Chassés. Croisés.

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Ryad Assad
Espion de Rhûn - Vicieux à ses heures perdues
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Dim 22 Juil 2012 - 22:52
Ils avaient le regard alerte et inquiet, tous les sens aux aguets, de ceux qui sont poursuivis, qui se battent pour leur vie. Cela faisait des jours qu'il en était ainsi, et ils étaient avaient atteints leurs limites, tant physiques que psychiques. Lorsqu'ils étaient partis, ils savaient que le voyage pourrait être dangereux, et qu'ils allaient s'enfoncer dans des territoires où ils ne pourraient bénéficier d'aucune aide, d'aucune protection. Tous ceux qui s'étaient engagés étaient volontaires, et bien conscients des risques. Mais ce qui était véritablement frustrant, c'était qu'ils avaient fait tout cela pour rien. Ils avaient parcouru près de deux cent lieues pour un fol espoir, pour au final échouer lamentablement.

Ils étaient partis quatre, ils n'étaient désormais plus que deux. Le premier d'entre eux était tombé, pris par surprise. Une flèche chanceuse l'avait touché à la gorge, là où sa cotte de mailles légère n'avait pu le protéger. Il n'avait même pas eu l'occasion de tirer l'épée. Les autres avaient été épargnés par la volée disparate qui s'était abattue sur eux. Néanmoins, ils avaient été contraints de battre en retraite, et d'abandonner le corps de leur camarade à leurs ennemis. Le second était tombé deux jours plus tard. Ils s'étaient crus en sécurité, après avoir galopé toute une journée durant, mais leurs poursuivants les avaient rattrapés. Ils avaient fait preuve d'une ténacité hors du commun, que personne ne s'expliquait. A la faveur de la nuit, ils avaient encerclé le campement de fortune, et avaient donné l'assaut. Seule la réactivité de la sentinelle avait permis d'éviter le massacre. Mais pour permettre à ses compagnons de s'échapper sur l'unique cheval qui avait survécu à l'attaque, le factionnaire avait dû donner sa vie en une ultime tentative pour forcer le cercle d'ennemis.

Ils n'étaient maintenant plus que deux, donc. Ils avaient fait de leur mieux pour se rapprocher de la civilisation. Minas Tirith n'était plus si loin, et ils avaient peut-être déjà posé le pied en Gondor, qui pouvait le savoir ? Cependant, leurs poursuivants avaient continué leur traque, et malgré qu'ils fussent à pied, et que la poursuite eut duré plusieurs jours, ils avaient trouvé les ressources pour forcer encore l'allure, et leur couper toute retraite. Les deux pauvres âmes avaient forcé leur monture à tout donner, mais ils avaient dû se rendre à l'évidence. L'affrontement était inéluctable. Ils avaient donc profité de leur légère avance pour choisir où tout allait se terminer. Ils avaient trouvé un petit bois, qui ne couvrait pas assez de surface pour être mentionné sur une quelconque carte. Il bordait un chemin de terre qui allait du Nord au Sud, et sur lequel il ne semblait y avoir personne. Ils avaient décidé de se retrancher dans le bois, et ils espéraient profiter du couvert des arbres pour forcer leurs adversaires à les engager au corps à corps.

La silhouette qui se tenait debout, droite et fière, était assurément un elfe. Bien que ses oreilles fussent dissimulées sous un casque à cimier, la grâce féline qui imprégnait chaque mouvement de cet individu, ainsi que la nature exquise de l'épée qu'il tenait dans ses deux mains ne faisait aucun doute quant à ses origines. Il scrutait la forêt avec attention, bien conscient que ses adversaires pouvaient faire preuve d'une certaine ruse, quoique la poursuite avait sans doute émoussé le peu de lucidité qu'ils avaient. Au loin, les bruits caractéristiques d'une troupe guerrière en marche se firent entendre, suivis bientôt par les cris de leur chef, qui les exhortait à continuer. Ils savaient sans doute déjà où chercher, et ils n'allaient pas tarder à s'infiltrer dans la forêt. Le bruit de leurs pas lourds et maladroits les trahirait sans doute, car ils ne savaient pas se déplacer silencieusement. Le bruit et le désordre étaient tout ce qu'ils connaissaient. Une voix de femme, prudente, se fit soudain entendre :

- Valior, n'y a-t-il pas une autre voie que nous puissions emprunter ? Tentons notre chance, et laissons les Valars nous envoyer une aide providentielle. Il est inutile de risquer la mort ici, loin de chez nous.

La femme elfe qui venait de parler était quelques pas en retrait. Vêtue d'une longue cape noire qui dissimulait entièrement sa mise, elle se tenait à côté de leur monture. Elle avait l'air épuisée, mais ses yeux implorants trahissaient son envie de partager le sort de son compagnon. Ce dernier lui répondit :

- Belle dame, j'ai déjà juré de vous servir jusqu'à la mort, il y a de cela bien longtemps. J'ai conscience que vous n'en avez plus souvenance, aussi vous renouvelé-je mon serment. Je m'engage sur mon honneur et sur mon sang à vous soutenir toujours et en tous lieux tant qu'il me sera prêté vie, et à mourir en votre nom lorsque sera venue l'heure pour moi.

Ramenant la lame de son épée devant son visage en un salut d'escrimeur, il se retourna vivement en entendant des grognements étouffés non loin. Ses paroles avaient visiblement touché la femme elfe, et de petites larmes faisaient briller ses yeux noisette. Elle les essuya de sa main gauche, et fit un pas symbolique en arrière, alors que la bataille commençait.

Le premier orc était visiblement un éclaireur. Il sortit des fourrés prestement, ne s'attendant visiblement pas à tomber sur ses proies aussi vite. Ses yeux accrochèrent la silhouette élégante de la femme elfe, et il ne vit pas venir le coup d'épée bien ajusté qui lui trancha prestement la tête. Valior avait réagi avec la rapidité d'un serpent, et pendant un bref instant, il plana sur le champ de bataille l'ombre d'un espoir. Mais c'était avant que le gros de la troupe surgisse. Trois orcs firent d'abord leur apparition par le centre. Ils étaient armés de courtes épées usagées, et leurs armures cabossées avaient de toute évidence été prises sur les cadavres de leurs victimes. Ils furent suivis par deux autres groupes de trois, qui firent leur apparition de part et d'autre des deux elfes. Valior grimaça, ne s'attendant visiblement pas à ce qu'ils fussent autant. Il raffermit sa prise sur le manche de son arme, et chargea au cri de "Droit au Cœur !"

Vingt longues minutes avaient passé que le combat se poursuivait. Les orcs étaient visiblement affamés. Faméliques, décharnés, ils étaient d'autant plus déchaînés et dangereux. Malgré des siècles d'expérience en tant que bretteur, Valior avait à l'évidence la plus grande difficulté à les empêcher d'avancer. Sept cadavres gisaient à ses pieds, mais le chef orc avait fait son apparition, accompagné par deux autres immondes créatures. Il restait ainsi quatre ennemis au rapide escrimeur elfique. D'une passe d'arme soigneusement étudiée, il fit sauter la lame des mains de son adversaire, avant de lui plonger quarante pouces d'acier entre les côtes. La créature s'effondra dans un râle. Toutefois, cette estocade avait laissé une brèche dans la garde jusqu'alors parfaite de l'épéiste, qui se retrouva bientôt meurtri au côté. Sa cotte de maille avait cédé, et la lame avait profondément entamé la chair. Faisant fi de la douleur, il poussa un grand cri et dans un sursaut d'orgueil, abattit un nouvel opposant. Des deux orcs restants, le chef fut le plus opportuniste. Il profita de cette attaque pour frapper d'un coup de masse dans le genou de l'elfe. L'articulation émit un craquement sec, et le malheureux lâcha un retentissant cri de douleur.

Désormais à terre, grièvement blessé, il n'en perdait pas moins sa fougue. Appuyé sur un coude, il agita son épée acérée devant lui, pour tenir en respect ses opposants. La femme elfe, quant à elle, n'avait pas bougé. En voyant avec quel brio il avait expédié les créatures, elle avait sincèrement cru qu'il pouvait en venir à bout. Elle était restée, lui accordant par là même sa plus totale confiance. Mais la chance avait subitement changé de camp, et son champion se retrouvait désormais à terre, en très mauvaise posture. Elle considéra un moment l'option de s'emparer de l'épée qu'elle avait au côté, et de tenter de sauver Valior, mais s'arrêta bien vite. Elle aurait été inutile dans ce combat, et sa mort aurait atterré son protecteur. Ne pouvant se résoudre à abandonner ainsi un guerrier qui était prêt à mourir pour elle, et en désespoir de cause, elle appela :

- A l'aide ! Puis en commun, car elle se savait proche d'un territoire peuplé d'humains : A l'aide ! Quelqu'un !

Désormais, seul un miracle pouvait les sauver.


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Keylia Lissindi
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Lun 23 Juil 2012 - 10:56
Keylia s'ennuyait. Elle ne pouvait plus supporter de rester enfermé à rien faire. Minas Tirith était la plus belle cité de la Terre du Milieu, lui avait-on dit. Oui elle était belle mais rien ne se passait. Une semaine et demie auparavant elle avait décidé de quitter Fondcombe pour voyager, découvrir des terres inconnues et explorer tout ce qu'il y avait à explorer en cette Terre du Milieu. Pour son premier voyage elle avait choisis le Gondor avec Minas Tirith, elle avait bien voyagé, sans encombre et était arrivé à la belle cité blanche. Le roi lui avait gracieusement offert un toit, cependant dans la cité rien ne se passait. Elle était debout devant la porte de la demeure qu'on lui avait accorder et elle regardait les gens vagué à leurs occupation, les commerçants et les personnes de Gondor, les messagers qui couraient dans tout les sens. La jeune Elfe blonde poussa un long soupir avant de se décider à sortir. Elle entra dans sa petite demeure, et se vêtis d'un petit pantalon s’arrêtant au dessus du genoux, ainsi que d'un haut à manches courtes. Elle enfila par dessus tout ça une tunique qui lui descendait jusqu'en dessous du genoux, elle mit ses bottes, coiffa ses cheveux en un magnifique chignon et attacha son poignard à sa taille. Durant tout ceci elle entendait couiner derrière elle, Squick la regardait se préparer avec un grand intérêt! La jeune Elfe prit aussi son arc et son carquois, elle devait s'exercer pour ne pas perdre la main. Et enfin dernier préparatif, elle laissa le petit écureuil nommé Squick grimper sur son épaule. Ce petit animal la suivait depuis plusieurs années déjà, elle l'avait rencontrer en forêt alors qu'elle avait failli l'assassiner avec une flèche.

Keylia sortit donc de sa petite maisonnette situé dans la grande cité de Gondor, elle atteignit les grandes portes quelques minutes plus tard et les soldats la laissèrent sortir. Dès qu'elle eut mit un pied dehors Squick s'empressa de descendre de son épaule, de longer son bras, puis sa jambe, afin de finir par terre. La jeune femme le regarda faire en souriant, il se mit à courir et Keylia le suivit, quelques minutes de course après ils se trouvèrent devant un petit bois.

-Comment l'as-tu donc trouver Squick?, dit la jeune Elfe étonnée en voyant l'étendu d'arbres devant elle

Elle se dirigea joyeusement vers l'orée du bois et se choisis une place pour s'exercer au tir à l'arc. Elle banda son arc, appelé Lerio, et tira une flèche en plein où elle l'avait voulu, elle banda Lerio une seconde fois et là plusieurs choses se passèrent. Squick crut entendre un bruit et lui sauta sur le pied en couinant, l'Elfe eut un sursaut et leva Lerio en tirant sa flèche qui partit beaucoup trop loin...

-Squick!, dit-elle en regardant méchamment son petit animal brun

Tous les deux perçurent au loin le bruit d'une flèche qui se fiche dans un arbre, alors Keylia partit à la recherche de sa flèche avec l'animal sur les talons. Quelques minutes de recherche passèrent avant qu'elle ne trouve enfin sa flèche, lorsqu'elle la vit elle eut un grand sourire, elle l’arracha de l'arbre où elle l'avait trouvé et la remit dans son carquois.

- A l'aide ! A l'aide ! Quelqu'un !

Keylia tourna doucement la tête dans la direction du cri, elle s'approcha à pas de loup, elle grimpa dans un arbre et vit la scène... Une Elfe était là, elle appeler au secours, un autre elfe mâle lui cette fois-ci était à terre blessé apparemment et deux orques étaient encore debout en pleine santé prêt à sauter sur la jeune femme. Keylia regarda son carquois, 2 flèches. Elle se maudit de ne pas en avoir pris plus, elle décocha la première à travers les feuillages. Elle alla se planter dans la faille au coup de la vilaine armure d'un des Orques, et là ce fut la faute. Keylia attendit quelques instants avant de décocher la deuxième, mais l'Orque l'avait repérer alors il l'esquiva et courut au pied de l'arbre aveuglé par la haine. Keylia était coincée, elle regarda la jeune femme et elle prit sa décision elle descendit de l'arbre du côté opposé ou était l'Orque, celui-ci la vit bien entendu et se mit à la poursuivre, Keylia se mit à courir aussi vite que ses jambes lui permettait..
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Vása Bregolas
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Lun 23 Juil 2012 - 15:37
Vasà se promenait souvent en forêt depuis la mort de son village.C'était tout ce qu'il restait de son enfance et la sérénité ambiante lui permettait de dormir un peu et de se reposer.Seulement, aujourd'hui, son sommeil fut troublé par deux pas de course.Il crut d'abord à des animaux, mais en tendant l'oreille il put percevoir un poursuite plus lourde, plus appuyée.
Il s'élança donc vers le bruit en courant de toute force pour bientôt percevoir un orc en armure courant vainement en direction d'une elfe qui prenait chaque secondes un peu plus d'avance.Vasà accéléra une dernière fois, jusqu’à pouvoir attraper l'orc à bout de bras, fléchit les jambes et sauta sur la carrure massive qui s’effondra de tout son poids.Le choc fut légèrement amortit par le sol mais l'orc sonné ne put répliquer quoi que ce soit face à lVasà qui lui brisa ensuite la nuque d'un coup de coude appuyé.

L'elfe en course se retourna lentement puis lança un bref merci à Vasà pendant qu'un petit écureuille sortit prudemment de sa tunique.

-Dans la clairière la-bas il y à une femme et un homme blessé.Je doit y retourner.

-Il va de soit que je vous accompagne...

Ainsi donc les deux Elfes déboulèrent dans la clairière a toute vitesse.De nombreux orcs gisaient a terre tous morts et de toute évidence l'homme était un excellent épéiste.La femme quand à elle était agenouillée à ses cotés, les larmes aux yeux, et semblait incapable de réagir pour sauver son compagnon

- Son articulation du genoux est déplacée, il va falloir la remettre...

Vasà parlait tout en observant la plaie saignante au flanc de son congénère.Il murmura quelques mots a l'oreille de celui-ci puis plaça ses main sur l'articulation.Ce coup sec, il l'avait fait par deux fois, savait parfaitement comment l’exécuter et le fit de façon aguerrie.L'épéiste hurla un instant puis remercia d'hochement de tête.

-Pour sa plaie au flanc c'est une autre affaire, c'est très profond et il perd du sang à flots.Il faut un minimum d’expérience pour recoudre sans infecter et surtout du materiel.





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Ryad Assad
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Lun 23 Juil 2012 - 21:18
Le miracle était arrivé. Peut-être pas tout à fait sous la forme sous laquelle il était attendu, mais qu'importait, après tout ? Il s'était tout d'abord présenté sous l'apparence d'une jeune femme. Les deux elfes n'en avaient pas vu beaucoup plus, car elle s'était dissimulée dans un arbre, avant de décocher un premier trait qui s'était révélé mortel pour l'orc qui l'avait reçu en pleine gorge. Le monstre s'était écroulé, un masque de surprise peint sur son hideux faciès. Les trois individus présents sur le champ de bataille avaient alors tourné la tête dans la direction d'où provenait le tir, cherchant à savoir qui en était à l'origine. Quelques secondes plus tard, un second projectile fendit l'air en sifflant, mais il se ficha profondément dans le sol. L'orc avait fait un pas de côté, et il avait esquivé plutôt maladroitement cette seconde attaque. Les deux elfes désemparés croyaient que l'heure du monstre était arrivée, aussi furent-ils surpris de ne pas voir d'autre trait fondre sur lui. Reprenant confiance, la bête se jeta en avant, rompant la distance pour prendre l'ascendant sur l'archer. Valior, dont la vue était très perçante, même pour un elfe, parvint à voir une jeune femme sauter à terre, et s'enfuir à toutes jambes, poursuivies par la créature.

Son instinct lui commandait de tout faire pour protéger cette femme, qui risquait immanquablement la mort, mais sa jambe inutile ainsi que son serment le poussaient à protéger d'abord la femme qui l'accompagnait. Il grimaça de douleur, cherchant à se relever, quand il sentit une douce pression le maintenir allongé.

La femme elfe s'était approchée, s'était agenouillée, et avait posé sa main gauche sur l'épaule du soldat pour le préserver. Elle se pencha sur lui, et dit d'une voix étouffée par l'émotion :

- Valior...Je vous en prie...Vous en avez déjà assez fait. Prenez un peu de repos.

Le guerrier voulut répondre, mais il nota bien vite les larmes qu'elle tentait de contenir, et il se ravisa finalement. Ce fut à ce moment que deux individus surgirent de la forêt. Le bretteur tendit avec une vivacité surprenante son arme dans leur direction, avant même d'avoir pu noter qu'il s'agissait de deux elfes, dont celle qui les avait probablement sauvés d'une mort certaine. Il abaissa son arme bien vite, et ses traits s'adoucirent perceptiblement. Les deux groupes se firent face pendant un bref instant, s'observant mutuellement. La personne qui les avait sauvés était une jeune elfe à la peau très claire, absolument charmante, qui tenait à la main un arc finement ouvragé. Elle se trouvait aux côtés d'un autre elfe, dont l'air juvénile était contrasté par ses yeux d'un vert profond. Rompant le léger silence qui s'était instauré entre d'évidents amis, la femme elfe leur expliqua brièvement la situation dans laquelle ils se trouvaient, et quel mal avait été fait à son champion.

A la plus grande surprise de la femme, ce fut le très jeune elfe qui s'approcha pour exercer quelque soin sur son ami. Le garçon se pencha, et saisit délicatement la jambe entre ses deux mains. Puis, avec rapidité, il remit l'articulation en place. Il y eut un craquement sec, vite couvert par le hurlement de douleur que poussa le courageux Valior. Lorsque celui-ci s'éteignit, un calme presque surnaturel tomba sur la petite forêt. Il fut rompu par l'observation très pertinente du jeune elfe. La jeune femme posa des yeux attendris sur son compagnon blessé, et dit alors :

- Mes amis...Je crois que nous vous devons la vie sauve. Cependant, notre cheval est épuisé, et nous sommes quelque peu perdus. Nous nous rendions à Caras Galadhon, en Lothlorien, dans l'espoir d'y trouver un guérisseur, quand ces orcs nous ont surpris. Deux des nôtres tombèrent en nous protégeant, et nous voilà désormais bien mal-en-point. Seriez-vous disposés à nous accompagner jusque dans la ville la plus proche. Je vous en serai reconnaissante, et je pourrai prendre la route vers la Lothlorien en toute confiance...

Valior s'indigna à l'idée que la femme elfe put partir seule :

- Général ! Lança-t-il.

La femme fit une moue désolée, et tendit sa main - la gauche - en signe d'amitié à ses deux sauveurs :

- Je suis confuse, j'en ai oublié de me présenter. Je suis Fan Anel...Ex-Général de l'armée de Vertbois-le-Grand. Ravie de faire votre connaissance.


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Dernière édition par Ryad Assad le Mar 24 Juil 2012 - 23:18, édité 1 fois
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Keylia Lissindi
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Lun 23 Juil 2012 - 22:11
-Pour sa plaie au flanc c'est une autre affaire, c'est très profond et il perd du sang à flots.Il faut un minimum d’expérience pour recoudre sans infecter et surtout du materiel.

Keylia avait observer toute la scène, elle regardait la femme qui semblait plus qu'inquiète, puis elle regarda l'Elfe à terre, effectivement la plaie était grande et il saignait. Keylia sentit sa tête tournait, elle détesté le sang! Mais elle pouvait l'aider, elle avait appris ce genre de chose avant de partir, au cas où...

- Mes amis...Je crois que nous vous devons la vie sauve. Cependant, notre cheval est épuisé, et nous sommes quelque peu perdus. Nous nous rendions à Caras Galadhon, en Lothlorien, dans l'espoir d'y trouver un guérisseur, quand ces orcs nous ont surpris. Deux des nôtres tombèrent en nous protégeant, et nous voilà désormais bien mal-en-point. Seriez-vous disposés à nous accompagner jusque dans la ville la plus proche. Je vous en serai reconnaissante, et je pourrai prendre la route vers la Lothlorien en toute confiance...

La jeune Elfe observa la femme et lui sourit doucement, elle voulu lui répondre qu'elle connaissait le chemin où du moins Squick devait s'en rappeler, mais elle fut coupé par le blessé.

- Général !

La jeune femme eut un visage triste et tendit sa main vers Keylia et son acolyte, Keylia hésita puis la serra doucement en souriant.

-Enchantée, je m'appelle Keylia, moi et Squick allons vous ramener à la cité la plus proche, Minas Tirith, cependant quelqu'un ici a besoin de soin, il ne peut pas marcher jusqu'à la cité ainsi blessé, dit Keylia avec respect.

Le blessé voulut la couper, surement pour lui dire qu'il était tout à fait capable de marcher jusqu'à la cité, mais Keylia ne lui en laissa pas le temps.

-Je vais aller chercher de quoi l'apaiser un peu, attendez moi ici je ne serai pas longue, dit-elle avant de partir en courant.

Keylia jeta son arc sur son épaule et poursuivit sa course à travers les arbres jusqu’à trouver une clairière, elle alla droit au milieu de celle-ci et cueilli quelques feuilles vertes foncé, elle les plaça dans la bourse qu'elle portait à la ceinture puis se dirigea vers l'orée de la clairière et cueillis des petites fleurs bleu clair. Elle se releva et fit demi-tour, elle repartit en courant vers l'endroit où elle avait laissé les trois Elfes. Elle l'atteignit en quelques minutes, et se pencha sur le blessé, elle regarda l'Elfe qui lui avait sauvé la vie.

-Pouvez-vous enlever les vêtements de la blessure?, lui demanda t-elle poliment
-Oui bien entendu, dit-il en s'exécutant

Keylia prit les feuilles et les fleurs dans ses mains et elle les écrasa autant que ses mains le lui permettaient, elle mordilla le tout. A ce moment une odeur de fraîcheur se propagea, revigorant l'air et chaque personne qui se situait autour, la jeune Elfe appliqua la mixture sur la plaie de l'Elfe blessé, elle le regarda dans les yeux en lui faisant un sourire rassurant.

-Connaissait vous cette méthode?, demanda t-elle à son sauveur en le regardant de ses yeux verts pétillant d'assurance et de respect.
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Vása Bregolas
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Mar 24 Juil 2012 - 14:07
-Connaissait vous cette méthode ?, demanda t-elle à son sauveur en le regardant de ses yeux verts pétillant d'assurance et de respect.

-Il me semble que le guérisseur de mon village l'utilisait, mais les souvenirs sont très flous.

Les effets de la pommade agissaient très vites et bientôt une couche naturel de peau empêcha l’hémorragie de continuer.Vasà observa avec perplexité
la guérison.La médecine elfe était connue pour être plutôt lente et une tel rapidité était plutôt rare. Cependant, loin d’être inefficace, l'homme pourra marcher au moins jusqu'à Minas tirith.

Vasà remarqua la qualité de l'épée tenue par le blessé et ne pus s’empêcher de le questionner.

-Dite moi, vous devez être un grand épéiste pour avoir abattu tout ces orcs...De plus, votre épée n'est pas de moindre qualitée.Permettez moi de vous demander ou avez vous appris à combattre ?


HRP:Je suis désolé pour la taille de mon texte, mais je suis un peu occupé aujourd'hui et je n'ai pas le temps de poster plus long.Mes excuses...
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Ryad Assad
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Mer 25 Juil 2012 - 0:47
HRP : Pas de soucis, c'est normal Wink.

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- Ravie de faire votre connaissance, surtout dans un moment aussi délicat.

Le ton de Fan était on ne peut plus sincère. La fatigue qui se lisait sur ses traits aurait de toute façon dissipé toute tentative de tromperie. Les deux elfes regardèrent leur semblable partir dans la forêt sans rien dire. Ils étaient conscients que dans ce genre de situations, il valait mieux accorder sa confiance plutôt que de chercher inutilement querelle. Ils laissèrent donc la femme elfe trouver ce dont elle avait besoin, et revenir pour composer l'étrange mixture qui, peut-être, parviendrait à soulager les blessures de Valior. Elle revint bientôt, et comme on pouvait s'y attendre, elle avait récupéré les plantes qu'elle savait efficaces.

Fan regardait la scène avec une curiosité non feinte. Elle avait peut-être déjà assisté à une opération comme celle qui se déroulait en ce moment, mais elle n'en était pas tout à fait certaine. Ses souvenirs ne la ramenaient pas aussi loin en arrière, et le reste de sa vie lui avait été raconté par des tiers, au nombre desquels on pouvait compter le preux Valior. Son premier véritable souvenir était celui d'un réveil affreusement brutal, dans une chambre ombragée, d'une demeure qu'elle ne connaissait pas. Elle était simplement vêtue d'une tunique soyeuse, et se sentait étrangement faible, violemment meurtrie. Et c'était tout. Les lieux ne lui disaient absolument rien, la quantité d'objets personnels ne lui évoquaient guère autre chose. L'épée accrochée au mur lui était étrangère, et même son nom lui échappait. Grâce à des gens qui disaient avoir été proches d'elle, elle avait petit à petit compris qui elle avait été, et cela lui avait fait terriblement peur.

La femme elfe sortit de ses pensées tumultueuses, pour noter avec stupéfaction que la blessure avait déjà un meilleur aspect. Son champion était-il déjà remis ? Elle l'espérait sincèrement. Elle écouta avec attention la question du jeune elfe, et se tourna vers Valior, dans l'attente de sa réponse. Le courageux guerrier avait mauvaise mine, mais il semblait beaucoup moins souffrir grâce à l'aide bienvenue des deux sauveurs. Il retira son casque à cimier, et dit d'une voix posée trahissant sa grande expérience en matière de blessures :

- Je distingue de la jeunesse dans vos traits, même au regard des critères des Hommes qui peuplent cette terre, et pourtant vous faites preuve d'une étonnante perspicacité.

Le guerrier laissa un énigmatique sourire flotter sur ses lèvres. Il était connu pour son regard perçant, qui voyait loin à l'horizon, et profondément dans les cœurs. Cependant, ce qu'il avait découvert en regardant le jeune elfe, il le garderait pour lui. Refusant de laisser s'installer un silence gênant, il continua :

- Mais puisque vous m'avez vraisemblablement sauvé la vie autant que cette demoiselle à vos côtés, laissez-moi avant toute chose vous remercier.

Fan intervint alors, et s'inclina profondément :

- Des remerciements auxquels je m'associe volontiers. Nous vous devons beaucoup.

Puis elle se tourna vers le soldat, désireuse d'entendre ses explications :

- Pour répondre à votre question, jeune ami, j'ai appris à combattre auprès d'un elfe très sage et très ancien, qui ne vit hélas plus sur ces terres désormais. Il s'est exilé comme bon nombre des nôtres, il y a quelques siècles de cela. Vous n'étiez sans doute pas né à l'époque, mais vous avez peut-être entendu parler de la Guerre de l'Anneau. Quoi qu'il en soit, j'ai appris l'art des armes bien avant cet âge de ténèbres, et j'ai eu plusieurs millénaires pour me perfectionner. Ceci étant, même avec trois mille ans d'entraînement, j'ai quand même été défait par ces immondes orcs.

Fan ne dit rien, mais elle considérait qu'il avait vaincu un grand nombre d'ennemis, et que rares étaient les personnes en Terre du Milieu à pouvoir accomplir un tel exploit. Elle se garda cependant d'en faire part à son compagnon, car elle savait que Valior se sentait rempli de honte, et que tenter de le rassurer ne ferait que le conforter dans son idée. Changeant complètement de sujet, il poursuivit :

- Comme vous l'avez souligné, jeune elfe, je suis un vétéran, et je suis extrêmement lucide quant à mon sort. Je suis conscient que, malgré toute votre aide, je ne pourrai me rendre utile avant encore plusieurs semaines. Mais ma Dame ne puis souffrir d'attendre aussi longtemps mon rétablissement. Elle doit gagner la Lothlorien aussi rapidement que possible. Je sais que nous ne nous connaissons que depuis très peu de temps, mais je vais vous demander une faveur, au nom de toute l'armée de Vertbois-le-Grand.

Il marqua une pause, et avant qu'il eut put parlé, Fan avait deviné quelles allaient être ses paroles :

- Le Général Fan Anel aura besoin d'une escorte dans son périple, car je ne puis me résoudre à la laisser voyager seule. Je vous sens emplis de jeunesse et de fougue. Peut-être serez- vous en mesure de la protéger mieux que je le ferais...et peut-être parviendrez-vous à la guérir, là où nous avons tous échoué.

Fan sentit l'émotion au bord de la submerger, et elle fit un effort visible pour garder les lèvres closes. Au fond d'elle-même, elle se sentait affreusement coupable. Tant de gens s'étaient présentés devant sa porte, durant sa convalescence. Des soldats, qu'elle avait tous fréquentés dans une autre vie, et qu'elle ne reconnaissait plus actuellement. Tous avaient fait de leur mieux pour qu'elle se souvienne de quelque chose, mais en vain. Elle avait senti leur désarroi, et elle avait passé des nuits entières à malmener son esprit pourtant fragile, dans l'espoir que subsistât un fragment même infime de ses souvenirs. Elle se sentait doublement blessée. Consciente que ses sauveurs ne comprenaient pas de quoi il retournait, et malgré la grande honte qu'elle éprouvait :

- Il est trop tard pour me guérir physiquement, chers amis, mais j'escompte bien trouver en Lothlorien un guérisseur capable de soigner mon...mon esprit.

Ce faisant, elle avait levé son bras droit...ou plutôt ce qu'il en restait. Celui-ci avait été amputé juste au dessus du coude, et malgré le tissu qui le recouvrait, il n'était guère difficile de deviner que cela avait été fait dans la violence. Valior, dont le regard trahissait immanquablement l'affection qu'il portait à son général, vit son visage se teinter de colère. Fan ne le vit pas, et poursuivit :

- Je...J'ai besoin d'aide...


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Keylia Lissindi
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Mer 25 Juil 2012 - 11:23
-Il me semble que le guérisseur de mon village l'utilisait, mais les souvenirs sont très flous.

Keylia était la femme Elfe la plus fière d'elle-même en ce moment. Elle avait appliqué cette préparation en étant sur d'elle et lorsqu'elle vit que la blessure s’améliorait elle dut contenir un grand sourire.

-Dite moi, vous devez être un grand épéiste pour avoir abattu tout ces orcs...De plus, votre épée n'est pas de moindre qualitée.Permettez moi de vous demander ou avez vous appris à combattre ?

Il avait raison, Keylia regarda son sauveur puis laissa glisser son regard vers le blessé devant elle. Le guerrier retira son casque avant de parler, ainsi Keylia put pleinement contempler le visage du guerrier.

- Je distingue de la jeunesse dans vos traits, même au regard des critères des Hommes qui peuplent cette terre, et pourtant vous faites preuve d'une étonnante perspicacité.

C'était vrai Keylia aussi l'avait remarquer son sauveur était très jeune. Et en plus de ça il était des plus efficace! Le guerrier fit une pause et fit un sourire, Keylia le regardait, ce sourire... Il savait visiblement des chose que les autres ne savaient pas. Ceci l'intrigua au plus haut point...

- Mais puisque vous m'avez vraisemblablement sauvé la vie autant que cette demoiselle à vos côtés, laissez-moi avant toute chose vous remercier.

Keylia ne put retenir un grand sourire, elle ne savait pourquoi elle se sentait horriblement heureuse mais en tout cas cet état lui plaisait grandement.

- Des remerciements auxquels je m'associe volontiers. Nous vous devons beaucoup.

La jeune Elfe regarda Fan et sourit.

-Ne vous inquiéter pas c'est tout à fait normale madame., lui répondit poliment Keylia

Keylia reporta son attention sur le guerrier qui n'avait pas encore fini ses explications.

- Pour répondre à votre question, jeune ami, j'ai appris à combattre auprès d'un elfe très sage et très ancien, qui ne vit hélas plus sur ces terres désormais. Il s'est exilé comme bon nombre des nôtres, il y a quelques siècles de cela. Vous n'étiez sans doute pas né à l'époque, mais vous avez peut-être entendu parler de la Guerre de l'Anneau. Quoi qu'il en soit, j'ai appris l'art des armes bien avant cet âge de ténèbres, et j'ai eu plusieurs millénaires pour me perfectionner. Ceci étant, même avec trois mille ans d'entraînement, j'ai quand même été défait par ces immondes orcs.

La Guerre de l'Anneau, Keylia en avait beaucoup entendu parler, ses parents lui avait appris l'hitoire de la Terre du Milieu et ce fut son passage préféré! Elle avait adorait apprendre les noms et les grands événements de ce qu'il s'était passé, elle frémissait et pleurait toujours quand ses parents lui racontaient cette histoire. Keylia partit dans les souvenir de son enfance, elle se revoyait assise sur son lit avec sa mère en face d'elle et une grande carte étalé sur le lit entre les deux femme, elle voyait sa mère pointer du doigt chaque royaume et raconter son histoire, alors dans ces moments Keylia partait dans ses songes, elle se voyait princesse, guerrière, criminelle, reine, elle jouait tout les scénario possible espérant toujours qu'un jour elle trouverai le sien et que plus tard d'autres Elfes parlerait d'elle avec admiration. Elle revint au moment présent et regardant les corps ammoncelés de ci de là elle considera que le guerrier avait très bien défendu Fan et qu'il ne devait nullement regretter quoi que ce soit.

- Comme vous l'avez souligné, jeune elfe, je suis un vétéran, et je suis extrêmement lucide quant à mon sort. Je suis conscient que, malgré toute votre aide, je ne pourrai me rendre utile avant encore plusieurs semaines. Mais ma Dame ne puis souffrir d'attendre aussi longtemps mon rétablissement. Elle doit gagner la Lothlorien aussi rapidement que possible. Je sais que nous ne nous connaissons que depuis très peu de temps, mais je vais vous demander une faveur, au nom de toute l'armée de Vertbois-le-Grand.

Keylia sourit. Plusieurs semaines? C'était ne pas la connaître, quand elle apprend quelque chose elle l'apprend jusqu'au bout. La médecine en fait maintenant parti, elle avait calculé environ une semaine pour que le guerrier soit de nouveau sur pied.

- Le Général Fan Anel aura besoin d'une escorte dans son périple, car je ne puis me résoudre à la laisser voyager seule. Je vous sens emplis de jeunesse et de fougue. Peut-être serez- vous en mesure de la protéger mieux que je le ferais...et peut-être parviendrez-vous à la guérir, là où nous avons tous échoué.

Une quête! Une aventure s'offrait à Keylia, elle lui tendait les bras, escorté une femme Elfe jusqu'en Lothlorien, ce n'était pas un exploit qui restera dans les mémoires évidemment mais ce sera un service rendu, une quête mené, Keylia regarda la jeune femme qui contenait ses émotions. Elle aller l'aider, pourquoi? Eh bien parce qu'une femme n'en laisse pas une autre tomber.

- Il est trop tard pour me guérir physiquement, chers amis, mais j'escompte bien trouver en Lothlorien un guérisseur capable de soigner mon...mon esprit.

Elle leva son bras droit, elle avait été amputé. Keylia dut faire un effort surhumain pour ne pas émettre un énorme "OOOOOOH", par bonheur elle y parvint et garda le silence voyant que la femme voulait continuer.

- Je...J'ai besoin d'aide...

Keylia avait envie de pleurer pour la jeune femme, elle était sur elle l'aiderait parce que Keylia était quelqu'un de bien elle aiderai cette pauvre Dame du mieux qu'elle pourrait le faire.

-Je me met à votre service madame, déclara t-elle, je vous accompagnerai où il vous sera bon d'aller, je vous suivrai et vous protégerai.

Keylia marqua une pause en regardant la jeune femme puis reprit:

-Il serait temps de vous mener à Minas Tirith, votre bienfaiteur à besoin de soins et vous de vous reposer un peu, dit la femme Elfe avec respect.
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Vása Bregolas
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Mer 25 Juil 2012 - 12:38
- Je...J'ai besoin d'aide...

N'importe qui aurait était pris de pitié pour l'ex général.De toute évidence c'était une femme d'autorité sur le champ de bataille et la voila maintenant à demander la bonté d’autrui .Cette position mis très mal à l'aise Vasà qui s'empressa de porter son soutient à la dame.

-Je suis honoré que Valior lui même me propose de le remplacer et je m’efforcerais de finir sa tâche avec le meilleur de moi même.Cepandant, des achats s'imposent.Il nous faut trois montures afin que le général puisse se mettre en retrait aux moindres dangers.De plus, Lothlorien est à plusieurs jours d'ici et du matériel pour camper s'impose.Nous trouverons tout cela à Minas Tirith.

Le petit groupe se mit en route pour la cité blanche sur les sentiers étroits de la forêt sans toutefois se presser, Valior n'était pas tout à fait guéris et le pas de course ne ferait qu'empirer la situation.

Une fois en ville, Vasà se proposa pour payer une tournée de consommations à l'auberge et ils s'installèrent tous autour de la dernière table.Un petit trappiste nain se présenta et lâcha un "que voulez vous ?"à peine audible avec le bourdonnement sonore que produisait les autres clients

-Comme d'habitude pour moi...

Vasà appréciait tout particulièrement un cocktail de baies macérées, très fort en alcool.Après le service, Vasà relança sur l'expédition en vue.

-Avez vous une monture Keylia ? Je doute fort que vous voudriez monter Isildur, mon cerf, avec moi.
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Ryad Assad
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Mer 25 Juil 2012 - 17:55
Les deux elfes étaient partants. Fan leur en était infiniment reconnaissante. Ses traits las s'illuminèrent d'une joie qu'elle ne put dissimuler, et elle dit :

- Je ne vous remercierai jamais assez.

Peu après, peu désireux de rester sur les lieux d'un tel affrontement, ils se rendirent à la capitale du Gondor. Le trajet jusqu'à Minas Tirith avait été relativement court, et surtout, il s'était déroulé sans encombres. Valior, que Fan avait finalement réussi à convaincre de grimper sur la seule monture qu'ils avaient, avait somnolé, luttant désespérément contre le sommeil qui lui tendait les bras. Elle ne put s'empêcher d'admirer son courage...et de le déplorer. Depuis qu'elle s'était réveillée, il avait été auprès d'elle, prompt à la protéger et à répondre au moindre de ses besoins. Il s'était présenté comme étant son lieutenant, et même si elle ne s'en souvenait pas, elle pouvait comprendre pourquoi son choix s'était porté sur lui. Outre ses qualités martiales, et sa grande connaissance de la Terre du Milieu, il était un meneur doté d'un grand charisme. Sa loyauté était sans failles, et il était par bien des aspects meilleur qu'il ne croyait lui-même. Fan ne se souvenait pas de son ancienne vie, mais elle avait peine à croire qu'elle avait commandé à cet elfe si sage et si intelligent. Elle sortit une nouvelle fois de ses pensées, consciente qu'elle s'était tue pendant un très long moment. Elle pratiquait de plus en plus l'introspection, désireuse d'explorer sa mémoire, et elle avait tendance à en oublier le monde réel. Mais bientôt, Minas Tirith fut en vue, et elle en oublia tous ses soucis.

La Cité Blanche était une construction magnifique, qui se dressait fièrement tel un phare d'ivoire. La glorieuse forteresse avait une longue histoire, et elle était connue pour avoir été le principal rempart des Hommes entre le noir Mordor et les autres peuples libres. Fan était stupéfiée. Elle avait déjà contemplé ces lieux, d'après ce qu'on lui avait dit, mais elle avait l'impression de le découvrir pour la première fois. Jadis, toujours d'après les récits de ses soldats, elle était entrée dans la cité, dressée fièrement sur un magnifique cheval, l'armure rutilante et l'épée étincelante. Elle escortait alors son monarque en visite, et elle contemplait, ravie, les habitants émerveillés qui la voyaient passer. Cette fois, elle franchit les portes comme une simple voyageuse. Sa tenue était couverte de poussière, et son regard hagard n'était guère engageant. Elle devait avoir une mine horrible, et ses longs cheveux noirs devaient être dans un état catastrophique. Elle fit un effort pour conserver le peu de dignité qui leur restait, et ils franchirent les portes de la cité sans problèmes.

Suivant le jeune Vasa, qui semblait extrêmement autonome et qui avait l'air de connaître particulièrement bien les lieux, ils s'arrêtèrent dans une petite auberge. Fan se fit la réflexion à elle-même qu'il était bien étrange qu'un elfe si jeune les menât avec autant d'assurance dans un tel endroit. Elle ne dit cependant rien, considérant qu'elle pouvait se reposer sur lui. Ils s'installèrent à une table, épuisés, et un soupir de soulagement franchit les lèvres de Valior. Un nain s'approcha d'eux, les considérant tour à tour, avant de s'enquérir finalement de leur commande. Valior et Fan commandèrent un simple verre d'eau fraîche, et ils froncèrent les sourcils simultanément en voyant que leur jeune ami avait une boisson de toute évidence alcoolisée. Toutefois, cette fois encore, ils ne dirent rien.

Valior avala son verre d'eau d'un trait, puis, non sans une grimace de douleur, il prit congé. Fan le regarda s'éclipser. Il n'avait même pas demandé d'aide pour monter les escaliers qui menaient aux chambres. Elle détourna son regard, et rebondit avant Keylia à la question du jeune elfe :

- Vous êtes un être très particulier, cher ami. Vous êtes extrêmement jeune, et pourtant vous faites preuve d'une assurance considérable. (Elle désigna d'un geste vague le verre posé devant lui) Vous...buvez. Vous montez un cerf... Permettez-moi de m'excuser si je vous semble grossière, ou si mes paroles vous semblent insultantes, mais...n'êtes-vous pas un peu jeune pour...pour tout ça ?

Fan marqua une pause. Après tout, qui était-elle pour lui parler ainsi ? Il venait de lui sauver la vie, très probablement, et il avait aidé Valior à marcher de nouveau. Sans son intervention, ils seraient peut-être encore dans la forêt, aux mains des orcs. Cependant, elle ne pouvait pas s'empêcher de le voir tel qu'il était : un elfe très, très jeune. Elle avait, d'après ce qu'on lui avait dit, plus de quatre mille ans, ce qui faisait d'elle une elfe très ancienne. Et pourtant, si elle se fiait uniquement à ses souvenirs, elle foulait cette terre depuis bien moins longtemps que son interlocuteur. Elle fit la moue, et ajouta :

- Je vous prie de bien vouloir m'excuser. Il est fort peu correct de ma part de vous traiter comme je l'ai fait...C'est juste que...Je suis un peu perdue, vous savez.

Elle observa tour à tour ses nouveaux compagnons de route :

- Mais revenons à ce qui nous importe vraiment. J'ignore comment vous êtes venue jusqu'à Minas Tirith, mais nous disposons d'assez d'argent pour vous acheter une monture, chère Keylia. Fort heureusement, les orcs ne sont pas intéressés par nos monnaies. Vous pourrez choisir celle qu'il vous plaira dès demain matin, puis nous devrons partir. Il me tarde déjà de me mettre en route.

Les épaules de Fan s'affaissèrent. Chaque jour qui passait la faisait avancer dans un univers qui lui était totalement étranger, et cela lui était de moins en moins supportable. Elle craignait que, le temps passant, ses souvenirs deviennent irrémédiablement perdus. Une peur peut-être irrationnelle, mais son univers était désormais tout sauf rationnel.

- Jeune ami, cela vous ennuierait-il de partager la chambre du Seigneur Valior ? Je pense que ce serait plus...convenable. Quant à vous, Keylia, j'espère qu'il ne vous ennuie pas trop de passer la nuit avec une...

Elle eut un sourire entendu, puis se leva en s'appuyant de sa main unique sur la table.

- Si vous voulez bien m'excuser...Je crois que je ne pourrai pas me passer de toilette plus longtemps.


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Keylia Lissindi
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Jeu 26 Juil 2012 - 17:29
Keylia fit son plus beau sourire à Fan lorsqu'elle les remercia, elle voulut lui répondre que ce n'était rien mais elle se tut finalement laissant la jeune Elfe profité du soulagement visible qu'elle éprouvait. La troupe décida finalement qu'il était temps de rentrer à Minas Tirith, alors tous se mirent en marche. Ils sortirent de la belle forêt, dès que Keylia eut mit un pied en dehors des bois, Squick se précipita sur elle et remonta sur son épaule, la jeune Elfe sentait ses forces diminuer au fur et à mesure qu'elle s'éloignait de la forêt et elle n'aimait pas ça. Elle se rassura tant bien que mal en pensant que son sauveur pourrait surement recommencer un bel exploit. Ils marchèrent ensemble en silence, chacun appréciant de pouvoir réfléchir. Keylia analysait la situation, un maître de combat ayant tout juste quitté l’adolescence (et encore..), une Elfe capable de se défendre, un guerrier gravement blessé et épuisé ainsi qu'une autre femme Elfe dont ils avaient tous la charge de la protéger... Elle avait connue pire. Quant au voyage qu'ils devaient tous ,excepté Valior, entreprendre eh bien Keylia en savait quelque chose. Elle avait voyagé en Lothlorien et connaissait quelques uns de ses habitants, elle retrouverai facilement le chemin, surtout si il s’agissait d'une si belle contrée.

Bientôt ils arrivèrent devant Minas Tirith ou La Cité Blanche. Elle se dresser là sur nombre d'étage, vêtue d'un manteau blanc éclatant. Les tours et les habitations se succédaient, le soleil faisait briller la cité tel la nuit une étoile scintillante dans un ciel bleu marine d'hiver. C'est vrai qu'elle était imposante cette cité, elle reflétait la force et le pouvoir de tous les dirigeants qui s'y sont succéder. Toute la petite troupe entra dans Minas Tirith et alors Keylia ne reconnu plus les rues, elles étaient noir de monde! Décidément les gens se mettaient toujours d'accord pour tous aller faire leurs achats ou leurs promenade en même temps. Keylia joua des coude et des épaules, Squick râler ouvertement sur son épaule, le petit animal ne supportait visiblement pas d'être bousculé. Tous suivirent le plus jeune qui les mena à une auberge. Keylia y entra en pensant qu'elle ne l'avait jamais remarquer auparavant. Un nain vint prendre les commandes, et Keylia prit un jus de baie, ça faisait une éternité qu'elle n'avait pas but quelque chose d'aussi frai. Lorsque le serveur amena les commandes elle but son verre d'une traite.

- Vous êtes un être très particulier, cher ami. Vous êtes extrêmement jeune, et pourtant vous faites preuve d'une assurance considérable. (Elle désigna d'un geste vague le verre posé devant lui) Vous...buvez. Vous montez un cerf... Permettez-moi de m'excuser si je vous semble grossière, ou si mes paroles vous semblent insultantes, mais...n'êtes-vous pas un peu jeune pour...pour tout ça ?

Keylia approuver la remarque de Fan même elle ne ferait pas ce genre de chose. Et elle n'était nullement trop vielle pour ça, au contraire.

- Je vous prie de bien vouloir m'excuser. Il est fort peu correct de ma part de vous traiter comme je l'ai fait...C'est juste que...Je suis un peu perdue, vous savez.

Des Excuses? Mais pourquoi donc? Pour avoir poser une question qui trottait dans tous les esprits? Keylia baissa les yeux sur son verre... vide.

- Mais revenons à ce qui nous importe vraiment. J'ignore comment vous êtes venue jusqu'à Minas Tirith, mais nous disposons d'assez d'argent pour vous acheter une monture, chère Keylia. Fort heureusement, les orcs ne sont pas intéressés par nos monnaies. Vous pourrez choisir celle qu'il vous plaira dès demain matin, puis nous devrons partir. Il me tarde déjà de me mettre en route.

Keylia eut le souffle coupé un instant. Pourquoi acheter quelque chose qu'elle possédait déjà.

-C'est extrêmement bon de votre part Fan j’apprécie mais je n'en ai nul besoin je possède une monture, répondit calmement Keylia

Cependant Fan l'ignora et continua sur sa lancée:

- Jeune ami, cela vous ennuierait-il de partager la chambre du Seigneur Valior ? Je pense que ce serait plus...convenable. Quant à vous, Keylia, j'espère qu'il ne vous ennuie pas trop de passer la nuit avec une...

Une? Elfe? Et alors? Keylia fronça les sourcils et se rappela du bras droit de Fan, serai-ce pour ça? se demanda t-elle

- Si vous voulez bien m'excuser...Je crois que je ne pourrai pas me passer de toilette plus longtemps.

Keylia sourit à la jeune femme et se tourna vers son sauveur:

-Vasa, pouvez-vous fournir les derniers soins à Valior? Car ce que j'ai fait dans la forêt est évidemment temporaire!

Keylia sourit au jeune homme attendant sa réponse.
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Vása Bregolas
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Jeu 26 Juil 2012 - 19:51
- Vous êtes un être très particulier, cher ami. Vous êtes extrêmement jeune, et pourtant vous faites preuve d'une assurance considérable. (Elle désigna d'un geste vague le verre posé devant lui) Vous...buvez. Vous montez un cerf... Permettez-moi de m'excuser si je vous semble grossière, ou si mes paroles vous semblent insultantes, mais...n'êtes-vous pas un peu jeune pour...pour tout ça ?

Vasà esquissa un sourire mi-figue mi-raisin.Il est vrai que depuis la fin de son village et la morts de tout les personnes côtoyaient durant son enfance, il avait pris un gros coup de vieux mentalement.

- Je vous prie de bien vouloir m'excuser. Il est fort peu correct de ma part de vous traiter comme je l'ai fait...C'est juste que...Je suis un peu perdue, vous savez.

-Je comprend parfaitement votre remarque et elle n'est nullement insultante, rassurée vous.Seulement, sachez que j'ai eu un passé difficile qui m'as d'abord fait sombrer dans l'alcool et que mon cerf est tout ce qui me reste de mon enfance.


La discussion repris son cour entre les deux femmes et Vasà sombra dans une torpeur nostalgique dans laquelle il se revoyait jouer avec ses amis d'enfance.Torpeur de laquelle il fut sortit par Fan.

- Jeune ami, cela vous ennuierait-il de partager la chambre du Seigneur Valior ? Je pense que ce serait plus...convenable.

Il répondit par un hochement de tête puis finit son verre d'une traite.

-Vasa, pouvez-vous fournir les derniers soins à Valior? Car ce que j'ai fait dans la forêt est évidemment temporaire.

-N'ayez crainte pour lui, je finirai ce que j'ai commencé !

A ce moment précis, la porte s'ouvrit puis un groupe de musicien se fit accueillir par le trappiste nain, apparemment patron de l'auberge.
La musique était entraînante, mais la journée qui suivait le convainc de rejoindre sa chambre et de finir les soins de Valior.


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Ryad Assad
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Jeu 26 Juil 2012 - 23:44
Fan inclina doucement la tête, lorsque Keylia déclina sa proposition. Ainsi, ils n'auraient pas à chercher un cheval aux premières heures de la journée, ce qui leur épargnerait d'avoir à rester plus longtemps dans la capitale du Gondor. L'elfe était très impressionnée par cette architecture, et elle avait le sentiment qu'en restant le moins possible dans les murs de la puissante cité, elle ne risquait pas de trop s'y attacher, et de souffrir de son départ.

- Je comprends tout à fait votre position. Et inutile de me remercier. Si nous sommes désormais compagnons de voyage, il est bien naturel que je vous aide dans la limite de mes moyens.

Fan fronça ses fins sourcils noirs, en réponse aux paroles de Vasa. Un elfe si jeune, et déjà affligé par tant de souffrance était une véritable tristesse. Elle lui adressa un sourire qu'elle voulait dénué de toute forme de jugement, et lui glissa :

- Je ne vous demanderai pas ce qui vous trouble, cher ami...Mais s'il y a quelque chose que je puisse faire pour vous aider, sachez que vous pouvez compter sur moi.

Les deux femmes elfes se rendirent en premier dans la chambre qui leur avait été attribuée. Durant les quelques semaines dont Fan se souvenait, elle avait connu mieux, mais elle avait aussi connu pire. La pièce était raisonnablement grande, décorée avec simplicité. Il y régnait une atmosphère agréable, même si les lieux n'avaient rien de luxueux. Les yeux de l'elfe s'arrêtèrent cependant sur un détail qu'elle n'avait pas prévu. Au lieu de deux lits simples, elles en avaient un double. Et ce devait être la même chose pour Valior et Vasa dans leur propre chambre. Elle se souvint qu'ils avaient effectivement commandé "deux chambres doubles". Le nain avait dû supposer qu'il s'agissait de deux couples. Déduction fort logique, après tout. Fan était trop fatiguée pour aller porter réclamation, et elle ne voyait de toutes façons par d'inconvénients à sommeiller près de cette jeune elfe. Elle avait bien dormi, roulée en boule, couchée entre deux guerriers de sa race, sans éprouver la moindre gêne.

- On dirait que notre ami nain nous a confondu avec des couples, lâcha-t-elle en souriant. Je ne vois aucun inconvénient à prendre la moitié du lit, mais si cela vous gêne, je peux parfaitement m'installer par terre.

Elle sourit doucement, et leva machinalement le bras droit pour enlever sa cape. Ce réflexe d'une vie passée, elle ne semblait pas prête de le perdre. Elle se reprit rapidement, et dégrafa d'une main malhabile le tissu qui lui ceignait les épaules. Le vêtement tomba au sol dans un frottement délicat, révélant véritablement l'ampleur de sa blessure. Fan, quelque peu gênée, passa sa main gauche sur ce qui restait de son bras, en un geste vainement protecteur. Elle se sentait honteuse. Elle s'était déjà honteuse lorsqu'elle avait dû montrer son bras aux guérisseurs elfiques du palais. Mais au bout de quelques temps, elle avait appris à leur faire confiance. Toutefois, Keylia représentait un visage nouveau, et elle en fut passablement déstabilisée. Allait-elle rester toute sa vie bloquée par sa blessure ? Elle ne pouvait pas le dire, mais le choc était par trop récent, et elle aurait besoin de temps pour le digérer. Même si elle ne se souvenait pas de ses quatre mille ans d'expérience, elle était bien consciente que son corps avait accumulé quantité d'habitudes. Et sans souvenirs, elle avait bien du mal à influer dessus.

Mais ce n'était pas seulement la honte de montrer son bras. En fait, elle se sentait honteuse car elle était devenue davantage dépendante des autres qu'il ne lui plaisait de l'avouer. Entreprendre un voyage jusqu'à la Lorien pouvait présenter quelques difficultés, mais il devenait carrément dangereux si on n'était pas capable de manier une arme, de chasser, de préparer un repas ou un campement. Et ce n'étaient pas les seuls inconvénients. Fan fit de son mieux pour ôter la veste noire qu'elle portait sous sa cape, mais celle-ci était si bien fermée qu'il lui était difficile de le faire avec une seule main. Elle sentit une vague de honte lui monter aux joues, et elle s'approcha avec timidité de Keylia, qui se préparait à passer la nuit :

- Keylia...si cela ne vous ennuie pas que je vous appelle par votre prénom...Je me sens terriblement confuse, mais je sens que si je ne vous demande pas de l'aide, je risque de passer toute la soirée à me déshabiller. Auriez-vous la patience de m'y aider ?

Il était rare de voir de telles réactions chez un immortel, mais Fan sentait ses longues oreilles brûlantes, et elle se dit qu'elle devait avoir l'air parfaitement ridicule - ce qui ne fit évidemment rien pour arranger ses affaires. Désireuse de changer de sujet, quitte à paraître un peu indiscrète, elle demanda :

- Dites-moi, très chère...Que fait une elfe si loin de sa demeure ? Quelle est la raison qui vous pousse à vous retrouver ainsi loin de votre logis ? Parlez-moi un peu de vous...

~~~

Lorsque Vasa pénétra dans la chambre, il se trouva immédiatement dans la pénombre. Cependant, il ne pouvait pas ne pas remarquer le lit double, installé au milieu de la pièce, et sur lequel était assis Valior. Le vaillant guerrier elfe avait son épée nue posée sur ses genoux. Il venait de toute évidence finir de l'aiguiser, et il était actuellement occupé à essuyer la lame acérée à l'aide d'un morceau de tissu. Il ne leva pas les yeux de son ouvrage, en entendant arriver le jeune elfe, et le laissa refermer la porte. Lorsqu'il fut certain qu'ils étaient au calme, le vétéran commença :

- J'ai conscience que nous ne nous connaissons que depuis quelques heures, mon ami...Et j'ai également conscience que vous allez me prendre pour un vieil idiot qui radote.

A ces mots, un énigmatique sourire flotta sur ses lèvres :

- Je veux que vous compreniez une chose, quitte à vous sembler insistant. Je...Je vous le dis à vous car, en cet instant, je ne peux faire confiance à personne d'autre. Fan Anel était Général dans l'armée de mon pays. Elle était idolâtrée par ses troupes, et j'avais le privilège d'être son bras droit. Notre armée a déploré son grave accident, et a pleuré les sacrifices qu'elle a endurés pour nous... Aussi, cette mission est-elle absolument capitale pour nous. Nos troupes seraient comblées si leur Général leur revenait...comme avant. Vous me suivez ?

Il marqua une pause lourde de sens, et pendant un instant, il resta parfaitement immobile, si bien qu'on eut pu le croire de marbre. Mais finalement, le lent et régulier mouvement de la main qui essuyait son épée reprit, et avec lui ses paroles :

- Mais il y a autre chose, cher ami... Vous êtes bien jeune, et pourtant c'est vous que les Valars m'ont envoyé pour protéger ma Dame. Me voilà donc contraint de placer sur vos épaules le poids de ma responsabilité.

Il hésita un moment, visiblement partagé, puis il se lança :

- Il y a quelque chose de plus qui me lie à Dame Anel que le seul lien de subordination. Un sentiment bien plus fort et plus intense, dont je n'ai jamais osé lui faire part avant...avant qu'elle ne devienne comme ça. Mais puisqu'elle ne se souvient de rien, cela n'a plus d'importance. Ce qui importe vraiment, c'est que vous la protégiez...pour moi...parce que je tiens à elle, plus qu'à n'importe qui d'autre.

Les épaules du guerrier s'étaient affaissées un instant, prouvant s'il était besoin qu'il avait fait preuve d'une sincérité rare chez lui. Mais rapidement, il s'était repris, et avait retrouvé son masque de soldat :

- Je compte sur votre discrétion, bien entendu. Mais puisque vous êtes là, pourriez-vous m'aider ? J'ai peur que ma blessure ne se ré-ouvre.

Il ajouta avec une pointe d'humour :

- Je compte sur vous pour faire du bon travail. Comme vous l'avez remarqué, nous devrons partager un lit cette nuit, et je serais désolé de devoir vous réveiller en pleine nuit, alors que vous avez une longue route demain.

Le clin d'oeil qu'il adressa à Vasa était parfaitement amical, et il déposa son épée de côté, pour mieux retirer sa tunique, et se laisser examiner.


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Keylia Lissindi
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Ven 27 Juil 2012 - 11:26
-N'ayez crainte pour lui, je finirai ce que j'ai commencé !

Keylia lui sourit et se leva. Maintenant qu'elle savait le guerrier en sécurité elle pu rejoindre sa chambre. Elle y entra pour trouver Fan au milieu de la pièce. La chambre était grande, assez pour deux, plutôt bien décoré mais manquant de bouquets de fleurs selon Keylia. Celle-ci marcha dans la pièce afin de tout observer, elle se tourna vers le lit qui était surmonté d'une tête de lit en bois sculpté, Keylia alla passer ses doigts sur les sculptures elle les trouvaient très jolies et s'en rappellerai en rentrant chez elle. Keylia retira sa ceinture et la déposa prudemment ainsi que ses armes sur le sol à côté du lit, sans penser à autre chose elle enleva sa tunique et une grosse boule de poil tomba avec fracas par terre. Keylia ne put retenir un rire, elle retira son vêtement et ramassa le petit animal pour le poser sur le lit, elle vérifia qu'il ne lui était rien arrivé, Squick couina son mécontentement "C'est qu'il va bien", pensa la jeune femme.

- On dirait que notre ami nain nous a confondu avec des couples, lâcha-t-elle en souriant. Je ne vois aucun inconvénient à prendre la moitié du lit, mais si cela vous gêne, je peux parfaitement m'installer par terre.
-Oh non! Ne vous inquiéter pas j'ai l'habitude de dormir ainsi avec mes amies dans mon village, ce n'est nullement un soucis, répondit poliment Keylia

Lorsque Fan retira sa cape, Keylia put apercevoir la blessure de la jeune femme, mais elle détourna la tête par politesse, Keylia ne voulait surtout pas la mettre mal à l'aise et elle même ne savait trop comment réagir face à ce genre... d'inconvénients. Elle continua donc à se préparer pour la nuit en tournant le dos à Fan.

- Keylia...si cela ne vous ennuie pas que je vous appelle par votre prénom...Je me sens terriblement confuse, mais je sens que si je ne vous demande pas de l'aide, je risque de passer toute la soirée à me déshabiller. Auriez-vous la patience de m'y aider ?
-Vous pouvez même m'appeler Key' si ça vous fait plaisir, dit la jeune Elfe dans un rire, mes amis me surnomme ainsi. Et évidemment que je peux vous aider vous savez je dois vous avouer que je ne sais pas trop comment réagir mais si vous avez besoin d'aide surtout n'hésiter pas et n'ayez aucune peur ou aucune honte, après tout je suis là pour protéger et vous aider, répondit Keylia avec un sourire envers Fan

Keylia défit le manteau de la femme Elfe devant elle et lui retira.

- Dites-moi, très chère...Que fait une elfe si loin de sa demeure ? Quelle est la raison qui vous pousse à vous retrouver ainsi loin de votre logis ? Parlez-moi un peu de vous...
-Eh bien si je suis ici c'est parce que j'aime voyager. Ayant envie de voir du paysage j'ai demander conseil chez moi et l'on m'as dit que du bien de cette cité alors je suis venue le constater de mes propres yeux. Je rêve de faire le tour de toute la Terre du Milieu!, lui confia t-elle dans un grand sourire, Alors si vous voulez tout savoir, je viens de Fondcombe. Mes parents habitent là-bas, enfin ma mère y habite. Elle est archer de métier c'est elle qui m'as tout appris! Sauf peut-être qu'on prend toujours plus de flèches avec sois, même pour aller s'amuser dans les bois mais enfin... Mon père lui était forgeron orfèvre, ils faisaient les plus beaux bijoux de tout le royaume! On venait de très loin pour les avoirs!

Keylia marqua une pause en regardant Fan, elle lui sourit.

-J'espère que je ne vous embête pas avec tout ça vous vous attendiez peut-être à plus court comme réponse, répondit la jeune Elfe un peu honteuse de s'être emporté autant, il était rare chez elle qu'elle déballe sa vie ainsi sur une simple question mais elle commencer à apprécier Fan et elle se dit que pourquoi pas après tout...

HRPG: Désolé l'inspiration m'as un peu manquer c'est un peu plus court que d'habitude ^^"
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Vása Bregolas
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Ven 27 Juil 2012 - 14:38
HRP: Pas de problèmes !
____

-J'ai conscience que nous ne nous connaissons que depuis quelques heures, mon ami...Et j'ai également conscience que vous allez me prendre pour un vieil idiot qui radote.

Vasà fronça les sourcils en guise de réponse et s'assit sur le lit pour écouter la suite.

- Je veux que vous compreniez une chose, quitte à vous sembler insistant. Je...Je vous le dis à vous car, en cet instant, je ne peux faire confiance à personne d'autre. Fan Anel était Général dans l'armée de mon pays. Elle était idolâtrée par ses troupes, et j'avais le privilège d'être son bras droit. Notre armée a déploré son grave accident, et a pleuré les sacrifices qu'elle a endurés pour nous... Aussi, cette mission est-elle absolument capitale pour nous. Nos troupes seraient comblées si leur Général leur revenait...comme avant. Vous me suivez ?

Vasà hocha lentement la tête, ne comprenant toujours pas ou il voulait en venir.Valior s’arrêtât un instant, comme pour hésiter, puis vint au but.


- Mais il y a autre chose, cher ami... Vous êtes bien jeune, et pourtant c'est vous que les Valars m'ont envoyé pour protéger ma Dame. Me voilà donc contraint de placer sur vos épaules le poids de ma responsabilité.

Il marqua une pause,probablement pour choisir ses mots, puis repris en se tournant vers Vasà

- Il y a quelque chose de plus qui me lie à Dame Anel que le seul lien de subordination. Un sentiment bien plus fort et plus intense, dont je n'ai jamais osé lui faire part avant...avant qu'elle ne devienne comme ça. Mais puisqu'elle ne se souvient de rien, cela n'a plus d'importance. Ce qui importe vraiment, c'est que vous la protégiez...pour moi...parce que je tiens à elle, plus qu'à n'importe qui d'autre.

Vasà découvrit un large sourire sur ses lèvres.*Non...Je doit faire honneur à sa sincérité* pensa-t-il en son fort intérieur.

- Je compte sur votre discrétion, bien entendu. Mais puisque vous êtes là, pourriez-vous m'aider ? J'ai peur que ma blessure ne se ré-ouvre.

Conscient que Valior ne voulait pas s'attarder, il repris son visage sérieux et attentif, puis l'homme s'enquit de continuer avec humour.

- Je compte sur vous pour faire du bon travail. Comme vous l'avez remarqué, nous devrons partager un lit cette nuit, et je serais désolé de devoir vous réveiller en pleine nuit, alors que vous avez une longue route demain.

-Allons,Je suis tout à fait disposé à vous soigner, peu importe jour, nuit, neige ou pluie.

Il continua lui aussi avec humour.

-Par contre, je risque fort d'être d'humeur massacrante.

Vasà attrapa quelques bûches mise à disposition pour la cheminée, puis lentement il alluma par endroit le bûcher avec le briquet dont il disposé.La chaleur et la lumière rassurante du feu donnait un air très accueillant à la chambre quelque peu morne.Il pris ensuite la pelle rouillée accrochée au mur, servant sûrement de décoration, puis la chauffa lentement.

-La méthode est quelque peu dur... Cependant elle est très efficace.Allongez et fermez les yeux si cela reste possible.

La pelle à blanc,il la sortit du feu avec précaution puis s'approcha lentement de Valior.Il observa la blessure,hésita,puis l'appuya fermement sur la plaie.
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Ryad Assad
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Dim 29 Juil 2012 - 3:14
HRP : désolé du retard !

________________________



Fan sursauta en entendant le rire clair et limpide de Keylia. Avait-elle réellement perdu l'habitude d'entendre des gens rire en sa présence ? Ses pensées remontèrent le fil de ses rares souvenirs, pour se rendre compte que, depuis qu'elle s'était réveillée, elle était restée plongée dans une atmosphère lourde et pesante. Les gens autour d'elle la regardaient avec gravité et tristesse, tant et si bien qu'ils se retenaient d'exprimer quelque signe de joie en sa présence...comme s'ils voulaient la laisser seule avec ses pensées. Comme si elle avait eu besoin de ça. Elle sentit ses muscles se détendre étrangement rien qu'en entendant l'éclat de rire de la jeune elfe qui se tenait devant elle. Elle la regarda avec curiosité sortir de ses vêtements un petit écureuil visiblement gentiment contrarié d'avoir été arraché à sa sieste. Avec une délicatesse toute elfique, elle déposa le petit animal sur le lit, de sorte qu'il soit à l'aise.

- Est-ce là votre compagnon de route, chère amie ? Je ne peux imaginer animal plus adorable, même si je n'ai moi-même pas souvenir d'avoir un jour eu une telle créature.

Elle marqua une pause, avant d'ajouter à voix basse :

- Il semble tellement heureux...

Elle avait l'impression de redécouvrir les joies simples de la vie. Pendant quelques semaines, elle avait vécu sur un rythme effréné, obscurci par ses sombres pensées desquelles personne ne parvenait à la tirer. Le rire de Keylia, les couinements de son écureuil, tout cela la ramenait à un quotidien dénué de soucis et empli de paix qui lui faisait un bien fou. Pour cette soirée, tout du moins, elle pourrait bénéficier d'une vraie tranquillité, et pourrait effectivement se reposer, avant de reprendre la route.

La gêne qu'éprouvait Fan à l'égard de Keylia était parfaitement réciproque, et l'ex-général s'en rendit compte lorsqu'elle demanda à la jeune elfe de l'aider. Elle avait beaucoup hésité à lui poser la question, mais celle-ci lui déclara sans ambages qu'elle ne savait pas trop comment se comporter. Toutefois, sa bonne humeur naturelle agissait comme un baume apaisant, et Fan se surprit à sourire tranquillement. D'une voix qu'elle voulait enjouée, elle répondit :

- Je suis flattée que vous m'associiez à vos amis, merci. Dans ce cas, Key, je vous en prie, n'ayez pas honte pour moi. Je ne me souviens même plus de ce qui est arrivé, alors ce n'est pas à vous d'endosser le poids de ma blessure. Votre sourire, votre sympathie et votre présence sont déjà un cadeau que je ne mérite pas. Je ferai de mon mieux pour ne pas présenter de gêne pour vous, et puisque vous avez si gentiment accepté de m'accompagner, je ne puis décemment vous demander de risquer quoi que ce soit pour moi.

Fan était on ne peut plus sincère. En l'espace de quelques semaines, elle s'était liée d'amitié avec des gens, et sur les trois qui étaient partis avec elle, deux avaient donné leur vie pour qu'elle puisse continuer. Mais c'étaient des volontaires qui étaient conscients des risques. Ils avaient vécu longtemps, et ils n'étaient pas aussi innocents que Keylia. Fan ne voulait pas que la jeune elfe soit blessée d'une quelconque manière durant ce voyage. Elle accepterait son aide, mais elle refuserait sa protection. Fan se rendit compte qu'elle changeait, petit à petit, et que la présence de Keylia l'avait fait progresser en quelques heures plus que les semaines passées à voyager. D'aucuns avaient laissé entendre que Valior avait le pouvoir de voir des bribes de l'avenir. Avait-il vu dans ces deux elfes quelque chose de spécial ?

L'elfe chassa de sa tête de telles pensées. Elle s'était promis une soirée calme et tranquille. Commencer réfléchir à ce qui tenait de la légende et du mythe revenait à se torturer inutilement l'esprit. Au lieu de quoi, elle se contenta de remercier Keylia pour son aide bienvenue. Elle entreprit de terminer de se déshabiller seule, tout en écoutant sa désormais amie lui raconter dans quelles circonstances elle était arrivée à Minas Tirith. Ainsi, elle rêvait de découvrir la Terre du Milieu. Minas Tirith était un endroit magnifique, et il y avait fort à parier que ce n'était pas le seul endroit de la sorte. Il devait y avoir pareilles merveilles un peu partout dans le monde. Ne restait qu'à trouver le temps de les explorer. Elle venait de Fondcombe, un lieu réputé pour être un des plus beaux, et Fan se dit qu'elle devrait y aller un jour, car il lui était difficile de se représenter ce que les poèmes des siens exprimaient en mots.

Ce fut presque malgré elle que Fan éclata de rire lorsque Keylia évoqua sa mésaventure avec les orcs, et ses flèches oubliées. Elle se reprit bien vite, sans savoir pourquoi. Cela lui avait pourtant fait un bien fou, et elle s'en voulut d'avoir interrompu si vite un moment de détente complète. Avec un sourire bienveillant, la plus ancienne écouta la plus jeune lui parler de ses parents, de ce qu'ils faisaient. Elle semblait très fière d'eux, et cela devait lui peser quelque part d'être aussi loin de chez elle. La jeune elfe s'arrêta un moment, et s'excusa, croyant qu'elle avait été trop bavarde et qu'elle avait occasionné chez son interlocutrice une quelconque gêne. Fan la dévisagea avec douceur :

- Ne vous excusez pas d'avoir eu envie de vous exprimer, je ne vous le reprocherai pas. Je ne m'attendais effectivement pas à ce que vous m'en disiez autant...mais c'est simplement parce que j'ai l'habitude de fréquenter des soldats qui, étrangement, sont plutôt réservés. Surtout, ne changez pas, restez telle que vous êtes, voulez-vous ?

Fan sentit la fatigue revenir, et elle s'excusa brièvement, le temps d'aller se laver. L'auberge était de bonne qualité, et elle trouva un baquet d'eau chaude qui l'attendait dans une salle privative située à côté. Elle acheva de se déshabiller, et plongea toute entière dans l'eau, désireuse de se délier les muscles, et de se sentir à nouveau propre. Elle ne resta pas longtemps, car elle ignorait si sa compagne attendait son tour, et le baquet mis à sa disposition risquait de refroidir si elle s'attardait trop. Elle sortit rapidement de l'eau, se sécha, et passa une tunique de voyage qui lui servirait pour le lendemain. Durant son périple, elle s'était rendue compte qu'elle préférait dormir avec la tunique qu'elle porterait le lendemain. Elle avait interrogé Valior à ce sujet, et ce dernier lui avait répondu qu'elle faisait tout le temps cela, du temps où elle commandait encore. Le bain, particulièrement agréable, acheva de l'épuiser, et lorsqu'elle rejoignit le lit, elle s'écroula presque sur le matelas moelleux. Elle avait certes connu mieux, mais cela ferait parfaitement l'affaire. Avant même d'avoir eu le temps de se demander où était passée Keylia, ses paupières se fermèrent, sa respiration devint régulière, et elle plongea dans un sommeil réparateur.

~~~

Valior darda son regard perçant sur le très jeune elfe qui aurait en charge la protection de sa Dame. Il manquait cruellement d'expérience, et sans doute qu'un guerrier aguerri aurait pu assurer plus étroitement la mission qu'il lui confiait. Toutefois...la jeunesse de son esprit lui donnait un petit quelque chose que les vétérans elfiques n'avaient pas. Ou n'avaient plus. Il semblait au vieux guerrier que ce Vasa avait dans son regard une lueur créative, inventive, qui lui permettrait peut-être de s'en tirer convenablement. Valior était parti avec deux de ses hommes, pour escorter Fan, et pourtant ils avaient été surpris par des orcs. Pour quelle raison ? Parce qu'ils avaient pensé, à tort, qu'ils ne rattraperaient pas les chevaux après une journée de chevauchée. Parce qu'ils avaient pensé, à tort une fois de plus, que lesdits orcs étaient trop stupides pour les prendre par surprise. Ces deux erreurs étaient dues au fait que les guerriers ne s'étaient pas remis en question une seule seconde. Quelques siècles auparavant, les orcs auraient effectivement cessé la poursuite, et quand bien même ils auraient été capables de les rattraper, ils n'auraient pas pris soin de les encercler comme ils l'avaient fait. Le monde avait changé, et peut-être sa génération était-elle dépassée ? Peut-être qu'il vaudrait mieux pour lui rengainer l'épée, et profiter d'un repos bien mérité ?

Valior sourit en réponse à Vasa. Il était bien incapable d'exprimer qu'il appréciait la plaisanterie autrement, car il craignait d'aggraver sa blessure au flanc. Celle-ci, grâce aux bons soins de la médecine elfique, avait cessé de saigner, mais il était loin d'être remis. Il lui faudrait beaucoup de repos :

- Vous êtes quelqu'un de très particulier, cher ami. J'espère que vous en avez conscience. Mais comme je vous le disais, je commence déjà à radoter. Oublions cela, et concentrons-nous sur le présent.

Le valeureux guerrier ôta sa tunique finement ouvragée, et la déposa par terre, là où se trouvait déjà sa cotte de maille, sa cuirasse, son casque et son épée. Il regarda Vasa allumer le feu d'une main experte, et les flammes qui jaillirent dans l'âtre réchauffèrent nettement l'atmosphère. Il se dégageait du feu une odeur légèrement entêtante, et le crépitement régulier des bûches avait quelque chose d'hypnotique. La fatigue commençait à planer autour de Valior, qui se reprit rapidement. Son esprit de combattant se refusait à se laisser aller. Il observa le jeune elfe prendre une pelle et la chauffer doucement au cœur des flammes. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre quel allait être son traitement. Valior, son corps en témoignait pour lui, avait déjà reçu de nombreuses blessures. Il avait arpenté de nombreux champs de bataille, et il avait profité longtemps et souvent des soins des médecins du monde entier. Toutefois, il avait presque toujours profité de structures de soin adaptées, et il avait rarement été soigné avec les moyens du bord.

La voix de Vasa s'éleva tranquillement, tandis qu'il expliquait que le rituel allait être douloureux. Il semblait y avoir une tradition qui voulait que le soigneur expliquât avec un calme impérial au soigné que le traitement allait être difficile. Comme si ces quelques paroles pouvaient avoir un quelconque effet sur le corps. Et cette fois encore, Valior ne ressentit pas l'effet apaisant escompté. Au lieu de quoi, il sentit son cœur battre plus vite. Cependant, il ne pouvait pas s'échapper, s'il voulait survivre, et il fit en sorte de détourner son attention de la pelle chauffée à blanc. Il s'allongea, leva les yeux vers le plafond, et commença :

- Vous savez, un jour, j'ai reçu une flèche sur le champ de bataille. Nos ennemis, qui étaient des hommes venus de l'Est, nous avaient tendu une embuscade alors que nous effectuions une patrouille. Ils n'étaient guère nombreux, mais ils nous avaient arrêté dans un endroit exigu, et ils nous coupaient toute retraite en nous menaçant de leurs arcs. J'étais blessé à la jambe, la droite, et j'étais incapable de marcher. Je m'étais caché derrière un rocher assez haut, et je me servais de mon bouclier pour détourner les flèches qu'ils faisaient pleuvoir sur nous. C'est alors que...

Valior sentit soudainement une douce chaleur près de son flanc. Il s'arrêta pendant un bref instant, ramena prudemment sa langue derrière ses dents, et ferma fort les yeux. La douleur fut insoutenable. Il ne la soutint d'ailleurs pas. La fatigue physique et mentale, associée à sa blessure l'avaient considérablement affaibli. La méthode de Vasa l'avait achevé. Il ne lâcha pas un cri, gardant obstinément ses mâchoires serrées, avant que la douleur ne le vainquît. Lorsque ses muscles se relâchèrent, il était déjà évanoui.

~~~

Fan caressait doucement la monture de Valior. C'était un cheval magnifique, à la robe baie. Il s'appelait Ithil, et il était d'un naturel doux et obéissant. Il était assez tôt, et les rues de la cité étaient presque vides. Seuls quelques passants pressés arpentaient les rues, à moins qu'il ne s'agît de quelque serviteur envoyé aux courses. L'air était froid, et les nuages grisâtres qui s'amoncelaient dans les cieux n'annonçaient rien de bon. Pendant la nuit, les températures avaient même chuté, et on voyait encore ici et là le sol briller, indiquant qu'une fine couche de givre s'était formée, et qu'elle n'avait pas encore fini de fondre. L'elfe rabattit une capuche épaisse sur ses oreilles rougies par le froid, et passa maladroitement sa main gauche dans un gant. Puis, savourant le désagréable contact du cuir sur ses dents, elle se tourna vers Keylia, qui tenait par la bride sa propre monture. Elle lui adressa un sourire amical. Puis elle se tourna vers Vasa, qu'elle salua d'un gracieux mouvement de la tête. Le cerf qu'il montait, était à ses côtés. Les yeux de l'animal brillaient d'intelligence, mais il semblait très calme. De la vapeur s'échappait de ses naseaux à mesure qu'il respirait, pourtant il ne semblait pas incommodé par le froid.

- J'espère que le Seigneur Valior a passé une bonne nuit, demanda Fan. Il a grand besoin de se reposer, aussi ne désiré-je pas le déranger inutilement.

Elle sembla distraite pendant une poignée de secondes, avant de revenir à la conversation. Elle changea subitement de ton, pour paraître plus enjouée :

- Mais j'espère que vous avez tous deux passé une bonne nuit. Mettons-nous en route maintenant, si vous le voulez bien. Je souhaite simplement que le soleil fasse son apparition dans la journée...Je déteste prendre la route par ce temps.


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Keylia Lissindi
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Dim 29 Juil 2012 - 14:29
- Est-ce là votre compagnon de route, chère amie ? Je ne peux imaginer animal plus adorable, même si je n'ai moi-même pas souvenir d'avoir un jour eu une telle créature.

Keylia se retourna et regarda Fan, elle lui fit un grand sourire. Squick était devenu au fil des années, son petit chéri son petit animal à elle! Elle l'adorait! Il était vraiment adorable et il la faisait tellement rigoler.

-Compagnon de route et meilleur ami! Rien de tel pour se confier ou pour chasser quelque chagrin, c'est le plus mignon et le plus gentil que je connaisse!, répondit Keylia

Le petit animal regarda Fan et cependant n'osa pas s'approcher, il resta en retrait et sauta du lit pour aller se blottir dans la tunique à terre de sa maîtresse.
Keylia n'entendit pas la deuxième remarque de Fan continuant de se préparer et de préparer le lit pour la nuit. Lorsque Keylia avait aidé Fan pour sa veste, elle lui avait avoué qu'elle était assez ignorante, elle avait assez honte de cela...

- Je suis flattée que vous m'associiez à vos amis, merci. Dans ce cas, Key, je vous en prie, n'ayez pas honte pour moi. Je ne me souviens même plus de ce qui est arrivé, alors ce n'est pas à vous d'endosser le poids de ma blessure. Votre sourire, votre sympathie et votre présence sont déjà un cadeau que je ne mérite pas. Je ferai de mon mieux pour ne pas présenter de gêne pour vous, et puisque vous avez si gentiment accepté de m'accompagner, je ne puis décemment vous demander de risquer quoi que ce soit pour moi.
-Ce n'était pas une proposition, Fan. Je vous protégerai quitte à être blessée, c'est ce que font les amis, dit Keylia en souriant doucement.

Après que Keylia eut déballé toute sa vie, au moment où elle parla de ses fameuse deux seules flèches, elle entendit Fan éclater de rire. Un beau rire, qui venait de loin. Rien qu'a travers ce rire Keylia perçu que ça faisait longtemps que Fan ne s'était pas laissé aller à ce point..
Lorsque Keylia eut fini sa tirade, elle fut surprise de voir une expression aussi douce sur le visage de Fan, alors elle repensa à sa mère, elle avait souvent la même expression lorsqu'elle lui racontait des histoires où lorsqu'elle lui avait appris à tirer à l'arc, Keylia resta pensive un moment puis reporta bien vite son attention sur Fan.

- Ne vous excusez pas d'avoir eu envie de vous exprimer, je ne vous le reprocherai pas. Je ne m'attendais effectivement pas à ce que vous m'en disiez autant...mais c'est simplement parce que j'ai l'habitude de fréquenter des soldats qui, étrangement, sont plutôt réservés. Surtout, ne changez pas, restez telle que vous êtes, voulez-vous ?
-Bien sur si cela peut vous faire plaisir, sourit Keylia

Keylia laissa ensuite Fan aller se laver dans la salle à côté, pendant ce temps et en attendant son tour Keylia nourrit son petit animal. Elle attrapa sa bourse en cuir et réveilla le petit Squick paresseux. Celui-ci couina fortement mécontent d'avoir était réveiller mais lorsqu'il réalisa que c'était pour manger il s'assis devant Keylia, attentif. Celle-ci lança une noisette à travers la pièce, aussitôt Squick fila comme une flèche et cueilli la noisette en plein vol. Keylia rigola et applaudis son petit écureuil, elle continua ainsi jusqu'à entendre Fan arriver. Celle-ci sortit de la salle d'eau et s'allongea sur le lit, s'endormant presque aussitôt, Keylia sourit et se glissa à son tour tout doucement dans la pièce. Elle entra dans l'eau, encore chaude, Keylia fut surprise et se demanda si Fan s'était dépêcher exprès pour elle. Elle n'en profita pas moins et apprécia la chaleur de l'eau, elle en ressortit après plusieurs minutes passées à réfléchir. Elle se sécha et enfila une veille tunique à elle pour dormir, cet habit elle l'avait depuis son adolescence, elle n'avait pas beaucoup grandis depuis et la tunique lui aller toujours bien. Elle se glissa au côté de Fan et sombra dans une profonde méditation qui régénéra tout ses muscles et son esprit..

Le lendemain matin Keylia sortit doucement de son état méditatif pour découvrir qu'elle était seule. Fan était apparemment déjà levé. Aussitôt Keylia s'habilla comme la veille, pris Squick sur son épaule rassembla ses affaires, pris des provisions à l'auberge pour la route et descendit à l'écurie retrouver Leyliana. Leyliana était une jument avec une robe Isabelle, c'est-à-dire qu'elle avait le corps d'une couleur dorée et la crinière noir comme du charbon. Elle sortit Leyliana avec douceur, l'équipa et mit le nez dehors à ses côtés, elle se rendit compte alors qu'il faisait assez frais, elle resserra sa tunique et Squick partit se blottir sous celle-ci pour se réchauffer un peu. Keylia rejoins Fan un peu plus loin, Fan se retourna et alors Keylia lui sourit doucement.

- J'espère que le Seigneur Valior a passé une bonne nuit, demanda Fan. Il a grand besoin de se reposer, aussi ne désiré-je pas le déranger inutilement.

Fan marqua une petite pause puis reprit bien vite:

- Mais j'espère que vous avez tous deux passé une bonne nuit. Mettons-nous en route maintenant, si vous le voulez bien. Je souhaite simplement que le soleil fasse son apparition dans la journée...Je déteste prendre la route par ce temps.
-Vous avez raison, je l'espère aussi il sera plus aisée de chevaucher en une belle journée ensoleillée, et nous arriverions plus vite et en plus grande forme, dit Keylia en souriant
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Vása Bregolas
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Lun 30 Juil 2012 - 15:44
- Vous savez, un jour, j'ai reçu une flèche sur le champ de bataille. Nos ennemis, qui étaient des hommes venus de l'Est, nous avaient tendu une embuscade alors que nous effectuions une patrouille. Ils n'étaient guère nombreux, mais ils nous avaient arrêté dans un endroit exigu, et ils nous coupaient toute retraite en nous menaçant de leurs arcs. J'étais blessé à la jambe, la droite, et j'étais incapable de marcher. Je m'étais caché derrière un rocher assez haut, et je me servais de mon bouclier pour détourner les flèches qu'ils faisaient pleuvoir sur nous. C'est alors que...

Le guerrier fut brutalement coupé par Vasà qui avait appliqué la pelle sur la plaie,craignant le pire.
Les histoire lui rappelait son enfance,sa propre vie.Celle de Valior était surement considérable, mais avait le mérite d'être passionnante,Vasà n'en doutait pas.Il devait le couper dans son récit,et pourtant, il ne put s'y résoudre qu'après quelques instant.La moindre des choses était de lui laisser finir sa phrase mais il s'empressa d'en finir,laissant le pauvre homme seul dans son récit.

Le choc fut rude, probablement très douloureux et Valior s’évanouit sur le coup. Cependant, les souffrances n'étaient pas vaines et bientôt la blessure ne serait plus qu'un mauvais souvenir.

Sur le coup, Vasà craint que le coeur du guerrier ait succombé sur le coup, mais après vérification il se rassura du contraire.

Après un verre d'eau fraîche mérité,le jeune elfe sombra dans un sommeil sans rêve, sans même prendre le temps de changer de tenue

~~~

- J'espère que le Seigneur Valior a passé une bonne nuit, demanda Fan. Il a grand besoin de se reposer, aussi ne désiré-je pas le déranger inutilement.

Vasà répondit par un marmonnement incompréhensible.Valior avait convulsé presque toute la nuit laissant peu de repos à Vasà qui somnolait.

- Mais j'espère que vous avez tous deux passé une bonne nuit. Mettons-nous en route maintenant, si vous le voulez bien. Je souhaite simplement que le soleil fasse son apparition dans la journée...Je déteste prendre la route par ce temps.

La route pris son cour tout doucement et Vasà se montra plutôt réservé,tentant de dormir su le dos d'Isildur.Il n'était pas très attentif au paysage, pourtant magnifique sur les abords de la ville et ne se réveilla que pour manger un morceau avec les autres.



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Ryad Assad
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Mar 31 Juil 2012 - 0:13
Fan parvint à se hisser en selle sans aide, et elle en fut ravie. Avant son départ, Valior avait insisté pour qu'elle s'exerce régulièrement, jusqu'à en être capable rapidement. En cas de danger, ce simple geste pouvait lui sauver la vie, et le vétéran en était bien conscient. Une fois installée, l'elfe vérifia que son épée pendait bien à son côté. Un geste machinal qu'elle analysa a posteriori comme étant un réflexe qu'elle avait acquis durant ses nombreuses années de service. Un petit sourire flotta sur ses lèvres. Ainsi, tout n'était pas perdu, et si sa mémoire flanchait, son corps conservait encore en mémoire les habitudes acquises par le passé. Il y avait peut-être encore de l'espoir. Elle jeta de nouveau un coup d'oeil à l'épée magnifique dont elle était la propriétaire. Belle était son nom. Elle ne s'était pas toujours appelée ainsi, lui avait dit Valior, mais avait été brisée sur le champ de bataille par la charge d'un monstrueux Troll. Fan avait eu la chance de s'en sortir, mais la bataille faisant rage, elle avait dû confier son arme à un forgeron humain, qui avait réalisé un travail digne d'un elfe. Il avait rebaptisé l'arme Belle, et d'après Valior, elle avait abattu maints ennemis sans jamais sembler s'affaiblir.

Fan ne savait trop qu'en penser. Elle avait toujours été droitière, elle le devinait à sa maladresse de la main gauche, et elle se sentait mal à l'aise d'empoigner Belle de sa mauvaise main. Pourtant, si elle désirait survivre, il lui faudrait apprendre à s'en servir. Lui revinrent alors en mémoire les paroles que Keylia avait eues la veille au soir, alors qu'elles n'étaient que toutes les deux dans la chambre. Elle avait dit qu'elle était prête à être blessée pour la protéger, car c'étaient ce que faisaient des amis. Fan considéra une nouvelle fois cette déclaration, et en conçut une pensée forte : Keylia était une elfe incroyablement jeune en comparaison, et qu'elle qu'ait pu être l'importance d'un général dans l'armée, sa vie ne valait plus que celle d'une toute jeune personne qui n'avait pas encore eu l'occasion de vivre. Elle ne dit cependant rien, car elle pressentait que ce genre de conversations allait les faire tourner en rond. Au lieu de quoi, elle répondit à Vasa avec un enthousiasme feint :

- Je présume que puisque vous ne m'apportez aucune mauvaise nouvelle, c'est qu'il va bien. Mais vous semblez épuisé, et je ne souhaite pas vous déranger. Votre ami (et elle faisait de toute évidence référence au cerf) saura sans doute nous suivre. Vous vous reposerez en chemin.

Puis, se tournant vers Keylia :

- Je suppose que vous avez raison. Pardonnez-moi de vous le demander ainsi, mais pourriez-vous prendre la tête de notre petit groupe ? J'ai bien peur que Vasa soit par trop épuisé, et je serais moi-même bien incapable de prendre la bonne direction.

Le petit groupe se mit tranquillement en route, en direction de la porte principale de la cité. En les voyant approcher de loin, les gardes leur adressèrent des regards suspicieux, comme il est de rigueur chez les gardes, mais aucun d'eux ne vint les arrêter ou même les questionner. On leur ouvrit une poterne, de sorte que la Grande Porte restât fermée, et ils se trouvèrent rapidement à l'extérieur. Là, un vent froid et sec soufflait. Fan rentra encore davantage la tête dans sa capuche, et se recroquevilla pour préserver sa propre chaleur. Ils se mirent en route à petit trot. Toute la matinée durant, le vent refusa de tomber, et il fut proprement impossible de communiquer de quelque manière que ce soit. Tandis qu'ils s'éloignaient de la capitale pour pénétrer dans la Rhovanion, les chevaux repassèrent rapidement au pas, gênés qu'ils étaient par les bourrasques incessantes. Fan ne connaissait pas bien les climats de ces régions, mais elle avait la vague impression qu'il ne faisait pas aussi froid d'habitude. Elle eut la preuve de ce qu'elle avançait quand, après seulement quelques heures, de petits flocons commencèrent à tomber. Au début, ce n'était qu'une petite neige qui la distrayit pendant quelques temps, avant qu'elle ne s'en lassât quelque peu. Au fil du temps, les flocons se firent plus nombreux, et une couche de neige se forma sur le sol. Les pas de leurs montures provoquaient d'étranges craquements pour les oreilles non habituées de Fan. Toutefois, en regardant le paysage qui blanchissait à vue d'œil, elle ne put s'empêcher de se dire qu'elle avait déjà vu pareil spectacle. Une profonde tristesse s'empara d'elle, sans qu'aucun souvenir ne remontât, et elle en demeura incroyablement frustrée.

A la mi-journée, le vent se calma un peu, et ils purent s'arrêter pour reposer leurs montures éprouvées, et pour se détendre les jambes. Ils n'étaient pas partis pour rester, et ils avaient emporté avec eux quelques provisions, si bien qu'ils purent manger sans avoir besoin de faire un feu, et de faire usage d'un quelconque matériel. Du pain, du fromage et fruits composèrent le repas de Fan, qui s'en contenta volontiers. Ils mangèrent en silence, toujours perturbés par les hurlements du vent. En début d'après-midi, l'averse de neige doubla en intensité, et le soleil disparut totalement derrière d'épais nuages. La température chuta encore d'un bon degré, et les trois compagnons préférèrent ne pas s'attarder plus que de raison. Ils remontèrent en selle, non sans que Fan fit part de son inquiétude à ses compagnons de route :

- Tout cela ne me semble guère...normal. Je n'ai jamais entendu dire que le Gondor était un pays polaire.

On sentait quelqueS hésitations dans sa voix, et elle s'en rendit suffisamment compte pour tenir à ajouter :

- Mais ce n'est pas cela qui va nous arrêter, n'est-ce pas ?

Toutefois, Fan avait probablement davantage raison qu'elle ne voulait l'admettre. La température était bien trop basse pour la saison, et le même phénomène se produisait un peu partout en Terre du Milieu. L'ancienne général ne s'en souvenait pas, mais elle avait déjà vécu pareille situation par le passé. Quant à ses deux compagnons de route, il était improbable qu'ils en aient entendu parler. Toutefois, un Rude Hiver venait de débuter... L'après-midi fut bien pire que la matinée, tandis qu'ils progressaient vers leur destination. Ils traversèrent l'Anduin en milieu d'après-midi, et se retrouvèrent dans la partie Nord du Gondor, qui bordait les terres du Rhovanion. Les fermes, qui étaient assez nombreuses aux alentours de Minas Tirith, étaient largement espacées à mesure que l'on s'éloignait de la capitale. Les trois voyageurs ne croisèrent personne. La route qu'ils empruntaient était quelque peu recouverte de neige, mais il était difficile de dire si les traces qu'ils pouvaient y distinguer étaient fraiches ou non. L'atmosphère était pesante et inquiétante. L'air semblait compact, et le vent mordant semblait disperser l'oxygène. Il fallait avoir les nerfs solides pour avancer malgré une telle tempête, bien qu'en toute objectivité, on put rencontrer bien pire dans les régions septentrionales d'Arda.

Fan avait perdu toute notion du temps, car l'absence de soleil dans le ciel ne lui permettait pas de voir la progression de la journée. Incapable de discuter, ou de simplement regarder le paysage autour d'elle, elle était seule avec elle-même. La monotonie du voyage lui pesait sincèrement, mais elle ne demanda pas à s'arrêter, peu désireuse de ralentir l'expédition. Cependant, au fond d'elle-même, elle sentait que ses compagnons de route souffraient tout autant qu'elle, et qu'ils ne disaient rien pour les mêmes raisons. L'elfe était plongée dans ses rêveries, quand un son clairement reconnaissable parvint à ses oreilles, porté par le vent. Le hurlement d'un loup. Elle leva vivement la tête, et chercha d'où il pouvait venir. Cependant, la neige ne lui permettait pas de distinguer quoi que ce fut, et elle s'essaya en vain à chercher une autre forme de vie qu'elle et ses compagnons. Toutefois, elle n'avait pas rêvé, et ses compagnons avaient sans doute entendu également.

Les nuages ne désemplirent pas le ciel, et la nuit tomba de fait assez tôt. Jugeant plus prudent de bivouaquer pendant qu'ils voyaient encore assez pour choisir un endroit abrité, ils firent de leur mieux pour trouver un coin tranquille. Il leur fallut encore une bonne heure pour le localiser, et ils seraient passés à côté si Vasa n'avait pas remarqué le petit bosquet recouvert d'une pellicule de neige, qui se confondait parfaitement avec le paysage. Ils quittèrent la route, et s'enfoncèrent avec plaisir entre les arbres qui se trouvaient là. Ceux-ci n'étaient pas assez feuillus pour retenir toutes la neige, mais ils avaient encore des branches assez solides pour fournir un abri décent. Le plus décent que l'on pouvait trouver. Il fallut écarter la neige au sol, chercher du petit bois pour le feu, et préparer le repas. Ils s'attelèrent tous à ces différentes tâches sans échanger plus de deux mots, transis de froid qu'ils étaient. Ce ne fut que lorsque le feu fut allumé qu'ils retrouvèrent un semblant de vie. Fan commença :

- Je vais prendre le premier tour de garde, et m'assurer que le feu ne s'éteindra pas. Je pensais que nous étions encore assez proches de Minas Tirith pour ne pas craindre quoi que ce soit, mais vous avez sûrement entendu les loups...

Elle marqua une pause, songeuse. Ses pensées, sa mémoire voulait lui dire quelque chose, mais elle n'arrivait pas à entendre précisément quoi. Elle savait simplement qu'il y avait un danger potentiel, et qu'il valait mieux se préparer. Mais toute personne sensée aurait fait de même. Elle n'arrivait pas à trouver ce que cette neige lui rappelait, ni à y associer les risques liés.

Le feu allumé, ils entreprirent de prendre un repas chaud. Une soupe de légumes avec du pain eut raison de l'estomac d'oiseau de l'ancienne général, qui s'emmitoufla dans une épaisse couverture de voyage par la suite. Elle adressa un sourire à ses deux compagnons, les encourageant du regard à aller dormir.

- Je ne pense pas qu'il y aura de soucis, mais il vaut mieux faire preuve de prudence, dit-elle d'un ton rassurant.

Disons qu'elle voulait se rassurer elle. Elle fit glisser le fourreau de Belle hors de sa ceinture, et déposa l'épée sur ses genoux, pour pouvoir la dégainer plus facilement. Elle aurait aimé pouvoir faire quelques mouvements dans le vide, pour s'exercer un peu, mais elle était trop gelée et trop fatiguée pour dépenser inutilement son énergie. Au lieu de quoi, elle se contenta de tendre l'oreille, et de garder les yeux ouverts. Le feu qui brûlait doucement à côté d'elle réchauffait ses orteils, mais une pensée brutale lui traversa l'esprit : "ne jamais monter la garde à côté du feu !". Elle ne comprit pas pourquoi, ni ce qui avait pu lui faire entrer cette leçon dans le crâne, mais elle jugea préférable de se lever et d'aller s'installer dos à un arbre, là où nulle flamme ne viendrait projeter son ombre. Son regard se porta sur les traits juvéniles de Vasa, qui avait eu la bonté de soigner Valior, et sur celui guère plus âgé de Keylia, qui avait été si gentille. Cela lui donna un surplus d'énergie. Non, elle ne s'endormirait pas.

Le quart de Fan se termina sans problèmes. Nulle alerte, nulle menace en vue. Et il y avait des chances qu'il en soit de même toute la nuit. Les loups étaient des animaux intelligents, et ils ne prendraient pas le risque de les attaquer si loin dans les terres habitées. Toutefois, il valait mieux faire preuve de prudence. L'elfe ankylosée se leva, et se dégourdit les jambes quelque peu. Elle tourna la tête vers ses compagnons, et, horrifiée, vit une créature glisser sur le corps de Keylia. Fan porta la main à son arme, et voulut crier, mais elle reconnut à temps l'écureuil qui servait d'ami à la jeune elfe, et elle se retint. Cependant, elle avait eu une belle frayeur. Elle laissa son coeur retrouver un rythme normal, et son souffle également, avant de s'approcher de Vasa, qu'elle réveilla d'un murmure :

- Là, là, dit-elle avant qu'il ne s'inquiète. C'est simplement votre tour de monter la garde. Bon courage.

Fan alla se blottir près du feu, et ferma les yeux. Elle s'endormit presque aussitôt, terrassée par la fatigue, désireuse de se reposer avant une journée qui s'annonçait elle aussi éprouvante.


- - -


Karod était gelé, mais il ne bougea pas d'un pouce. Il attendit d'être bien certain que l'elfe ne l'avait pas vue. Allongé qu'il était dans la neige, il avait l'impression d'être transformé en statue de glace. Il était sur le point de pénétrer dans le camp, quand cette femme elfe s'était levée, et l'avait forcé à se cacher. Elle était allongée contre un arbre, hors de son champ de vision, si bien qu'il ne l'avait repérée qu'au dernier moment. Il profita qu'elle allait réveiller un compagnon pour filer en douce, sans se faire repérer. Il se fichait complètement des traces qu'il pouvait laisser, car la neige aurait tôt fait de les effacer, mais il prit grand soin de ne faire aucun bruit, et même des oreilles d'elfes n'auraient pu le percevoir par-dessus le vent hurlant qui se déchaînait.

Karod attendit d'être à bonne distance avant de s'autoriser à courir. Il rejoignit la route, qu'il quitta aussitôt. Il courut pendant encore quelques temps, avant de trouver le cheval qu'il avait laissé là quelques heures plus tôt. Il le monta et s'en alla au galop vers un abri qu'il connaissait, et où il se savait attendu. Il pénétra dans un édifice de pierre nue, réchauffé uniquement par la présence de trois chevaux, et de trois cavaliers. Nul feu pour les trahir. Il salua le garde d'un signe de la main, et ce dernier débanda l'arc qu'il tenait entre ses mains.

- C'est moi, ce n'est que moi, lança Karod.

- Alors ? Tu as trouvé quelque chose ?

L'intéressé hocha la tête avec satisfaction :

- Ils sont trois. Je n'ai pas bien vu, mais il y en a au moins une qui est armée. Pour les autres, je ne peux le dire. Et ils ont l'air bien équipés. On pourrait revendre leurs chevaux un bon prix, et sans doute qu'ils ont de l'or sur eux.

Le factionnaire se frotta le menton :

- C'est vrai...Et tu es sûr qu'ils ne t'ont pas repéré.

- Presque sûr, oui.

- Presque ? Alors monte la garde. Ca t'apprendra à ne pas être sûr de toi.

Karod grogna, mais ne protesta pas ouvertement. Il savait que ses compagnons ne plaisantaient pas.


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"Il n'y a pas pire tyrannie que celle qui se cache sous l'étendard de la Justice"

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Keylia Lissindi
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Mer 1 Aoû 2012 - 17:42
Keylia regarda Fan monter en selle, elle avait volontairement mis énormément de temps à vérifier que sa jument allait bien, pour être prête si jamais Fan avait besoin d'aide, une simple précaution s'était-elle dit. Keylia monta à son tour en selle et observa la femme Elfe, elle put sentir sa fierté. Elle la voyait sourire, au moins le départ une bonne chevauchée! Keylia vérifia que son épée, son arc et son carquois était bien là, oui elle avait tout. Elle alla talonner sa jument lorsqu'elle réalisa que personne ne lui grignotait l'épaule... Squick! Elle regarda à terre sans le voir, elle ne voulait pas retarder ses camarades mais elle ne voulait pas non plus partir sans Squick! Elle fit tourner sa jument vers les rues qu'elle avait emprunté pour descendre et c'est là qu'elle repéra une boule de poil qui essayait de frayer un passage à travers les jambes des passants. Squick arriva en couinant, il grimpa sur la jument de Keylia qui ne broncha pas puis il rejoignit en vitesse sa maîtresse et se blottit, tout tremblant, contre son épaule.

- Je suppose que vous avez raison. Pardonnez-moi de vous le demander ainsi, mais pourriez-vous prendre la tête de notre petit groupe ? J'ai bien peur que Vasa soit par trop épuisé, et je serais moi-même bien incapable de prendre la bonne direction.
- Oui bien sur, j'ai longtemps regarder les cartes de la Terre du Milieu pour venir ici, j'ai étudié aussi les chemins de retour qui me ferait visité le plus de choses, répondit Keylia en souriant

Elle s'avança donc devant Fan et prit la tête du petit groupe. Keylia les mena vers la Grande Porte pour sortir de la cité, les gardes les regardèrent bizarrement, "sans doute est-ce le cerf qui les déranges" pensa Keylia en franchissant la petite porte ouverte pour eux. La jeune Elfe prit le temps d'admirer l'architecture de la Porte, même une fois dehors elle se retourna pour observer une dernière fois la belle cité de Minas Tirith blanche comme la neige, majestueuse, dominant le monde. Elle se prit à rêver d'être la reine de ce bel endroit, sans doute cela doit être une tâche difficile pensa t-elle en regardant maintenant droit devant elle. Elle sentit le vent glacial sur sa peau, ayant les genoux sans protection, elle sentait la vive morsure du froid s'engouffrer sous sa tunique et faire frissonner tout son être. Squick lui se blottit encore plus sur l'épaule de sa maîtresse, Squick procurait à Keylia une parcelle de chaleur sur sa peau, elle obligea alors son esprit à se concentrer uniquement sur lui, la chaleur qu'il diffusait, les battements de son petit coeur et les moindres de ces tremblements, ainsi Keylia n'eut pas à se plaindre du froid.

Quelques heures passèrent et soudain Keylia aperçut des flocons de neige tomber du ciel, elle eut un grand sourire et leva la tête vers les nuages au dessus d'elle, Keylia aimait l'hiver! Enfin elle aimait la neige. Elle laissa les flocons tomber sur sa peau, elle vérifia la distance qui leur restait, se remémora les cartes et décida qu'elle pouvait largement fermer les yeux. Les paupières closes, Keylia vit les hivers passer avec ses parents en Eregion, la neige, les batailles avec son père, elle rentrait souvent chez elle avec les lèvres et le bout des doigts bleues tellement elle restait longtemps à patauger dans la neige. Elle se revoyait riant au côté de son père parce qu'ils avait jeter Squick dans la neige pour la première fois et que le pauvre animal était complètement perdu. Squick avait reniflé, il avait essayé de goûter et c'était aperçu avec une grimace que ce n'était pas vraiment bon en bouche. Elle revoyait parfaitement la tête de son écureuil préférer, elle rouvrit les yeux et passa une main sur sa douce fourrure. Au fil des minutes les flocons devinrent de plus en plus gros, ils recouvrirent bientôt tout la route qui s'étendait devant eux et Keylia pouvait percevoir avec un ravissement non dissimulé le bruit des sabots de sa jument dans la neige. Des sortes de craquements fins qui signifier que la couche de neige ne cesser d'augmenter. Le voyage se poursuivit ainsi pendant plusieurs heures bientôt Keylia jugea une pause nécessaire. On était à la mi-journée et le vent s'était calmé, Keylia fit pivoter sa jument et en regardant ses deux compagnons elle leurs dit:

-Et si on s'octroyait une pause?

Ils acceptèrent volontiers et donc Keylia mit pied à terre. Elle sortit les quelques provisions qu'elle avait prises et tous prirent quelque chose à manger. Keylia se contenta d'une pomme elle n'aimait guère chevaucher le ventre trop plein et de toute manière elle était dan un tel état avec cette neige qu'elle n'avait pas faim. Ils se dégourdirent les jambes et se reposèrent un peu lorsque les flocons de neige se mirent à tomber en plus grand nombre. Keylia regarda Fan puis Vasa.

-Il vaut mieux reprendre la route si mauvaise soit elle, leur dit-elle

Alors chacun s'approcha de sa monture, Keylia donna un peu de ses provisions à sa jument, elle la gratifia aussi d'un petit câlin et de douces paroles d'encouragement murmurer au creux de son oreille en elfique. La jument s'agita doucement signe qu'elle pouvait repartir.

- Tout cela ne me semble guère...normal. Je n'ai jamais entendu dire que le Gondor était un pays polaire, Fan hésita un instant avant de continuer, Mais ce n'est pas cela qui va nous arrêter, n'est-ce pas ?
-Vous avez raison ce temps est assez étrange, on dirait que les éléments se déchaînent, dit Keylia, mais nous y arriverons, le seigneur Valior sera fier de nous, dit Keylia en souriant

Tous remontèrent en selle et repartir pour de longues heures de route. Durant l'après midi la neige ne s’arrêta pas et le vent non plus. Ce fut un passage plutôt dur à supporter mais le pire vint une fois qu'ils avaient traverser l'Anduin, là le vent était froid et violent, la neige était toujours présente et recouvrait la route devant eux. Keylia serra les dents, le voyage devenait dur, autant physiquement que moralement, elle ne se souvenait pas d'avoir endurer pareil froid ni pareil chute de neige durant sa vie. L'Elfe discerna tout de même des traces de pas sur la route, elle ne put identifier l'animal ou la race de la personne qui avait marcher, la neige rendait un identification formel difficile, elle n'y fit donc plus attention et se re-concentra sur la route à suivre. Aucune paroles, aucun bruit, rien ne venait troubler le voyage et Keylia se surprit à penser qu'elle aurait aimer rencontrer quelques gens ou même des orcs pourvu qu'il est quelque chose. Elle aimait la neige mais elle n'aimait pas être enfermer sur elle-même alors qu'elle n'as rien décider. Tout à coup un bruit se fit entendre, Keylia discerna un hurlement, un loup. Elle grimaça et frissonna car elle avait tourner la tête et tous les mouvements qu'elle faisait étaient douloureux où lui provoquait de désagréable frissons.

Peu après tous jugèrent qu'il était temps de trouver un endroit ou dormir, ils se mirent à la recherche d'un coin tranquille, bien abrité pour y passer la nuit. Ce fut Vasa qui découvrit l'endroit qu'il leur fallait. Tous s'attelèrent à transformer ce coin en parfait campement de voyageur, petit bois, feu et tout ce qui s'en suit. Chacun fit quelque chose, dans un silence plus que pesant pour la jeune Elfe. Assis autour du feu, tous reprenait un peu de couleur.

- Je vais prendre le premier tour de garde, et m'assurer que le feu ne s'éteindra pas. Je pensais que nous étions encore assez proches de Minas Tirith pour ne pas craindre quoi que ce soit, mais vous avez sûrement entendu les loups...
- Oui je les ai entendus, ils m'ont paru loin mais je ne puis être sure de rien, dit la jeune Elfe

Fan fit une pause, Keylia la regarda, elle semblait perdue dans quelque pensées, de vielles pensées, ou alors se rappelait-elle d’évènement douloureux qui ce serait produit dans les mêmes conditions.. Keylia ne savait pas ce qui se passait dans la tête de Fan tout ce qu'elle pouvait dire c'est que la femme Elfe n'avait pas l'air d'aimer ça.

Autour du feu tous prirent quelque chose de chaud à manger, excepté Keylia qui prit un morceau de pain et un fruit. La faim lui manquait toujours, les conditions de voyage étaient horribles et elles avaient d'autre choses à penser. Fan les regarda, comme une invitation à aller dormir, Keylia lui sourit et la remercia de se charger du premier tour de garde. La jeune Elfe s'allongea et plongea dans une profonde méditation, elle concentra tout ses sens sur des souvenirs d'été joyeux avec ses parents, elle revit plein de bribes de souvenirs, elle se sentait bien. Elle ne sut dire combien de temps s'était écoulé mais une présence inconnu la fit sursauter elle regarda partout affolée et elle vit Squick allongé en boule sur son ventre, elle sourit et laissa échapper un petit rire avant de replonger dans sa belle méditation, avec ses parents, à la chaleur du soleil...
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Vása Bregolas
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Sam 11 Aoû 2012 - 19:24
HRP:Après une arrivée dans un gîte sans connexion internet, je m’excuse du retard et si une prochaine fois pour les mêmes raisons, je ne poste pas dans un délai que tu juge long, Ryad,tu as carte blanche pour mon personnage.

~~~

Vasà dormait profondément, lâchant de longues expirations qui rappelaient le vent froid de l'hiver interminable.Un sommeil profond qui fut troublé par le murmure de Fan.


- Là, là, dit-elle. C'est simplement votre tour de monter la garde. Bon courage.


Vasà maugréa tout en tentant de se relever à l'aide du chêne au pied duquel il avait entamé sa nuit.L'arbre était assez grand pour faire un bon promontoire et les branches basses garantissaient une montée relativement facile.Tout en restant dans ses réflexions, il observa Fan s'endormir à quelques pas,un spectacle d'autant plus ahurissant qu 'il était instantané,ou presque.

Jugeant une dernière fois la cime à une dizaine de mètres, il se lança dans l’ascension, tout muscle tendus.Il réussis facilement à atteindre le sommet mais se promis de se perfectionner à l'escalade des son retour à Minas Tirith.Une fois en haut, il fit un demi tour sur lui même et déjà repéra une anomalie.Un feu à environ un kilomètre de la se dressait dans toute sa splendeur.

Curieux, Vasà réveilla son cerf, puis s'approcha de l'endroit approximatif ou se trouvée la flamme qui disparurent curieusement quand il s'approcha.Il put néanmoins distinguer la silhouette d'une tente dressée.Pensant à un simple campeur, il rebroussa chemin avant de sombrer sous le poids d'une lourde masse.

---

Karod était idiot, un idiot de première classe, mais un bon guerrier, un très bon guerrier.

Ce soir Karod avait très froid, et il ne connait qu'un moyen de se réchauffer: faire du feu.

"- Presque ? Alors monte la garde. Ca t'apprendra à ne pas être sûr de toi." lui avait dit Gauvin.

Et ses deux neurones se sont connectées.Il se pavana le temps d'une minute devant la chaleur du feu puis Gauvin sortit de sa tente lâchant "un cris primitif", les yeux exorbités.

-Dépêche toi d'éteindre ce feu si tu veut pas finir ta vie d'un mystérieux assassinat et d'un coup dague bien placé.

Karod vida ses deux bouteilles jusqu'à éteindre la dernière braise du bûcher puis compris la prudence de Gauvin avec l'arrivée d'une monture au petit trot.Karod attrapa une bûche de sa main droite, s'avança vers l'elfe, puis le frappa de toute force sur le haut du crane.






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Ryad Assad
Espion de Rhûn - Vicieux à ses heures perdues
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~ GRIMOIRE ~
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- -:

Mar 28 Aoû 2012 - 1:00
Le froid...Le froid était absolument partout. Le froid paralysait les muscles aussi bien que l'esprit. Le froid, c'était comme une maladie dont le premier symptôme était une impression pesante de danger, et dont la conclusion était invariablement la mort. Une mort contre laquelle il est vain de lutter, contre laquelle personne, pas même le meilleur combattant ne peut lutter. Un éclair passa devant les yeux clos de Fan, qui lâcha un petit gémissement. Il s'agissait d'une grande traînée de flammes. Une silhouette immense se dressait devant elle, et elle avait l'impression que la créature emplissait totalement son champ de vision. Ses lèvres restèrent closes, et elle sentit une terreur sans nom l'étreindre. Un nouvel éclair la frappa, et elle vit nettement le corps d'une immense masse sombre, encore agitée de soubresauts. Autour d'elle, des corps amoncelés, sans vie, attestaient d'un combat âpre et violent. Elle sentit un tremblement la parcourir. Des larmes coulèrent le long de ses yeux. Devant elle, la silhouette dégageait une intense chaleur qui la faisait transpirer...Mais alors pourquoi avait-elle si froid ?

Fan se réveilla en sursaut. Les yeux grands ouverts, le souffle court, elle se mit subitement à paniquer. Non pas à cause du cauchemar qu'elle venait de faire, mais à cause de la réalité qui l'entourait. Elle ne voyait absolument rien. Rejetant vivement les couvertures qui l'étreignaient, et sans se soucier outre mesure du froid qui la saisit immédiatement, elle porta la main à son épée, et regarda autour d'elle. Le feu au centre de leur campement était éteint, et il se dégageait des braises une douce fumée qui s'élevait en volutes complexes vers un ciel sans nuages et sans lune. De minuscules flocons de neige continuaient à tomber, tourmentés par d'impitoyables rafales de vent. Et dans cette apocalypse, aucune trace de Vasa. Fan était au bord de la panique, mais elle fit un effort pour raisonner logiquement.

Premièrement, Keylia était toujours à ses côtés, en attestait la silhouette endormie qui se trouvait non loin. Cela signifiait que la disparition de Vasa s'était produite entre leurs deux quarts, et qu'il y avait donc fort à parier qu'elle soit relativement récente. Deuxièmement, le feu éteint indiquait clairement que Vasa n'était pas simplement parti faire une ronde, sans quoi il aurait pris soin de raviver le feu. Et il était impensable qu'il les ait simplement abandonnées sans rien dire, puisque si son cerf avait disparu, ce n'était pas le cas de son couchage et de son sac à dos. Par ce temps, personne n'aurait pris le risque de parcourir une grande distance sans un minimum d'équipement. Ainsi, en recoupant toutes ces informations, il était possible de déterminer qu'il n'était pas parti très loin, mais qu'il avait sans doute été retardé.

Restait simplement à savoir où il était, et pourquoi il ne revenait pas. Fan s'approcha doucement de Keylia, et posa une main fraîche sur sa joue pour la réveiller en douceur. Elle lui murmura des mots apaisants, mais son regard trahissait immanquablement son inquiétude, et il lui était impossible de cacher que quelque chose n'allait pas. Elle préféra expliquer en détail avant que la jeune elfe ne commence à s'inquiéter elle-même :

- Il y a quelque chose d'anormal, Keylia. Le feu s'est éteint tout seul, mais Vasa n'est pas dans les parages. Je crains qu'il ne se soit éloigné du campement, et que quelque chose l'ait retenu.

Intérieurement, elle pensa au loup qui avait hurlé alors qu'ils chevauchaient. Etait-il tombé sur une de ces créatures ? Ou sur toute une meute ? Impossible de le savoir pour l'instant, mais il y avait deux certitudes dans l'esprit de Fan. La première était qu'elles ne pouvaient pas abandonner Vasa au sort qui était le sien, et la seconde était qu'elles devaient s'éloigner au plus vite de leur campement de fortune.

- Partageons-nous les affaires de Vasa, et filons d'ici au plus vite. Nous devrons attendre demain pour le chercher.

A peine eut-elle terminé sa phrase qu'un bruit de sabots fendant la neige se fit entendre. Fan n'eut pas le temps de dégainer son épée qu'un cerf affolé pénétrait dans le campement. Il s'immobilisa, en projetant de la neige sur les deux elfes, et se mit à piaffer et à renâcler, comme s'il voulait leur dire quelque chose. De toute évidence, c'était la monture de Vasa, qui revenait sans cavalier. Et son état d'agitation ne pouvait signifier qu'une seule chose : qu'il était arrivé malheur au jeune elfe. Avec un luxe de précautions, l'ainée des deux elfes s'approcha de l'animal, pour tenter de le calmer, et de le réduire au silence. Mais il était trop tard.

Par delà les arbres, dans l'obscurité la plus totale, un hurlement lupin se fit entendre. Terriblement proche. La créature devait être affamée, et avait probablement dû prendre en chasse un des rares animaux à ne pas avoir fui ces températures polaires. La faim étant le moteur de leur ennemi, il n'avaient aucune chance de lui faire peur d'une quelconque manière, et son appel était probablement destiné à une meute qui se trouvait non loin. Fan réprima un frisson, et dégaina Belle, son épée à la lame acérée. Elle lui paraissait trop lourde pour être maniée avec précision, et le fait de la tenir dans la main gauche la gênait considérablement. L'elfe avait l'impression d'être tordue, et de ne pas avoir les bons réflexes. Valior avait bien essayé de lui faire retrouver quelques sensations, et on peut dire que dans une certaine mesure, il y était parvenu, mais elle était encore loin d'être prête.

A côté d'elle, sa monture lâcha un hennissement affolé, sentant probablement l'odeur d'un prédateur. La monture de Keylia commença elle aussi à s'agiter, contaminée par la panique. Fan était bien incapable de savoir de quelle direction allait survenir l'attaque. Tout se ressemblait autour d'elle. Les arbres, la neige et la nuit. Elle se tourna à demi-vers sa compagne, sans cesser de jeter des regards alentour :

- Grimpez en selle, Keylia. Si ce loup doit attaquer, il faudrait mieux que nous soyons prêtes à filer dès que nous verrons une opportunité...

Fan avait pensé à un plan simple. Keylia en selle, elle aurait pu elle-même enfourcher son cheval, et elles auraient pu bénéficier d'un avantage certain sur le prédateur qui les traquait. Mais avant que la jeune elfe ait eu le temps de s'exécuter, Fan repéra leur adversaire. La bête était trapue, puissamment bâtie, et apparemment en bonne santé. Son pelage était aussi noir que la ciel, et seuls ses yeux jaunes avaient trahis sa présence. Sa gueule démesurée béait, dévoilant des crocs comme des dagues qui encadraient une langue rouge amarante. Un nuage se formait autour de la tête de la créature, résultante de la condensation de son souffle rapide et puissant. Davantage que son aspect, ce qui terrifiait chez ce loup c'était sa taille inhabituelle. En effet, il mesurait facilement plus d'un mètre de haut au garrot : un chef de meute sans doute, et un adversaire formidable d'autre part.

Fan s'interrompit net en le voyant, focalisant toute son attention sur ce danger incroyable. La créature grogna, cherchant à faire fuir ses proies pour les fatiguer, mais les chevaux étaient encore attachés, et malgré tous leurs efforts, ils ne parvinrent pas à se libérer. Le loup grogna encore plus fort, tout en avançant quelque peu. Il était seul, mais il semblait sûr de sa force. Il devait sentir la peur qui émanait des êtres en face de lui. Et pas seulement des chevaux. Malgré son grand âge, Fan savait qu'elle avait bien peu de chances de venir à bout d'un tel adversaire. Elle se contenta donc de raffermir sa prise sur son épée, et de tenir tête au loup. Le moindre mouvement pouvait être fatal. Dans les yeux de la bête, on lisait une certaine forme de ruse, et nul doute qu'il attendait une attaque désespérée, et qu'il était prêt à réagir. Il devait savoir que sa meute n'allait pas tarder à arriver, et que le temps jouait pour lui. Lorsque Fan s'en rendit compte, elle commença à paniquer, et agit la première.

Elle chargea la créature, frappant en diagonale pour la forcer à se défendre en reculant. Elle avait tout misé sur cette première attaque, surestimant peut-être un peu trop ses propres capacités. Le loup bondit en arrière avec une vivacité surprenante, se ramassa sur lui-même, et contre-attaqua. Fan s'écarta aussi vite que lui permettait le sol traître sur lequel elle marchait, mais ne parvint pas à éviter totalement la charge du loup. Elle vit les crocs claquer à l'endroit précis où aurait dû se trouver son bras droit, avant d'être aveuglée par la masse sombre qui venait de la heurter violemment à l'épaule. Elle se retrouva propulsée au sol, et Belle quitta sa main alors qu'elle s'écrasait sur le dos. Le loup tomba à ses côtés, et tenta de mordre à nouveau. Toutefois, emporté par son élan, et repoussé par le pied de Fan, il manqua à nouveau sa cible. Au loin, les hurlements d'une meute. Les renforts arrivaient...


- - -


Gauvin débanda l'arc qu'il tenait dans sa main, en voyant un cerf filer au loin. L'animal semblait terrorisé, mais il était également vif et agile, et il valait mieux éviter de perdre bêtement une flèche qui aurait pu renseigner sur leur position. De toutes façons, l'animal ne leur poserait plus de soucis. Cependant, une vague d'inquiétude passa dans son esprit, et il se tourna rapidement vers Karod, agenouillé à côté du corps inerte d'un jeune garçon. Il se retint de donner un coup de pied à l'idiot qui avait failli les perdre par sa stupidité, mais son regard dur était on ne peut plus explicite.

- Mort ? Demanda-t-il.

Karod fit signe que non, et posa sa main sur la gorge du garçon, pour voir si son cœur battait toujours régulièrement. Ce faisant, il rejeta involontairement une mèche de cheveux, dévoilant une oreille pointue. Lâchant un juron sonore, il recula prestement, comme s'il avait posé la main sur de l'acide.

- Quoi ? Que se passe-t-il ? Interrogea Gauvin, qui n'avait rien vu.

- Bon sang...C'est un elfe !

Malgré sa grande expérience en la matière de rapine, Gauvin se permit d'afficher une expression surprise. C'était la première fois qu'il rencontrait un elfe aussi jeune. Il avait à peine l'âge d'homme...guère plus âgé que son fils. Pour les bandits de grand chemin, les elfes demeuraient un mystère, une sorte de chose étrange, surnaturelle, qu'il valait mieux ne pas déranger. Les attaquer était souvent suicidaire, et les provoquer une folie. Nonobstant leur réputation effrayante, Gauvin sentit qu'il y avait matière à se réjouir de cette nouvelle, et cela transparut sur ses traits.

- Ca te fait sourire ? Merde ! Tu es vraiment aussi cinglé qu'on le raconte, alors !

Gauvin laissa passer la remarque, et se permit une explication sommaire à Karod, qu'il méprisait souverainement :

- Les elfes ne sont pas invincibles, crétin. Ils profitent simplement d'une réputation exagérée. Mais il y a une chose qui est on ne peut plus vraie les concernant : ils sont riches. A mon avis, la moindre de leurs armes vaut une petite fortune, tout comme leurs vêtements, leurs chevaux, et tout leur attirail étrange. Oui. D'abord nous les tuons, et ensuite nous les pillons.

Un troisième homme fit alors son apparition. Il n'était pas très grand, mais ses bras et ses jambes étaient épais comme ceux des bûcherons. Il avait le visage carré, recouvert en grande partie par une épaisse barbe noire guère entretenue. En fait, on aurait dit un grand nain. La hache passée à sa ceinture, ainsi que sa voix rocailleuse collaient parfaitement à son personnage, et c'est en ces termes qu'il s'exprima :

- Il ne sera pas nécessaire de les tuer. Certes, nous débarrasser de leurs corps serait plus rapide, mais pensez à ce que l'on pourrait tirer d'un esclave elfe. Et si les deux autres sont aussi des oreilles pointues, nous pouvons espérer gagner gros.

Karod s'approcha. Il dépassait le barbu d'une tête, mais il était évident qu'il était celui des deux qui avait le plus peur :

- Argis, je pense que...

Un poing ganté de fer vint s'écraser sur sa joue, coupant court à son intervention. Karod se retrouva au sol, la joue enflée et la lèvre en sang. Et cette fois, il ne dominait plus Argis par la taille. Ce dernier affichait un masque de noire colère, et même Gauvin préféra reculer d'un pas.

- Je suis d'avis que tu as assez pensé pour ce soir. Je t'avais demandé de les espionner discrètement, pas de les attirer jusqu'ici. Tu expliqueras à nos compagnons pourquoi ils doivent sacrifier une nuit de sommeil pour déplacer le campement. Quant à toi, Gauvin, je te confie l'elfe. Assure-toi qu'il ne puisse pas s'enfuir...sans avoir besoin de lui casser les deux jambes.

Un sourire carnassier s'afficha sur le visage de l'intéressé, et Karod frémit de terreur. Il était vraiment chez des fous ! Cependant, il n'osait pas contester les ordres, et il se précipita sous la tente commune pour réveiller tout le monde, et les prévenir qu'ils partaient. Ils allaient lui en vouloir, très certainement, mais probablement que la perspective d'une grosse prise les revigorerait un peu.

Pendant ce temps, Gauvin s'approcha de l'elfe toujours endormi, pour l'entraver. Il était doué pour ce genre de choses, et il avait la chance d'être relativement inventif. Pour éviter que l'elfe ne puisse se défaire facilement de ses liens, il décida de ne pas coller ses deux mains, mais bien de les séparer. Il enroula une corde autour des deux poignets, et serra fermement, de sorte qu'il soit impossible de s'en défaire. Cela réduirait aussi la circulation sanguine, et rendrait difficile le plus petit mouvement des doigts. Il plaça ensuite la main droite à la hanche gauche, par devant, et la main gauche à la hanche droite, par derrière. Comme dans une joyeuse farandole, les deux mains étaient situées à l'opposé l'une de l'autre par rapport au tronc, et, attachées qu'elles étaient par une corde très serrée, elles ne pouvaient pas se rejoindre. En plus, la tension était telle qu'elle comprimait très légèrement l'abdomen de l'elfe. Ainsi, il aurait plus de mal à respirer convenablement. Il serait donc moins enclin à s'échapper.

Une fois sa besogne terminée, il allongea sa pauvre victime dans la neige, en attendant que le campement fut prêt à être évacué. Il se tenait à une distance respectable de l'elfe, les yeux braqués sur lui, la main posée sur la garde de son épée. Argis avait dit de ne pas le tuer, mais cela n'impliquait pas de faire preuve de relâchement.


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Keylia Lissindi
Archer Elfe
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Sam 8 Sep 2012 - 17:22
La chaleur, les arbres, le soleil. Le bonheur. Keylia était bercé dans le bonheur. Le soleil chauffée sa peau et ses parents étaient là. Enfin elle supposait qu'ils étaient là, oui car ce souvenir était celui d'une partie de cache-cache dans les bois. Et c'était à son tour de retrouver ses parents. Keylia se souvenait bien de ce jour, elle avait parcouru les bois à leur recherche pendants presque tout l'après-midi sans les localiser, il faut dire qu'elle était petite. Épuisée et fatiguée la petite Elfe s'était assise par terre et s'était mise à pleurnicher puis elle avait crier le nom de ses parents avec toute la voix dont elle disposait mais personne n'était venu, alors la fillette avait inspiré et expiré à fond plusieurs fois pour se calmer puis elle avait essayer de se concentrer sur les bruits de la forêt, sur les animaux. Elle est rester quelques minutes debout immobile en cherchant quelque chose d'anormal dans ces bois mais rien ne venait, elle poussa sa concentration et parvint à détecter les espèce qui vivait près d'elle. Elle élargis cette faculté et fini par tomber sur ses parents, elle rouvrit les yeux et courra vers eux, elle trouva son père percher en haut d'un arbre, il était là à l'attendre avec un grand sourire. Il l'avait regardé quelques secondes puis était descendu, il s'était planté devant sa fille et lui avait dit:

- Je suis fier de toi.

Avant de la prendre dans ses bras. Keylia n'avait jamais était aussi heureuse! Ensuite elle partit en courant chercher sa mère qui s'était cacher dans un trou recouvert de feuilles au beau milieu d'une clairière. Celle-ci sourit à sa petite fille en lui disant aussi qu'elle était fière d'elle. Keylia se rappelait de ce jour comme si c'était hier. Après sur le chemin du retour vers la maison ils avaient tous rigoler ensemble... Surement le plus bel après-midi de la vie de Keylia pour l'instant.


Keylia était allongée sur le dos, en apparence endormie mais en pleine méditation. Elle s'était recouverte d'une couverture chaude pour résister au froid mordant qui régnait dehors. La jeune femme s'était littéralement perdu dans ses pensées et avait oublié de laisser de temps à autre son esprit vagabonder pour s'assurer que ses camarades étaient là. Du fait elle ne savait rien sur la disparition de Vasa ni sur l’inquiétude régnant dans le coeur de Fan à cotée d'elle. En définitif Keylia n'était consciente de rien. Ce qui la sortit de son rêve fut une main froide sur sa joue, cet élément ne collait pas avec son souvenir d'été, du coup la jeune femme ouvrit les yeux et découvrit Fan devant elle, alors Keylia sut qu'il était arrivé quelque chose de grave. Le visage de Fan était légèrement crispé signe qu'elle s'inquiétait de quelque chose, d'autre part Keylia le lisait dans ces yeux, il était arriver un malheur.

- Il y a quelque chose d'anormal, Keylia. Le feu s'est éteint tout seul, mais Vasa n'est pas dans les parages. Je crains qu'il ne se soit éloigné du campement, et que quelque chose l'ait retenu.

Les loups. Ce fut la première image qui traversa l'esprit de l'Elfe. Elle les avaient entendus lors de leur arrivée ici, et Vasa devait être au prises avec eux quelque part, peut-être était-il déjà blesser, peut-être était-il en mauvaise posture ou peut-être pire... Peut-être était-il mort. Keylia sortit en vitesse de ses couvertures oubliant totalement qu'un écureuil logeait sur son ventre. Squick fut projeter dans la neige alors qu'il dormait encore, le pauvre animal se réveilla en émettant un cri strident avant de courir sur les genoux de Keylia, celle-ci fit une grimace et s'excusa auprès de son petit compagnon avant de le loger sous sa tunique au niveau de son épaule. Keylia se mit donc debout et regarda aux alentours, effectivement le feu était éteins et le silence régnait dans la nuit. Elle ralentit les battements de son coeur et scruta la forêt. Rien. Vasa devait être hors de sa portée. Mais hors de sa portée signifiait loin. La voix de Fan tira Keylia de sa transe.

- Partageons-nous les affaires de Vasa, et filons d'ici au plus vite. Nous devrons attendre demain pour le chercher.

Keylia hocha la tête, il n'était pas bon de rester ici, elles devaient retrouver Vasa. Mort ou vivant... Tout à coup Keylia sentit que quelqu'un approchait elle tourna la tête dans la direction de sa sensation et vit débouler le cerf de Vasa. Il était tout affolé, paniqué, il était arriver quelque chose de très grave pour que celui-ci se conduise comme ça. Keylia vit Fans'approcher de l'animal, elle la laissa faire, elle devait avoir plus d'expérience qu'elle. Mais Keylia resta fixer sur ses gardes, le cerf n'était pas le seul animal qui rodait dans les parages. La femme Elfe sentait une autre présence, plus noir, plus menaçante... Tout à coup un hurlement lupin retentit par delà les arbres dans les bois. Un frisson parcouru le corps de Keylia ainsi que celui de Squick. Ce n'était pas bon du tout... Keylia vit Fan sortit son épée. Alors l'Elfe prit son arc et jeta son carquois sur son épaule, elle ne savait pas vraiment comment serait la créature mais de toute manière elle avait toujours une lame à porter de main. Les chevaux commencèrent à s'agiter, l'attaque était proche. Keylia regarda sa jument elle s'en rapprocha doucement et posa sa main sur le museau de l'animal qui se calma un peu.

- Grimpez en selle, Keylia. Si ce loup doit attaquer, il faudrait mieux que nous soyons prêtes à filer dès que nous verrons une opportunité...

Ainsi Fan avait un plan, Keylia mit son arc sur son épaule et remit quelque peu sa selle en place puis elle sauta avec légèreté sur le dos de sa jument, à peine dessus elle sentit Fan se mettre sur ses gardes pour de bon, elle tourna la tête et aperçu leur ennemis. Le loup était d'une taille incroyablement grande, un dominant sans doute. Il avait de grands yeux jaunes à faire froid dans le dos, un épais pelage, une gueule énorme peuplé de crocs acérer. Keylia put voir aussi des pattes velues et puissante, manque de chance il devait être dans son meilleur âge, ni trop vieux pour être rouillé mais assez pour avoir de l'expérience au combat. Le souffle rapide du loup produisait un halo autour de sa tête rendant la scène encore plus irréelle et terrifiante qu'elle ne l'était déjà. Le loup grogna et Keylia maintint sa monture en place, elle comprenait que sa jument voulait se faire la malle mais ce n'était pas le moment. C'est alors que Fan se jeta sur l'animal et Keylia ne put retenir un cri.

- NON!

Il ne fallait pas! Surtout pas lui offrir une occasion pareille! Keylia se mit debout sur sa selle, elle força ses muscles froids à réagir à sa volonté. Une fois debout elle encocha une flèche. Il fallait qu'elle trouve un point faible et vite! Keylia vit le loup se jeter sur Fan mais par bonheur louper sa chair. Elle décocha une flèche qui alla se planter dans le ventre de la bête, celle-ci poussa un grognement rageur et tourna son immonde tête vers Keylia. Alors celle-ci décocha une nouvelle flèche qui alla se planter entre les deux yeux de la bête, cette dernière recula par la où elle était venue, tentant d'enlever ce qu'elle ne pouvait voir entre ses yeux. Keylia sauta de sa monture et se précipita vers Fan.

- Tout va bien?, demanda t-elle

Mais elle n'eut pas le temps d'avoir une réponse, les renforts était à quelques mètres d'eux seulement, Keylia prit Belle et la jeta non loin de la main de Fan puis elle retourna se mettre debout sur sa selle. Elle fit chanter son arc sur les loups qui arrivaient. Elle put réussir à en abattre plusieurs, mais ses doigts froids commençaient à lui faire mal. Elle continua et bien tôt elle put les voir saigner. Elle pesta de ne pas avoir prit le temps de mettre un gant. Son arc chanta une dernière fois. Le chef de meute avait cassé le bout de flèche qui le gênait, celle-ci était bien sur toujours planté mais le loup était animé par une telle rage que rien ne pouvait l'empêcher de faire ce qu'il voulait. Il se jeta alors sur la monture de Keylia. Elle et sa jument se retrouvèrent à terre, Keylia sortit son poignard, seul arme qu'elle avait à porté de main puisque son arc était parti loin lorsqu'elle était tombé et aussi car elle était couché sur ses flèches. Elle prit donc poignard et blessa le loup au front, néanmoins celui-ci bondit sur Keylia et plaqua ses bras au sol, la femme Elfe était sans aucune arme de défense, la tête juste en dessous de la gueule béante et baveuse du chef de meute...
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Vása Bregolas
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Lun 10 Sep 2012 - 20:08
Impossible.Totalement impossible.Non.Il est décidement, impensable de se défaire de ces fichus liens.

Vasà se rappelait à peine de la scène.Il avait tourné les talons, et le voila maintenant enfermé dans un stockage à bois, pieds et mains liés.Il se maudit cents fois d'être partit seul, inconscient du danger.

*Et les autres ?*, il refusait de penser un instant qu'il sois dans une situation tout aussi périlleuse que la sienne, comme pour oublier son propre malheur.

Il falait trouver un moyen de s'évader, et c'est dans un hurlement lupin qu'il trouva sa sortie.

De la lourde porte fermée sortit la lourde carrure d'un humain.A son visage, Vasà put deviner toute la haine et l'aviditée d'or de sa personne, de ses propos, il la constatat.

- Si t'as des blessures, montre les tout de suite et t'auras peut-être un repas.

L'homme s'avança, et oublia naturellement de fermer la porte.Il observa bras, tête, en s'aretant sur les oreilles, jusqu'au pieds qu'il se pris royalement dans la face.

Vasà saisis vite sa chance, ses mains liés, il envoya ses coudes sur la tempe de l'homme, qui , plié en deux, fit connaisance avec les genoux.

L'humain à terre, il se servit de son couteau pour se libérer.Il se rua hors de la cabane, puis repéra rapidement un sentier.
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Ryad Assad
Espion de Rhûn - Vicieux à ses heures perdues
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~ GRIMOIRE ~
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Mar 11 Sep 2012 - 14:43
Fan était sous le choc. Le premier assaut de la bête était passé à deux doigts de lui ôter la vie, et elle n'avait dû son salut qu'à une chance inespérée. Elle avait cru que le loup serait quelque peu affaibli par le froid et la faim, mais elle s'était trompée. Ces deux facteurs avaient décuplé ses capacités, et l'avaient rendu particulièrement déterminé. Dans ses yeux brillaient une rage féroce, empreinte de fatalité. Ce seraient elles ou lui. Fan entendit le sifflement caractéristique d'une flèche fendant l'air, puis le bruit mat et répugnant de celui de la pointe qui se fiche dans la chair. Le loup glapit, mais cela ne suffit pas à le détourner complètement de la cible alléchante que constituait l'elfe amnésique. Une seconde flèche frappa la créature à la tête, mais ne la tua pas non plus. Keylia était sans doute engourdie par le froid, et elle n'avait pas tendu suffisamment la corde. Cependant, la précision de son tir avait largement compensé son manque de puissance, et le loup battit en retraite, fou de douleur.

Fan avait le souffle court. Ses yeux écarquillés étaient fixés sur le loup qui gémissait et qui tentait de se débarrasser de la flèche qui lui avait meurtri le crâne sans toutefois toucher le cerveau. Le froid qui s'insinuait en elle malgré ses vêtements épais contribuait à la faire trembler, mais ça n'était pas la seule raison. Ce loup avait failli la tuer ! Elle sentait presque la mâchoire hérissée de crocs se refermer sur sa gorge, et la nuit tomber sur sa vie. Une main se posa sur son épaule, et elle sursauta, craignant une nouvelle attaque. Mais c'était Keylia. Le soulagement qu'elle éprouva à ce moment-là était clairement visible sur ses traits. Elle aurait voulu dire à cette courageuse elfe qu'elle n'avait rien, qu'elle n'était pas blessée, et qu'elles devaient fuir, mais elle n'en eut pas le temps.

L'abomination, ce loup géant, n'était pas la seule créature à chercher à manger, et toute sa meute avait répondu à son appel. Ils étaient désormais là, prêts à en découdre. Prudents face à ce qu'ils devaient sûrement considérer comme des proies, ils passèrent immédiatement à l'attaque en voyant Keylia se préparer à se défendre. La jeune elfe pensa à lancer à Fan son épée, de sorte qu'elle puisse se défendre seule. Mais cette dernière n'était pas encore remise du choc. Gauche, elle se saisit de son arme, et se releva tant bien que mal. Pendant ce temps, les flèches de sa compagne filaient vers les loups. Plusieurs s'effondrèrent dans la neige, et leur sang macula le tapis immaculé qui recouvrait le sol. Mais les munitions n'étaient pas infinies, et bientôt les traits cessèrent de pleuvoir sur les loups affamés, et l'Alpha profita de cette accalmie pour se précipiter dans la bataille.

Fan le vit passer à toute vitesse devant elle, et elle n'eut même pas le temps d'esquisser un geste pour le frapper. Ses pattes puissantes le propulsaient bien trop rapidement, et au fur et à mesure qu'il approchait du feu éteint, la neige se faisait moins dense, tant et si bien que ses appuis étaient renforcés. Il se ramassa sur lui-même, avant de bondir à une hauteur stupéfiante, droit en direction de Keylia. Fan ne put retenir un cri lorsque monture et cavalier se retrouvèrent bientôt précipités au sol. Le loup, massif et trapu se jeta sur la jeune elfe, qui parvint à le frapper à la tête avec son poignard, mais pas assez fort pour l'occire. Le monstre l'écrasa de tout son poids, la gueule prête à mordre.

Fan sentit un frisson particulièrement violent parcourir son corps. Elle avait eu peur pour elle lorsque le loup l'avait attaquée, mais ce n'était rien en comparaison de ce qu'elle éprouvait en voyant sa compagne en si mauvaise posture. La peur avait paralysé son corps, mais la terreur qu'elle éprouvait désormais décuplait ses forces. Avec un cri de rage, et faisant fi des larmes qui coulaient sur ses joues, elle plongea sur le chef de meute. Belle s'enfonça sans difficulté entre les côtes du mastodonte qui poussa un hurlement de douleur strident. Mais Fan avait mis tellement d'énergie dans son assaut qu'elle percuta de son épaule la bête, l'entraînant avec elle dans une chute non contrôlée. Elfe et loup se retrouvèrent à rouler dans la neige, mais ce fut l'elfe qui se releva. Essoufflée, échevelée, elle se précipita vers Keylia toujours à terre :

- Keylia ! Keylia répondez-moi, je vous en prie ! Vous n'avez rien ? Vous n'êtes pas blessée ?

Sa voix était chargée d'inquiétude, et les larmes qui continuaient à couler de ses yeux étaient tout sauf factices. Elle posa ses doigts frais sur les lèvres de la jeune elfe, pour s'assurer qu'elle respirait encore, mais n'eut pas le temps d'avoir confirmation. Une vive douleur à la jambe la saisit, et elle se sentit partir en arrière. Un cri de surprise franchit ses lèvres, et elle lâcha Belle qu'elle ne tenait pas avec suffisamment de fermeté. Se retournant pour voir quel nouvel ennemi venait d'apparaître, elle vit que l'Alpha avait refermé sa gueule autour de sa cheville. Il était sérieusement blessé, il semblait affaibli, et du sang coulait abondamment des nombreuses blessures qu'il avait subies. Toutefois, il restait combatif et incroyablement dangereux. Ses crocs n'avaient pas entièrement transpercé la botte de cuir, et si la douleur était forte, au moins elle ne risquait pas de perdre sa jambe. D'un mouvement de tête rageur, le loup propulsa Fan à plusieurs mètres de là. Sa tête heurta malencontreusement le tronc d'un arbre. Des étoiles dansèrent devant ses yeux, tandis qu'elle tentait de se relever. Le monde tourna tout autour d'elle, alors que son champ de vision s'emplissait peu à peu de la silhouette menaçante du loup qui marchait sur elle.

- Non...Lâcha-t-elle d'une voix pâteuse.

Un voile de ténèbres tomba sur son univers, et elle sombra dans l'inconscience. Refuge ultime d'une âme blessée.


- - -


Gauvin était occupé à préparer son paquetage pour le départ, quand il entendit le cri de détresse d'un de ses compagnons. Lâchant précipitamment tout ce qu'il tenait à la main, il sortit son épée, et se précipita au dehors. Argis était déjà là, et les autres bandits arrivaient à leur rythme, tous inquiets, arme au clair. De la cabane dans laquelle ils avaient temporairement enfermé l'elfe, sortit un homme en piteux état. Du sang s'écoulait de son nez meurtri, et il semblait souffrir de multiples contusions. Cependant, il lui restait assez de forces pour parler :

- C'est l'elfe ! Il s'est échappé !

Argis rugit tel un ours, et personne n'osa prendre la parole avant que sa colère ne fut retombée. A voir son expression concentrée, il réfléchissait à un plan d'action.

- Karod, tu sais où se trouve leur campement. Vas-y aussi vite et aussi discrètement que possible. Si tu croises la route de cet elfe, fais de ton mieux pour le neutraliser. S'il résiste, tu l'abats !

L'intéressé ne se fit pas prier. Il inclina prestement la tête, et s'élança dans la neige, dans cet endroit qu'il connaissait bien. L'elfe avait beau être rapide et agile, il n'était pas un habitué des lieux. Argis le savait, et il avait mis son meilleur pisteur sur le coup en conséquence. Aux autres guerriers il déclara :

- J'espère que vous avez rassemblé vos affaires. Je donne trois minutes à tout le monde pour boucler son paquetage et être prêt à partir. Exécution !

Tout le monde s'égaya d'un coup dans le campement, notamment Gauvin qui avait pris un peu de retard. Conscient qu'il ne fallait laisser aucune trace, il fourra toutes ses affaires en vrac dans son barda, et grimpa en selle à l'heure prévue. Argis constata avec une certaine satisfaction que ses hommes étaient fin prêts. Il prit leur tête, passant par un chemin sinueux mais abrité, par où ils pourraient rejoindre la route sans se faire repérer. Le bruit des sabots était étouffé par la neige qui recouvrait le sol, mais cela ne les empêchait pas d'être attentifs. Ils avaient l'habitude de se déplacer de la sorte, toujours aux aguets, et ils étaient même devenus assez bons dans l'art d'éviter de se faire surprendre.

Forçant l'allure pour ne pas céder trop d'avance à l'elfe, ils se retrouvèrent bientôt à peu de distance du campement où Karod avait repéré les Premiers-Nés. Le vent qui soufflait fort chassait les bruits de combat, et ils n'étaient pas au courant qu'une meute de loups était passée par là. Probablement que s'ils l'avaient su, ils auraient foncé dans le tas, pour profiter de l'effet de surprise et de leur supériorité numérique évidente. Mais ils craignaient les elfes, quoi qu'ils puissent en dire. Ils avaient peur, d'une part, que trois d'entre eux parviennent à tous les tuer, mais aussi qu'ils puissent s'échapper sur leurs montures rapides et dociles. Non. Il allait falloir jouer différemment pour les avoir. Argis le savait. Contrairement à ses hommes, il avait déjà eu affaire aux elfes, lui. Il en avait passé plus d'un par le fil de sa hache, et il savait qu'il ne valait mieux pas les sous-estimer. Il attendrait donc les informations de Karod, puis ils se lanceraient dans une traque. C'était la meilleure tactique. Les elfes étaient résistants, mais ils n'étaient pas insensibles. A trois, ils finiraient par manquer de sommeil, souffrir du froid mordant, manquer de nourriture, et enfin manquer de vigilance. Argis et ses hommes, eux, pourraient se relayer, et ils savaient où trouver du gibier dans ces régions, malgré le froid ambiant. Un sourire inquiétant se dessina sur les traits du chef de bande, lorsqu'il vit la silhouette de Karod courir vers lui. Ainsi, ils étaient tout proches.

Karod avait couru à en perdre haleine, jusqu'à ses poumons le brûlent trop pour qu'il puisse continuer. Il avait suivi une ligne presque droite jusqu'à la route, et il était certain d'être passé devant le jeune elfe qu'ils avaient temporairement capturé. Il ne s'était pas trompé. Couché au pied d'un arbre, parfaitement indétectable, il avait vu sa silhouette descendre d'un sentier plutôt dégagé qu'ils n'empruntaient guère. Il regardait souvent derrière lui, s'attendant probablement à être poursuivi. Il ne devait pas imaginer qu'il pouvait être devancé. Karod avait son arc à la main. Méticuleusement, il avait encoché une flèche, et avait attendu le bon moment : celui où l'elfe serait en terrain dégagé.

Son trait avait filé en sifflant, destination le cœur de la cible. Mais c'était sans compter le vent. Il soufflait fort, et pas dans la bonne direction, si bien que la flèche dévia un peu sa course. Elle se ficha dans l'épaule gauche du garçon qui trébucha et qui se retrouva par terre sous la force de l'impact. Karod avait juré, et encoché une seconde flèche, mais quand il s'était approché, sa victime avait disparu. Seul preuve de son passage : une tâche de sang et un morceau de flèche brisée. Le morceau portant l'empennage, fort heureusement. Karod avait juré à nouveau, et était revenu précipitamment sur ses pas, pour rendre compte à Argis.

- Je l'ai touché, dit-il en montrant le fût cassé, mais je ne l'ai pas tué. Le vent souffle fort, et il fait dévier les tirs. Maintenant, ils savent que nous les poursuivons.

- Soit, répondit Argis, nous ferons avec. En selle, Karod ! Nous partons à la chasse à l'elfe.


Membre des Orange Brothers aka The Bad Cop

"Il n'y a pas pire tyrannie que celle qui se cache sous l'étendard de la Justice"

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