Le Retour du Mal Absolu

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Begerk-Ka-Roun
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Mar 8 Oct 2013 - 20:01
Begerk-ka-Roun était debout à coté de son maître Cynatra en attendant qu'il le congédie. Son maître avait été absent toute la journée et il avait été chargé de garder la cour: sa tache principale.

Dans la matinée, un mendiant était venu quémander du pain. Lorsqu'il avait vu la figure de l'orque apparaître, la surprise puis la terreur se peignirent sur son visage. L'orque l'avait questionné et lorsque, d'une petite voix, il avait exprimé sa requête, Begerk-ka-Roun lui avait montré les crocs. Puis, il avait saisi un bâton réservé à congédier les visiteurs intempestifs avec la vivacité d'un serpent. Sans pitié, il avait chassé le pauvre hère et lui avait  hurlé de ne plus jamais revenir, non sans l'avoir mordu et roué de coups.
Puis, dans l'après-midi, un ami de Cynatra vint à la porte. Begerk-ka-Roun le reconnut tout de suite car il était déjà venu voir le maître de maison. Ils devaient d'ailleurs être en très bons termes car en deux semaines, l'orque l'avait vu une dizaine de fois. Il regarda la créature avec un air de dégoût mais lui posa quand même une question:

"-Monsieur Cynatra est-il ici, demanda-t-il avec un air hautain caractéristique des bourgeois qui ont tendance a prendre les autres pour des moins que rien, j'aimerai le voir.
-Non messire, articula l'orque avec difficulté, il est absent et ne reviendra que tard dans la soirée. Mais vous pouvez me laisser un message à lui transmettre ou revenir dans la journée de demain.
-Très bien, dîtes lui que je reviendrai le voir demain dans la matinée."


Voir l'orque créer une phrase correcte et soignée aurait été très drôle pour n'importe quel enfant qui serait passé près de la maison.Le riche était reparti sans saluer comme le font généralement les riches de Vieille Tombe et du monde.
Begerk-ka-Roun soupira. Il avait rapporté les paroles au maître de maison et celui ci lui avait dit d'attendre car il devrait mettre le couvert d'ici peu avant de commencer sa surveillance de nuit.
Cela ne s'arrêtera-t-il jamais, se dit-il pour lui même, vais-je continuer à vivre soumis toute mon existence? Servir toute la journée et toute la nuit, travailler sans s'arrêter? Troquer mes projets de domination et ma vie de guerrier pour celle d'esclave?
Ses pensées furent troublées car son maître le congédia et l'envoya surveiller la cour.

La nuit était glaciale et sombre car les nuages, bien que difficilement visible, cachaient la lumière de la Lune et des étoiles. Bientôt, une pluie froide commença à marteler les pavés de la cour avec l'assiduité d'un bélier qui enfonce une porte. Une goutte, puis deux et bientôt, l'orque se trouva trempé et transis de froid. Les ordres de Cynatra étaient clairs: surveiller la cour peu importe les conditions. L'orque vociféra des insultes et des malédictions à l'égard son maître.  Puis, il se traîna jusque sous les feuilles d'un grand chêne solitaire pour ne pas subir le déluge qui se préparait à tomber sur la ville.

Le temps était sombre et pluvieux depuis deux semaines et cela avait plongée Vieille Tombe dans une atmosphère de fin du monde: les orages étaient de plus en plus fréquents et leur intensité étaient chaque fois plus importante. Deux jours auparavant, leurs force avait été telle qu'une dizaine de maison avaient été incendiées par la foudre. Le vent avait soufflé avec une immense puissance et avait ravagé les forêts environnantes et la pluie était tombée plus drue que depuis maintes années. En effet, par endroits les rues de Vieille Tombe avait été inondées et transformées en torrents. Begerk-ka-Roun savait que si ce temps persistait, la population retomberait dans un individualisme profond et une barbarie incroyable. La fin justifie les moyens diraient ils, et les moyens seraient souvent violent et créeraient des actes macabres. Contrairement a l'orque, les citoyens s'en inquiétaient. Cynatra était de ceux là car il savait que sa luxueuse villa contenait des denrées qui attirerait des voleurs. Begerk-ka-Roun, lui, ne s'en souciait pas car il savait être capable de se défendre. De plus, une invasion lui offrirait la possibilité d'évasion dont il rêvait.

Soudain, l'orque entendit des coups à la porte. Il saisit la lourde branche prêt à rosser le bandit venu voler la riche demeure de Cynatra et, si besoin, de le mettre a mort. Mais, par précaution, il demanda d'une voix forte pour couvrir le fracas des gouttes :

"Qui frappe à la porte de la demeure de Cynatra?"
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Begerk-Ka-Roun
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Dim 17 Nov 2013 - 23:46
L'homme qui avait frappé dit qu'il s'appelait Erod et qu'il voulais parler au maître des lieux. L'orque sentit l'envie de rosser l'homme qui se tenait devant lui. Il se faisait tard et son maître ne tenait pas à être dérangé. Il allait crier à celui qui se nommait  Erod : "Fiche moi le camp, tu à vu l'heure? Le maître est occupé. Maintenant dégage avant que je t'étripe."
Pourtant, au moment même où il allait renvoyer l'étranger, le majordome vint et lui dit de le laisser entrer car il avait un rendez-vous avec Cynatra.
L'orque laissa Erod passer mais, alors qu'il reprenait sa place, le majordome lui dit :

"Venez avec moi, le maître veux vous voir avec le sieur Erod. Un garde vous remplacera."

L'orc suivit les deux homme en silence. Il ruminait les parole du majordome. Qui était cet homme qui avait l'air d'être important? Que lui voulait il? Avait il fait une erreur qui risquait de le faire battre? Tandis qu'il réfléchissait, il traversa les nombreux couloirs de la cour jusqu'à le salon où était attendu l'invité.

Celui ci s'assit sur un fauteuil que lui avait désigné un servant. Begerk-ka-Roun, lui, se tint debout, en retrait. Cynatra arriva. Il s'assit dans un des confortables fauteuils et dit à Erod:

"Mon cher, voici quelque chose qui devrait vous plaire. Je trouve toujours que prendre un orc comme garde du corps est une erreur qui pourrait vous coûter cher mais je ne m'oppose pas à vous. Mais savoir que vous avez deux hommes de main pour vous protéger de cette créature me rassure."

Il claqua des doigts et un serviteur apporta les armes familières à l'orc. Il montra l'équipement de l'orc à son futur acheteur et lui demanda s'il voulait l'emporter. L'homme acquiesça. Le prix du Traqueur fût marchandé et, lorsqu'ils eurent trouvé un terrain d'entente, Cynatra proposa à l'homme de passer la nuit ici.

Begerk-ka-Roun savait une chose: il allait quitter la maison le lendemain et partir sur la route du Harad. Il avait enfin une opportunité de fuite.
Il alla se coucher dans une cellule à part. On accrocha son équipement à un clou devant la porte de sa cellule. On attacha ses mains à un anneau mais on laissa ses jambes libres. Il coucha sur une fine couche de paille comme un chien.
Il se retourna sur sa couchette en réfléchissant à ce qu'il  ferait une fois qu'il serait libre. Il finit par sombrer dans un sommeil sans rêve.

Le lendemain arriva. Le temps s'était un peu amélioré car il ne pleuvait plus et que le vent était tombé. De temps en temps, on voyait parfois un timide rayon de soleil percer les nuages. Cependant, la température, bien que moins glaciale, était assez froide.
Quatre hommes vinrent dans la cellule du Traqueur. L'un d'eux pointa un arc en direction de l'orc les autre commencèrent à l'équiper. Dix minutes plus tard, l'orc était en tenue de combat. Toujours tenu en joue, on le mena dans la cour où discutaient son ancien maître et son nouveau.

Au revoir, dis Cynatra, venez nous voir bientôt. Je serai ravi de vous offrir l'hospitalité mon cher Erod.

Ah ça, s'exclama son nouveau maître, je viendrai volontiers si je le pouvais mais mes affaires me retienne dans le Sud.

Tout était prêt. L'un des deux gardes d'Erod tenait Begerk-ka-Roun devant lui, à la pointe de son épée. L'autre marcherait devant le voyageur et ouvrirait la route. L'occasion de s'enfuir grandissait. L'orc avait déjà un plan. Bientôt, il serait libre.
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Begerk-Ka-Roun
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Dim 29 Déc 2013 - 23:42
La nuit avait succédé au jour. C'était une nuit froide et glacée sur la lande balayée par le vent. L'orque, son nouveau maître et les deux gardes de celui ci avaient quitté Vieille-Tombe trois jours auparavant et avaient avancés dans leurs voyages vers Umbar. La journée avait été dure car c'avait été une journée de marche longue et pénible. L'orque ne tenait presque plus debout à la fin de la journée car les quatre voyageurs n'avaient fait que de brèves haltes. Au cours de l'une d'entre elles, l'orque s'était habilement esquivés à ses gardiens et avait réussi à courir sur une dizaine de mètres avant de sentir subitement une sensation d'étranglement autour de son cou. Il avait subitement été tiré en arrière et, après s'être affalé dans la poussière, avait été traîné et roué de coup. IL y était presque arrivé. Presque. Il avait oublié un détail de la plus haute importance. Son maître lui avait mis une longe autour du coup et le tenait en laisse comme une simple bête.

Lorsque la nuit fût venue, les deux gardes l'attachèrent solidement à un arbre par trois corde. Il était attaché au torse, aux poignets et au chevilles. De plus, la longe de son cou était attaché à une des branches de l'arbre.


Le feu brûlait, généreusement alimenté par des branches et des brindilles. L'un des gardes lui lança une entrecôte en lui disant:

-Prends ça chien! Tu dois prendre des forces pour ton travail dans le Sud!

-Tais toi Ergon, s'écria l'autre, le Seigneur ne veut pas qu'il sache avant d'arriver!

- Qu'est ce que vous insinuez faces de rats?

L'orque avait beau faire des courbettes et se soumettre devant Erod, il haïssait les gardes et leurs faisait savoir. Eux, lui rendaient bien et il avait souvent été battu durant son voyage.
Ergon se leva et bondit vers lui à une vitesse fulgurante. Il lui planta son poing dans le ventre, le gifla si fort que la lèvre de l'orque se fendit et grogna à Begerk-ka-Roun:

-Fais gaffe à ce que tu dis sale monstre, on pourrait bien rendre ton voyage encore moins agréable.

Sur ce, il s'éloigna du captif en lui jetant des regards meurtriers.
L'autre sortit un couteau assez grand pour transpercer un troll de part en part. Il dessina le visage de l'orque dans la terre et y planta la lame.

Ergon s'endormit le premier, laissant le premier tour de garde à Brangriond, l'autre garde. Celui-ci, ne craignant pas l'obscurité, laissa lentement le feu mourir. Il ne restait plus que quelques braises rougeoyantes parmi les amas de cendres balayées par le vent. Il ne vit pas la silhouette entrer dans le camp et prendre les armes familières à l'orque. Ni trancher la gorge de son maître. Il ne vit pas non plus l'ombre furtive trancher la tête d'Ergon et le dévorer. Brangriond comprit ce qu'il lui arrivait seulement lorsqu'une lame rouge sang sortit de son torse.
L'orque partit d'un rire affreux et lacéra de coups le pauvre homme agonisant. Puis il prit dans un sac de toile tout ce qui pouvait lui être utile, brûla le campement et de partir en courant.

Voici ce qui s'était passé: pendant les trois premiers jours, l'orque s'était laissé attaché pour faire croire aux hommes que les cordes pouvaient l'entraver. Cependant, il avait un secret,  c'était une vieille technique que les orques doivent acquérir s'il veulent pouvoir échapper aux liens des trolls et des autres orques.

Elles consistait à écarter imperceptiblement ses poignet en tournant les paumes vers l'avant. Ainsi, les liens n'étaient plus assez serrés lorsque les mains reprenaient le sens normal. Pour les jambes, ils fallait faire le même procédé en écartant les genoux. Quant au ventre, ils fallait gonfler ses poumons au maximum pour, en les dégonflant, rendre un peu de liberté au corps.

L'orque avait donc échappé aux cordes car le nœud de son cou pouvait être facilement défait. L'orque ne pouvait pas le faire tant que son plan ne fût pas mûr dans sa tête.

Begerk-ka-Roun était libre. Après avoir couru longtemps, il se retourna pour regarder le camp partir en fumée avec son ancienne vie.

Enfin,ricana-t-il, je peux à présent mettre mes grands desseins à exécution.

Il se tourna vers le Sud. L'Ered Lithui se dessinait loin devant lui. Un sourire fourbe qui dénotait bien ses pensées se forma sur son visage hideux.

Il prononça les sombres paroles qui enténébraient le Troisième Age et qui apeuraient les Peuples libres:

-L'Age des hommes est terminé. Le temps des orques est arrivé.

Il s'arrêta puis dit :

-Ce sera mon temps et tout les peuples craindront mon nom!
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