Premiers pas en terre civilisée [Libre; Amrod, Calion]

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Njall l'Indomptable
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Ven 11 Jan 2013 - 23:10
    La nuit recouvrait doucement de ses ailes noires le ciel d'Arda. Lentement, et silencieusement, il prenait place, détrônant le soleil de son royaume pour y placer la lune qui observait les voyageurs téméraires. Njall était de ceux-ci, et d'un pas sûr mais lent, il faisait craquer la neige sous ses pieds. Il n'y avait qu'une fiche couche sur le chemin, mais autour, dans les bois, la neige était installée depuis plusieurs semaines déjà. L'hiver s'abattait ici comme partout, et le froid s'insinuait jusque dans les demeures et les foyers les plus couvés. Le vent qui balayait le Nord de l'Arnor n'était rien comparé à ceux qu'avait affronté Njall dans le grand nord, et, enfouis dans ses vêtements de fourrures, encapuchonnés et suivis de sa longue cape blanche en peaux de bêtes, sa marche semblait inexorable et immuable. A son côté, son chien gambadait joyeusement. Il n'avait pas de nom car il n'était pas coutume chez les Lossoth de nommer leurs chiens de traineau, et Njall l'appelait familièrement "Chien". Il était docile et bien dressé : bon chasseur mais peu téméraire, le Lossoth pouvait le garder près de lui sans craindre qu'il ne s'échappe, jappe ou court après chaque voyageur ou gibier croisé.

    Le premier cas ne s'était pas encore présenté, les routes de ce coin du monde étaient peu fréquentées, encore moins par ce temps infernal, pour les locaux. En effet, peu de gens prenaient ces vieilles routes, parfois à peines visibles, effacées par le temps et les intempéries. Personne ne les prenait car tout le monde savaient où elles menaient : bien plus au Nord que toute civilisation, là où la neige semble éternelle et recouvre jusque les âmes des hommes. En descendant par ces sentiers égarés, Njall ne croisait donc personne. Des chasseurs et autres rôdeurs purent peut-être s'apercevoir de sa présence, en le guettant entre les arbres, et lui-même cru déceler à plusieurs reprises des présences autour de lui : son oreille fine et sa vue perçante ne le trompait que rarement. Si cela avait été des orques, ils lui auraient tendus une embuscade depuis longtemps, ainsi il était rassuré d'être seul et paisible sur les routes, s'il ne trouvait pas d'abri il s'arrangerait un campement et ne craindrait pas d'être attaqué pendant la nuit. Il entrait alors sur les terres d'Arnor, près des Hauts-Nords, il n'était d'ailleurs qu'à quelques jours de marches du Lac Nenuial, près duquel se trouvait Annùminas. Ignorant l'existence de tels lieux, c'est avec naïveté que Njall suivait désormais des sentiers de chasse.

    Mais la nuit devint bien trop obscures pour continuer à marcher, et le froid mordait les joues de Njall malgré sa grande ténacité : la fatigue le gagnait petit à petit. Il se mit alors en quête d'un refuge. Furetant à l'orée des bois, il distingua malgré l'obscurité au pied d'un pan abrupte de roches une très légère percée dans celle-ci. Il y serait à l'abri des chutes de neige, et il s'y dirigea. L'endroit était sec : parfait pour faire du feu. Trouver du bois sec était une tâche difficile par ce temps neigeux, heureusement, en bon survivaliste et habitué de ces contrées enneigées, il avait pris la précaution d'emmener un peu de bois sec dans ses bagages. Il ne lui en restait que pour un seul feu, hélas, et il devrait couper du bois bientôt. Tandis qu'il déposait ses affaires contre la paroi rocheuse, il s'affaira à rassembler son bois et à l'aide de ses silex il alluma un petit feu de camp, mettant plusieurs minutes avant de le stabiliser. Il se réchauffa autant qu'il pu tandis qu'il s'enroulait dans sa cape et entreprit de cuir les restes de la chasse qu'il avait faite quelques jours auparavant. Il lui restait un peu de lapin qu'il jeta à son chien, et il fit cuir ce qui lui restait de la biche qu'il avait abattu. Une fois rassasié, son chien vint se blottir contre lui, dans l'espoir surement de trouver le sommeil. Mais Njall lui veilla sur le feu longuement, et son insomnie lui donna raison. Un léger bruissement le tira de ses songes, et extirpa le chien de son sommeil. Demeurant silencieux, ce dernier redressa la tête et ses oreilles se dressèrent de même. Fronçant les sourcils, le Lossoth tenta tant bien que mal de regarder autour de lui, cherchant la cause des légers bruits qu'il entendait. Peut-être était-ce seulement une bête intriguée par le feu, qui le fuirait bientôt. Ou un dangereux voyeur... ? Par précaution, Njall posa la main sur sa masse, qui reposait sur ses genoux. Il ne connaissait pas ces pays où il s'aventurait désormais, et on lui avait dit que les mésaventures pouvaient y être nombreuses, ainsi le regard du petit guerrier se fit sombre tandis qu'il scrutait la nuit.


[Désolé pour le lancement assez médiocre, c'est toujours difficile pour moi, en espérant que cela vous inspire !]
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Calion Palantir
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Sam 12 Jan 2013 - 1:00

Le soleil était à son zénith, la neige s'intensifiait dans la forêt et arrivait aux genoux de notre homme qui commençait à être trempés. Mais comment survivre ici sans nourriture ? Il faut dire que manger des légumes congelés n'est très nourrissant. Il avait besoin de viande.

L'arc à la main, il avançait. À l'ombre d'un arbre, distinguant quelques formes sans réellement les reconnaître, il s'avança. Son arc bandé dépassait de l'arbre. La pointe de flèche illuminée par la lune luisait. D'acier ou de fer, lui-même ne le savait pas, il les avait trouvé sur un homme mort de froid. -C'était les aléas du Rude Hiver comme on l'appelait ici. Une dizaine de flèches tout au plus, voilà ce qu'il avait pu récupérer sur le cadavre congelé. Il s'était servi aussi dans la bourse du défunt. Juste de quoi manger un repas à l'auberge.- Les formes se dessinaient de mieux en mieux : cinq cerfs. L'homme savait qu'il n'en auraient même pas deux mais il devait tenter. Toujours l'arc bandé, il ferma son œil gauche afin de tirer avec plus de précision. S'accroupissant pour mieux se stabiliser, il tira sa flèche. Le silence fut rompu. L'instant d'après, du sang commença à couler. La bête, touchée à la gorge, se débattait et s'écroula vivement. L'homme se dépêcha de rejoindre la bête, s'accroupit près du cerf, posa son arc et sortit son poignard afin d'achever la pauvre bête avec hâte. Une marre de sang se rependit rapidement autour du cadavre de l'animal. L'homme en ressortit la flèche et la replaça dans son carquois. Son arc désormais rangé, son poignard essuyé, il commença à tirer la bête vers son refuge.

Le voyage était très long. Le cerf était lourd et le transporter n'était pas une tâche des plus simples. D'autant plus que le sang coulait encore et une trace rouge suivait l'homme et sa prise tirée par les cornes. Qu'en était-il des autres cerfs ? Ils semblaient fuir encore, se sentant poursuivis.

Les heures passèrent. L'homme était exténué. Pourtant il se rapprochait de son refuge. La nuit tombait, bientôt, l'obscurité envahissait les vastes Hauts du Nord. Il était enfin arrivé à son refuge. Seulement, quelqu'un semblait déjà l'occuper. Qui ? Qui ose ? C'est son repaire, son refuge, celui qui lui permet de survivre. Se laisser prendre son refuge c'est se condamner. Non, il ne pouvait laisser cela se passer.

Au dessus de la parois rocheuse se tenait le chasseur et au dessous de lui, il lui semblait voir un autre chasseur. La lueur du feu l'éclaira très peu car la neige ainsi que sa fourrure le cachait bien, on ne discernait que ses yeux . L'homme pouvait à présent voir le chasseur au dessous de lui, il avait une de ses mains posée sur sa masse. L'homme s'avoua surpris qu'un chasseur se trimbale un masse ici. Toujours accroupi au dessus de lui, L'homme lança d'une voix calme mais le son d'avalement de salive indiqua sa méfiance.

"Eh ... T'es qui ? Et qu'est-ce que tu fais là ? Il ne lui laissa pas le temps de répondre et ajouta. Tu sais où t'es là ? C'est mon refuge. Alors dis-moi d'où tu viens avant que je ne te charcute. Et enlève ta main de ta masse ... Maintenant."

L'homme se fit voir mais resta accroupi. Sa fourrure le couvrait entièrement. Son épée était dans son dos à l'horizontale. Son visage semblait porter une trace, un genre de cicatrice sur sa pommette gauche. L'homme se releva et commença à marcher en contournant par la gauche le vide l'entourant. Il semblait descendre des escaliers et le craquement de la neige sous ses bottes de fourrure mêlé à sa posture droite rendirent l'instant presque solennel. À cet instant, il ne savait pas que quelqu'un s'inviterait encore dans son refuge.


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Adaes Thiemond
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Sam 12 Jan 2013 - 13:40
Le Maitre d'arme avait quitté Anuminas il y a peu, cela faisait trop longtemps qu'il était restait en place à ne rien faire, dans la capitale de l'Arnor. Sa destination il ne la choisie pas réellement, mais la route du nord était de loin celle qui était la moins fréquentait. Le rude hiver ne donnait pas envie aux voyageurs d'aller encore plus au nord, là où la neige est toujours plus présente, là où le vent vous glace les os malgré d'épaisses couches de vêtements. Le voyage du maitre d'arme semblait plus aléatoire qu'autre chose, mais dans sa tête il ne l'était pas. Alors qu'il se remettait de la mort de son père après le ravage de Bree une expedition partit dans le nord désertique, menée par le Roi d'Arnor afin de retrouver les reponsables de la bataille de Fornost. A l'époque Adaes ne les avait pas rejoint, mais aujourd'hui il souhaitait en savoir plus sur le nord désertique, il souhaitait en apprendre plus sur ceux qui avait causé la bataille de Fornost... Une aventure seul semblait un peu folle, mais prit d'une soudaine envie il n'avait su résister à cette envie.

Préparant des vêtements bien chauds et autant de vivre que possible concentré dans un grand sac il prit la route. Une grande cape de fourrure l'envellopait, tandis que le fourreau de son arme dans son dos était attaché par une longue lanière en cuir qui s'envellopait autour du torse du vieux soldat. Seul ses mains dépassait de cette longue cape, tenant fermement les reines d'un cheval, dernier vestige des anciennes possessions de la famille Thiemond. Tout comme son propriétaire le cheval commençait à être âgé, déjà âgé de 12 ans il n'était plus le cheval qui jadis porta ses maitres au galop d'une destination à l'autre, c'est au pas qu'il emmenait Adaes droit au nord sous l'oeil perplexe de soldats d'Anuminas. Malgré cela le maitre d'arme fit sa route, la route était quelques peu enneigés, bien plus que ses consoeurs du sud car moins fréquentés. La piste du maitre d'arme semblait possible à suivre à cause des traces de pas du canasson, mais le vent prouvait le contraire. La neige volait et les empreintes disparaissait.

Le voyage était difficile, et la monture commençait à fatiguer plus que jamais. Chaque pas était plus dur et plus long que le précédent. Alors que le cheval s'écroulait des bruits d'hurlements se firent entendre, des loups. Le cheval était couché, son corps avait fait un maximum de chemin mais le vent semblait ne pas vouloir diminuait, apportant toujours plus de froid sur le voyageur et sa monture. Les loups hurlaient, apparemment habitués au froid intense ils ne semblaient pas plus touché que ça par la neige et le vent. Au nombre de trois ils étaient face au maitre d'arme. Engourdi par le froid dégainer son arme fut difficile et quelques peu laborieux, mais il tint finalement Thie face aux bêtes qui semblaient avoir les crocs. Une première s'élança, se mouvant avec difficulté le maitre d'arme ne put que plaçait sa lame pour éviter d'être perforé. Le fait que l'arme soit émoussé empêcha le loup de mourrir sur le coup, mais sufit tout de même à le faire tomber sur le côté, pleurant de douleur. Un second loup se lança à l'assaut tandis que le troisième s'attaqua à l'équidé qui ne pouvait rien faire pour se défendre.

Adaes brandit son arme et assena un violent coup horyzontal, frappant avec le plat de l'arme il toucha le loup en plein saut, le projetant vers la droite le cannidé finit assomé au sol. Le loup qui fut le premier à prendre l'initiative d'attaque se releva avec difficulté et mordit le maitre d'arme à la cheville, passant à travers la cape et la botte le coup fut assez réduit, mais suffisamment puissant pour faire hurler de douleur le maitre d'arme qui porta un large coup au niveau du sol afin de faire lâcher prise à la bête. Le coup toucha celle-ci dans le thorax, si bien qu'elle s'écroula un peu plus loin. Grimaçant Adaes se tourna vers sa monture, toujours étalée au sol elle était désormais couchée sur une neige rouge, teinte par le sang de cheval qui sortait du ventre déchiqueté par le loup qui se ravitaillait. Se retournant le maitre d'arme ne prit pas la peine d'affronter le loup. Sa monture était morte et il n'avait aucun intérêt à tuer le loup. Boitant l'épée à la main le maitre d'arme passa outre quelques arbres, du sang coulait de sa jambe, laissant une trace rouge vif sur le sol. S'arrêtant un peu plus loin au pied d'un arbre le maitre d'arme grelotait, malgré cela il trouva le courage de récupérer un peu de neige et de l'appliquer sur la blessure, bien que moins éfficace qu'une torche la cicatrisation pourrait déjà être plus éfficace ainsi. De plus la jambe fut engourdie par la neige ce qui ammena à une légère absence de douleur.

Soulagé par ceci il se releva, boitant toujours il se tenait un maximum aux arbre des environs afin de pouvoir soulagé sa jambe blessée. Des gouttes de sang tombaient encore malgré la neige appliquée contre la blessure. Finalement s'assurant que plus aucun danger ne le menaçait Adaes rengaina son arme avant de resserer au maximum son manteau de fourrure et s'abriter ainsi un peu plus des vents froids du nord. Ses pas le conduisait un peu aléatoirement, il cherchait un abris afin de pouvoir se reposer dans son périple. Ne sachant réellement comment en trouver un dans un endroit comme celui-ci c'est au hasard qu'il déembulait à travers les terres enneigées. La nuit profonde était en place, le ciel noir était visible jusqu'à l'horizon. Sa bonne étoile semblait être de sorti, car il arriva finalement à un endroit qui, bien que toujours sous l'influence du froid semblait à l'abris des vents. Qui plus est il distingua un voix, il y avait au moins une personne. Ne se posant pas de questions le maitre d'arme arriva dans son manteau en haut d'une cavité, il vit en bas un feu avec une personne camouflé dans une tunique de fourrure, difficile de distingué plus. Et un peu plus haut une autre personne, qu'il voyait de profil dans une tenue en peau, à en juger par son équipement fort probable qu'il soit un chasseur. Se contrôlant il ne se lança pas directement contre le feu, et ne prononça aucun mots. Il regarda juste les deux personnes, calmement. Scrutant le terrain et se questionnant sur leur identité.
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Amrod Calaelen
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Sam 19 Jan 2013 - 15:44
[Désolé pour l'attente ^^']

De la neige à perte de vue, il n'y avait pas un endroit où cette poudre blanche ne s'était pas incrustée, j'avais de la neige jusqu'aux cuisses, voir plus à certains endroits et je n'avais pas pris de fourrure pour me protéger du froid. En plus de cela, je venais de finir mes provision, je ne pouvais donc plus manger, il fallait trouver une auberge, et vite.Je continuais de marcher, il fallait que je retrouve la route, avec toute cette neige j'avais dû m'égarer du chemin menant à la capitale. Peut-être qu'en grimpant dans un arbre j'aurais vu quelque chose. Aussitôt dit, aussitôt fait je grimpai sur l'arbre le plus proche pour scruter l’horizon, sauf que je ne vis que cette neige abominable sur tout l'horizon, aucun signe de vie humaine autre que moi à des kilomètres à la ronde. Je pris donc la décision de continuer la route tout en restant sur les arbres, c'était plus rapide.

En allant d’arbre en arbre je vis un corps, par terre, il était tout bleu et des traces de morsure étaient présentes sur tout son corps, il avait dû être attaqué par des loups, je sautai de l’arbre pour vérifier quelque chose. Il avait une fourrure bien chaude qui n’allait plus lui servir, pourquoi ne pas la lui emprunter, elle ne lui servait plus, et j’en avait plus besoin que lui. J’enfilai ma nouvelle tenu et regrimpa dans l'arbre pour continuer ma route. En chemin je vis des cerfs fuirent quelque chose ou quelqu'un, peut-être un chasseur, j'avais faim, mais rien pour faire cuir du cerf il fallait que je trouve la personne responsable de leur fuite, il pourrait m'aider.

Je recommençai à sauter d'arbre en arbre et d'un coup j'entendis du bruit, des personnes qui parlaient, en regardant bien je vis un peu de lumière, un feu, il y avait donc au moins une personne, je décidai de m'approcher plus près. Il y avait un campement, deux hommes était prés du feu, l'un était assis, il avait un gros manteau de fourrure, l'autre était debout, il y avait un cerf mort à côté de lui, c'était lui qui avait causé la fuite du troupeau de cerf que j'avais vu. Le chasseur avait l'air surpris de voir l'autre homme assis prés du feu, il avait certainement dû venir s'abriter ici pendant l'autre chassait. En regardant bien, je vis un troisième homme, enfin c'était plutôt une silhouette qui scrutait le campement, il venait d'arriver de l'autre côté. Je décidai de rester sur ma branche et faire comme la silhouette, scruter les deux personne du campement.
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Njall l'Indomptable
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Dim 20 Jan 2013 - 14:56
    Le silence demeura maître des lieux quelques instants avant qu'une voix ne s'élève, rompant son règne solennel. Elle venait d'au-dessous de Njall et le surprit, si bien qu'il leva la tête dans un soubresaut, dévinant avec peine un silhouette qui le surplombait. Plissant les yeux à cause des flocons qui continuaient de tomber, Njall resserra sa main sur le pommeau de sa masse, sans répondre aux premières paroles de l'inconnu. L'homme se fit rapidement menaçant tout en commençant à descendre des hauteurs et Njall continuait à le fixer, se murant dans un silence perplexe.

    Il n'appréciait pas le ton que prenait cette rencontre et son chien se redressa brusquement quand l'homme fut arrivé en bas, grognant en dévoilant ses canines. Le gratifiant d'une caresse, Njall lui intima de rester immobile tandis qu'il se redressait, détâchant sa cape pour dévoiler son armure, ramassant sa masse qu'il appuya sur son épaule. Il voulait montrer qu'il était prêt à se battre si l'homme était trop agressif, mais que ce n'était pas son désir : il était juste prêt à se défendre.



    - Je ne savais pas que c'était votre refuge, et je me suis installé ici pour la nuit. Navré d'avoir provoqué votre colère, mais ne pourriez-vous pas partager cet abri ne serait-ce que cette nuit ? Je partirais dès l'aube, et nous battre ne nous apporte rien. J'ai de la nourriture et j'ai fait un feu, nous pourrions partager ce confort au lieu de nous menacer.


    Njall était un homme conciliant : il savait recourir à la violence, mais il n'en voyait ici pas l'intérêt. Il était sûr que le chasseur entendrait raison, sinon... Il ignorait comment allait tourner la rencontre. Mais bientôt son chien se détourna du premier individu pour regarder vaguement dans les alentours, essayant de faire comprendre en vain à son maître qu'ils n'étaient pas seuls. D'autres voyageurs les regardaient, et cela était un étonnant concours de circonstances : en ces terres peu fréquentées allaient se rencontre un petit groupe, pour passer une soirée agréable autour d'un feu, ou se confronter pour celui-ci ? Njall était déterminé à ne pas céder sa place en tout cas. Regardant son chien, le Lossoth fronça les sourcils et laissa glisser sa masse au sol en signe de paix.

    - Approchez-donc, et laissez vos mains loin de votre épée... Nous pourrons alors nous entendre. Et... quelque chose me dit que nous ne sommes pas seuls., finit-il en haussant la voix.

    Il se demandait bien qui pouvait rôder encore, et il garda sa masse près de lui bien que ne lui portant pas trop d'intérêt pour ne pas inquiéter le chasseur. Remettant sa cape de fourrure, il se rassit près du feu et fit signe au "propriétaire" des lieux d'approcher. Car après tout, la nature n'appartenait à personne, et il s'étonnait maintenant des dires de l'homme, en y réfléchissant. Pourquoi ce renfoncement serait-il à lui ? La nature leur en avait fait cadeau, comme abri pour les égarés, pas pour lui. C'était bien là une notion du Sud, et il apprenait déjà leurs coutumes à ses dépens
    .
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Calion Palantir
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Mer 23 Jan 2013 - 14:39

Les flocons se cessaient de tomber, levant les yeux au ciel un instant, il se rendit compte que les flocons ne pouvaient être discernés. Jetant son regard sur son cerf encore en hauteur, il s'aperçut que le sang coulait dans le refuge.

"Ah mais c'est pas possible d'être bête à ce point là. Je suis en train de tout dégueulasser."

À ce moment, l'homme en face de lui se leva, prit sa masse et la posa sur son épaule et d'un geste, dévoila son armure.

*Ouais ... se dit l'homme. Je suppose que je n'ai pas le choix.*

Il sourit à cet instant et commença à rire. Il voulu ôter sa capuche pour montrer ses bonnes intentions mais le froid l'en empêcha.

"Héhé ... On se calme. Je plaisantais hein ... C'est juste que ... On est jamais trop prudent."

*En plus il a chien lui ...*

De toute façon, il était trop fatigué pour participer à un combat. Durant des heures il a trainé un cerf dans la neige et dégainer une épée ou bander un arc ou même faire un pas de côté devenait vide de sens. Il devait se reposer et se restaurer. L'autre homme posa sa masse. Ravit, le chasseur esquissa à nouveau un sourire. Mais maintenant, ils n'étaient plus seuls. Regardant le feu, il imagina bien quelques morceaux de cerf piqués par une broche. Levant la tête et levant les yeux vers le cerf, l'image se dessina dans sa tête : un banquet avec des dizaines de convives qui ripaillaient et buvaient tout en riant et s’esclaffant. Revenant à la réalité, il remercia l'autre homme pour le feu. Celui-ci lui permit de rêver quelques instants alors que la neige cessait de tomber. D'un ton amusé, il lança.

"Sauf que ... Je comptais faire tenir mon cerf quelques jours quoi. Et puis mon refuge c'est pas un hôtel quoi."

Le chasseur eut un moment d'hésitation mais finit par dire d'un ton agacé, presque colérique.

"Bon je sais pas qui vous êtes ni pourquoi vous êtes là mais ça devient lourd. On joue pas à cache-cache alors sortez de vos trous."

Sa voix résonna dans le renfoncement et s'échappa par les deux entrées possibles : celle du haut, où était posté l'autre homme, du moins, il était en-dessous et celle où le chien jetait son regard agressif.

Se retournant vers l'autre homme et son chien qui grognait il repensa à son cerf et au sang qui dégoulinait.

*Faut que j'aille le chercher avant qu'une saloperie de bestiole ne me le pique.*

"Bon allez là ! Avancez !"

De chaque côté, en dehors du refuge, sortirent deux silhouettes, pressées par l'envie de se réchauffer auprès des flammes.


HRP/ Médiocre rp. Désolé /HRP


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Adaes Thiemond
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Jeu 24 Jan 2013 - 21:51
Le maitre d'arme observait d'en haut deux hommes, autour d'un feu ils semblaient se confronter. Méfiant l'un vers l'autre, chose très facilement visible le maitre d'arme cru même que cela allait tourné au pugilat, mais finalement il n'en fut rien. Celui qui semblait être le premier en place était lourdemment armé, alors qu'il se levait pour faire face aux deuxième homme il dévoila une mase de guerre imposante et impressionante. Le maitre d'arme voyait le feu, et souhaitait s'en rapprocher.

Mais la vue seule de l'image semblait signifiait que celui-ci ne voulait guère, et dans son temps et au vu de son équipement le possesseur de Thiemond ne souhaitait pas confronter un homme aussi bien armé, et sans-doute doué. Ceci serait du pur suicide. Mais alors qu'Adaes se voyait déjà repartir la queue entre les jambes il vit un évenement surprenant, l'homme se rassit, l'air amicale. Le second sembla à son tour être moins nerveux. Tandis que le maitre d'arme vérifiait qu'aucun loup ne l'avait suivit il vit doucement une silhouette dans un environ proche, sans doute un voyageur égaré comme lui.

Alors qu'Adaes se préparait à toutes les éventualités il lui sembla que sa présence ne put guère passer inaperçu. En effet, le deuxième arrivé vraisenblablement chasseur prit un ton fort afin d'adresser la parole aux deux personnes qui semblaient être également dans la zone du repère. Apparemment l'homme était expérimenté dans ces terres, et il était un peu idiot de la part d'Adaes de tenter de cacher sa présence à un homme habitué à traquer, à se camouffler et à analyser dans ces terres froides et dangereuses.

Tremblotant le maitre d'arme ne prit guère la peine de plus réfléchir. Se resserant toujours plus dans son gand manteau de fourure il commença à descendre, d'un pas calme et serein, laissant son arme à sa place et ne jetant pas dessus le moindre regard. Tremblotant le vieux soldat n'était plus habitué à bravé les coups de gueule de dame nature, le rude hiver en étant un gros, elle a du se prendre un rateau je pense. Regardant les deux personnes en bas le maitre d'arme décida de prendre la parole après tant de temps à narrer sans pouvoir placer une phrase de dialogue je sens que ça va faire du bien d'ouvrir les guillemets.


“Bien les bonjours messieurs. Je m'excuse d'interrompre votre réunion, mais perdu dans ces territoires arrides je ne fais que chercher un abris afin de remonter la chaleur de mon corps. Loin des cheminés de la demeure où j'habite habituellement mon corps se trouve être quelque peu choqué par la froideur de ce si rude hiver. Ainsi je souhaite pouvoir réchauffer mon corps face à ce feu. “
Descendant encore le vieux soldat se rapprochait du feu, pressé de sentir de nouveau la chaleur il boitillait encore, ses pas était assez dure car une de ses jambes commençait à avoir du mal à réagir. Attendant assez confiant la suite des évenements le maitre d'arme espérait malré tout que tout allait bien se combiner, notamment avec le quatrième homme.

[Assez court, par manque de temps et assez limité en inspiration pour le coup.]
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Amrod Calaelen
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Mer 6 Fév 2013 - 19:21
Les deux hommes continuaient de parler, le cerf que tenait la chasseur mettait du sang partout, d'un coup, l'autre homme se leva et dévoila son arme, une masse de guerre qui pouvait réduire dix hommes en bouilli en deux ou trois coups. L'atmosphère était électrique, la situation allait tourné en bagarre, les deux hommes allaient bientôt passer aux mains, en plus le barbare avait un chien, qui devait être aussi dangereux que sa masse, l'autre avait moins de carrure mais semblait maîtriser l'art du combat, et devait être plus rapide.

Si la situation tournait au vinaigre il fallait mieux que je parte, et vite. Je m'apprêtait à prendre la fuite quand quelque chose d'étonnant se produisit, le barbare se rassit et l'atmosphère redevint normale, comme si les deux homme prés du feu s'étaient réconciliés alors qu'ils étaient sur le point de se battre quelques seconde avant. S'était bizarre, ils semblaient être attentif au moindre bruit autour d'eux, ils avaient dû nous repérer, moi et l'autre personne de l'autre coté du campement. D'ailleurs ça me fit pensé que je l'avais oublié, il était toujours au même endroit à observer ce qui se passe, comme moi.

Le temps semblait s'être arrêté, les deux hommes près du feu parlaient toujours entre eux, mais ils ne bougeaient plus comme s’ils attendaient que l’on viennes. Puis le chasseur nous dit d’un ton assez fort pour que l’on puisse l’entendre de venir les rejoindre, lui et le barbare. Un piège ?
Peut-être qu’ils se sont mis d’accord pour se défouler sur nous ? Ou ils veulent juste que nous puissions nous réchauffer près du feu ? En tout cas il fallait faire attention, ils pouvaient être dangereux.

J’attendis que l’autre fasse le premier pas pour voir leur réaction, quand il se décida à se montrer, je vis enfin son visage, de loin certes, mais je le vis, il était usé par le temps, cette personne devait avoir dans les cinquante ans, il se déplaçait lentement, mais plus rapidement qu’un homme de son âge. Il portait une arme à la ceinture, sans doute une épée. Quand il descendit il dit aux deux hommes déjà prés du feu qu’il voulait juste s’y réchauffer, et ils ne lui dire rien. C’était mon tours maintenant.

Je sautai de mon arbre et allai lentement vers le feu. Arrivé a une bonne distance, je pris mon arc et mon épée et les déposa à terre pour leur montrer que je ne leur veux pas de mal, s’il y avait danger j’avais toujours une arme autre dont ils ne connaissaient pas l’existence. Puis je dit :

“Bonjour, je me suis égaré de la route menant à la capitale, je cherche un abris pour passer la nuit et attendre que la neige arrête de tomber pour retrouver la route, puis-je me joindre à vous ?”

Je n’avais pas expliqué les raison de mon voyage jusqu’à la capitale, s’ils savaient que je voulais être un assassins, ils n’allaient pas me faire confiance. J’attendis la réactions des trois personnes pour pouvoir improviser la suite.
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Njall l'Indomptable
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Ven 15 Fév 2013 - 19:14
    Visiblement, ses arguments firent mouches. L'épisode de la hache et la hargne du Chien durent aider aussi, sans aucun doute. L'homme se montra alors plus amical, bien que Njall demeurait méfiant; il y a quelques minutes il voulait encore le chasser du refuge. Et quel refuge... Se battre pour un abri aussi petit était assez ridicule. Ils ne devaient pas perdre de temps avec ces futilités. Les gens du Sud étaient bien étranges.
    Enfin, celui-ci s'était radoucis mais ne semblait toujours pas enclin à partager sa viande, songea Njall, ne saisissant pas le ton ironique de l'homme, sur le coup. Cela se comprenait. Il avait chassé son repas, comme Njall. Ce dernier avait de quoi se nourrir lui et son chien, il ne quémandait pas. Il était tout de même heureux d'avoir trouvé un terrain d'entente. Peut-être que le chasseur pourrait lui indiquer le chemin vers la cité la plus proche : il avait ouï mille merveilles à propos des cités du Sud, bien plus vastes que les villages lossoths. L'on disait même que certaines étaient aussi grandes que la baie elle-même ! Il avait tellement hâte de gagner les contrées du Sud... Il y était presque mais était encore trop au Nord à son goût. Ce pèlerinage, qui avait été murement réfléchis, lui plaisait de plus en plus. Il en avait le coeur ravis, mais il n'en demeurait pas moins calme et réfléchis.


    - Ne vous en faites pas pour votre cerf, j'ai de quoi me nourir. Asseyez-vous donc autour du feu...

    L'autre homme héla les inconnus qui rodaient autour, et il avait bien fait. Njall était aussi inquiet à leur propos : pourquoi se cachaient-ils ? Seraient-ils hostiles ? Enfin, ils seraient bientôt fixés, elles approchaient déjà. Vint d'abord un vieux guerrier, enfin, dans la fleur de l'âge, et grelottant. Njall l'écouta avec attention et le trouva sincère. Il lui faisait même de la peine et il lui adressa un sourire courtois, bien que son regard de glace le scrutait de la tête aux pieds.


    - Venez donc vous réchauffer,
    lança Njall tout en s'assurant que le Chien restait calme.

    Une deuxième silhouette parut bientôt, plus droite, plus digne. Un autre voyageur, bien plus jeune et en forme. Njall lui fit signe d'approcher aussi. Ce dernier s'était moins expliqué que l'autre, et le Lossoth demeurait assez méfiant. Il s'assit aux côtés de son chien, près du feu, tandis que ce dernier posait sa tête sur la cuisse du nordique.

    - Ne sommes-nous pas mieux à partager qu'à nous entre-tuer ?
    dit Njall en souriant.
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Calion Palantir
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Mer 20 Fév 2013 - 17:10

Le chasseur avait très bien compris que son homologue n'avait pas saisi l'ironie. D'un côté tant mieux, ça lui fera plus à manger. Mais d'un autre côté, l'hiver rappelait que dans ce monde, la solidarité existe encore.

"Allez va, je vais le chercher. Ton chien a besoin de viande "fraiche", il se met à regarder la bête recouverte d'une fine pellicule de neige. Fraiche est le bon mot" dit-il en riant.

Les deux silhouettes s'approchèrent du feu. Par peur ou par politesse, elles donnèrent leurs raisons d'être ici. Pourtant ce lieu ne semblait pas être une salle d'interrogatoire. Moins on en sait mieux on se porte non ? Le chasseur ne voulait pas d'ennui. Son renfoncement, sa chasse et il était heureux.

C'est alors que le chasseur put discerner les traits de ses "invités". Un vieil homme dans la force de l'âge et un jeune, droit, ils faisaient la paire à vrai dire.

La méfiance du chasseur ne s'en alla pas pour autant. Son visage était un masque. Un sourire amical qui cachait un visage écorché par la vie. Le tout était recouvert de sa capuche de fourrure. De très bonne facture puisqu'elle provient d'un ours et qu'elle a été tissée et ajustée par le chasseur.

Son ventre gargouilla et un cerf était prêt à remplir sa panse mais il se devait d'attendre ses convives.

*Allez magniez-vous ! Ça fait 2 jours que j'ai pas bouffé ! J'ai FAIM !!"

"Ne sommes-nous pas mieux à partager qu'à nous entre-tuer ?"

"Justement j'vais chercher la bectance bougez pas."

Le chasseur grimpa les marches à toute vitesse et se présenta devant la bête.

"Si vous voulez bien m'excuser brave bête ... Il s'accroupit et poussa le cerf en direction des autres. Attention en bas ... GNNNA ! Saleté tu vas tomber OUI ?!"

Les autres avaient l'air gêné devant l'incompétence du chasseur. Ils se prirent à rire.

"C'est ça riez bien ... Le chasseur se pencha et s'aperçut de ce qui n'allait pas. Le fait qu'il y ait une pierre me dérange un peu pour pousser. Rapidement, le chasseur jeta la pierre par delà quelques arbres bien fournis en neige. Voilà ... On est bon."

La bête arriva en bas, aux pieds de l'autre chasseur et de son chien, chien qui ne put s'empêcher de renifler le cerf. Le chasseur redescendit vers les autres et se saisit d'un couteau et demanda aux autres s'ils en avaient eux aussi.

"On va déjà enlever la peau."

Ils s'attelèrent à la tâche. Quelques minutes plus tard, la bête était nue, sa peau retirée.

"Quelqu'un la veux ? Moi je suis preneur au cas-où ... Bon on va le découper, histoire qu'il cuise plus vite. Ceci fut vite fait. Allez au rôtissoire." dit-il se mouillant les lèvres délicatement."

Ils commencèrent à manger. On entendait que le bruit de la viande mâchouillée et le régal du chien. Plus rien n'avait d'importance, la neige, le froid, les guerres. Ils étaient tous heureux de manger chaud et de manger bon. Quel délice. Le repas terminé, le chasseur lança.

"Bon vous allez où sinon ?"


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Adaes Thiemond
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Lun 4 Mar 2013 - 18:37
Adaes était toujours dans son élan, descendant en boitillant le chemin le menant au repère où peu auparavant les deux hommes avaient eu une altercation. Arrivé en bas il apprit bel et bien que chacun avait trouvé son calme, et Thie pouvait ainsi conserver sa place de relique et reposait en paix dans son tombeau de fourreau. S'approchant de la flamme au sol le maitre d'arme sentait son coeur commencer à palpiter, il avait hate de sentir de nouveau la chaleur d'un feu sur son corps, quelle erreur avait-il fait en quittant Anuminas, il était trop vieux pour ce genre de choses...

L'homme approchait, il entendit l'un des deux premiers arrivés dire qu'il allait chercher une chose nutrifiante, sans doute le cerf dont il parla plus tôt. Adaes laissa les événements se déroulaient, le deuxième arrivé semblait impatient de manger, les maitre d'arme s'approchait sentant de plus en plus la chaleure du feu se frotter à son corps. Il était impatient, les poils composant sa barbe commençaient eux-même à se raidir, de fins flocons de neige se logeaient dans la barbe de l'homme, raffraichissant toujours plus son corps.


“Enfin de la chaleure, mon corps commençaient à en manquer.”

Le Maitre d'Arme ferma quelques instants les yeux appréciant la fonte des flocons de neige qui le congelaient. Le plaisir passé il rouvrit les yeux, juste à temps pour voir les lèvres du chasseur au chien prononcer quelques mots. Souriant il demanda aux autres si ils n'étaient pas mieux en paix, à partager plutôt qu'à dépenser leur énergie dans un combat inutile. Le Maitre d'arme se contenta d'aquiescer d'un grand sourire. Le second chasseur réagit à son tour, précisant qu'il allait cherchait la nourriture.

“Il me tarde de gouter de nouveau à quelques vivres copieuses.”

Le Maitre d'Arme était heureux de voir que cela semblait être plutôt bien partit, malgré cela la méfiance de l'ancien soldat restait présente, malgré cela il n'en oubliait pas moins ce que sa rude vie lui a apprise comme dit le stratagème chinois “un sourire cache une épée”. Et cela peut-être vrai à tout moment, que cela concerne l'homme à la masse, le dernier arrivé ou bien le chasseur partit cherché la nourriture. Celui-ci fut d'ailleurs le plus surveillé tandis qu'il montait, depuis les hauteurs il est beucoup plus simple d'attaquer, d'autant plus lorsque l'on est habitué à manipuler l'arc à la chasse.

Malgré cela tout se passa bien et le maitre d'arme put relacé sa surveillance, en effet un fou rire le prit en voyant le chasseur forcer sur la bête, et s'éppuiser en vain. Une pierre bloquait la progression de la bête, se penchant le chasseur s'en apperçu et put enfin faire rouler la bête jusqu'au bord, et la faire chuter. Descendant ensuite il se présenta un couteau à la main, il fallait maintenant ôter la peau de cette bête morte afin de pouvoir la faire cuire. Le chasseur commença à enlever la peau du défunt gibier.

Le Maitre d'arme avait sur lui un vieux couteau dont il se servait pour découper des tissus, malgré cela il fallait de la force pour manier cet outil, émoussé il fallait forcer pour percer et couper. Adaes se joint tout de même à la partie, perçant la peau un fin filet de sang sortait tandis qu'il enlevait un maximum de peau de la bête morte. Le premier chasseur, ayant obtenu le gibier sembla ensuite vouloir la peau, le maitre d'arme n'y voyait aucun inconvénient et ne s'interposa pas, il le laissa faire tandis que la bête commençait à cuire.


“Un grand festin nous attends.”

Une fois que la nourriture fut cuite elle fut découpée, et chacun put se rassasier. Adaes ne se fit pas prier, prenant une part il la porta à sa bouche et croqua vivement dedans, arrachant quelques morceaux de chair d'un coup de dent. Le son qui règnait désormais était celui de la viande déchiquetée et mâchée. Le maitre d'arme souriait, il écouta finalement le premier chasseur prendre la parôle, demandant où les chemins des voyageurs les emmenaient. Adaes répondu en regardant le ciel, avalant un dernier morceau de chaire.

“Pour ma part je faisais un voyage vers le nord, mais finalement le temps est bien plus ardu que je l'aurais imaginé, et je vais devoir retourné à la capitale de l'Arnor afin d'attendre la suite des évenements.”

Le Maitre d'arme regardait quelques flocons de neige tomber, levant la main il en receptionna un, la fraicheur était toujours grande, mais le feu apportait chaleur et espoir, c'était une aubaine pour le maitre d'arme. Il porta ensuite sa main à sa jambe blessée, frottant celle-ci comme pour faire fuir la douleur.


[Désolé du temps de réponse, outre une absence de temps j'ai aussi eu des petits problèmes de santé dernièrement.]
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Amrod Calaelen
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Lun 11 Mar 2013 - 17:15
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Njall l'Indomptable
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Sam 30 Mar 2013 - 11:07
    Njall remercia le chasseur d'un signe de tête et d'un léger sourire avant de gratter affectueusement la tête du chien. Les rudes conditions de vie auxquelles devaient parfois faire face les hommes pouvaient avoir deux facettes. Elles divisaient parfois, faisant ressortir l'instinct animal et égoïste de certains. Mais il arrivait, comme aujourd'hui, que la solidarité et l'humanisme ne prennent le dessus sur ces sentiments naturels. Naissaient alors un lien unique entre les personnes cotoyant ce feu et un repas commun, ce n'était pas aussi fort que l'amitié, mais c'était quelque chose de positif dans ce monde déchiré par le Mal.
    La nature était dure, mais pure. Or il y avait quelque chose de dur et infâme qui sévissait dans le coeur même d'Arda depuis des millénaires, les chamans le ressentait à chaque battement de leur coeur. Et ce rude hiver n'annonçait que de nouveaux désastres pour les hommes. Tous devaient se tenir prêt, et ce serait l'unité qui les sauverait, non pas les rivalités.

    Le chasseur était bourru, mais amical. Même si Njall ne doutait pas un instant de sa méfiance, il ne craignait pas un coup bas venant de sa part. Le vieux guerrier avait lui aussi l'air sincère, quant au jeune homme, il avait plus de réserves mais il doutait qu'il ne tenta quelque chose seul. Il ne semblait pas être un brigand, peut-être était tout simplement lui aussi méfiant, après tout il était rare de se retrouver à quatre voyageurs autour d'un repas sur la seule base de la confiance mutuelle alors que tous sont des inconnus.
    Les cris du chasseur firent lever les yeux de Njall qui sourit en voyant toute la peine que ce dernier avait à leur apporter le cerf mort. Une fois que ce dernier fut en bas, le chien se rapprocha pour le renifler et Njall pesta, dans la langue guttural des lossoth, avant de sortir son couteau pour aider à dépecer la bête.
    Cela fut rapidement fait et une fois cuit, ils purent déguster la viande du gibier. Njall lança un os au chien qui s'était empiffré du petit morceau de viande qu'on lui avait donné. La viande du cerf était tendre et sa saveur toujours aussi appréciable, mais Njall remarqua que le goût était peut-être moins prononcé que ceux du Nord. Ils mangèrent en silence avant que le chasseur ne leur demande où ils allaient. Le lossoth observa ses amis de fortune tandis qu'ils répondaient. Le vieux guerrier désirait aller au Nord et Njall sourit. Il devait ignorer la rude marche qui l'attendait pour gagner la baie de Forochel, si c'était sa destination. Mais cette petite tempête de neige avait visiblement calmé ses ardeurs soudaines et il désirait regagner ce qu'il appelait "l'Arnor". Njall répondit alors à son tour.


    - Je vais au Sud.

    C'était assez vague, et devant le regard curieux du chasseur et du guerrier, il poursuivit :

    - Je viens du Nord, loin au Nord. Mon père m'a envoyé en pélerinage, découvrir le Sud, vos peuples et vos coutumes. Je ne connais du monde que la baie de Forochel et les traits fatigués de nos chamans.
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Adaes Thiemond
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Mer 3 Avr 2013 - 21:16
Le Maitre d'arme profitait de la viande restant, portant de nouveau à ses babines la délicate viande cuite il profitait de ce plaisir si banal et pourtant si important. Après avoir donné le but de son voyage et ses objectifs il attendait que les autres fasse de même, continuant de profiter de la nourriture qui lui était offerte, avalant les morceaux de viandes encore chaud. Il manqua par ailleurs de se brûler à plusieurs reprises.

La bonne bectaille remplissait l'estomac si délicat du vieux guerrier, observant toujours avec attention les flocons d'eau sous forme solide il semblait perdu dans ses pensées, la vie qu'il passa jadis lui avait manqué il aurait aimé pouvoir continué à batifoller comme jadis, à pouvoir faire toujours pareil que jadis. Mais malheureusement l'âge est un facteur contre lequel aucun medecin ne peut rivaliser. Les rides qui ornaient sa peau étaient témoins ce malheur. Son corps était moins puissant et moins résistant qu'à son appogée, et son esprit moins habile et moins réactif.

Faisant quelques petits mouvements Adaes se rapprocha du feu devant lui, les flammes montaient, ce symbole de destruction capable des pires atrocités étaient si réconfortant aujourd'hui, levant ses vieilles mains il les plaça le plus près possible des flammes, bien que la distance restait raisonnable, évitant que celle-ci ne s'en prenne aux mains de l'homme. Les bras tendus il ferma les yeux afin de mieux apprécier la chaleur du feu.

Ce furent des paroles qui tirèrent le maitre d'arme de son rève, non loin du sommeil d'ailleurs. Se tournant vers la personne qui prit la parôle il vit le chasseur au chien et sa grosse masse. Ce fut donc au tour de cet homme d'expliquer les raisons de sa présence dans ce lieu. Il prononça son désir de faire route vers le sud. Ces mots surprient le maitre d'arme, et l'enchantèrent également en même temps, étant donné que lui aussi faisait route vers ce point cardinal.

Cependant Adaes restait intrigué par l'homme, en effet les 4 petits mots prononçaient par l'homme à la masse suffisait à titiller la curiosité du maitre d'arme qui regarda avec intention l'homme à la masse, pressé de savoir le reste de son histoire. L'autre chasseur semblait pensrt la même chose et observa de la même manière que le descendant de la noble famille Thiemond. Le maitre d'arme attendait avec impatience la reprise de la parôle de l'homme.

Il ne fut guère déçu ! En effet l'homme voulant voir le sud reprit finalement la parole. Celon ses dires il provenait du nord, le loitain nord que souhaitait explorait l'homme. Il ne connaissait celon ses dires que le loitain nord de la baie de Forochel, un paysage ardu et froid sans-doute plus ne l'est celui qui a stoppé le maitre d'arme, celui-ci était impressioné que certaines personnes puissent vivre dans de tels endroits.

Au fond de lui heureux le maitre d'arme fit un léger sourire en entendant l'arrivant du nord dire vouloir découvrir les civilisations de la terre du milieu, voyageant vers le Sud il pourrait facilement viser Anuminas comme première destination.


“Eh bien vous avez donc découvert l'une de ces terres, l'Arnor. Je rentre moi-même en sa capitale, peut-être pourrai-je vous mener jusque ce lieu ?”

Le maitre d'arme laissa s'échapper une bouffée d'air sous forme de brouillard tandis qu'il fixait son interlocuteur.
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Calion Palantir
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Sam 6 Avr 2013 - 1:08

Le repas se terminait et la neige continuait encore de tomber. S'arrêtera-t-elle un jour ? Espérons-le. Le chasseur rongeait l'os, comme un chien, il ne voulait pas gâcher la viande qui restait dessus, de la si bonne viande, si tendre, si juteuse, une viande dont il se délecta. L'autre chasseur, le premier arrivé avec son chien, donna son origine. Le Nord ? Ça existe plus au Nord qu'ils ne le sont déjà ? Découvrir le Sud ? La Baie de Forochel ?

"Vous êtes parti quand de chez vous ? Et c'est bien là-bas dans votre coin ? C'est peinard ? Ici j'ai l'impression que c'est le chaos. Et vous voulez aller où au Sud, c'est vague ça ... Parce que vous pourrez aller dans les plaines du Rohan même si je ne m'y suis jamais rendu jusqu'en dans les déserts du Sud, et c'est pas des rigolos là-bas j'ai appris. Allez pas chez les Elfes ça ils vous mettront une flèche dès qu'ils vous verront ces peureux."

Les dernières paroles du chasseur étaient remplies d'un énervement soudain, comme s'il avait déjà vécu ça. Ses sourcils se froncèrent, il fit la moue avec sa bouche puis ajouta.

"Une belle bande d'asociaux ceux-là."

Il leva ses yeux vers l'autre, le plus vieux, qui venait de répondre. Le chasseur se prit à sourir, un large sourire qu'il ne put caché et des yeux qui scintillèrent presque.

"Et vous c'est l'Arnor ? Un camarade ! Ça fait plaisir ! Et d'Annúminas ! Ça va comment là-bas ?! Moi aussi j'en suis ! Mais bon je vous passerais les détails du pourquoi du comment je suis actuellement ici dans ce trou paumé, enfin pas si paumé que ça vous que vous l'avez trouvé, dit-il relevant la tête en les regardant tous de son oeil qui n'était pas caché par sa capuche de fourrure, il se prit à rire et continua ainsi : je devrai repasser un de ces jours. Héhé ..."

Soudain, il se leva. À l'entrée se trouva une autre silhouette. Une ombre qui tenait quelque chose dans sa main, quelque chose de brillant et de fin. Il tendit cet objet vers le groupe. Les autres se levèrent en même temps et se retournèrent vers la silhouette. Les poils du chien se hérissèrent et alors qu'il grognait, la silhouette disparut dans la nuit qui se poursuivait. Tous écarquillèrent les yeux, ne comprenant pas du tout ce qu'il venait de se passer.

"J'ai pas rêver, vous avez bien vu ce que j'ai vu ... Les autres n'eurent pas le temps de répondre que le chasseur se saisit de son épée posée à côté de lui et sortit du renfoncement en courant. Désolé ! Mais je suis curieux !" lança-t-il aux autres en riant.

Le chasseur disparut dans la nuit, il se dirigea vers l'Est, il ne savait pas pourquoi, mais il sentait que quelque chose se produisait là-bas. Il continua de courir sans s'arrêter, ne sachant si le reste du groupe l'avait suivi, mais il n'y prêtait pas attention. Il continua, intensifiant ses efforts de course pour arriver dans une clairière, inondée de neige. Il était seul. Personne n'était présent, aucune trace de pas ou d'autre chose. Pourtant, il savait qu'il y avait quelqu'un, une présence. Reprenant son souffle, il s'accroupit et expira fort. Il se releva, inspira, se tint la taille et expira à nouveau.

"La vache ! Il y avait longtemps que j'avais pas couru comme ça ... Pfiou !"

Le chasseur marcha en direction du centre de la clairière Le vent souffla et fit trembler sa capuche et son manteau de fourrure, il tenait son épée et le fourreau de celle-ci dans sa main droite, il n'avait pas eu le temps d'accrocher le fourreau à sa ceinture avant de courir. Avec son autre main, il tenait sa capuche qui le protégeait. Ses traces de pas s’effaçaient déjà, la neige les recouvrait déjà.

"Qu'est-ce qui se passe ici ... ?"

Le chasseur avait eu vent de cet endroit il y a longtemps, certains disaient que c'était un lieu rempli de sorcellerie, d'autres disaient que c'était un cimetière plus ancien que le Royaume d'Arnor. Et si c'était vrai ?


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Adaes Thiemond
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Lun 15 Avr 2013 - 21:12
[center]Le Maitre d'Arme respirait vivement, le froid commençait à atteindre ses poumons, si la chaleure du feu était réconfortante elle n'en restait pas moins moindre comparée à celle de sa demeure dans la capitale Arnorienne. Le second chasseur prit ensuite la parole, assommant de questions de nordiste. Un sourire aux lèvres il écouta l'homme avec attention, la parole était une chose qu'il aimait beaucoup, cela faisait longtemps qu'il n'avait parlé d'autre chose que d'épée et d'arc, le maitre d'arme se sentait “en vacances”.

Etrangement le chasseur semblait avoir une certaine antipathie avec les elfes, parlant d'eux avec un certain mépris il semblait les dédaigner. Adaes n'avait pour ainsi dire jamais réellement porter attention aux autres peuples que l'Arnor, si il en connaissait un peu il n'avait aucune anecdote à raconter dessus. Lorsqu'Adaes prit la parole il sembla capter l'attention du dernier chasseur, qui semblait plutôt enthousiaste à l'idée qu'un autre Arnorien soit présent.

Le Maitre d'arme sourit en entendant les paroles du chasseur, celui-ci semblait originaire d'Anuminas, si le maitre d'arme n'y était pas né il y habitait aujourd'hui. Amusé par les paroles du chasseur le vieux guerrier augmenta toujours son sourire avant de répliquer calmement et sur un ton amusé quelques mots.

“Oh et bien ça va froidement dirons-nous.”

Le Maitre d'arme avait plaisanté, photographiez et encadrez ça sur le mur du musée d'Anuminas ! Finalement tandis que la discutions battait de son plein une autre personne fit son apparition, enroulé dans une cape sombre il avait un objet intriguant en main. Le chien semblait se méfier de l'arrivant, et tandis que le chasseur d'Arnor se leva en premier il fut suivit par le reste du groupe en vitesse.

Adaes n'en fit pas moins, si sa blessure le faisait encore souffrir il avait encore des réserves, il n'était pas un ancien soldat pour rien. La main sur le pommeau de Thie il observait le nouvel arrivant avec méfiance, le chien énervé n'était pas très bon signe, et la méfiance du maitre d'arme était à son summum. Alors que la silhouette disparut le chasseur d'Arnor se lança dans une poursuite à l'aveugle, provoquant une réaction du maitre d'arme.


“Le jeune fou, la fougue est un danger dans une terre si sombre, il ne faut jamais traquer seul un danger inconnu.”

Finalement le maitre d'arme se tourna vers le chasseur du nord. Le regard était devenu plus sérieux, plus strict et plus... Guerrier. Dégainant Thie il se redressa, regardant quelques instants l'homme à la masse il finit par reprendre la parole d'un ton calme.

“Je ne peux laisser ce gamin aller se jeter dans la gueule du loup ainsi. Je ne déciderais pas pour toi, mais je ne peux nier que ta présence nous serait fort utile, d'autant plus que ma vélocité fut réduite par l'âge.”

Se retournant vers la sortie il s'élança à la poursuite du chasseur, boitant dans ses pas il grimaçait, sa blessure se rouvrait au fil de la marche, courir n'était pas recommandé dans son cas. De petites gouttes de sang tombaient au sol au fil de la progression. Lorsque finalement il aperçu une clairière il vit au centre le chasseur. S'appuyant contre un arbre au bord en grimaçant il prit la parole en direction du chasseur.

“Gamin, la prochaine que tu décides de poursuivre un danger réfléchis avant... Qu'est-ce qu'il y a ?”

Tandis qu'il bandait de nouveau sa blessure il trouvait étrange l'attitude calme du chasseur, ainsi que sa position centrale. Il ne faisait guère attention aux alentours, sauf à ses arrières vérifiant qu'aucun assaillant ne tente de s'e prendre à lui. Thie était posée contre un arbre attendant que son maitre ne la reprenne.[center]

[Vraiment désolé j'avais oublié le changement d'ordre.]
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Njall l'Indomptable
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Dim 21 Avr 2013 - 14:33
Njall lisait la curiosité dans les yeux de ses compagnons tandis qu'il parlait, se faisant moins généreux en paroles qu'à son accoutumée. Le froid, certainement, ne déliait pas autant la langue que l'alcool et la convivialité d'une taverne. Néanmoins, ses interlocuteurs se satisfèrent de ces quelques mots et l'un d'eux se proposa même pour l'accompagner jusqu'à la capitale de cette contrée, Anùminas, si Njall se souvenait bien de ce qu'il avait pu ouïr précédemment. Rapidement, le chasseur, propriétaire de l'endroit, l'assaillit de question et Njall sourit devant tant d'empressement, lui qui était d'un naturel calme et serein prit le temps d'examiner chacune de ces questions, songeant au meilleur moyen d'y répondre sans trop se dévoiler.

- Cela fait plusieurs jours déjà que je marche, je ne saurais pas vous dire combien exactement. J'aurais certainement des saisons entières à marcher, donc je ne préfère pas commencer à les compter...
dit-il en ricanant.

Il entreprenait un grand voyage à travers tout Arda, ainsi il ne préférait pas songer à la distance qui le séparait déjà des siens, car elle ne ferait que grandir avec le temps, jusqu'à son béni retour, où il hériterait certainement de grandes responsabilités, il n'en doutait pas.

- Et... Ca dépend ce que vous entendez par... "peinard", continua-t-il en souriant de plus belle, dévoilant sa dentition blanche qui contrastait avec son visage sale. On y vit dans un climat dur et la nature y est impitoyable. Nous travaillons dur, et nous y sommes heureux. Mais je ne vous conseillerais pas mon village comme lieu de séjour pour vous reposer... dit-il en riant.

Puis il écouta le chasseur parler des elfes. Les grandes gens, aah... Njall avait entendu tellement de rumeurs, de légendes et de contes sur eux, que ses yeux brillèrent rien qu'à entendre leur nom. Mais il fut vite déçu. L'homme semblait en tirer un portrait caricatural et peu flatteur. Est-ce qu'on aurait mentis au Lossoth ? Le vieux peuple ne serait pas aussi glorieux qu'on le chantait ? Il verrait de lui-même. Il en était sûr, et ne comptait pas trop sur le vécu du chasseur, dont il ne connaissait toujours pas le nom à dire vrai, mais dont la maladresse et le franc parlé avaient été montrés à plusieurs reprises.

Soudain, le regard du chasseur se dissipa un instant, comme si son attention était détournée. Rapidement, Njall sentit les poils de son chien s'hérisser sous sa main, et il tourna lentement la tête dans la même direction que les autres. Une silhouette se tenait là, tenant un objet qu'il était impossible à identifier mais qu'on aurait pu apparenter à une arme tant elle semblait fine et brillante. En un battement de cil, cette silhouette n'était plus là, et le chasseur s'empressait de foncer à sa poursuite. Njall retint son chien qui voulu bondir sur ses pattes et se redressa en même temps que le vieux guerrier qui était resté. C e dernier marquait un point, on ne pouvait pas laisser leur hôte se lancer seul à la poursuite de cette chose dans la nuit noire et avec la neige qui ne semblait pas vouloir cesser de tomber. Ainsi, il souleva sa masse et hocha la tête
.

- Je suis des vôtres, allons voir ce qu'il en est !

Le vieil homme s'élança alors sur les traces de leur compagnon, suivi du chien qui courait en jappant. Njall les suivait de près, tenant fermement sa masse qui l'empêchait de courir vite et le laissait ainsi légèrement en retrait. Il songeait tout en courant, et savait que ce qui se passait n'avait rien de rassurant. Toutes les forêts avaient leurs mythes et leurs esprits, et le superstitieux lossoth ne doutait pas une seconde de la nature surnaturelle de cette apparition. Il ne réfléchissait pas de façon logique mais selon ses croyances, et s'apprêtait à devoir défier les forces de la nature une nouvelle fois. Il connaissait bien les esprits du Nord, mais étaient-ce les mêmes qui arpentaient l'Arnor et Forochel ? Il en doutait.

Il arriva bientôt à la hauteur du vieil homme qui s'était arrêté, épuisé, à l'orée d'une clairière. Dans celle-ci se tenait le chasseur, silencieux. Dépassant le vieux guerrier en lui adressant un regard confiant, il s'avança avec son chien dans la clairière, laissant tomber sa cape sur le sol pour dévoiler son armure. Il posa sa masse sur ses épaules et continua d'avancer vers le chasseur, observant la clairière d'un oeil méfiant. Il n'aimait pas cet endroit, et son chien non plus, il couinait désormais, à la fois agressif et inquiet. Le rassurant d'une caresse, Njall resta légèrement en retrait du chasseur quand il s'arrêta.


- Tout va bien ?
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Calion Palantir
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Lun 22 Avr 2013 - 15:14

Le chasseur sourit aux paroles de son compère d'Arnor, l'homme grisonnant semblait être un vrai un Arnorien peut-être même un Dunadan. Quant au Lossoth, il expliquait qu'il évitait de compter les jours car il savait que des centaines d'autres allaient arriver avant de pouvoir parcourir les routes qui vont vers le Sud.

"Quand je dis peinard, je parle au niveau ... Ouais non oubliez c'est chiant j'arrive pas à m'exprimer. C'est pas contre vous hein mais le mot n'vient pas."

Le chasseur lui sourit.

***

Ils le rejoignirent dans la clairière enneigée et à par eux, personne. Mais l'endroit était ancien et avait l'air d'avoir été habité. Soudain, le vent souffla plus fort qu'à son habitude, la capuche du chasseur se retira de son visage tant la force du vent était puissante. Le chasseur se retourna vers les autres qui purent dès lors observer la grande cicatrice sur son visage, de la gauche de son front à sa mâchoire gauche. Les membres du groupe scrutèrent la cicatrice mais firent mine de ne pas la voir. Ça se passait toujours comme ça, ils sont toujours gênés lorsqu'ils voient ce genre de balafre. Au moins, maintenant il savait que c'était un Homme. N'y faisant même plus attention, le chasseur leur dit.

"Ici ... Il me semble que c'est un tertre ou un truc du genre. J'ai entendu parlé aussi d'un marais mais j'ai pas l'impression que ça en soit un. On m'a dit aussi que c'était un endroit où beaucoup d'orques sont morts sous les coups d'un général d'Arnor devenu fou à la suite du massacre de ses troupes. On dit qu'il est arrivé seul et à mis le feu à tout le camp et à ensuite mis sur des piques toutes les têtes des orques. Autant dire qu'il n'y a pas été de main morte. J'espère juste une chose, que ce n'est pas tout ceci à la fois parce que là je vous jure que je cours sans m'arrêter."

Le chasseur se prit à rire tandis que les autres serraient leurs mains sur leurs armes et que le chien se rapprochait de son maître lossoth, il regardait au loin la neige brillait car la lune apparut lorsque les nuages au dessus d'eux se dispersèrent. Il s'arrêta de neiger aussi sec. La visibilité était excellente, on pouvait y voir plus loin que d'habitude et quelque chose attira l'attention des quatre hommes : une chaumière ou une cabane, on ne pouvait pas vraiment distinguer, se dressait presque au centre de la clairière.

"Donc si je résume, je me gelais dans un renfoncement alors que j'aurais pu aller dans cette battisse. J'avoue que je rage un peu là."

Le groupe s'avança et le vent s'arrêta de souffler. Le chasseur remit sa capuche qui cacha dès lors la partie balafrée de son visage. Ils s'approchèrent du bâtiment, ce n'était en rien une chaumière ou une cabane mais un abri pour cheval.

"Ouais bah finalement je préfère mon renfoncement. Héhé."

À ce moment, le chasseur se retourna vers les autres membres du groupe et disparut soudainement dans la terre. Il n'avait pas compris lui-même ce qui lui arrivait. Il se retrouva entre les mains de créatures verdâtres qui le ligotèrent et le bâillonnèrent. Il eut le temps toutefois d'appeler à l'aide les autres.

"VENEZ ME CHERCHER !!!!!"

Le chasseur fut emmené dans une caverne sous la clairière où régnait un feu gigantesque et une créature énorme qu'il ne réussit pas à distinguer du premier coup d’œil. Mais il avait bien reconnut là un troll des cavernes. Il n'y en avait là qu'un seul. Le chasseur fut présenté au troll qui le souleva par le bout de corde qui dépassait. La créature se prit à jouer avec le chasseur. Celui-ci écarquilla les yeux, il était perdu et il espérait vraiment que le groupe viendrait le chercher.


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Adaes Thiemond
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Mar 23 Avr 2013 - 21:32
Adaes finissait son bandage tandis que le Lossoth passait à côté de lui, le regardant confiant. S'avançant prêt du second chasseur il semblait lui aussi s'inquiétait pour l'impétueux chasseur du nord. Adaes se releva en se tenant à l'arbre, grimaçant à cause de la douleur de la morsure des loups d'il y a quelques temps. Faisant quelques pas en boitant il s'avança aux côtés des deux chasseurs. Le vent balayait la zone, ce vent froid et morbide vint rabattre la capuche du chasseur Arnorien qui se retourna vers les deux autres révélant une grande cicatrice sur son visage.

Le balafré expliqua ensuite aux deux autres hommes ce qu'il savait sur ce lieu. Celon lui c'était un lieu malsain, où nombre d'orques étaient mort des mains d'un général furieux. Le Maitre d'arme boitillant était assez gêné par ce lieu à l'ambiance si sombre et funèbre. Tandis que le temps se calmait au loin un bâtiment commençait à apparaître aux yeux des égarés. Toujours méfiant le maitre d'arme fit quelques pas dans la neige, plissant les yeux le poignet sur Thie. Le reflet lunaire sur la blanche neige donnait un aspect majestueux à cette eau solidifiée, beau et inquiétant à la fois.


« Qu'est-ce donc que ceci ? »

Le vieil homme n'avait pas la berlu : il distinguait bien au loin un bâtiment abandonné, du moins à ce qu'il semblerait. Le Chasseur semblait aussi intrigué que lui, bien qu'il le dit d'un ton plus posé, précisant qu'il rageait un peu d'avoir était dans un renfoncement au lieu de s'abriter dans cette bâtisse. Cette phrase tournait de manière amusante fit sourire un instant le vieux soldat qui reprit son sérieux en se rappelant l'étrangeté de cette situation.

Peu à peu le groupe reprit sa progression de manière plus posée en direction de cette étrange demeure. Le vent s'estompa au fera mesure que le groupe progressait, l'instinct de soldat du vieil homme lui disait de ne pas y aller, mais sa curiosité naturelle et son sens du remerciement envers le fougueux chasseur le poussait à le suivre, cet homme lui avait offert repas et chaleur il n'allait pas le laissait seul alors qu'un danger imminent était dans les environs, mais pourquoi ne rien tester...


« Nous ferions mieux de repartir, je doute fort que nous ayons quoi que ce soit à trouver ici, du moins rien que ne puisse être intéressant. »

La tentative de reculer lancée par Adaes ne sembla guère avoir un réel effet. En effet l'impact fut si faible qu'il ne changea rien à la situation, le groupe finit sa progression, arrivant finalement au pied de cette cabane... De cet abris... De cette paillasse à chevaux... Voilà j'ai trouvé le bon terme. Ce bâtiment est moche et difficilement habitable, au point que le chasseur Arnorien se tourna vers les deux autres hommes et dit avec un ton joyeux préférer son renfoncement d'où les trois venaient, ce qui était fort compréhensible.

Le Maitre d'arme souria un coup, son cœur ralenti il pensait enfin que les trois hommes allaient pouvoir faire marche arrière. Il débuta même sa manœuvre de retournement, tournant doucement le pied. Ce fut un bruit qui l'empêcha de le faire. Le bruit de la pierre qui casse. Il eu juste le temps de jeter un coup d'oeil pour voir le second Arnorien s'effondrer dans un trou sous terre. Des créatures d'un teint verdâtre emportèrent l'homme qui cria un coup sec de venir à son secours. Tandis que les créatures fuyaient Adaes réagit par instinct.


« Sale gamin, tu ne peux pas éviter de t'attirer des ennuis ? »

Dégainant le couteau qui lui servit plus tôt à enlever la peau du cerf il le lança d'un large mouvement de bras, atteignant l'une des dernières créatures à la ceinture, la faisant trébucher dans un bruit peu agréable. Descendant avec difficulté le maitre d'arme arriva au sol, tandis que la créature se tournait, dégainant un semblant d'arme. Le vieux soldat esquiva un premier coup en trébuchant, s'affalant au sol à cause de la blessure. Dégainant Thie il porta un violent coup dans les côtes de la chose, qui hurla de douleur après le choc.

D'un coup de pied le maitre d'arme fit reculer celle-ci avant de pousser sur ses jambes pour se lever tandis que le truc verdâtre repartit à l'attaque. Attrapant l'undes gravas l'ancien soldat envoya violemment la pierre dans la tête de son assaillant qui trébucha en arrière. Une fois debout le maitre d'arme saisit à deux main Thie et porta un violent coup dans le crâne de la créature. Si celle-ci ne fut pas trancher un bruit de craquement se fit entendre, et du sang coula de la tête de la chose. S'approchant d'elle Adaes la scruta quelques instants.


« Un orc... »

Il se relevant haletant et tenant sa jambe blessée, il y avait longtemps qu'il n'avait pas combattu à mort... Il sortit de la ceinture de l'orc son couteau et le rangea à sa ceinture, se tournant ensuite vers le Lossoth attendant son avis sur la situation.
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Njall l'Indomptable
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Jeu 25 Avr 2013 - 18:30
    L'ambiance de la clairière était assez glauque, notamment à cause de la faible visibilité qu'offrait le climat actuel. Bien qu'accoutumé par ce genre de conditions météorologiques, Njall n'aimait guère ça. Il avait l'étrange impression d'être observé, et le chasseur détestait se sentir devenir la proie. Or, c'est ce qu'il craignait qu'il advienne. Si cette silhouette n'avait été qu'un leurre pour les attirer ici ? Ils aviseraient de toute façon, pas question d'avoir abandonné leur refuge pour rien, autant être fixé maintenant. Njall retrouverait aisément le chemin de la grotte, il était habitué à se mouvoir en forêt, mais il était curieux de savoir ce qui se tramait désormais, au-delà de sa crainte du mysticisme, il avait une réelle envie de quelque chose de plus palpitant maintenant qu'il était repu.

    Quand le chasseur se retourna vers eux, Njall remarqua alors la balafre qui traversait son visage. Il ne fit aucun signe de son étonnement, mais n'avait pas fait attention avant, comme le chasseur gardait toujours sa capuche. Il ne connaissait d'ailleurs toujours pas le nom de ses compagnons du jour, il devrait songer à leur demander. Il n'osait pas le demander pour le moment, ne voulant pas interrompre le chasseur arnorien qui leur livrait un léger cours d'histoire. Des orques ? Njall frémit à l'entendre. Il n'y en avait pas en Forochel, mais les Lossoths en avait déjà affronter. Ils pullulaient dans les montagnes, non loin de la toundra où vivait Njall, et les contes sur ces êtres vils et puants faisaient pleurer les marmots le soir dans les villages.

    Comme le temps se dégageait, ils distinguèrent bientôt une bâtisse plus loin dans la clairière qui s'avérait être plutôt grande et spacieuse. On aurait dit une sorte de chalet, du moins, Njall n'en distingait qu'un toit à moitié croulant mais qui tenait malgré son âge semblant avancé. Il sourit doucement avec la remarque du chasseur. Il était vrai qu'avoir un toit aurait été plus confortable... Cependant ils se ravisèrent en s'approchant. Njall ne connaissait pas ce genre de bâtiments, mais les autres semblaient déçus. Cela n'avait rien d'une maison, c'était un genre d'écurie, visiblement. Njall n'approchait pas trop de l'endroit qui ne lui semblait guère stable et restait très légèrement en retrait, avec son chien. La force des choses montra qu'il avait raison quand le sol céda sous les pieds du chasseur. Il s'apprêtait à éclater de rire quand il s'aperçu que c'était tout sauf un accident : une bande de créatures verdâtres piaillaient en contre-bas, visiblement responsables de l'incident. Un piège ! Comme il le craignait ! Le chien aboyait à pleine gorge, montrant les crocs, avant de devancer Njall en sautant dans le trou. Il tenta de le rappeler, en vain. Sans hésiter une seconde plus, il bondit à la suite du chasseur, comprenant qu'il s'agîssait là d'orque. Il en restait quelques uns dans le trou qui n'avaient pas filés, et Njall eut d'abord du mal à les repérer avant que ses yeux ne s'habituent à l'obscurité. Il maniait sa masse avec habileté et asséna sans peine un violent coup dans la tempe d'une créature qui tentait de filer, la projetant au sol dans un craquement sanglant. Il lui avait brisé le crâne, mais il ne devait pas se reposer sur ses lauriers, d'autres grouillaient peut-être encore.

    Voyant qu'il n'y avait aucune trace d'autres orques, il se tourna vers le vieux guerrier, visiblement touché. Il s'approcha de lui avec hâte, laissant sa masse reposer sur son épaule.


    - Est-ce que ça va ? Saleté... Ces galeries doivent grouiller de ces créatures. Vous êtes touchés ? Montrez ça...
    s'enquit le Lossoth qui avait sur lui encore quelques herbes du Nord dont il pouvait faire usage. Au fait... Ce n'est peut-être pas le moment des présentations mais... Je m'appelle Njall.
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Calion Palantir
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Sam 27 Avr 2013 - 3:57

Les créatures verdâtres ne se laissèrent pas surprendre par deux misérables hommes et un chien, un vieux chnoque qui tenait à peine debout et un homme un peu mieux bâti mais qui ne semblait pas au courant des dangers de ce monde. Un naïf qui pensait peut-être que son chien le sauverait et le tirerait de là. Les Gobelins assaillirent en nombre les deux hommes et le caniche. Sans arriver à les blesser, ils les repoussèrent et les acculèrent contre un mur. De nombreuses peaux vertes tombèrent sous les coups des deux valeureux guerriers.

Un instant de répit pour eux, le temps des présentations, enfin dirons-nous mais trêve de bavardages, le chasseur était toujours entre les mains du troll, énorme bête à la force surprenante. Il pouvait s'il le voulait écraser l'homme qu'il tenait en une seconde sans que celui-ci n'en ressente les effets. La grande salle éclairée par le feu dans laquelle ils se trouvaient tous les deux s'était vidée de tous les Gobelins, tous partis déglinguer les peaux blanches.

"Tes potes vont crever mon gros ! Tu vas voir gros sac !" lança le chasseur.

Le troll n'ayant pas compris s'énerva et secoua brutalement à la façon d'un hochet le jeune homme qui se prit à avoir un mal de tête terrible.

Ne voyant pas ses sbires revenir, le troll posa violemment le ligoté qui roula jusqu'à quelques centimètres des flammes puis perdit connaissance, le troll continua jusqu'à un tunnel devant lequel il du s'arrêter car il ne pouvait passer dedans. Soudain, la masse de Gobelins lui sauta dessus, ils avaient l'air de fuir une puissance. Le troll prit peur et se réfugia derrière ses Gobelins, devant le feu et devant le chasseur, toujours inconscient.

Les deux hommes et le chien sortirent du tunnel pour arriver dans la grande salle, éclairée et chauffée par un feu géant. Les Gobelins se remirent en rang, c'est à dire éparpillés et essayant d'entourer les deux guerriers. Le troll se releva de honte, ayant été apeuré par trois misérables créatures. Il serra ses poings et saisi non loin de lui une masse d'arme de fer, aux pointes crochues. Alors que les Gobelins chargeaient sur leurs ennemis, le troll se mit à courir vers les mêmes ennemis la masse d'arme levée par sa main droite.


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Adaes Thiemond
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Sam 27 Avr 2013 - 9:02
Le Maitre d'Arme ne semblait pas avoir été le seul à tuer, en effet lorsqu'il se redressa il put voir le Chasseur Lossoth, celui-ci semblait également être venu à bout d'une de ces immondices. Le Maitre d'Arme haletait toujours, ses leçons de combats à Anuminas étaient très différentes d'un combat à mort contre un orque. Cependant... La poussée d'adrénaline que l'on peut ressentir durant ce genre de combats n'est pas forcement négative.

Adaes essuya rapidement quelques gouttes de sueures qui coulaient le long de son front, alors que le premier combat semblait terminer l'homme à la masse s'avança vers le maitre d'arme, remarquant la blessure du vieil homme il lui proposa de le soigner, le vieil homme l'arrêta avec un léger sourire. Il n'allait tout de même pas laisser un gamin l'aider ainsi, il savait ce qu'il faisait. D'un geste de la main il l'arrêta amicalement avant de reprendre la parole.


« Cela va bien. Ma blessure ne provient que des crocs d'un loup, ne t'en fais pas j'ai déjà connu pire. Mais comme tu dis ces galeries sont sans le moindre doute emplies d'orques redoutables. Ainsi donc nous aurons sans doute à en affronter de nouveaux... »

Sur ces mots le Maitre d'Arme rangea Thie, ramassant sur le corps de l'orque au crâne brisée par sa lame une hache déjà plus aiguisée. L'Ancien soldat savait bien qu'une arme aiguisée était de loin plus capable qu'une arme émoussée, peut-être faudrait-il qu'il rénove son arme ? Qui sait... Le Maitre d'Arme entendit ensuite son compagne de fortune se présenter. C'est vrai que chacun d'entre eux avaient oublié cette étape. Le Maitre d'Arme répondit toujours sympathiquement.

« Il est toujours temps de se présenter, tout comme il est toujours temps de boire un petit coup. Enchanté Njall, je suis Adaes. Au sujet de ce que tu pouvais faire pour ma blessure par morsure, tu excuseras ma curiosité mais qu'est-ce donc ? »

Le maitre d'arme avait déjà bandé sa plaie, mais malheureusement il ne connaissait rien dans les environs capable de soigner une telle blessure, si ce n'est le feu lui-même... Mais il n'avait pas réellement envie de se brûler pour ça. Sortant de sa pochette une petite bouteille il en ôta le bouchon avant de porter le gouleau à sa bouche et d'en avaler quelques gorgées. Rabaissant le contenant il laissa un petit bruit s'échapper, plutôt content d'avoir pu boire un peu. Sa petite bouteille ne contenait plus grand chose. La regardant quelques instants il la tendit vers son compagnon.

« Du bon vin de chez moi, en veux-tu ? »

Tendant le bouteille au jeune homme il ne regardait pas, fixant devant une petite lueur était visible non loin de là. Il pensait que ce n'était rien d'autre qu'un petit support à torche, mais il s'avéra que non. En effet depuis quelques instants le maitre d'arme avait remarqué que l'intensité de cette lueur diminuait peu à peu, une torche ! Et sans-doute porté par une chose mouvante. La première pensée du vétéran fut à un Orque raison pour laquelle il plaqua sa bouteille contre le chasseur afin de lui laisser et fit quelques pas accroupi.

« En silence, voyons ce que c'est... »

En silence ah-ah... Cela faisait longtemps que le vieil homme n'avait pas traqué ainsi un orque, ni même traqué tout court n'étant pas un chasseur et n'étant désormais plus que professeurs dans les arts de combat. Tenant dans sa main droite la hache il avançait prudemment. Se calant au bord contre un rocher il jeta un coup d’œil en avant, observant face à lui il put voir qu'il ne se trompait pas, deux orques étaient côte à côte.

Observant quelques instants la situation il restait sans bruit. Même si ils étaient idiot les orques restaient des combattants doués et disposant de capacités sensitives très efficaces. Tandis qu'il observait avec attention un événement peu attirant eu lieu. Les deux choses verdâtres s'arrêtèrent. Et une autre grande quantité approcha, il étaient nombreux, très nombreux ils foncèrent sur les deux hommes à toute vitesse. Saisissant sa hache depuis sa cachette Adaes porta le premier coup étalant l'un des gobelins.


« On se repli, il faut les contenir dans le couloir ! »

Le Maitre d'arme reculait, tandis qu'il planta sa hache dans un des gobelins il l'amena à lui saisissant l'arme de celui-ci, une sorte d'épée il s'en servit pour parer un coup, reculant sur la défensive. Ils finirent calés contre un mur, au bout du couloir tandis que les gobelins semblaient plus énerver que jamais. Adaes prit une forte inspiration, son cœur s'emballait et l'adrénaline montait. Dans ce cas il n'y a avait que peu de chance pour un tel combat et en temps de guerre la fuite aurait été la meilleur option mais.

« L'on a un camarade au bout de ce couleur, dégagez de là, visqueuses immondices ! »

Ses paroles ne smelbèrent guère avoir l'effet voulu, les Gobelins ne bougèrent pas ce fut plutôt l'inverse... Ils semblèrent énervés toujours plus même si il était peu probable qu'ils aient captés les dires de l'ancien soldat. Adaes sourit un petit peu, même si il était maitre d'arme il avait toujours voulu périr l'épée à la main, comme un soldat, comme un Thiemond. Il attrapa fort l'épée de sa main droite et la lança en avant, frappant l'un des gobelins de plein fouet.

« Par l'acier de Thie et le courage de Mond, je porterais l'étendart jusqu'aux portes de la gloire ! »

Il s'élança dans le temps brièvement, esquivant le premier coup d'un gobelins il enchaîna avec un très large coup horizontal visant un maximum des engeances du mal. Rares étaient les gobelins tombant et pour cause : il ne visait pas la mort. En effet ses coups étaient là pour faire reculer les gobelins, car lorsqu'un reculait plusieurs reculaient. Il enchaînait les attaques larges faisant reculer les gobelins se préoccupant que de ça.

Finalement les Gobelins fuyèrent, Adaes haletait encore plus, c'était épuisant de frapper ainsi. Il ramassa au sol un bouclier en bois et l'acrocha à son épaule, regardant le chasseur Lossoth il lui fit un signe de la tête et continua à avancer malgré sa fatigue et le petit filet de sang qui sortait de sa jambe. Les deux hommes arrivèrent dans une grande salle, les gobelins y étaient réunis, le chasseur aussi mais surtout un troll.


« Je vois. Les chefs des immondes abrutis est donc un gigantesque abruti... Charmante équipe. »

Les mots d'Adaes ne firent que jeter sur eux les gobelins et le troll. Adaes saisit son bouclier et le plaça en avant, réitérant sa tactique attaquant de manière large, mais là plus tombaient, et moins reculaient le troll semblait leur donner du courage... Troll ? Attention ! Une grande masse s'envola, balançant au passage le Maitre d'Arme bloti derrière son bouclier de fortune, qui explosa sur le coup, volant plus loin Adaes s'écrasa au sol entre deux gobelins, d'un mouvement rapide il trancha la jugulaire du premier et fit reculer le second, en lui plantant le tranchant de la hache dans le ventre. Le Maitre d'Arme haletait et désormais son corps le faisait souffrir. S’agrippant à un mur non loin de là il se redressa avec peine et dégaina Thie.

« Ce n'est pas finit ! »


Avançant en boitant il frappait avec violence les Gobelins autour, brisant les crânes au lieu de trancher.
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Njall l'Indomptable
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Mar 30 Avr 2013 - 20:30
    A la grande surprise du Lossoth, l'homme le stoppa dans son élan, l'empêchant de lui prodiguer des soins primaires. Ne cherchant pas à insister, Njall hocha doucement de la tête avant de reculer légèrement, laissant le vieil homme tranquille. Chez lui, la vieillesse était signe de grande sagesse et il respectait donc le souhait du maître d'arme, il devait savoir ce qu'il faisait. Néanmoins, une blessure causée par la morsure d'un animal n'était jamais à prendre à la légère : la transmission de mal violents et les infections étaient courantes, plus d'un chasseur du Nord étaient tombés en faisant preuve d'orgueil, refusant de panser une morsure.
    Néanmoins, il se présenta avec sympathie et Njall lui sourit. Adaes. Son premier allié. De fortune, certes, mais il n'oubliait jamais ceux avec qui il avait partagé ne serait-ce qu'un moment. S'il devait périr ici, loin de tout, loin de chez lui et de son père, il voulait au moins connaître le nom de son frère d'armes. Et s'ils survivaient, ce sur quoi comptait bien le Lossoth, ils étaient certainement destinés à faire un petit bout de chemin ensemble, puisque Adaes lui avait proposé de l'accompagner jusqu'à la capitale de l'Arnor. Il lui demanda avec curiosité ce que Njall voulait lui faire quant à sa blessure.


    - J'ai quelques herbes de chez moi en ma possession, mes dernières. Certaines ont des vertues insoupçonnées, lui répondit-il, confiant dans sa médecine traditionnelle.

    Certaines herbes pouvaient aider à la cicatrisation, ou à la désinfection de certaines plaies ou brûlures, une fois écrasées ou mêlées à d'autres ingrédients. Ce n'est pas toujours véritablement efficace, et cette science des plantes était bien plus approximative que celle des elfes, les plantes étaient aussi rares que précieuses là où vivait Njall, mais cette médecine avait fait ses preuves pour lui. Il n'avait jamais été un expert pour cela, mais quand l'on part seul chasser dans la toundra, vaut mieux avoir quelques tours dans son sac, ainsi, les chamans enseignaient aux enfants les rudiments de leur médecine.

    Se reculant et observant l'endroit où ils se trouvaient avec méfiance, Njall poussa du pied le cadavre d'un orque. Ils étaient dans une sorte de boyau d'une galerie, pièce artificielle souterraine un peu plus large que les sous-terrains qui partaient en avant et en arrière. Un bruit étrange et des clameurs résonnaient au loin et ne présageaient rien de bon pour les deux guerriers. Njall humait l'air avec dégout, s'assurant que tous les macchabées en étaient réellement.

    Après sortit un étrange flasque de ses poches et en avoir tiré une gorgée, Adaes la lui tendit et Njall s'en saisit, en reniflant le contenu avec apréhension. Il n'avait jamais bu de vin, les vignes n'existaient pas là d'où il venait. Il prit une courte rasade de l'amer liquide, dont il ne savait pas encore apprécier l'arôme. Grimaçant légèrement, il reboucha la gourde sans chercher à prendre une autre gorgée, ce n'était visiblement pas à son goût. Voyant la méfiance de son ami, il remarqua à son tour la lueur au loin dans la galerie. Comme Adaes partait déjà en avant, il rangea soigneusement la gourde de l'homme, se promettant de lui rendre dès qu'il le pourrait. De toute façon il ne comptait pas s'encombrer avec une boisson aussi peu à son goût.
    Saisissant sa masse, Njall suivit en silence son compagnon, restant légèrement derrière pour assurer leurs arrières. Soudain, Adaes se stoppa et Njall manqua de lui rentrer dedans, le frôlant. Un peu devant se tenaient deux orques, visiblement attentifs. Le silence était pesant, et le Lossoth attendait, légèrement stressé. Un cri de stupeur sortit de sa bouche quand une horde de ces créatures sortit des tréfonds de la caverne, fondant vers eux. Habile, Adaes asséna un coup mortel au premier qui les atteignit et ils purent se retourner, cavalant vers la pièce d'où ils venaient, contrant comme il pouvait les attaques mesquines des Orques, Njall donnait des coups de masse en avant pour les faire reculer pendant que lui-même et Adaes ne cessaient de revenir sur leurs pas, avant de finir acculés.

    Une lueur d'espoir vint alors au Lossoth quand son compagnon fut pris d'une rage soudaine, vociférant et hachant la chair puante des orques qui piaillaient, piquaient et s'agitaient autour d'eux. L'espace créé par l'homme suffit à Njall pour manier avec plus d'aisance sa masse qui le gênait jusqu'ici, dans ces espaces étriqués. Dans un râle puissant, il fit un large mouvement, emportant un orque dans sa fureur, lui éclatant les jambes et le projetant vers ses compères. Plus la masse tournoyait, frappait, écrasait la horde qui entourait le nordique, plus de l'espace se créait, permettant au guerrier de mieux jouer de la puissance de sa masse. Frappant de front pour faire reculer les orques, il écrabouilla le crâne d'un avec un coup d'estoc inattendu, mais ses bras devenaient déjà douloureux. Manier une telle arme n'était pas de tout repos.

    Heureusement, les orques fuyaient déjà, laissant un monticule de corps derrière eux. Njall reprit son souffle brièvement, observant Adaes ramasser un bouclier. Répondant au signe de tête du guerrier par un large sourire, il comprit que la hargne de son compagnon était véritablement contagieuse. Se battre auprès de forcenés ne pouvaient qu'encourager à la hargne et l'héroïsme. C'était là les premiers faits d'armes du jeune Njall, qui n'avait combattu que la nature et des amis. Il sentait l'odeur acre du sang et de la sueur pour la première fois. Il se sentait déjà grandit.

    Ils gagnèrent une caverne bien plus grande, et Njall cru rêver en découvrant une horrible créature au milieu des Orques, bien plus grande et hideuse encore. Un démon ? Quoi que c'était, il n'avait aucune autre idée que de le mettre à mort, là, dans cette caverne, avec son premier frère d'arme. L'adrénaline affluait désormais dans cette veine, et la vivacité de la jeunesse reprenait ses droits sur l'esprit calme du nordique. Ils allaient en découdre et libérer leur ami. Il ne pu que sourire à la remarque d'Adaes, qui tournait en dérision la chose qui courait désormais vers eux, ventru. Mais il était bien trop concentré pour rire.

    Ce fut les orques qui ouvrirent la marche pour leur chef, et ils reçurent la première vague comme il se devait. Njall, solide sur ses appuis, enfonça sa tête dans son casque et s'arma, prêt avant même que les créatures vertes ne soit à porter de bras. Dès qu'ils le furent, il souleva sa masse, la faisant lourdement retomber, brisant des membres à qui le voulait. Rapidement débordé à cause de sa lenteur, il dut donner des coups d'épaules et reculer vivement, évitant les coups de leurs épées ébréchées avant de de donner un large coup de masse dans le tas. Parant un coup avec le manche de sa masse, il s'en servit pour frapper un orque, tenant sa masse à deux mains, à chaque extrémité, de manière horizontale. Il frappait ainsi plus aisément dans les flancs des orques, brisant des côtes, des crânes tout en parant comme il pouvait quelques coups, devenant plus mobile.

    Mais sa frénésie fut de courte durée. Comme il fatiguait, il jeta un coup d'oeil à son ami qui semblait se débrouiller, jusqu'à ce que le sol ne tremble : le troll courait vers eux. Jetant des orques à bas, rien ne semblait pouvoir l'arrêter et Adaes en fit les frais, balayé. Njall cria, mais ne pu aller vers lui, trop occupé à maintenir en respect les créatures vertes. Mais le destin ne le priverait visiblement pas du même sort que son camarade. Le troll, enragé et bavant, se dirigeait désormais vers lui. Les orques s'écartaient de frayeur et Njall chercha de l'oeil les issues possibles, elles étaient... inexistantes. Quand le troll brandit sa masse d'arme, dans un long sifflement, Njall sut qu'il était tant de filer. Prenant son souffle et tenant sa propre masse à hauteur de poitrine, il se mit à courir comme un dératé, profitant de sa petite taille pour filer près du troll, sentant l'air siffler près de lui et le choc proche, bien trop proche, qui le fit déraper et tomber au sol. Il sentit son corps s'écraser sur son arme, lui arracher un léger cri de douleur et d'étonnement, avant qu'il ne se relève, les orques revenant à la charge. Le troll agitait sa masse, frappant avec frénésie, et Njall était bien trop lent, ne devant sa survie qu'à sa chance pour le moment. Voyant la masse du troll de nouveau brandie vers lui, il jeta son arme au sol et bondit sur le côté, esquivant de peu un coup qui lui aurait été fatal. Il s'assura du coin de l'oeil que son arme était saine et sauve et vit qu'elle était dans un coin, près d'une roche. Bien, il la récupérait dès qu'il en aurait l'occasion. Pour le moment il devait rejoindre Adaes, et surtout survivre. Flanquant une droite à un orque qui approchait vicieusement, il se redressa et se mit à courir avec peine, déjà essouflé. Il voyait Adaes, entouré de quelques orques, et prit une dague curve sur le corps de l'un d'eux, se lançant dans le dos d'une des créatures harcelant son ami. Il l'égorgea sans peine, le laissant s'effondrer avant de regarder Adaes en souriant.


    - Toujours en vie vieil homme ? dit-il, se prenant à l'humour.

    Soudain, une douleur vive lui arracha un cri. Un coup de poignard venait de fendre le cuir de son épaulière. Il se retourna vivement, donnant un coup de pied à l'orque qui tituba, puis lui planta la dague dans le crâne. Njall tituba en arrière, palpant son épaule à la recherche du pommeau de l'arme qui le faisait atrocement souffrir. L'homme au casque de boeuf titubait, tandis que le troll revenait vers eux. Il se mit à paniquer, ne parvenant pas à attraper l'arme qui gênait ses mouvements et lui arrachait des larmes de douleur à chaque geste.
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Adaes Thiemond
Baron d'Isle-Grise
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- -: 52 ans
- -:

Mar 30 Avr 2013 - 22:25
Adaes commençait à être encerclé, il boitillait toujours un peu plus qu'avant, le coup du troll n'avait pas vraiment arrangé l'état du vétéran. Les créatures des cavernes n'étaient guère très aimables avec les personnes d'un certain âge, ne le laissant pas se reposer un peu. Plus le temps passait plus Adaes passait sur la défensive, il commençait à fatiguer, et l'adrénaline le quittait, laissant la fatigue prendre le dessus. Esquivant les coups maladroit il esquiva avec attention l'un des coups, mais il fut touché par un revers de lame, tranchant un peu ses côtes. Reculant dans un bruit de douleur il donna un large coup devant lui afin d'éloigner les gobelins.

Le Maitre d'Arme reculait, effectuant sur la blessure récente une pression afin d'éviter le sang de couler et de permettre d'atténuer la douleur. Tandis qu'il tentait de retenir ses cordes vocales à cause de la douleur son « bandage » situé à la morsure du loup s'ouvrit de nouveau, le crispant un peu plus. Le vieil homme n'avait plus l'âge pour ce genre de conneries, acculé contre une parois il pensait sa dernière heure venue, au moins sur un champ de bataille. Mais l'un des gobelin s’effondra, tué par le Lossoth, les autres, 3 ou 4 le nombre restait assez flou sur l'ensemble des immondices se tournèrent vers lui étonné, offrant une ouverture au maitre d'arme qui porta un large coup d'épée, frappant les crânes des gobelins qui s’effondrèrent, sonnés. Dans un élan d'humour Njall demanda au vétéran s'il était encore en vie, esquissant un sourire Adaes prit le temps de répondre.


« J'ai déjà encaissé pire, et toi gamin, tu ne t'es pas cassé d'ongle ? »

Chariant un peu le Lossoth il revint vite à la réalité quand ce cours moment de répit s'arrêta au hurlement de l'homme à la masse sans masse... Il avait sans nul doute dut la perdre... Un Orque venait de lui plantait dans l'épaule un couteau, il abattit rapidement la chose mais se tordait de douleur à cause de lame. Il tenta de la retirer, mais peu à peu il ne parvenait pas à l'attraper. Il commença à paniquer, mais guère à cause de la blessure. Soupirant le maitre d'arme s'approchait afin de retirer le poignard.

Un bruit sourd parvint à ses oreilles, et il comprit ce qui faisait paniquer le Lossoth : un grosse chose avec une masse, oui oui un troll. Celui-ci avançait énervé près à écraser les deux hommes. Grimaçant un coup Adaes attrapant le couteau dans l'épaule du Lossoth et le sortit vivement avant de le lancer en direction de la grosse bête. Celle-ci l'encaissa sans broncher dans une jambes, ralentissant sa course le temps d'une bouffée d'air avant de reprendre énervé. Tapant légèrement la tête du jeune homme il prit la parole.

« Ne paniques pas, ce n'est qu'un troll... »

Souriant un peu il retint quelques instants le chasseurs, au moment ou le troll arriva il le jeta d'un coté, amplifiant l'action avec sa jambe il alla de l'autre côté. La masse s'abattit entre les deux hommes soulevant un violent nuage de poussière et des gravats, l'un alla frapper Adaes au niveau du front, le forçant à fermer un œil. Un petit filet de sang en sortit tandis que les yeux du Troll se tournaient vers Njall.

Saisissant son couteau à dépecer Adaes l'envoya de toute la force dont son bras gauche disposait dans l'épaule du troll, le faisant détournait le regard. Adaes se releva avec difficulté en même temps que la masse du troll. Il se mit à courir, au maximum que sa jambe blessée lui permettait, vers les gobelins. Ramassant au passage une arme il asséna un coup à un des gobelins, le tuant sur le coup. Le troll fit de même, visant l'ancien soldat.

Adaes se poussa en arrière, tombant à la renverse il enchaîna avec une roulade poussant sur ses bras. Il esquiva de peu la masse du troll qui manqua de peu ses majeurs. Allongé au sol il toussait à cause de la poussière et haletait à cause de la fatigue. Trois gobelins furent écrasés par le chose... Stupide si vous me permettez cet adjectif. Les bras devant lui le maitre d'arme avait du mal à tenir. Pour le moment la gigantesque masse du troll le séparait des Gobelins, mais cela ne saurait durer. Il voulait jouait de la stupidité des troll... Mais il avait oublié qu'il était en piteux état, vieux et fatigué.


« Ah la la que j'aimerais être jeune une nouvelle fois, dis-moi tu n'aurais pas une herbe de jouvence dans ta besace ? »

Les gobelins groupaient derrière la gigantesque masse étaient énervés, la petite touche d'humour du maitre d'arme était peut-être mal choisit, la situation n'était pas magnifique... Le troll relevait peu à peu sa masse, de profil au maitre d'arme. Attrapant l'estoc de Thie qu'il pouvait à peine atteindre Adaes la ramena à lui, serrant fort le pommeau de l'arme il se préparait à la prochaine bataille, se reposant le peu de temps qu'il lui restait avant de devoir de nouveau porter atteinte à la vie de gobelins... Où l'inverse.
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Calion Palantir
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~ GRIMOIRE ~
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- -: 7500 à peu près
- -:

Dim 5 Mai 2013 - 1:08

Le chasseur, toujours sonné, restait près du feu, la corde qui le ligotait était très proche des flammes et chauffait. Et tandis qu'il grillait à petit feu, de l'autre côté de la salle le combat s'intensifiait grâce à la présence du troll. Les Gobelins, renforcés mais bougrement indisciplinés, s'acharnaient sur les deux nouveaux compagnons présentés. Les deux hommes furent rapidement assaillis et durent alors se replier dans un couloir.

Acculés, les deux hommes se défendirent tant bien que mal. Blessés mais invaincus, il était sûr qu'ils n'auraient pas abandonné leur compagnon qui était presque aux mains des flammes.

Le troll scrutait ses ennemis, il se s'était pas encore vraiment donné, les quelques coups qu'il avait réussi à donner dans tout ce chantier n'avait pas touché leur but, il y a bien eu un ou deux peaux vertes qui a subi en tant que dommage collatéral mais ce n'était justement que des peaux vertes. Le troll levait sa masse, les deux hommes l'évitait, à croire qu'il devinait à chaque fois là où le troll allait frapper. Celui-ci se prit à hurler devant tant de chance. Heureusement, chacun des deux hommes finit par être blesser. Le premier, le plus jeune, reçu un coup de poignard dans son épaule, le second, le plus vieux, avait déjà l'air blessé avant d'entrer dans la bataille mais il fut à son tour décorer de son propre sang.

Le troll perdait ses moyens, il tuaient ses propres troupes au lieu de tuer deux misérables hommes. Le nombre de peaux vertes s'amoindrit rapidement jusqu'à ce qu'il ne reste que le troll et les deux combattants ainsi que le sonné dans la pièce.

Pendant ce temps, la corde du chasseur devenait rouge et une fumée fit son apparition au dessus de la corde.

Le troll, fatigué, les fixait. Enragé, il suait. N'ayant pas encore subi de coup de grande envergure jusque là, il semblait encore en bonne état. À nouveau, il brandit sa masse, de sorte que ses deux ennemis empoignèrent fermement leurs armes. La bête sauta vers eux puis envoya un coup d'estoc qui sépara à nouveau les deux guerriers. Ils l'attaquèrent sur ses deux flancs sans qu'il ne puisse contrer. Entaillé, il envoya valser le plus vieux sur un cadavre de peau verte. Le plus jeune restait, sur la gauche du troll puis il passa sous ses jambes et planta sa hache dans la cuisse de la bête. Le vieux put alors se relever et ce fut à son tour de blesser le troll.

Celui-ci se retrouva à genoux, mais sa masse toujours en main, il essayait d'aplatir ses ennemis mais en vain. Ceux-ci l'avaient à leur merci et ils se mirent ensemble à le frapper de leurs armes jusqu'à ce que la bête tombe.

Les deux hommes, couverts de sang se dépêchèrent d'aller sauver le chasseur dont la corde s'enflamma en un instant et toujours sonné, il ne réagit pas. Les deux vainqueurs éteignirent rapidement le feu en tapant dessus et en déliant la corde.


Le chasseur se réveilla et écarquilla les yeux.

"Hum ... J'ai pas tout suivi ... Il est mort le gros ? Les deux hommes acquiescèrent d'un hochement de tête. Et c'était bien ? À voir le sang que vous avez sur vos tronches, ça devait l'être."

Il se mit à rire, regrettant de n'avoir pas été présent. Il se leva et marcha vers le troll.

"Sacrée bête ... Bien joué les gars ! Il se retourna vers ses sauveurs. Au fait ... Moi c'est Aldaril. Enchanté les gars ! Il rit à nouveau puis se stoppa net car son regard se porta sur un coffre près du feu. Allons voir ça ..."

La petite troupe se réunit autour du coffre. Aldaril l'ouvrit. Dedans se trouvait quelques babioles sans importance mais deux choses attirèrent les yeux du chasseur. Une gourde et un autre objet. Il ouvrit la gourde afin de sentir ce qu'il y avait dedans.

"Ça ... C'est pour toi le Lossoth ! C'est une gourde de Miruvor. Il sembla réciter. Le Miruvor donne à ceux qui en boivent une nouvelle force au cœur, un nouvel espoir et une nouvelle vigueur. Que du bon. Dis-toi que Elrond, l'un des seuls Elfes en qui j'ai du respect en a donné à la Communauté ... Tu sais ce que c'est rassure moi ?"

Aldaril donna la gourde au Lossoth puis il se saisit de l'autre objet.

"Et ça, mon vieux c'est pour toi je pense. Un genre de pierre à aiguiser qui te servira je pense [Coticule du Mont Solitaire, avec un flacon d'huile d'olives du Dorwinion]."

Les trois hommes restèrent dans la grande salle à profiter du grand feu afin de panser leurs blessures et aussi se restaurer.

HRP//Cette aventure est donc terminée, j'espère que vous avez apprécié autant que moi, si vous avez des questions n'hésitez pas. Vous pouvez répondre après ce post si vous voulez épiloguer et d'aller où bon vous semble Smile.//HRP

P.S : Fo', si tu passes par là, merci à toi pour les idées de cadeaux Wink.


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