les nuits étaient froides et les couvertures que le Comte avait transportées avec lui étaient appréciées à leur juste valeur. Saemon connaissait bien le fleuve pour l'avoir fréquemment descendu et longé durant ses nombreux voyages. De plus, il savait se débrouiller dans la nature et arrivait en toutes circonstances à allumer un feu fort souvent réconfortant.
Le soir, les quatre compagnons devisaient de choses et d'autres, Saemon prenant beaucoup de plaisir à raconter des anecdotes croustillantes à un auditoire attentif. Pourtant, à mesure que le temps passait Cantelmo et Saemon semblaient de plus en plus inquiets.
Enfin, ils finirent par arriver à un endroit où le fleuve devenait nettement plus agité. Alors que la moitié de l'après midi seulement était passée, Saemon fit signe à Rousnou de se rabattre sur la rive occidentale. Sans s'expliquer, il tira avec Cantelmo leur barque hors de l'eau, invitant l'autre paire à les imiter. Enfin, vint le temps des explications.

" Nous approchons de Sarn Gebir, les rapides avant les Chutes de Rauros. J'espérais pouvoir les passer, comme c'est possible à la fin de l'été, mais malheureusement l'eau semble beaucoup trop agitée. Nous risquons au mieux de briser nos barques, au pire de sombrer corps et biens. Il va nous falloir traîner les barques par le chemin de portage. Par chance, il est plus souvent utilisé qu'à une époque et la tâche nous en sera facilitée. Malheureusement, avec un nabot et un boiteux... nous aurons besoin de toute notre énergie mon cher Rousnou.."

Il décocha un sourire ravageur à Etelion et au Comte, de sorte qu'aucun des deux ne puissent se sentir offensé. Cantelmo enchaîna.

" Dressons notre camp ici pour la nuit. Nous nous reposerons au mieux, et reprendrons la route à l'aube afin d'être sûr de ne pas être interrompu par la nuit demain. Trouver un endroit confortable pour y dresser un campement risque d'être plus compliqué qu'au bord du fleuve."

Le bivouac fut rapidement installée, et on cuisit un lièvre fraîchement chassé agrémenté de quelques herbes sauvages. La nuit tomba, et ils songèrent à s'endormir sans plus attendre. Il fut convenu qu'Etelion et Rousnou prendraient le premier tour de garde et qu'ils réveilleraient leurs compagnons vers onze heure.

HRP// Je vous laisse poster votre tour de garde, qui normalement ne devrait pas poser de problème Wink //HRP
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Au milieu coule une rivière (Rousnou, Etelion) EmptyDim 4 Mar 2012 - 20:06
Après quelques jours de route à dos de cheval, les quatre hommes arrivèrent au bord de l'Anduin. Ce fut sans un regret que le hobbit échangea sa monture contre une embarcation, qui ne lui laissa pour seuls souvenirs que quelques douleurs aux fesses et aux cuisses. Les deux embarcations ainsi obtenues n'étaient pas très grandes, à peine de quoi faire tenir deux ou trois hommes et leur cargaison. Heureusement, ils n'étaient que quatre dont un semi-homme et leurs paquetages prenaient peu de place. Obligés de naviguer par deux, ils s'étaient mis d'accord pour que le kuduk fasse équipe avec Rousnou, le garde de la Rose, guerrier d'élite d'Arnor à la corpulence imposante.

Lorsqu'ils embarquèrent, Etelion se positionna en pointe de la barque, là où ses mouvements avaient le moins d'influence sur ceux de l'embarcation. Les rames étaient trop lourdes pour lui, il attrapa un bout de bois avec une extrémité suffisamment aplatie sur la rive pour aider à sa manière l'arnorien. La température avait fortement baissé depuis leur départ de Dol Guldur et la neige recommença à tomber lorsqu'ils s'élancèrent sur les eaux calmes du fleuve. L'originaire de la Comté installa son paquetage derrière lui de manière à être assis le plus confortablement possible et ferma un œil, puis l'autre. Il n'eut pas le temps de dormir plus de vingt minutes quand les premiers rapides arrivèrent, le secouant de temps en temps, l'éclaboussant de gerbes d'eau douce glaciales. Les blessures survenues lors des combats sur la colline de la sorcellerie lui faisaient encore mal lors des mouvements trop brusques. Une fois les rapides passés, il se rendormit aussitôt, sous l’œil incrédule de son compagnon.

La suite fut plus difficile et un nouvel obstacle apparut: le fleuve, à ses points les plus calmes, avait gelé et une épaisse couche de glace s'était formée, gênant le parcours de l'embarcation. Etelion, à la pointe du canot, frappait l'eau gelée des deux côtés avec le bout de bois qu'il avait ramassé à leur départ. La technique sembla payante puisqu'ils parvinrent à continuer leur route sans presque jamais devoir s'arrêter. Les journées suivantes furent en tout point semblables, le hobbit et l'homme du Nord parlèrent relativement peu. Etelion lui offrit plusieurs bouffées de fumée de l'herbe à pipe qui lui restait.

Quelques jours plus tard, les deux canots avaient bien descendus l'Anduin, se retrouvant proche des chutes de Rauros. Sous l'ordre de De Sora, ils s'arrêtèrent avant les chutes pour les contourner. Après avoir établi un camp de fortune proche de la berge et avoir bien mangé, ils se mirent tous d'accord sur des tours de garde. Le premier fut celui de Rousnou et d'Etelion. Alors que les deux autres s'endormirent comme des masses, le hobbit essaya de relancer la discussion, recouvert par une épaisse couverture adaptée à sa taille.

- Alors comme ça, tu es garde de la rose ? C'est original comme nom ça, hein ! Ah ah. Ahem... Je me referais bien un petit morceau de lapin mais il n'y en a plus un seul bout. Avec un peu de chance, il doit rester quelques champignons. Il fait moins froid qu'en Forêt Noire, ici, peut-être qu'il y aura des survivants... T'aimes les champignons, toi ?

Voyant le regard consterné de son compagnon, le semi-homme se leva, prit une dague et un petit sac de toile, une torche de fortune, puis alla marcher aux alentours du campement. Après tout, ils avaient mangé depuis presque deux heures maintenant ! Et il ne fallait pas se laisser abattre...

Aucun mouvement n'indiqua la présence d'autres êtres vivants et c'est la conscience tranquille que le hobbit chercha de quoi manger. Les fruits de sa recherche furent maigres mais tout de même présents: deux gros champignons, quelques légumes d'hiver plus résistants que la moyenne (radis, oignons, chou). De quoi se faire un petit gueuleton, léger, juste assez consistant pour tenir la nuit. De retour une heure après son départ, il commença à faire cuire les aliments récupérés dans une vieille casserole, avec un peu d'eau.

- Ah, ce fumet ne te donne t-il pas faim ? Bon, certes, il ne s'agit que légumes pas plus gros que des racines. Mais les champignons sont beaux ! Je t'en laisse, on sait jamais, on n'est jamais à l'abri d'une petite fringale nocturne.

Après ces sages mots, Etelion commença à manger une partie de sa préparation. Les légumes n'étaient pas franchement gouteux, mais les champignons avaient assez parfumé l'eau pour que le bouillon soit avalable.

Un tour de garde sans grande conversation ni rencontre imprévue.
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Saemon Havarian
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Au milieu coule une rivière (Rousnou, Etelion) EmptyMar 13 Mar 2012 - 16:38
Saemon et de Sora avaient dormi profondément. Même si Etelion aurait sans doute préféré plus de conversation, le silence leur avait permis de parfaitement se reposer.
Ils furent réveillé à l'heure convenue par le hobbit tandis que Rousnou continuait à veiller. Après quelques exercices d'étirement les deux hommes se sentirent prêts pour attaquer leur tour. Ils saluèrent Rousnou et l'invitèrent à rejoindre sa couche en contrebas de l'endroit où se trouvait le petit feu.
Contrairement à Etelion et Rousnou, Saemon et Cantelmo avaient des tonnes de choses à se dire. Ils prévoyaient de grandes choses ensemble et ils n'avaient de cesse d'en discuter, le plus souvent à voix basse pour éviter d'être entendus.

"... je le crains... Cependant, il n'a pas assez d'influence que pour vraiment nous inquiéter, dit de Sora.
- Pourtant je suis persuadé qu'il ne fait pas partie de l'ordre..."


Le Comte se massa le menton avant de continuer.

"Certes... mais il est à la solde de ses écus. Et dans la guerre des trois rois, vous êtes détesté par deux d'entre eux. Hogorwen pour les raisons que vous connaissez mais également par le candidat de Gallen.. Son influence risque de compliquer la tâche de Marstak.
- J'aurais du le tuer.. si seulement...
- Si seulement vous n'aviez pas eu la sagesse de ne jamais vous attaquer à un ennemi qie vous êtes sur de terrasser."


Les deux hommes éclatèrent de rire. Toute leur histoire reposait sur cette sagesse de Saemon. Comme Gallen, le Comte était un ennemi redoutable au combat... Comme Gallen, Saemon aurait sans doute pu en venir à bout... Mais comme pour Gallen il n'avait aucune certitude à ce sujet et il avait sagement préféré éviter l'affrontement.
Cela faisait maintenant plusieurs heures qu'ils discutaient tout en gardant un oeil attentif à ce qui se passait alentours. Soudain, Saemon se redressa. Il pointa dans la direction opposée.
D'un mouvement rapide, le Comte voulu envoyer de la terre dans le feu pour l'éteindre. Saemon d'un geste l'en dissuada.Ils étaient aux aguets, la main sur la garde de leur épée. Là, à une centaine de mètres devant eux, une petite troupe se dirigeait en rampant dans leur direction.

" Ils ne doivent pas voir qu'on les a repérés. Ils ont sans doute vu notre feu depuis longtemps... Le feu allumé, ils continuerons à avancer discrètement ce qui nous permettra de gagner du temps.."


Le Comte acquiesça. Saemon continua.

" Il faut qu'on traverse l'Anduin, de l'autre côté se trouve l'Emyn Muil, je l'ai déjà traversé plusieurs fois dans un sens comme dans l'autre. Je pourrai nous guider à travers le labyrinthe de pierres. S'ils osent nous suivre, nous aurons de nombreuses occasions de les semer..."

De Sora semblait ne plus l'écouter, son visage était tourné vers le sol. Il entra sa main à l'intérieur de son manteau et en sorti un parchemin roulé et cacheté.

" Je l'avais préparé au cas où... Soyons lucide Saemon... votre survie est plus importante que tout dans notre guerre. Vous connaissez nos ennemis mieux que personne, et vous avez besoin de pouvoir et de sécurité pour pouvoir les traquer. Je suis vieux et boiteux. Je ne ferai que vous retarder..."


Saemon craignait de comprendre où il voulait en venir.

"Laissez moi vous donner du temps... Ma lame est solide et je pourrai vous faire gagner un peu de temps, vous en aurez bien besoin..."

Saemon voulu protester, mais il savait que c'était vain, de Sora était un héros de la vieille école... Il ne bougerait pas.

" Et la Compagnie ?
- Allez trouver ma femme... Dites lui que le rossignol ne chante jamais mieux que quand il est dans son nid. Elle sait de quoi je parle, elle vous aidera... Elle sait également que jamais je n'aurais donné ce code à quelqu'un en qui je n'avais pas confiance, même sous la torture... Fuyez maintenant."

Saemon le salua et dégringola en direction du bivouac où se trouvaient ses deux compagnons. Sans tendresse il leur jeta leurs sac pour les réveiller. Déjà, il était affairé à pousser les barques dans l'eau. Il harcelait ses compagnons, les poussant à se hâter.

"Montez dans la barque ! Les questions viendront après !"

Sans rien y comprendre, et toujours à demi ensomeillés, le hobbit et l'arnorien se glissèrent dans les barques que Saemon venait de mettre à l'eau. Alors qu'ils commençaient à pagayer en direction de la rive opposée, des cris parvinrent de l'endroit où ils avaient monté la garde.

"Où est le Comte ?!" demanda l'un d'eux.

Saemon jeta un dernier regard en arrière.

"En route vers les terres où résident les héros..."
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Radamanthe
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Au milieu coule une rivière (Rousnou, Etelion) EmptyMar 13 Mar 2012 - 23:44
La petite troupe avançait doucement, guidée par la lumière du feu. Il s'agissait d'être discret le plus possible et d'avancer sans se faire repérer, jusqu'à ce que qu'ils puissent attaquer sans que leurs proies n'aient la moindre chance de s'enfuir ou de s'organiser. Ils n'avaient après tout qu'une seule véritable cible et ne voulaient pas la rater. Tous ceux qu'ils pourraient éliminer en plus ne seraient que du bonus quand à leurs objectifs. C'était sans compter sur les sens alertes de Saemon Havarian, bien sûr. Ils avaient déjà perdus l'avantage de la surprise, il leur restait celui du nombre Il y avait là une bonnes dizaines d'hommes, tous de farouches guerriers entraînés davantage que la plupart des Lefnui de base de l'Ordre, ce qui était préférable pour s'attaquer à ce genre de gibier. Mais le plus grand atout dans leur attaque résidait en la personne qui menait cette petite troupe. De tous, c'était celui qui avait réussi à rester le plus discret, prouvant qu'il était aussi bien à l'aise à pied qu'à cheval, car c'était après tout ainsi qu'il était connu.

Au milieu coule une rivière (Rousnou, Etelion) Bbb62

Ils continuaient d'avancer, en prenant toutes les précautions possibles pour ne pas faire craquer une branche sous leurs pieds ou heurter une pierre. Le moindre bruit pouvait révéler leur présence, présence qui était déjà connue à vrai dire, mais ils continuèrent encore un moment, jusqu'à ce que la Cavalier Noir ne se rende compte qu'il y avait eu du mouvement autour du petit camp. Il se redressa soudainement et dit à voix basse : "Nous sommes repérés. En avant.". Et il se mit à courir silencieusement vers le feu de camp, sa cape noire voltigeant derrière lui dans la nuit tandis qu'il saisissait son épée d'une main ferme et la tirait de son fourreau. Derrière lui ses sbires firent de même et se précipitèrent à la suite de leur chef en adoptant une formation dispersée qui avait été répétée en vue d'encercler l'adversaire.

Le Comte de Sora était debout près du feu lorsque le Cavalier Noir arriva en premier. Son épée était dans sa main et sur son visage éclairé à la lueur du feu de bois, on pouvait reconnaître une expression farouche qui laissait comprendre que le vieux marchand vendrait bien cher sa peau. Le Cavalier considéra un instant son adversaire tandis qu'autour d'eux ses soldats prenaient une formation en cercle pour éviter toute fuite. Il paraissait cependant évident que la fuite avait déjà eu lieu. Il y avait un air de défi dans le regard du Comte. Il savait qu'il allait mourir ce soir, à moins d'un miracle, et de fait il comptait bien entraîner dans la tombe le plus possibles de soldats de l'Ordre, avec le Cavalier si possible. Ce dernier esquissa un rictus malsain, bien que personne ne puisse le voir sous son masque de fer, et se décida qu'il pouvait se laisser tenter par le défi du guerrier boiteux.

"Un seul homme pour nous retenir... Cela ne suffira pas... Cette fois-ci ta mort ne sera pas feinte, Lion." déclara t-il d'une voix caverneuse et terrifiante, qui cadrait bien avec cette aura de peur qui entourait le Numénoréen Noir. Mais malgré tous les artifices qu'il employait pour distiller la peur dans son coeur, de Sora resta droit et ne trembla pas. au contraire, il se mit en garde, et attendit. Le Cavalier attaqua alors directement, portant un coup violent qui provoqua un bruit assourdissant quand les lames s'entrechoquèrent. De Sora, tenant fermement son arme avec ses deux mains, ne cilla pas et para un nouveau coup avant de se décaler vers la droite pour tenter une feinte suivie d'une attaque que le Cavalier bloqua in extremis. Ce dernier répliqua par un coup encore plus fort, et l'épée de de Sora vibra dans ses mains tandis qu'il dut faire un pas en arrière. Le Cavalier recula lui aussi, toujours en garde mais évitant visiblement l'affrontement.

"Je t'ai sous-estimé... Tu m'as fait perdre un temps précieux... Mais ton sacrifice restera inutile. Tu ne peux nous retenir tous. Vous quatre... Tuez-le. Les autres, avec moi."

Aussitôt les quatre Lefnui désignés se précipitèrent vers le Comte, l'entourant d'une mur d'épées qui le coinçait au milieu d'une mort certaine. Pourtant, ils hésitaient à attaquer, car ils avaient vu que le Comte n'était pas né de la dernière pluie. Cependant, leur ronde laissait le champ libre au Cavalier Noir, qui avec ses soldats restants dévala la pente vers le campement et la rivière, tandis qu'un premier soldat courageux se rua enfin sur le Comte avec un grand cri de hargne.

Le Cavalier se maudit intérieurement d'avoir perdu autant de temps face au Père de la Loge. Ce dernier n'était pas son objectif et il n'aurait jamais du se laisser aller à lui offrir la chance de mourir en beauté, en duel face à lui. Au contraire il serait massacré par ses hommes dans un combat déloyal qui le laisserait transpercé de toutes parts. Alors qu'il arriva près du bivouac, le Cavalier et ses sbires se stoppèrent net. un râle d'agonie venait de leur parvenir du haut de la colline. Un homme venait de mourir. Pourtant les tintements du métal reprirent aussitôt... Le Comte devait avoir terrassé un de ses hommes. Cela ne changeait rien en soi. Le campement était vides, ils étaient déjà partis. Il ne fallu pas longtemps au Rhûnien pour repérer la barque des fugitifs, toute proche à présent de l'autre rive du fleuve. Cela compliquait un peu la chose.

"Débarrassez-vous de vos armures. Nous allons traverser à la nage." Les soldats de l'Ordre lancèrent un regard d'incrédulité au Cavalier. Pourtant, malgré son masque, on pouvait dire qu'il disait ça sérieusement. Les soldats commencèrent donc à retirer leurs cotes de mailles et autres protections encombrante. Le Cavalier lui attendait, sans qu'on puisse dire s'il portait la moindre armure sous ses vêtements ou s'il se sentait capable de nager avec. Il était déjà dans l'eau jusqu'aux genoux, tandis que ses sbires se débattaient encore avec sur la rive. Soudain, un glaive fendit l'air et vint s’empaler dans la poitrine d'un des Lefnui, qui tomba raide mort. Tous se retournèrent. Cantelmo de Sora venait à son tour de descendre la petite pente. Du sang coulait de son bras gauche et une grimace de douleur se lisait sur son visage. Mais il était on ne peut plus vivant, contrairement à ce qui portait maintenant son compte à cinq hommes de l'Ordre. Le plus proche des restants se rua immédiatement sur lui, sans réfléchir. Une parade et un contre efficace plus tard, l'épée de de Sora s'enfonçait comme dans du beurre dans son flanc maintenant dépourvu de protection et l'homme s'écroula à terre. Et de six. Les quatre Lefnui survivants formaient maintenant une ronde autour du Comte, guettant ses moindres mouvements, apeurés mais aussi avides de vengeance suite à la mort de leurs camarades.

"Laissez. Vous êtes de tels incompétents qu'il pourrait bien vous vaincre vous aussi. Havarian a déjà débarqué sur l'autre rive à présent, et nous ne le retrouverons jamais dans l'Emyn Muil avec notre retard. Il rencontrera sa mort plus tard. Cette nuit, c'est le Lion que je mettrai à terre."

Le Cavalier était revenu sur la rive, son épée fermement ancrée dans sa main droite, prêt à en découdre avec celui qui avait mis six de ses hommes au tapis. Il ouvrit le combat avec le coup que lors de leur premier affrontement, et, de Sora, préparé à cela, trouva une bien meilleure parade et contra immédiatement par un coup qui transperça la cape du Cavalier, manquant son flanc de deux pouces seulement. Ce dernier réagit immédiatement en faisant un pas de côté suivi d'un coup d'estoc inattendu qui força de Sora à sortir une parade de justesse qui l'obligea à reculer d'un pas. Le Cavalier porta à nouveau un coup de taille de toutes ses forces qui obligea de Sora à parer à deux mains. Blessé au bras, il avait du mal à maintenir une bonne prise sur son épée et le Cavalier en profita pour porter un nouveau coup du même genre qui obligea le Compte à reculer à nouveau. Le troisième coup fut suffisamment violent pour déstabiliser la garde du Comte pour que la lame du Cavalier trouve à nouveau le chemin de son bras gauche, déjà blessé. De Sora recula à nouveau, rapprochant alors trop son dos d'un des soldats qui en profita alors pour lui adresser un coup formidable de taille dans les côtes. De Sora tomba à genoux. Ses minutes étaient comptées.

"Imbécile ! Il était à moi." Le Cavalier semblait fulminer. L'acte lâche de son homme le privait d'un triomphe total. Comme inexorablement attiré, le Lefnui responsable contourna le Comte toujours à genoux, le sang affluant à son flanc gauche, pour venir se présenter tête baissée devant le Cavalier Noir. Ce dernier le considéra un instant, puis d'un geste de rage, il lui plongea son épée dans sa poitrine. Une autre épée avait transpercé le Lefnui de part en part et était même allée se ficher dans le bras du Cavalier. C'était celle du Comte, qui s'était relevé, bien qu'il soit chancelant et que son bras gauche était maintenant collé à son flanc pour stopper l'hémorragie. Il fit pleuvoir une série de coup sur le Cavalier, qui dut utiliser le corps du défunt pour se protéger, avant d'enfin ressaisir son épée à pleine main. De Sora frappait à présent comme un Lion enragé, sans se soucier de maintenir une garde et l'agent de la Couronne de Fer, désarçonné dut reculer en parant difficilement. Mais la douleur reprit ses droits, et profitant d'un trop long délai entre deux coups du Comte, le Cavalier trouva une ouverture et lui transperça l'épaule droite. A nouveau il tomba à genoux, lâchant son arme.

"Tu as sauvé aujourd'hui la vie de Saemon Havarian, Lion. Les Loges perdent un de leurs Pères pour ce traître... Peu importe... "

Le Cavalier ne pouvait le voir mais de Sora n'abandonnait pas, il tâtonnait sur le sol à la recherche de son épée, mais ses doigts ne semblaient plus vraiment répondre.

"Peu importe... Je trouverai Saemon et il paiera... Ton sacrifice n'aura fait que retarder l'échéance..."

Enfin la main du Comte se referma sur la garde de son arme. Dans un dernier effort il donna une impulsion pour se relever. Mais il était trop tard. L'épée sombre du Cavalier Noir venait de lui transpercer le coeur. C'était fini.

"Adieu, Lion. Tu t'es bien battu."
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Etelion
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Etelion

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Au milieu coule une rivière (Rousnou, Etelion) Empty
Au milieu coule une rivière (Rousnou, Etelion) EmptyVen 16 Mar 2012 - 1:43
La nuit s'était écoulée en bonne partie lorsque le hobbit fut tiré de son profond sommeil. Saemon Havarian, sans dire un mot, les pressa, lui et le garde de la Rose, à se dépêcher de ramasser leurs affaires et de monter dans les barques. A son air décontenancé, et malgré son réveil brutal, Etelion comprit que quelque chose ne tournait pas rond. Un évènement inattendu s'était déroulé. Sans en savoir plus, les trois hommes jetèrent leurs paquetages et les quelques objets qui trainaient dans les embarcations qu'ils poussèrent aussitôt dans l'Anduin. Rousnou se retrouvait seul dans un des bateaux, Etelion et Saemon dans l'autre. Le regard grave de l'ami du Roi d'Arnor inquiétait le semi-homme. Dès que son esprit se désembua, il demanda, d'une voix basse et trahissant son anxiété:

- Où est le Comte ?
- En route vers les terres où résident les héros, répondit tragiquement l'arnorien, regardant par-dessus son épaule.

Ce n'est qu'en entendant les hurlements et les bruits de ferrailles s'entrechoquant que le kuduk comprit de quoi il en retournait. De Sora se battait comme un Lion pour protéger ses compagnons. Quelques instants après le début de l'affrontement, le bruit cessa. Ainsi, Lion Opulent avait quitté cette terre de la plus belle manière qu'il fût pour un bretteur de son envergure. Havarian baissa les yeux. Il savait pertinemment que ses sacrifices auraient été vain si le Comte n'avait pas agis de cette manière, mais un goût amer lui restait dans la gorge.

Le cavalier était de l'autre côté de la rive, les yeux braqués sur les deux embarcations. Blessé, il n'ignorait pas que suivre les trois compagnons aurait été dangereux, même pour lui. Plus encore de traverser l'Anduin la nuit, avec le courant qu'il y avait à cet endroit. Ce n'était que partie remise...

Dès qu'ils eurent atteint la rive opposée, quelques minutes plus tard, les trois Passeurs d’Étoiles jetèrent un ultime regard vers l'endroit d'où le dernier cri avait retenti. Ils se mirent en route aussitôt, après s'être mis d'accord sur la route à emprunter. Ils décidèrent d'abandonner les deux barques là, pour rejoindre l'Emyn Muil, après quoi ils reviendraient vers le sud et continueraient à pied le long de l'Anduin.



Ils marchèrent le reste de la nuit ainsi qu'une bonne partie du jour suivant. Ils atteignirent l'Emyn Muil peu après. Saemon Havarian mena les trois compagnons de route à travers le labyrinthe de pierre, endroit relativement peu rassurant en temps normal. Etelion chercha dans les recoins de sa tête pour savoir d'où il connaissait cet endroit... Il se rappela alors que ce lieu avait été traversé, des siècles auparavant, par deux célèbres kuduks. Comment l'oublier ? Les nuits suivantes, il essaya de se rappeler les détails de l'histoire des deux compagnons.

Sortis de l'Emyn Muil, ils revinrent sur le fleuve, bien après les chutes de Rauros. Là, ils longèrent le fleuve plusieurs jours, s'éloignant de la route de temps à autre pour se reposer ou établir un camp de fortune, jusqu'à croiser un navire marchand et transportant quelques passagers. Etelion se rendit compte qu'ils devaient vraiment faire mal au cœur - ou aux yeux - pour que ces hommes du Gondor les laisse monter à bord gratuitement. Faisant leur part du travail, ils furent appréciés tout le temps de la descente fluviale. Ils arrivèrent à Osgiliath plusieurs jours plus tard.

Après mille remerciements aux marchands - auxquels le hobbit offrit le reste de son herbe à pipe, d'excellente qualité mais qui avait souffert lors des derniers mois, les trois hommes se séparèrent du reste des passagers. Après s'être concertés, Rousnou et Saemon s'étaient mis d'accord pour laisser le hobbit faire le reste de la route seul. Ils avaient à faire à Osgiliath, et rien ne les empêchait de venir fouler les rues de la cité blanche plus tard. Etelion leur fit part de la proposition suivante.

- Le bâtiment accueillant la loge est spacieux et confortable. Si vous vous décidez à passer par Minas Tirith, soyez sûr d'avoir un toit sur la tête, un feu chaud dans la cheminée, et un bon repas. Vous savez que vous pouvez me faire confiance sur ce point, ajouta-t-il un sourire au lèvre, soulagé que le voyage touche à sa fin, d'avoir quelques jours de repos bien mérités.

Après poignées de mains, regards soutenus et belles paroles, le groupe se divisa. Rousnou et Saemon resteraient donc en Osgiliath, alors que le semi-homme retournerait à Minas Tirith, voir si Tell s'était bien débrouillé en son absence. En à peine deux jours, il arriva devant les portes de la cité blanche. Un soulagement profond remua l'esprit du jeune kuduk. Il était enfin dans un environnement connu et tout sauf hostile. Quelques minutes de marche supplémentaires, et il ouvrit la lourde porte de bois et de métal de la loge. Un feu crépitait dans l'âtre, et un doux fumet s'échappait de la cuisine, de l'autre côté du hall principal. La tête blonde de Pigeon dépassa le seuil de la porte de la pièce dans laquelle il était. C'est avec la plus grande joie qu'il accueillit son compagnon hobbit. Après s'être racontés la vie gondorienne des derniers mois, il arriva avec un cadeau particulier: de l'herbe à pipe, en provenance directe de Hobbitebourg.

Le hobbit était enfin chez lui... Ou presque.
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