Le Manoir Oliri d'Osgiliath

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Gyan Oliri
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Sam 20 Avr 2013 - 16:10
Le chef de famille était dressé sur ses jambes, les bras croisés, devant les portes de sa maison, son dos contre celles-ci et une jambe pliée, la plat du pied contre les portes. Gyan semblait attendre quelqu'un. La rue était déserte et son manteau ressortaient à travers les pierres blanches de la maison. Il ne neigeait pas cette fois mais un épais nuage gris avait pris position au dessus de la cité blanche. Tremblotant et commençant à jurer intérieurement, il finit par éclater.

"Bon Dieu mais qu'est-ce qu'ils foutent là ! J'ai froid moi !"

S'il savait seulement que dans le Nord, des hommes et des femmes vivaient dans la rue et mourraient de froid, même ici à Osgiliath, la glorieuse ... . À l'autre bout de la rue, un jeune homme accourait, il savait qu'il avait fait une bourde.

"Je suis désolé Monsieur, je ne pensais pas que vous rentreriez si tôt Monsieur. Je suis vraiment désolé."

"Bon bah ça va maintenant ... Allez donnez moi la clé de la maison."

Le jeune homme commença à chercher dans ses diverses poches ladite clé sans la trouver. Gyan s'impatienta, tapant du pied droit et les bras toujours croisés, il lança un regard colérique envers son valet.

"Alors ... Ça vient ?! J'veux pas finir geler et toi non plus je crois. Au fait ... Ils sont où les autres ?!"

Le valet commença à suer, à trembler des genoux et à serrer sa mâchoire.

"Oui mais non ... Je l'ai oublié à la taverne ... Monsieur."

Gyan leva les yeux au ciel et soupira. Il s'énerva contre son valet en lui demandant d'aller chercher cette foutue clé. Quelques minutes plus tard, le valet revint avec les deux autres valet de la taverne.

"Attendez il est beurré lui ! Eh on va discuter parce que ça va pas là."

Le serviteur tendit enfin la clé à Gyan qui s'empressa de l’insérer dans la serrure et l'y tourna. Il ouvrit rapidement la porte de droite et en entrant, claqua celle-ci au nez de ses serviteurs et la ferma à clé.

"Maintenant, vous saurez ce que ça fait ... Incapables."

Gyan posa son manteau de fourrure sur la rambarde d'escalier. La maison était vide forcément sans un bruit jusqu'à ce que les valets frappèrent à la porte. Gyan n'y prêta pas attention puisqu'il grimpa deux à deux les marches de l'escalier principal pour aller au second étage, dans son bureau. Celui-ci donnait sur la rue et donc on pouvait entendre les serviteurs et leur boucan d'enfer. Gyan n'eut pas le temps de s'asseoir, une note sur son bureau, le meuble cette fois-ci.

Citation :
Cher Monsieur Oliri, juge de la Compagnie du Sud

Je me nomme Evart Praven et je souhaiterais m'entretenir avec vous dans les plus brefs délais, je sais que vous pouvez m'ouvrir certaines voies. Je sais où vous habitez et viendrai vous voir dans l'après-midi, si vous n'y êtes pas, je reviendrai demain.

Evart Praven

"C'est quoi ça encore ? Il aurait pu me dire ce qu'il me voulait. Ouvrir des voies ... Ouvrir des voies ... Il est drôle lui, il m'a pris pour un magicien ou quoi ?"

Gyan reposa la note et se tint la barbe. L'air sceptique, il se tourna vers la porte de la pièce et descendit les escaliers pour aller ouvrir aux valets qui continuaient de frapper. Gyan ouvrit rapidement la porte et s’esclaffa.

"Bon ... Je vais faire simple pour vous bande d'abrutis. Vous allez à nouveau à la taverne pendant mon absence et vous êtes virés. Compris ? Je me fiche que vous creviez dans le froid moi. Je vous héberge et vous paie alors la moindre des choses c'est de rester. Si vous voulez aller boire un coup, vous ... Vous ... Vous irez boire de l'eau dans la cuisine. Je me suis bien fait comprendre ? Celui que je vois BOURRÉ chez moi je le vire à coup de pied dans le cul ! C'est bien compris ?!"

Gyan fit entrer ses valets et ordonna à l'un d'eux d'aller allonger celui qui était ivre et demanda au tout premier valet de rester et de lui parler de cette note.

"Oui Monsieur, ce matin, un messager est passé avec un message pour vous et ça ne ressemblait même pas à une lettre, mais plus à une note, il n'y avait pas de scellé et le messager m'a même dit de quoi il s'agissait."

Le juge de la Compagnie du Sud croisa les bras et dit à son valet d'aller ouvrir si jamais ce Evart Praven se montrait et aussi de le prévenir si jamais c'était le cas. Gyan remonta dans son bureau et sortit d'un meuble un livre de compte. Il devait y noter ses dernières acquisitions dans la cité d'Osgiliath. Gyan avait réussit à marchander avec un vendeur de tapis de la ville le rachat de sa boutique pour la coquette somme de 5 000£. Le marché des tapis et des tentures était en plein boum puisque le Rude Hiver s'était installé et qu'il continuait. D'ailleurs, alors qu'il regardait par la fenêtre, Gyan aperçut quelques flocons qui virevoltaient au gré du vent qui soufflait fort. Après la mise à jour de ses comptes, Gyan descendit aux cuisines se servir un pichet de bière, de fabrication Oliri bien entendu, sa cave était de l'autre côté de la ville et était assez réputée dans la ville. La bière qu'il buvait était aux fruits rouges et la mousse sentait la fraise.

"Même si ce n'est pas de saison, elle est très bonne."

Le début de l'après-midi arriva.


Dernière édition par Gyan Oliri le Lun 22 Avr 2013 - 15:43, édité 1 fois
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Evart Praven
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Sam 20 Avr 2013 - 17:27

Le voyage avait été relativement peu long mais néanmoins très désagréable. Il y avait tant de gens de la populace qui voyageaient avec lui mais il devait le supporter le temps d'acheter un cheval. Heureusement que les routes étaient bien entretenues et calmes, il n'eut pas à subir les tracas qui, souvent, émaillent un quelconque voyage.

Une fois arrivé à Osgiliath, il était pas loin d'être midi et le jeune homme décida d'aller manger avant de se diriger vers le manoir de Gyan Oliri. Il s'arrêta donc dans une auberge qui avait l'air respectable et commanda une pièce de viande, un bouillon consistant et du pain. Une fois cela englouti, il demanda où il pouvait trouver la résidence du fameux marchand. Elle ne semblait pas très loin. Après avoir payé, il partit à pied, s'arrêta à une fontaine pour se débarbouiller rapidement le visage -qu'il essuya aussitôt pour éviter d'être complètement congelé-.

Il se dirigea donc vers le manoir. Celui-ci était assez grand, architecturalement travaillé bien que trop clinquant à son goût. Il devait certainement être fait pour montrer toute la richesse du possesseur et servir à l'apparat, de cela il ne pouvait lui faire aucun reproche. Frappant à la porte, un serviteur vint lui ouvrir et lui proposa d'entrer :


- Je suis Evart Praven, j'ai envoyé un pli ce matin même pour demander une entrevue à Maitre Gyan Orili.

- Oui, je vais le mettre au courant, il ne saurait tarder.
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Gyan Oliri
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Lun 22 Avr 2013 - 15:43
Savourant quelques biscuits sec, Gyan ne faisait rien, mais vraiment rien. Il était dans sa chambre et regardait à travers sa fenêtre son jardin. Ses trois chiens, des dobermans, jouaient ensemble lorsqu'ils s'arrêtèrent brusquement. Ils levèrent leurs gueules vers la fenêtre où était Gyan puis il se détachèrent de lui pour recommencer à jouer. Gyan sourit mais il fut interrompu par un valet qui venait frapper à sa porte de chambre ouverte.

"Monsieur, il est là."

Gyan acquiesça d'un hochement de tête et suivit le valet qui ouvrit la marche. En bas des escaliers se trouvait un jeune homme, pimpant, un peu trop au goût de Gyan qui ne put s'empêcher de froncer les sourcils. Le valet se mit entre eux deux et les présenta.

"Monsieur Evart Praven, Monsieur Gyan Oliri. Monsieur Oliri, Monsieur Praven."

Le valet baissa sa tête et se retira aux cuisines. Entre les deux, pas de familiarité, pas de serrage de mains, pas de tape sur l'épaule pas même un "enchanté. Gyan l'invita cependant à grimper les escaliers et de le suivre jusqu'à son bureau. Arrivé, Gyan montra au jeune homme le siège sur lequel il devait s'asseoir afin de commencer l'entrevue. Gyan s'assit à son tour et commença.

"Monsieur Praven, j'ai entendu dire que vous aviez de terres dans l'Ouest de Gondor. Est-ce vrai ? Je vous demande car j'ai moi aussi quelques terres là-bas et si ça se trouve nous sommes en concurrence sans le savoir. Mais trêves de palabres inutiles. Que me voulez-vous ? Gyan changea de ton pour un plus blagueur. Si c'est mon argent que vous voulez, il est à la banque héhé."

Gyan se leva et sortit deux verres en argent d'un vaisselier mural puis il s'accroupit afin d'ouvrir un minibar.

"Quelque chose vous intéresse ?"
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Evart Praven
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Ven 26 Avr 2013 - 21:33
Ainsi Evart entra dans le hall. Celui-ci était aussi grand et opulent que l'exigeait le nom et la fortune des Oliri mais il ne pouvait nier que son domestique était loin d'avoir la moitié des compétences pourtant nécessaire à exercer ce « périlleux » métier de serviteur. Il monta rapidement les escaliers et redescendit accompagné d'un homme. Il était relativement vieux puisqu'il devait avoir dans les quarante ans, des cheveux grisonnants et une bedaine naissante. Ce n'était pas un ascète mais il « montrait » sa richesse, surtout en ces temps rudes. Néanmoins c'était un homme élégant avec une coupe de cheveux soignée et des vêtements de qualité. Il remarqua son froncement de sourcils mais s'en souciait bien peu. Son objectif n'était pas de se faire des amis mais bien de trouver un partenariat profitable. Le valet s'approcha et fit les présentation d'une manière fort peu convenable et qui choqua le jeune noble. Décidément cette maison n'avait rien du grand établissement qu'elle semblait être.

Sans plus de familiarité -qui de toute façon l'aurait profondément ennuyée-, le juge de la Compagnie du Sud l'invita a monter puis ils rejoignirent le bureau. Evart ne put s'empêcher de remarquer le bureau en bois de rose et ébène marqueté, décidément il souhaitait exposer toute sa richesse. Malgré son petit trait d'humour qui ne finit pas vraiment rire le jeune noble mais auquel il sourit de bonne grâce. L'homme se leva et se dirigea vers un meuble duquel il sortit deux verres d'argent et lui proposa à boire.


- Je veux bien du vin.

Il lui apporta donc une coupe de vin. Evart la prit en main et lui imprima un petit mouvement pour observer sa robe et sa couleur. Ensuite il le porta à son nez et le reposa.

- A dire vrai, je ne suis pas venu vous prendre de l'argent. En tout cas, pas tout de suite, lâcha-t-il avec un petit sourire malicieux. Je pense que nous avons la possibilité de nous entendre dans un accord qui puisse nous être mutuellement profitable.
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Gyan Oliri
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Mer 1 Mai 2013 - 15:43
"Je veux bien du vin."

Gyan sortit une bouteille de vin, un exemplaire de ce qu'il vend au peuple, pas une bouteille à mettre sur toutes les tables certes mais le goût été appréciable et apprécié. Il versa le liquide rougeâtre dans une coupe, plus apte à recevoir du vin qu'un gobelet. Gyan tendit la coupe Evart qui rapidement afin de libérer son hôte pour qu'il puisse se servir lui aussi. Ceci fait, Gyan s'installa sur la chaise devant son bureau qu'il retourna afin d'être face au jeune noble.

Gyan remarqua le sourire du noble lorsqu'il parla d'argent à son tour. Buvant une gorgée de son vin, il se demanda finalement ce que lui voulait ce jeune homme. Celui-ci, rasé comme il faut, habillé comme un prince avait l'air de ressentir un certain dégoût pour son hôte. Gyan se ficha de ce que cet Evart Praven, famille dont il n'avait jamais entendu le nom, si noble soit-elle, pensait. Ce n'était pas un garçonnet, même noble qui le fascinerait. Finalement, Evart parla d'un accord ... Un accord qui profitable aux deux ?

"Dites moi Monsieur Praven, de quel accord s'agit-il ? Et je ne veux pas vous paraître brusque en vous soulignant que je travaille pour Eamon de Ronce, Grand Marchand de Minas Tirith, je suis son conseiller. Si vous me proposez un accord qui va à son encontre, je me devrais de le refuser catégoriquement. Vous pouvez y aller ..."

Le ton de Gyan se trouva changé malgré qu'il ne voulait pas paraître brusque ou hautain, il se devait d'être clair. Il posa son verre sur son bureau puis se leva de sa chaise afin de fermer la porte de son bureau et la fenêtre du balcon. Il se pouvait que l'on vienne écouter cette discussion importante. Alors que le noble commençait à proposer son accord, Gyan rédigea une note.
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Evart Praven
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Sam 4 Mai 2013 - 14:46
L'homme s'assit à coté de lui sur l'une des chaises devant son bureau avant d'entamer plus avant la conversation. Évidemment il souhaitait préserver ses intérêts et ceux de son employeur : le fameux Grand Marchand de Minas Tirith. Alors Evart porta la coupe à ses lèvres et goûta le vin. Il était honnête, même relativement bon mais loin ce n'était pas un grand cru, loin de là. Déposant le verre en argent sur le bureau, il prit une voix posée :

- Je dispose moi-même de plusieurs petits commerces dans la Cité Blanche mais qui peut se contenter de cela tandis qu'une infinité d'opportunités existent au sein du grand commerce que mène la Compagnie du Sud.

Alors il se leva et se dirigea vers la fenêtre. Elle donnait sur une grande place pavée de pierres blanches au milieu de laquelle deux conducteurs de charrettes s'alpaguaient. Se détournant de celle-ci, il s'avança vers le juge Oliri et continua :

- C'est pour cela que je suis entré dans la compagnie en tant que membre associé il y a de cela peu de temps. Néanmoins j'aimerais avoir l'occasion de me montrer plus utile et surtout de bénéficier de plus ... d'opportunités.

Prenant sa coupe, il but un peu de vin et reposa la coupe d'argent sur le bureau avant de se rassoir en face du marchand qui ne disait mot. Prenant ce silence comme une invitation à continuer, le jeune homme s'enfonça un peu dans sa chaise avant de reprendre :

- C'est ce qui m'a poussé à requérir une audience auprès d'un personnage puissant comme vous l'êtes dans l'espoir d'entrer dans votre clientèle. En échange de votre protection et de votre aide à prospérer, je désirerais mettre à votre disposition mes compétences et mon avenir au sein de la compagnie. Pour vous prouver ma bonne foi et mon intérêt, permettez-moi de vous remettre ceci.

Cherchant dans sa poche, il en sortit une lettre dont le cachet, pourtant sans sceau, était brisé. Il la tendit au juge de la Compagnie du Sud qui semblait un peu circonspect. Se décidant à prendre la lettre, il la déplia et commença à la lire. Alors le jeune noble apporta une précision :

- Je crois que Vicente Motierre est un des commis de votre famille. Ne me demandez pas comment cette lettre est arrivée en ma possession, l'important est bien que je la remette entre vos mains.

Ainsi le marchand Orili pouvait lire la lettre qu'avait reçu son commis, certainement d'un concurrent peu scrupuleux qui désirait abaisser l’orgueil de la puissante famille d'Osgiliath.

Vicente,

Je vous remercie de m'avoir informé des ambitions des Orili. Un de mes agents sur place a pu rafler les baux d'exploitation de plusieurs fermesde l'Ithilien et faire suffisamment monter les prix pour trois mines de fer en Lossarnach. Vos informations nous ont été précieuses et votre pension a été entreposée où vous savez.



HRP : J'utilise le terme « clientèle » au sens Ancien-Régime, c'est à dire d'un homme puissant (le « patron ») prend sous sa protection quelqu'un de plus faible (le « client ») et l'aider en échange de sa fidèlité. Le client pouvant assurant divers services comme jouer les prêtes-noms, intermédiaires, petite main sur une affaire commerciale/juridique particulière qui nécessite un homme de confiance, …

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Gyan Oliri
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Mer 8 Mai 2013 - 15:24
"Ainsi donc vous voulez entrer dans mon cercle d'associés afin d'arriver à d'arriver à un meilleur échelon ? Vous savez, je ne suis pas puissant au sein de la compagnie. Je sers Eamon de Ronce, je suis juste son conseiller. Je ne fais rien d'important."

Le noble parla alors d'une lettre qu'il sortit d'une de ses poches. *Une lettre ?* Evart lui tendit le manuscrit ouvert et lui demanda de ne pas lui poser la question de la provenance.

"Justement ... Je vous pose cette question. Comment avez-vous eu cette lettre ? Puis il se mit à lire. Relevant sa tête vers le jeune Praven, décontenancé, il dit. Parce que Vicente est en effet l'un de mes commis à Minas Tirith. Il gère mes affaires là-bas quand je suis ici, à Osgiliath."

Gyan se leva après avoir terminé de lire la lettre. Il alla se servir un autre verre mais là, d'un alcool plus fort.

"Il me faut réfléchir à tout ça. Une question Monsieur Praven. Comment vous croire ? Et comment savoir si ce que vous dites est vrai. Je pourrais remettre votre parole en doute. Il me faut des preuves de ce que vous avancez à travers ce manuscrit. Cette lettre pourrait être un faux. Je veux des preuves ... Et je veux le voir ... Lui."

Gyan appela alors un de ses valets et lui demanda de chevaucher sans attendre et sans être ralenti afin d'aller chercher Vicente qui devait se trouver dans le Manoir Oliri dans le haut de la cité blanche.

"Maintenant !"

Gyan se retourna vers Evart Praven.

"Je ne suis pas du genre à m'énerver mais si ce que vous me dites est vrai ... Je vais éclater de colère."
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Evart Praven
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Jeu 16 Mai 2013 - 22:15
L'énervement du marchand était palpable et même logique. Il n'est jamais agréable de se sentir manipulé, surtout lorsque l'on ne sait pas d'où cela peut provenir. Au fur et mesure qu'il réfléchissait, Gyan s'énervait et il convoqua un valet en lui enjoignant de chevaucher à bride abattue vers la Cité Blanche pour arracher Vicente à ses affaires et le ramener à Osgiliath. Sa colère brouillait son esprit, et ne lui permettait de voir assez loin et de jouer finement. Le pire était que cela était parfaitement visible. Se rapprochant d'Evart, qui était toujours assis sur la chaise, le juge de la Compagnie du Sud lui expliqua combien il était indisposé par cette révélation. Le jeune noble s'enfonça un peu plus dans son fauteuil et prit une voix calme et posée :

- Votre irritation est compréhensible mais si vous me permettez ?

Le marchand s'agita encore plus et semblait au bord d'exploser de colère. Son visage virant au rouge, il semblait tout à coup se reprendre pour éviter de faire étalage de tout son emportement et se retourna d'un geste vif et s'écarta du jeune homme de quelques pas avant de grogner :

- Faites.

Dans un mouvement aussi rapide que bref, Evart se trouva debout et se dirigea vers la porte avant de l'ouvrir et de tonner au valet d'attendre. Il entendit celui-ci remonter à toutes jambes pour arriver jusqu'au bureau du marchand. S'éclaircissant la gorge, le noble lui commanda d'un voix calme et posée :

- Veuillez m'accorder quelques minutes.

D'un geste de la main, il congédia le domestique et referma la porte. Se retournant, il vit l'Oliri à son bureau entrain de relire la lettre attentivement. Sa colère était toujours présente mais il semblait s'être calmé. Ce serait fort utile pour réfléchir de manière moins « impulsive ». Evart s'approcha donc du bureau pour s'asseoir avant de commencer :

- Vous ne devriez pas vous précipiter. Je peux vous assurer que cette lettre n'est pas un faux mais si vous y tenez, vous pouvez vérifier dans vos archives le prix auquel vous avez acheté les baux de ces mines et le comparer à celui auquel vous étiez sensé les avoir. De la même façon, vous pouvez vous intéresser aux fermes de l'Ithilien que vous n'avez pas pu acquérir.

Se levant de sa chaise en bois précieux, Evart se dirigea d'un pas souple jusqu'à la fenêtre. A travers le vitrail, il pouvait voir la pluie fine qui s'abattait sur les pavés blancs de la place, ceux-ci luisaient légèrement grâce au Soleil qui perçait à travers certains nuages. Avec ces temps rudes et difficiles, les gens sortaient peu et préféraient la maigre chaleur de leur foyer au rude temps de l'extérieur. Se dérobant de la fenêtre, il s'approcha du bord du bureau, se pencha sur le marchand et prit une voix basse :

- S'il apparaît que tout incrimine votre homme, il y a une bonne partie à jouer. Dans ce cas, vous savez que Motierre est un traitre mais lui ne le sait pas et, vous, vous savez qu'il ne sait rien. Se faisant le pion que votre adversaire a mis dans votre maison va devenir le vôtre. Si vous désirez mon avis, vous devriez changer son secrétaire par un homme de confiance qui vous tiendra informé de tous les faits et gestes de votre commis. Plus encore vous pourriez engager un espion pour vous assurer de sa personne et tenter de trouver qui le paye pour vous trahir. Enfin il serait certainement intéressant de lui donner de fausses informations observer les réactions de vos partenaires et adversaires commerciaux et éventuellement les rouler à votre tour.

Le jeune homme se redressa et s'éloigna du bureau pour réfléchir quelques secondes avant de se retourner, de s'éclaircir la gorge et reprit sa voix habituelle, calme et circonvenante :

- Il va de soi que je ne souhaite rien vous imposer mais c'est, à mon humble avis, le plus sage et cela devrait mettre vos affaires au mieux malgré la situation.
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Gyan Oliri
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Ven 24 Mai 2013 - 23:04
"... Permettez ?"

Gyan sentait la prise de position de ce jeune blanc bec dans l'insolence de ses paroles. Oui, il était clair qu'il avait l'avantage à présent. Gyan subissait, sans pouvoir rien faire à part suivre les futurs conseils d'un gars tout juste sorti de jupettes de sa mère. Mais les faits été là. C'était un enfant qui l'informait des faiblesses de son entourage dans lequel il avait tellement confiance. Son visage changea de couleur et vira au rouge lorsqu'il se reprit afin de dire à Evart de continuer.

Il vit alors alors celui-ci arrêter le valet qui allait partir sous peu pour Minas Tirith afin de le congédier. Ceci fait, Gyan retourna à son bureau et relis à nouveau la lettre. Gyan se leva alors de son siège confortable pour aller se servir un verre. Un alcool fort venu du Harad, quelque chose qui lui remettra les idées en place plus tard.

Praven commença alors à dicter son plan, oui dicter, comme s'il l'avait préparé bien avant sa venue, comme s'il avait prévu depuis longtemps celle-ci. Le juge s'interrogea sur ce jeune homme plein d'ambition et cachant de multiples secrets. Alors que le jeune noble discourait sur les baux, Gyan ouvrit une armoire et en sorti plusieurs manuscrits blanc et cachetés qu'il ouvrit. Il put découvrir quelques secondes plus tard que les prix indiqués n'étaient pas les mêmes. En effet, Gyan les avait payé bien plus. Malheur à lui. Puis Evart parla de fermes en Ithilien. Calmement, le juge de la Compagnie du Sud reprit.

"Monsieur Praven, je suis désolé de vous informer que je n'ai jamais eu l'intention d'acheter des fermes en Ithilien. Me voilà ... Étrangement surpris. Alors soit on m'a roulé dans la farine ... Soit vous voulez me rouler dans la farine. Bref continuez."

Praven s'approcha du balcon qui donnait sur la rue et il exposa un plan dans lequel voulait-il sans doute jouer son rôle. Une taupe parmi la taupe. Intéressant mais Vicente n'est pas quelqu'un que l'on roule facilement, c'est pour cela que Gyan l'avait embauché par ailleurs.

"Vous ne voulez en rien m'imposer une quelconque décision mais ne me prenez pas pour une buse Evart Praven, vous savez ce que je vais devoir faire, vous suivre sur ce point alors que nous ne nous connaissons pas."

Gyan, toujours dans son fauteuil, sirotait son verre, puis il fixa Evart afin de lui dire.

"Très bien ... Vous irez, faites-vous passer selon votre propre plan comme l'un des miens. Vous voulez entrer dans mes relations ? Faites-le."
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Evart Praven
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Lun 29 Juil 2013 - 20:57
Le jeune homme se mordit les doigts de son hardiesse et de l'empressement qu'il avait montré. Évidemment cela ne pouvait qu'énerver un homme comme Oliri, issu d'une grande famille, sensé être un vieux briscard des affaires de la compagnie, … Il lui faudrait certainement être plus subtil à l'avenir, ne pas « imposer » une solution mais aiguiller son interlocuteur vers ce qu'il y a de plus sage. Quoiqu'il en soit, le juge s'installa dans son siège et prit nonchalamment la coupe sur son bureau avant de le porter à ses lèvres.

C'est alors que le marchand lui proposa de mettre à exécution le plan du jeune homme. Ce qui le rassurait sur le bien fondé de son plan. Par contre, il n'avait absolument pas prévu de prendre une part si active dans ce projet et servir d'espion auprès de Motierre. Quoiqu'il en soit, il devrait se montrer prudent car après la trahison de son principal commis, le marchand pour avoir dans l'idée de le faire surveiller lui aussi. Il s'éclaircit la voix et continua :


- Pour être tout à fait honnête, je ne pensais pas le mettre en exécution directement mais si tel est votre souhait, je peux le faire sans problème. L'idéal serait de me nommer à un poste central dans la gestion du comptoir de Minas Tirith comme celui de Secrétaire du Comptoir. Après l'Intendant qui définit les politiques d'achat, de gestion globale, … le poste de secrétaire devrait me permettre d'avoir accès à tout ce qui peut nous intéresser : comptabilité, réception des lettres, accès complet aux livres des finances, proximité avec l'intendant, contrôle des commis, gestion des inventaires, …

Si cela vous convient, il me faudrait une lettre de nomination de l'actuel secrétaire dans un autre de vos comptoirs et une lettre de recommandation. Bien évidemment, je risque d'être contraint de puiser dans l'or du comptoir pour les différentes dépenses associées à ce plan.
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Gyan Oliri
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Mer 21 Aoû 2013 - 19:02
L'ambition du jeune homme en face de lui était très impressionnante, plus impressionnante que celle de Gyan. Ce jeune en avait dans le pantalon pour faire la demande qu'il venait de faire. Quel culot ! Mais le juge de la Compagnie du Sud aimait cette prise d'initiative, il appréciait le fait de demander toujours plus, de montrer de quoi l'ont est capable. C'est une qualité d'un marchand et d'un membre de la compagnie. Gyan se délecta du breuvage de son verre une dernière fois avant de lancé.

"Vous êtes bien entreprenant Monsieur Praven. Je comprends bien entendu votre vouloir et le respecte mais je ne peux vous l'octroyer. Ce que vous demandez ne peut pas être donné au premier venu, que vous êtes, quand bien même il me donnerait des informations qui pourraient se révéler vraies. D'un autre côté, je salue votre audace ... Me voilà partagé."

Il serra son verre presque vide, Gyan se mit à réfléchir longuement. Il ne s'agissait pas de faire une erreur et dans ce milieu, une faute est si vite arrivée. Gyan posa son verre et leva de sa chaise et marcha en direction de l'un de son balcon. Le juge s'arrêta devant la porte du balcon, il tournait le dos au jeune Praven qui ne cessait de le fixer. Il commença à parler.

"Vous allez trop vite en besogne ... Je vais vous signer un papier avec mon sceau. Mais je ne vous donnerai pas de nomination telle que vous le demandez. Il se retourna.Vous me parliez du secrétaire ... Prenez son poste, ne vous inquiétez pas pour lui, quoi que je doute que vous vous en inquiétiez, je vais lui trouver un autre emploi."

Après ses propos, le juge finit enfin son verre et en termina avec Evart Praven.

"Je vous laisse maintenant partir vers Minas Tirith et je vous souhaite un agréable voyage. Ah et une dernière chose Monsieur Praven ... Bonne chance."
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Sam 5 Oct 2013 - 23:05
Se tenant toujours devant le bureau du juge, Evart écouta chaque mot de celui-ci. Étonnamment son esprit semblait confus, il refusait de lui donner le poste de Secrétaire qu'il demandait pour lui offrir ce même poste de Secrétaire. D'une façon, cela signifiait soit qu'il avait un orgueil incommensurable -ce qui semblait surprenant-, soit qu'il n'était pas aussi intelligent qu'il n'en avait l'air -ce qui était également assez étonnant-. Quoiqu'il en fut, il obtint bien le parchemin signé et scellé lui accordant ce fameux poste avant d'être congédié :

- Je vous laisse maintenant partir vers Minas Tirith et je vous souhaite un agréable voyage. Ah et une dernière chose Monsieur Praven ... Bonne chance.

-  Merci, Ser Oliri.

Sortant du bureau du marchand, Evart se demanda ce que la chance pouvait bien avoir à faire dans une affaire comme celle-ci. Quoiqu'il en soit, il fut raccompagné par l'un de ses serviteurs jusqu'à l'entrée. Lorsque le larbin ouvrit la lourde porte de bois ouvragée qui barrait la demeure de Gyan, Evart fut aveuglé par ce pâle Soleil qui brillait au loin. Frappé par cette lumière froide et morne, il attendit quelques secondes avant de sortir et d'entendre le serviteur pousser au plus vide cette grande porte dans l'espoir de conserver la chaleur dans le manoir. En ce début d'après-midi, la ville semblait prise de langueur et la population somnolait. A croire que ce rude hiver avait plonger le monde entier dans la paralysie, il est vrai que les lois très restrictives et dirigistes érigées par les rois de ce monde ne favorisait par nécessairement le commerce.

Traversant la ville jusqu'à la porte Ouest, Evart put admirer l'architecture d'Osgiliath. Depuis la fondation de la Compagnie du Sud, la ville avait reprit des couleurs pour devenir une splendide et florissante cité. Malgré le froid, on pouvait voir certaines personnes qui traversaient les rues, vendaient leurs fruits et légumes ou allaient à quelques rendez-vous marchand. Fort heureusement, le jeune homme atteint l'auberge-relai où il empruntait des chevaux. Entrant dans l'établissement, il se dirigea jusqu'au comptoir pour commander un vin chaud qui lui fut servi par un homme solide qui se disait rohirrim. De toute évidence, il était loin d'avoir le physique d'un habitant du Rohan mais il est vrai que pour un vendeur de chevaux, c'était une image de marque tout à fait appréciable. Après avoir avalé sa coupe, il régla sa consommation et son cheval avant de partir à l'écurie. Après avoir ajusté une épaisse fourrure pour se préserver du froid mordant de l'hiver, il prit alors la route pour Minas Tirith.


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