Escale dans la cité d'Elendil [Adaes; Libre]

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Njall l'Indomptable
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Lun 13 Mai 2013 - 18:28
    Njall et son nouveau compagnon de route, Adaes, se remirent rapidement en route. Après avoir bandés leurs blessures auprès du campement d'Aldaril, ils firent leurs adieux à ce dernier qui ne rentrait pas à la capitale. Finalement, le joyeux chasseur, légèrement aventurier sur les bords, s'en était plutôt bien sortis comparé aux deux autres guerriers, Njall et Adaes, qui avaient du faire face à une horde de gobelins et surtout à un troll. L'aventure avait marquée le Lossoth, qui, à peine sortis de sa toundra avait fait ses premières armes face à l'ennemi. Il était plutôt fier d'avoir participé à ce qui lui semblait un périple particulièrement épique et héroïque, loin de se douter des épreuves qu'avaient pu franchir nombre de guerriers à travers les Ages et les nations que comptait Arda. Il ne doutait pas que ce ne serait pas la dernière lutte dans laquelle il serait impliqué mais pour l'instant il voulait surtout reposer ses plaies, surtout celle qui lui avait lacéré le dos. Il avait usé de ses dernières herbes en pansant ses blessures et celles d'Adaes, qui avait été également touché par les perfides créatures peuplant cette caverne. Il comptait sur les boutiques de la ville pour se ravitailler, seulement, le Lossoth sortait de nul part. Citoyen d'aucune cité ni d'aucune nation, il n'avait aucune monnaie susceptible de l'aider à acheter ce dont il avait besoin, ayant découvert le système monétaire arnorien que depuis quelques jours, lors de sa première escale dans l'une des auberges les plus avancées que devait compter ce pays, au Nord. Véritable avant-poste de voyageurs peu frileux, il y avait rencontrés quelques autres vagabonds et autres aventuriers qui lui avaient vaguement expliqués qu'il fallait des pièces de métal pour acheter des choses. Il comptait alors beaucoup sur le troc et espérait que les commerces locaux accepteraient ce moyen de payement peu commun, mais il n'avait pas vraiment le choix. Il allait devoir travailler lors de son périple, pour gagner de quoi le financer, et il n'avait jusqu'ici pas vraiment réfléchis à cette contrainte. Allait-il vendre ses services comme guerrier, ou prendre les travaux manuels qu'on pouvait lui proposer ? Il aviserait quand il trouverait du travail, mais n'en avait pas encore parlé à Adaes, qui pourrait peut-être le renseigner. Comme il souhaitait voyager, peut-être un seigneur local pourrait-il lui confier une missive ? Cela lui permettrait de voyager tout en gagnant de l'argent. Nombres d'idées fleurissaient dans l'esprit du pèlerin, mais il les garda de côté pour le moment, repensant encore à son combat.

    La nature n'était désormais plus la seule adversaire du Lossoth et il découvrait une diversité éblouissante, merveilleuse mais aussi effrayante. Pour la première fois de sa vie, il foulait des sentiers exempts de neige ou de glace, même si l'Hiver qui s'abattait ici comme ailleurs rendait les paysages assez similaires au Nord, mêmes s'ils étaient bien plus doux. Le soleil, bien que l'air fut encore froid et encore mordant, tapait doucement sur sa nuque tandis que son casque, attaché à sa ceinture, rebondissait contre sa cuisse à chacun de ses pas.

    D'après Adaes, Annúminas n'était pas très loin et ils n'auraient qu'une journée de marche tout au plus, moins s'ils allaient à vive allure. Et c'est ce qu'ils firent, poussés par la faim et le désir d'avoir un refuge de qualité. Une auberge ou n'importe quelle taverne abritée ferait l'affaire, mais il n'y en aurait pas avant d'atteindre la cité d'Elendil.

    Comme Njall le souhaitait, leur voyage se fit sans réelles encombres; et tandis que l'après-midi tirait à sa fin, ils aperçurent les lueurs d'Annúminas, et ses tours qui s'élevaient au-dessus des bois. Ceux-ci se faisaient éparses à mesure qu'ils avançaient vers les portes Nord de la cité. Njall n'avait que peu parlé durant le voyage, car ils s'étaient pressés, mais alors qu'il découvrait une cité pour la première fois, ébahis par la splendeur des bâtiments qu'il découvrait tout juste au loin, sa langue se délia bien rapidement.


    - Est-ce les dieux qui ont bâtis ces tours ? Je n'ai jamais vu de bâtiments si grands, et aucun des miens, de mémoire de Lossoth, n'en connus. C'est fabuleux. Parlez-moi de la cité, Adaes !

    Il écouta le vieux guerrier qui lui conta quelques récits et informations utiles tout en marchant. Le sentier en rejoignait désormais d'autres, à une intersection où ils laissèrent passer un groupe de caravanes qu'observait avec attention Njall, fasciné. Ils se remirent alors en route derrière celles-ci, et ne tardèrent pas à atteindre les portes de la ville, où le convoi s'arrêta, subissant certainement un contrôle qui fit attendre les deux voyageurs. Njall ne comprenait pas pourquoi on ne pouvait circuler librement, et y songea durant l'attente. Ils devaient assurer la sécurité d'une aussi grande cité et sa pérennité, c'est pourquoi réguler le commerce et les entrées devait être important, finit-il par conclure, tandis que les caravanes entraient enfin, permettant à Njall et Adaes de s'avancer vers les gardes qui étaient à la porte.

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Adaes Thiemond
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Mar 14 Mai 2013 - 18:09
Le Maître d'Arme avait finalement reprit la route, accompagné de l'homme venu du lointain nord. Ils avaient descendu vers le Sud, en direction d'Annùminas. Ils avaient laissés derrière eux leur amis d'un moment, à qui ils avaient sauvés la vie. Celui-ci ne semblait pas vouloir rentrer de suite au pays. Il était plus habitué à la nature ardu que le vétéran. Le maître d'arme était pressé de retrouver son foyer, mais il ne pouvait s'empêcher de penser à son compagnon de fortune, ce dernier ne savait rien du tout du nord dans lequel il venait de mettre les pieds. Un monde différent du sien dans lequel il pouvait être simple de se perdre.

Adaes ne savait réellement que faire, il souhaitait lui donner un coup de pouce dans son aventure, mais il ignorait cependant tout des coutumes de son ami, ainsi que de son réel but, si il en avait un, et ne savait pas, par conséquent comment l'aider. Mais malgré cela il ne dit rien durant le voyage, tout comme son compagnon d'ailleurs la route fut silencieuse et sans encombre. Conformément aux attentes des deux hommes qui n'avait pas réellement envie de tomber sur d'autres ennemis dans ce voyage.

Le voyage fut de coure durée, même si cependant il fut plus long que le précédent effectué par Adaes... L'avantage du canasson et paix à son âme. Plus les deux hommes allaient au sud plus les routes se faisaient belles et praticables, revenant à la civilisation. Cependant le rude hiver que la terre du milieu subissait blanchissait malgré tout la terre et les routes, seul les principaux axes étaient réellement bien dégagé.

Le soleil se couchait peu à peu tandis que les deux compagnons faisaient route vers la capitale de l'Arnor. Les pas des hommes sortaient peu à peu de la neige, les grandes voix de l'Arnor se faisait de nouveau visible et l'ancien soldat pouvait de nouveau foulé cette bonne route de ses chausses humidifiées par la neige. Leur progression les mena jusqu'à un point légèrement en hauteur, sur l'une des collines Evendim. Au loin le lac du même nom était visible ainsi que la glorieuse capitale d'Arnor sur sa rive la plus au sud. A cet instant Adaes entendit son amis le harceler de questions, prit d’excitation à la vue d'Annùminas. Le maître d'Arme sourit avant de répondre aux questions du Lossoth.


« Annùminas est une très ancienne cité de notre terre, fondée jadis par Elendil, fils d'Amandil et fidèle de Nùmenor à son arrivée ici. Elle fut l'une des plus belles cités, et capitale de l'Arnor de sa fondation au second âge en 3300... Je n'ai plus l'année exacte en tête à vrai dire, j'ai juste le siècle et l'âge. Cependant elle fut abandonnée peu avant la fin du second âge, et la capitale transférée à Fornost. A la suite de la guerre de l'anneau le Roi Elessar, ou Aragorn la reconstruit et depuis elle est de nouveau la capitale de notre grand royaume. »


Le vétéran continua finalement sa marche après son explication sur l'histoire d'Annùminas, la voix jusqu'à la capitale n'était plus très grande. En peu de temps le groupe arriva à destination, devant la porte centrale de la ville. Adaes salua là-bas les gardes, continuant nonchalamment son chemin vers l'intérieur de la ville, voulant passer de manière naturelle jusqu'à sa boutique située plus loin dans la cité sans rien savoir de ce qui se déroulait actuellement à Annùminas.
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Sirion Ibn-Lahad
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Mer 15 Mai 2013 - 23:00
Lestar ne ménageait pas son effort. Athos Derulan savait qu'il ne lui ferait pas faux bon et avait choisi Lestar en connaissance de cause : son corps était entraîné, endurant et agile. Pourtant sa course effréné pour quitter la capitale venait peu à peu à bout de son énergie car il avait dû se défaire de son cheval. Sans cesse à se retourner pour voir si oui ou non, il était suivi puis bientôt pour savoir quelle distance le séparait encore de ces sales types.

Heureusement pour lui, il vit bientôt l'une des grandes portes d'Annuminas devant lui, une fois au galop dehors, il serait sauf. Du moins, il l'espérait. Mais avant cela, il lui faudrait voler un cheval au relais tout proche. Courant aussi vite qu'il le pouvait, il dépassa une caravane venant tout juste de pénétrer dans la ville. Il bouscula un marchand avant de trébucher contre l'un des chariots. La garde de la porte, alertée par le remue-ménage, dépêcha plusieurs gardes qui s'avancèrent vers l'origine de ce choc.

Plus loin, des hommes accourraient, provenant de la même direction que le pauvre Lestar. L'un d'eux s'écria :

- Capturez cet homme ! C'est un traître à la couronne !

Le visage défait, Lestar près de se relever s'adressa aux gardes qui commençaient à empoigner leurs épées.

- Je suis au service d'Athos Derulan, tribun de la Plèbe ! Je suis en mission, je dois partir au plus vite !
- Menteur ! continuait l'un de ses poursuivants tandis que lui et les siens se rapprochaient toujours plus. Il ment, saisissez-vous de lui !

Hésitant, les gardes se regardaient, ne sachant trop quoi faire. Njall et Adaes Thiemond pénétraient alors à leur tour dans l'enceinte de la ville. Lestar en profita pour courir au relais.

Mais s'il voulait s'en sortir, il lui faudrait une aide providentielle. À moins que blesser des soldats d'Arnor ne lui fasse pas peur. Le temps lui était compté et l'Arnor n'en avait plus beaucoup avant d'entrer dans un tournant de son histoire.




« Œil pour œil, dent pour dent. »
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Arne
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Dim 19 Mai 2013 - 18:37
Après plusieurs jours de marche, Arne arriva à Annùminas. Il avait espoir d'y trouver des informations concernant d'éventuelles incursions ennemis; Cela faisait de nombreuses semaines qu'il errait dans les forets d'Arnor sans la moindre pistes à suivre. Il avait donc trouvé refuge dans la ville d'Elendil depuis quelques jours et il n'avait pas entendu la moindre rumeur ou nouvelle pouvant le remettre en chasse.
Manquant d'argent, Arne avait passé un accord avec le propriétaire d'une petite taverne de la ville, afin de s'abriter temporairement du rude hiver, il devait chasser en échange de l'abris d'une petite chambre aménagée dans le grenier.

Durant des jours, les journnées étaient sensiblement les mêmes, le jour il traquait le gibier ou déambulait dans les rues de la ville millénaire, la nuit il fumait sa pipe à l'écart de l'agitation de la taverne ou buvait des bières avec des connaissances venues s'abriter du froid pour la nuit ou pour quelques jours. Ce train de vie là il ne pourrait le supporter encore longtemps, cela faisait une semaine qu'il était arrivé à Annuminas et pas même les rodeurs de passage fraichement arrivés des régions nord, des monts brumeux ou encore des hauts des Galgals ne lui apportaient la nouvelle qui le mettrait aussitôt en éveil. Le grand air lui manquait, l'appel des forets, et des grands espaces... Mais il devait se rendre à l'évidence, ce fut en partie la raison de son arrivée ici, errer seul et sans but dans la nature hostile alors que le rude hiver régnait là dehors, ce serait plus que dangereux.

Arne essayait de se faire remarquer le moins possible par les habitants de la ville qui ne cherchaient pas non plus à le côtoyer. Un soir, alors que des rodeurs de sa connaissance étaient venus descendre quelques bières avec lui dans la taverne où il logeait, Arne décida de se retirer en milieu de soirée pour fumer sa pipe et se reposer à l'écart de vacarme ambiant. Crachant des volutes de fumée blanche dans un coin de la pièce qui lui servait de chambre il fut absorbé par des visions qui le hantait depuis bien des années, des flammes, des cris et une douleur aigu à son coté gauche... C'est à ce moment là que les cris de la garde le tirèrent de sa rêverie "C'est un traitre à la couronne!!.......Saisissez vous de lui!!!" entendit-il comme des voies lointaines qui raisonnaient dans son cauchemar éveillé. Il se saisit donc de sa cape, de son épée et décida de sortir voir ce qui avait mis la garde en ébullition. Guidé le bruit de l'agitation, il parcouru plusieurs rues étroites pour arriver sur les lieux de l'agitation et tapis dans la noirceur de la nuit, il vit un homme qui pris par sa précipitation bouscula un marchand (il s'agissait surement de l'homme poursuivit) et deux individus qui entrait dans la ville, l'un d'eux semblait venir d'une région lointaine. Arne décida de suivre discrètement le fugitif, cela faisait trop longtemps qu'il était resté inactif et enfermé. L'homme semblait avoir pris la direction du relais, Arne avait du presser le pas pour ne pas le perdre, qu'allait-il donc faire au relais alors qu'il était recherché?
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Njall l'Indomptable
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Lun 20 Mai 2013 - 12:40
    Adaes répondit rapidement aux questions de Njall, lui apprenant les origines de la cité, bien que le Lossoth ignora tout de la lignée d'Elendil et de l'histoire de Nùmenor et son peuple. Comment une cité aussi grandiose avait-elle pu exister ? Njall venait à s'en demander s'il en existait d'autres de la même envergure et splendeur à travers Arda et songea Ô combien son peuple était isolé de toutes ces merveilles. Existait-il d'autres cités millénaires, scintillantes et ancrés dans les âges comme les montagnes érigées par les dieux ? Après une guerre qui évoqua de vagues mémoires dans l'esprit de Njall, la cité fut donc rebâtie.
    Après avoir laissé passé les caravanes, ils pénétrèrent à leur tour dans la cité, et le vieux guerrier, visiblement connu dans les parages salua les gardes. Ces derniers devaient s'étonner de le voir reparaître sans monture, lui qui était partis sur un destrier quelques temps auparavant.


    Ils n'avaient fait que quelques mètres dans la cité que des cris retentirent dans la rue. Un homme sortit de nulle part, courant comme un dératé, si bien qu'il percuta l'un des caravaniers et trébucha au sol. Njall le regardait, ne sachant comment réagir et attendant une réaction de son ami. Bientôt arrivèrent d'autres hommes au loin, hurlant à d'autres de s'emparer du fuyard. Ils le désignaient comme un traître et Njall jeta un regard intrigué à l'homme, dont le visage était déformé par la crainte et le désir de fuir. Etait-ce vraiment un traître ? Qu'avait-il fait ? Il n'avait pas l'air bien dangereux, au contraire des hommes qui arrivaient, armés et vociférant. Le traître se disait au service du dénommé Athos Derulan et ce nom fit visiblement hésiter les gardes qui s'approchaient pour s'emparer de lui. Peut-être n'était-il pas si traître que cela finalement ? Njall demeurait immobile, regardant la scène passivement. Il ignorait s'il devait aider la garde de la cité, ou alors permettre à l'homme de s'enfuir, s'attirant alors les foudres des autorités dès son arrivée. Comme il doutait, il attendit qu'Adaes ne réagisse, car ce dernier devait certainement connaître ce Athos Derulan et saurait quoi faire, tandis que le fugitif se dérobait pour courir vers des écuries.

    - Nous devrions peut-être l'aider ? Ou enquêter sur ce qu'il se passe ? Il semblerait que votre cité soit plus agitée qu'en apparences, Adaes, dit-il en souriant doucement.

    Il était vrai que Njall était intrigué par tout cela et la figure décomposée de l'homme lui avait étrangement inspirée confiance. Bien sûr, n'importe quel homme poursuivis par des gardes hurlant de s'emparer de vous, armés et visiblement déterminés à en découdre blêmirait. Mais il y avait dans les yeux de l'homme une lueur de détermination loyal, de celle qui est nécessaire pour accomplir une tâche qui déterminerait quelque chose d'important. Ainsi, n'attendant pas l'avis de son camarade, Njall se rapprocha innocemment de la caravane, s'appuyant dessus avant d'arracher l'une des cordes qui ficelait la marchandise à l'approche des gardes. Le convoi, qui transportait des barils de vin céda alors soudainement sous le poid de ceux-ci, qui roulèrent au sol dans un bruit tonitruant, certains se rompant, répandant le précieux liquide au sol, tandis que les autres se répandaient sur la route, bousculant les gardes, les génant, les faisant même parfois tomber au sol. Une fois ceci fait, il siffla le maître d'arme tandis qu'il tournait les talons, s'engageant sur les pas du fuyard.
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Adaes Thiemond
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Mer 22 Mai 2013 - 19:09
Adaes et Njall marchait nonchalamment, ne s'attendant pas à un quelconque ennui. Njall semblait curieux de l'histoire que lui avait raconté le maître d'arme, ainsi que de plus encore, lui qui venait du lointain nord il ne connaissait sans-doute pas la civilisation qu'Adaes avait toujours vu. Pour lui les lueurs et les hauts bâtiments d'Annùminas n'était que quotidien et habitude, mais le Lossoth était émerveillé. Adaes souriait pour sa part, il était également curieux de ce à quoi pouvait vraiment ressemblé une ville Lossoth, si bien entendu il y avait ce genre de complexe dans le lointain nord arctique.

« Dis... »

Le Maître d'Arme commença une phrase qu'il ne put terminé. Un homme arriva à vive allure, il courait à s'en arracher le cœur dans le lieu où les deux hommes se trouvaient. Courant à vive allure il se mit même à terre par inadvertance, se relevant pressé le Maitre d'Arme était intrigué face à cet homme. Regardant en arrière il voyait des hommes courir après l'homme, qui avait dépassé de peu le fugitif. Demandant de l'attraper d'après un motif grave : traîtrise envers la couronne, Adaes fit quelques pas, mais quelques instants après ce fut le fugitif qui répliqua.

Ce dernier prétendait être au service d'Athos Derulan, tribun de la plèbe. Par ceci Adaes se stoppa, et les gardes autour également hésitant à attraper l'homme. Le vétéran se tourna une fois de plus vers les poursuivants, ceux-ci qualifié l'individu qu'ils pourchassaient de menteur... Comment savoir qui disait la vérité ? Le fuyard n'avait pas l'air d'un homme dangereux, mais tout bon espion sait cacher les traits de son visage... Adaes ne sut réellement comment réagir et finalement laissa l'homme fuir.

Tandis que le vétéran réfléchissait passivement Njal l'interrompu dans son intense reflexion. Celui-ci demanda l'avis du vieil homme sur la marche à suivre, renchérissant que sa cité était plus agité que d'ordinaire. Adaes ne répondit pas se contentant de laissant un petit bruit de rire léger sortir de sa bouche. Le maître d'Arme s'apprêta à agir lorsque finalement Njall prit les devants. Mettant sur la route des gardes quelques tonneaux de bon vin maladroitement tombé il sifflota de manière innocente avant d'inviter le vétéran à la suivre.


« Du bon Vin quel gâchis... »

Adaes s'avança à vitesse modéré, portant sa main à sa poche il cherchait sa petite gourde de vin, mais il ne tâta que son corps ne trouvant pas le récipient il se rappelait l'avoir prêté à Njall dans la grotte du troll pendant leur périple, mais il semblerait qu'ils avaient tous deux oubliés de le rendre à son propriétaire légitime. Motivé par ceci Adaes rejoint finalement son camarade.

« Dis-moi gamin, je crois que l'on a oublié de me faire parvenir ma précieuse boisson. »

Souriant un peu il tendit sa main à Njall. Finalement les deux hommes finirent par parvenir à pourchasser le fugitif, il semblait que le piège primaire de Njall avait bien retardé les gardes. Tandis qu'il poursuivait l'homme Adaes prit la parole, parlant suffisamment fort pour se faire entendre, mais pas trop pour éviter d'alerter les poursuivants.

« Hey ! Gamin ! Tu dis être au Service du Tribun de la Plèbe ? »

La phrase sans réel question pertinente du maître d'arme avait plus pour but d’interpeller le fuyard.
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Sirion Ibn-Lahad
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Mar 28 Mai 2013 - 18:21
Alors qu'il avait enfin atteint le relais et que ses yeux cherchaient du regard une monture sellée, Lestar entendit le vacarme des tonneaux s'écrasant au sol au dehors. Il semblait ne pas être le seul à mettre de l'ambiance dans la cité, ce qui se confirma à lui lorsqu'un homme semblant être un rôdeur pénétra à son tour dans le relais. Il fut suivi de peu par deux autres individus, un jeune guerrier et un second bien plus âgé.

Lorsque ce dernier s'adressa à Lestar, il ne put s'empêcher d'avoir un rictus alors qu'il cherchait sans ménagement un moyen de transport.

"Faut vous l'dire en quelle langue ? Je suis en mission urgente et ces types veulent très certainement ma peau !... Ah !"

Son regard s'était porté sur un jeune hongre fraîchement harnaché. En un éclair, il l'avait détaché de la rambarde de bois et s'apprêta à se hisser en selle.

"Halte là !"

Quatre hommes étaient apparus à leur tour dans l'embrasure de la porte d'entrée du relais. Permettant d'y faire passer plusieurs chevaux à la fois, l'ouverture permit au quatuor de bloquer totalement l'entrée -et donc la sortie. Arne, Njall et Adaes se trouvaient donc entre le marteau et l'enclume.

"Messieurs, vous avez semé le trouble sur la voie publique et êtes donc redevables d'une amende auprès de la cité..."

Le ton de celui paraissant comme le chef de cette petite troupe était autoritaire mais courtois.

"... mais si vous vous écartez et que vous nous laissez arrêter cet homme, il se pourrait que j'oublie de faire un rapport sur cette malencontreuse chute de tonneaux..."

L'homme scruta du regard Njall, le maître d'armes ainsi que le rôdeur. Ses trois acolytes patientaient, main sur la garde de leur épée.

"Que dites-vous ?"demanda-t-il sur un ton ressemblant à une dernière sommation.




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Arne
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Mar 28 Mai 2013 - 20:31
Arne resta silencieux face au groupe de gardes de plus en plus enclins à ne plus faire de cartier. Il remarqua que l'homme le plus âgé ainsi que celui qui l'accompagnait considéraient l'offre qui leur avaient été faite mais ils gardaient la mains à l'épée; Tous ici savaient ce que voulait dire "être en mission urgente". Arne se demanda si l'urgence pouvait aller jusqu'à la remise en question de la sécurité du pays, aussi il échangea un rapide regard avec chacun des deux autres hommes et sans qu'un seul mot ne soit prononcé, une décision collective venait d'être prise: Les gardes ne l'auront pas, Lestar accomplira sa mission.

Au dehors, les cris dans la rue avaient cessés, la nuit était redevenue calme et silencieuse mais dans le relais, l'atmosphère était devenu pesant, les secondes semblaient être devenues des minutes, les regards se firent plus agressifs et déterminés et les rythmes cardiaques commençaient à s'accélérer. Chacun, cramponné au manche de son épée arborait alors sur le visage l'expression qui annonçait un combat imminent.

C'est le moment qu'Arne a choisit pour intervenir. Sentant la tension arrivée à son comble, il lâchât le manche de son épée et avança de quelques pas les mains levées. Les autres le regardèrent avec surprise:

"Que fait-il? Il ne vas pas lâcher prise?!" Pensèrent-il

Derrière lui, le petit groupe avait toujours la mains sur la garde de leur épée. Arne s'arrêtât à quelques pas du groupe de gardes et planta son regard perçant dans le leurs. Puis, d'une voie calme mais pleine d'assurance leur dit:

"Messieurs, malgré toute la courtoisie dont vous faites preuve, l'individu que vous poursuiviez vous a semé dans la noirceur de la nuit après qu'une chute de tonneaux accidentelle vous ai ralentie"

Le maitre d'arme et son ami furent rassurés de le savoir toujours de leur coté. Lestar quand a lui attendait toujours le bon moment pour se mettre en scelle et disparaitre au triple galop. Le regard d'Arne avait changé, et les gardes comprirent qu'au même titre que leur dernière sommation, le rapport qu'il venait de leur faire sur les évènements de la nuit n'était pas une proposition mais bien un ordre de disparaitre et que le petit groupe ne livrerai pas le fugitif.


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Njall l'Indomptable
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Dim 2 Juin 2013 - 11:32
    Adaes ne tarda pas à le rattraper, le sourire aux lèvres et une bien étrange requête s'en échappant. Au début, Njall ne comprit pas, fixant le vieux guerrier sans répondre, avant qu'un éclair de lucidité ne lui parvienne enfin. Il devait certainement parler de la gourde qu'il lui avait confié lors de leur périple précédent ! Njall se souvint alors de la petite gourde que lui avait donné Adaes lors de leur combat dans la caverne des gobelins, et qu'il n'avait pas eu l'occasion de lui rendre tant le combat avait été intense. Il avait par la suite complètement oublié le récipient et il le sortit de sa poche avec hâte, la tendant à Adaes tout en continuant sa course régulière.

    - Oh ! Je l'avais totalement oubliée, avoua-t-il entre deux soupirs qui ponctuaient sa course.

    Le fuyard avait pris une bonne avance mais demeurait dans leur champ de vision et à portée de voix, si bien qu'Adaes l'interpela en criant, espérant sans doute qu'il ralentisse le pas. S'il était vraiment en mission urgente, peut-être que les deux guerriers ne faisaient en réalité que le ralentir et Njall ne put s'empêcher de sourire légèrement en pensant à cette éventualité. Peut-être étaient-ils un peu trop naïf.
    Ils gagnèrent rapidement le relai, sur les trace du fuyard et sans le savoir, suivis d'un autre homme qui avait pris leurs devants. Le messager ne semblait pas porter guère d'attention aux deux guerriers et s'affairait à toute vitesse, cherchant un moyen de transport prêt à l'emmener certainement loin d'ici, accomplir sa mission ou bien s'enfuir, si il avait mentis. Il sembla rapidement trouver son bonheur auprès d'une jeune monture qu'il s'empressa de préparer, avant qu'une voix caverneuse et agressive ne le stoppe dans son élan. Njall se retourna vers l'entrée du bâtiment et découvrit quatre gardes qui avaient tout l'air sauf amicaux. Portant instinctivement la main à son épaule, près de l'attache de son imposante arme, Njall renifla bruyamment. Il n'était pas confiant quant à l'aboutissement de cette conversation.

    L'homme visa tout d'abord Njall, qui était passible d'une "amende". Qu'était-ce donc que cela ? Une sorte de punition, à en juger par le ton employé par l'homme qui restait néanmoins très calme et cordial. Il leur proposait toutefois de livrer le messager et donc de s'acquitter de cette punition. Le lossoth ne savait pas trop comment réagir. A quoi bon avoir aidé le fuyard à gagner du temps si c'était pour le livrer maintenant ? De plus, ces gardes ne lui inspiraient vraiment pas confiance, étrangement. Njall n'était pas accoutumé à cette forme d'autorité et ne saisissait que tout juste le rôle de ces soldats. D'ailleurs, ces derniers ne tardèrent pas à poser leurs mains sur la garde de leurs armes respectives, montrant bien qu'ils ne plaisantaient pas, et que la proposition que venait de leur faire leur chef prenait plutôt la forme d'un ultimatum.

    Personne ne parlait, chacun analysant certainement les options qui s'offraient à eux, le plus à plaindre était certainement l'envoyé du tribun qui s'était figé à l'arrivée des gardes, et dont on n'entendait plus que la respiration inquiète. Le troisième homme, qui s'était fait extrêmement discret jusqu'ici intervint alors, d'une manière plutôt... originale, puisqu'il affirma que le fuyard avait disparu dans la nuit. Njall ignorait s'il tentait un tour de malice, misant sur le fait que le messager, posté derrière eux, était resté hors du champs de vision des gardes, ce dont Njall doutait, ou s'il faisait tout simplement comprendre aux gardes qu'ils n'auraient pas ce qu'ils voudraient. Le Lossoth préféra rester silencieux et n'agit pas cette fois-ci. Il en avait peut-être déjà trop fait en libérant ces barils précédemment. Il agirait en fonction d'Adaes ou de la réaction des gardes.
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Adaes Thiemond
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Mar 4 Juin 2013 - 18:55
Tandis que Njall rendit à Adaes sa gourde de précieux liquide dont il s'empressa d'avaler une gorgée afin de se rafraîchir le gosier. L'homme répondit à l'altercation du Maitre d'Arme en précisant qu'il était bien en route pour une mission des plus importantes pour le Tribun de la Plèbe. Intrigué Adaes ne répliqua pas, l'homme sembla trouver son bonheur. Dans un relais il cherchait des yeux une monture. Il s'arrêta finalement sur une monture et la liera, se préparant à l’enfourcher à pleine vitesse.

Finalement il fut stopper dans son élan par un bruit demandant de se stopper, un « halte-là ». Comme il l'avait préciser il s’avérait en effet que des hommes en avaient après lui, possiblement afin de l'éliminer. Quatre hommes bloquaient l'entrée, ils parlaient aussi d'un trouble sur la voix publique, entendant ceci Adaes se tourna vers Njall un regard un peu fâché et les bras croisés. Il laissa une petite phrase lui échapper.


« Du si bon vin... »


Le ton strict mais poli de l'homme montrait qu'il disposait d'une certaine expérience, tandis que le maitre d'Arme s'apprêtait à prendre la parole celui qui semblait diriger le groupe prit la parole de nouveau, précisant que s'ils remettaient le messager du Tribun aux soldats cette sanction pourrait être annulée. Adaes comprit bien le chantage qui s'offrait à eux. Tandis qu'il s'apprêtait à négocier le Rodeur, troisième personne qui avait poursuivit le messager prit la parole.

Ce dernier prétendait qu'il avait quitté discrètement le lieu, ruse peu fiable selon le maître d'arme qui soupira en entendant cela. Lestar était encore derrière, et possiblement visible. Si bien qu'à L'ultimatum des soldats le troisième membre du petit groupe répondit par un contre-ultimatum montrant sa détermination. Njall ne dit rien, et se fut au tour du maître d'arme d'avancer, attrapant par le col le troisième homme il le renvoya en arrière et se posta face aux gardes.


« Laisse parler les grands gamin. Écoutez messieurs, c'est un malentendu des plus mauvais. En ce qui concerne notre trouble sur la voix publique notamment. Notre amis ici présent se trouve ne pas être habitué à ce genre de ville et s'en est trouvé effrayé par conséquent, et c'est par maladresse qu'il a rompu les cordages et abattu ce si précieux liquide. Ensuite, nous aimerions savoir une chose, de quoi cet homme est-il donc coupable jeunes gardes ? »

Le Maitre d'Arme était plus intrigué qu'autre chose, il souhaitait connaître le fin fond de cette histoire avant de prendre une décision trop hâtive. Il n'avait pas pour but de libérer cet homme ni de le faire arrêter, juste savoir la vérité sur cette affaire, était-il réellement envoyé par le Tribun de la Plèbe ? De quoi était-il accusé ? Etait-il coupable ? Et surtout quelle était cette fameuse mission urgente...

Si il lui fallait retarder l'homme pour comprendre il le ferait, tant qu'il n'était pas sur de ne pas laisser un criminel s'échapper. Il y a une majeure chose que le vétéran a retenu de la guerre, son instinct peut-être trompeur et il ne faut agir qu'avec certitude, et bloquer la progression sans elle. Les bras croisés le maitre d'arme attendait. Son arme dans le fourreau il était près à s'en servir si nécéssaire, sans oublier que son épée se trouva affûtée depuis qu'il reçu le matériel nécessaire provenant du butin d'un troll
.

[HRP : Arne s'il te plait évite de faire penser nos personnages sans notre accord. Pas que cela gène vraiment pour le présent mais si jamais l'on avait voulu le livrer ça aurait fait un peu bizarre ^^]
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Sirion Ibn-Lahad
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Mar 11 Juin 2013 - 21:13
Le chef du quatuor scruta Arne de haut en bas avant de lâcher en ricanant.

"Tu nous prends vraiment pour des buses ? Il n'y a pas dix mille sorties dans ce relais pour disparaître avec un cheval et s'il a disparu dans la nuit, alors c'est que j'ai une excellente vue puisqu'il est juste derrière tes deux compagnons."

Jetant un regard complice à ses hommes, il s'avança tout près du rôdeur alors que les trois autres avaient maintenant mis à nue leurs lames, menaçant implicitement ces trois gêneurs. Adaes s'osa alors à poser une question à propos de Lestar.

"Ce qu'il a fait ? Haute trahison. Et cela vous suffira comme réponse."

L'homme mit à son tour la main à la garde de son épée.

"Alors avec toute la courtoisie dont j'ai déjà fait preuve : écartez-vous de notre route !"

L'un des siens dépassa Arne en direction de Lestar. Mais Njall et Adaes étaient toujours là. D'un geste brusque, il leur fit signe de s'écarter, perdant sans doute plus vite sa patience que son supérieur.

"S'il fait mine de décamper, tuez son cheval." ordonna ce dernier.

Mais Lestar lui aussi commençait à perdre patience. Il lâcha un juron et sauta de sa selle pour dégainer son épée et faire face au premier soldat.

Espérait-il vraiment se défaire des quatre hommes tout seul ? Ou espérait-il plutôt aider les trois autres à faire un choix au plus vite ?




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Njall l'Indomptable
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Jeu 11 Juil 2013 - 14:35
Visiblement, Adaes comme les gardes semblaient lui en vouloir d'avoir renversé les barils de vin sur la route de ces premiers, mais semblablement pas pour les mêmes raisons. Tandis que les uns l'accusaient d'avoir semé le trouble en ville, le second semblait surtout s'inquiêter de la disparition d'un si précieux liquide, dont son palet semblait friand. Demeurant dans l'attente, le Lossoth sentait une tension envahir son corps, l'ambiance devenant palpable. Il n'avait fait jamais couler le sang d'un autre homme et ne le désirait pas. Peut-être chacun trouverait-il son compte, et que le messager pourrait partir ? Non, c'était peut-être trop naïf de penser de la sorte. Tout était bien plus compliqué dans ce monde qui se disait civilisé. L'on réglait les affaires par le glaive, et Njall le constatait déjà. Il défendrait sa vie et celle de son compagnon en tout cas. Pour ce qui est des autres, ils aviseront. La situation était déjà assez tendue, et Njall avait pris partis assez maladroitement jusqu'ici, d'où son silence perplexe.

Il fut surpris de la réaction soudaine d'Adaes, qu'il découvrit sous un nouveau angle. Prenant brusquement le troisième homme par le col, il l'envoya valser en arrière, certainement pour éviter d'autres bourdes. La méthode était brutale, certainement discutable, mais aussi efficace. Adaes prit ensuite la parole, s'adressant au garde. Il couvrit Njall, prenant comme principal argument sa méconnaissance d'Arda et de ses coutumes, tandis qu'il s'interrogeait sur le sort du messager et de la raison de sa poursuite. Après tout, ce n'était qu'un messager, pourquoi serait-il menacé de mort ? Pourquoi un simple messager pourrait faire basculer la nation ? Pourquoi serait-il un traître ? Beaucoup de questions demeuraient en suspend, et Njall devinait que ces quatres gaillards ne seraient pas ceux qui leur donneraient des réponses. D'ailleurs, ce fut vite confirmé quand leur chef s'avança, de plus en plus. La situation dégénéra  très rapidement quand l'un des gardes rompit le rang pour s'avancer vers Njall et Adaes qui barraient toujours la route. Par instinct, Njall aggripa sa masse et la détacha, tandis que le messager perdait lui aussi patience, sortant son glaive. Que fallait-il faire ? Il n'y avait pas vraiment le temps de tergiverser. Il fallait agir. Voyant que Njall dégainait son arme, le garde fronça les sourcils sans pour autant se stopper dans son élan. Quand il fit un large geste pour les disperser, Njall attrapa son poignet et lui tordit le bras, lui forçant à mettre un genou à terre. Cette prise rudimentaire ne servait qu'à gagner un peu de temps, de toute façon il était incapable de maîtriser ce guerrier expérimenté plus de quelques secondes. De sa main libre, il fit tomber sa masse au sol, la libérant de ses attaches, avant de relâcher sa pression sur le bras du garde qui jura. Les choses allaient certainement vraiment dégénérer dès lors. Prenant sa masse à deux mains et la soulevant, Njall jeta un regard inquiet à Adaes, espérant avoir pris la bonne initiative. D'un coup rapide et puissant, la masse lossoth vint frapper la tempe du soldat qui sortait son glaive, le faisant retomber au sol lourdement. Njall espérait ne pas l'avoir tuer, ne voulant pas répandre de sang inutilement.

- Ne nous forcez pas à nous battre. Laissez cet homme partir. Je paierais mon amende pour le vin,
dit Njall, dans sa naïveté la plus pure.

[Désolé pour ce temps d'attente impardonnable !]
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Adaes Thiemond
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Jeu 11 Juil 2013 - 18:14
Adaes faisait face aux gardes, le vétéran tenait son arme avec certitude, la tension de le petit bâtiment montait, et le maitre d'arme craignait une escalade du conflit, il préférait éviter autant que possible de se battre, surtout avec des gardes, mais sa curiosité avait été piquée dans le vif et il aimerait des réponses autant que possible. Arne obtint une réponse dédaignante des gardes, dont le chef s'approcha du rodeur, l'air menaçant jusqu'à ce qu'Adaes prenne sa place. Le Maitre d'Arme attendait la réponse avec impatience.

Il l'eut ! Mais malheureusement pas comme il le souhaitait. Les gardes avaient leurs lames sorties, et le chef répondit également violemment au vétéran, qualifiant le messager de haute trahison. Adaes fronça les sourcils, quelque-chose ne tournait pas rond là dedans et il voulait trouver quoi. Si bien qu'à la demande si cela lui suffisait le maitre d'arme ne put s'empêcher de laisser un petit bruit sortir de sa bouche, à sa demande de se décaler Adaes finit par reprendre la parole, sur un ton plus violent et plus menaçant.


« Je crains fort que non gamin, ton baratin ne me suffit pas. Ta courtoisie me touche peu, et si tu veux passer, essaie donc je pense que tu y réfléchiras à deux fois, tant que je n'ai pas ma réponse, vous ne passerez pas ! »

L'un des gardes dépassa le rôdeur et se dirigea vers Lestar, passant outre les avertissements du maitre d'arme. Peu après le chef des gardes ordonna d'éliminer la monture du messager, Lestar, si celui-ci tentait de fuir. Voyant l'homme approcher Adaes commença à tirer son arme, mais il fut prit de cours. En effet si il avait prit un petit temps pour sortir de son fourreau le plus proche de la garde de Thie Njall lui n'en prit pas, il attrapa le bras de l'homme qui demandait aux deux hommes de s'écarter et lui retourna.

« On dirait que je ne suis pas le seul à penser ça. »

Se tournant vers Lestar Adaes remarqua qu'il avait également dégainé son arme, la tension ne pourait sans doute pas monter plus loin... Mais en fait si ! Faisant tomber sa lourde massa au sol Njall laissa le bras du garde tranquille une seconde, ce dernier en profita pour dégainer son glaive. Mais Njall fut plus rapide, attrapant son arme il envoya dans la tête de l'homme la lourde arme, l'étalant face contre terre lourdement.

Voyant leur collègue être mis au sol les autres soldats risquaient sans doute de ne pas aimer cela, cependant il y avait une certaine chance que le soldat frappé soit toujours en vie, ce qui leur laisser une chance de tous repartir en vie. Adaes soupira, là la tension était à son summum, et l'explosion n'étaient plus très loin. Se retournant vers les gardes Adaes reprit la parole.


« Dis-donc quel maladresse cette masse a malencontreusement heurter la tête de votre camarade, quel dommage il est inconscient maintenant sinon je pourrais lui dire qu'il aurait dut m'écouter c'est pas bien petit. »

Adaes parlait sur un ton gamin et sans doute énervant, son visage également n'avait pas une expression très sérieuse durant son cours discours. Mais le tout changea brusquement. A peine eut-il finit ses paroles qu'il dégaina vivement Thie de son fourreau, son regard s'assombrit et sa posture se fit plus menaçant. Le Maitre d'Arme s'apprêtait à reprendre la parole, mais cette fois sur un ton plus sérieux et plus menaçant.

« Mais vous avez de la chance c'était une masse, il a encore une chance de survie mais... Je vous garantis que si cette lame que je tiens remplace la masse de mon amis ici présent vous n'aurez pas autant de chance. Maintenant les enfantillages suffisent. J'ai ici deux camps capable de répondre à mes interrogations, je vous le demande en premier messieurs, pour une nouvelle fois : Expliquez-moi ce qui se passe ici ! »

Le ton menaçant du maitre d'arme ne s'attenut guère, l'estoc de Thie touchait le sol, tandis que le sombre regard du vétéran pénétrait celui du chef du quatuor, Adaes était déterminé à apprendre ce qu'il se passait ici, et son arme également. Pointant l'épée vers les hommes face à lui il reprit de nouveau la parole, d'un ton toujours sombre.

« Je n'ai pas tout mon temps mes chers, je veux la vérité, et plus de tentatives de passer outres. A moins que vous ne vouliez vous risquez face à nos lames. »
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Arne
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Ven 12 Juil 2013 - 15:02
Arne compris que sa tentative d'intimidation n'avais absolument pas fonctionnée; espérait-il réellement impressionner les gardes avec cette simple manœuvre? Par ailleurs il fut dans un premier temps irrité par la réaction du maitre d'arme qui l'avait saisi et jeté comme un jeune enfant mais il se rendit rapidement a l'évidence et admis que le vétéran était certainement celui qui avait le plus d'expérience et donc était le mieux placé pour gérer cette situation de manière diplomatique... du moins autant que faire ce peut et il décida qu'il marcherait avec lui... pour l'instant.

La naïveté de l'étranger qui pensait désamorcer la situation en payant son amande pour ''trouble à l'ordre de la cité'' le fit légèrement sourire

Ne sait il donc pas comment fonctionne le monde? pensât il

mais la tension ambiante ne cessant de tendre vers le conflit armé le fit changer d'attitude: un garde était déjà a terre et le maitre d'arme avait sortie son arme en adoptant une posture menaçante; La situation était déjà allé trop loin et sa curiosité avait bien trop été titillée pour qu'il puisse s'éclipser.

Le chef du groupe de gardes fulminait de rage en voyant l'un de ses hommes a terre, il ne pouvait supporter l'idée que qui que ce soit puisse remettre en cause son autorité aussi, il tira sa propre épée bien décider à en découdre avec les individus qui lui faisaient face; il avait nerveusement dépasser le stade d'une arrestation en règle.    
A son image les autres gardes qui se trouvaient derrière lui tirèrent leur épée et avancèrent sans montrer la moindre hésitation vers le petit groupe d'homme qui a l'évidence n'espéraient plus une issue pacifique à cette situation.

Vous avez pourtant été plus que prévenus pensât le rodeur

qui tira à son tour son épée et avança d'un pas franc et décidé pour se mettre a hauteur du maitre d'arme et de l'homme qui semblait être son ami. Il regarda rapidement chacun des deux hommes, il n'avait pas voulut ça mais maintenant il était pret à aller jusqu'au bout pour connaitre la vérité sur cet homme mystérieux dont la rencontre risquait de leur couter cher.
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Sirion Ibn-Lahad
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Lun 26 Aoû 2013 - 19:21
Les armes n'avaient pas tardé à être de la partie. Et ce ne fut pas dans le camp des soldats qu'elles apparurent en premier, mais bien chez les 'étrangers' venus au secours de Lestar. Dans un mouvement puissant de son bras armé, Njall frappa en pleine face du soldat qui vînt s'écraser tel un arbre scié au sol. Le sang suintait abondamment du crâne de l'homme inconscient.

Ce coup activa instantanément ses trois compagnons qui dégainèrent leurs lames comme un seul homme.

"Fils de chien, on va vous crever !" hurla l'un des soldats, devenu écarlate de colère.

Le capitaine jeta son regard sur leur compagnon gisant à terre puis se concentra sur Adaes, qui leur tenait des propos... lassants.

"Tu veux la vérité le vieux ? La vérité, c'est que vous allez soit mourir ici, de notre main, soit pourrir dans les geôles royales si vous avez de la chance et survivez à vos blessures prochaines."

Ses deux acolytes approchaient, épées en position d'attaque, marchant d'un pas lent et calculé. Tels des félins, ils attendaient l'ordre de leur chef. Lestar, épaulé de ses trois sauveurs étaient en supériorité numérique et pourtant ces trois guerriers ne semblaient pas effrayés. Sans doute étaient-ils bons bretteurs...

"Tuez-les !"

Les deux soldats chargèrent chacun Arne et Njall, tandis que leur capitaine semblait vouloir se réserver Adaes, le maître d'armes, qui posait un peu trop de questions. Lestar, lui, était toujours en retrait.




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Njall l'Indomptable
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Mar 27 Aoû 2013 - 11:46
Voyant le sang qui coulait du crâne de l'homme, Njall regretta amèrement son geste. Il venait de tuer un homme qui n'avait peut-être pas la volonté de leur faire du mal. Un homme qui avait certainement une famille et des proches, une existence toute entière qui venait de s'éteindre brutalement, dans cette écurie miteuse. Il n'avait cependant pas le temps de méditer sur ses fautes et sur la notion de meurtre, son éthique fut mise de côté rapidement, car son geste mortel venait de faire dégénérer la situation en clin d'oeil, mettant fin à des négociations plus que tendues et certainement sans chances de succès. La douce ironie d'Adaes ne rattrapa pas la situation, les gardes étaient désormais enragés et tous dégainèrent leurs armes, ne s'attendant certainement pas à ce que le plus silencieux des étrangers n'abatte un de leurs camarades. Le maître d'arme avait cependant conscience de la situation périlleuse dans laquelle ils étaient, malgré ses sarcasmes, et ne tarda pas à dégainer sa lame. Cette arme avait déjà fait du mal chez les gobelins et Njall ne doutait pas qu'elle en ferait ici aussi. Ils étaient désormais en supériorité numérique, cependant il ne s’agissait pas là de la vermine de l'Ennemi, armée de lames de mauvaises factures et à la technique de combat approximative, plus sauvages qu'entraînés. Il s'agit là de soldats entraînés à combattre, et à tuer. Le duel serait de moindre importance mais le Lossoth prédisait une intensité qu'il n'avait jusqu'à alors pas connu. Il devait survivre à cet affrontement. Décidément, son arrivée à Annúminas ne se passait pas vraiment comme il l'aurait voulu. Son long périple était dès ses prémices pleins d'actions et de rebondissements. Les terres du Sud promettait décidément moult aventures à qui voudrait les trouver.

L'homme qui avait suivis Adaes et Njall et qui protégeait également Arne sortit son glaive, visiblement aussi déterminé qu'eux à en découdre s'il le fallait. Le pélerin redressa sa masse instinctivement, mettant son éthique de côté, prêt à se battre. Cette fois, ceux-là en voulait à sa vie, et il était prêt à défendre la sienne et celle de ses camarades. Les gardes passèrent rapidement à l'attaque, mettant une fin définitive à cette discussion sans fin. Un soldat chargea Njall tandis qu'un autre attaquait Arne. Njall n'eut pas le temps de voir si le chef s'en prenait à Adaes car le garde fut sur lui en quelques pas et il dut brandir sa garde pour bloquer un coup mesquin. Reculant vivement, il renversa des tonneaux empilés, manquant de tomber. Se battre dans une écurie n'allait pas être le plus facile, et il essayerait de faire sortir son adversaire s'il le pouvait. Pour l'instant, il devait se ressaisir. Son armure et son arme n'étaient pas des plus pratiques dans un espace confiné. Se penchant pour éviter un coup d'estoc qui l'aurait décapité, il lâcha sa masse sur le sol et profita de cette ouverture pour foncer sur le garde, le plaquant violemment sur le sol. De sa main gauche, il bloqua le bras armé de l'homme, lui saisissant le poignet. De sa main libre, le garde lui donnait de violent coup dans les côtes et Njall lâcha un cri de douleur avant d'asséner un coup de tête à son adversaire, le casque du Lossoth faisant mouche. Profitant de l'étourdissement temporaire de son ennemi, Njall se redressa et ramassa sa masse pour l'achever. Hélas, le garde s'était déjà relevé et lui lança un coup d'estoc. Trop lent pour l'esquiver, Njall ne put qu'en diminuer l'impact en se décalant. La lame, aiguisée parfaitement vint cependant entailler son bras, entre les plaques de cuir de son armure. Du sang coulait à petites gouttes sur l'armure du guerrier à la masse, le rassurant. La blessure était certainement superficielle, et il se replongea corps et âme dans le combat. Bondissant vers l'arnorien, il souleva son arme et l'abattit violemment sur la garde fébrile du garde. Comment ne pas trembler devant l'assaut d'un tel poids d'acier ? L'épée du garde vola il reçut bientot un coup de pommeau dans le torse. Redressant sa masse en poussant un soupir dans son effort, Njall, en sueur, enchaîna avec un autre coup d'estoc qui vint frapper le garde au poignet, le brisant. Ce dernier avait tenté de lui échapper en reculant, mais la portée de Njall était trop grande pour en sortir indemne.

Incapable de se servir de sa main droite, le garde ramassa son épée par terre en beuglant des mots que Njall ne comprenait pas, des insultes, très certainement. Il reprit visiblement constance car un flot de coups tomba bientot sur Njall qui eut du mal à les contenir. Se défendre avec une masse était moins aisé qu'attaquer, et il songea à ce moment là à acquérir une épée dès qu'il le pourrait.

Les coups tombaient sur la poignée de son arme qui tremblait sous les chocs répétés, et Njall devait se mouvoir en permanence, suant à grosse gouttes. Il finit par être dos au mur, subissant sans trouver de failles dans la frénésie du garde qui parvint bientôt à lui entailler l'épaule droite d'un violent coup. Une gerbe de sang sortit de la blessure, tachant en partie l'épaulière du Lossoth qui gémit, pas pour autant décourager. Il devait cependant rapidement riposter : sa plaie le lancinait un peu plus à chaque coup qu'il devait bloquer, et son bras était maintenant engourdis. Il devait tenter le tout pour le tout, sans quoi il subirait bientot un coup qui lui serait fatal. Rassemblant ses forces, il poussa violemment l'homme à l'aide de sa poignée, rammenant l'épée contre son détenteur et l'éloignant de lui, lui permettant de reprendre contenance et d'avoir un peu d'espace. Njall perdait du sang et avait le souffle court. L'homme semblait encore en bonne forme et lui adressa même un sourire narquois.


- Déjà à bout, enfoiré ?


Le lossoth ne prit pas la peine de répondre. Il devait plutôt réfléchir à une manoeuvre qui lui permettrait d'en finir une bonne fois pour toute.
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Adaes Thiemond
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Mer 28 Aoû 2013 - 19:48
Le Maitre d'Arme se doutait bien que son argument n'aurait pas de succès, et que ses adversaires ne s'arrêteraient pas pour autant : Bingo. Leur affrontement était désormais inévitable. L'un des soldats hurla des paroles peu correctes et menaçantes, le chef le suivit dans son discours, refusant toujours de décrire le fond de l'histoire au maitre d'arme. Finalement l'ordre arriva. Le combat allait s'engager.

Adaes ne savait pas s'il se battait réellement pour quelqu'un qui en valait la peine, il ne savait pas non plus si il n'allait pas se retourner contre lui si il apprenait une vérité peu plaisante. Cependant pour le moment l'attitude des soldats jouait contre eux et le vétéran allait désormais combattre. Depuis les gobelins il n'avait pas combattu de nouveau. Cependant c'était aujourd'hui bien différent. Leurs adversaires étaient des gardes expérimentés, bien armé et enragés.

Le combat s'annonçait plus difficile que jamais, cependant contrairement à son compagnon Adaes n'éprouverait aucun remord à tuer, même un homme. Bien entendu il pouvait être attristé pour les proches du défunt... Cependant il était soldat autrefois et il savait ce que tuer faisait. Une sensation peu enviable pour le maitre d'arme, mais il n'hésitait pas et avait apprit et ne pas hésiter. Un homme mort est malheureux, cependant c'est ainsi que roule ce monde d'autant plus que lorsqu'un homme vous en veut à mort il n'y a d'autres choix que de le tuer avant qu'il ne vous tue.


« Tu sais gamin, tu pourrais le regretter. Tu as l'habitude d'affronter des brigands et autres personnes en tout genre... Je ne suis pas de ceux-là. Je suis un vétéran expérimenté, ne crois-pas pouvoir me tenir tête comme à ses brigands, je vais te montrer ce qu'est un véritable guerrier. »

Après ce discours plein d'assurance il éleva Thie et la posa sur son épaule. D'un haut regard il tâta son adversaire qui s'élança. Le premier coup arriva vivement. Un peu maladroit mais puissant pour Adaes. Ce dernier démontrait une grande assurance comme son discours le montrait, cependant il ne pouvait avoir en réalité la confiance qu'il montrait, son adversaire était fort sans le moindre doute et il allait devoir puiser dans tout son art pour le vaincre.

Adaes était sur la défensive, les coups s’enchaînaient à une haute allure, le maitre d'arme n'avait pas d'occasion pour répliquer et son adversaire attaquaient de manière précise afin de l'empêcher de frapper. Nul doute possible, l'expérience et l’entraînement lui donnait un véritable potentiel de guerrier. Le vieux soldat sondait son environnement. L'écurie pouvait être handicapant pour les mouvements, pourtant il s'y sentait à l'aise. Habitué au combat en armée le vétéran avait était habitué à combattre entre les hommes, et un endroit à l'étroit comme celui-ci n'avait pour lui rien de bien particulier.

Le soldat menait Adaes, cependant le maître d'arme ne cherchait pas à vaincre ses rares coups étaient large et maladroit, lui donnait juste du temps pour reculer. Finalement le combat se poursuivit jusqu'au bord du mur, de larges étagères surplombaient les deux combattants, celles-ci étaient les supports servant à stocker du foin pour les animaux. Le maitre d'arme attira son adversaire dans une ruse, ne pouvant utiliser la force brut pour venir à bout d'un jeune homme tel que lui il n'avait pas d'autre choix.

Après avoir paré un coup Adaes repoussa l'arme de son adversaire et fit un pas en arrière. Il eu suffisamment de temps pour porter un coup retourné. Celui-ci ne visait pas son adversaire mais un fin pilier de bois supportant l'étagère. En frappant il parvint à briser le bois du tranchant de Thie. Le pilier s'effondra, laissant l'étagère se rabattre vers le mur. Plusieurs ballotins de foin tombèrent sur le soldat le renversant par la même occasion.

Adaes leva son arme et l'abbatit violemment dans la paille. Il fendit en deux une botte de foin, cependant le soldat doué de bon reflexe parvint d'une roulade à s'extraire du foin et à esquiver le coup. Il répliqua avec un large coup qui vint légèrement entaillé le bas de la jambe du maître d'arme, non loin de la blessure infligée par un loup peu avant sa rencontre avec Njall. Adaes recula un peu en grimaçant, le pantalon coupé laissant un peu de sang coulé tandis que son adversaire se relever aussi.


« Tu te débrouille pas mal gamin, cependant ce n'est pas suffisant loin de là. »

Un discours plein d'assurance fait pour éviter le combat. Si Adaes avait l'habitude de combattre le fait de le faire dan sa ville restait malgré tout génant.
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Arne
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Mar 10 Sep 2013 - 20:04
L'inévitable affrontement avait enfin commencé, dans la frénésie de son jeune âge, Arne avais fini par espérer que cela se passe ainsi. Il jeta un rapide regard à Lestar lui intimant du regard de rester derrière. Arne eu juste le temps de retirer son capuchon et d'entrevoir le vétéran et l'étranger aux prises avec leurs adversaires que déjà des coups d'épée lui pleuvait dessus.

Un garde imposant s'était jeté sur lui et l'attaquait de toute part avec rapidité et force; parant les coups qui arrivaient, il avais du mal a repérer les failles de sont adversaire. Pourtant, alors que le garde tenta une frappe avec toute sa force, Arne eu juste le temps de passer sous l'attaque et d'entailler légèrement la cuisse du garde qui de rage et d'une attaque retournée violente manqua de peut de l'égorger net. Arne réalisa alors que ces dernières semaines passées dans la ville sans réelles activité l'avais grandement diminué. Mais ce ne fut pas tout, Arne entendit près de lui un craquement qui n'annonçait rien de bon et lui et le garde durent tout deux se jeter sur le coté afin d'éviter la chute de bottes de fouin qui les auraient probablement assommé. Reprenant ses esprits, Arne due rouler a terre pour éviter les coups d'épée du garde qui s'était relevé plus vite que lui et don le poids de l'armure ne semblait pas gêner la mobilité. L'épée du garde laissait à chaque impact sur le sol des marques profondes qu'Arne redoutais d'avoir à constater sur son torse; Aussi il aperçut dans un coin un fer a cheval rouillé qui semblait avoir été oublié là il y a bien longtemps. Rampant aussi vite que possible vers l'objet de métal alors que son adversaire arrivait à pas rapides malgré sa blessure, Arne s'en saisi et le jeta aussi fort que possible dans le visage du garde qui hurlât lors de l'impact. Arne se releva rapidement mais le garde ne semblait n'en avoir pas encore fini. Il crachat une dent et se remis à noyer le rodeur sous une pluie d'attaque. Arne réussi alors a dévier une attaque un peut faible et renversa la situation; se mit a attaquer aussi fort et aussi vite que possible. Le garde fit mine de subir les assauts du jeune rodeur mais soudain, celui ci repris l'ascendant et collât un violent coup de poing au visage d'Arne lui ouvrant profondément l'arcade sourcilière gauche. Etourdit et déstabilisé, Arne se fit jeter a terre par son adversaire; Il lui fallait réagir vite ou il allait mourir dans cette écurie...

Le garde semblât avoir un penchant sadique, c'est peut être ce qui sauva Arne. Au lieu de l'achever, il enfonçât lentement la pointe de sa lame dans l'épaule droite d'Arne qui poussât un cris de douleur. Profitant de la confiance qu'avait pris le garde, Arne tenta de récupérer son épée du bout des doits et avec grande difficulté tend la lame dans son épaule lui faisait mal. De sa main gauche, il tranchât un pied au garde qui cessa aussitôt de rigoler et qui s'effondra à son coté en hurlant des insultes qu'Arne n'allais pas tarder à lui faire ravaler. Il se releva avec difficulté et essoufflé, il désarma le garde qui gisait a terre. Arne avait grande envie de séparer la tête et le corps du garde mais peut être pourrait il finir par se montrer bavard et dire pourquoi Lestar était pourchassé. Aussi, Arne assomma le garde avec le pommeau de son épée, saisi son col qui dépassait de sa cuirasse de sa main gauche et traina aussi vite qu'il le pu sa lourde carcasse dans un coin de l'écurie. Soudain une légère odeur qui lui était familière vain chatouiller ses narines, il reniflât son adversaire inconscient et ne tarda pas a comprendre que le garde était ivre, peut être est ce pour cela qu'il avait pu vaincre le géant. Arne se retournât et vit que les autres se battaient encore.
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Sirion Ibn-Lahad
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Lun 14 Oct 2013 - 22:12
Visiblement les gardes ne s'attendaient pas à rencontrer des adversaires de valeur, deux d'entre eux étaient déjà au sol et les deux rescapés avaient du pain sur la planche face à ces rebelles. Tandis que Njall tenait le choc, Adaes parvenait à faire bonne figure contre le chef du quatuor. Dehors l'on entendait du remue-ménage, l'agitation grandissait et ce huis-clos semblait bientôt toucher à son terme.

Voyant le maître d'armes Thiemond atteint, son agresseur décida de passer à l'action au plus vite. En un pas, il était sur lui, son coup surprit Adaes par sa fougue et sa vitesse, les épées s'entrechoquèrent faisant de nouveau reculer le vétéran. Puis un second coup et encore un autre, jusqu'à ce qu'Adaes soit en mauvaise posture. Ses pieds arrivèrent dans le foin et sa mobilité en fut grandement réduite, il était acculé. La lame de son ennemi fit un mouvement circulaire se rapprochant inexorablement du cou du guerrier lorsque..

Le fer pénétra la chair. La flèche de Lestar venait de transpercer la cotte de mailles du capitaine pour se planter dans ses cotes, lui arrachant un cri non dissimulé et laissant le temps à Adaes de répliquer comme il se devait...

Arne débarrassé de son adversaire se retourna vers les autres duels, notamment du plus proche de sa position, celui de Njall et de son vis-à-vis. Conscient que la chance avait changé de camp, le soldat lucide préféra s'échapper comme un malandrin. Lestar dissuada ses nouveaux alliés de l'arrêter.

"Le temps m'est compté ! Je dois quitter la ville immédiatement. Trois épées comme les vôtres me seraient utiles, je travaille au nom de Tar-Aldarion, accompagnez-moi !"

Sans attendre la moindre réponse, Lestar ré-enfourcha sa monture, se dirigeant prestement vers la sortie de l'étable et les portes de la ville...




« Œil pour œil, dent pour dent. »
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Adaes Thiemond
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Ven 8 Nov 2013 - 17:30
Adaes faisait face à un ennemi plein d'assurance et doué, le combat s'annonçait épique. Les deux hommes étaient tous deux des combattants expérimentés, mais l'âge était aussi un facteur mauvais. Le garde assaillit Adaes d'une multitude d'attaque, il relança de plus belle le duel, celui-ci devint tout aussi intense que lors du précédent échange de coup, si les deux combattants avaient des niveaux similaires une fois de plus Adaes semblait en mauvaise posture.

La différence avec le combat précédent était que cette fois ce n'était guère volontaire. Les attaques du jeune garde étaient vive et précises, le vieux maître d'arme avait bien du mal à combattre son assaillant. Celui-ci tirait également avantage du terrain, il emmena Adaes dans un tas de foin. L'ancien soldat était dans une mauvaise position, ses mouvements étaient bridés et son adversaire libre d'envoyer des coups puissants contre un vétéran handicapé.

Adaes n'aurait jamais cru tomber face à un adversaire si doué dans un endroit tel que celui-ci, malgré son expérience il sentait bien qu'il avait trop de mal et songeait déjà à sa défaite. Il avait du mal à y croire mais finalement la situation parla d'elle-même, son arme fut repoussé et celle de son adversaire approchait de la jonction entre sa tête et son corps. Une fin tragique, mais les dieux n'en avaient pas décider ainsi. Une flèche jaillit de nul part et vint se planter dans les côtes du garde qui lâcha un cri de douleur.

Adaes ne se fit pas prier, dans un accès de rage – et de courage par la même occasion – il hurla un grand coup. Empoignant Thie à deux fermement il fit basculer son corps vers l'avant, envoya voler du foin d'un mouvement de jambe sortant du tas, le stabilisant ainsi, avec une visible expression de fureur le maître d'arme envoya l'estoc de Thie dans le ventre de son adversaire. La violence du coup percuta sa cible, perforant l'armure et le corps du garde. Du sang jaillit de la blessure et de la bouche du garde.

Le liquide sanguin se répandit sur le maître d'arme, tachetant son visage toujours possédé par une expression rageuse. Peu à peu l'expression disparue, laissant un visage désolé prendre le relais. Retirant sa lame du corps sans vie du soldat il baissa les yeux. Le corps tomba au sol, sur le foin. Adaes rengaina son arme et essuya son visage à l'aide de sa manche matelassée. Il se baissa ensuite vers le corps du défunt, le retournant il vit le visage du soldat mort, il ferma les yeux et reposa doucement la tête de l'homme.


« Repose en paix, homme du Nord. »

Il se releva et salua le corps du combattant qui faillit avoir raison de lui. Il se tourna vers Njall, trois de ses camarades étant tombés il préféra fuir plutôt que d'affronter les quatre hommes face à lui. Lestar demanda à ses sauveurs de le suivre plutôt que de le poursuivre. Il prétendait travailler pour Tar-Aldarion, Adaes se tourna vers lui le visage sombre, afin de répondre à la demande de l'homme de les suivre.


« Je vous suis, je veux toujours connaître le fin fond de cette histoire, j'espère jusque cela vaut bien le sang verser aujourd'hui. Si vous travaillez pour le Roi, pourquoi vous accusent-ils de haute trahison ? »

Le Maitre d'arme était curieux, ouvrant l'enclos d'un autre animal il enfourcha un cheval, à son tour, leur départ serait beaucoup plus rapide à cheval qu'à pied, cela allait de soit. Dans sa tunique tâchée de sang il restait déterminé, bien que son expression semblait plus sombre que jamais. Il donna quelques petits coups de talon et le cheval sortit de son box au pas, se dirigeant vers la sortie. Il s'arrêta en route et se tourna vers Njall.

« Njall... Mon ami, je suis navré de te présenter ainsi les pires côtés de nos terres il t'appartient le choix de continuer à mes côtés, je te montrerais ce que je peux de cette terre, mais je crains fort que nous soyons embarqués dans une aventure dangereuse. Tu voulais voir la beauté d'Annuminas et tu n'as pu en voir que les côtés les plus sombres, un jour je te les montrerais, les plus beaux endroits de cette terre, mais pour l'heure il semblerait que l'on ait besoin de nos lames ailleurs, qu'en dis-tu ? »

Il avait une mine sombre et inquiète, au fond de lui il croyait Lestar et se doutait que quelque-chose se tramait, la question était quoi ? Il se tourna ensuite vers le rôdeur qui les avaient aidés mais dont ils ne connaissaient toujours pas le nom, de nouveau il prit la parole.

« Merci de ton soutien, rôdeur du nord. Nous serions enchantés de te compter parmi nous, comment devons-nous t’appeler ? »

Adaes regarda ensuite Lestar, attendant ainsi le départ imminent.

[HRP : Du coup je propose que ce soit le dernier tour et qu'ensuite l'on passe à la suite non ?]
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Njall l'Indomptable
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Sam 16 Nov 2013 - 10:14
    La courte pause que Njall avait réussis à gagner face à son adversaire fit son salut. Ils ne se toisèrent que quelques secondes avant que la situation ne change, et en faveur de Njall et ses camarades. Sa plaie le faisait atrocement souffrir et ne lui rappela que trop amèrement le coup de poignard qu'il avait reçu quelques jours auparavant face aux orques, dont la douleur s'était éveillée avec cette nouvelle plaie. Le bruit des combats avaient perdu en intensité, en effet, Arne avait vaincu son adversaire et Adaes venait d'être aidé d'une flèche inespérée. Lestar, qui s'était fait discret jusqu'ici avait fait mouche. Se voyant désormais isolé, le soldat jeta un dernier coup d'oeil à Njall, qui tenait tant bien que mal sa garde, du sang suintant de sa blessure. Une seconde plus tard, il était déjà partis en courant et l'idée de le poursuivre n'effleura même pas l'idée du Lossoth qui laissa son choir à terre, poussant un soupir. Instinctivement, il palpa sa plaie. Une nouvelle blessure à panser. Décidément, la vie de voyageur n'était pas de tout repos, mais il aimait ça. C'était même plus exaltant que la chasse et que toutes les marches qu'il avait pu entreprendre à travers les steppes gelées du Nord.

    Ledit Lestar ne perdait pas de temps et montait déjà en scelle, les remerciant brièvement. Il assurait visiblement bien la charge d'une missive importante vu l'empressement qui le gagnait. Il avait cependant besoin d'aide, comme l'avait prouvé cette escarmouche, il était bien seul. Njall n'était pas contre donner un coup de main à cet homme à qui il faisait instinctivement confiance, mais il ne pouvait s'engager sans l'avis d'Adaes, son guide et camarade de route en terres d'Arnor. Après tout, Tar-Aldarion était un nom qui n'évoquait strictement rien au Lossoth, et ce pouvait être toute sorte de despot qu'il ne le saurait jamais. Ce dernier acceptait déjà l'offre de Lester de le suivre, et Njall sourit voyant le vieil homme prendre une monture. Le voyageur du Nord imita son ami, libérant un jeune étalon déjà équipé, avant de ramasser sa masse et l'attacher soigneusement sur le flanc du cheval. Il se hissa sur le cheval qui dominait le chasseur, pour qui la taille n'avait jamais été un point fort. Une fois à la hauteur d'Adaes, ce dernier s'adressa à lui. Njall aurait bien sur pu partir et continuer son périple seul. Mais un pélerinage n'était-il pas définis par la valeur qu'on lui donne ? Il ne voulait pas partir sans connaître le fond de cette bien étrange histoire, sa curiosité était piquée à vif, tout comme sa soif d'aventure. Et puis, il apprendrait beaucoup aux côtés du maître d'arme, et on ne découvrait réellement une terre qu'en se penchant sur son peuple. Alors pas question pour le lossoth de faire faux-bonds à ses camarades.

    - Je suis des votres, ma masse sera tienne, Lestar !

    Il fit avancer sa monture devant l'écurie, suivant Adaes et Lestar, espérant que le rôdeur décide lui aussi de venir, son aide avait été précieuse et Njall sentait en lui une certaine froideur, celle des pisteurs, qui ont connus les longues marches silencieuses à travers le froid et la nuit.


[Désolé pour le retard, je suis prêt pour la suite et de nouveau disponible !]
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Adaes Thiemond
Baron d'Isle-Grise
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Ven 7 Fév 2014 - 19:12
Finalement Njall avait accepté la demande du maitre d'arme, ceci fit esquisser un petit sourire au vieux soldat, il ne savait pas réellement dans quoi il mettait les pieds, néanmoins il était certains que ceci était important. Il y a peu jamais le vétéran n'aurait imaginé se trouver emporté dans des affaires comme celle-ci, dans sa petite boutique il était en paix et penser finir sa vie calmement à enseigner à des jeunes soldats comment parer, contre-attaquer et attaquer correctement.

Il avait une petite pensée pour son jeune assistant, néanmoins celui-ci savait un minimum que faire pour la boutique et Adaes lui avait dit que son voyage serait sans-doutes long, si il hésita un moment à demander l'autorisation de retourner le voir avant le départ il se retint finalement, jugeant le jeune homme parfaitement apte à s'occuper de lui-même et de la boutique. Et pour le moment il n'était pas temps d'être nostalgique de sa petite habitation, une ombre planait au dessus du royaume d'Arnor, bien qu'il n'était plus soldat le vétéran se sentait quelques peu obliger de se battre contre celle-ci.

La petite troupe était sur le départ, les canassons commençaient à s'agiter à l'idée de partir en promenade. Adaes était tiraillé entre son intuition, son sens de la logique et celui de la prudence. Aucun des trois ne lui dictait les mêmes actes. Néanmoins son intuition remporter peu à peu le pas sur ses autres avis. Il était de plus en plus partant pour suivre et faire confiance à ce Lestar. Son compagnon d'aventure, le Lossoth semblait également de cet avis, ce qui le confortait dans sa pensée.

La monture du maitre d'arme fit quelques pas doucement, le menant à la port de l'écurie, l'un des gardes avait fuit, par conséquent il y avait fort à parier que malgré tout il aille chercher du renfort, voir même que les combattants soient recherchés par les gardes car dans un sens si un missionnaire du roi était accusé de haute trahison c'était bel et bien que quelque chose de grave se passait dans la ville. Il leur fallait quitter rapidement la ville sous peine de devoir de nouveau combattre.


« Dépêchons, nous avons battu quelques sentinelles, la ville en possède d'autres unités. »

Adaes était en réalité quelque peu inquiet de leur situation sur place, si d'autres gardes venaient réellement à les attaques ils auraient bien moins de chance de vaincre et de survivre que lors du précédent affrontement d'autant plus que le nombre serait fort probablement en la faveur des défenseurs de la cité d'Elendil. La fuite serait probablement la seule option potable pour Adaes, Njall et Lestar.

Une fois le chemin engagé et que le danger commençait à s'écarter le maitre d'arme fit bouger son cheval pour venir au niveau de celui travaillant pour le roi. Il le fixa quelques instants, bien que son intuition le menait toujours sa prudence avait regagné un peu de terrain et foncer tête baisser ne l'arranger pas réellement pour l'heure. Il avait donc décider d'obtenir ces informations auprès de l'homme qu'ils accompagnaient.


« Dites moi Lestar, pourquoi un homme tel que vous, sous les ordres du roi est-il accusé de haute trahison, pourquoi ces gardes nous ont donc attaquer ? Par ailleurs, quel est donc notre destination, ainsi que cette fameuse mission si importante qui vaut la vie de trois hommes ? »

Le ton du maître d'arme était plus calme et apaisé, un ton plus contrôlé, le sentiment du meurtre d'autres hommes du nord étant passé.
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Aldarion
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Mar 11 Fév 2014 - 21:56
Lestar était tout à fait d'accord avec le maître d'armes. La ville grouillait de soldats qui obéissaient momentanément aux ordres de Caleb. Leurs intentions n'étaient de toute évidence pas en faveur des agents d'Athos Derulan. Cependant, il était persuadé que l'homme de main de l'Ordre n'enverrait pas énormément d'hommes à leur poursuite. Ils devaient avoir des tâches beaucoup plus cruciales.

" Je suis Lestar, garde du Tribun Athos Derulan, représentant élu du peuple d'Arnor."

Ces mots étaient devenus essentiels pour Lestar. Il agissait pour le peuple et au nom du peuple. Son combat était juste contrairement à ce que Luorn Hoest sous entendait.

" Aujourd'hui, des traîtres ont prétendus que le roi Aldarion était mort et on présenté au peuple son héritier : le Prince Aelas. Or, nous savons de source sure qu'Aelas est aux mains de l'Ordre de la Couronne de fer. Tout cela ressemble furieusement à un coup d'état."

L'agent était persuadé qu'il s'agissait de plus que d'une ressemblance.

"Malheureusement, malgré le bafouement manifeste de toutes nos lois, le petit prince, ou plutôt ceux qui le manipulent, ont le soutien du traître Aeldon. Ce militaire est un incompétent qu'Aldarion prévoyait de mettre à pied dès son retour du Sud. Luorn Hoest quant à lui est trop lâche que pour s'opposer ouvertement à l'ennemi. Enfin, nous soupçonnons l'intendant Enon de faire profil bas pour protéger ce qui peut l'être. Mon maître est seul et, tout comme ses hommes, constitue une cible facile."

Lestar était conscient de donner énormément d'informations difficile à avaler à ses compagnons d'infortune.

" Ma mission est de contacter le Tribun Vilyan, il dispose d'une autorité quasiment sans limite sur les troupes situées en dehors de la ville. S'il les rassemble, il peut forcer les traîtres à abandonner le trône. Je dois également tenter de retrouver le Roi afin de le ramener sur le trône."

En l'évoquant, Lestar prenait la pleine conscience de l'ampleur de sa tâche.

" Regrettez-vous de m'avoir aidé ?"


Invité, n'oublie pas que le regard des Rois d'Arnor porte au delà des frontières de leurs royaumes.[/center]

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Njall l'Indomptable
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Dim 23 Fév 2014 - 14:07
    Njall monta sur le cheval qu'il avait préalablement scellé et suivit les deux autres hommes en dehors de l'écurie, s'engageant sur la route à leur suite, ne laissant derrière eux que des corps inanimés. Le propriétaire des chevaux allait trouver un bien étrange spectacle quand il reviendrait dans son établissement, où la mort avait été donnée, et des chevaux empruntés pour la "bonne cause" si Njall comprenait bien. En tout cas des choses qui le dépassaient se tramaient ici, derrière les murs d'une ville dont il ne connaissait que les murailles. L'aventure leur était tombée dessus à peine après avoir franchis l'enceinte de la ville, et Njall savourait encore l'adrénaline qui coulait dans ses veines, s'atténuant petit à petit désormais. Voilà longtemps qu'il n'avait pas connu pareil excitation, et sa vie de pélerin, dont la solitude avait été pesante les premiers jours, devenait réellement intéressante, et pleine de surprises. Le voilà mêlé à des événements majeurs !

    Le dénommé Lestar se présentait comme un représentant du peuple d'Arnor, ce qui devait être le royaume d'Annuminas, et il évoqua un complot contre le roi mêlant un ordre. Njall n'ayant aucune connaissance en géopolitique et sur tout ce qui pouvait se tramer en Arda il ne pu réellement saisir le gravité des propos et se contenta d'écouter, engorgeant le plus d'informations possibles. En tout il s'agissait là d'un coup d'état auquel semblait s'opposer le parti de Lestar. Il devait alors gagner un autre chef militaire pour lever une armée contre les "traîtres". Njall comprit que la survie de Lestar était alors primodiale, et qu'en le sauvant ils avaient certainement joués un rôle sans le savoir dans la suite des événements, qui allaient être déterminant. En bon ou en mal, l'avenir le dirait.


    - Hâtons-nous de rassembler vos forces alors, cria Njall. Si je comprends bien, l'avenir de ce royaume en dépend ! Je ne voudrais pas le voir sombrer avant même de le visiter.
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Adaes Thiemond
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Mer 26 Fév 2014 - 22:07
Les Compagnons faisaient routes côte à côte, les trois chevaux se suivaient de près. En premier Lestar, suivit de près par les deux lames qu'il recueillit par le passé. Adaes fut satisfait, à son plus grand plaisir l'homme qu'il avait protégé lui révéla la raison de sa présence ici ainsi que son identité. Un garde du tribun de la plèbe, comment pouvait-il être accusé de haute trahison. Ceci furent les premières pensées du maître d'arme, avant que la suite ne l'éclaire un peu plus.

Le garde lui expliqua la situation à Anuminas, comment la situation avait-elle put autant tourner au vinaigre en si peu de temps. Adaes soupira en repensant à la situation, ironique en soit peu de temps après qu'il ait quitté Anuminas celle-ci subit un semblant de coup d'état, à croire qu'un vieux guerrier n'a pas le droit de piquer une colère sans que le sort du royaume entier ne bascule, et pourtant c'est un retraité, cette coïncidence le fit sourire doucement, jusqu'à ce que la gravité de la situation ne le replonge dans une allure calme et froide.

Petit à petit Adaes apprit que pratiquement tous les représentants du pouvoir était tombé, ou bien avait trop peur pour défendre ce qu'il devait défendre, une situation honteuse pour le vétéran. Athos Derulan semblant être le dernier à connaître et protéger son devoir. Leur chance se trouvait donc dans la recherche du dernier Tribun pas encore cité. Dans tous les cas la route du petit groupe était toute tracée à l'heure actuelle.

Le roi, la dernière partie de la mission de Lestar consistait à retrouver le Roi d'Arnor porté disparu afin que le véritable possesseur du trône puisse reprendre son poste à la tête de l'Arnor et remettre ainsi le Royaume sur la bonne route. Néanmoins à l'heure actuelle il semblerait que la première tâche soit de quérir le tribun Vilyan. Adaes écouta la dernière question de Lestar et reprit la parole, l'air froid et grave.


« La question n'est pas de savoir si l'on regrette ou non ses actes, car peut-importe ce que l'on pense il faut assumer son rôle, et ce sont nos actes qui détermine ce dernier. La question est plutôt de savoir, jusqu'où nous mènera notre choix, peut-importe ce que l'on en pense... Dans mon cas c'est bien vite trouvé, cela me mènera jusqu'au bout de la terre du milieu s'il le faut, si vous avez besoin de la lame d'un vieillard pour vous aider bien entendu. »

Il termina sa phrase avec un fin sourire aux lèvres, pour lui il était clair qu'il ne laisserait pas tomber le royaume qui l'a vu naître aux mains d'hommes et de femmes aussi peu fréquentables que les membres de la couronne de fer. Même si il ne pouvait encore accordé l'intégralité de sa confiance au garde du Tribun Adaes le croyait, et il l'aiderait. Njall fut le premier à parler ensuite, hurlant qu'il était près également à aller jusqu'au bout et qu'il fallait rassembler l'armée avant tout. Adaes lui jeta un regard discret, ce Lossoth était arrivé il y a peu en terre du milieu, voulant servir de guide le maitre d'arme avait tout simplement entraîné un homme ne connaissant rien des environs dans ce qui deviendra peut-être un guerre civile, néanmoins il ne reculait pas, le vieux guerrier commençait à appréciait à haut niveau son compagnon d'aventure.

« Njall a raison, où se trouve donc le Tribun, qui nous puissions le contacter ? »


Désormais la machine était en marche, et l'avenir décidera du sort du petit groupe ainsi que de leur rôle dans les événements prochains.
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