La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin

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Hogorwen
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Hogorwen

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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyLun 24 Sep 2012 - 0:15
La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin Bataille4

La brume tapissait désormais les plaines du Riddermark et la progression dans cet épais brouillard était plus que difficile. Les deux cavaliers s'arrêtèrent un instant.

"Tu y vois quelque chose toi là-dedans, Eofen ?"
"Pas plus que dans du crottin de hongre ! Inutile de s'attarder, ils ne sont pas encore là. Le mauvais temps les aura dissuadés de quitter Edoras."
"Allez rentrons nos miches au chaud avant d'attraper ..."


Le rohirrim fut stoppé dans sa phrase parce qu'il crut voir. Une silhouette d'homme apparaissait au loin dans la brume. Les deux éclaireurs dégainèrent aussitôt leurs épées, préférant parer à tout danger.

"Qui êtes-vous ?! Déclinez votre nom ! Vous êtes sur le territoire du maréchal Mortensen, au nom de.. aaah !"

Une épaisse corde s'enroula autour du torse d'Eofen avant qu'il ne puisse faire quoique ce soit. Il en était de même pour son compagnon. Des mains étrangères leur dérobèrent rapidement leurs armes et on leur fit mettre genoux à terre, sur le sol gelé dur comme de la pierre. Un vent glacial caressa les visages barbus des deux hommes, maintenant prisonniers. La silhouette qu'ils avaient aperçu s'était approché jusqu'à eux, dévoilant son physique de titan et son regard dur comme le fer. Ils croyaient reconnaître leur agresseur, tandis que trois de ses sbires pointaient des épées dans leur direction.

"Deux éclaireurs seulement ? Mortensen se fout d'nous ?" lança le géant.

La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin Sando10

Le fidèle bras droit d'Hogorwen saisit Eofen à la gorge sans ménagement pour l'amener à sa hauteur. Les pieds du rohirrim ne touchaient plus le sol.

"Rejoignez votre vrai roi et Hogorwen vous laissera la vie. Sinon..."

Sando n'eut pour seule réponse qu'un crachas en plein visage. D'un geste, il jeta l'éclaireur à terre. Une lueur malveillante se dessina peu à peu sur ses traits marqués.

"Alors vous allez rapporter un message à Mortensen, aux deux roitelets ainsi qu'à tous ces idiots qui les suivent..."

***

Plusieurs heures après avoir envoyé les deux cavaliers, un garde de la cité put les apercevoir revenir au loin, transperçant la couche de brouillard grisâtre. On sonna rapidement le cor. Tous ceux encore dans Aldburg arrivèrent bientôt pour recueillir les nouvelles des deux hommes. Mais depuis les murailles, chacun put observer non pas deux mais trois chevaux, dont seulement un était monté.

Assis sur son étalon noir, Sando arborait fièrement le blason de son roi sur son armure. Cet homme était l'un des guerriers les plus puissants du royaume de Rohan et il voulait le faire voir. Portant une main à sa bouche pour amplifier sa voix, il lança :

"Vos éclaireurs vous amènent une armée, rohirrims ! Si vous la laissez entrer sans faire d'histoire, tous seront épargnés ! Autrement, voici le sort qui vous attend !"

Puis Sando donna une grande claque à l'un des deux autres chevaux qui emmena dans sa course le troisième. Derrière eux, leurs deux maîtres traînaient au sol, attachés fermement par le cou à une corde reliée à leur selle respective.

"Et pour preuve de la bonne foi de votre véritable souverain, l'elfe Marionel de Bois Doré a été libérée..."

Ceux qui réceptionnèrent les deux montures au niveau de la porte purent remarquer un petit sac en toile, pendant à une sangle. Du liquide rouge sombre s'en écoulait par le bas.

"Libérée de sa vie !" s'exclama Sando dans un rire terrifiant avant de faire demi-tour au galop.

Sa première tâche était accomplie. La peur avait été semée dans le coeur des derniers résistants. Cette bataille serait une formalité mais il ne fallait rien laisser au hasard. Bientôt Sando arriva à hauteur des premières colonnes de soldats et de cavaliers. Les oriflammes inondaient la plaine autour d'Aldburg et la brume protégeait toujours leur avancée. Dans le ciel, plusieurs corbeaux scrutaient ce flot d'humains, de chevaux et de fer. La nourriture allait être légion.

"Le cadeau a été livré, majesté."
"Bien, tu peux reprendre ta place, Sando."


Puis se tournant vers sa droite où deux cavaliers patientaient.

"Galthran, vous dirigerez avec Gunnar deux régiments de la Marche Est. Vous prendrez la muraille ouest d'assaut avec quelques engins de siège. Combinée à l'attaque de la porte, ils seront inondés sous nos deux attaques."

Gunnar, commandant rohirrim, n'appréciait guère se voir coopérer avec cet homme au manteau noir et blanc mais l'alliance de son roi n'était pas à discuter. Les deux gradés s’exécutèrent et commencèrent leur progression.

"Quant au reste de l'armée, tu dirigeras l'attaque Sando. Porte-leur l'estocade, qu'ils ne se relèvent pas !... Je ferai graver dans la roche le nom d'Hogorwen. Pour toujours."

L'armée du Roi avançait donc vers Aldburg et bientôt, un soleil timide poussa lentement la brume, dévoilant aux défenseurs l'armée de près de quatre milliers de frères rohirrims marchant vers eux, tandis que les premiers blocs de pierre venaient s'écraser non loin du pied des murailles d'Aldburg.
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Hadhod
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyMar 25 Sep 2012 - 20:13
Et tandis qu'il apercevait, là-devant, la marée mouvante des quatre milliers d'assaillants et la trajectoire circulaire des blocs atterrissant dans l'herbe enneigée, Hadhod le Nain esquissa un sourire. Un sourire de défi, un sourire de fou, peut-être. Le genre de sourire qui, transposé en mots, dirait une phrase du genre : « Regardez, nous sommes le plus courageux des deux camps, dans ce domaine-là nous sommes déjà gagnants. Et en prime nous allons essayer de gagner la bataille ». Car en effet, malgré le déséquilibre numérique vertigineux, nul parmi les khazad n'envisageait une mort inéluctable et glorieuse. Non, tous conservaient une parcelle d'espoir de l'emporter. Ils avaient tout bien préparé pour atteindre ce but...



♦ ♦ ♦


Dans les heures qui précédèrent...


Le serment d'Aldburg tout juste scellé et le conseil à peine bouclé, les compagnons de la Croix-de-Fer avaient régroupé leurs compatriotes au milieu de la cour, dans le froid glacial et le brouillard opaque, les informant brièvement des décisions prises et leur exposant les ordres. Et tous, tous les Gens de Durin sans exception s'étaient mis au travail, tels des robots aux rouages de pierre que rien n'empêche de trimer. Tous, même leur seigneur, même Hadhod. Plus de cent cinquante mains mises à contribution pour les travaux manuels, et quatre vingt têtes imaginant la meilleure façon d'user du temps imparti.

Première idée, et non la moindre, criée au et fort par Hadhod : il fallait renforcer la porte, car c’était le point le plus fragile et, dans toute l'histoire des sièges, le plus visé. Mais plutôt que les habituels rocs, Frehin avait eu l'idée m'amasser des blocs de neige tassée derrière le portail. Par groupes de sept ou huit, tels des enfants trapus et barbus œuvrant à un bonhomme de neige, les ressortissants de Cavenain s'étaient mis à faire rouler leurs boules à l'extérieur, avant de les diriger lentement à l'intérieur de l'enceinte, puis de les installer, maousses et pesantes, contre la face intérieure des battants tout juste refermés. Spectacle comique pour les observateurs, mais qui se révéla efficace. Car lorsque des dizaines de ces mastodontes cotonneux se trouvèrent empilés, la solidité inerte qui s'en dégageait avait redonné une dose d'assurance aux plus effrayés des défenseurs.

Deuxième idée, qui découlait de la première : consolider le haut du portail pour éviter que les gonds les plus élevés ne lâchent trop vite. Les nains avaient demandé à Mortensen si Aldburg ne disposait pas de poutres de construction. Par chance, les gens d'ici avaient réussi à leur en trouver, bien que leurs tailles et leurs épaisseurs fussent disparates. En calant ces madriers en diagonale, du haut de la porte jusqu'au sol du corridor d'entrée, un renfort très correct avait été obtenu.

Troisième idée — et c'était un capitaine d'éored du nom d'Amadeo qui l'avait soufflé à Hadhod et Cie : répandre le contenu de tonneaux d'eau des deux côtés de la Grande Porte. Les solides nains avaient donc acheminé les barils et les avaient déversés en une flaque quasi circulaire dans la cour, un peu en retrait du couloir de la porte. Ils avaient bien fait attention de laisser deux passages non humidifiés, sur les côtés. De cette manière, si les sbires d'Hogorwen réussissaient à passer le seuil, leur charge serait mise à mal par la glace ainsi formée. Les barbus sétaient cependant sentis bien bêtes quand ils avaient compris qu'ils ne pourraient opérer de la même manière à l'extérieur, la porte étant d'ores et déjà condamnée... Aussi avaient-ils hissé bravement trois tonneaux en haut de la tour de défense la plus proche et les avaient-ils fait basculer par-dessus bord. Dans des craquements sinistres et des éclaboussures, le pas de la porte avait été inondé, et le froid avait pu faire son effet.

« Puisse ce verglas improvisé leur rendre difficile l'usage du bélier ! Pendant qu'ils tâtonneront devant la porte, les tireurs pourront les cribler de flèches à tout-va. »

Mais tout cela était purement théorique, bien sûr, car au final, si les choses tournaient mal, il faudrait bien en venir aux corps à corps. À ce sujet, les troupes naines avaient été placées comme suit. Les vingt-cinq gardes de Khazad, forces les plus lourdes dont disposaient les défenseurs, avaient été soigneusement alignées au plus près de la porte, juste derrière la muraille de neige, sous le commandement du solide et rustre Thörn. Derrière eux, débordant un peu dans les deux passages latéraux non gelés de la cour et menés par Frehin le Débrouillard et son casque cornu, quarante soldats nains classiques qui pourraient se montrer très complémentaires avec les grands guerriers d'Orwen. Une quinzaine d'archers et d'arbalétriers, ayant servi d'éclaireurs pour le voyage, avaient été intégrés aux tireurs Rohirrim sur la tour de défense, à droite de la porte en regardant de l'intérieur. Fréor, le gai luron, et Drár, le champion des Idrafang, n'avaient pas souhaité conserver de place précise, prétextant qu'ils préféraient attendre de voir la tournure des évènements pour jouer de la hache et du glaive ça et là.

Et enfin, Hadhod s'était posté bien en évidence sur la tour de défense, un peu en retrait des archers, afin d'avoir une vue à la fois sur les troupes assaillantes et sur ses hommes derrière la porte, et pouvoir crier ses directives. Ainsi juché, il se tenait prêt à affronter la furie du monde.



♦ ♦ ♦


Dans les minutes qui précédèrent...

Mais ça n'avait pas été la marée humaine tant attendue qui était apparue la première. Trois chevaux l'avaient dévancée; trois chevaux trottant et un unique maître sur l'un d'eux. Et il avait parlé — bien que, selon Hadhod, il eut mieux fait de se taire. Il avait demandé l'ouverture des portes de la cité. Le roi nain avait levé les yeux au ciel.

~ Avoir fait tant d'efforts de construction,
avait-il pensé, et tout démolir à la dernière minute, même pour la promesse d'une vie sauve, c'est une requête bien trop grande... Manque de considération pour notre labeur... ~

Mais il s''était abstenu de toute réponse verbale. Car dans l'instant qui avait suivi, le cruel messager avait annoncé le meurtre d'une elfe, Marionel du Bois-Doré. Cette nouvelle, et le sinistre contenu du sac en toile que qu'avaient reçu les Rohirrim, avait semblé provoquer un émoi important dans leurs rangs. Chez les nains, on était resté stoïque. Non pas que Hadhod ait été indifférent à la mort d'un représentant de cette race : depuis quelques années, il ne montrait plus le même mépris qu'avant pour eux. Mais cette elfe, il ne la connaissait point. Et la cruauté de l'Ordre, il la connaissait déjà avant. Rien de nouveau donc, rien qui vaille la peine de se déconcentrer.



♦ ♦ ♦


C'est pourquoi, à l'heure où la Bataille d'Aldburg était sur le point de commencer, Hadhod conservait ce sourire provocateur. Il ne pensait à rien d'autre qu'au premier coup de hache qu'il porterait.

« En bravoure, nous sommes déjà gagnants, murmura-t-il entre ses dents. Maintenant, gagnons cette foutue bataille. »


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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyVen 28 Sep 2012 - 0:41


    La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin Prince12


Les préparations avant la bataille étaient un bon moyen d'occuper les esprits troublés des défenseurs d'Aldburg. Attendre l'arrivée de quatre mille ennemis n'était pas une bonne chose pour le moral, d'autant plus qu'il s'agissait de leurs compatriotes. Mais le travail fait par les nains avait redonné de l'espoir aux guerriers rohirrims, et formé des liens de camaraderie. La méfiance initiale envers le peuple de Durin fut vite remplacée par un certain respect envers ces guerriers féroces, capables de consommer chaque quantité de bière et suffisamment courageux ou fous pour combattre dans une contrée étrangère avec des effectifs si défavorables.


Orwen, quant à lui, semblait être partout, parlant aux soldats individuels et s'attelant sans un mot de plainte aux tâches les plus lourdes. Il avait revêtu une armure d'acier et de cuir, ainsi que sa cape verte attachée avec une broche en forme de cheval. Son épée pendait à sa ceinture, et il tenait un casque rohirrim orné d'une crinière blanche sous son bras. Le jeune prince était accompagné de plusieurs de ses compagnons les plus fidèles, parmi eux son vieux conseiller Hilma, son ami Ereion et son porte-étendard Rimbold.


La plupart des femmes et des enfants furent envoyés dans des villages montagnards plusieurs jours auparavant...ils seraient des bouches à nourrir en plus si l'usurpateur se décidait pour un long siège, et les guerriers rohirrims seraient soulagés de savoir que leurs familles étaient en sécurité. Seules des guérisseuses et des vieillards prêts à mourir dans la cité où ils avaient vécu depuis leur enfance étaient restés. Ils étaient stationnés dans la citadelle en haut de la cité, l'endroit où se trouvait l'infirmerie, et le dernier bastion si les choses tournaient mal...


Des réserves de flèches et de pierres furent emmenés en haut des tours de garde et des murailles, et le contenu entier de l'armurerie d'Aldburg fut mis à la disposition des guerriers. Des lances, haches et boucliers étaient à présent placés dans la cour intérieure derrière la Porte.

Ainsi, il ne restait plus qu'à assigner les troupes aux différents postes dans la cité. Cinquante soldats seraient assignés à la muraille Ouest, et le même nombre à la muraille Est. Trente guerriers sous les ordres de Harding resteraient en réserve pour l'instant, dans la cour intérieure. Les septante hommes d'Orwen restants allaient être positionnés sur une des tours surmontant la Porte, l'endroit que le prince et le seigneur nain avaient choisi comme leur quartier général temporaire. Le fils d'Hogorwen finit par s'adresser à Amadeo:

-Capitaine Amadeo. Ce sera une honneur de combattre à vos côtés. Le maréchal Mortensen vous considère comme un homme honorable et courageux, et son avis sur la matière me suffit amplement. Je mets les cinquante gardes d'Aldburg sous votre commandement, des guerriers prêts à tout pour défendre leur cité. Vous et vos hommes serez assignés à une des deux tours de garde qui surmontent la Porte, afin de tenir les ennemis à distance à l'aide de projectiles...Moi et le Seigneur Hadhod serons vos supérieurs hiérarchiques directs. Que la force de vos ancêtres guide votre épée, capitaine.



***


L'armée de Hogorwen arriva devant les murailles d'Aldburg inaperçue, dissimulée par le brouillard épais...Dès qu'il aperçut la silhouette menaçante de Sando, le jeune prince se rendit compte que le colosse n'était pas vraiment là pour négocier...Les corps des deux éclaireurs traités avec tant de cruauté et de mépris choquèrent plus d'un, et il entendit plusieurs soldats maudire l'émissaire ennemi. Cependant Orwen savait très bien que l'idée de se rendre parcourut l'esprit de plus d'un de ses hommes, bien qu'aucun ne l'avoua tout haut.

Marionel...le coeur du prince se contracta douloureusement dans sa poitrine, il ne se rendit même pas compte que ses doigts s'étaient resserrés sur le pommeau de son épée. Il se força à réfléchir pendant un instant...ouvrir les portes seraient une folie; non seulement le travail des Naugrims serait gaspillé, mais avec la visibilité actuelle une charge ennemie pourrait les surprendre, sans leur laisser le temps de refermer les portes à temps. Et pourtant Orwen ne pouvait pas laisser les corps des éclaireurs et le sac imbibé de sang aux pieds de la forteresse....ce serait catastrophique pour le moral des hommes, et s'il s'agissait vraiment de Marionel...il tenta de chasser cette pensée...

-Apportez moi une corde solide.

La voix du prince était rauque, et il défit sa cape, puis enleva son épée de sa ceinture. Il n'y avait qu'un moyen d'atteindre le sol, et c'était en descendant la muraille à la corde. Ce n'était pas la première fois pour le fils d'Hogorwen...une escalade osée lui permit d'infiltrer Dunharrow quelques semaines auparavant.


Ainsi commença la descente dangereuse...ses gants de cuir lui offrant une prise sûre sur la corde tenue par cinq de ses hommes fidèles, le prince réussit à se retrouver en bas de la muraille recouverte de givre quelques minutes plus tard. Il utilisa son couteau pour couper les liens qui entouraient les cous des éclaireurs défunts. N'ayant aucun moyen de remonter les corps, Orwen les porta jusqu'aux pieds des deux tours de garde, les mettant en position assise contre le mur, les bras croisés sur les poitrines. Il s'approcha ensuite du sac ensanglanté en toile, et l'ouvrit, retenant son souffle. Ses pires cauchemars devinrent réalité, lorsqu'il en sortit la tête de la femme elfe qui avait combattu à ses côtés, en risquant sa vie pour lui. Les yeux de Marionel étaient fermés, et ses traits nobles et calmes, comme si elle dormait...son visage était d'une beauté réservée au peuple sylvain. Mais elle était morte. Pour lui. Le prince vacilla, mais ne tomba pas à genoux. Il remit délicatement la tête dans le sac, l'attachant à la ceinture, insouciant du sang qui tâcha ses vêtements...


L'escalade semblait durer une éternité, et l'idée de lâcher la corde et tomber du haut de la muraille, mourir sur place et oublier la douleur traversa l'esprit du prince...Cependant il finit par atteindre le sommet de la tour de garde, accueilli par les cris enthousiastes de ses hommes, encouragés par l'acte osé et honorable de leur commandant. Orwen les ignora, se dirigeant vers l'escalier, et se posant lourdement sur une marche. Toutes ses peurs, ses doutes, ses regrets remontèrent à la surface, et des larmes coulèrent sur ses joues. Marionel était morte, à cause de lui. Tous les défenseurs d'Aldburg allaient mourir aujourd'hui, massacrés par l'armée de son père. Par sa faute.


Il ne réagit pas lorsqu'une main se posa sur son épaule...mais il reconnut la voix sage de son conseiller et mentor, le vieux Hilma:

-Marionel connaissait les risques en s'opposant au tyran. Elle ne combattait pas pour toi, Orwen. Elle combattait pour le Rohan, pour la justice. Les mêmes motifs qui t'incitèrent à te rebeller, et pour lesquels tous les hommes présents ici aujourd'hui sont prêts à risquer leurs vies. C'est la cruauté de nos ennemis, et non une erreur de ta part qui est la raison de la mort de la guerrière du Bois Doré. Cependant si tu ne diriges pas tes hommes, son sacrifice et celui des autres aura été pour rien.



Les mots du vieillard lui rappelèrent les paroles prononcées par le maréchal juste avant la bataille..."Orwen mon garçon, tout dépend de toi, avant la fin de cette bataille tu auras des choix douloureux à réaliser. Je serai là pour t'aider mais tu devras les assumer seul" Le jeune prince prit une longue inspiration, et se releva, serrant la main de son mentor. Ce dernier lui donna son heaume, que le fils d'Hogorwen enfila, dissimulant son visage pale et ses yeux rougis. Il réapparut en haut de la tour quelques instants plus tard, et sortit son épée. Ses mots furent prononcés avec force,détermination et une colère froide:

-Frères...ceux qui sont capables de commettre des actes aussi lâches et cruels ne méritent pas d'être appelés Rohirrims! Nous sommes le dernier bastion de la gloire et de l'honneur de notre patrie, les derniers champions de la Marche! Aujourd'hui, nous vengerons les morts de nos frères d'armes! Aujourd'hui, nos lames seront écarlates avec le sang du tyran!

La puissance de sa voix, et sa posture ne laissèrent pas les guerriers rassemblés indifférents. Les défenseurs d'Aldburg se mirent à frapper rythmiquement avec leurs armes sur leurs boucliers. C'est à ce moment que l'armée de Hogorwen apparut à leurs yeux, le brouillard se dissipant enfin...au loin, des catapultes avaient commencé le bombardement de la muraille Est, mais n'avaient pas encore réussi à faire mouche. Un régiment ennemi entourait un bélier imposant, protégé par des planches de bois recouvertes de cuir mouillé. Le prince leva à nouveau son épée, ordonnant aux archers d'encocher les flèches. Il fallait arrêter, ou du moins retarder le plus possible l'arrivée du bélier aux portes de la cité.

Ce fut avec l'accompagnement des cloches d'Eomer que les premières flèches sifflèrent dans l'air glacial...


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Boldur
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyVen 28 Sep 2012 - 1:30
Du brouillard, en pleine guerre, que demander de mieux ?

Entendait-on une voix de nain dans le tumulte qui saisissait Aldburg. La cité rohirrim était en cours des derniers préparatifs à la défense, les soldats étaient occupés à s'occuper de renforcement, de sceller les chevaux voire à s'échauffer avant le combat.
Boldur était au milieu de toute cette organisation, ne sachant réellement que faire, il scrutait le ciel, regrettant le mauvais temps qui s'annonçait.

Nous les nains, nous n'avons pas de brouillard dans nos mines, nous n'y est pas habitués...

Continua le nain alors que les soldats ne faisaient que passer sans l'écouter. Boldur regarda à droite à gauche en quête d'interlocuteurs mais il remarqua rapidement qu'il se parlait seul. Il haussa les épaules puis parti en direction d'autres nains pour rejoindre son régiment. Les 40 nains dont il allait faire partie se trouvaient à l'intérieur des fortifications.
Une fois l'équipement enfilé, le casque posé sur sa tête et sa hache à la main, il regarda les hautes fortifications les séparant du champ où allaient se présenter les ennemis. Il s'exclama aussitôt aux nains qui étaient à côté de lui :

La mine c'est notre quotidien mais on n'est pas pour autant destiné à devenir des rochers... Si jamais les traîtres ne réussissent pas à passer leur tête de par dessus le mur, nous risquons de n'en entendre seulement les cris, voilà ce qu'on aura rapporté de cette guerre !

Tant qu'on ne connait pas les commandements on ne peut rien prédire
, répliqua un autre nain.

Pendant ce temps, un homme galvanisait les troupes. Les nains ne l'entendaient presque pas et attendaient leurs propres dirigeants.
Le calme se répondait peu à peu avant la tempête qui allait faire rage dans la cité. Chacun se recentrait sur soi, tendant l'oreille à la moindre approche ennemie.
Boldur ne parlait plus non plus. Il avait envie de combattre, d'aider les nains et les rohirrims dans ce combat qui était pour la paix. Il ne ressentait pratiquement aucubne peur, sans doute était-ce de n'être qu'à cette place au sein de ce régiment, pensant ne rien voir ni ne rien toucher au combat.
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyVen 28 Sep 2012 - 22:33
Eogam avait œuvré en véritable sergent instructeur; il avait beuglé pour épauler les naugrims. En bon chef de guerre, l'ent blond savait galvanisé ses troupes. Maintenant il fixait l'horizon, tentant de percer le brouillard de ses yeux bleus délavés, il serrait fortement sa hache d'arme. Ce fameux silence avant la bataille.

Puis les éclaireurs revinrent. Enfin plutôt l'horreur pour le bras droit du Maréchal. Immédiatement il reconnut la grande carcasse de cette ordure de Sando , les deux hommes se haïssaient depuis un épisode malsain dans l'aubrege d'Edpras.

Les paroles provocatrices de l'âme damné du Tyran glacèrent le sang d'Eogam. Que signifaient elle donc?

Ce fut lui qui remonta à la force de ses bras Orwen.Il fut au coté du jeune homme lorsque celui-ci leva le voile sur sa macabre découverte: le géant eut un mouvement de recul, le roi de la Moria le vit vaciller un bref instant. Dans un réflexe de desespoir et de douleur extème,il se mordit le poing gauche pour s'empêcher d'hurler. Il aimait cette elfe,c 'était la première fois qu'il se l'avouait. Au même instant il comprit qu'il était lui aussi mort, à la place de son cœur un trou noir béant.Il essuya rapidement ses yeux, son regard croisa celui du naugrim. Puis il se redressa. Il était mort mais il pouvait tuer encore et c'est ce qu'il ferait pour oublier son chagrin et sauver son peuple

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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin 2980990797_1_3_J2fLo8Yw

Usul hurla à la mort, il frappa son immense torse de ses poing gantés devant le regard ébahi des rohirrim. Par contre les lèvres du souverain ourlèrent d'un sourire satisfait. Usul était un orque de deux bons mètres au bas mot. Une légende courrait au Rohan, Hogorwen aurait réussi à maitriser un puissant orque après l'avoir défait en combat singulier. Depuis l'horrible créature combattait pour son victorieux adversaire. La vérité était bien plus terre à terre voire banale: Hogorwen il ya une dizaine d'année avait tout simplement acheté un esclave auprès d'un marchand dans le sud un certain Omar. il laissa la rumeur se propager toute seule, il avait à ses cotés un monstre de combat. Usul était bête comme ses pieds mais rompu au combat, il avait été gladiateur dans les célèbres et violentes arène du khand.

l'orque hurla de nouveau et avança d'un pas lent mais décidé, il serait en première ligne comme toujours, derrière lui avancer à un rythme tout aussi lent mais inexorable un immense bélier. La porte d'Aldburg tomberait et Usul en sera un des principaux acteurs , Hogorwen en était persuadé.


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Amadeo du Rohan
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyDim 30 Sep 2012 - 17:53
-Capitaine Amadeo. Ce sera une honneur de combattre à vos côtés. Le maréchal Mortensen vous considère comme un homme honorable et courageux, et son avis sur la matière me suffit amplement. Je mets les cinquante gardes d'Aldburg sous votre commandement, des guerriers prêts à tout pour défendre leur cité. Vous et vos hommes serez assignés à une des deux tours de garde qui surmontent la Porte, afin de tenir les ennemis à distance à l'aide de projectiles...Moi et le Seigneur Hadhod serons vos supérieurs hiérarchiques directs. Que la force de vos ancêtres guide votre épée, capitaine.

Les paroles d'Orwen ne laissèrent pas Amadeo indifférent. Longtemps, il s'était tenu à l'écart de la civilisation, mais ce n'était pas pour autant que les gens de la région avaient oubliés tous les services qu'il avait rendu au Rohan. On le considérait toujours comme un homme d'honneur, et sa réputation était parvenue aux oreilles des plus grands dont le maréchal Mortensen et le prince Orwen.

Le rôdeur ne s'attendait cependant pas à prendre la tête d'une cinquantaine d'homme. Non pas qu'il hésitait sur ses talents de commandement, il avait en effet dirigé un éored de longues années durant, ni du charisme qu'il dégageait, mais il s’apprêtait à jouer dans cette bataille le rôle d'un electron libre. Néanmoins, cette responsabilité était la preuve formelle que le Rohan avait toute confiance en lui, et cela lui plaisait. Posté à l'une des deux tours de garde de la Porte principale, lui et sa troupe donneraient du fil à retordre à l'armée d'Hogorwen, il n'en doutait pas.

~

Amadeo et ses hommes étaient en place. Le brouillard semblait très légèrement se dissiper.
Un colosse apparut, énonça un discours assez absurde et inutile aux oreille du demi-elfe, puis retourna dans son camp en laissant derrière lui des corps. Ne les connaissant pas, aucune émotion particulière n’atteignit le Capitaine si ce n'est une colère vive venant du fait que de telles manières n'étaient pas dignes de vrais rohirrim. C'était une insulte à la patrie.
A l'étonnement du rôdeur, c'est Orwen qui se chargea lui même de descendre le long d'une corde pour aller asseoir les cadavres contre les murs de la cité, dans une position plus honorable.

Son second, le sergent Eolar, était un homme d'expérience d'une cinquantaine d'année. Il portait la moustache d'un aristocrate, et ses cheveux poivres et sels coiffées en queue de cheval lui donnaient un air étrange. Ses yeux d'un bleu azur avait le don de rassurer les hommes.

"Ravi de combattre sous vos ordres, Capitaine" avait-il dit au nom de la troupe.

Le plus jeune se faisait appelé Rik, il devait fêter ses dix-sept printemps le lendemain.
Son visage était encore abîmé par l'acné, et quelques poils faisaient une timide apparition sur son jeune menton.
Il était le seul dont le regard trahissait une peur infinie.

Amadeo saisit Braandäl et la sortit de son fourreau.
Les cinquante soldats qui se tenaient derrière lui firent de même avec leurs armes. Comme Orwen l'avait dit, s'étaient des guerriers qui méritaient tout son respect, et qui étaient prêt comme lui à sacrifier leur vie sur les remparts d'Aldburg.

~

Un bélier renforcé s'avança, appuyé par des projectiles envoyés depuis les lignes arrières de l'ennemi. Une foule de rohirrim progressaient au rythme de l'engin de siège, aux côtés d'un orc immense qui hurlait comme si il était habité par un démon.

Amadeo commanda aux archers qu'il avait sous ses ordres de tirer à volonté en direction du bélier.
Certains rohhirim d'Hogorwen tombèrent tous les traits, mais leurs boucliers et leur position resserrée empêchait la plupart des flèches d'atteindre leur cible.
Le Capitaine n'arrivait pas à décrochait son regard de la bête du Mordor qui beuglait sans cesse.

"Sa tête ferait un magnifique trophée de guerre ..." chuchota-t-il





Dernière édition par Amadeo du Rohan le Dim 30 Sep 2012 - 22:09, édité 2 fois
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Rimbold
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Rimbold

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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyDim 30 Sep 2012 - 18:59
Que de chemin parcouru depuis Edoras...Aujourd'hui, Rimbold était de ceux qui se dressaient
face a la tyrannie d'Horgowen. La, debout dans la grande tour Est d'Alburg... Le preux ne prêtait
pas attention au discours, au ordres ou quoi que se soit...Ses yeux étaient rivés sur l'ennemi,
sur l'imposante armée adverse dissimilée par ce foutu brouillard! Rimbold, Porte-Étendard Royal
du Prince Orwen, prétendant a la couronne du Rohan...

Debout parmi ses frères. Autours de lui, son suzerain, le mentor de ce premier, des lanciers, des
archers, des épéistes confirmés... Tous avaient le même regard de feu, tous avaient cette rage de
vaincre et cette peur de mourir... Le garde avait pris grand soin a se préparer, l’étendard attaché
en trois point dans le dos, a la manière des nains, l’épée au fourreau, la lance a la main et le
bouclier au flanc. A ses cotés, c’étaient rassemblé cinq gardes royaux, traître a horgowen qui avaient
fuis peu de temps après lui et étaient venus directement a Aldburg. Fort de son expérience et de
ses faits d'armes, Rimbold avait accepté qu'ils le choisissent comme "meneur" dans cette bataille.
Ils formeraient a eux six le bouclier d'Orwen.


-Regardez! Là!

Un des archers montrait quelque chose, mais quoi? Rimbold poussa quelques hommes et se pencha
afin de mieux voir, et ce qu'il vit justement, le dégoûta profondément!

-Quelle est cette engeance? C...c'est un ork! un chef de tribu même...mais qu'est ce qu'il
fait avec Horgowen?!


-Le bélier se rapproche!

Rimbold pris avec lui deux javelots et glissa sa lance entre les trois liens qui soutenaient son drapeau
dans le dos pour prendre arc et flèches. Derrière, les servants de siege apportaient pierres, rocher
et poix brulante. Le cavalier se placa a coté du prince et de quelques archers.

-Allons mes frères! C'est un beau jour pour mourir n'est ce pas? du brouillard, une armée
plus puissante que nous, une cause a défendre...Oui, vraiment, c'est une belle journée! Allez Rohirrim! voyons si vous avez encore du sang de guerriers dans vos veines de soldats avinés! Visez juste, et
ne gachez pas vos flèches...


Rimbold était près, près a mourir mais il emporterait bien des ennemis du Roy dans sa tombe...
Déjà, il tirait, abattant un adversaire, il encochait une deuxième flèche quand un carreaux se ficha a
coté de lui, faisant explosé le bois de la cadrature sous l'impacte. Il tua sans mal son propriétaire et
eu même le loisir de tirer un troisième coup, sur l'ork cette fois ci! Il visa la gorge mais le tumulte
alentour lui fit raté sa cible et la pointe d'acier alla se fichées dans le muscle du tibia du monstre qui
se foutait royalement de cette piqure de guêpe...
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Amadeo du Rohan
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyJeu 11 Oct 2012 - 0:00
La bataille était bel et bien engagée sur les plaines d'Aldburg.

Mais alors que devant la cité, le carnage avait déjà commencé depuis un bon bout de temps, les troupes d'Hogorwen n'avaient toujours pas atteints la muraille. En revanche, malgré les efforts de Gallen et des autres pour détruire les engins de siège, la pluie de projectile durait toujours et commençait à endommager dangeureusement certains points des fortifications. Pourtant, au grand étonnement du rôdeur, ni Orwen ni le seigneur nain ne semblaient inquiets.

Amadeo et ses hommes, voyant que le combat au corps à corps devra encore attendre pour eux, rangèrent leurs épées au profits d'arc et de flèches. L'immense bélier pénait à progresser sur le sol boueux et glacé, et plusieurs fois les roues de l'engin s'enlisèrent dans le sol. Malgré tous les efforts des rohirrims pour le pousser, le bélier n'avançait pas aussi vite que prévu. Le demi-efle banda son arc et décocha une première flèche qui alla tout droit se figer dans la gorge d'un soldat.

"Je vois que je n'ai pas perdu la main" se chuchota-t-il pour lui même avec un sourire sadique aux lèvres.

Il abatit un, deux, puis encore trois adversaires. Le rythme des tirs s'accélerait et la concentration était telle que Amadeo se sentait plus ni le froid ni la fatigue. Une fois la cible éliminée, ses yeux virevoltaient pour un trouve une nouvelle. Ce petit jeu mortel dura plusieurs minutes, jusqu'à ce que l'attention du rôdeur se porta sur autre chose :

"Gallen !"

Sur les plaines, on pouvait apercevoir le maréchal lever son épée en l'air, dégageant tout le charisme et la détermination d'un vrai chef de guerre, afin de rassembler les loyeaux rohirrims dispersés après la charge. Non loin de lui, il aperçu également Thorseld qui combattait vaillement.
Plusieurs engins de siègles s'embrasèrent encore, dans un vacarme assourdissant. Amadeo aperçu également un groupe assez étrange, vêtu de blanc et de noir. Ils semblaient bien plus compétent au combat que la moyenne des troupes. Les flèches pleuvaient dans leur direction, mais rare étaient ceux qui tombaient de leur destrier.

Amadeo décocha encore deux flèche, respectivement dans l'épaule puis dans la cuisse de guerriers qui tentaient toujours en vain de pousser le bélier vers les portes de la cité. Il prit ensuite comme proie un gradé colossale qui beuglait des ordres dans tous les sens. Le Capitaine tira un premier trait qui alla se loger sur la poitrine de l'homme dans une gerbe de sang vermeille. Le colosse hurla de rage, puis arracha la flèche de son corps. Amadeo tira un deuxième trait, cette fois-ci dans l'abdomen. Le souffe coupé, le géant s'agenouilla sur le sol, lâchant son arme. Amadeo hésita à l'échaver d'un dernier projectile, puis décida de le laisser souffrir dans la neige comme un misérable chien galeux.

C'est alors que des cris stridents retentissèrent sur la muraille d'Aldburg. Amadeo eu à peine le temps de tourner la tête pour voir l'énorme rocher s'écraser sur l'une des tours de garde. L'impact fût d'une rare violence, des éclats de bois et de métal s'envolèrent dans toutes les directions.

Certains homme de la troupe d'Amadeo étaient déjà à terre, touchés par des traits ennemis. Mais on les comptait sur les doigts de la main, les barricades tenaient le choc. Pour l'instant.
Le sergent Eolar s'approcha de son supérieur ;

"Capitaine, on m'a reporté que la défense Est a subit de graves dommages suite aux tirs des engins ennemis ! Des habitations auraient même prit feu, il faut averitr le prince Orwen avant que l'incendie ne se propage dans toute le cité ou que la muraille ne s'effondre !" Geula-t-il à travers le fracas asourdissant de la guerre.

Amadeo regarda dans la direction indiquée par son second. En effet, une multitude d'hommes accouraient déjà, sceaux d'eau à la main, pour tenter de maîtriser un début d'incendie. Et malgré l'humidité du climat, les flammes semblaient se propager à grande vitesse.

"Rik !" cria le Capitaine au plus jeune soldat de sa troupe "va avertir le prince Orwen"

Le jeune homme rangea son arc et se dépêcha de descendre de la Grande Tour.

Entre deux salves de flèches, Amadeo tenta à nouveau de repérer des têtes connues sur le champs de bataille au loin. Hélas, la poussière recouvrait à présent les plaines et il était impossible de discerner quoi que ce soit.

Amadeo tira sur le fil de son arc et décocha un nouveau tir mortel.




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Sirion Ibn-Lahad
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyMar 16 Oct 2012 - 0:29
La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin Hogo_310

Le bélier, protégé par des planches en bois recouvertes de cuir mouillé, progressait inlassablement vers sa triste cible. Les troupes d'assaillants avançaient au rythme du tronc de fer, de bois et de bronze. Les traits mortels fusaient de part et d'autre du champ de bataille, faisant les premières victimes.
Plus en arrière, les catapultes faisaient leur office, bombardant du mieux possible les positions des défenseurs, évitant ainsi une trop bonne organisation. Déstabiliser ces quelques rebelles, provoquer la panique et semer la peur : tels étaient les maîtres mots d'Hogorwen.

Les premiers arrivèrent enfin à quelques mètres de la porte et quelle fut leur surprise de voir les premières lignes chuter. Les soldats glissaient et s'écrasaient au sol, se relever tout en étant en armure et en se protégeant des flèches ennemies était ardu. Nombre d'entre eux furent tués. Provoquant l'impensable : l'arrêt de l'avancée des bataillons. Cette véritable patinoire était une barrière bien plus efficace qu'une simple barricade. Ces défenseurs usaient de tous les stratagèmes.

La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin Sando10

Sando, du haut de sa monture, observait la situation. Voir ses hommes stoppés net par de la vulgaire glace...

"Faites moi fondre ce givre ! Flèches enflammées devant la porte !! Tireeez !"

En quelques instants, une nuée de traits orangés inonda le ciel embrumé. Les pointes d'acier se fichèrent pour certaines d'entre elles dans la glace tandis que d'autres glissaient à la surface. Mais l'important était la chaleur. Bientôt le feu consumerait la glace.

Au même instant un bloc de pierre vint heurter de plein fouet la muraille Est. Plusieurs pans de murs devinrent instables et des petits nuages de poussière s'en dégagèrent. La muraille cédait de plus en plus de force. Une nuée de corbeaux fondit soudain sur les murs d'enceinte, gênant les archers et semant la confusion dans les rangs des défenseurs.

Du côté de la porte, on continuait le tir de flèches enflammées, tout en protégeant leurs positions ainsi que le bélier.

Impatient, Sando ne put attendre davantage.

"En avant ! Ne craignez que votre roi ! Que ce bélier brise cette porte et leur volontéééé !!"

Et alors, l'avancée reprit de plus belle. Le bélier vint à la rencontre de l'ultime rempart, séparant la tyrannie de la liberté. De chaque côté, des rohirrims.
La porte ne devait pas résister longtemps et une quinzaine d'aller-retour suffit à enfoncer les portes. Mais celles-ci résistaient encore et toujours. De la neige avait été -semble-t-il- déposer contre les ouvertures de bois à l'intérieur.
Ne pouvant plus tenir, une fois encore Sando hurla ses ordres, tel un fou sans âme :

"Brûlez ! Brûlez tout ! Je ne veux que des cendres !!!"

Et la pluie de feu recommença à nouveau, formant peu à peu un brasier, là où quelques minutes auparavant se tenait la dernière porte du salut pour les défenseurs. Les assaillants rentreraient d'une minute à l'autre, dès que le feu serait apaisé car Sando ne s'apaiserait pas.



[Désolé du retard, je ferai en sorte que ça ne se reproduise pas]
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Forlong
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyDim 21 Oct 2012 - 22:04


    La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin Prince12


Le sang rohirrim du prince devenait bouillant avec l'adrénaline de la bataille, et le désir de vengeance. La voix puissante de son porte-étendard, le bruit des flèches sifflant dans l'air, la fin de l'attente interminable...la bataille avait bel et bien commencé, et à présent le sort du Rohan se trouvait entre les mains des défenseurs d'Aldburg. Cependant, Orwen n'avait pas l'habitude des sièges. Les batailles dans les champs, les charges de cavalerie osées étaient son élément; l'approche lente du bélier et les cris des guerriers atteints par les projectiles lui plaisaient beaucoup moins. Tout cela semblait si futile...les tentatives de ralentir l'avancée des ennemis, alors qu'ils savaient très bien que les troupes de Hogorwen finiraient par pénétrer dans l'enceinte des murailles...car en fin de compte, tout allait se résoudre au son des lames se heurtant l'une contre l'autre.

Il fut surpris de voir l'orc géant accompagner le régiment ennemi. Le prince avait entendu des rumeurs sur une bête de ce genre au service de son père, mais il ne s'attendait pas à la voir ici, à Aldburg. Il ne doutait pas qu'il s'agissait d'un adversaire redoutable, mais savait aussi que les rohirrims au service de l'usurpateur ne se sentiraient pas à l'aise avec un allié pareil. Le peu d'effet que la flèche tirée par Rimbold eut sur la créature indiquait que se débarrasser de lui ne serait pas chose facile.

Les corbeaux apparurent comme de nulle part, s'abattant sur les défenseurs en une furie d'ailes noires et de becs pointus. Les créatures étaient incapables de percer les armures des guerriers rohirrims, mais elles semèrent néanmoins le chaos dans leurs rangs, les empêchant de s'attaquer aux troupes ennemies qui s'approchaient inévitablement des portes de la cité. Le prince entendit le cri de douleur terrible d'un de ses hommes lorsqu'un des corbeaux lui creva l'oeil; le vétéran réussit néanmoins à attraper l'animal, et lui brisa brusquement le cou. Orwen coupa une des créatures qui essayait de l'attaquer en deux avec son épée, mais perdit un peu l'équilibre n'ayant pas l'habitude de trancher quelque chose qui offrait aussi peu de résistance. Après quelques minutes de lutte chaotique seulement les corbeaux survivants s'envolèrent dans la direction de l'armée ennemie. Quelques dizaines d'oiseaux morts gisaient sur le sol, mais ils avaient réussi à infliger des nombreuses petites blessures aux hommes d'Orwen, et le bélier avait à présent atteint la Porte...

A présent, les défenseurs arrosaient les ennemis de flèches, de pierres et autres projectiles, mais la construction solide du bélier protégeait la plupart de leurs adversaires. Orwen se retourna brusquement lorsqu'il entendit quelqu'un prononcer son nom. Il s'agissait d'un jeune homme vêtu d'un uniforme de garde d'Aldburg. Envoyé par Amadeo, il le prévenait de l'état de la muraille Est. Effectivement, le jeune prince put apercevoir la fumée qui s'élevait de quelques habitations. Il se maudit de ne pas l'avoir remarqué lui-même, trop absorbé par l'approche du bélier et le combat contre les créatures ailées.

-Tu retourneras chez le capitaine Amadeo, et tu lui diras qu'il est temps pour lui et ses hommes de descendre de la tour. Le bélier brisera bientôt la porte, et l'infanterie ennemie essayera sans doute de préparer le terrain pour une charge de cavalerie. Je m'occuperai de la situation sur la muraille Est...cours comme le vent, fils du Rohan. Les portes ne tiendront pas longtemps...


Alors que le jeune Rik disparaissait dans l'escalier, le jeune prince se tourna vers un autre de ses hommes:

-Les soldats positionnés sur la muraille Est sont dans une situation difficile; les machines de siège ennemies sont hors de portée de leurs flèches, et des habitations ont pris feu. Tu leur diras de quitter leur poste sur les murailles, et de se concentrer sur l'extinction des flammes. Malheureusement, je ne peux pas leur envoyer plus d'hommes...la porte principale cédera sous l'impact du bélier bien avant qu'une faille n'apparaisse dans la muraille. Sur ces mots, il posa une main sur l'épaule de son porte-étendard. Rimbold, vous prendrez vingt hommes avec vous, et vous descendrez dans la cour, pour soutenir Amadeo et les guerriers naugrims. Les fantassins ennemis feront tout afin de préparer le terrain pour une charge de la cavalerie lourde de l'usurpateur. Orwen savait que Rimbold aurait préféré rester à ses côtés, mais ce guerrier expérimenté serait plus utile en bas que sur la tour. Nous nous retrouverons bientôt sur le champ de bataille, mon ami. En attendant, ne laissez pas une vermine d'orc piétiner les terres du Rohan!

Lorsque Rimbold partit avec ses hommes, Orwen s'avança afin d'avoir une meilleure vue sur la plaine qui s'étendait devant lui, ne craignant aucune flèche ennemie. Au loin, il pouvait voir les cavaliers du tyran se regrouper. Il se doutait que son père voudrait diriger la charge, et craignait le moment où ils se rencontreraient sur le champ de bataille...Le prince dit au seigneur Hadhod qui se trouvait à quelques pas plus loin:

-J'ai envoyé des hommes pour affronter les fantassins qui accompagnent le bélier, une fois que la porte sera brisée...si vous décidez d'envoyer vos guerriers au combat tout de suite, faites en sorte qu'ils restent en formation. S'ils se dissipent, ils seront une proie facile pour les cavaliers lourds de Hogorwen lorsque ces derniers arriveront sur place.


Ce fut à ce moment là que le bois ancien de la porte d'Aldburg céda au bélier avec un craquement sinistre. Ceci fut accueilli par les cris de triomphe du côté des assaillants, et bientôt le bruit des lames se heurtant parvint aux oreilles du jeune prince. Le combat avait commencé dans cet enfer de glace à moitié fondue, de débris, et de sang. Sando était apparemment revenu vers l'armée principale, voulant sans doute participer à la charge de son souverain, plutôt que combattre à pied dans la boue. Le régiment d'infanterie au service du tyran était à présent dirigé par un capitaine féroce mais compétent, tandis qu'Usul, l'orc, n'obéissait personne, semant la mort et la terreur dans les rangs des défenseurs d'Aldburg.

Orwen donna l'ordre à vingt archers de rester en haut de la tour, tandis que lui-même, accompagné d'une trentaine de guerriers, se dirigea vers l'enclos où se trouvaient les chevaux, et où Harding l'attendait. S'il devait rencontrer son père sur le champ de bataille, il comptait le faire du haut d'une selle.



HRP: Rimbold et Amadeo, vous affronterez Usul à deux Wink HRP


La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin Signtest11_1

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Hadhod
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyLun 29 Oct 2012 - 11:29
Hadhod vécut pleinement le début de la bataille, essayant de ne pas perdre une miette de ce qui se déroulait autour de lui, que ce soit à proximité ou à quelques centaines de mètres. Il ressentit avec émotion les vibrations produites par les armes de ses sujets et de ses alliés frappant en rythme sur leur armure ou leur bouclier et, bien qu'il préférât, lui, rester stoïque, il s'imprégna de ces battements qui firent encore grandir son envie d'en découdre. Il contempla un instant les arbalétriers qui se trouvaient à ses côtés, l'arme bandée et l’œil écarquillé, prêt à réagir au moindre mouvement. Puis il tourna la tête vers l'arrière et aperçut les soldats stationnés dans la cour et derrière la porte, attendant un déluge qu'ils pouvaient entendre mais pas voir. Enfin il revint dans sa position initiale, face vers l'avant et vers l'ennemi...

Et tandis que les rocs éparses pleuvaient toujours, les troupes du tyrannique Hogorwen entrèrent en action, provoquant la riposte immédiate des défenseurs d'Aldburg. À peine le bélier approcha-t-il de la porte que flèches et pierres arrosèrent ses porteurs, ne parvenant toutefois pas à réduire l'engin à néant. Mais le seigneur nain n'eut pas le loisir de s'attarder là-dessus, car bien des évènements se produisirent successivement — qu'il en fut informé de ses yeux ou en écoutant les dires des hommes — et il dut faire un gros effort pour tout assimiler et agir en conséquence : l'arrivée du grand Orc, les flèches ennemies, la charge de Gallen et l'arrivée des cavaliers vêtus de noir et de blanc, la tour de garde écroulée, les incendies dans la cité.

Lorsque une nuée de corbeaux malveillants vint semer la zizanie dans les rangs perchés sur les murailles, le fils de Trehod entendit quelques nains crier maladroitement des directives dans le langage des oiseaux, bribes de phrases, vestiges d'un savoir presque oublié par les simples soldats et qu'ils tentaient vainement de retrouver à la hâte. Mais les générations qui les séparaient de leurs ancêtres d'Erebor étaient nombreuses, et les corbeaux, ne comprenant sans doute rien dans ce charabia, continuèrent à les harcelés. Et quand bien même les volatiles auraient perçu les ordres des naugrim dans leur antique langue, ils n'en auraient certainement pas tenu compte. C'est du moins ce que pensait Hadhod, et les tentatives de ses guerriers lui auraient sans doute arraché un sourire si la situation n'avait pas été aussi sérieuse.

Et pour être sérieuse, elle l'était. Alarmante même. Hadhod sursauta lorsque la porte craqua sinistrement. Les sbires d'Hogorwen avaient trouvé dans le feu la solution idéale au problème de la glace et, bien que les édifices blancs érigés par les siens avaient permis de retarder ce moment, ils n'avaient pu empêché l'inévitable.

« Merci du conseil, parvint-il à répondre à Orwen tandis que celui-ci descendait déjà chercher sa monture. Qu'Aulë vous protège, jeune prince. »

Il ne trouva rien de mieux à dire et se sentit un peu bête. Puis il cria ses ordres :

« Thörn, maintenez les Khazad en formation quoi qu'il arrive ! Frehin, tenez-vous prêt à recevoir les envahisseurs si les premières lignes cèdent ! Artilleurs, visez les assaillants autour de la porte pour soulager les défenseurs, mais pas trop près pour ne pas toucher les nôtres. »

♦ ♦ ♦


    La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin Tharn11

Les flèches enflammées avaient sifflé aux oreilles de Thörn, mais ce dernier n'avait pas reculé d'un centimètre. Les gardes du Khazad qu'il dirigeait avaient suivi la procédure habituelle et érigé un mur compacte de boucliers devant eux pour les protéger des tirs. La porte n'était plus et il n'y avait plus qu'un amas de neige à moitié fondue, de débris et de flèches plantées dans le sol. Et ce fut la grande mêlée, avec le brouhaha assourdissant des cris, des malédictions, des armes frappant les protections, des os se brisant et du sang giclant à gros bouillon.

Bientôt Thörn eut à faire face aux ennemis, et sa lourde hache à double tranchant s'abattit bien des fois. À côté de lui, les nains n'avaient guère eut besoin des ordres de leur seigneur pour former des lignes compactes et ainsi annihiler la supériorité numérique des assaillants dans l'étroit seuil de la porte brisée.


Mais le principal malheur ne vint pas d'en face, mais du dessus : tout à coup, une ombre recouvrit le bloc des gardes du Khazad qui, surpris, n'eurent pas le temps de se dispercer. L'instant d'après, un énorme bout de roc s'était écrasé au milieu d'eux, en réduisant plusieurs en bouillie et en assommant d'autres ou les faisant chuter à cause de l'onde de choc. Ce fut un coup dur. Par chance ou par adresse, le trébuchet adverse avait visé l'endroit idéal. Se relevant péniblement, Thörn se retourna vers les soldats légers de Frehin stationnés, intacts, à l'arrière et les héla :

« Dix soldats pour nous venir en aide, sans quoi la porte sera perdue ! »

Hélas les combattants averses s'étaient également relevés, et, criant ses directives, Thörn n'avait pas vu l'énorme Orc qui s'était avancé tout près de lui. D'un geste large, Usul faillit décapiter le nain : Thörn s'était avancé juste à temps pour éviter la lame, mais ce fut l'avant-bras musculeux et renforcé de l'immonde créature qui cogna contre sa tempe dans un choc dévastateur. Le chef naugrim ne connut que quelques secondes de conscience douloureuse avant que sa vision ne se brouille. Il s'écroula au beau milieu des combats et ne vit plus rien pendant un bon moment.

[Je m'excuse pour le retard, j'étais très occupé. Embarassed ]


La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin 224464Thesignature

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Gallen Mortensen
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyMar 30 Oct 2012 - 14:13
La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin 2980990797_1_3_J2fLo8Yw

Usul hurlait toujours à la mort sous le regard effaré de ses "compagnons". Il accompagnait chaque coup de bélier sur les portes de la cité rohirim en frappant sur son large poitrail. Puis le sinistre bruit de la rupture du bois indiqua que le bélier avait réussi son funeste dessein sous les ordres de l'impétueux Sando. Ce fut le déferlment de l'infanterie qui fut stoppé sur place par les assiégiés qui couverts par les traits dévastateurs bloquaient l'avancée des rohirrims aux armoiries noires. Mais harangués par leurs chefs impitiyables, petit à petit ils avancèrent. Au premier rang Usul se présentait en rempart, le corps couvert de flèches, l'orque était revétu par une armée de l'OCF de mithril , une confection naugrim. Ironie du sort. Puis les hommes du souverain tombèrent sur les nains formant un petit parapet mais dur comme du granit. Impossible de passer, déjà une cinquantaine de guerriers gisaient étendus , emportés par les haches vengeresses.Usul rompu au combat comprit le danger représenté par ces petits êtres impassibles, patients et têtus comme des mules. par signe il indiqua le groupe à Sando. L'orc comprit que pour passer il fallait s'attaquer aux humains. Presque sans le faire exprès il étala pour le compte un garde de Khazad mais rageur il fonça suivi de nombreux hommes d'infanterie armés de longues lances vers le groupe d'Amadeo et Rimbold.

Le choc fut plus que rude, Usul avança rapidement balayent tout sur son passage. Il se retrouva face à Rimbold qui survolait la mélée avec sa dextérité habituelle, ralliant à lui grâce à son étendard. Sa lourde claymore percuta l'oriflamme du rohirrim. Rimbold sentit ses bras s'ébranler sous la puissance du coup. Usul hurla.Le symbole fut tranché en deux et tomba mollement sur le sol détrempé. Un mauvais présage.....

Amadeo était à quelques mètres embarqué dans un duel contre deux guerriers aux armoiries sombres, un armé d'une lance et d'une épée, l'autre s'une hache d'arme. Ils lui barraient le passage.

Inlassablement les naugrims stoppaient l'abvancée ennemie sous les ordres de leur roi. Infrachissable, ce mur d'acier semait la peur parmi l'armée ennemie. La rumeur se propagea jusqu'aux oreilles des officiers déjà inquiets devent les machines de sièges reduites en silence. Ils commençaient à comprendre que cette bataille ne serait pas une partie de plaisir mais un massacre où chaque vie prise couterait......


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Nathanael
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyMar 30 Oct 2012 - 14:37
La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin Hardingva

La bise hurlait un chant de mort entre les voûtes de la cité. Le froid s’immisçait partout et la brume enveloppait le monde d’une chape lugubre. Le souffle du combat agitait les cœurs nobles des guerriers mais leur regard était inquiet et la peur transpirait sur leur visage. Ils étaient fiers et dévoués à la cause de leur peuple, mais ils étaient conscients du combat qu’ils mèneraient en ce jour. Dans la cour intérieure, en retrait des troupes menées par Orwen et les nains, ils ne voyaient ni n’entendaient rien. Sur les murailles les archers s’agitaient sous les ordres d’Eogam. Orwen quitta son rang et gagna le sommet des murs. Il disparut un instant. Ses faits et gestes étaient rapportés par un vieux soldat disposant d’un meilleur visuel. Harding écoutait attentivement, mais il avait le sentiment de vivre les prémices de cette grande bataille avec un temps de retard. Ressenti qui l’irritait au plus haut point. L’émoi général s’empara des soldats devant eux. Les murmures leur parvinrent plus rapidement que la voix du vieux rohirrim. Les deux éclaireurs avaient été occis par Sando, et une tête tranchée avait été ramenée entre les murs. Harding eut une pensée pour Marionel sans être certain qu’il s’agissait de l’elfe. Les guerriers derrière lui s’agitèrent et il se retourna lentement pour exiger le silence. Ses yeux sombres brûlaient de colère et de haine envers Hogorwen et son visage, dur et froid, fit taire la trentaine d’hommes qui était sous son commandement.

Harding, à la tête de trente guerriers. Quelle ironie ! Insoumis et perturbateur, difficile à faire obéir, le voilà prêt à donner des ordres lui-même. Eogam n’avait pas réussi à le convaincre, mais la situation l’avait poussée à prendre ses responsabilités. Il avait été parmi les premiers dans la cité à connaître la réelle identité de Fendor. Sans fioriture ni détail inutile il avait fait son rapport à Eogam. Trois longues journées avaient accablé les troupes avant qu’une réunion n’advienne et que des décisions ne soient prises. Des nains étaient entrés dans la cité, … ainsi ils existaient réellement. Nathanael les lui avait décris de bien nombreuses fois, mais il n’en avait jamais vu et la représentation qu’il s’en faisait n’était pas si loin de la réalité qui se déroulait sous ses yeux. Leurs armes, tout particulièrement, le remplissaient d’admiration : haches de guerre finement ciselées et faites d’un métal qu’il n’avais jamais rencontré jusqu’à présent. Il attendait avec impatience de les voir s’en servir.

Trente hommes avaient été désignés pour servir sous ses ordres. Ils devaient appuyer Orwen et ses cavaliers pour lutter contre les masses armées de Hogorwen une fois la porte enfoncée et les nains submergés. Mais l’heure était encore à l’attente. Un grondement sourd fut perceptible. Au-delà des murailles l’armée ennemie marchait sur Aldburg. Les pas lourds des chevaux et des hommes martelaient le sol. Un choc, lointain, fit trembler la terre sous leurs pieds. Harding connaissait ce bruit : des armes de siège … Hogorwen dépècerait la cité de ses palissades avant de lui déchirer les entrailles en jetant ses chiens de guerre sur les derniers résistants. Les projectiles ne touchaient pas encore les murs d’Aldburg. Ce n’était pas le but, pas encore. L’usurpateur voulait les effrayer. Leur faire sentir combien son bras était puissant avant de l’abattre sur eux… Harding ferma les yeux pour mieux se concentrer sur ce qui se passait au-delà des murs. Les tirs se rapprochaient, les lourdes pierres viendraient mordre bientôt la carapace minérale qui les protégeait. Le bruit caractéristique d’une flèche fendit l’air. Suivit par des dizaines d’autres flèches.

Le combat commençait …

Un archer sombra de l’autre-côté des murailles. Des ordres vociférés en rohirrims roulaient dans les gorges des chefs de groupe. Les archers multipliaient les tirs, rapides et précis. Une frustration grandissante gagnait Harding. L’attente était insoutenable. Son cheval le ressentit vivement et se mit à piaffer. Une flèche enflammée brisa l’air embrumé et vint se planter non loin des nains. Un des Naugrims écrasa avec dédain le projectile et brandit plus fermement sa hache. Puis le premier coup funeste ébranla Aldburg. Le front rugueux du monstre de bois et de fer buta contre les portes. Le mur de neige frémit. Chaque coup arrachait un sursaut aux soldats qui attendaient à l’intérieur. Harding sentit ses hommes défaillir, craignant ce qu’ils ne pouvaient voir. Il saisit sa hache et la cogna fortement contre son plastron brillant où galopait avec fougue un méaras blanc. A chaque coup de boutoir il répondait par un coup de hache contre sa poitrine. Il le fit ainsi trois ou quatre fois avant que ses hommes, étonnés, ne reprennent leur courage et ne se mettent à l’imiter. Puis, avec toute l’ardeur qui l’habitait, il se mit à entamer les premières paroles d’un chant de guerre rohirrim. La folie du combat brillait dans ses yeux et sa voix portait loin. Ses hommes reprirent en chœur son chant et leur clameur se propagea dans l’air comme une promesse mortelle.

La porte céda dans un craquement sinistre. La neige se transmuait en eau tandis que les premiers soldats pénétraient dans la cité en pataugeant dans une gangue de boue et de sang. Les haches des nains s’élevèrent et frappèrent les guerriers ennemis. Leur coups portés bas déstabilisaient les Rohirrims peu habitués à parer le tranchant d’une hache. Harding et ses hommes cessèrent de chanter et hurlèrent comme un seul homme pour haranguer les troupes qui tenaient bon gré mal gré.

Harding savait qu’il devait attendre les ordres de Orwen mais il tenait déjà sa hache, prêt au combat. Les soldats derrière lui en avaient fait autant et leurs épées étaient autant de pieux de métal où viendraient s’empaler les traîtres. Les chevaux étaient prêts, impatients, piaffaient et ruaient à tout va dans l’attente de libérer leur énergie. Harding mit pied à terre pour tendre au jeune prince les rênes de son destrier. La flamme du Riddermarck animait son visage. Ses yeux étaient confiants, son regard franc.


- Prince Orwen, nous attendons vos ordres.


HPR : Bien heureux d'être de nouveau parmi vous les amis !
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Amadeo du Rohan
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyJeu 1 Nov 2012 - 0:54
Le bélier était donc finallement parvenu jusqu'à la porte de la cité. Le piège proposé par Amadeo n'avait pas servis à grand chose, les flèches enflammées ayant rapidement eut raison de la glace. Le capitaine lâcha plusieurs jurons lorsqu'il assista à ce spectacle, arrachant même quelques légers sourires sur le visage de ses hommes malgré la gravité de la situation. Les arcs devraient bientôt être rangés et remplacés par les haches, les masses et les épées, car l'engin de siège donnait déjà les premiers coups dans le bois de la Grande Porte, toujours accompagnés par les rugissement de l'immense Orc. Amadeo hurla :

- Rohirrims, cessez-le feu !! Saisissez vos lames, et suivez moi !! Nous allons trancher la chaire et faire couler le sang maudit de tous ces infidèles !! Pour le Rohan !!

Une clameur accompagna ces paroles, et les soldats suivèrent leur capitaine dans l'escaliers étroit de la tour. Il restait encore une bonne quarantaine d'hommes, prêts à en découdre au corps à corps. En descendant les marches, il apercevèrent le jeune Rik qui courrait un sens inverse. Lorsqu'il se rendit compte que le troupe avait déjà exécuté les ordres d'Orwen, il dit demi-tour et suivit le mouvement.

Une fois dans la cour, Amadeo réorganisa sa troupe en une double ligne. Voyant que la porte n'allait pas tarder à céder sous les coups du bélier, le Capitaine leva son arme en l'air pour captiver l'attention de ses hommes et lancer une dernière phrase :

- Au combat mes Frères, puissent l'adresse et la bravoure guider vos lames !!

A peine le dernier mot prononcé, la défense céda. Une foule de guerriers s'engouffrèrent dans l'ouverture, piétinant ce qui restait de la neige qui retenait la porte. Ils se cassèrent les dents sur le formation naine, et les cinquante premiers félons tombèrent sans même atteindre un seul des guerriers naugrim.
Comprenant rapidement que le bloc serait difficile à franchir, la marée humaine s'orienta vers le groupe d'Amadeo. Le choc fût brutal.

~

Le rôdeur fit tournoyer Bräandal dans les airs avant de fendre violament le crâne d'un premier soldat. Quant au second, il parra une attaque avant de riposter en tranchant le bras droit de son adversaire. Rapidement, les masses de rohhirims se mêlèrent et la combat s'intensifia. Amadeo ôta encore le vie de trois hommes avant de voir, gisant au sol face contre terre, le corps du jeune Rik. Faisant abstraction de ses émotions, Amadeo redoubla de férocité dans ses coups, démembrant un à un ses adversaires.

"Parfait. Nos défenses tiennent bon" pensa le demi-elfe

C'est alors que, ironie du sort, un bloc de pierre s'écrasa sur le formation naine. Plusieurs soldats, trop occupés à oberver la scène catastrophique, furent abbatu lâchement par derrière. Amadeo décapita une petit soldat moustachu avant d'apercevoir l'Orc non loin de lui.
Resserant la garde de Bräandal, Amadeo se dirigea vers l'horrible créature, qui semait la panique dans les rangs d'Aldburg. Son chemin fût barré par deux soldat, l'un armé d'une épée et d'une hache, l'autre équipé simplement d'une lance. Ce dernier tenta une attaque rapide, mais sa lance fût déviée par la lame d'Amadeo qui vint ensuite en deux fraction de secondes s'enfoncer dans la poitrine du malheureux, accompagné d'une gerbe de sang éclaboussant la visage du Capitaine. Son compagnon tenta alors de la venger, hurlant pour se donner du courage. Chargeant tête baissée, Amadeo se défila avec adresse de sa trajectoire puis, d'un geste ample, lui troncha les jarets. L'homme s'écroula dans un cri de douleur.
Le passage enfin libre, Amadeo se présenta devant l'énorme Orc qui venait de trancher l'étandard de Rimbold.

- Hé, monstre maléfique !! Moi, Amadeo, Capitaine du Rohan, je viens pour te défier et mettre un terme à présence dans cette cité !!

Tenant fermement Bräandal à deux mains, le rôdeur faisait face à l'Orc. Il préférait cette fois laisser l'initiative à son ennemi ..

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Sirion Ibn-Lahad
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyVen 23 Nov 2012 - 0:10
La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin Hogo_310

Les doigts gantés serraient toujours plus forts les rennes de sa monture royale. Hogorwen n'arrêtait pas de bouger sur sa selle, depuis la petite colline faisant face à la cité. Entouré de son corps d'armée personnel ainsi que de ses plusieurs centaines de cavaliers, Hogorwen le Terrible scrutait de ses yeux piqués à vif par les vents nordiques l'avancée de ses troupes. Sando, non loin de lui, observait son maître du coin de l'oeil. La nervosité du Roi était palpable, non pas une nervosité à propos d'une éventuelle déconvenue. Non, il avait hâte de charger. De tuer. D'en finir avec cette saloperie de guerre. D'être le Maître incontesté du Rohan.

La neige se mit de nouveau à tomber. Les flocons s'agrippaient aux barbes, aux cheveux et aux crinières des chevaux. Des hennissements se faisaient entendre dans toute la colonne qui patientait, attendant son heure.

***

Sous la porte d'Aldburg, les cadavres s'amoncelaient, toujours plus. Les Nains tenaient bon, empêchant les assaillants de se déverser dans l'enceinte de la ville. Mais les lignes reculaient, lentement mais toujours un peu plus à chaque minute. Les corbeaux volaient en cercle au-dessus du champ de bataille, piquant et balafrant les archers à leur portée en haut de la tour. Quelques dizaines de soldats parvinrent à garder place à la sortie de la porte. Il était temps.

Un soldat agita un étendard en direction de la colline.

***

- Sando ?
- Les hommes sont prêts.


Hogorwen coiffa son heaume de guerre, fait d'un acier sombre. Sa claymore surgit de son flanc tel un démon débarquant d'Angband.

- En avant pour la victoooooire ! hurla le roi.

Et près de sept cents cavaliers se mirent au galop vers les portes. L'on aurait cru entendre le tonnerre tant le fracas des sabots était terrifiant. Dépassant ses hommes d'une petite longueur, Hogorwen n'en pouvait plus, il voulait se battre. Il n'était pas du genre à rester planté là à observer, il avait résisté un moment pour se donner un air plus royal mais le guerrier refaisait maintenant surface. Il tuerait beaucoup de frères rohirrims aujourd'hui. Mais c'était nécessaire.

Beaucoup de soldats à pied, apercevant leurs renforts arriver au triple galop s'écartèrent du passage mais certains ne pouvaient bouger. La charge fut l'une des plus dévastatrices depuis bien longtemps. L'impact de la cavalerie provoqua un bruit sourd et le mur Naugrim fut ébranlé comme jamais. Une percée vit le jour. Les sabots laissèrent bientôt la place aux lames et le combat reprit, plus terrible encore.

Hogorwen tailladait à gauche puis à droite, jusqu'à ce que son regard se pose sur une masse approchant depuis leur flanc gauche. Orwen, son fils, lui aussi en armure, s'apprêtait à charger avec ses troupes.

CRAAAAAAAAAC !!

Spoiler:
 

Le mur Est venait enfin de céder, les pierres s’effondrèrent les unes après les autres, arrachant des exultations de la part des six cents hommes stationnés près des catapultes, engins de guerre salvateurs ce coup-ci. Ces nouveaux renforts à pied se mirent à leur tour en marche vers la faille. Et c'est avec un sourire carnassier qu'Hogorwen, le Roi Despote allait accueillir la charge de son fils, toute désespérée qu'elle était.


[HRP : Et voilà le 1000ème post Smile ]
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Gallen Mortensen
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyVen 23 Nov 2012 - 15:04
HRP: félicitations mon pote pour ton milléssime Smile)


La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin 2980990797_1_3_J2fLo8Yw

Usul hurla. Sa claymore allait s'abattre sur l'impudent alongé devant lui maintenant dans ses frèles mains le panache des ennemis. Puis l'immense orc entendit le son de défi. Un piteux adversaire se tenait face à lui, fétu de paille. usul resta un bref instant interdit et il hurla sa rage aux cieux.Il bomba le torse et se frappa la poitrine violemment. Rimbold en profita pour se relever et fut accapré par trois assaillants. Le porte étendard se jetta dans la bataille jetant un oeil inquiet vers le monstre.

Usul chargea Amadeo. Le capitaine fut étonné de la rapidité d'execution du chef orque. Il devait utiliser toute sa vitesse et son expérience pour éviter d'être blessé. Puis un pro hogorwen arriva sur le flanc gauche du demi elfe qui dut intercepter cette attaque. Il se débarassa de son alter ego mais usul n'était pas resté inactif au contraire. Son arme trouva l'épaule droite d'Amadeo.D'une geste violent il arracha l'épée ouvragée du capitaine. L'orc ne retira son arme. Au contraire il commença à la lever. Amadeo hurlant de douleur sentit ses pieds quitter le sol. Son regard arriva au niveau des yeux porcins du monstre qui hurla de nouveau. Le capitaine était un vrai trophée aux mains de l'odieux monstre.
Un silence tomba devent ce spectacle effrayant. Usul hurlait . Rimbold emprétait dans la nasse des ennemis tenta de réagir.

C'est à cet instant que la charge du roi du Rohan percuta l'entrée de la cité. Orwen suivi de ses hommes jaillit à son tour. Comme toujours le jeune homme au viusage de marbre semblait entouré d'un halo solaire.

Dans le sillage du jeune rohirrim, quelques cavaliers et des fantassins pour l'essentiel armés d'haches d'armes tels harding et Eogam.

Mais la poussée de la cavalerie d'hogoewen était inexorable, nul ne pouvait l'arrêter. Orwen et ses compagnons stoppèrent l'avant garde de l'ost officielle . Et le duel familial commença, crispant et dramatique.

Mais l'elite des cavaliers , des nobles rohirrim continua son avancée. Les fantassins s'opposèrent avec courage à l'image de leur alliés naugrims.

Harding plongé dans le combat se retrouva à quelques mètres d'usul. Pourrait il aider son compatriote?

A cet instant le mur d'enceinte tomba lourdement et la cour intérieure se remplit d'ennemis. Eogam leva haut sa hache et hurla à son tour.

Il prit une partie de ses troupes et se tourna vers ce nouveau péril mais ils étaient en sous nombre. Chacun déjà luttait pour sa survie.

Sando du haut de son destrier abattait sa hache , digne d'un bucheron un rictus de satisfaction.

Eofyr de son coté le capitaine des gardes royaux menait la charge des nobles rohirrim, son objectif balayer ses minables.

Hadohd de croix de fer, roi de Moria, abattait sa hache de mithril aux arabesques artistique à un rythme effréné , sa main en devint trouble. Près de cinq cents rohirrims aux armoiries sombres gisaient aux pieds des naugrims , mais ils commençaient à rompre, ils faiblissaient. Le guerrier aux cotés du Roi tomba terrassé par une flèche perdue.

Le roi beugla et cria

"On avance"


Et comme un seul homme, les petits êtres avancèrent de deux pas, protéges de leurs boucliers, couverts par un jaillissement d'haches destructrices.

Ce renversement de situation perturba les assaillants un bref instant, ils durent reculer sans être néanmoins acculés.

Serait ce suffisant? Au tout cas les naugrims étient sûrement l'épine dans le pied d'Hogorwen.



La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin Gallen10
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Hadhod
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyDim 25 Nov 2012 - 18:42
Observant depuis le haut de la tour la mêlée indescriptible en contrebas, Hadhod venait de voir descendre Amadeo et ses hommes. Mais lui-même ne bougea pas. Pas encore. Parfois un seigneur, tout combattif et brave qu'il soit, doit se contraindre à privilégier l'utilité aux actions d'éclat. En contrebas, la situation n'était pas très claire, et Hadhod dut plisser les yeux pour comprendre que la compagnie d'Amadeo, tout juste arrivée sur place, avait été prise à parti par leurs maléfiques compatriotes. Apparemment, la section de Khazad inspirait une certaine terreur, ce qui lui avait permis de ne pas être submergée et de se réorganiser après l'impact de l'énorme roc.

M
ais un immense grondement derrière lui fit se retourner le fils de Trehod : c'était comme une vague mouvante qui avançait à une vitesse incroyable, avec à leur tête un roi qui la menait. Des cavaliers ! Hogorwen ! Hadhod crut sa dernière heure arrivée, mais il se ressaisit et mit un point d'honneur à prévenir ses troupes, en bas.

« Thörn ! hurla-t-il. Rassemblez votre section, les cavaliers arrivent ! Thörn ! »

M
ais la tête hirsute et dépourvue de casque du vieux Thörn n'était plus visible nulle part. Avait-il quitté son poste ? Impossible. Mort ? Difficile à croire, ou du moins difficile à accepter. Toujours est-il que les Khazad encore vivants n'avaient plus de chef dans leurs rangs. Et les noirs destriers se rapprochaient inexorablement. Le moment était venu ; Hadhod saisit sa hache par les deux mains et descendit les raides escaliers de la tour comme l'avait fait Amadeo quelques instants plus tôt. Ralliant les Khazad autour de lui, il les fit résister du mieux possible à l'impact de la charge d'Hogorwen, et quand celle-ci fut empêtrée dans les combats, toute question de stratégie quitta son esprit : il fallait tuer le maximum d'ennemis, que ceux-ci soient à pied ou montés.

« On avance ! »

Et les Naugrim avancèrent, faisant l'inverse de ce que leurs assaillants, ou même leurs alliés défenseurs, attendaient. Il fallait montrer aux Rohirrim, quels qu'ils soient, comment agissaient les dignes descendants de Durin. Commença alors, pour le Seigneur de Khazad-dûm, une sorte de danse guerrière dont la partenaire était sa mythique hache, dont les locaux avaient renoncé à prononcer le nom. Une danse au style très différent des estocades chaloupées de Gallen, plus tribale, plus rugueuse, mais non moins meurtrière.


    La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin Frehan10

Frehin, stationné dans la cour était toujours accompagné de ses quarante soldats. Tout comme Harding, il vivait le combat à distance puisque les ennemis n'avaient pas encore investi la cour. Dans un sens, c'était une bonne chose, mais c'était bien pire pour le moral, car l'inaction engendre le doute et les idées noires. L'infanterie légère des nains avait seulement eut se protéger de leurs bouliers lorsque les flèches avaient plu dru, aussi seul l'un d'entre eux avait été blessé, une flèche fichée dans l'épaule. Mais lorsqu'il vit le roc s'abattre sur ses compatriotes à la porte, Frehin sut ce qui allait se passer. Suivant les directives de Thörn, il envoya dix soldats en renfort des Khazad.

Cependant, un coup dur n'arrive jamais seul, et c'est avec un gros pincement au cœur que Frehin vit la muraille de l'Est se transformer en une brèche béante. Il se retourna vers les trente nains restants et eut seulement besoin d’effectuer un léger signe de tête pour se faire comprendre. Les haches furent brandies, chacun prit une grande inspiration avant de se ruer à grands cris à la rencontre des ennemis qui entraient par la brèche. Tout en chargeant, Frehin vit du coin de l’œil son ami Fréor accourir derrière lui.

E
t enfin il aperçut Drár arriver en une course effrénée et même les doubler, le visage ferme et sans cri, gardant sa réserve habituelle, fixant de son œil unique la brèche qu'il voulait atteindre le premier, son court glaive si atypique levé horizontalement à côté de son oreille, pointe en avant. Champion des Nains, Fléau des Ennemi, Drár arrivait en ce moment fatidique et les trente guerriers de Frehin surent que tout espoir n'avait pas disparu. Leurs cris se transformèrent en un chant terrible, profond et guttural. Un chant de guerre. Un chant plus dur que les rochers d'Hogorwen.


La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin 224464Thesignature

The Half Cop
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Amadeo du Rohan
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyMar 27 Nov 2012 - 15:38
Fixant la bête monstrueuse qui se tenait devant lui, Amadeo serra les dents. Cet adversaire-là, c'était une autre paire de manche que les rohirrims d'Hogorwen, voir de toutes les créatures qu'il avait déjà dû affronter aupravant durant ses voyages. Il avait bien déjà eu affaire à un trolle des montagnes, mais celui-ci n'était pas aussi bien armé que cet Orc.
C'est à cet instant précis que celui-ci chargea. Avec une rapidité incroyable par rapport à son gabaris et au poids de son équipement, la créature fonça sur Amadeo. Il l'évita de justesse, en se jetant habillement sur sa droite et en se récupérant dans un culbute parfaitement exécutée. Son attention dû alors se porter sur son flanc ; un rohirrim se précipitait sur lui pour tenter de lui fendre le crâne avec sa hache. Le Capitaine coupa la trajectoire de la hache avec Braändal, puis passa à l'attaque. L'adversaire para les trois premières offensives, mais dû reculer de quelques pas. Malheureusement pour lui, il n'eut pas la rapidité nécessaire pour voir la lame d'Amadeo se déplacer vers la gauche avant de se diriger mortellement vers sa gorge. Sa tête roula.

Le Demi-elfe fit directement vote-face pour continuer le duel avec la créature du Mordor. Mais l'Orc, ignorant sans doute les règles d'un duel chevaleresque, n'attendit pas que le Capitaine soit en place pour se ruer dans sa direction. Amadeo n'eut pas même le temps de lever Braändal que l'arme du monstre se trouva planté dans son épaule. Poussant un cri de douleur et de rage, Amadeo leva son bras armé pour tenter de blesser son ennmi. Mais l'Orc l'en empêcha, frappant si violemment le main du Capitaine qu'il dû laché son épée.

Désarmé, Amadeo sentit ses pieds quitter le sol. L'immonde créature le soulevait, et devait prendre un plaisir fou à admirer un pareil trophé. Tentant d'oublier la douleur qui le transperçait l'épaule, Amadeo plongea son regard dans les yeux porcins qui le regardaient fièrement. Ses hurlements victorieux étaient insupportables aux tympans du Capitaine.

Spoiler:
 

Soudainement, Amadeo frappa le front du l'Orc d'un coup de tête d'une extrême violence. Toute la force de demi-elfe avait été mit dans ce coup, si bien que le créature dû faire quelques pas en arrière, se tenant la tête de ses mains couvertes de sang. Cette fois, il hurla de rage.
Amadeo ne perdit pas une seconde. Dès qu'il percuta le sol, il se releva et arracha l'arme qui était toujours planté dans son épaule. Il s'en servit pour abattre un félon, avant de la jeter à terre et de récupérer Braändal, dont la lame et la garde avaient été fort abîmés.
Pendant ce temps, l'Orc avait reprit ses esprits.

Avant de continuer le duel, Amadeo évalua la situation autour de lui ; la cavalerie d'Hogorwen s'était engouffrée dans la porte, portant un coup dur aux défenseurs d'Aldburg. L'infanterie aussi continuait à entrer dans l'enceinte, que ce soit par la Grande Porte ou par la brèche de la muraille Est. Une trentaine de nains tentaient de les retenir de ce côté-là. L'incendie semblait avoir été plus ou moins maîtrisé, heureusement.
Les naugrims avaient réussit à reformer leurs rangs, et le bloc avança contre toutes attentes dans la direction des ennemis. Amade vit Hadhod descendre de son escalier. Ainsi donc, on était arrivé au coeur de la bataille.

La Capitaine tenta ensuite rapidement d'identifier ce qui restait de sa compagnie. Il reconnut plusieurs guerriers toujours au combat, mais ils se comptaient sur les doigts de la main.
Quant à Rimbold, il était aux prises avec trois rohirrims.

Amadeo se reconcentra à présent sur la créature du Mordor, qui avait ramasser une lance qui appartenait à un cadavre gisant sur le sol au milieu de tous les autres malheureux.
Cette fois, le demi-elfe prit l'initative et courru vers son adversaire, qui tenta de lui planter sa lance d'un geste brusque. Amadeo évita la pointe de métal, puis brisa le corps de lance en deux. L'Orc regarda tristement le reste de bout de bois qu'il tenait dans ses mains. Amadeo profita de ce cours moment d'inattention pour abbatre Braändal sur son ennmi, d'un geste ample allant d'en haut à droite vers le bas-gauche. Il toucha l'épaule et la hanche gauche de l'Orc.
Une blessure profonde, mais sera-t-elle suffisante pour remporter le duel ? En tout cas, Amadeo semblait avoir prit sur ce coup-là un bel avantage.


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Forlong
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyMar 4 Déc 2012 - 0:49


    La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin Prince12


Le bruit des pas d'Orwen et de ses compagnons fut noyé dans le vacarme de l'escarmouche qui se déroulait devant les restes de la porte. Le coeur du jeune prince battait rapidement, mais ses mains ne tremblaient pas. Il se sentit rassuré en voyant la silhouette imposante de Harding. Ils étaient peut être en sous nombre, mais Orwen avait à ses côtés des guerriers fidèles et prêts à tout. Prêts à mourir pour le Rohan, tout comme lui. Il prit les rênes de son étalon, et posa l'autre main sur l'épaule du guerrier. Harding avait seulement quelques années de plus que lui, et pourtant son air sérieux et ses sourcils éternellement froncés le vieillissaient aux yeux de ses compagnons. La voix du prince résonna dans la cour, et les soixante guerriers se turent afin de l'entendre.

-En selle, Rohirrims! En selle! L'heure du cavalier est arrivée, que les cors sonnent, que leur chant éveille la peur dans les coeurs noirs de ceux qui ont trahi leur patrie! En selle!

Orwen monta habilement sur le dos de son cheval, sortant son épée du fourreau. Au loin, le grondement de centaines de sabots se faisait entendre, transformé bientôt en une symphonie tragique de cris d'hommes, nains et chevaux. Le jeune prince serra ses doigts sur le pommeau de son épée. Hogorwen avait chargé...Orwen ne pouvait imaginer un régiment d'infanterie capable de résister à une attaque frontale de la cavalerie lourde de son père. Il était temps de rencontrer à nouveau Hadhod Croix-de-Fer...sur le champ de bataille, ou sur les plaines de Valinor.

-Rohirriiiiims! Chargeeeeez!


Le prince était en première ligne, sa cape soulevée par le vent, son épée brillante levée, son visage caché derrière l'heaume orné d'une crête blanche...on aurait dit qu'Eorl le Jeune en personne menait la charge, et les soixante cavaliers étaient prêts à suivre cet homme jusqu'en enfer. La cavalcade fut brève; juste assez longue pour que leur charge gagne l'élan nécessaire, avant de s'enfoncer dans le flanc gauche du régiment mené par le roi despote. Orwen eut tout juste le temps de sentir la surprise en voyant que les nains de Hadhod Croix-de-Fer avaient tenu le coup, et étaient toujours en formation...et d'entendre un craquement assourdissant dont il ne comprit pas immédiatement la cause; celui d'une muraille en pierre chutant sous le feu des machines de siège.

Et puis le choc eut lieu...les cavaliers d'Orwen se heurtèrent brutalement contre leurs compatriotes en armures noires. L'épée du prince mordit la chair d'un adversaire, à présent teintée d'écarlate. Le fils d'Hogorwen était un bon bretteur, mais les charges de cavalerie et les batailles ouvertes étaient sa véritable spécialité. Il sentait l'adrénaline circuler dans ses veines, et il attaquait encore et encore, faisant ravage dans les rangs des guerriers noirs, faisant confiance à deux de ses hommes pour protéger ses arrières. Il aperçut la silhouette imposante d'Hogorwen au loin, tuant nain après nain. Pour l'instant, ils étaient trop éloignés l'un de l'autre pour qu'une confrontation entre père et fils soit possible...et cela convenait à Orwen. Il se concentra sur le combat.

La charge du prince et de ses hommes redonna le moral aux guerriers nains et aux fantassins rohirrims combattant auprès de la porte, mais personne ne s'attendait à ce que les naugrims accomplirent lorsque la voix de Hadhod Croix-de-Fer résonna dans l'air....« On avance ! ». Orwen n'avait jamais vu rien de semblable, et son étonnement faillit lui coûter la vie, lorsqu'un ennemi profita de son moment d'inattention pour lui asséner un puissant coup de hache. Le prince esquiva au dernier moment, mais la lame glissa néanmoins sur le côté de son heaume, le sonnant à moitié. Le fils du roi réussit cependant à se débarrasser du cavalier ennemi en lui assénant un puissant coup de bouclier dans les dents, suivi d'un coup d'estoc fatal de son épée. Les nains avançaient...malgré l'opposition des hommes en armure lourde, malgré les chevaux paniqués. L'espoir revit dans les coeurs des défenseurs d'Aldburg...

Ce moment de gloire ne dura pas longtemps. Six-cent fantassins apparurent dans la brèche, leurs étendards noirs comme la nuit. Les nains qui firent face à cette armée furent preuve d'un courage incroyable, digne des légendes, mais ils étaient si peu nombreux...même lorsque les défenseurs d'Aldburg chargés précédemment d'éteindre les feux dans l'enceinte de la cité leur vinrent en aide, prêts à mourir aux côtés des guerriers tels que Drar ou Frehin.

Le régiment ennemi ne fut pas la seule chose qui franchit la muraille brisée...un vent glacial et puissant se leva alors que la neige commençait à tomber du ciel. Orwen dut couvrir ses yeux avec une main lorsque le vent le heurta, des centaines de cristaux de glace tranchants s'enfonçant dans sa peau et ses vêtements. Bientôt il ne pouvait distinguer que les silhouettes des alliés et ennemis se trouvant à moins de dix mètres de lui...La tempête de neige qui venait de se lever était aussi terrible qu'inattendue. Elle ignorait les couleurs des uniformes et la race de ses victimes...personne n'était à l'abri de son fouet glacial.


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Gallen Mortensen
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyMer 12 Déc 2012 - 12:55
La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin 2980990797_1_3_J2fLo8Yw

Usul recula, il passa sa main gantée de fer sur sa blessure. Il hurla de nouveau plus par rage que par douleur . Un des cavaliers du Prince chargea l'orque. Celui -ci déchainé esquiva et percuta avec toute la force de son poing son assaillant qui chuta. Immédiatement Usul fondit sur lui et lui arracha la tête avec ces crocs noirs. Un nouveau silence s'imposa devant l'horreur . Usul hurla vers les cieux puis il prit dans sa ceinture une autre arme, un fouet; Il le fit claquer une ou deux fois. Puis la lanière fonça vers Amadeo qui l'évita une fois mais gêné par un adversaire il ne put esquiver la seconde attaque.Le fouet s'enroula autour des genoux du capitaine qui commença à glisser su rle sol pavé de la citadelle, il se retrouva aux pieds de son ennemi qui hurla vers son visage . Et la claymore de l'orc fonça vers e visage émacié d'Amadeo.

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La hache d'Eogam s'abattait sans relâche, il apercevait à ses cotés Harding, il était fier de combattre aux coté s d'un tel guerrier. Puis une chose étrange se passe, l'Ent blod tomba à genoux, son dos fut taché d'un sang sombre. Puis il tomba face contre terre mort. Sue son sombre destrier affichant un rictus malfaisant Sando jubilait

Il fit juste comme remarque

"Alors Eogam qui a tué l'autre pauvre idiot"


Harding vit l'horrible scène se dérouler. Ainsi est mort un des plus grand défenseur du Rohan, le même jour que sa bien aimée Marionel de Bois Doré.Un nuveau drame dans ces temps ténébreux.

Mais le guerrier rohirrim entendit l'orc hurler de nouveau et il vit avec inquiétude les fanassins sombres s'engouffrer sans relâche dans la citadelle éventrée. Les soldats d'Aldburg sans chef combattaient avec bravoure mais sans coordination ils étaient inefficace; Bien que n'aimant pas commander, Harding découvrit tous les regards se tourner vers lui, l'heure des choix était venue.

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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin Avataredoras

Graham resserra sa cape pour se préserver des bourrasques. Ses yeux délavés fixaient le champ de bataille avec amertume. Le maitre d'arme d'Edoras n'avait pas lâché un seul mot depuis sa trahison au gouffre d'helm et la mort de sa main de Mésald.

ici tout lui rappeler son fils tué dans l'enceinte d'Aldburg des mains d'un elfe. L'ocf l'avait contacté lui promettant la vie de son fils contre sa coopération. Graham à son corps défendant avait accepté le marché de dupe, il avait sonné son âme. Le maitre d'armes assistait à la chute de valeurs du Riddermark devant ses yeux, le sacerdoce de toute sa vie. Il prit sa décision et avança d'un pas lent vers la porte d'Aldburg. Il avançait vers sa destinée !!


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Sirion Ibn-Lahad
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyVen 14 Déc 2012 - 2:46
La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin Hogo_310

La cour d'Aldburg voyait se dérouler un combat terrible. On ne discernait plus le sol, tant le nombre de guerriers et de chevaux était important. Le sang ne cessait de couler tandis que le flot continu d'assaillants rohirrims semblait ne jamais prendre fin. La brèche dans la muraille donna encore un nouveau souffle d'élan à l'armée d'Hogorwen, voyant dans cette plaie béante de la cité, l'occasion d'en finir rapidement. La maigre ligne de Naugrim plantée là pour contenir cette seconde vague d'attaque fut bien dérisoire et bien que très résistants, inlassablement les Nains reculaient, subissant de cruelles pertes. Les défenseurs d'Aldburg vinrent aider les compagnons barbus mais le nombre d'ennemis ne cessait de croître.

C'est le moment que choisit le Rude Hiver pour asseoir son emprise sur le champ-de-bataille, enveloppant les combats de vents glacés et de flocons fouettant les visages. Nul ne fut à l'abri et les chevaux entrèrent pour beaucoup dans une panique incontrôlable. Cette pagaille provoqua des ruades et des coups de sabots, tuant des combattants des deux camps. Un épais brouillard se forma et la neige se déversa de nouveau avec abondance. L'on n'y voyait plus à dix pieds devant soi. Certains donnaient des coups d'épée et de lance au hasard, d'autres recevaient des coups d'épée et de lance sans savoir. Dans cette cour devenue opaque, l'on entendait les cris des blessés, les hennissements des montures, les hurlements de peur et les croassements des corbeaux, tournoyant encore et toujours au-dessus de ce festin à venir.

Hogorwen, quant à lui, semblait faire avec ce temps. Il avançait avec conviction, claymore en mains. Dès qu'il tombait sur un homme lui paraissant être un ennemi, un aller-retour de sa lame suffisait la plupart du temps pour en terminer et passer au suivant. Sa détermination faisait peur à voir, une véritable montagne en marche. Une nouvelle silhouette apparut devant le Roi Despote. Une silhouette de petite stature, semblant se relever. Le Nain se tenait la tête. Sans le savoir, Hogorwen avait face à lui Thörn, l'un des bras droits de Hadhod Croix-de-Fer. Le rohirrim leva son épée gigantesque avant de fendre l'air en direction du crâne du Naugrim étourdi.

Mais un éclat se fit entendre. Éclat qui fit comprendre à Thörn le danger et qui prestement fit quelques pas en arrière pour éviter le conflit en attendant de se remettre. Hogorwen avait le regard fixé sur l'épée qui venait de stopper sa lame. Centimètres après centimètres, les yeux du Roi se dirigèrent vers les mains, puis les bras et enfin le visage de celui qui avait osé s'interposer entre lui et sa victime. Le visage qu'il vit, il ne l'avait plus vu depuis des mois et il crut bien se revoir, enfant.

Car face au Roi Despote et sa claymore de titan, se tenait Orwen, fils d'Hogorwen. Et le petit Prince rebelle était désormais bien déterminé à en finir avec cette guerre civile. Aujourd'hui, dans la neige et le sang.
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyDim 16 Déc 2012 - 15:00

La bataille rangée entre les deux camps avait laissé place à une mêlée générale, une véritable cohue de guerriers s'entre-tuant de tous les côtés. Les corps tombaient les uns après les autres, s'entassaient sur le sol, et baignaient dans une flaque immonde de sang vermeil. Entre tous ces cadavres, les hommes encore debouts ou à cheval se vouaient à un combat sans merci, presque barabre. Tous se jetaient corps et âme dans la bataille.
L'épais brouillard fit son apparition, et ajouta encore plus de désordre dans la bataille. Certains tuaient même leurs alliés, leurs frères d'armes, tant la couche grîsatre qui recouvrait le champs de bataille était opaque.

Au milieu de toutes ces agitations meurtrières, Amadeo et Usul continuaient leur duel. Le capitaine avait réussit à infliger une belle blessure à l'immonde réature, mais celle-ci était loin de déposer les armes. Au contraire, sa cruauté semblait décuplée ; il démembra un cavalier qui avait naïvement tenté de l'embrocher.

Pendant ce temps, Amadeo devait faire face à un grand rohirrim, qui faisait bien deux têtes en plus que le rôdeur, équipé d'une lourde armure, d'un large bouclier et d'une épée dont la lame était déjà noircie par le sang et la chaire.

L'adversaire tenta une première attaque frontale, que Amadeo évita de justesse avant de réplique. La lourde armure de l'ennemi l'empêchait d'avoir des mouvements fluides, si bien que le geste habile du Capitaine permit déjà à Braändal d'atteindre son épaule. Mais la lame glissa sur l'armure. Le félon cogna brutalement son bouclier contre Amadeo, qui fût projet au sol. L'ennemi s'avança, levant déjà son épée pour achever le demi-elfe.
Mais le capitaine saisit une bouclier perdu sur le champs du bataille pour l'interposer entre la lourde épée et son corps. Le choc fut brutal, mais Amadeo n'était pas blessé. Il roula sur le côté, se remit sur ses jambes et sortir sa dague.
Sa main droite devait à elle seule soutenir Braändal, une douleur au poignet se fit immédiatement ressentir. Mais Amadeo s'élança rapidement vers son ennemi, parra une attaque grâce à son épée puis enfonça sa dague sous l'essele de l'avdersaire, un des uniques points faible de sa lourde pretection. Telle une caracasse métallique, l'homme tomba an avant.

Un fouet claqua. Une fois. Deux fois. Le capitaine rohhirim eut à peine le temps de tourner sa tête vers la gauche, puis de voir surgir du brouillat une lanière qui entoura ses genoux. Projetté au sol, Amadeo se sentir tiré par la lannière, glissant impuisament sur le sol. Il cogna plusieurs cadavres, puis vit se dessiner dans le brouillard la silhouette de celui qui était au bout de cette lanière ; Usul.

Arrivé aux pieds de l'orc, Amadeo lâcha sa dague afin de pouvoir saisir Braändal à deux mains. Déjà, après un nouveau hurlement bestial, la claymore de l'orc fondit vers son visage. Les jambes enlacés, Amadeo ne pu que détourner sa poitrine et sa tête vers la gauche.
La lourde claymore atteignit néanmoins l'épaule du Capitaine, qui hurla de douleur. Son épaule avait été purement et simplement éclatée ; la chaire avait été déchirée de toute part, le sang avait giclé, la clavicule et la caracoïde visible à l'air libre.
L'acromion (autre os qui compose la partie supérieur de l'épaule), avait sûrement été résuit en purée puisque son bras droit de répondait plus.
Amadeo cru que son heure était arrivée lorsque, par chance, Rimbold fit son apparition.

Le combat autour du demi-elfe devint silencieux, comme si un voile de quiétude avait recouvert le valeureux capitaine. Ses paupières lourdes se fermaient, mais Amadeo résistait pour ne pas fermer les yeux. Il ne pouvait pas mourir, pas maintenant. Mais partout où il regardait, tout n'était que ténèbre. Sabots, lances, sang.

Au milieu de cette vision d'horreur, un être de lumière apparu. Une elfe. Elle se dirigea avec grâce vers le capitaine grièvement blessé à l'épaule. Arrivé à ses côtés, elle s'agenouilla et lui murmura à l'oreille ;

Elen síla lúmenn omentielvo mahtar nó ufárëa sin. Heca mahta atatya o falma mornië
L'étoile de notre rencontre brille, guerrier, mais pas encore maintenant. Va combattre ta douleur et la vague des ténèbres

Spoiler:
 

//HRP : Révision de l'orthographe ce soir//
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptySam 22 Déc 2012 - 2:57


    La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin Prince12


L'éclat des deux lames se heurtant résonna dans l'air...Un combat de titans allait commencer. Ou plutôt un duel entre David et Goliath. Seuls les entraînements quotidiens et les longues journées passées en selle et au combat permirent à Orwen de parer le coup puissant du roi. La claymore géante laissa néanmoins une entaille dans la lame antique du prince.

Les regards des deux combattants se croisèrent. Ils avaient les mêmes yeux...ceux d'un père et d'un fils. Orwen avait ôté son heaume qui gênait un peu sa vision. La tempête avait transformé la transpiration dans ses cheveux en givre, et une tâche de sang était visible sur sa joue, là où une lame ennemie l'avait frappé. Une seconde passa, les épées des deux guerriers croisées, leurs silhouettes symbolisant la bataille entière...le colosse en armure noire face au héros svelte, une cape verte autour de ses épaules. Pour le jeune prince, cette seconde semblait durer une éternité. Ce moment, qu'il craignait tant, mais qu'il attendait, depuis des longs mois, était enfin arrivé. Il allait affronter son père. L'usurpateur. L'inquiétude, la peur et le doute quittèrent le prince, pour l'instant du moins...cette rencontre leur était destinée.

Orwen fit un pas sur le côté, débloquant sa lame, et tenta une attaque, mais sans succès. La garde de son père était sans failles. Ils commencèrent alors leur duel, des retrouvailles écarlates. Personne n'osa interrompre ce combat des deux silhouettes à peine visibles dans la tempête. Le prince essayait d'esquiver les attaques du tyran; les quelques fois où il fut forcé de les parer avec sa propre lame le laissèrent avec un bras endolori, rendant la lutte encore plus difficile. Hogorwen était un meilleur bretteur, il était plus expérimenté, plus grand et plus puissant...Son fils était difficile à battre à dos d'un cheval lors d'une charge, mais lors d'un duel à pied, ses lacunes étaient plus visibles. Il était obligé de reculer devant les attaques furieuses du roi; les deux combattants s'approchaient peu à peu de l'escalier menant vers la citadelle d'Aldburg.

Pendant ce temps, la bataille pour Aldburg continuait. Les nains étaient faciles à distinguer grâce à leurs silhouettes caractéristiques malgré la tempête, et ils constituèrent la cible principale des soldats de Hogorwen qui venaient de franchir la brèche. Ils n'étaient pas faciles à tuer pour autant...les guerriers naugrims semblaient se moquer du vent glacial et de la neige, ravageant leurs ennemis à coups de glaives et de haches. Plusieurs rohirrims tombèrent pour chaque soldat de Hadhod Croix-de-Fer terrassé. Les guerriers d'Orwen, quant à eux, continuaient leur lutte contre la cavalerie lourde du roi...Pas par pas, les défenseurs survivants d'Aldburg reculaient dans la direction de la citadelle, du dernier bastion.

Un filet de sang rouge apparut sur la jambe de Hogorwen, juste au dessus de sa jambière; le prince avait réussi à blesser le roi. Un mélange de douleur et de colère apparut dans les yeux noirs du tyran, et il leva sa claymore au dessus de sa tête, l'abattant avec une force terrible. Orwen esquiva de peu, mais dut reculer sous l'avalanche soudaine des coups brutaux. Soudainement...il trébucha. Il avait atteint l'escalier menant vers la citadelle, et glissa sur la glace. Le prince s'écroula en arrière, la silhouette sinistre de son père devant lui, tel Sauron terrassant Elendil sur les plaines de Dagorlad...


La claymore noire s’abattit avec une force terrible. Le bouclier rohirrim que le prince utilisa pour se couvrir lui sauva la vie, mais le bois se cassa sous le choc, le Mearas blanc brisé...Orwen cria de douleur, les échardes s'enfonçant dans ses mains, ses bras meurtris par la force du coup. Il eut néanmoins la clarté d'esprit suffisante pour asséner un coup de pied puissant dans le bas du plastron de son adversaire, ce qui le fit reculer d'un pas. Des larmes de douleur et d'impuissance brouillaient les yeux du prince, alors qu'il essayait tant bien que mal de se relever...

C'est à ce moment là que le bruit de centaines de sabots résonna dans l'air, comme le grondement du tonnerre. Il ne s'agissait pas cette fois d'une charge de la cavalerie lourde du tyran, ni des braves soldats de Gallen Mortensen. Un chant se fit entendre, plus fort que le sifflement de la tempête et que le vacarme de la bataille. Un chant de guerre, un chant contant les batailles du passé, les exploits des héros de l'ancien temps. Un chant sur la gloire de Numenor et du Gondor. Un chant de courage, d'espoir, et de puissance. Ils apparurent, galopant sur les ailes de la tempête...des guerriers en armure complète, les caparaçons de leurs destriers scintillant de mille couleurs, mais combattant sous un étendard blanc comme la neige. Ils apparurent dans la brèche, balayant tout sur leur chemin. Les Chevaliers du Cor Brisé étaient arrivés.

Eradan, descendant de Faramir, à la tête de cent chevaliers du Gondor. Edor, le seigneur rohirrim roux, ramenant des volontaires de la Marche, prêts à prêter main forte aux défenseurs d'Aldburg. Le Comte Erco Skaline d'Esgaroth et ses Chevaliers de la Flèche Noire, un Passeur des Etoiles ne refusant jamais de l'aide à ses confrères. Tels étaient les héros qui avaient répondu à l'appel d'Aldburg.

Les destriers puissants de Dol Amroth piétinèrent tout sur leur chemin, sans distinguer amis ou ennemis. Heureusement la plupart des défenseurs s'étaient déjà retirés dans la direction de la citadelle. Ces renforts inattendus leur redonnèrent courage, et ils reprirent le combat avec plus de vigueur. Cependant, même avec l'aide des Chevaliers du Cor Brisé et leurs compagnons, l'armée de Hogorwen était toujours en surnombre, et répondit aussitôt à la nouvelle menace, sous les ordres de Sando, et quelques autres officiers.

Eradan brisa sa lance sur le plastron d'un ennemi qui tomba à terre sous l'impact, puis retira son épée du fourreau. Il balaya le champ de bataille du regard...La visibilité était toujours réduite par la tempête, mais il put néanmoins distinguer la silhouette d'un colosse armé d'une lame ensanglantée, en train de donner les ordres aux guerriers du tyran. Il éperonna son cheval, galopant dans la direction de Sando...

Même avec l'aide des renforts apparus par miracle, gagner cette bataille semblait impossible. Néanmoins, l'arrivée soudaine des chevaliers détourna l'attention du roi, permettant à Orwen de se relever, et de reprendre son épée en main. Le duel reprit sur les marches glissantes menant vers la citadelle d'Aldburg...





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Erco Skaline
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyLun 24 Déc 2012 - 10:07
La charge promettait d'être épique dans tous les sens du terme. La centaine de chevaliers en armure faisait fier allure, et dés que leur chevaux furent mis au galop, toute la terre trembla sous le martèlement des sabots. Une bonne partie des cavaliers crièrent pour se donner de la force. C'était comme si toute cette compagnie de guerrier ne faisait qu'un. Eradan était en tête, sur son flanc gauche Erco tenait fièrement une lance qu'on lui avait prêté. Il n'avait plus participé à une telle charge depuis longtemps et il avait perdu l'habitude de voyager avec sa lance de combat, la sienne était du reste brisée à Esgaroth dans ses appartements. Rhor était à côté de lui et brandissait fièrement l'étendards de l'Ordre de la Flèche noir. Le fond noir comme la nuit, et deux flèches blanches se croisaient au milieu du tissu. Les autres de sa compagnie étaient en groupe derrière eux-deux. Gnow tenait fermement son arbalète à répétition, les autres avaient abaissé leur lances et leur visière.

Nul ne pourrait arrêter la charge des chevaliers mené par le descendant de Faramir, comme si les Valars soutenaient cette aide. Erco voyait les troupes adverses se retourner pour faire face à l'attaque. Il pouvait voir les capitaines criés des ordres pour tenter d'organiser une défense, mais vue la puissance des destriers des chevaliers tous allait être balayer.

Erco sentait le moment du choc inévitable se rapprocher de plus en plus, il raffermit nerveusement sa prise sur sa lance, et lance une petite prière aux Valars avant cria une dizaine de mètre avant l'impact:

-Pour la liberté nous vaincrons!!!

Ses compagnons reprirent la phrase par habitude. Ce fut dix guerriers vétérans qui beuglèrent cette devise. Le stress du combat venait d'être dissipé comme un écran de fumée. A présent tous ne ressentait plus aucune peur si ce n'est celle d'échouer dans leur lutte contre le mal. D'ici moins d'une minute, l'instinct prendrait possession de tous ces chevaliers et les guideraient vers la victoire, ou la mort...

Ce fut Gnow qui engagea en premier le combat en tirant ses cinq carreaux en l'espace de dix secondes. A cette distance et vitesse pas la peine de viser, de toute manière il ferait mouche. C'était pas comme si y avait un mur d'homme devant eux, suffisait d'appuyer sur la gâchette et de pointer dans leur direction. Il créa ainsi une brèche que les hommes du Tyran n'arrivèrent pas à colmater, et Erco la ra-grandit d'un coup de lance. Ils entraient dans la bataille.

Il y eut quand-même un choc, le Seigneur d'Esgaroth failli lâcher sa lance qu'il lâcha au final deux mètres loin lorsqu'elle se brisa en mille morceau après avoir perforé une armure lourde. Sans attendre le rohirrim dégaina Amdir, et cria à ses compagnons sans leur adresser le moindre regard:

-Suivez moi, gardez la formation.

Il ne savait même pas s'ils allaient entendre ces paroles, mais il les disait quand-même. Elles devaient être tous à inutile car tous suivait sans hésiter leur capitaine. C'était dans l'ordre des choses de suivre le commandant...

Le Seigneur d'Esgaroth continuait à pousser son cheval du mieux qu'il pouvait. La vitesse serait son meilleur allié pour entrer aussi loin que possible dans les lignes ennemies avant d'être stoppé. Amdir s'abattait à droite et à gauche. Curon parait chaque frappe avec agilité. Malgré son âge, Erco gardait la forme et n'avait rien perdu de sa jeunesse. Il criait régulièrement des encouragements et des ordres à ses compagnons d'arme.

Rhor bataillait ferme pour garder son cheval tous en évitant de se faire blesser. Tenir l'étendards n'était pas de tous repos. Ses deux mains étaient requises pour cette tâche. Ereion gardait sa droite et Galarin l'autre de sorte à ce que leur frère d'arme aille le moins de risque de se faire tuer. La bannière claquait dans le froid.

Les chevaliers de l'Ordre de la Flèche Noir venait d'entrer dans la bataille, et toute leur rage était utilisé pour enfoncer les lignes ennemies. Les autres chevaliers du Cor brisé avançaient soit derrière eux ou soit parallèlement. Ils étaient comme une vague balayant tous. C'était de l'espoir pour les défenseurs d'Aldburg. Tous pouvait encore arriver.

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Gallen Mortensen
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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin EmptyLun 24 Déc 2012 - 13:50
Usul leva haut son épée, mais Rimbold à son habitude esquiva avec vivacité. Il réussit même a blesser de nouveau l'orc au niveau de l'épaule. Hèlas le porte étendard emporté par son élan trébucha sur un cadavre. L'arme dèusulk s'abattit avec force sur le casque ouvragé du rohirrim. Il tenta d'attenuer le coup mais il était hélas porté. l'orc accentua son avantage et il faucha d'un immense coup d'épaule Rimbold.Il s'effondra le visage couvert de sang sur le coté. Usul hurla de nouveau vers les cieux. Plongé dans les bourrasques de neige , l'immense créature ressembalit à un monstre d'Antan.

Amadeo sentit sa vigueur revenir, il se mit à genou . Puis etonnemment ses muscles se remirent en marche. Hèlas à chaque endroit où se posaient ses yeux la mort était présente. La Porte était perdue, les derniers rescapés se retiraient vers le bastion sous les ordres d'Harding toujours vaillant.Seuls les naugrims tenaient leur positions, mais ils étaient contournés par les assaillants.

Mais Amadeo avait un duel à terminer.

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La bataille des Trois Rois : la Porte du Destin Avataredoras

Graham avançait comme un zombie , il semblait hagard..... Ses pas rendus lourds par la neige le rapprochait des portes de la Cité éventrée. Régulièrement le maitre d'armes s'essuyait avec vigueur les yeux attaquer par les flocons agressifs.

Graham allait affronter son destin

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Gallen en echo à son mentor s'essuyait avec rage ses yeux. La tempête de neige devenait effrayante. Le maréchal assistait avec desarroi à la chute de sa cité. Gallen respira à pleins poumons. C'était fini , ils avaient perdu. Ils étaient à peine une poignée , la maison du Roi et quelques vaillants guerriers.

Une bourrasque encore plus violente fit voler sa cape d'hermine. Son regard bleu cobalt aperçut un guerrier aux armoiries taditionnelles levait haut une hallebarde.

Perdu pour perdu, Gallen se chargea d'épauler ses compagnons. Il mit Lars au galop. Il atteignit son comparse et reconnut Thorseld. Lelion d'Isen effectua un coup d'estoc parfait et Galthran tenta désespérement de contrer l'attaque mais la lame aigisée pénétra dans la hanche droite du chef des pies, Son torse prit un angle étrange. Sa main droite heurta le sol cotonné de blanc. Ses yeux devinrent vitreux et il s'étala de tout son long . Ses ongles fouettèrent un instant le sol glacé.

Galthran était mort. Gallen arriva au moment où trois pies se jettèrent sur le bouclier d'Edoras.Le maréchal stoppa de son épée la curée. Les deyux hommes se regardèrent un bref instant avec respect. Il récupèrent uen monture pour Thorseld et continuèrent à parcourir le champ de bataille, impuissants devent la marée humaine aux couleurs sombre qui pénétrait l'antique cité d'Eomer.

Le jeune Léaramn rejoignit le duo. Il vait vaincu son ennemi.Gallen aperçut le regard déterminé du cavalier du Rohan, Le champion du Rohan avait déjà vu cet éclat dans le regard de certains guerriers, Léaramn venait de vivre un isntant important.

Le maréchal ne put ajouter un mot car un cor retentit suivi du vacarme carctéristique d'une chevauchée. Gallen tourna son regard vers cette arrivée impromptue craignant des renforts ennemis et il découvrit l'étendard d'Esgaroth.

Dans un murmure il dit simplement

"Erco, mon ami"

Hélas, Gallen comprit que cette riposte ne serait qu'un coup d'épée dans l'eau , car la neige engluait les chevaliers, leur élan serait bientôt brisé. Mais gallen ne pouvait se résoudre à laisser son ami mourir seul.

De nouveau il rallia à lui ses hommes, à peine une vingtaine répondirent. Le maréchal scruta chaque visage pour les incruster dans sa mémoire. Ils les envoyaient à la mort mais il était maréchal c'était malheuresement son rôle.

Mortensen souffla de nouveau avec un regard vers Léaramn, Thorseld et Eoseld qui comprendraient que c'était un sacrifice certes necessaire mais un sacrifice néanmoins qu'allait leur demander le Champion du Rohan.

Sa voix de stentor s'éleva

"Hommes du Rohan, voyez ces hommes là bas, ils viennent défendre notre cité et nos valuers. Allons nous les laisser combattre seuls. Moi gallen Mortensen Maréchal de la marche Ouest je répond Non!!!

C'est ainsi que je mourrai, cette litanie revint de nouveau à l'esprit de Gallen.

Il poursuivit alors

"Cavaliers du Rohan, chevauchez avec moi , c'est le temps des boucliers brisés. Sus à l'ennemi"
Puis Mortensen mit Lars au galop, fixant l'étendard d'Erco Skaline son ami. Sûrement sa dernière charge.


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