Il y a une fin a toute chose

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Erco Skaline
Ambassadeur du Rohan à Dale
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Ven 14 Fév 2014 - 18:36
Erco etait a bout de force. Il sentait tous son corps crier, le supplier de sarreter de se reposer, dattendre avant de continuer. Juste faire une petite pause, juste dix minutes. Mais le chevalier sy refusait categoriquement. Toute son attention etait porte sur une seul action: marcher. Aller de lavant. Rien dautre ne comptait. Il alla jusqau ignorer lexcuse de Daix. Ce netait pas le moment. Nul excuse navait sa place en ce lieu et il ny avait aucune rancoeur en Erco car il devait bien se lavouer il y avait aussi penser a eteindre la torche. Daix avait au moins eut le courage de mettre son intuition en pratique. Bonne ou mauvaise, cetait passe. Ils vivaient et pouvaient continuer grace a lintervention de Gnow et Alarthor. Cadeau du ciel, Erco ne pouvait y croire que ces deux compagnons laisser en arriere les avaient quand meme suivie. Cetait cela de la fidelite et Erco sen sentait honorer.

Ils couraient q present droit devant et lantre de la bete sembla se terminer et une certaine lueur despoir les atteint tous lorsquils sortirent de la grotte dobsidienne. La fin dun cauchemard. Un de plus etait passe. Mais combien allait encore suivre? Ils navaient meme pas encore penetre dans le fin fond de lantre de lOrdre et ils etaient deja tous blesse et fatigue. Leur avancee continue encore quelqaue metre et ils durent suivre la courbe du couloir qui se raccourcissait petit a petit jusqua donner sur une porte. Loreille dErco habituee a discerner les bruits de combat reconnu le crissement dune lame en heurtant une deuxieme. Ils touchaient donc au but et y arrivaient meme en retard. Lautre groupe avait donc ete plus rapide que eux. Il articula entre deux inspiration saccadee:

-Suivez moi et tuez tous enemis sopposant a vous. Le temps de la pitie est finie, nous allons au-devant de notre destin!!!! Force et honneur!

Le comte, Amdir bien encree dans sa main, poussa dun coup sec la porte avec son bouclier et penetra dans une sorte de balcon. Dabord surprit il faillit se stopper. Quest ce que cetait??? Il neut pas le temps de sinterroger plus. Le combat commençait deja et se retrouva face a plusieurs pies et lalarme fut donnee en quelques secondes. Erco entrevit rapidement la loge ou tronait lOrchal et sut que cetait son objectif. Il ne remarqua pas tous de suite mais apres setre rapprocher de plusieurs metres il comprit que cetait une femme... Il allait donc devoir prouver a Learman que son discour au debut de leur quete etait bien reelle. Erco allait tuer pour la premiere fois de sa vie une femme. Son coeur se crispa un peu et sentit sa tension monte dun cran Y arrivera-t-il?

Pas le temps dy penser plus car Learamn criait lui demandant de regarder en bas. Ce fut alors que Erco prit conscience de larene sous lui et quil apercut deux de ses meilleurs compagnons se battre a mort. Gallen allait abaisser son epee sur Sirion.

Dun geste rapide Erco lascera le visage de son adversaire le tuant sur le coup et cria dune voix forte et pleine despoir pour ceux den bas:

-Gallen!!! Ne fait pas ca!!!.... Je suis la!!!! Tous nest pas perdu!!!!

Et il dut seloigner de la rembarde pour eviter un coup depee et entama une contre attaque fulgurante. Il ajouta sadressant directement a Learamn:

-Tu vois cette escalier? Il doit descendre vers cette maudite arene. Vas y et libere les!!! Maintenant!!!!

Et deja Erco reprenait sa route vers lOrchal, il y etait presque. Il fendit encore deux adversaires avant de se trouver en position de commencer son duel final. Il lacha rageusement le regard emplie de toute la haine accumulee depuis le debut de sa lutte contre lOrdre:

-Enfin nous y voila!!! Etes-vous pret a vous confrontez a votre propre mort?


***

Simultanément a tous cela, Dalamyr dut prendre ses responsabilite. Il avait apres tous ete charge de gerer la securite de larene et des loges la surplombant. Il connaissait par coeur le dedale du repere de lOrdre et savait donc que ces ennemis venaient de la partie la plus improbable. Ils avaient donc echappe a la bete? Cetait incroyable personne ne sen sortait. Cetait le meilleur predateur que lassassin aie put voir. Sespis allait lui faire une montagne de reproche mais ce netait pas le temps pour cela. Il se contenta de dire en selencant vers lq loge de lOrchal:

-Je vais regler ce petit probleme moi meme!


Il il parcourut la distance en une fraction de seconde dans une silence complet. Il se retrouva vite face Erco et ses deux compagnons. Il lentendit parler et ne put que se dire que ce chevallier etait fou. Nul ne pouvait reellement tuer lOrchal, enfin lui oui savait comment. Il netait meme pas sence savoir cela, mais il detenait cette information a force decouter et dobserver. Tous se voyaient dans le langage du corps. Il sourit, mais celui-ci disparut bien vite en voyant Daix. Bien quil etait sur de ne pas connaitre vraiment cette personne, il y avait quelques choses de famillier dans ce visage. Des vieux souvenirs remontaient du temps ou il venait darriver a Minas Tirith. Il devait comprendre!!!

Il se precipita donc vers ce nouveau adversaire dont meme la facon de se mouvoir lui disait quelques choses. Il sut des la premiere passe darme quil faisait face a un homme semblable a lui. Un tueur!

Hrp desole pour le manque daccent, mais jecris sur un ordi de merdre disons le et jai pas le temp de chercher comment les faire Jespere aue cest lisible quand meme Hrp



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Ryad Assad
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Sam 15 Fév 2014 - 15:30

- On nous attaaaaaque !

Le hurlement de Boros dura une éternité, et se répercuta sur les murs de la caverne, venant s'ajouter au chaos de la bataille qui faisait rage sur le balcon où se trouvait l'Orchâl. Il hurla à s'en briser la voix, haranguant les rares Pies qui avaient survécu à la course poursuite dans les tunnels. Ses hommes étaient hagards, éreintés, et ils semblaient avoir perdu tout ce qui faisait d'eux des combattants efficaces : la discipline et la dévotion qui caractérisaient les soldats de l'Ordre. Il fallait dire que leur chef était loin d'être un modèle en la matière. L'ancien sergent du Gondor n'avait pas traversé un tunnel dans l'obscurité, non. Il avait traversé l'enfer, et n'en était pas ressorti indemne. Alors que pour les autres, la noirceur ambiante n'était qu'une onde de terreur qui s'emparait peu à peu de leur courage, broyait leur détermination, c'était une créature bien plus cruelle qui s'était attaquée au guerrier de l'Ordre. Un monstre tapi dans l'abîme de ténèbres de son âme noircie et corrompue, un monstre drapé dans les vapeurs âcres des herbes de plaisir, un monstre cauchemardé, vu à travers les hallucinations conférées par les plantes locales.

En ressortant à la lumière du jour, Boros ne ressemblait plus à un humain. La peau pâle, le visage déformé par la rage, il était déconnecté du monde réel. Ses yeux injectés de sang, grands ouverts, semblaient voir un univers qui échappait aux sens du commun des mortels. Ses muscles étaient agités de tremblement nerveux, et il était probablement aussi dangereux pour ses alliés que pour ses ennemis. Il fit un moulinet avec son épée, et faillit éborgner un de ses compagnons, qui eut le réflexe de reculer au moment opportun. L'officier de l'Ordre était en proie à un délire paranoïaque depuis bien longtemps, aggravé par la consommation abusive des substances psychotropes de l'Est. Le fait de voir une horde de guerriers surgir face à l'Orchâl n'était pas pour le rassurer, et il brailla à nouveau :

- En rang, sales rats ! Mécréants ! Tuez-les tous ! Tranchez-leur les jarrets ! Coupez-leur les doigts ! Mangez-leur les...

Il s'interrompit en pleine phrase, et se retourna furieusement vers les soldats qui le suivaient. En vérité, ils n'étaient plus qu'une demi-douzaine, des survivants de la course-poursuite effrénée dans les ténèbres. Boros leur avait ordonné de se sacrifier pour résister à l'avancée des assaillants, ce que les plus fanatiques du lot avaient fait sans hésiter une seconde. Ils s'étaient arrêtés au beau milieu du couloir, et avaient attaqué tout ce qui semblait bouger dans l'obscurité. Le combat avait été âpre mais trop bref pour permettre au Lefnui de prendre une avance suffisante. Il était talonné par une troupe de combattants particulièrement déterminés, et rattrapé par son embonpoint, ce qui l'avait contraint à un effort physique qui pour lui frisait le surhumain. Il pensait toutefois avoir réussi à se débarrasser des chevaliers qui s'étaient infiltrés dans le repaire de l'Ordre, certain qu'ils auraient succombé aux pièges infernaux que l'Orchâl avait déposé là à leur intention. Il avait bien entendu leurs hurlements, les cris de terreur qu'ils avaient poussé, et il en avait logiquement conclu qu'ils ne pouvaient pas avoir survécu aux pouvoirs terrifiants de l'être le plus puissant en Terre du Milieu actuellement.

Du fait de cette certitude, il fut particulièrement surpris de voir surgir sur ses talons, jaillissant de la bouche du tunnel d'obsidienne, un groupe de guerriers l'arme au clair, qui ne portaient pas les uniformes réglementaires de l'Ordre. C'étaient leurs poursuivants ! Leurs armures étaient en piteux état, éraflées et égratignées. Ils étaient blessés pour certains, mais ils s'avéreraient des adversaires redoutables, à en juger par la flamme qui brûlait dans leurs yeux. Ils étaient habités par la fureur du juste, et pendant un bref instant, Boros sentit la peur se saisir de lui. Il se sentit entièrement dépassé par la colère et la rage de ces guerriers dont la conviction en leur cause dépassait de loin la foi qu'il plaçait dans l'Ordre. Mais cet instant ne dura pas, et les visions anarchiques que les plantes hallucinogènes lui envoyaient reprirent le dessus, galvanisèrent son organisme rendu insensible à la douleur, poussèrent son esprit dément à l'imprudence. Avec un nouveau cri de rage, il chargea les nouveaux arrivants, imité par ses hommes.

Le fracas fut terrible lorsque les épées s'entrechoquèrent, lorsque les corps se percutèrent avec une rare violence. Du tranchant de leurs lames, de leur poing ganté ou de leur pied botté, ils frappaient avec sauvagerie, cherchant à gagner par tous les moyens. De part et d'autre, il n'était plus question d'honneur, mais bien de survie. Vivre et vaincre, mourir et perdre. Leur choix se résumait à cela. Boros, toutefois, agissait selon une vision différente. Il pouvait toujours enlever la victoire, mais il n'avait pas conscience qu'il était déjà mort. Son corps semblait aller relativement bien, à l'exception des symptômes les plus visibles de sa consommation excessive de drogues. Toutefois, son esprit n'était plus le même : il était détruit, rongé, ravagé, presque anéanti. Le Boros qui jadis avait servi sous les ordres du Gondor, qui avait ensuite trahi pour rallier l'OCF, ce Boros là avait disparu. L'être qui frappait inlassablement de son épée, sans se soucier de sa propre défense, était un être triste, désespérément seul, rongé par le regret. La chandelle de sa vie arrivait progressivement à son terme, et il n'avait réalisé aucun des objectifs qu'il s'était fixé. Il avait le sentiment amer d'avoir échoué, d'avoir pris la mauvaise direction. Seules les drogues l'aidaient à surmonter ces moments de profonde dépression, qui étaient chaque fois plus intenses, quand les effets de ses plantes s'atténuaient.

Il se battait donc avec la rage de vaincre, mais pas la rage de vivre. Il ne faisait aucun cas de sa santé, de sa sécurité, et il frappait comme un damné, abattant son arme sur le malheureux qui lui servait d'adversaire avec une violence rare. Ses assauts ne touchaient pas leur cible, trop maladroits pour être réellement décisifs, mais ils noyaient le chevalier sous un déluge d'acier dont il aurait bien du mal à se dépêtrer. Boros éclata de rire, franchement, sincèrement. Les étincelles qui jaillissaient du bouclier de son opposant prenaient une teinte bleue, orange, ou verte selon les moments. Ses yeux rougis voyaient des choses qui n'existaient pas, mais qui lui donnaient paradoxalement plus de force. A chaque assaut, il voyait les étincelles multicolores éclater en un millier d'étoiles brillantes qui semblaient danser devant lui comme un kaléidoscope hypnotique. Il frappait non seulement pour tuer son adversaire, mais aussi pour ces flammèches envoûtantes.

- Je vais gagner ! Grogna-t-il. Je dois gagner ! Pour l'Ordre, pour l'honneur, et pour les étoiles bleues !

Il gloussa, son rire se fondant avec le fracas du combat sous Vieille-Tombe.


~~~~



Dans la salle de duel, réservée au spectacle particulièrement attrayant de l'affrontement entre Le Fantôme et le Maréchal du Rohan, deux des Passeurs et deux amis forcés de s'affronter dans un combat à mort, l'ambiance venait de changer du tout au tout. Par l'accès le plus improbable qui fût, celui gardé par un détachement de Pies et protégé par les pièges maléfiques d'Arzâzath lui-même, un premier groupe de guerriers venait de surgir. Leur arrivée fut aussi tonitruante que si la foudre s'était abattue jusqu'à eux, découpant la roche dans un grand fracas. Tous s'immobilisèrent, et tournèrent la tête vers ces nouveaux intrus qui venaient de faire leur apparition. Les Pies chargées de la sécurité, qui n'étaient que cinq ou six, réagirent en premier lieu avec une précision toute militaire. Arme au poing, ils fondirent sur les assaillants, sans même chercher à les identifier. Ils n'avaient pas l'uniforme de l'Ordre, et c'était un crime suffisant pour mériter d'être condamné à mort.

Mais la situation, les gradés de l'OCF le comprenaient progressivement, était bien plus grave que prévue. Alors que le premier choc avait lieu, et que les premières Pies s'écroulaient sous les coups de ces chevaliers inconnus, le poids de cette intrusion s'abattait sur les épaules de chacun. Le repaire de l'Ordre avait été découvert ! Leur quartier général de Vieille-Tombe n'était plus sûr ! Warin se leva brusquement de sa chaise, en proie à un malaise qu'il ne pouvait décemment expliquer. En considérant les choses logiquement, il aurait dû garder son éternel petit sourire en coin accroché à son visage, et ne pas s'inquiéter de la suite des événements. Les hommes qui les attaquaient venaient d'affronter les hommes de cet idiot de Boros, et avaient dû subir de lourdes pertes pour arriver jusqu'ici. Ils n'étaient que le fer rouillé d'une lance depuis bien longtemps brisée. Ils ne pouvaient pas vaincre l'Orchâl, et leur pathétique tentative était vouée à l'échec. Et pourtant, il avait du mal à rester serein. L'inquiétude le tenaillait, car il savait que le fer rouillé d'une lance brisée pouvait encore frapper un cœur mal protégé.

Les Neleg et les Edwen qui se tenaient auprès de l'Orchâl, et qui constituaient le sommet de la hiérarchie de l'Ordre de la Couronne de Fer, hésitaient quant à la marche à suivre. Contrairement aux idées reçues, tous n'étaient pas des guerriers accomplis, et l'OCF n'était pas qu'une machine militaire bien huilée. C'était également un ensemble de stratèges et de planificateurs, qui centralisaient les renseignements que leur faisaient remonter les agents de terrain. Ceux-là voyaient d'un très mauvais œil l'arrivée de chevaliers, et ils ne parurent pas davantage rassurés quand, d'un autre couloir un peu plus loin, surgirent d'autres soldats ennemis. Les troupes de Boros, les rares hommes qui avaient survécu, tentèrent de repousser la charge des nouveaux venus, mais il était évident qu'ils allaient ployer sous le nombre. Déjà, les premiers murmures effrayés couraient dans l'entourage de l'Orchâl.

Warin du Gondor, noble de son état, aurait dû appartenir à cette catégorie. Il n'était là que pour les immenses ressources qu'il avait mises à disposition de son nouveau seigneur, et pour l'aide précieuse qu'il lui avait apportée dans le grand plan consistant à éliminer les acteurs les plus gênants qui entravaient la glorieuse marche de l'Ordre. Pourtant, malgré sa toilette luxueuse, son maintien impeccable, et sa coiffure parfaite, l'épée qui pendait à son côté était loin d'être purement décorative. Ouvragée et de qualité, elle l'était, mais il savait s'en servir mieux qu'il ne le laissait paraître. Rapidement, il observa l'Orchâl pour voir quelle serait sa réaction. La jeune femme délicieuse qu'Arzâzath avait décidé d'habiter se tenait droite et fière, observant la scène avec une expression indéchiffrable. Il semblait impossible de lire sur ses traits parfaitement humains, et sur lesquels on reconnaissait néanmoins l'empreinte immortelle du maître. Comme il ne réagissait pas, cela signifiait probablement qu'il n'entendait pas fuir le combat. Pas devant ce qu'il voyait comme une menace ridicule, bien vite balayée. Warin ne partageait pas son avis, et il cria à l'attention de tous, et plus particulièrement de ceux qui attendaient le bon moment pour s'éclipser :

- Aux armes ! Protégez l'Orchâl !

Ces ordres, il les distribuait sans se soucier des grades ou des jeux de pouvoir internes à l'Ordre. Les différences formelles avaient disparu, et maintenant la seule chose qui comptait était de savoir qui savait manier une épée. Une partie des guerriers se rassembla autour de leur maître, en un cercle protecteur. Toutefois, ils ne tiendraient pas le choc face aux chevaliers expérimentés qui les attaquaient. Tout au plus permettraient-ils au maître de s'échapper si la situation devenait vraiment catastrophique. Les autres, ceux qui avaient un réel talent militaire, décidèrent toutefois de ne pas rester en retrait. L'assassin Dalamyr fut le premier à s'élancer, avec la souplesse d'un chat. Il se porta à la rencontre de leurs ennemis qui franchissaient déjà le premier rideau des Pies, et engagea le duel. Warin le suivit immédiatement, certain que Sepsis et quelques autres allaient faire de même.

Il n'était pas particulièrement familier de ce genre de situations, et même s'il savait se battre, il n'était pas dans ses habitudes d'être pris dans une mêlée. D'autant que sa tenue d'apparat ne se prêtait guère à cet exercice. Il n'avait aucune protection, aucune cuirasse susceptible d'atténuer ou de dévier un coup chanceux. La moindre égratignure serait douloureuse et le ferait souffrir, assurément. Mais ce n'était pas cela qui allait le démonter. Il fixa du regard le chef des chevaliers, facilement reconnaissable car il était le seul à haranguer ses troupes, et qu'il progressait dans les lignes de l'Ordre comme si les armes de ses adversaires étaient en papier. Il ordonna toutefois à un de ses compagnons d'aller prêter main-forte aux deux prisonniers, et celui-ci s'exécuta. Warin, qui connaissait le talent des deux hommes, et qui imaginait fort bien la rage qui devait les habiter, considéra plus urgent de stopper cet individu. Le chevalier descendait les marches aussi rapidement que possible, mais il fut rattrapé par le noble gondorien, plus vif.

La pointe de l'épée sublime de Warin s'enfonça sans douleur dans la chair de Léaramn, à l'arrière de la cuisse, le déstabilisant suffisamment pour le faire trébucher et l'envoyer rouler dans les dernières marches. S'il avait été frappé un peu plus tôt, il aurait probablement vu sa nuque se briser sur une des marches de pierre, mais en l'occurrence le sable de l'arène freina sa dégringolade, et il se retrouva étendu par terre, sonné. Warin le rejoignit sans tarder pour lui porter le coup fatal, nous sans s'assurer que Sirion et Gallen étaient bien occupés. En effet, l'alerte avait été donnée, et trois guerriers de l'Ordre avaient pris sur eux d'aller les arrêter. Les fous ! Ils seraient massacrés prestement. Mais c'était une diversion suffisante pour lui laisser le temps d'achever son adversaire.

Il brandit sa lame et frappa comme un beau diable. L'acier rencontra l'acier, et son coup fut dévié in extremis. Pestant, il donna un coup de pied vicieux au jeune chevalier, juste là où il l'avait blessé précédemment, et essaya de lui porter un coup décisif. Mais le misérable était bien déterminé à survivre, et il esquiva au dernier moment, laissant l'épée frapper le sable sans lui faire de mal. Warin combattait comme un beau diable, l'empêchant de se relever vraiment. Chaque fois que Léaramn essayait de se remettre sur ses pieds, un nouveau blocage absorbait ses forces et mettait en péril son équilibre. Il devait rouler sur lui-même sans grâce, éviter comme s'il était totalement désarmé, et reculer, encore et toujours. Il finit par se retrouver contre un des murs de l'arène, et Warin s'approcha de lui, confiant dans ses propres capacités :

- Tu t'es bien battu, mon jeune ami... Qui que tu sois, d'ailleurs... Mais ne sacrifie pas ta vie inutilement. Tu as fait preuve d'un grand courage en t'attaquant à l'Ordre, et être arrivé jusqu'ici est la preuve d'un immense talent. Un talent que nous saurions mettre à profit pour créer un monde meilleur...

Warin était lancé. Sa langue était probablement plus dangereuse que son épée, et les mots qu'il employaient savaient trouver la faille dans la plus solide des armures. Il était un noble, un politicien, un homme formé à la rhétorique et à l'éloquence. Son intelligence et sa capacité à manipuler autrui avaient déjà fait des merveilles sur des adversaires bien plus coriaces que ce jeune homme essoufflé qui se tenait devant lui. D'une voix suave, il poursuivit :

- J'ai tout quitté pour servir cet idéal... J'ai abandonné ma richesse, mon pouvoir, mes rêves de jeunesse, pour un bien supérieur : la paix, l'ordre, la sécurité. Ne voudrais-tu pas d'un monde pareil, chevalier ? N'est-ce pas ce à quoi tu as consacré ta vie ? Protéger les faibles, et servir les rois ? Tu pourrais accomplir ton serment, mais être délié de l'obligation d'affronter un autre royaume. Car qu'apportent les rois, à part du sang et des larmes ?

Il plissa les yeux, essayant de déterminer d'où pouvait bien venir ce guerrier, pour mieux ajuster son discours. Il analysa rapidement ses vêtements, la forme de son épée, les traits de son visage. Il cherchait une façon de rendre ce discours plus personnel, plus touchant, plus efficace en somme. Il repéra de minuscules détails qui indiquaient son appartenance au Rohan. Une cuirasse comme on n'en fabriquait que dans ce pays, la garde de son épée caractéristique des plaines du Riddermark. Warin le dissimula bien, mais un immense sourire intérieur s'empara de lui. Oui... Il voyait l'ouverture parfaite :

- Regarde le Rohan, par exemple ! Notre objectif était d'apporter la paix à tous, mais vois ce que le roi Hogorwen a fait ! Il a détourné notre cause de son chemin. Il a préféré servir ses propres intérêts, et il a mal employé le pouvoir que nous lui avions confié... Nous sommes desservis par les gens envieux, avides. Nous avons besoin de cœurs purs, d'hommes d'honneur capables d'employer le pouvoir qui leur est confié avec bienveillance.

Il sentait que ses mots s'insinuaient profondément dans l'esprit du jeune rohirrim, et qu'ils le faisaient réfléchir. Il sentait qu'il était en proie au doute, que ses défenses mentales mises à rude épreuve. Ce paysan à qui on avait donné une épée et une armure n'était rien par rapport au noble du Gondor qui le toisait, et Warin était certain qu'il ne tiendrait guère face à ses assauts. Il finirait par succomber, et s'inclinerait devant l'Orchâl avec la foi dans les yeux et des suppliques sur les lèvres. Sûr de lui, il porta l'estocade :

- Allons, mon jeune ami, soyez honnête avec vous-même... N'avez-vous jamais rêvé d'avoir le pouvoir de punir les coupables, et de protéger ceux que vous aimez ? Peut-être... peut-être avez-vous une femme que vous aimeriez voir s'épanouir dans un monde de paix. Ou peut-être courtisez-vous une belle et charmante demoiselle, auprès de laquelle vous voudriez demeurer sans craindre d'être appelé par les cors de la guerre. Peut-être y a-t-il une femme... dans vos souvenirs ou vos rêves... que vous aimeriez revoir. Une femme que les ambitions guerrières d'un roi, d'un prince, d'un seigneur, maintient loin de vous...

Le combat le plus difficile, pour le jeune rohirrim, ne se déroulait pas dans l'arène de sable, ou sur le balcon où s'affrontaient toujours les hommes vaillants qui s'opposaient pour de nobles idéaux. Non. Il se déroulait à l'intérieur de sa propre tête, et son ennemi était le serpent du doute, dont la reptation lente et constante étaient plus déroutantes que la plus originale des passes d'armes. Patient, Warin attendit sa réponse, certain que la victoire était sienne.


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"Il n'y a pas pire tyrannie que celle qui se cache sous l'étendard de la Justice"

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Learamn
Capitaine de la Garde du Roi du Rohan
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Dim 16 Fév 2014 - 14:09
Le bruit fracassant d'ne porte que l'on forçait , les cris stridents des pies chargé de la sécurité , les ordres du Comte Skaline , le chant mortel de l'acier. Tout ses événements se déroulèrent à la suite et Learamn les prenait comme ils venaient. Le jeune guerrier était trop épuisé pour anticiper pour réfléchir , s'il voulait avoir une chance il devait écouter et agir sur les événements . Avec la force du désespoir mais aussi avec la détermination d'un homme ne voulant pas baisser les bras après tout ce chemin il terrassa un premier adversaire sûrement surpris de voir avec quelle vigueur et quelle force ce jeune guerrier à l'allure épuisé se battait. Le rohirrim sentit une lame l'éraflait , il sentit le sang tiède couler , il sentait ses membres faiblir . Chaque fibre de son corps semblait lui dire que c'en était trop , qu'il fallait tomber à terre et en finir . Mais avec un hurlement de rage Learamn ignora son corps et ses douleurs , ce n'était pas le moment. C'est alors que le jeune homme aperçut en contrebas une arène de sable à l’intérieur de laquelle se trouvait deux hommes. L'un d'eux était bien connu du jeune homme , sous ses yeux se trouvait le maréchal Mortensen , héros d'Aldburg et mentor du jeune capitaine. Que faisait-il ici? Pourquoi n'était-il pas en Rohan? Ces questions traversèrent rapidement l'esprit du jeune homme amis celui-ci savait qu'il fallait à tout prix le mettre hors de danger.

-Comte ! En bas! cria alors Learamn à son supérieur .

Celui-ci semblait absorbé par un autre objectif , il ordonna alors à Learamn de descendre les libérer ce que ce dernier fit sans se poser de questions. A ce moment précis l'autre groupe mené par Hector fit irruption avec fracas dans la salle , s'en prenant aux pies de l'Ordre , ils n'étaient pas de trop. Learamn dévala quatre à quatre les escaliers de pierre mais alors il sentit l'acier toucher sa jambe , le jeune homme trébucha et chut jusqu'en bas . Heureusement pour lui il était indemne . Learamn leva la tête , il aperçut Gallen et l'autre prisonnier aux prises avec des sbires de l'ordre . Puis il identifia son agresseur , c'était un homme d'allure noble , aux habits d'apparats qui tenait une magnifique épée . Il ne semblait nullement inquiet et marchait avec une allure fière et droite . Au moment où Learamn tenta de se relever son adversaire lui asséna un violent coup de pied là où il l'avait blessé , Learamn chuta mais par pur réflexe eut la bonne idée de rouler sur le côté afin d'éviter la lame de son adversaire. Le jeune homme tenta une nouvelle fois de se relever mais le noble l'attaqua à nouveau , lui faisait perdre l'équilibre . Avec la surface instable qu'était le sable et les incessantes attaques de l'homme le rohirrrim avait toutes les peines du monde pour trouver ses appuis. Ce petit jeu dura ainsi quelques minutes , son adversaire faisant reculer Learamn lentement mais sûrement jusqu'à ce que ce dernier se retrouve dos au mur. C'est alors que l'homme , au lieu de l'achever rageusement , commença à parler , à user de sa pire arme. Sa voix douce mais déterminée ne pouvait laisser insensible le jeune homme , en particulier quand il commença à parler du Rohan. Mais le jeune homme s'effondra littéralement aux derniers mots de son adversaire . Une femme ... aucune ne l'attendait à la maison pour l'instant mais le jeune homme désirait profondément fonder un foyer . Ils voulaient se battre pour ceux qu'il aimait , pour sa famille pour ses amis. Les hommes de cet ordre mystérieux que Learamn avait affronté jusqu'ici n'étaient que des brutes sans cervelle , programmés pour tuer ; Learamn ne pouvait alors douter que ces hommes étaient mauvais . Mais cet homme ci , sûrement plus haut placé dans la hiérarchie , avaient combattu noblement , au lieu de massacrer le jeune homme il lui parlait avec des paroles envoûtantes. L'esprit de Learamn déjà assez flou avec la fatigue accumulée fut complètement désorienté . Les fracas des armes n'étaient plus qu'un bruit lointain aux oreilles de Learamn ; les voies , les désirs et les valeurs du jeune hommes se mêlaient en son âme.Complètement désorienté il tomba à genoux devant son adversaire , la tête entre ses deux mains et il lâcha alors d'une voix rauque

-Qui êtes vous vraiment? Que voulez vous?




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Forlong
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Lun 17 Fév 2014 - 2:19

L'Orchâl s'était penché en avant sur son trône, dévorant avidement le duel du regard. Lorsque Gallen leva son épée au dessus de sa tête, Kallista passa sa langue sur ses lèvres féminines de manière presque érotique. Elle murmura un mot en elfique. Gurth...La mort. C'était en prononçant ce mot que les combattants achevaient jadis leurs victimes pour la gloire de Morgoth dans les temples noirs de l'île de Numenor. Bientôt, d'autres seraient construits partout en Terre du Milieu.

Ses lèvres se déformèrent dans une grimace lorsque les cris de Boros parvinrent à ses oreilles. Qui osait interrompre le moment du triomphe ultime de la Couronne de Fer sur ses ennemis, forcés de s’entre-tuer tels des chiens sauvages sur l'arène?

L'Orchâl se leva avec grâce alors que les premiers assaillants apparurent dans la loge. Il était surpris, certes...Ces Passeurs des Etoiles avaient réussi à découvrir son sanctuaire, traverser le désert de Rhûn, vaincre les gardes à l'entrée et braver les pièges qui les attendaient dans le dédale menant au coeur de la nécropole. Si seulement tous les serviteurs de la Couronne de Fer étaient dotés d'une détermination pareille...

Peu importe. Ils allaient mourir ici, au même endroit que Poulain et Puma...après tout, ce n'étaient que des simples mortels. Arzâzath se rappelait d'une époque où les humains étaient puissants, où les Numénoréens étaient capables d'affronter la puissance de Sauron et bâtir des forteresses qui incitaient la jalousie des elfes et des nains. Mais à présent les hommes étaient faibles, une ombre de leur gloire d'antan.

La plupart des membres de l'Ordre s'élança au combat lorsque le deuxième petit groupe de Passeurs fit son apparition. Certains cependant restaient en retrait, des lâches, incapables de tuer ou mourir pour la gloire de Morgoth.

Des chevaliers venus de tous les grands royaumes des Peuples Libres, des mercenaires, assassins, soldats et seigneurs. Tous s'affrontaient à présent sous les fondations de Vieille Tombe, dans une escarmouche désespérée. Beaucoup d'hommes auraient payé une fortune pour voir ce genre de combat sur les arènes de Kryam. Certains de ces hommes entouraient d'ailleurs l'Orchâl, mais le danger réel de la situation semblait diminuer leur enthousiasme pour la chose.

Un des chevaliers avait réussi à se frayer le chemin parmi les Pies, et se dirigeait à présent vers Kallista, avec un regard rempli de haine. Un sourire cruel apparut sur les lèvres de l'Orchâl. Il se serait contenté de regarder ses prisonniers s'entre-tuer dans l'arène, mais puisque ces pauvres fous s'obstinaient, il ferait couler du sang lui même.

Les doigts féminins se refermèrent sur le manche d'une arme exotique apposée contre le trône. Un spécialiste de l'art du combat oriental aurait reconnu un lajatang; des lames en forme de croissant étaient placées sur les deux extrémités d'une longue hampe. L'Orchâl fit virevolter l'arme dans l'air avec un sifflement sinistre, qui fit reculer les dignitaires de l'Ordre qui l'entouraient. Il se retrouva seul face à Erco Skaline.

Arzâzath détourna l'attention du Comte en faisant un moulinet avec son arme, alors que son autre main sortit une fiole des profondeurs de sa cape noire, qu'il lança aux pieds du Passeur. Un nuage de fumée lacrymogène apparut dans l'air, obligeant Mâtin à reculer en se couvrant les yeux. L'Orchâl ne perdait pas de temps. Il s'élança dans la direction du Passeur en maniant son arme à double lame avec une vitesse terrifiante. Le croissant d'acier mordit la chair d'Erco au niveau de ses côtes, bien que ralenti par sa cotte de maille.

-Il est temps pour toi de rejoindre Lion Opulent...Sois reconnaissant du privilège de mourir par ma main, Passeur.


***



Il n'y avait pas de mots pour décrire le cauchemar que fut la course poursuite dans les couloirs sombres de la nécropole. A chaque pas, Eradan sentait tout son être l'inciter désespérément à rebrousser son chemin et quitter ce lieu. Seul le courage d'un descendant des hommes du Numenor, et la détermination d'honorer le sacrifice de ses compagnons lui avaient permis de continuer, de vaincre la peur qui le rongeait de l'intérieur, la peur des ténèbres, et de ce qui les attendait au bout du tunnel.

Ils n'avaient pas eu le temps de rattraper Arwin, qui s'était élancé à la poursuite des tueurs de son cousin. Le sergent Boros avait attendu le chevalier aveuglé par le deuil et la soif de sang à un tournant du couloir, et lui avait enfoncé sa dague dans la gorge. Eradan le retrouva, adossé au mur, s'étouffant avec son propre sang. Une larme coula sur la joue du fils de Garion, et il serra l'avant bras du mourant, lui promettant de les venger, lui et Angus. Hector, le chef des mercenaires, tira sur son bras pour l'inciter à se relever. Ils devaient continuer.

Les chevaliers finirent par rattraper les plus lents des soldats de l'Ordre, qu'ils tuèrent sans aucune pitié. Cependant le sergent Boros n'était pas parmi eux...Le dirigeant des Chevaliers du Cor Brisé sentit une pierre céder sous son pied, et entendit un mécanisme s'activer...

-Eradan!! - Mandor, le chevalier à la silhouette d'un ours, se jeta sur lui et le poussa en arrière. Des carreaux sifflèrent dans l'air, un piège destiné à ceux qui osaient s'aventurer dans les catacombes. Le jeune chevalier entendit un grognement de son compagnon, et vit avec horreur les flèches plantées dans son dos.

-Tu vas devoir sauver la Terre du Milieu à ma place...mon capitaine...

Ce furent les derniers mots de Mandor, chevalier du Cor Brisé.

Ils n'avaient pas d'autre choix que continuer...Ils n'étaient plus que quatre: Hector et Onur, Eradan et Aglahad de Dol Amroth. Le souffle d'air frais qui fouetta le visage d'Eradan était presque enivrant. Il entendit les cris de Boros au loin, et resserra ses doigts sur le pommeau de son épée. Si le dernier descendant de Faramir était destiné à mourir sans héritier, il allait le faire en défendant les Peuples Libres, comme ses illustres ancêtres.

Dans d'autres circonstances, le chevalier se consolerait en se disant qu'il avait déjà survécu à des situations pires que celles-ci. Mais il n'avait jamais connu rien de comparable à ce cauchemar...Même la charge désespérée sur Aldburg semblait être un jeu d'enfant face aux horreurs de Vieille Tombe. Néanmoins, Eradan ressentit pour la première fois une lueur d'espoir lorsqu'il aperçut le Comte Skaline sortir d'un autre couloir. Ainsi, ils n'étaient pas seuls!

Deux Pies tombèrent sous les coups puissants de son épée; il se sentait plus à l'aise en combattant dans une salle éclairée que dans l'obscurité qu'il dut affronter à partir du moment où ils avaient pénétré dans la nécropole.

L'assaut brutal de Boros le fit reculer, et l'obligea à parer ses coups avec son bouclier rond, chaque attaque envoyant une vague de choc le long de son bras. Eradan n'avait jamais combattu un berserque auparavant. Il sentit l'épée du sergent mordre la chair découverte de sa jambe. Il l'entendit rire...et l'image du corps d'Arwin apparut devant ses yeux. Avec un cri de rage, le chevalier repoussa le guerrier de l'Ordre en arrière en utilisant son bouclier. L'euphorie de Boros se heurta contre la furie du fils du Gondor, qui profita de sa taille supérieure pour faire reculer l'homme qui se trouvait face à lui. Il reconnut l'accent de son pays natal dans la voix de Boros, ce qui ne fit qu'augmenter sa colère.

Eradan para le dernier coup de l'épée du sergent avec la sienne, et riposta avec un coup de bouclier violent; le bord renforcé d'acier heurta le visage du chauve, brisant ses dents. Le chevalier laissa tomber le bouclier, et attrapa son épée bâtarde à deux mains, la levant au dessus de sa tête. Le coup fut dévastateur...la lame atterit entre le cou et l'épaule de Boros, traversant les lamelles de cuir qui soutenaient son plastron, ainsi que sa chair et ses os...Le corps de l'homme de la Couronne de Fer, pratiquement coupé en deux jusqu'à la ceinture, s'écroula en convulsions. Il n'avait rien de glorieux ni de chevaleresque dans cette façon de tuer... juste une efficacité terrible et la furie d'un justicier sans roi.

-Eradan...! Le Prince!

Le souffle court, le descendant de Faramir se retourna en entendant la voix d'Aglahad. Le chevalier aux yeux gris avait couvert ses arrières pendant son duel contre Boros, et avait réussi à abattre deux adversaires en noir et blanc malgré le sang qui coulait d'une blessure sur sa tête.

Eradan regarda dans la direction indiquée par son compagnon. Il vit Erco Skaline en train d'affronter une silhouette féminine...et plus loin, à côté du trône, un jeune garçon. Son coeur s'arrêta de battre un instant lorsqu'il reconnut Chaytann, le fils du roi Méphisto, enlevé il y a des mois. C'est pour le retrouver que l'armée royale était partie à Assabia.

Ignorant complètement le reste des combattants, il s'élança dans la direction de l'enfant...



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Gallen Mortensen
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Mar 18 Fév 2014 - 17:40
Gallen leva haut sa lame noircie. Un bref instant il ferma les yeux. Sirion put voir en contrebas des larmes naitre.

Kaya commença à descendre à une vitesse fulgurante. En effet le rohirrim ne voulait pas que son ami ne souffre.

A quelques centimètres , le maréchal rouvrit les paupières pour graver à jamais le visage de son compagnon et ami.

Puis un cri surgit. La voix d'Erco. Décidément son compatriote était son sauveur à plus d'un titre.

Gallen stoppa son mouvement. Il en eut mal aux avant bras. Néanmoins une légère cicatrice rouge indiquait le passage retenu de la lame rohirrim sur le cou de l'assassin du roi Aldarion.

Le rohirrim s'arrêta de respirer un long instant, se demandant si sa souffrance ne lui jouait pas un mauvais tour ou ces ordures de l'ordre malfaisant. Il se frotta les yeux embrumés par les larmes et la sueur. Et avec stupeur il découvrit Erco accompagné de Loup et du jeune Léaramn taillader les pies protectrices de l'Orchal.

Il eut un rire, un rire non pas joyaux mais glaçant. Puis son regard bleu cobalt fixa la belle Shiva et sa fiole rempli d'antidote. Rien n'était sûr mais il devait récupérer le précieux liquide.

Comme pour montrer sa liberté retrouvée, Gallen fit tournoyer sa lame avec vivacité il était de retour. Il regarda Sirion qui se redressa avec vaillance malgré sa nouvelle blessure à la cuisse.

Gallen le salua d'un signe de tête respectueux et il fonça vers l'escalier aussi vite que ses jambes meurtries pouvaient le porter. Il jaillit , effectuant de nombreux coups d'œil vers Shiva la belle brune agent de l'Ordre.

Il arriva en bas de l'escalier. Une première pie arriva lame haute. Gallen prend le fer tournoie sur lui même, reprend le fer. Puis il s'affaisse et balaye les jambes de son adversaire. La pie roule dans le sable de l'arène, elle est achevée d'un coup de lame au niveau de la gorge. Une pie se rue à nouveau sur Gallen . Le cliquetis des lames se répercutant de nouveau. Gallen accélère, la pie recule. Le rohirrim déclenche alors sa danse écarlate et avoir d'avoir crier gare le paie se retrouve transpercée de part en part. Gallen retire avec fureur Kaya. Il fixe de nouveau Shiva. Il est inarrétable. Une nouvelle pie tombe sous ses coups , sa tête roule dans le sol poussiéreux.

Shiva a un mouvement de recul, le regard du maréchal est celui d'un assassin. Pourtant elle a tous les atouts en main. Elle est un agent de l'Ordre. Mais ce passeur n'a plus rien à voir avec le piteux prisonnier qu'elle a torturé. Il semble avoir quatre bras et quatre cœurs . Mais qui peut l'arrêter? Son regard tombe sur Sepsis, qui malgré les pressentiments de Warin n'a pas bougé, il reste stoïque. mais qu'attend il donc??

Gallen arrive près de Léaramn et Warin. Il pourrait aider son compatriote mais il n'a pas le temps il doit tuer ... Il passe à coté de warin , le fait reculer d'un coup d'épée d'une fluidité parfaite et force léaramn à se relever.

Il lui hurle

"Debout par les valars Rohirrim, bats toi"

Puis il court, entame l'ascension de l'escalier. Une pie arrive. Elle a l'avantage. rapide comme l'éclair Gallen esquive les assauts pourtant experts de son assaillant. Puis la lame de Gallen jaillit , rapide comme le crotale, un coup venu d'ailleurs, une passe d'arme elfe. en fait une manœuvre utilisée par Lammath lui même que le Champion du Rohan a eu l'occasion de combattre.

La pie s'effondre comme un château de cartes et son corps mou et sans vie glisse vers le sol de l'arène.

Gallen bondit, monte quatre à quatre les dernières marches de l'escalier. Il fixe de nouveau Shiva. Cette fois elle panique franchement . Swann arrive à ses cotés. Non pas qu'il apprécie la belle, c'est un individualiste profond mais une batille rangée bien peu pour lui. Et il doit l'avouer le rohirrim lui fiche la frousse.

Gallen aperçoit Erco commencer son duel désespéré contre l'Orchal mais il n'a pas le temps , sa cible s'enfuit.

Une nouvelle pie surgit. La danse écarlate achève son élan de nouveau. Gallen s'empare de la lame ouvragée de son adversaire défunt. Le rohirrim a dorénavant deux épées; il est de nouveau le danseur de guerre.

Shiva et Swan s'engouffre dans un couloir. Gallen hurla sa rage et les poursuit. Une pie s'interpose. Un mur de lames s'élève alors et la pie s'effondre face contre terre.

Puis Gallen sans un regard pour ses compagnons en danger fonce dans les ténèbres.

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Sepsis n'avait pas bougé mais sous son masque il souriait , il adorait la situation. Il entendit le mot elfe prononcé par l'Orchal. En bon linguiste il appréciait. Puis les événements se déchainèrent. IL Observa pour trouver un adversaire digne de lui et de ses talents. Il fixa Sirion qui restait prostré au milieu de l'arène, dommage . Puis il vit le bouseux de rohirrim revigoré tracer son chemin sanglant. Il réchauffa donc sa canne pour la transformer en arc il sortit de sa bottre, une des 2 flèches elfiques qu'il avait toujours . Il fixait sa cible. Il calcula. 33 secondes, c'est le temps qu'il faudrait à Mortensen pour s'engouffrer dans le chemin emprunté par Shiva et Swan. Il tirait donc dans 35 secondes pour donner uen chance au maréchal. Mais Gallen eut un instant de repos au somme de l'escalier, son erreur. Sepsis tendit son arc. Mortensen allait mourir. Puis il ne vit pas le coup qui fut porter à sa tempe. Sepsis bascula devant la puissance de celui-ci mais il se rétablit avec une roulade arrière . Qui avait osé?

Sirion était de retour....


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Sirion Ibn-Lahad
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Mar 18 Fév 2014 - 23:41
Le duel entre les deux compagnons fut terrible et intense. Le Khandéen parvînt finalement à faire entendre raison à Gallen sur le sort qui leur était promis. À l'un comme à l'autre. Mais il savait pertinemment qui il avait en face de lui. Le maréchal Mortensen, un homme, un rohirrim, empli de fierté, de courage et de témérité. Il ne s'avouerait jamais vaincu et tenterait contre vents et marées de combattre leurs ennemis. La tache de Sirion avait dès lors été des plus simples : devenir l'ennemi de Gallen Mortensen.

La danse écarlate, Sirion la connaissait bien. Il avait affronté Hogorwen à Dol Guldur, il savait la contrer. Il malmena du mieux possible son ami, le poussant dans ses retranchements jusqu'à recevoir une première blessure à la hanche. Blessé à la cuisse depuis la colline de la Sorcellerie, encore atteint dans sa chair face à Dalamyr en Arnor puis torturé dans ces geôles, Ibn-Lahad ne lâcha qu'un faible grognement. Pourtant, son corps, lui, avait de moins en moins de mal à suivre le rythme. À présent, seul son esprit et sa volonté guidaient ses gestes.

Mais Gallen avait le dessus et il ne perdrait plus son avantage. Un dernier coup de poing dans la tempe du maréchal en guise de dernier baroud'honneur puis il fût écrasé entre l'épée et le mur de l'arène. Enfin, cela allait finir. Mortensen avait dû le voir, il devait le sentir. Sirion se jeta dans un dernier éclair sur son compagnon, le mettant au sol -seul Erù savait comment- sans sa fidèle Kaya.

Sirion ne s'aperçut pas tout de suite que la lame noire du rohirrim était encore figée dans sa cuisse. L'entaille faite par Hogorwen venait d'accueillir l'arme d'un second guerrier du Rohan. Triste ironie. Les yeux de Sirion scrutaient l'épée sans réelle intention de l'enlever. Il était arrivé au bout de ses ultimes forces mais il avait atteint son but. En un geste vif, Gallen reprit son bien de la chair d'Ibn-Lahad. Le guerrier meurtri s'arracha un cri inhumain mais pourtant ressenti comme libérateur, avant de tomber, à genoux. Lorsque son visage retomba, un sourire sans vie était apparu sur les lèvres de Sirion. Tout cela allait s'achever. L'Orchâl avait gagné. Le Puma agonisait.

La fraîcheur de Kaya raviva légèrement les sens du vaincu et le poussa à plonger son regard dans celui de Gallen.

"Adieu mon ami." lui dit-il.

Sirion lui sourit à nouveau. Il avait perdu le goût de sa propre survie. Et il n'avait plus peur. Kaya s'élança dans les airs. Il savait que Mortensen le tuerait vite et sans souffrance inutile. Un silence terrible s'abattit dans l'arène.

"La Flamme s'éteint dans la nuit..." chuchota Sirion.

Puis une porte qui se fracassa, des cris et des chocs d'épées venant d'en haut. Peu importe, Sirion sentait déjà l'épée fendre l'air pour lui trancher la tête.


"Gallen !!! Ne fais pas ça!!!.... Je suis là !!!! Tout n'est pas perdu !"

Le tranchant de la lame se reposa au ralenti sur la nuque de Sirion. Ce dernier eut comme un arrêt cardiaque, la mort avait changé de direction devant lui. Un chevalier venait de la stopper en pleine course et sa voix, Sirion l'aurait reconnu jusque dans le Néant.

"Erco..." souffla-t-il sans même relever la tête.

Mais il n'y avait pas le temps de se laisser emporter. Déjà, Gallen Mortensen était reparti au combat. Il courrait comme un mearas et il respirait de force. Sirion récupéra Nerthag à ses pieds et se redressa tant bien que mal et déjà, un guerrier de l'ordre gisait non loin, mort sous les coups du rohirrim qui avait regagné la loge à la poursuite d'on ne sait qui. Le vacarme du combat réveilla les vertiges du Fantôme qui, de son oeil encore ouvert, observa la scène. L'Orchâl était assailli par Erco et les siens, finalement les Passeurs avaient trouvé le quartier général de l'Ordre de la Couronne de Fer. Tout pouvait finir aujourd'hui. Tout finirait aujourd'hui, dans tous les cas.

Petit à petit, Sirion remonta les escaliers et chaque marche lui sembla un mur infranchissable, avant qu'enfin, il ne parvienne en haut, là où tout allait se jouer. Il chercha des yeux ses amis : Erco tenait sa garde face à une femme... une femme ? L'Orchâl ? Mais l'esprit de Puma n'avait plus assez d'énergie pour s'interroger sur ce détail. Erco portait à sa ceinture une étrange arbalète. La sienne.

"Le monde est vraiment petit." pensa-t-il.

Gallen disparaissait à nouveau aux yeux du Khandéen dans les ténèbres. C'est à ce moment qu'il vit son tortionnaire, Sepsis, bander son arc dans la direction du couloir. L'instinct de Sirion fit le reste.

Son poing vînt se fracasser sur le visage du guerrier de l'Ordre avant que celui-ci ne s'effondre au sol, la tempe ouverte et l'air incrédule, stupéfait.

"Alors... Sirion cracha une glaire de sang... plus costaud caché derrière son arc ou face à un prisonnier que sur le champ de bataille hein ?!"

Sepsis se releva, ne quittant pas Sirion du regard.

"Un plaisir de te tuer, pourriture. Ça va être un plaisir..."

Sirion était de retour mais la flamme était bel et bien éteinte.




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Daix
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Mer 19 Fév 2014 - 23:04
    Le couloir d'obsidienne n'était pas infini. Cette première constation rassura Daix. Ils machaient depuis si longtemps qu'il n'avait put s'empêcher de se poser la question. Et si cet enfer ne finissait jamais ? Mais voilà que devant lui, une porte fermée lui bloquait le passage. Ils courruent pour atteindre la fin de leur calvaire, avec un espoir qui revenait peu à peu. De l'autre côté se tenait peut être la mort, prête à les punir de lui avoir échappé. Deuxième constatation, qui refroidit brutalement l'assassin. Derrière cette porte, le couloir pouvait tout aussi bien continuer, ou ils pourraient se retrouver face à une armée entière ; ils n'en savaient rien. Il avait l'impression terrible de se jeter nu dans la gueule du loup, en plein dans un piège. La vérité, c'est qu'il sautait à bras ouvert vers les derniers instants de sa vie.

    Car, il ne fallait pas se leurrer ; ils étaient cassés, abimés et éreintés. Jamais ils ne sortiraient d'un combat vivants. Pas tous. Peut être que si ça tournait vraiment mal, Daix pourrait s'éclipser en douce, comme il l'avait fait par le passé, fuir pour la énième fois sa dernière heure et son heure de gloire. Pourrait-il honnetement se faire passer pour une Pie dans l'espoir de s'en sortir vivant ? En regardant ses frères d'arme mourir ? Il y a peu, l'assassin n'aurait pas hésiter. Sa précieuse survie était trop importante... mais là, il avait changé, profondément. Il se sentait plus serein, quand il n'était pas en proie à une crise de folie. Plus courageux, peut-être... non, pas tout pas à fait. En vérité, il se sentait las ; las de vivre lâchement. Las de vivre, tout simplement. Si sa mort devait venir, peut-être que cette fois-ci, il ne s'y soustrairait pas.

    Il hocha la tête vers Erco, pour lui signifier qu'il était prêt. Empoignant sa dague, il se tint pret derrière lui. Ce qu'ils découvrirent derrière la porte l'immobilisa, à l'instar de ses compagnons. Beaucoup de gens. Beaucoup d'ennemi. Un instant de flottement qui éclata en quelques secondes. Le combat final commença alors. L'avantage de l'attaque surprise permit à Daix d'arracher la vie à un homme sans que celui-ci ne réagisse. Il enchaina en attaquant un espèce de monstre de presque de deux mètres de haut, planqué sous une armure lourde et entravante. L'assassin, bien plus rapide malgrè ses blessures, n'eut aucun mal à éviter sa première attaque puissante. La longue épée ne l'effleura même pas. Il se glissa sur le côté et, d'un coup vif, lui planta sa dague dans les côtes. L'acier de l'arme rencontra l'acier de l'armure, mais l'assassin sentit qu'il était parvenu à entailler la chair. L'homme en face grogna avec un rictus, recula d'un pas et cracha par terre. Rarement Daix n'avait eut à faire à un homme au regard aussi haineux.

    Le Loup profita de cet instant de répit pour analyser la situation en quelques secondes. Sa spécialité. Il était acculé dans un coin du balcon, seul et isolé de ses autres camarades qui se battaient dans la confusion général. Impossible d'en comprendre quoique ce soit. L'avantage, c'est que tout le monde se désintéressait de leur combat. Il balaya l'endroit du regard. Tout le monde ? Un homme, plus loin, l'observait en fait avec une grande intensité. Il l'observait comme s'il reconnaissait en Daix un fantôme du passé.

    Quand soudain, un souvenir rejaillit... en même temps que la lame de son adversaire qu'il évita d'extrême justesse, dans un mouvement tenant plus du réflexe. Pas le temps pour les fantômes, cette fois. Il avait en face de lui un adversaire bien réel, et pas des moindre. Sans accorder plus d'attention à l'homme étrange, il s'élança sur le côté et tourna autour de sa proie. Il ne cessait de changer de directement, de bondir d'un endroit à l'autre, évitant ainsi les coups d'estocs et les charges rageuses du buffle. Il faillait se faire prendre une ou deux fois, mais les feintes et les bottes se révélèrent extrémement prévisible. Il comprit très vite sa danse, et vint le moment où il put conduir le pas, alors que l'épuisement se sentait dans chacun des mouvements du géant. Ses gestes se firent plus lents, plus approximatifs. Et alors, Daix frappa. D'abord, sur son côté gauche ; puis il vint trouver le défaut de l'armure à l'épaule ; et alors que son adversaire reculait, légérement déséquilibré, il le frappa au niveau de l'arcade sourcilière d'un coup de poing puissant. Néanmoins, le géant sourit méchamment avec un lueur sarcatisque dans l'oeil.

    -Qu'est-ce que tu penses pouvoir faire, petit homme ? Pouvoir rivaliser avec la force brute ?

    Au moment où il prononçait ses mots, il se mit à saigner abondamment juste au dessus du sourcil. Le sang vint lui brouiller la vue et Daix en profita pour lui sauter à la gorge. Les deux hommes tombèrent, l'assassin bloqua la pie sous son corps et lui asséna un autre coup dans l'oeil, et lui chuchota de sa voix la plus glacé.

    -Tu n'as pas compris. Ce n'est pas un combat... c'est un travail d'expert. Je suis l'expert.

    Quand il se releva, sa tunique était taché du sang de sa victime, qui jaillissait de sa gorge. Quel endroit magnifique qu'une gorge pour un tueur comme lui. Avec un sourire, il nettoya rapidemment sa lame, avant de s'apercevoir que déjà, un autre adversaire venait à lui. Son sourire s'évanouit aussi vite qu'il était apparu.

    Les ruelles sombres de Minas Tirith l'avait vu grandir orphelin, voleur et sans ami. Jamais il n'aurait survécu s'il n'avait pas abandonné toute notion d'honneur et de respect. La vie en solitaire ne faisait pas de cadeau, surtout quand on avait à peine la quinzaine. Mais on ne survivait pas non plus en volant des pommes. Et il n'était pas non plus devenu assassin par hasard. C'est un métier sans pitié, qui ne s'apprend pas tout seul. Il faut connaitre les rouages de la ville et de la politique, les bons alliés, les bonnes planques, les bonnes techniques. Il faut avoir un bon maître.

    Daix avait toujours pensé avoir bénéficié du meilleur. L'homme qui lui avait tout apprit cultivait tellement le secret que l'apprenti assassin qu'il était à l'époque n'apprit rien sur lui, si ce n'est son pseudonyme. Il ignorait s'il possédait une famille, un but, une religion, d'où il venait et ce qu'il faisait à Minas Tirith. Il ignorait surtout pourquoi il avait décidé de le former, lui. Malingre et piteux, il doutait d'être la recrue la plus prometteuse. Mais c'est lui que son maître avait choisi, et avec lui, il avait apprit à tuer et à voler. Il avait élévé ces basses activés au rang d'arts. Et il avait permit à Daix d'être l'un des artistes les plus talentueux de sa génération.

    En réalité, il avait fabriqué Daix. Il l'avait fait oublié son ancien nom, son ancienne famille, ses anciennes aspirations et il avait créé Daix, l'assassin, le Loup. Tout ce que ce dernier avait put faire par la suite, c'était la faute de son maître car c'était devenu l'un de ses objets, ou plutôt l'un de ses semblables. Une machine à tuer. Pendant cinq longues années, il avait façonné un garçon pour en faire un monstre et avec succès. Mais Daix ne lui en voulait pas outre mesure. Si à l'époque il lui vouait une véritable affection – surement réciproque -, voir même une sorte de vénération, maintenant il était emplit de respect pour cet homme qui l'avait aider à survivre. C'est grâce à cet homme que de mouton, il devint un loup.

    Un homme que Daix avait pourtant abandonné un soir, pour continuer sur sa propre voie et continuer sa vie, seul. Sans un remord, sans un regret et sans une once de mesquinerie. Il ne saurait jamais comment son mentor avait encaissé cet abandon. Mais il était foncièrement certain qu'il ne pouvait s'en offusquer. Lui-même ne cesser de lui répéter que la vie d'un assassin est avant tout une vie de solitude, et qu'un jour il lui faudrait voler de ses propres ailes. Alors Daix était partit, espérant secrètement recroiser la route de celui qu'il considérait comme son plus proche parent. Une espérance qui s'était peu-à-peu évanoui au profit d'un vague souvenir et d'une profonde nostalgie d'un passé qui s'oublie trop vite. Son maître avait finalement rejoint le rang des nombreux fantômes dans la vie de Daix.

    Mais les fantômes reviennent toujours, d'une manière ou d'une autre. Et cette fois, ce fantôme-ci est bien réel. Dalamyr. Dalamyr. Il se tenait devant lui, l'arme au poing, prêt à attaquer. Se souvenait-il seulement du jeune garçon qu'il était ?

    - Dalamyr.
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Learamn
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Dim 23 Fév 2014 - 15:01
Warin était comme un serpent dont les attaques n'étaient pas les plus dangereuse mais dont il fallait se méfier du venin. Ses paroles étaient semblables à un venin qui se distillait lentement et qui faisait son chemin. Learamn jusqu'ici sûr de lui et de ses idéaux , sûr de son combat de cette quête venait d'être profondément ébranlé. Le doute s'était emparé de lui. Il affrontait en ce moment même un Ordre dont il ne connaissait rien , dont on n'avait rien voulu lui dire. Comment pouvait il combattre quelque chose dont il ne savait rien? Quels étaient leurs idéaux ? Etaient-ils aussi dangereux ou mauvais que l'on lui avait dit? Après tout ils disent se battre pour la paix et la liberté? Le jeune homme déjà à bout de forces physiques venait de perdre sa force psychologique . Celle qui lui avait permis de continuer à se battre .
C'est alors que retentit le tintement de l'acier et qu'une voix familière l'appela

-Debout par les valars Rohirrim, bats toi!
Cette voix il aurait pu la reconnaître entre mille , le jeune homme releva la tête. C'était le maréchal Mortensen qui lui avait parlé , qui lui avait ordonné de ne pas baisser les bras , de continuer à lutter. Le même homme qui l'avait accueilli , démuni et esseulé , après sa fuite d'Edoras . Le même qui avait choisi de placer sa confiance en un jeune soldat formé par les hommes d'Hogrowen quand tout le monde le soupçonnait de traîtrise. Le même homme qui avait uni Orwen et Fendor contre le roi félon. Le même qui avait conduit la charge contre les pies. Le même qui jusqu'au bout n'avait rien lâché. Et cet homme là lui ordonnait de se relever de continuer à se battre . Comment Learamn pouvait douter quand de tel hommes se battaient encore après avoir subi toute sortes de tortures dans ce sombre lieu? le jeuen rohirrim se remit alors le plus vite possible sur ces deux jambes et regarda son vis-à-vis dans les yeux avec un nouveau regard. Un regard déterminé et plein de rage.

-Vous me faites douter c'est vrai! Mais il y a une chose dont je suis certain et que je n'oublierai jamais. Cette chose c'est mon origine , là d'où je viens. Une terre qui aura souffert par votre faute dans laquelle des hommes , des femmes , des enfants ont placés leurs espoirs et moi et je ne compte pas les décevoir!

Alors avec un cri de rage et muni d'une force nouvelle et puissante , il chargea son adversaire. Si Warin avait été surpris par le volte-face du jeune combattant , il n'en montrait rien . Il parait les attaques toujours aussi calme et noble . Learamn comprit rapidement qu'il était trop habile avec son épée pour lui , il était plus fort avec sa lame. Ill devait donc jouer sur d'autres atouts comme sa jeunesse . Il fallait épuiser son adversaire vraisemblablement plus âgé. Le jeune homme se mit alors à tourner autour de son adversaire , le gênant avec de petites piques avant de reculer . Il se servait également de ses jambes , donnant un coup de pied quand l'occasion s'en présentait. Learamn fixa Warin , tout n'était pas encore joué.



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Erco Skaline
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Lun 24 Fév 2014 - 17:05
De l'Orchal émanait une maitrise de soit hors norme. Erco pouvait sentir une absence total de peur. C'était a tel point qu'il se demanda si elle était réellement humaine. Il avait combattu tellement de fois, qu'il avait appris qu'il y a en tous homme aussi bon ou mauvais soit-il, une partie de peur qui reste présente en toute occasion. Mais là il ne la percevait pas. Elle était froide comme le métal de son arme exotique. Sur son visage le Comte ne pouvait rien lire, pas de haine, pas de plaisir, rien. Juste le visage d'une belle femme lui faisait face. Mais en occurrence dés qu'elle se mit à se mouvoir, Erco reconnut directement la façon de bouger d'une guerrière aguerrie et redoutable. Il n'y avait aucun doute là-dessus, derrière cette neutralité effrayante se cachait une tueuse!!!

La première attaque déstabilisa Erco, et sentit ses yeux pleurés milles larmes. Qu'est-ce que c'était comme fiole. Obligé de reculer, il perdit de vue un bref instant l'Orchal. Pire chose à faire dans une telle situation. Et s'en fut assez pour qu'elle se retrouve à côté de lui et lui permettre de fendre l'air de son arme. L'une des lames passa à quelques centimètres d'Amdir et continua sa course vers son flanc. Le Chevalier tenta de bouger son flanc, mais ce fut un essais vain. Sauver par sa cotte de maille, il put sentir néanmoins la morsure froide de la lame. Il abaissa prestement son regard vers le bas, et avec Amdir repoussa la lame ennemie avant de sauter en arrière et tester à quel point il était atteint un côte. En une seconde, il en déduit qu'il allait souffrir les prochains jours, mais que sa vie n'était pas encore en danger. L'Ôrchal lui parla alors. Erco sourit, il s'était attendu à une tentative de passe-passe ou de corruption venant de la part de l'Ordre. Mais apparemment pas cette fois, cela allait être un vrais duel. Il appréciait ça.

-Mourir? Voyons qui de nous aura le privilège de survivre à l'autre.

Et cette fois ce fut Erco qui attaqua. Son adversaire était rapide, même beaucoup plus que Erco, et il le savait. Il n'allait pas pouvoir compter sur la rapidité pour ce combat. Anticiper était son choix. Trouver le rythme de l'Ôrchal, le comprendre, et jouer avec jusqu'à réussir à avoir un coup d'avance. Et là ce sera la fin.

Mais fallait-il tenir jusqu'à là....

Erco entama alors à attaquer suivant une logique que lui seul connaissait et créer à force de ferrailler sur les champs de bataille. Un coup rapide de haut en bas, suivi d'un coup de bouclier pour contrer la contre-attaque. Une rapide passe d'arme ou ce fut lui qui lâcha le fer et recula dans un demi tour se retrouvant alors sur le côté de l'Ôrchal. Il se réfléchit pas et laissa son instinct porter le coup à la place de son cerveau. Amdir fendit l'air!

Et ironie de la chose, la lame du rohirrim érafla le flanc de l'Ôrchal au niveau des côtes aussi. Le sang avait alors couler dans les deux camps.

Par prudence Erco retira prestement Amdir pour retourner en position de garde. Il eut raison car une nouvelle attaque, ou même plusieurs, mais la vitesse des coups laissaient penser à une seule et unique attaque. Le Comte dut admettre que quand il frappait une fois, elle frappait au moins deux fois dans le même temps. Seul son bouclier l'aidait à bloqué, repoussé pour lui permettre de contre-attaque intelligemment.

Il n'y avait que ses sens primaires qui fonctionnaient. Son ouïe et sa vision étaient mis à rude épreuve. Pendant qu'il mettait en place des enchainements de passe d'arme connues et répétées des milliers de fois, il cherchait la faille. La répétition d'un mouvement récurant pouvant être anticipé et ainsi y glissé la pointe d'Amdir. Mais jusqu'à maintenant il n'y avait rien de bien concluant et continua donc à enchainer coup sur coup, variant le plus possible.

***
Dalamyr était persuadé de le connaître, et il en fut encore plus sûr lorsque l'homme prononça son prénom. Il n'y avait pas tant de personne qui le prénommait Dalamyr. Seul ses amis pouvaient l'appeler ainsi, les autres n'avaient aucune idée de comment pouvait-il se nommer. Sa première attaque déjà amorcée, il ne l'arrêta pas pour autant, mais la ralentit sensiblement. Il sentait quelques choses de bizarre en plus. Cette impression de connaître l'autre personne vraiment bien. D'avoir partagée une partie de sa vie avec…. Et déjà les souvenirs de l'assassin se mettait en route cherchant une personne pouvait répondre à de telle caractéristique. Hasharin, Danakil, Marade ou toutes les autres Ombres qu'il avait entrainé, il s'en rappelait clairement. Cet inconnu devait l'avoir connu avant la formation de la guilde.

Minas Tirith. Il était quasiment sûr que c'était à ce moment là. Il chercha et soudainement il fit un lien, bien que maigre, il avait trouvé un indice. Un gamin des rues. Il l'avait pris sous son aile à son arrivée dans la Cité Blanche. Dalamyr était nouveau en ville, mais s'était vite fait au rouage de la criminalité. Qui plus est il était plus doué et avait des connaissances bien supérieure à la petite pègre local. Il se rendit compte à quel point cela avait évolué depuis ce temps là. Ce gosse, il ne se rappelait plus clairement de son nom, mais ses souvenirs bien que floue, le montrait entrainer ce garçon pendant de longue année. Quatre, peut-être cinq ou plus. Il lui avait appris toutes les ficelles essentielles au métier. C'était un travail qui peut sembler horrible d'apprendre à un enfant de quinze ans à tuer, voler, etc, mais pour Dalamyr cela avait été un réel plaisir à offrir son savoir à un élève si motivé et assidu. Il devait se l'avouer il avait trouvé un tueur en herbe dans ce gamin, et l'avait aidé à laisser hémerger de lui ce côté bestial, froid et surtout contrôlé de sa personne.

L'Ombre lâcha alors d'une voix presque chaleureuse pleine d'espoir d'avoir retrouvé son premier élève:

-Le gamin!!!

Il para une contre-attaque, mais le duel qui s'était annoncé si coriace prenait une autre tournure. Les coups n'étaient plus vraiment portés pour blesser ou pour tuer, mais pour tester l'autre. Il ajouta presque instinctivement:

-Daix!!! C'est toi?

Il sut qu'il n'y avait qu'une seule manière de savoir réellement si c'était belle et bien ce gosse des rues. Il y avait une passe qu'il n'avait enseigné qu'à une personne, et c'était ce gosse. Personne d'autre la connaissait ou l'exécutait assez bien pour en faire une attaque fatale. Elle avait certes pas mal évolué depuis le temps ou il avait enseigné à cet enfant, mais la base de la passe d'arme restait la même. Il l'entama attendant de voir le résultat.
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Ryad Assad
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Mer 26 Fév 2014 - 17:04

Warin était tellement assuré de sa victoire sur le jeune rohirrim impuissant qui se tenait devant lui qu'il sursauta en entendant le cri de rage de Gallen. Il pivota sur ses talons, dans la poussière de l'arène, et para un coup d'épée brutal de la part du Maréchal. Instantanément, il eut l'impression que son bras venait d'arrêter la charge d'un taureau. Une onde choc d'une rare violence éclata remonta jusqu'à son coude, lui donnant le sentiment d'avoir perdu toute capacité à tenir son arme. Seul un prodigieux réflexe de survie, fort inélégant, lui permit de dévier la seconde frappe de l'ancien prisonnier de l'Ordre. La troisième attaque aurait probablement été mortelle, mais elle ne vint jamais, fort heureusement. Mortensen était bien trop obnubilé par la charmante créature qui se tenait au balcon, et surtout par l'antidote qu'elle transportait, synonyme de survie pour la femme qu'il aimait. Il avait accepté d'être conduit ici, dans ces geôles puantes et crasseuses d'un royaume lointain et totalement étranger, pour cette fiole. Il avait accepté de souffrir le martyr, d'être passé à tabac, d'être poussé au-delà de ses limites mentales et physiques, pour cette fiole. Il avait accepté de devoir affronter un ami, un frère, un passeur, il avait accepté de lever haut son épée pour l'abattre sur son cou tendu, pour cette fiole. Il avait fait tant de sacrifices pour ce vain espoir qu'il n'avait plus qu'une seule idée en tête. La mort de Warin paraissait totalement seconde, parfaitement anecdotique à ses yeux. Et ce fut probablement ce qui sauva la vie au séide de l'Ordre. Gallen Mortensen avait sorti le jeune rohirrim venu à sa rescousse de sa torpeur, et lui avait donné le temps nécessaire pour se remettre sur ses pieds. Mais il ne pouvait pas faire plus pour l'aider, et il lui confiait implicitement la charge de terminer le travail à sa place.

Warin comprit immédiatement que la tournure du duel avait changée lorsqu'il vit la lueur de détermination briller dans les yeux de son jeune adversaire, désormais remotivé par les paroles galvanisantes du Maréchal. Il se tenait droit et fier, malgré ses nombreuses blessures, et la fatigue qu'on pouvait lire dans sa gestuelle. D'une voix forte, il repoussa les arguments du noble de Gondor, et le chargea avec toute la détermination possible. Warin se déplaça sur le côté en évitant le premier assaut. Les lames crissèrent l'une contre l'autre, en projetant de petites étincelles qui éclairèrent un bref instant l'arène avant de disparaître dans l'obscurité de la salle. Le serviteur de l'Ordre passa à l'attaque à son tour, mais sa tentative fut avortée quand l'impétueux chevalier qui lui faisait face décida qu'il allait tout donner dans ce duel, quitte à y laisser la vie. Ce n'était pas une excellente nouvelle pour Warin, qui savait être en position de faiblesse.

Plus l'affrontement durait, plus il avait de chances d'être terrassé par un coup malchanceux. Après tout, il ne portait pas d'armure, contrairement à son opposant, et la moindre blessure pouvait le conduire à la mort. Faisant preuve d'une grande prudence, il se contenta de dévier et d'esquiver les assauts désordonnées mais néanmoins dangereux du chevalier, attentif à la moindre ouverture. Il n'aurait le droit qu'à une seule occasion pour frapper juste, car il ne désirait pas véritablement mourir ici. Il servait l'Ordre, certes, mais il n'était pas un vulgaire soldat que l'on pouvait sacrifier sur le champ de bataille. S'il avait sorti l'épée, c'était exclusivement pour protéger ce qu'il considérait toujours comme sa meilleure opportunité. L'Orchâl était invincible, et il ne pouvait décemment rester les bras croisés alors que celui-ci avait l'occasion de juger de ses propres yeux des qualités individuelles des hommes qui le servaient. Il était certain qu'en tuant ce misérable dresseur de chevaux, il s'attirerait les bonnes grâces du maître des lieux. C'était son seul objectif, pour l'instant.

Mais Warin, en dépit de ses compétences honorables dans le maniement de l'épée,  n'était pas véritablement un guerrier. C'était surtout un noble, qui avait appris bon nombre de techniques auprès d'un maître d'armes lorsqu'il était jeune, mais qui n'avait pas eu l'occasion de les mettre en application depuis un bon moment. Il n'avait plus l'endurance de ses vingt ans, et il n'avait pas l'habitude de ces affrontements sauvages et bestiaux, où tous les coups étaient permis. Il sentit rapidement de grosses gouttes perler sur son front, et gêner sa vision. D'un revers de manche il les essuya, tout en se faisant la réflexion que transpirer était indigne d'un être tel que lui, et qu'il ferait payer à ces avortons de l'avoir forcé à se donner ainsi en spectacle. Mais la tâche n'était pas aussi évidente qu'il paraissait,  et il n'arrivait tout simplement pas à franchir la garde du rohirrim qui se tenait devant lui. Ce paysan zélé lui tenait tête avec une outrecuidance impardonnable, et Warin ne savait plus comment faire pour se débarrasser de lui.

Il tenta une feinte, suivie d'une attaque d'estoc, puis enchaîna avec une frappe de taille. Ses coups étaient bloqués, in extremis à chaque fois, mais ils ne franchissaient pas la garde redoutable du jeune rohirrim, qui sautillait de tous côtés pour éviter d'être pris en défaut. Il était plus jeune, plus vif,  et il ne se privait pas d'utiliser toutes les armes à sa disposition pour épuiser son adversaire et remporter la victoire. Warin avait de plus en plus de mal à voir les mouvements de celui-ci, et les quelques secondes que duraient en réalité leur affrontement lui paraissaient être de longues, d'interminables minutes. Ses bras lui faisaient mal, ses pieds chaussés de souliers hors de prix hurlaient à force de déraper dans le sable, ses poumons réclamaient de l'air à grands cris. Tout son organisme le poussait à abandonner, et seule une farouche détermination le poussait à continuer.

En vérité,  il ne comprenait pas comment les choses avaient pu tourner ainsi. L'instant d'avant, il dominait complètement son adversaire, le toisait de toute sa hauteur avec l'avantage physique et psychologique. Il avait utilisé les meilleurs arguments pour le convaincre,  il avait écrasé sous le poids de mots choisis avec grand soin les barrières déjà bien affaiblies que le guerrier avait dressées autour de son esprit. Tel un maître en poliorcétique mentale, il avait pris les remparts, et avait assiégé le cœur de la forteresse avec la conviction que la victoire était déjà sienne. Comment en était-il arrivé à cette situation ridicule ? De stratège implacable et omnipotent, il était devenu un vieillard essoufflé courant après un jeune et fringant chevalier désireux de lui jouer un mauvais tour. Cruel destin !

Warin, en proie à un mélange de sentiments contradictoires, laissa sa rage prendre le dessus. Un instant de faiblesse. Unique. Un seule saute de concentration, une minuscule perte de lucidité. Il attaqua avec un peu trop de détermination, et parvint à un succès mitigé. Sa pointe acérée de son arme vint riper sur l'épaule du rohirrim, glissant entre la spallière et le cou pour venir mordre la chair avec avidité. Le sang jaillit abondamment, éclaboussant le visage du jeune guerrier, en même temps qu'une douleur fulgurante le traversait. Mais Warin avait été trop loin, et emporté par son élan, il fut totalement incapable de freiner. Il emporta le chevalier dans sa chute, et lâcha son arme par la même occasion. Amortissant sa chute à l'aide de ses avant-bras, sentit le sable entrer dans ses yeux. Un cri de douleur s'échappa de sa gorge, alors qu'il essayait en vain de s'essuyer le visage pour retrouver la vue. De grosses larmes indignes de lui s'agglutinaient dans son regard rougi, et il se releva, totalement désorienté. Le vacarme du combat semblait être tout autour de lui,  et il n'avait aucun moyen de retrouver le rohirrim. Il se leva, plié en deux, une main sur le visage pour apaiser la brûlure, et une autre tendue devant lui pour essayer pitoyablement d'anticiper une attaque de la part du guerrier, qui devait se trouver tout à côté.

- Ah... Ah... Haletait-il, en cherchant à repérer au son le rohirrim. Tu voudrais m'achever ainsi, guerrier ? Alors que je suis désarmé ?

Il cherchait désespérément à gagner du temps. Lui savait que si les rôles avaient été inversés, il ne se serait pas privé pour porter le coup fatal. Selon lui, en pareille circonstance, la victoire importait bien davantage que l'honneur ou que toute autre forme de valeur morale. A l'objectif ultime qui était la domination de l'Ordre, toute autre considération devait être sacrifiée sans hésiter. Il y avait bien longtemps qu'il avait renoncé à ses beaux principes, et qu'il avait vendu son âme à l'Orchâl. Alors qu'il se déplaçait, il entendit le cliquetis d'une armure non loin. Il était là ! Le jeune rohirrim. Il était juste à côté, mais impossible de le localiser avec précision. Warin voulut reculer, mais il sentit quelque chose bloquer ses pieds. Etait-ce un cadavre tombé négligemment sur son passage ? Etait-ce un croc-en-jambe de la part de son adversaire ? Il n'en avait aucune idée, mais il se retrouva immédiatement au sol, sur le dos, le souffle coupé.

Rampant comme un misérable, il essaya de s'éloigner, jusqu'à ce que ses mains touchassent ce qui ressemblait à s'y tromper à un mur. Peut-être les parois de l'arène. Oui... Il reconnaissait la froideur et le grain de la pierre noire qui composait les catacombes. Ce mur symbolisait la fin de son voyage. Son épée avait disparu, emportée là où il ne pouvait pas la voir, et il était désormais coincé, bloqué, face à son destin. En essayant d'ouvrir les yeux, au travers de ses cils qui lui brouillaient la vue, il aperçut une silhouette qui se tenait au-dessus de lui. Ironiquement, les rôles avaient été inversés, par rapport au round précédent. A ceci près que dans son camp, Warin n'avait aucun homme de la trempe de Mortensen capable de venir le galvaniser et lui sauver la vie. Hélas !

Les combats continuaient de faire rage au-dessus, ce qui pouvait être interprété comme une bonne et une mauvaise nouvelle. Cela signifiait d'un côté que les hommes de l'Orchâl étaient toujours en vie, et que tout espoir de victoire n'était pas perdu. Mais dans le même temps, cela voulait dire que les assaillants n'avaient toujours pas été vaincus, et qu'ils donnaient du fil à retordre aux hommes en livrée noire et blanche. Warin ne savait pas comment le combat tournait, et il ne pouvait donc pas juger avec tous les éléments nécessaires. Toutefois, de là où il se trouvait, ses seules certitudes étaient qu'il allait mourir s'il ne tentait rien. Il s'en voudrait à jamais si quelqu'un parmi les siens entendait ce qu'il allait dire, mais il devait croire que c'était sa seule option viable, et qu'il n'avait aucune autre possibilité :

- Attends ! Attends cavalier du Rohan !

Il ressemblait à un homme totalement impuissant, et ses deux mains étaient parfaitement visibles. Il n'avait aucune chance de pouvoir sortir une arme cachée. Actuellement, il ne représentait pas une véritable menace. Tout au plus pouvait-il parler...

- Ne me tue pas, cavalier ! Tu regretterais ton geste, et tu le sais. Je... Oh ! peste soit de ce sable ! Je connais nombre de secrets. Je sais où sont cachés les trésors de l'Ordre, et je pourrais te confier ce secret. Tu deviendrais riche et puissant ! Songe à ce que tu pourrais changer à ce monde si tu étais un grand seigneur !

Warin, privé de sa vue, ne pouvait pas analyser les réactions du rohirrim, et dire si ses paroles avaient fait mouche ou non. Toutefois, il n'interpréta pas son silence comme quelque chose de positif. Après tout, il venait de lui déchirer l'épaule gauche, aussi pouvait-il attendre de la part du cavalier qu'il fût quelque peu contrarié. Il ajouta immédiatement pour ne pas le laisser trouver l'énergie de mettre fin définitivement au discours du serviteur de l'Ordre :

- Je sais aussi où se trouvent nos agents ! Pense à tous les traîtres qui nous ont servi, à ceux qui servent encore au Rohan en ce moment-même ! Ils pourraient perpétuer notre œuvre, et anéantir tout ce que tu voudrais construire. Ils pourraient ruiner tes espoirs, et détruire ce pays ! Ils pourraient le mettre à feu et à sang si personne ne les stoppe ! Ils pourraient démarrer une nouvelle guerre civile, qui ferait des milliers de morts.

Il était de plus en plus inquiet, désormais, pour ne pas dire complètement terrorisé. Il ne savait pas où il en était, ni ce qu'il pouvait faire de plus pour convaincre son interlocuteur, qui ne répondait toujours pas.

- Je pourrais... je pourrais te dire où sont détenus tous ceux que l'Ordre a capturés ! Pense à toutes ces âmes qui attendent d'être libérées ! Ils mourront oubliés, de faim ou de soif, si tu me tues ! Je suis le seul qui peut te conduire à eux. Le seul ! De grâce, cavalier, réponds ! Réponds ! Tes conditions seront les miennes, mais par pitié dis quelque chose !

Warin avait l'air particulièrement misérable, et il pleurait franchement à cause du sable qui s'était infiltré dans ses yeux. On aurait dit toutefois qu'il suppliait comme un enfant en proie au désespoir le plus total. Etendu sur le dos, il était une cible incroyablement facile, et il aurait été simple pour le rohirrim de l'achever prestement, de séparer sa tête de ses épaules. Mais une question demeurait : et si Warin avait raison ?


______

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Gallen Mortensen
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Mer 26 Fév 2014 - 20:09
Gallen courait comme jamais il n'avait couru. Et ce n'était pas normal car il était diminué physiquement . Il y a moins de cinq minutes il éprouvait des difficultés pour rester debout et là ses jambes le propulsaient à une vitesse prodigieuses. pourtant ses poumons le faisait soufrir le martyre, sa vision était troublée par un kaléidoscope de couleurs vives. Mais le rohirrim mû par un fol espoir bondissait. Il arracha le peu de vêtement qui recouvrait son torse il hurlait. Tout en poursuivant ses pries il effectuaait des tourbillons avec ses deux épées. Mais aucune pie ne vint couvrir la fuite des canthui elles étaient toutes en train de combattre pour leur survie et défendre leur maître perfide.

Les deux agents de l'Ordre tout d'abord marchèrent dans le couloir faiblement éclairé par des torches accrochées aux murs. Puis ils accélèrent le pas en entendant le passeur se rapprocher.

Shiva et Swann se mirent à courir. Shiva effectuait de fréquents regards en arrière et toujours Gallen se rapprochait. Il allait leur tomber dessus. Impensable.


Le champion du Rohan n'avait qu'une pensée: le possible antidote. C'était son Graal...Il hurlait sans s'en rendre compte le nom de Farma.

Swan comprit qu'ils ne lâcheraient pas le rohirrim. Il fallait le tuer ou être tués mais ils étaient des agents de l'Orchal ils ne pouvaient pas échouer. Il stoppa donc sa fuite en intimant du bras à Shiva de stopper.

Inquiète Shiva se plaqua contre un mur. Les deux agents s'étaient arrêtés juste après un virage à droite serré. Emporté par son élan et faisant fi de toute prudence Gallen fonça. Swann l'accueillit d'un coup de coude magistral.

L'ancien passeur s'écroula , le goût du sang dans la bouche, mais il se releva de nouveau , crachant du sang mélangé à la bile. Shiva eut un frisson en scrutant le regard de tueur de Gallen.

Par miracle ou grâce à une volonté inhumaine Gallen avait conservé les deux épées en main.

Mais Swan n'était pas un amateur et le regard d'acier du maréchal ne l'impressionnait nullement. Il glissa sa main gauche dans sa manche droite et il prit son plus fidèle ami son rasoir efilé. Il était prêt.

il déclara de sa voix malicieuse accompagnée de son sourire sardonqiue

"Baisse ton arme Mortensen"

"Toi d'abord" répliqua Gallen.

A peine le dernier mot prononcé, les deux hommes tendirent leurs bras armés. Le rasoir effleura la joue gauche du rohirrim. Mais Kaya était profondément enfoncée dans le ventre de l'agent qui hurla sa douleur. Swan tomba à genou en gémissant.Mortensen avait utilisé la même passe d'arme que contre Balthazar.

Indifférent aux cris de Swan , Gallen avança et il se tint au dessus de son ennemi. Au lieu de retirer son arme, il la tourna pour augmenter la plaie. Swan hurla de plus belle. Gallen eut un sourire sadique.

Puis doucement il se tourna vers Shiva. Il leva son autre épée vers elle et lui dit d'une voix blanche

"Donne moi l'antidote Femme"

Shiva déglutit mais elle était une canthui . Elle devait réfléchir vite , s’adapter à la situation certes perilleuse mais pas désespérée qu'elle vivait. elle le pouvait mais par quel moyen ??

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sepsis se releva suite au coup très bien porté par Sirion. Il l'observa un instant, un cadavre .. Mais Sepsis fixa le regard du passeur. Sirion était là devant lui , prêt au combat. Le duel allait avoir lieu. Plus rien d'autre n'existait pour Sepsis...

Le duel commença , mais mentalement le neleg était persaudé que Sirion faisait de même.

Attaque sur le coude droit, Réplique d'une manchette, Jambe gauche affaiblie, balayage, Pointe de couteau vers l’œil droit, parade avec l'épée,

Non mieux Coup de tête, prise à la gorge, coup au foie avec balayage de la jambe droite puis attaque de l'épée bloquée par......

Non trop rapide ce Sirion. Attaque haute au couteau bloquée, attaque au ou avec étranglement, attaque de Sirion au thorax. basculement de la hanche droite. Couteau en descente. jambe transpercée et inutilisable. Atatque de Sirion tympan droit. Perte d'équilibre. Écrasement du nez par sirion mais blocage de la mein, retournement du coude. Coup de pied vicieux de Sirion, recul de sepsis qui accentue sa prise; Coude inutilisable. Coup de boule de Sirion, recul de Sepsis . Prise d'appui sur la jambe droite, coup de pied dans la face du passeur qui tombe et ne peut pas relever.

Sepsis eut un sourire , il allait gagner et là enfin il proposerait son vrai duel à son alter égo... L'arbalète contre l'arc.....

Le neleg sûr de sa force avança il était certain que sirion était arrivé aux mêmes conclusions que lui: sa défaite.

HRP: Spéciale dédicace Sherlock Homes pour mon pote Sirion HRP






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Learamn
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Jeu 27 Fév 2014 - 14:00
La situation avait bien évoluée . Il y a quelques minutes à peine Learamn était en bien mauvaise posture face à un Warin puissant et vainqueur . Mais les quelques mots du Maréchal Mortensen avaient ravivé la flamme qui commençait à s'éteindre dans le coeur du jeune guerrier. Il ne songeait plus à abandonner ou à baisser les bras ; il ne pensait qu'à une chose : se battre  . Plus vif et vigoureux que son adversaire Learamn faisait beaucoup bouger Warin , le jeune homme sautillait autour de son ennemi et asticotait progressivement les défenses de Warin avant de s'éloigner d'un bond puis de revenir etc.. La stratégie adopté eut le succès escompté , au bout de quelque minutes des gouttes de sueur suintaient sur le front dégarni du noble , ses gestes étaient moins habiles et beaux et sa respiration était de plus en plus saccadée. Learamn sourit avec une pointe de satisfaction , il était parvenu à renverser la vapeur ; il tenait sa victoire. Les attaques de son adversaire , que Learamn avaient stoppés au dernier moment depuis le début du combat , se firent de plus en plus rares .
C'est alors que mû par une rage animale incontrôlable il se rua sur Learamn  , le choc fut violent , le jeune homme entendit la lame glisser sur son épaulière avant de s'immiscer dans un interstice  . Le sang rouge et frais gicla alors et une douleur fulgurante saisit alors le jeune homme . En même temps il fut déséquilibré et tomba  que le dos avec Warin sur le sable , il entendit son ennemi crier tout en se tenant les yeux , le sable avait dû le blesser aux yeux . Le sable autour de Learamn était devenu rouge , sa plaie saignait abondement , la douleur était proche de l'insoutenable et Learamn sentait ses capacités faiblir à une vitesse effarante. Il regarda autour de lui et aperçut Warin , rampant comme un misérable afin d'échapper à la mort. Learamn , serrant les dents , le suivit lentement en boitant et se tenant l'épaule . L a guerre était un fléau , c'était indéniable . Elle pouvait transformer un homme noble et de haute stature en pauvre proie suppliant un chasseur à bout de souffle.  Warin se retrouva alors contre un mur , aveuglé il ne pouvait plus combattre avec les armes , il lui fallait donc sortir sa dernière carte , son dernier espoir , son poison ; sa langue .
Il commença à lui promettre or et richesses en disant qu'il connaissait les emplacements de tous les trésors de l'Ordre mais n'entendant aucun réaction de la part du jeune homme il s'aventura sur un autre terrain  , il lui promit de révéler les noms des agents ainsi que les emplacements des prisonniers . Sûrement pensait-il pouvoir toucher le coeur noble du rohirrim. Ce dernier répondit alors d'une voix rauque dans laquelle on pouvait deviner la douleur

-Nous avons trouvé votre quartier général , nous trouverons bien le reste par nous même , vous ne pensez pas ?
Learamn fit quelque pas en avant et sortit sa dague
- Si je te laisse vivre tu n'imagine pas les souffrances que tu vas endurer  car des milliers de personnes n'attendent que dé déverser leur haine sur ton Ordre. Alors il vaut mieux que je te tue , pour toi comme pour moi .
Il planta alors violemment , avec une lueur sanguinaire dans ses yeux ,   la dague dans le coeur  de son vis-à-vis qui respira une dernière fois et lâcha un dernier râle. Dans ce coup il avait déversé toute sa haine , toute sa colère emmagasiné. Pour tous ces hommes et ces femmes mort par la faute de personne tel que cet homme. Le geste de Learamn était à mi-chemin entre un   acte de justice et de vengeance.  
Learamn , à bout de forces et ayant perdu beaucoup de sang , s'écroula à terre . Il était encore conscient mais il ne mettrait pas plus que quelque secondes à sombrer dans le noir.
Ce que Learamn ignorait cependant c'était que Warin était encore vivant , en effet le jeune homme dans sa torpeur avait planté sa dague dan l'épaule , bien à gauche du coeur , blessé mais toujours là Warin n'avait peut être pas encore perdu.



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Forlong
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Jeu 6 Mar 2014 - 1:45


L'Orchâl sentit le sang chaud couler sur la côte de Kallista. Ce misérable mortel...ce barbare sale et ensanglanté, ce rejeton d'une race inférieure avait osé la blesser. Endommager le corps de la jeune femme qu'Arzâzath utilisait comme hôte.

Sa surprise fut grande, et il se contenta pendant un moment de parer simplement les attaques du Comte. Cependant une rage ancestrale montait en lui...La colère d'un dieu. L'Orchâl passa à l'attaque. Le lajatang sifflait dans l'air avec une vitesse incroyable, un orage de coups qu'Erco parait tant bien que mal avec son épée et son bouclier. Tout en maniant son arme, la belle femme murmurait des incantations dans une langue ancienne, de plus en plus fort, sa voix se déformant, devenant plus grave, plus sombre, plus terrifiante...

Soudainement, Erco se mit à entendre des cris stridents et inhumains. Il mit un instant à se rendre compte qu'il s'agissait d'un sortilège d'Arzâzath, qui brouillait ses sens. Hallucination ou non, cela importait peu; les cris étaient insupportables, tels des poignards qui s'enfonçaient encore et encore dans le cerveau du Passeur. Déstabilisé, il fut obligé à reculer sous l'avalanche incessante de coups. Un sourire cruel et triomphant déformait à présent les lèvres de la belle Kallista, et ses incantations continuaient...Erco n'avait pas affronté Balthazar le Noir dans l'enfer de la mine gondorienne, mais s'il avait été là, il aurait sans doute reconnu les mots prononcés par Arzâzath dans une langue oubliée.

Les deux lames en forme de croissant s'enflammèrent soudainement, aveuglant le Comte; l'arme virevoltante ressemblait à présent à un cerceau de de feu. Mâtin ne put s'empêcher de pousser un cri de douleur lorsque l'acier chauffé à blanc mordit sa chair, en cautérisant immédiatement la plaie. Aveuglé à moitié, et rendu sourd par les cris qui retentissaient toujours dans ses oreilles, il était tel un mendiant invalide face à un démon de feu. La lame de son adversaire le toucha à nouveau, et sa tunique prit feu, l'obligeant à lâcher son bouclier pour essayer d'éteindre les flammes. Un coup du manche sur le côté de sa tête le fit s'écrouler sur ses genoux. Il n'avait jamais eu aucune chance face au Maître de l'Ordre de la Couronne de Fer...


***





Deux membres de l'entourage de l'Orchâl s'étaient attaqués à Eradan, essayant de l'empêcher d'atteindre sa cible. Vêtus de robes en soie orientale, gras et maladroits, les dignitaires de la Couronne de Fer tombèrent sous les coups puissants du descendant de Faramir.

Chaytann était là, à quelques pas de lui, à côté du trône de l'Orchâl. L'héritier perdu de Méphisto, la raison pour laquelle le Haut Roi s'était retiré de la vie publique, plongé dans le désespoir. Eradan ne s'attendait pas à retrouver l'enfant ici, au coeur du bastion de l'Ordre. Cependant cela ne faisait que renforcer sa détermination. Il devait sauver l'héritier du trône. Le Chevalier du Cor Brisé ne servait pas la couronne du Gondor, mais il savait que la lignée d'Isildur et d'Elessar ne pouvait être rompue.

Il se baissa au dernier moment; un coup puissant d'un homme en noir et blanc maniant une hallebarde avait failli le décapiter. Eradan put reconnaitre les traits caractéristiques d'un homme du Rhovanion, et l'arme ne laissait aucun doute; il s'agissait d'un ancien hallebardier de Dale. A présent, le guerrier servait la Couronne de Fer, et la sécurité du prince Chaytann était sa responsabilité.

La Pie avait un certain avantage; dos au trône, protégeant l'enfant royal, il pouvait tenir le chevalier à distance avec son arme d'hast. Eradan était déterminé, mais prudent. Il avait vu des hommes mutilés par ce genre d'hallebarde, c'était une arme brutale et efficace. Le Gondorien arracha la cape au cadavre d'un des dignitaires de l'Ordre, et l'enroula autour de son poignet gauche. Il s'attaqua à son adversaire, qui tenta de le démembrer. L'agilité qu'Eradan avait appris auprès des Rangers lui permit d'éviter l'attaque et d'intercepter la lame ennemie sur le tissu, qu'il enroula autour du manche avec un mouvement puissant de l'avant bras. Déstabilisant son adversaire de cette manière et l'empêchant temporairement d'utiliser son arme, le chevalier n'hésita pas une seconde, et enfonça sa lame dans le ventre du hallebardier.

Eradan attrapa Chaytann, et le mit par dessus de son épaule, tel un sac de farine. C'était la seule position qui lui permettait de manier son épée sans lâcher l'enfant. Il se mit à descendre l'escalier afin de s'éloigner des combats...

Les yeux de l'Orchâl se portèrent soudainement sur lui, et une grimace de haine déforma les lèvres de Kallista, puis fut remplacée par un sourire cruel. Un souffle de vent froid fit trembler les flammes des torches lorsqu'Arzâzath prononça un sortilège, et les yeux de la jeune femme se fermèrent pendant un instant...

Les petits doigts de Chaytann se refermèrent sur le manche de la dague qui pendait à la ceinture d'Eradan, et la glissèrent du fourreau. Le regard du prince n'était pas celui d'un enfant lorsqu'il enfonça la lame courte de toutes ses forces dans le dos du dirigeant des Chevaliers du Cor Brisé. Le Gondorien lâcha un cri de surprise et de douleur, et s'écroula en avant, tombant dans l'escalier de pierre froide...



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Erco Skaline
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Sam 8 Mar 2014 - 13:35
Erco pu sentir la surprise de l'Archal quand il le blessa d'une passe d'arme relativement simple. Cela avait été une action basique mais qui portait toujours ses fruits. Le Comte n'était pas un de ces épéistes à avoir un style parfait et remplis de fleuriture. Il avait appris à survivre avant d'être un guerrier, et savait plus que tous que être efficace sur un champs de bataille était beaucoup plus utile que  de connaître mille et une bottes qui ne fonctionnent que dans un duel en compétition de chevalerie. Il se battait de manière plutôt brutal et simple. Des coups rapides et francs qui ne laissaient que très peu de chance à son adversaire avec son expérience. C'était en opposition total avec son rang de Comte et son appartenance à la noblesse actuelle. Il n'avait rien de noble dans sa personne, juste un paysan qui avait fait ses preuves. Il y avait de l'étrangeté que ce soit lui qui se retrouve devant l'Orchal au vue de sa naissance.

Simultanément, il sentit la colère de son ennemi monté et avec un crescendos de violence. Parer ne représentait plus rien pour Erco, il tentait de s'en sortir sans trop payer par son sang. Son style devint encore plus bestial et brouillon. Plus rien des quelques cours d'escrimes prit durant sa vie ne restait visible. Le principe de tenir sa garde haute et être de profil avait disparu et il se mettait à bouger aux rythmes des coups de l'Orchal et à reculer légèrement. Il  tentait quelques fois de reprendre le contrôle mais très vite, il se faisait remettre à sa place.

Pour la première fois de sa vie, Erco se retrouvait réellement face à un adversaire dont il ne comprenait rien et était incapable de contrer. Juste se protéger et essayé de se garder en vie.  

Il percevu bientôt un murmure qui augmenta gentiment jusqu'à ce qu'il comprenne que Kallista prononçait des paroles dans une langue qu'il était incapable de comprendre. Erco parlait plusieurs langues et  donc aurait été apte à la reconnaître, mais là c'était autre chose. Il sentait que quelque chose était en train de changer, mais quoi?

Lorsqu'il comprit, ou en prit conscience, c'était trop tard. L'incantation prenait tout son sens, et Erco crut mourir. Un, non des cris stridents lui perçaient les tympans. C'était horrible. Il perdit encore plus pied et recula vivement prêt à tous abandonner de douleur. Il perdait même la notion de l'équilibre.

Mais ce n'était rien, car soudainement les deux lames de l'Orchal s'enflammèrent comme par magie. Et cela en était. Erco le savait et comprenait alors qu'il avait eut trop confiance en lui. S'attaquer à un tel adversaire était impossible, il n'avait pas les capacités nécessaires pour contrer des incantations et y faire face.

Il le comprenait bien trop tard.

Sa tunique prit feu. Se brulant il du lâcher Curon pour éteindre les flammes. S'en était alors fini pour lui. Le coup suivant aurait pu le tuer, mais son adversaire était cruel et mettre à genou Matin lui donnait un grand plaisir.  Erco à terre se retrouvait inutile et vaincu.. Il ne prit même pas la peine de relever la tête trop épris à lutter contre les cris qui perforaient sa tête de toute part.

Mais le coup ne vint jamais…

***
Hector intervint par chance. Il avait suivi Eradan dans sa folie meurtrière pour venger la mort de ses compagnons. Fidèle à son poste de mercenaire, il avait avancé de manière méthodique. Ce combat n'avait rien de personnelle et il tuait sans la moindre haine. Néanmois alors que Eradan allait s'occuper de l'enfant, Hector vit Erco au prise avec l'Orchal. Enfin ce qu'il vit ce fut surtout un homme tomber à genou et accepter sa mort. Il n'avait pas suivi tous le combat, mais ce fut sans la moindre hésitation qui s'élança dans leur direction. Peut-être que s'il avait su la puissance de l'Orchal aurait-il hésité….

Profitant d'une absence l'Orchal, certes courte mais bien que suffisante, il se jeta sur lui. Ce fut son épaule qui entra en contacte avec celle de Kallista. Il la projeta de plusieurs mètres avant qu'elle ne  reprenne pied et se retourne avec son sourire de surprise qui disparut bien vite. Il y avait quelque chose de maléfique dans tous cela, n'importe qui aurait prit un certain temps à reprendre ses esprit après un tel choc. Mais elle n'attendit pas un seul instant pour engager le combat avec Hector comme si ce qui touchait le corps ne touchait en rien son esprit…

Ce n'était pas un mercenaire de basse zone qui allait l'empêcher de tuer son adversaire vaincu…

***
Erco attendit un coup qui ne vint jamais. Il se rendit alors compte que les crissements dans ses oreilles s'estompèrent. Il releva la tête avec difficulté sujet à une forte migraine. Il se sentait exténué. Ses yeux voyaient encore de manière floue, sans parler de son équilibre renaissant lentement. Il passa sa main libre sur une plaie brûlée. La douleur le fit sortir un peu plus rapidement de cette sorte de rêve de  mal-être. Ce fut à ce moment là qu'il prit conscience que Hector avait prit sa place et rencontrait les mêmes difficultés que lui quelques minutes auparavant.

Le Comte se releva en tremblant tenants encore Amdir fermement dans sa main. Il serrait tellement ses doigts autour, comme le ferait un enfant avec son nounours, qu'il en avait la circulation coupée. Son épée représentait pour lui sa seul arme face à ce cauchemars de chair et d'os….

Il avait un combat à reprendre. C'était la seule informations qui arrivait à son cerveau. Il avait tellement de point encore douloureux qu'il ne pouvait plus réellement sentir son corps et se focalisait alors sur son seul objectif clair: Tuer son ennemi!!!

***

Warin n'avait plus rien de sa fierté passée. Il représentait plus les mots: lâcheté, vaincu et misérable. Il montrait alors un côté de sa personne qu'il n'avait jamais du laisser paraître. La faiblesse, la peur de la mort. Et de cela découlait son amour pour la vie et sa propension à tous faire pour rester dans le monde des vivants. Tous les moyens étaient bon pour survivre. Mentir, inventer des agents ou vendre un vrais secret en dernier recours. Le gondorien avait abandonné depuis longtemps ce qu'il y avait eut de noble et fidèle en sa personne. la corruption et la trahison  étaient monnaie courantes…. Aussi après avoir tenté d'amadouer son adversaire par quasiment tous ses subterfuge, il sentit une dague s'enfoncer dans son épaule.  Il lâcha un cris ou plutôt un râle de douleur et s'écroula les yeux fermés laissant s'échapper un râle de douleur.

Ne pouvant pas voir que Learamn était lui aussi  à terre à bout de force, Warin dévoila sa toute dernière carte dans une ultime tentative de convaincre son adversaire de le laisser vivre.

-Vous…. Vous ne pourrez pas vaincre l'Orchal ainsi…. Il y a un tombeau caché…. Je peux t'y emmener… C'est le seule endroit ou vous pourrez vraiment le tuer… Je suis le seul qui sait…. Epargne moi!!! Accepte de grâce!

Sa voix tremblait de douleur et de peur. Les yeux toujours fermés, Warin attendait sentant des larmes coulés le long de ses joues, ou était-ce du sang?
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Sirion Ibn-Lahad
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Ven 14 Mar 2014 - 9:05

Shiva n'avait pas imaginé une seule seconde que leurs ennemis puissent un jour trouver l'emplacement de leur quartier général. Elle s'y était toujours sentie à l'abri, même si elle n'avait jamais aimé l'endroit. Glauque, sombre et humide, il y avait même parfois des odeurs loin d'être agréables. Pourtant avec le temps, elle avait fini par s'y habituer et par connaître chaque galerie par coeur.

Mais malgré cela, courir en sachant qu'un homme vous pourchasse dans l'idée de vous arracher la vie, c'était une toute autre histoire. Elle connaissait les talents de Swan mais il ne ferait jamais le poids face à ce rohirrim, son piètre rasoir effilé ne serait qu'une brindille devant la rage de Mortensen et cela se vérifia bientôt.

Dans un virage, Swan frappa le visage de Gallen qui, surpris, s'écroula... avant de se relever. Encore plus déterminé, ses deux lames en mains. Shiva eut un frisson de terreur. Cet homme respirait la puissance et la rage. Il n'avait plus rien du prisonnier qu'elle avait interrogé. Elle lui trouvait même un petit quelque chose.

Le temps que ses pensées s'évadent, la vie de Swan venait de s'arrêter, aux pieds du maréchal, qui intimait maintenant à Shiva de lui donner l'antidote. Bien sûr... sa femme, il ne pensait qu'à elle depuis son arrivée ici. L'élue de son coeur. Toutes ces émotions étreignirent celui de Shiva, ses yeux devinrent humides et des larmes s'en échappèrent bientôt. Toute la pression s'échappait par ses yeux, elle sentit ses jambes lui faire défaut mais s'appuyant au mur du couloir elle parvînt à rester debout.

"Je... Tout est fini, pas vrai ? Ça s'arrête ici pour l'Ordre ? .... Je voulais que cela finisse. Que l'Ordre gagne ou perde.. peu importe mais que ça finisse ! Tous ces morts... pour rien en fin de compte."

Puis elle sortit une fiole de sa main droite. Aussitôt, les yeux de Mortensen se figèrent sur le récipient. Jusqu'à ce qu'une dague dans l'autre main de Shiva n'attire son attention.

"Viens prendre la fiole, beau maréchal. Ensuite, je m'échapperai de ce tombeau pour un autre."

***

C'était trop tentant pour que Sirion ne se laisse pas séduire. Il était à portée de frappe de Sepsis, l'homme qui l'avait torturé mentalement comme jamais il n'avait été auparavant. Il lui devait ses dernières semaines de calvaire. Le coup de poing partit aussi vite que l'éclair, ouvrant une plaie du bras du Fantôme au passage, mais c'était sans importance. Les poings et les pieds se mirent en mouvement, se rendant coup pour coup, Sirion se déchaînait comme jamais, ses dents étaient serrées et son regard inflexible. Mais peu à peu, ses propres attaques comme celles de Sepsis eurent raison de son corps et Sirion s'écroula une fois encore après un fauchage de son ennemi.

Ibn-Lahad cracha un nouveau glaire de sang, il était sur le point de se relever mais il resta bloqué, à genoux. Il sentit ses pulsations dans ses bras, il tremblait de tout son corps. L'on entendait ses dents claquer à dix pas et son corps était recouvert de sang, de sueur et de crasse. La dure vérité s'affichait à lui, son corps était une épave, il ne tiendrait plus longtemps.

Mais Sirion finit par se redresser, le corps en miettes et se remettant en garde derrière ses poings. Il fût étonné quand il vit Sepsis, droit comme un I devant lui, les bras le long du corps. Il avait un sourire que Sirion voulait arracher à tout prix, un sourire satisfait de vainqueur qu'il avait appris à détester durant sa détention. Qu'est-ce que Sepsis voulait, bon sang ?




« Œil pour œil, dent pour dent. »
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Learamn
Capitaine de la Garde du Roi du Rohan
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Dim 16 Mar 2014 - 13:36
[Allongé face  contre terre Learamn se sentait incapable de bouger. Chacune de ses articulations le faisaient atrocement souffrir . Dans sa bouche il sentit du sable mêlé à du sang sombre . Si le jeune capitaine avait depuis le début de l'expédition réussit à aller au-délà de ses limites physiques par la simple force morale les derniers efforts qu'il avait employés pour neutraliser Warin l'avaient complètement brisé. Il ignorait même s'il avait encore la force de parler . Il entendait les combats qui se poursuivaient et priait intérieurement pour que ses amis s'en sorte , puis il pensa aux deux hommes restés dans le tunnel avec la bête maléfique dont al diversion leur avait permis de continuer . Par leur courage et leur sacrifice  , ils avaient sauvé l'expédition entière tout comme les deux hommes restés en arrière du convoi dans la campagne afin de retarder les hommes de l'Ordre qui les traquaient. Learamn avait également fait tout ce qu'il avait pu faire mais  présent on ne pouvait plus rien lui demandait , sûrement les autres combattants le croyaient morts ou terriblement blessé à le voir ainsi  la face dans la poussière . Il ne sut combien de temps il resta ainsi dans cette position à contempler l'invisible et à penser l'impensable. C'est alors qu'un bruit attira son attention , très lentement Learamn tourna la tête et vit  un revenant.

Warin qu'il avait laissé pour mort quelques instants plus tôt remuait et gémissait . Il avait certes grandement perdu de sa superbe. Ses vêtements étaient déchirés et souillés de sang et sable , il transpirait à grande gouttes  , des larmes sombres mêlés à du sang coulaient su son visage et ses paroles ressemblaient plus à des supplication qu'à un discours sûr et posé comme il l'avait pu en prononcer quelques minutes plus tôt à peine. L'homem qui se tenait face à lui tenait plus d'un mendiant que d'un noble fortuné. Mais il était toujours là , bien vivant , à faire face à Learamn , à le regarder à lui parler. Tel l'Hydre de Lerne il semblait immortel, on avait beau l'affaiblir , le priver de ses atouts les plus précieux il restait   bien en vie. Learamn mit un certain temps à capter les paroles de son adversaire , dans cet état même ses capacités intellectuelles se retrouvaient grandement affaiblie. Faisant des efforts surhumains Learamn commença à réfléchir au ralenti. Lui d'habitude si vif d'esprit mettait à présent beaucoup plus de temps à établir les connexions.
Vaincre l'Orchal...Quel or châle?" ...Non l'Orchal ce mot là qu'il avait déjà entendu mais où?... Cela devait avoir un rapport avec l'ordre  puisqu'il il fallait le vaincre...Leur chef sûrement ... Oui leur chef.
Le visage de la jeune femme qu'Erco avait pris pour cible revint à l'esprit de Learamn , c'était cet être en apparence fragile qui était leur chef , qui  présidait cet ordre maléfique , qui répandait la terreur et le chaos. Comment cela était possible de la part d'une si frêle créature? Alors les paroles d'Erco revinrent à l'esprit de Learamn , ce qu'il avait dit à lui Amdeo et Thorseld à Aldburg avant de partir
"Je dois savoir si vous serez prêt à tuer une femme, ou un enfant sur mon ordre? ""ce n'est pas pour rien s'il y a un sale boulot à faire, nous le ferons. "". Et tuer des innocents ne fait pas partie des tâches que j'ai accepté"
Ces mots qui avait laissé perplexe Learamn à l'époque , presque choqués prirent alors tout leur sens, la force du Mal c'est qu'il peut être partout, qu'il peut s'immiscer chez les personnes les plus susceptibles et les ronger peu à peu . Voilà pourquoi parfois il faut aller au-delà des apparences...
Warin parla également du seule endroit où l'Orchâl pouvait véritablement être vaincu , un "tombeau caché " disait-il  ,  il affirmait être le seul à savoir et supplia une nouvelle fois Learamn de l'épargner . De toute évidence il se croyait toujours menacé et en infériorité mais la vérité était que dans son étant Learamn n'était plus capable de faire du mal à une mouche mais cela c'était inutile de le lui préciser . Le fait d'affirmer que lui seul savait devait être un mensonge pour essayer de sauver sa peau. Et le tombeau sûrement un piège sournois , le jeuen homme était prêt à ignorer les paroles de son ennemi et attendre qu'un de ses amis l'achève mai un doute se mit alors à l'assaillir. Et si c'était vrai , et si l'Orchal était vraiment trop puissant pour être vaincu comme un simple soldat alors tout cela n'aura servi à rien . Tous ces braves combattants seraient morts pour rien ? Ce serait trop bête d'en arriver là après le chemin parcouru. D'un oeil Learamn aperçut Hector qui se battait comme un lion. D'une voix très rauque il les interpella
-Hector! Ne le tuez pas ! Ecoutez ce qu'il a à dire , il peut nous donner la clef de la victoire!



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Gallen Mortensen
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Sam 22 Mar 2014 - 21:55
Gallen fixait la belle brune. La pointe de Kaya était toujours dirigée vers son ennemie. Le rohirrim voulait plus que tout récupérer cet antidote mais il devait bien l'avouer cette femme l'intriguait voire...l'attirait comment était ce possible? Le maréchal se doutait bien que cet femme était dangereuse très dangereuse elle était un agent de l'OCF et le champion du Rohan avait plus d'une fois être confronté à la perfidie de cette organisation. Gallen eut un sourire sinistre

Attends femme, reste tranquille !!

Le guerrier rohirrim se tourna vers Swan qui agonisait. Kaya s'abattit de nouveau sur lui à quelques centimètres de la première lame. Swan cracha du sang . Ses pores transpirait du liquide rouge vermillon. Il fut pris de tremeblement. Vainement ses mains se portèrent sur son ventre transpercé. Gallen sadique ouvrit encore la blessure . Swan tangua sur la gauche en hurlant de plus faiblement.

Alors sans arme Gallen se tourna de nouveau vers Shiva et déclara

"Vois c'est cela la mort. Ce n'est pas comme o le dit u sacrifice héroïque mais c'est dégoûtant et horrible. tu n'es pas prête à mourrir , tu veux vivre je le vois dans tes yeux!!"

Gallen jaillit alors, il fonça sur Shiva d'une main il s'empara de la fiole si précieuse et de l'autre retourna le poignet armé de la belle. Il la força à lâcher son poignard. L'arme blanche rebondit sur le sol disgracieux. Se faisant les visages des deux adversaires furent très proches. Gallen poussa d'autant plus Shiva contre le mur décrépi. Et il ne put l'expliquer mais il embrassa les lèvres pulpeuses de Shiva. Ce fut pas un baiser enflammé mais un baiser froid.

Puis Gallen recula de deux pas et ordonna

"Fuis femme, tu veux vivre! Mais un conseil cache toi dans un trou plus profond que l'enfer car nous te poursuivrons. Fuis !!"

Le rohirrim était incapable de le justifier mais il ne pouvait pas tuer cette femme, cette ennemie. Et pourquoi l'avoir embrassée? Impossible à expliquer.

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Sepsis resta un moment qui sembla long presque éternel pour Sirion. Puis ses mains se mirent en action. Puma avait entendu parler de cet art martial venu de l'Est, lui même était passé maître dans l'art du combat à main nues mais jamais au grand jamais il n'avait vu de ses yeux une telle technique exotiquue. Sepsis frappa son adversaire diminué au plexus du plat de la main droite. Epuisé le khandéen ne put réagir. Il se sentit immobilisé incapable de bouger. Sirion tomba de tout son long toujours conscient mais maîtrisé. Il assista à la suite. Sepsis lui fit un sourire presque amical pi à grandes enjambées l se dirigea vers le combat entre Erco Skaline et l'Orchal L'assassin stoppa à quelques pas, il regard avec attention puis il jaillit. Il s'attaqua à Erco Du tranchant de la main droite il attaqua le cou découvert du comte qui eut un mouvement de recul. De sa main gauche il enroula le bras armé d'Erco et s'empara de l'arbalète de Sirion qui pendait aux coté de Skaline.

Puis il quitta le champ de bataille comme par enchantement. Il avait touché Erco mais sans trop de dommages. Mais il avait démontré qu'il pouvait maîtrise quiconque en quelques enchaînements féeriques. Néanmoins d'une certaine manière il avait sauvé in extremis Erco car la lance de l'Orchal s'abattit à l'endroit même o`u se situait quelques secondes auparavant le rohirrim de naissance.

Puis Sepsis revint près de Sirion; Il montra son arme fétiche au pair de l'Arnor. Puis avec une force extraordinaire il porta sur son épaule Sirion, Il redescendit les escalier pour se retrouver dans l'arène. Il déposa son "paquet" debout contre le mur. Il se dirigea de quelques mètres et déposa l'arbalète de Sirion. Sepsis en fait comptait les pas il avait pris en considération l'état du sol, l'état d’extrême fatigue de son adversaire. Le neleg égrenait son avancée en naugrim la langue de la science. avec précaution il déposa l'arme , à ses cotés une unique flèche. Il avait calculé:Sirion aurait besoin de 39 secondes pour aller à son arbalète charger et tirer, lui tirerait au bout de 40 secondes

Il revint vers son "prisonnier". Sepsis prit une longue respiration, il était excité il allait avoir son duel. Il se calma avec une comptine khandéene

Il expliqua

"Voilà Puma nous allons avoir notre duel, l'arc contre l'arbalète, les passeurs contre l'Ordre, la flamme contre l'Ombre. Tu auras une chance minime de me vaincre, mais tu l'auras je t'en donne ma parole. Refuse et je te tue sur le champ"

Sepsis frappa de nouveau Sirion qui retrouva ses sensation aubout de quelques secondes. Sepsis commença à réchauffer son bâton qui allait se transformer en arc précis. Un duel allait se dérouler ou alors ??


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Daix
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Dim 23 Mar 2014 - 22:48
    L'assassin para la première attaque de son ancien maître avec une facilité déconcertante. Nul doute que ce dernier, l'ayant reconnu, l'ai modifié au dernier moment. Le Loup en conclu que Dalamyr, bien que membre de l'ordre, n'était pas prêt à le tuer sans réfléchir. Daix se souvenait d'un maître ferme mais loin d'être méchant ; froid mais capable de gentillesse par moment. La dureté de son enseignement n'était pas accompagné de sadisme. A vrai dire, l'homme que Daix était devenu n'avait pas fait beaucoup honneur à son maître. S'il avait fait de lui un être doué dans l'art de tuer, de se déplacer et de voler, il ne voulait surement pas en faire un monstre. C'était pourtant ce que le jeune homme était devenu, prenant plaisir à tuer et sombrant peu à peu dans la folie.

    Certes, le respect n'était pas une notion que Daix chérissait, mais si quelqu'un le méritait, à ses yeux, c'était bien Dalamyr. Il ne pouvait pas l'affronter. Ça serait comme affronter l'ensemble de sa vie, le mettre directement face à ses erreurs. C'était une trahison qu'il ne pouvait pas faire, la seule. Une trahison envers lui-même et envers l'aide que l'homme lui avait apporté. Si son maître décidait de continuer le combat jusqu'à sa mort, alors son heure viendrait enfin.

    Pendant un moment, ils échangèrent des passes d'armes qui lui rappelèrent les vieux entraînements dans les ruelles désertées de Minas Tirith. Chacun essayait de prendre l'avantage sur l'autre, mais plus comme si c'était un jeu. Dans un sens, ils savaient l'un et l'autre qu'ils ne porteraient pas le coup mortel. Puis la réalité revint à Daix avec une brutalité douloureuse : son maître était désormais une pie et donc son ennemi. Que faisait-il de leur côté ? Il savait qu'il n'était pas du genre à vénérer des divinités obscures ni à suivre n'importe qui. Avait-il été embrigadé, transformé par la couronne de fer ? Si c'était le cas, Daix espérait qu'il existait encore un espoir de le ramener de leur côté.

    Si Dalamyr semblait l'avoir reconnu, il ne cessait cependant de tester son ancien apprenti, comme pour vérifier qu'il n'était pas devenu un incompétent de la pire espèce. Ce fut donc sans surprise que Daix vit venir l'une des bottes ultimes de son maître, qu'il utilisait généralement pour achever un ennemi. Armé de ses deux dagues, il enchaîna subitement les attaques frénétiques, peu puissantes, pour mettre à mal sa défense. Le but étant de provoquer une ouverture en écartant l'arme de son adversaire d'une dague, tandis que l'autre fendait le flanc opposé, suivit d'un demi-tour pour abattre les deux dagues dans le dos. Une technique généralement infaillible car l'adversaire profite généralement des attaques frénétiques pour attaquer, et se ainsi se découvrir.

    Après tant d'année sans entrainement face à une telle botte, Daix faillit se laisser avoir. Il se ressaisit néanmoins avant d'attaquer et plongea en arrière plutôt que de fondre vers l'avant, tout en parant consciencieusement toutes les attaques de son maître sans jamais l'attaquer ; ce qui relevait déjà de l'exploit vu la rapidité de celle-ci. Mais jamais il ne baissa sa garde. Le point faible de cette botte résidait dans l'épuisement rapide qu'elle provoquait chez l'attaquant. Le combat reprenait généralement son cours normal en cas d'échec – ce qui arrivait relativement rarement.

    - Que fais-tu ici Dalamyr ? Que fais-tu avec la couronne de fer ?
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Ryad Assad
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Mer 26 Mar 2014 - 16:39

La défaite avait un goût amer. Celui du sang, de la sueur et des larmes.

C'était la première fois que Warin y goûtait, et probablement la dernière fois maintenant qu'il voyait l'œuvre en laquelle il avait cru s'effondrer sous ses yeux. Etendu sur le sol, la main fermement plaquée contre son épaule transpercée, il ne pouvait qu'assister, impuissant, à la chute d'un titan. L'Ordre de la Couronne de Fer était un monstre assoiffé de sang, en lequel il avait placé tous ses espoirs. Il avait soutenu ce dévoreur d'âmes de toutes ses forces, convaincu que l'immensité de sa puissance suffirait à lui assurer une victoire décisive sur l'ensemble des forces qui lui résistaient en Terre du Milieu. Il avait eu la foi, pour la première fois de sa vie, en un pouvoir plus grand que celui de l'argent. Il avait découvert que le mystique, la magie, et le charisme exceptionnel d'une âme damnée depuis des siècles pouvaient triompher là où nulle richesse n'avait prise. Le trésor le plus considérable ne pouvait pas acheter un seul cœur pur. Mais des âmes vaillantes, la main ensanglantée de l'Ordre en avait tué des dizaines avec une égale facilité. Alors comment en étaient-ils arrivés là ?

Warin, le visage crispé par la douleur intense qui rendait son bras gauche inutilisable, essaya de se redresser, et il s'adossa quelque peu au mur de l'arène. Le sable quittait peu à peu ses yeux, et il retrouvait la vue à mesure que le temps passait. Il vit alors le jeune guerrier du Rohan, étendu sur le sol, le souffle rapide et irrégulier. De toute évidence, le sang qui coulait de son épaule et sa blessure à la cuisse l'avaient vidé de son énergie. Il semblait éteint, bien que pas encore mort. Le noble du Gondor, incroyablement opportuniste, vit là une opportunité de se débarrasser une fois pour toutes de ce misérable paysan, qui avait bien failli lui coûter la vie. Il se pencha, et tendit la main dans le sable, à la recherche de la dague du soldat. Celle-là même avec laquelle il avait poignardé le séide de l'OCF. Celle-là même qui abrégerait ses jours lorsqu'elle plongerait dans sa gorge.

Warin était à deux doigts de s'emparer de l'arme, quand soudainement un chevalier en armure fit son apparition devant lui. Fier et altier, il avait le maintien noble d'un guerrier de l'aristocratie du Gondor. Il se battait avec la même puissance et la même élégance que les plus redoutables des bretteurs de la capitale du Roi Mephisto, et il était logique de voir les Pies s'écrouler devant de tels combattants. Les troupes de Boros, depuis longtemps en déroute, avaient tenté de se regrouper pour arrêter la progression de ces hommes, mais Hector - car c'était bien de lui qu'il s'agissait - n'était pas décidé à les laisser se placer en travers de leur route. Il repoussa d'un violent coup de pied un de ses adversaires dans l'escalier qui descendait jusqu'à l'arène, et le malheureux se rompit le cou sur les marches d'obsidienne. Son cadavre désarticulé roula non loin de Warin, qui leva la tête vers ce guerrier redoutable. Leurs regards se croisèrent, avant que le regard d'Hector ne se portât vers Léaramn, gisant... puis vers la main de Warin qui approchait de la dague.

Sa réaction fut prodigieusement rapide, et il descendit les marches quatre à quatre, prêt à venir secourir son compagnon d'armes, et à le sauver d'une mort certaine. Il lui fallut à peine trois enjambées pour arriver jusqu'au sol sablonneux, puis encore deux pour se porter à hauteur du noble du Gondor, qui crut sa dernière heure arrivée. Un tel homme, dont les yeux brillaient de colère, n'échouerait pas à le tuer. C'était une certitude. Sa lame argentée s'éleva avec une lenteur calculée, avant de s'abattre à toute vitesse en direction du cou de cet ancien chef de l'OCF maintenant réduit au rang de misérable. Son geste n'alla cependant jamais au bout, interrompu par la supplique de Léaramn, le jeune cavalier du Rohan, qui n'était pas encore mort.

Une demande qui pouvait paraître bien étrange, en la situation, mais qu'est-ce qui ne l'était pas, actuellement ? Hector avait vu la folie dans les yeux du chef des Pies qui avait voulu les arrêter par deux fois. Il avait vu l'esprit ravagé par le fanatisme des hommes qu'il tuait, et qui se précipitaient presque sur sa lame tant ils craignaient la colère de leur maître. Et quel maître servaient-ils ? Du coin de l'œil, le mercenaire avait pu voir les incommensurables pouvoir de celui pour lequel ils étaient venus. Une créature de cauchemar incarnée dans une fille même pas encore femme, dont les sortilèges défiaient l'entendement. Au final, la requête du jeune chevalier n'était pas déraisonnable, et Hector se contenta de repousser la dague au loin, d'un grand coup de pied, avant d'interroger Warin de la pointe de son épée. Ce dernier, désespéré, répondit :

- Il y a un tombeau... Je peux vous y conduire... C'est la seule façon de vaincre l'Orchâl, je vous l'assure...

Hector considéra cette réponse un bref instant, tout en restant attentif à ce qui pouvait approcher : une Pie désireuse de livrer bataille, ou un piège tendu par un des officiers de l'Ordre. Il répondit finalement, d'une voix sèche :

- Passez devant, et ne vous avisez pas de tenter quoi que ce soit...

Sans effort apparent, Hector releva Léaramn sans vraiment se soucier de ses gémissements de douleur. Il y avait plus urgent, pour l'heure. Tant qu'on n'était pas mort, on se devait de continuer à avancer. L'enjeu était bien trop grand pour se laisser aller à une faiblesse passagère. Warin n'eut pas le droit à une telle sollicitude, et il dut trouver un moyen pour se remettre sur ses pieds par lui-même, ce qui ne manqua pas de lui arracher un grognement endolori. La blessure à son épaule était profonde et elle saignait encore beaucoup... en attestait ses mains couvertes de rouge : la première parce qu'elle tentait de retenir le liquide chaud, la seconde parce que celui-ci s'échappait en de telles quantités qu'il avait coulé jusqu'au bout des doigts du noble.

Une fois prêts à partir, Hector passa son bras sous l'épaule de Léaramn, gardant la main droite libre pour manier son épée en cas de difficulté, et emboîta le pas à Warin qui remontait l'escalier en direction du balcon. Les combats faisaient toujours rage, et de plus en plus de cadavres occupaient l'espace, rendant la progression difficile. L'escalier fut déjà un véritable calvaire pour le cavalier du Rohan, car les marches étaient hautes, et il lui fallait tirer sur sa cuisse blessée pour les gravir. Ils arrivèrent ainsi sur le promontoire où se déroulait le plus gros de l'affrontement, bien qu'ils fussent derrière les principaux protagonistes de cet affrontement décisif. Un soldat de l'Ordre, toutefois, rôdait dans les parages et se jeta sur Hector avec l'intention de le poignarder. Le mercenaire lâcha Léaramn sans cérémonie, et engagea le duel. En deux passes, il réussit à lui planter trente pouces d'acier, mettant ainsi fin aux jours de son opposant. Il se retourna vivement pour observer Warin, qui n'avait pas véritablement eu le temps de fuir, et vint relever Léaramn, qui n'était pas encore assez remis pour tenir sur ses jambes. Ils continuèrent leur progression, et avisèrent un peu plus loin deux silhouettes qui se faisaient face, mais qui ne semblaient pas déterminées à se mettre à mort l'une l'autre. Hector cria par-dessus le vacarme :

- Daix ! Daix pour l'amour des Valars, nous avons besoin de vous !

Il ne savait pas qui était cet adversaire à qui le jeune assassin faisait face, et cela ne l'intéressait pas davantage que ça. Il savait simplement qu'il ne pourrait pas assurer la surveillance de Warin, tout en gérant Léaramn qui retrouvait peu à peu des forces, mais qui était encore loin de pouvoir se débrouiller seul. Il avait besoin de quelqu'un, et c'était Daix le plus proche. Sans attendre de réponse, car leur temps était compté, il poussa leur guide à qui ils n'avaient d'autre choix que de faire confiance devant lui. Ils s'enfoncèrent dans un boyau sombre, éclairé à intervalle régulier par des torches fixées au mur. Nul ne pouvait en récupérer une : Warin n'avait qu'un bras, Hector tenait Léaramn, qui lui-même avait l'épaule touchée. Ils étaient donc esclaves de la faible luminosité, et ils devaient avancer prudemment.

Bientôt, ils entendirent des pas derrière eux, et Hector ordonna à Warin de s'arrêter, pour voir qui les suivait. Ils n'auraient de toute façon aucune chance de fuir dans ces conditions, alors autant affronter la mort en face si elle devait venir les chercher. Mais de mort, il n'y en eut pas. Au lieu de quoi, ils virent arriver la silhouette de Daix, suivie par celle de l'homme qu'il affrontait quelques temps auparavant. De toute évidence, l'un des deux avait changé de camp, et Hector préférait croire que c'était le plus jeune des deux. La situation était trop critique, toutefois, pour se poser de véritables questions. Le Comte Skaline était aux prises avec l'Orchâl, et d'après ce qu'ils avaient pu en voir, il était en mauvaise posture. Les autres combattants luttaient vaillamment, mais Eradan semblait avoir disparu, et au fil du temps, des renforts de l'Ordre risquaient d'arriver en nombre. Il leur fallait faire vite :

- Suivez-nous, et surveillez ce traître, siffla Hector en désignant Warin.

Ce dernier sentait que la situation était en train de tourner à l'avantage des assaillants, et il n'était pas certain que le plan qu'il avait mis en place allait marcher. Il y avait une grande part de risque, encore plus maintenant que deux lames supplémentaires venaient de rejoindre leur cortège. C'était une véritable plaie, car sans cela, les choses auraient été réglées facilement et sans difficulté. Faisant en sorte de ne pas laisser la contrariété s'afficher sur son visage, il continua sa progression, les menant dans une partie des catacombes qui paraissaient plus froides et plus glauques que les autres. Et pourtant, on ne pouvait pas dire que les tunnels qu'ils avaient traversé jusque là eussent été caractérisés par leur côté chaleureux et rassurant. Toutefois, à mesure qu'ils avançaient, c'étaient comme s'ils s'enfonçaient plus profondément dans un blizzard, et l'atmosphère glaciale les horripilait tous également, serviteurs de l'Ordre ou chevaliers venus le détruire.

Il leur semblait qu'une présence fantomatique les accompagnait, et essayait de les dissuader de continuer. Il semblait que des sortilèges étaient à l'œuvre pour les repousser, et qu'il ne s'agissait cette fois pas d'une créature de cauchemar, ou de pièges grossiers, mais bien d'une subtile forme de découragement et de doute qui s'insinuait dans leurs cœurs. Probablement que s'ils avaient avancé sans la présence de leurs compagnons, ils auraient renoncé, indépendamment de leur courage individuel. Cet endroit était malsain, et on pouvait sentir les milliers d'âmes qui reposaient ici, le poids de la terre qui s'accumulait au-dessus de leur tête, et qui les étouffait. L'air était rare et vicié, et c'était comme s'ils respiraient la mort elle-même, qui rongeait leurs organes de l'intérieur. Aller plus avant était aussi facile que s'approcher d'un brasier immense, avec la ferme intention de se jeter à l'intérieur. Il était théoriquement possible de le faire, mais le corps réagissait à l'instinct, et soufflait sur l'étincelle de courage pour justifier par tous les moyens une fuite honorable.

Et pourtant, nul ne songea à fuir. A quelles pensées se raccrochaient-ils en cet instant pour tenir ? Elles devaient être différentes pour chacun, mais suffisamment fortes pour les pousser à poursuivre l'aventure. Ils devaient mobiliser tout ce qui leur était cher, tout ce qui constituait pour eux une motivation suffisante pour affronter la mort, tout ce qui avait du sens dans leur vie. Aucune conviction de surface, aucune belle parole idéaliste n'aurait pu les pousser à aller aussi loin. Ils n'affrontaient pas davantage le couloir qu'eux-mêmes en cet instant, et les lieux n'étaient là que pour les aider à éprouver leur propre force intérieure, à mesurer leur détermination, leur capacité à être en adéquation avec les principes qui les avaient mené jusque là. Ils avaient cru que les choses seraient difficiles, voire même impossibles... Ils étaient encore loin de la vérité. Il leur fallait aller au-delà de tout ce qu'ils auraient jamais pu imaginer, de tout ce qui était humainement concevable. Ils s'enfonçaient dans le royaume de la nuit éternelle, pour y embraser la flamme de l'espoir. Mais assurément, s'ils ressortaient des ténèbres, ils ne seraient plus jamais les mêmes.

- Nous y sommes, lâcha Warin d'une voix qui trahissait sa propre appréhension.

En face d'eux, s'ouvrait un couloir qui ne semblait pas différent des autres, à l'exception du fait qu'il paraissait un peu plus large. Deux individus se trouvaient là. C'étaient deux géants au crâne rasé, aux muscles noueux, et aux yeux menaçants. Ils se levèrent comme un seul homme, et approchèrent la main des armes qui pendaient à leur ceinture : un cimeterre à la courbure effrayante, qui paraissait aussi tranchant que Narsil elle-même, pour le premier ; une paire de haches pour le second. Ils représentaient le dernier obstacle que devraient surmonter les quatre chevaliers. Le dernier obstacle avant le tombeau que leur avait très justement indiqué Warin. De là où ils étaient, ils pouvaient voir une grille d'acier, et une serrure complexe impossible à forcer. La clé était attachée au cou de l'un des deux gardiens, mais il faudrait les vaincre pour savoir lequel la portait.

Et derrière la grille, la tombe. Une sépulture tout en simplicité en comparaison de ce que l'on aurait pu attendre. Et pourtant, la majesté des lieux les écrasait autant que s'ils étaient rentrés dans le palais le plus somptueux de l'univers. Il régnait entre ces parois coupantes comme des rasoirs une atmosphère de cathédrale, et il leur était impossible de savoir si les lieux étaient réellement plus grands que les autres couloirs des catacombes, ou si c'étaient leurs yeux qui étaient abusés d'une façon ou d'une autre. Dans la tombe, ils le voyaient sans difficulté aucune, un corps déposé à la verticale dans un sarcophage d'obsidienne. La partie qui faisait face aux visiteurs était transparente, à l'image d'une vitre épaisse de plusieurs dizaines de centimètres, et ils pouvaient voir le corps qui reposait à l'intérieur. Un corps qui n'avait rien à voir avec les cadavres décharnés et dévorés par le temps qu'ils pouvaient apercevoir ici ou là dans les parois de certains couloirs où on avait inhumé les restes des habitants de Vieille-Tombe. Non. En face d'eux, ils avaient le corps parfaitement conservé - en dépit des siècles - d'un elfe. Le corps de leur ennemi. Ils étaient arrivés face au tombeau de l'Orchâl.

L'elfe leur semblait à la fois proche, car après tout il ne se situait qu'à quelques dizaines de mètres, et incroyablement éloigné, séparé d'eux par cette couche transparente et pourtant indestructible - la magie de l'Orchâl s'en assurait. Maintenant qu'ils étaient arrivés là, Warin savait qu'il marchait sur la corde la plus raide de l'univers. Les options qu'il avait étaient considérablement réduites. Il savait que les deux guerriers qui protégeaient le corps d'Arzazâth, engoncés dans leurs armures d'acier naines, allaient défendre le corps de leur maître avec une férocité incroyable. Ils avaient de bonnes chances de remporter la victoire, surtout qu'ils étaient mieux équipés que leur quatre vis-à-vis... dont un tenait à peine sur ses jambes. D'un autre côté, si les deux hommes étaient vaincus, alors on exigerait de Warin qu'il allât au bout de son serment, et qu'il fît en sorte de détruire le corps de l'Orchâl. S'il ne s'y employait pas, il serait mis à mort immédiatement et sans procès. De fait, il lui fallait continuer à maintenir l'illusion, en espérant que les deux colosses allaient remporter la victoire, tout en surveillant ses arrières. Il ajouta ainsi, à voix basse :

- Vous ne devez pas les tuer. Surtout pas ! Aucun des deux !

On aurait pu croire qu'il bluffait, qu'il essayait de les induire en erreur, mais arrivés là, ils ne pouvaient pas se permettre de ne pas faire exactement ce qu'il disait. Et en effet, il aurait été fou de leur part de mettre à mort un des gardiens, sans quoi ils ne pourraient jamais détruire l'Orchâl. Un des deux hommes ouvrit la bouche et émit un grognement étouffé. Les malheureux avaient la langue tranchée, et ne pouvaient pas s'exprimer le moins du monde, ce qui en faisait des sentinelles particulièrement appréciées d'Arzazâth, qui n'accordait pas sa confiance facilement. Warin savait qu'il s'agissait là d'une question, d'une interrogation quant à leurs intentions. Ils avaient dû reconnaître le noble du Gondor, et devaient se demander qui étaient les quatre hommes qui l'accompagnaient. Warin aurait pu essayer de tromper les deux gardiens, pour faciliter la tâche à aux chevaliers, mais il ne pouvait pas prendre ce risque. Au lieu de quoi, il se contenta de garder le silence, observant le duel qui s'annonçait, curieux de voir quelle partie allait l'emporter... et incidemment de quel côté son destin allait pencher...


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Erco Skaline
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Ven 28 Mar 2014 - 16:45
Dalamyr entama mécaniquement la passe d'arme, elle lui était devenu aussi naturel que de manger ou que de boire. Une dague frappa à droite, l'autre fendit l'air vers la gauche. Des étincelles jaillirent du frottement des lames entre elle. Un petit affrontement de force lame contre lame pour voir le plus fort et cela repartait de plus belle. Des attaques certes basique mais qui mettait automatiquement à mal l'adversaire. L'assassin ne cherchait que une ouverture pour mettre réellement en marche sa botte secrète.

Sincèrement il espérait que l'autre assassin avait compris ce qu'il cherchait à mettre en marche et ne le laisserait pas faire. C'était la seule chance que Daix avait de survivre car s'il laissait Dalamyr partir sur son flanc et terminé sa botte par ce demi tour fatal, le jeune homme allait mourir. Pour l'haradrim c'était clair seul le véritable Daix pouvait s'en sortir face à cette passe d'arme, s'il ne survivait pas c'est que ce n'était pas le bon et donc un imposteur. Raisonnement bien que simpliste, ne dérangeait pas du tous Dalamyr. Un mort de plus ou de moins n'allait rien changer à sa vie.

Rien ne se passa et il dut abandonner de mettre à exécution sa botte. C'était donc réellement Daix qui se trouvait face à lui. Un sentiment assez étrange traversa tous le corps de Dalamyr. Un mélange de joie et de fierté. Son premier élève vivait donc encore et semblait être encore plus talentueux que par le passé. Le garçon qu'il avait formé avait évolué en un assassin digne de ce nom.

-Tu te rappelles alors de cette botte… Bravo mon jeune élève….

Il frappa encore, mais cette fois juste pour rendre apparence si par hasard un de ses supérieures le regardaient. Toujours un plan B.

-Je…. Je fais mon travail ici.

Il était certain que cette réponse ne convainquait pas Dalamyr. le silence au début le prouvait et ne pouvait être interpréter différemment.

-D'abord un contrat juteux, puis la possibilité, enfin le mot possibilité n'est pas approprié, d'avoir des hommes sous mes ordres pour en exécutés des autres encore plus malsain. Et après c'était trop tard, j'étais trop impliqué pour m'en aller… Bloqué, j'ai continué et je me retrouve ici… On ne quitte l'Ordre que tuer…

Pause.

-J'ai compris cela trop tard disons…. Et toi qu'est-ce que tu fais ici? Tu es fou?… Vous ne pouvez en aucun cas vaincre l'Orchal ainsi… Ce corps n'est qu'une enveloppe…. Tu comprends ce que je dis? Vous allez tous mourir si vous restez….

Il se tut et baisser ses deux dagues en ajoutant un sourire d'ironie naissant:

-J'ai du oublier de d'apprendre que certain travail doive être refuser…. Nous courons les deux à notre mort…

Il se tut à nouveau. Son cerveau se mettait en marche en pensant à la situation présente. Il ne souhaite plus vraiment travailler pour l'Ordre, et là il y avait une dizaine d'homme dans ce repaire prêt à donner leur vie pour abattre Arzâzath. C'était peut-être sa chance à saisir. L'Ordre détruit, il serrait de nouveau libre et il avait été assez discret pour ne laisser quasiment aucune trace dans ces précédentes missions.  Le problème était Sirion…. Lui avait survécu et connaissait son visage… S'il se mettait en tête de le rechercher, Dalamyr allait se retrouver pourchasser par le Arnor en entier…. D'un autre côté, l'haradrim avait assez de ressource pour disparaître complètement le temps que l'on l'oublie. Il devait saisir sa chance maintenant:

-Mais il se trouve que je peux vous aider à le vaincre… Il y a…

Et il fut interrompu par un hurlement appelant Daix à l'aide. De toute évidence les choses prenaient une tournure totalement différente et l'Ordre perdait du terrain. Dalamyr reconnut immédiatement Warin à moitié mort. Il faillit ne pas le reconnaître du reste tellement l'ancien aristocrate avait l'air d'un roturier. C'était peut-être aujourd'hui la grande chute du bel Ordre, et l'assassin allait y participer, c'était sûr. Il avait fait son temps avec eux, à présent il sentait la nécessité de changer de camps. Il sourit en pensant à la bonne fortune qu'il avait de rencontrer Daix au milieu de ces affrontements.

On ne survit que par opportunisme.

Alors que les deux assassins rejoignaient Hector, Léarman et Warin, Dalamyr comprit en une fraction de seconde quel était le plan. Tombeau. Rituel. Sacrifice. Il empoigna l'épaule de son ancien élève et lui souffla à l'oreille de sorte que seul lui entende:

-Il y a encore un tatouage à transpercer sur le corps de Kalista… C'est primordial!!!

Il avait fallu plusieurs semaines pour l'assassin d'être sûr de cette information. Il y avait quelque chose qu'il avait vite compris dans l'organisation de l'Ordre: Tous les Nelegs se méfiaient les uns et les autres. De telle sorte qu'il avait été chargé de surveillé Warin par exemple. Il avait été étonné de l'ampleur du jeu de pouvoir interne de l'Ordre, alors que vu de dehors c'était une machine parfaite. Ces mêmes différents avaient grandement aidé Dalamyr a obtenir bon nombre d'information qu'il n'était pas sensé savoir. La connaissance de l'existence du tatouage était l'exemple parfait. Les informations étaient source de pouvoir et de réussite, bien plus que les armes au final pensa-t-il. Devrait-il peut-être se reconvertir dans la contrebande d'information plutôt que dans le commerce du sang. Mais d'un autre côté, il aimait tuer… On ne change pas ce qu'on est si facilement….

-Préviens ton ami… Sinon il va bientôt mourir…

Il parlait évidement d'Erco encore debout par miracle qui faisait encore face à l'Orchal. Le rohirrim n'abandonnait rien et malgré la perte de son bouclier, il tenait bon. L'intervention de Hector lui avait sauvé la vie et lui avait fait reprendre un minimum d'esprit. Il ne pouvait pas mourir ici, et qu'importe les maléfices, et les tours de passe passe, une lame enfoncée jusqu'à la garde tuait à coup sûr n'importe quel adversaire…. Erco le croyait naïvement mais sincèrement.

Dalamyr ne fit pas attention si Daix partit prévenir son allié trop occupé à regarder au fond des yeux de Warin. Alors même cet aristocrate imbu de lui-même et servant si fièrement l'Ordre avait retourné sa veste? Au final, il n'y avait peut-être que les petites troupes qui se comportaient de manière folle et fanatique. Le haut de la hiérarchie voulait vivre, ils n'étaient pas bête…. Il lui lança un sourire froid, puis continua à l'ignorer. Personne ici, hormis Warin, savait quelle avait été son implication ces derniers mois au service de l'Ordre. Il n'avait aucune intention de donner envie à son camarade de parler de tous cela.  L'assassin se demandait déjà comme se débarrasser définitivement du gondorien, et de Sirion peut-être. Pas de survivant, et personne ne pourra l'identifié. Il n'y avait rien de plus fiable que les morts enterrés.

La route continua et mena le petit groupe au plus profond des catacombe, ou personne n'allait normalement. Le mal se ressentait dans l'air, dans les faibles lumières éclairant d'une manière chancelante ces couloirs de pierre noir, dans chaque bruit ou cris ébranlant le calme habituel de cette ancestrale cimetière. Pour Dalamyr ce n'était en rien une découverte, il était déjà venu ici et même plus loin encore. Rien ne plus plaisant dans ces grottes froide, humide et puant la magie, mais il devait bien avouer que ce calme, il l'appréciait. S'il  avait senti la volonté de ses compagnons faiblirent au début de leur entrée dans ces couloirs, il devait bien leur laisser leur courage de continuer ainsi. Il se demandait s'il oserait à leur place. Sans doute oui, il n'avait jamais eut froid aux yeux, et pour un bon contrat il serait aller n'importe ou….

Sa voix sembla siffler dans cet air impie:

-Il y a mille magie à l'oeuvre ici…. Le sentez-vous?

Bientôt ils arrivèrent devant un élargissement de leur route. Enfin plus d'air, mais Dalamyr savait qu'il y avait surtout devant eux deux colosses, des tueurs nés. Pas comme lui ou Daix, ces deux gars étaient la brutalité même et l'absence de toute finesse. Quatre bras, quatre jambes et quelques organes, c'étaient tous. On avait expliqué à Dalamyr qu'ils avaient été choisi pour leur force physique et endoctrinés pendant des mois, puis ils s'étaient coupés eux-même la langue comme preuve de leur dévouement.

Warin fut très clair là-dessus: aucun ne devait mourir. L'assassin fut surpris et avait bien envie de se confronter jusqu'à la mort avec l'un d'eux. Mais Hector, qui semblait mené le groupe, fut très clair à son tour dessus et semblait apporter une grande importance aux dires de Warin. Dalamyr n'ajouta rien et fit quelques pas en avant et lâchant sournoisement à ses nouveaux alliés:

-Taisez-vous, et soyez rapide pour les neutralisés.

En tant que Canthui, il s'était vu montré cet endroit à son arrivée dans le quartier général. Dalamyr n'avait jamais su si c'était un procédé normal ou si c'était parce que l'on lui avait confié la sécurité de leur repère au vue de la fin de Gallen et de Sirion. Il y avait certaine chose qu'on ne pouvait expliquer. Mais quoiqu'il en soit, Dalamyr était connu de ces deux gardiens muets  et donc avait la possibilité de faire se rapprocher d'eux sans devoir subir une charge mortel de leur part.

Sans attendre l'assassin s'avança et prit la tête du groupe. Il devait parler rapidement car il était sûr que très vite ces deux montagnes de muscles allaient comprendre ce qui se passait.

-Nous sommes assiégés et devons tenir à tous prit le tombeau sacré d'Arzazath.

Il ajouta comme si cela avait réellement été un ordre venant d'en haut:

-Sespis nous envoie pour plus de sécurité ici.

Ils continuèrent d'avancer rapidement, Dalamyr toujours en tête. Le combat allait devoir être mené rapidement. Il n'y avait pas d'autre solution.

Hrp: Léa et Daix, vous avez un poste chacun pour décrire comment vous neutralisez ces deux gugusses. Hrp
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Learamn
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Sam 5 Avr 2014 - 23:36
Faible n'était sûrement pas assez fort pour décrire l'état dans lequel se trouvait le pauvre Learamn. Etourdi , épuisé , assoiffé , blessé il sentit de puissants bras s'emparer de lui alors qu'il allait sombrer dans l'inconscience. Le jeuen homme ne pouvait tenir debout seul et s'appuyait sur l'homme qui le soutenait . Après quelques secondes il reconnut Hectoor , ses longs cheveux blonds dégoulinaient de sueur mais une lueur de détermination brillait à l'intérieur de ses yeux. Pour Learamn ; et bien qu'il soit soutenu par son frère d'armes , chaque pas était un supplice supplémentaire et il devait se retenir pour ne pas hurler de douleur ou alors peut être était il trop épuisé pour crier. Il ne savait pas trop , il ne savait plus grand chose d'ailleurs. Autour d'eux les combats continuaient à faire rage et personne ne semblait remarquer l'étrange groupe qui avancer . C'est alors qu'un sbire de l'Ordre s'en prit au marenaire aux longs cheveux , ce dernier laissa tomber le rohirrim pour faire face à son adversaire qu'il élimina rapidement ; en tombant sur sa jambe blessé Learamn s'était à nouveau fait mal mais après tout au point où il en était cela n'avait plus vraiment d'importance .Hector reprit Learamn et tenait à distance Warin à l'aide de sa lame, il entendit Hector appeler du renfort , Daix apparemment .
Warin les fit entrer dans un sombre et étroit couloir en obsidienne en tout point semblable à celui où ils étaient tombés sur la bête étrange. A ce moment il ne put s'empêcher d'avoir une pensée pour Gnow et Alarthor les deux hommes qui les avaient sauvés des griffes de la bête , à l'heure qu'il est , ils étaient sûrement morts. Morts pour la cause. Il entendirent alors des bruits de pas derrière eux , Daix et son ancien adversaire venait de rejoindre le groupe, qu'est ce que l'adversaire de Daix pouvait bien faire là? Apparemment il venait de retourner sa veste , en vérité Learamn n'était pas vraiment en l'état de réfléchir au problème . Hector était mieux placé pour mener les opérations.
C'est alors que Warin s'arrêta et déclara qu'ils étaient arrivés .
Face à eux se trouvait un couloir un peu plus large que les autres mais là n'était pas le problème , en effet , deux colosses leur barraient la route . Grands , forts et armés jusqu'aux dents ils étaient sûrement là pour garder un lieu important. En plissant les yeux Learamn put alors apercevoir une sombre tombe qui semblait , tel un trou noir , absorber le peu de lumière restante. Alors c'était ça ce fameux tombeau. La partie allait être rude d'autant que Warin les prévint de ne pas tuer les deux gardes. Mais en quoi un tombeau était-il important? Qu'est ce que cela voulait dire? L'Orchâl se trouvait dans la salle de l'arène et se battait contre Erco , il fallait aider le Comte à vaincre cette femme maléfique pas fuir les combats pour aller voir un tombe . Le jeune homme n'avait jamais été confronté à toute sorte de magies et il n'y avait jamais vraiment cru , il avait bien entendu des histoires de mages elfes mais pour lui tout ceci était bien loin de sa vie.
Ce fut le nouveau membre du groupe qui prit les devant en les faisant passer pour des renforts de l'Ordre. Learamn comprit alors que pour être crédible il fallait que les deux colosses ne le voit pas , en effet envoyer un infirme parmi les renforts n'étaient pas crédible. Il glissa alors silencieusement sur le sol et rampa discrètement dans un coin sombre et se contenta d'attendre la suite des événements.



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Daix
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Sam 12 Avr 2014 - 22:18
    En écoutant les justifications de son ancien maître, Daix ressentit un certain malaise. Un contrat qui avait mal tourné, quel assassin ne s'était jamais retrouvé dans cette situation ? Surement pas lui. En revanche, Dalamyr semblait avoir particulièrement souffert du piège qui s'était refermé sur lui. Il avait perdu sa liberté, une liberté que les assassins chérissaient plus que tout. Mais la liberté survit rarement quand le temps vient de choisir son camp, une cause à défendre. Dans un sens, Daix n'était pas plus libre que son maître. Il s'était embarqué dans un ordre lui aussi, il devait défendre des valeurs, tué pour quelqu'un. C'était tout le temps comme ça, lorsqu'un assassin acceptait un contrat : il troquait une partie de sa liberté contre un peu d'argent. Mais cette fois-ci, c'était bien plus qu'un contrat. Les deux hommes avaient choisi un camp et leur liberté s'était envolée, avec, pour seule récompense, une mort certaine.

    Bien sûr, son ancien maître avait eu bien moins de chance que lui. On ne quitte pas l'ordre de la couronne de fer. Daix, lui, aurait put quitter les Passeurs. Il l'avait d'ailleurs fait ; mais il avait ressentit une telle honte qu'il prit la décision de se racheter. La honte est une forme d'esclavage, dans certain cas. Quoiqu'il en soit, ils se retrouvaient là, face à face grâce à ces mauvaises décisions qu'ils avaient tout les deux prit. C'était l'occasion de regagner sa liberté, pour chacun d'eux. Ce qui voulait dire, sortir de cet endroit intact, et dans le chaos ambiant, ce serait une chose aisée pour les deux ombres. Tout seul, Daix n'aurait pas eu le cran de s'enfuir une nouvelle fois, mais son maître lui rappellait la liberté qu'il lui avait enseigné, la liberté qu'ils avaient abandonné et qu'ils voulaient tout les deux reconquérir.

    Alors qu'il s'apprétait à soumettre son plan à Dalamyr, alors même que celui-ci était en train de proposer son aide dans la lutte contre l'Ordre, un appel à l'aide retentit. Quelqu'un l'appellait lui, Daix. Son rêve de liberté s'envola avec ce hurlement et, se tournant pour voir d'où venait le cri, il ressentit de nouveau une légère honte. Hector, un homme auquel il avait peu parlé, supportait Learamn d'un bras. Ce dernier semblait extrémement blessé, proche de l'inconscience. Le voir dans cet état augmenta la honte que l'assassin ressentait. Il jura silencieusement. Lui-même était mal en point mais toujours en état de se battre, et de se battre bien. S'il s'enfuyait maintenant, il divisait par deux les chances qu'ils avaient de gagner.

    Autrement dit, il devait rester et combattre, certainement jusqu'à la mort. Mais il resterait. Il rejoint Hector. Avec eux se trouvait Warin. Daix avait déjà eu l'occasion de le recontrer, il y a une éternité de celà. Warin était l'un de ses rares échec, et lui avait fait perdre cinq ans de sa vie. L'une des rares cibles qu'il n'avait pas réussit à tuer. Et le voilà devant lui. Le noble ne le reconnaissait pas, évidemment. Il devait l'avoir vu furtivement une fois ; au moment de le jeter en prison. Mais Daix, lui, ne pouvait ignorer le sang qui battait furieusement à ses tempes quand il posait un regard dégouté sur le traître déchu. Il faudrait controler sa haine, pour le moment.

    Fort heureusement, son maître le détourna de ses pensées meurtrières en lui glissant une information capitale à l'oreille. Tout d'un coup, Daix tenait concrétement la vie du comte Erco entre ses mains, la vie de l'homme même qui avait sauvé la sienne. Cette fois-ci, il n'était plus question d'échappoir. Si l'honneur de l'assassin n'était pas forcément l'une de ses plus grandes qualités, il ne tenait pas à laisser mourir cet homme. Pas seulement par principe ; c'était une véritable envie. Il souhaitait vraiment aider Erco, d'une manière ou d'une autre. Un sentiment fort étrange qu'il n'avait que peu ressentit dans sa vie. Il sentait que cet homme-là méritait de vivre. Tandis que ses autres camarades s'engouffraient dans les catacombes, Daix, lui, se précipita vers le combat qui faisait rage entre Erco et le celui que l'assassin avait identifié comme étant le chef de l'ordre.

    Il espérait seulement que son maître n'essayait pas de les trahir, en éloignant Daix. Il ne connaissait rien de cette "Kalista", il était donc obligé de le croire sur parole. Courant vers Erco, il s'aperçut que les combats étaient maintenant très isolés, et peu nombreux. Il y avait peu d'assaillant mais il y avait aussi peu de membre de l'ordre. La plupart semblait avoir fui ou nageait dans des mares de sang. Aussi étonnant que celà puisse paraître, la situation semblait tourner à leur avantage. Daix en éprouva un fort sentiment de satisfaction : peut être que finalement, il s'en sortirait en vie. Il atteint Erco et se demanda comment il pourrait lui glisser l'information cruciale sans risquer de le mettre dans une situtation compromettante.

    Erco se battait avec la force du désespoir, contre un adversaire qui ne semblait souffrir de ses blessures. A vrai dire, Daix sentait que le corps de la femme souffrait, était plus lent, plus lourd ; mais ses yeux démentait ces informations. Ses yeux affichait une détermination que son corps blessé ne possédait pas et aucune souffrance ne se lisait sur son visage. C'était terrifiant. L'assassin n'avait jamais vu ça ; la femme semblait se battre au delà de ses capacités physiques et pourtant, elle dominait totalement ses émotions et sa douleur pour continuer son combat. Face à elle, le comte tenait mais il semblait voir la même chose que Daix : son adversaire était peut être invincible. Pour l'instant, cette pensée ne l'empêchait pas de se battre, mais bientôt, son esprit flancherait.

    Daix se resaisit soudain en se souvenant qu'il tenait justement la solution au problème. Il n'avait pas le temps de préparer un plan, il fallait faire comme il avait toujours fait : frapper et disparaître. Par chance, il n'y avait aucun soldat autour. Il sorti un petit couteau de sa poche et sourit. A une quinzaine de mètre du combat, il se mit soudain à courir vers Kalista tandis qu'elle enchainait ses attaques sur Erco. Il la percuta de plein fouet, en profita pour lui planter son couteau jusqu'à la garde dans la cuisse, en espérant que cela serve à quelque chose et termina le travail en lui assénant un violent coup de pied qui envoya la femme à terre quelques mètres plus loin. Daix bondit vers Erco – alors qu'il vit du coin de l'oeil que son adversaire se relevait déjà-, et s'arrêta une demi seconde pour lui glisser ses quelques mots :

    -Un dernier tatouage pour finir.

    Et déjà, il s'éloignait en courant vers les catacombes. Il espérait qu'Erco comprendrait son message un peu énigmatique, mais il n'avait pas le choix. Il pensait que Kalista n'avait pas eu le temps de voir ni d'entendre cet échange d'information, surement trop occuper à retirer le couteau de sa cuisse sans frémir.



    Daix traversa les couloirs froids et sombres qui menaient au tombeau le plus rapidement possible. Il s'était un moment demandé s'il n'allait pas se perdre. Il comprit vite qu'il n'aurait pas cette chance : ses compagnons n'avançaient pas rapidement, bizarrement ralentit par l'atmosphère très envahissante des lieux. Jamais l'assassin n'avait ressentit pareil sentiment de calme et de malaise. Le silence, le noir, l'ambiance pesante ; tout ce qu'il appréciait, l'univers dans lequel il évoluait le mieux. Mais en même temps, il sentait qu'au bout de ces tunnels sinistres se tapissait un sentiment de haine intense. A vrai dire, les murs de ces couloirs suintaient la haine pure, qu'il avait parfois lui-même ressentit. Ici, elle était maître. C'était enivrant. C'est comme la folie avait soudain eu prise sur le monde réel et avait établi ses quartiers ici. L'assassin ne trouvait pas cela déplaisant, mais il avait l'impression cela minait le moral de ses compagnons quand il les rejoint discrètement. Warin, qui n'en menait déjà pas large, semblait se ratatiner au fur et à mesure qu'ils s'approchaient de ce qui semblait être la source de ce malaise. Il eut l'impression que personne n'avait fait attention à son absence, et son retour ne fit pas plus réagir. Tout le monde était subjugué par la puissance de l'endroit.

    Il arrivèrent dans un couloir plus grand, gardé par deux colosses intouchables. Enivré par la force du lieux, Daix se dit qu'il pourrait ne faire qu'une bouchée de ces deux minables aux langues coupées. Il pesta intérieurement en apprenant qu'il ne pourrait pas exaucer ce souhait. Derrière eux, un tombeau, simple, mais incroyablement attirant. L'assassin comprit qu'il avait devant les yeux la source de la puissance magique des catacombes, et en même temps son salut vers la liberté. Les deux géants étaient les seuls et dernier obstacle avant la consécration finale. Dalamyr les fit passer devant, tandis qu'ils s'écartaient, sceptiques. Daix vit Learamn se glisser dans l'ombre du coin de l’œil et il en fut satisfait. Le jeune homme mal en point ne les aurait pas aider dans le combat à venir et il avait prit la bonne décision.

    Loup se plaça à côté d'une des sentinelles et lui adressa un signe de tête. Une forme de mise en confiance. Il serra les poings discrètement. S'il dégainait son arme maintenant, nul doute que les colosses passeront à l'attaque, dans le doute. Ils ne semblaient pas foncièrement intelligent. En même temps, ils étaient lourdement armé et leurs armures avaient peu de faille. Le colosse lui répondit en grognant avec méfiance et Daix profita de cet instant pour lui décocher un coup de genou dans son entrejambe protégé. Le garde se plia en deux sous la douleur, malgré l'armure qui le protégea de toute la violence du coup. L'assassin ressentit une vive douleur à la rotule, mais trouva quand même la force de l'ignorer pendant quelque seconde. Il enchaîna son adversaire avec un uppercut à lui décrocher la mâchoire et l'acheva au sol avec un coup de talon au visage. L'action n'avait duré qu'une seconde et le colosse ne se relèverait pas avant un moment.

    Il dégaina sa dague en se retournant pour affronter le deuxième adversaire. La surprise lui avait permit de mettre hors jeu la première sentinelle sans trop de soucis. Mais celui-ci lui faisait maintenant face, une expression de surprise se peignait sur son visage, mais il était prêt à affronter la menace. Même si le couloir était plutôt large, il ne l'était pas assez pour permettre à Daix se combattre avec rapidité et légèreté, comme il aurait dû le faire face à une telle force de la nature. Esquivé était plus difficile, tourner autour de son adversaire fut plus compliqué.

    Il bloqua les premières attaques de justesse, mais le colosse l'écrasait de sa force. Sa longue épée l'avantageait dans l'étroitesse relative du couloir. Si l'assassin le laissait prendre l'avantage, il était foutu. Il passa alors à l'attaque, en essayant de d’acculer son adversaire contre un mur. Comme toujours, il enchaîna les attaques rapides sans laisser de répit, se déplaçant autant que l'espace pouvait lui permettre de le faire. Il se sentait pousser par l'énergie que dégageait le tombeau, lui donnant la force qu'il ne pensait plus avoir après tant d'épreuve. Cette fois-ci, aucun doute, il s'écroulerait quand tout cela sera finit.

    Néanmoins, il commençait déjà à faiblir. Ses attaques censées pousser son adversaire contre le mur échouèrent toutes. Ils se battaient maintenant le long de ce mur et Daix sentait parfois le frottement de la pierre sur son flanc gauche. Le colosse attaqua sur sa droite et l'assassin, voulant esquiver, percuta ce même mur. Il réussit à parer, grâce à la chance surtout, mais sa dague glissa de ses mains sous le choc violent de l'immense épée. Déjà, son adversaire arma son bras pour réitérer son attaque et l'assassin n'eut d'autre que de bondir en arrière pour éviter de se faire couper en deux. L'épée se fracassa sur le mur, passant à un cheveu de Daix. L'onde de choc paralysa le géant pendant une seconde. Loup sortit un autre couteau de sa poche – son dernier, s'aperçut-il avec étonnement – plongea en avant et le planta dans la main de la sentinelle. Celui-ci ne lâcha pas son épée mais ouvrit la bouche sous la douleur, bien qu'aucun son n'n sortit.

    Daix profita de ce moment d'absence pour retirer son couteau de sa main. Au passage, il saisit le poignet du colosse et l'attira vers lui. Il ressentit en même temps un picotement dans sa cuisse, à l'endroit où il était déjà blessé. D'un coup de couteau sec, il essaya de trancher la main de son adversaire, mais il dut s'y reprendre à trois fois avec une rage incontrôlée pour qu'elle se détache de son corps pétrifié. Il le plaqua alors contre le mur et lui colla sa lame sous la gorge.

    - Vous êtes certain que je dois le laisser en vie celui-là ?
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Erco Skaline
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Lun 14 Avr 2014 - 21:00
Les deux gardiens étaient de bon guerriers et surtout fortement armé. C'était des de ces molosses que l'on tente d'évite sur un champs de bataille par sécurité. Ils n'avaient sans doute jamais été vaincu, mais sous leur lourde armure d'acier se cachaient de nombreuse cicatrises de leur guerre passés. On ne devient pas des êtres monstrueux comme eux sans se faire transpercer à mainte reprise. Il est donc plus que probable que sans l'intervention de Dalamyr, les deux servants de l'Ordre n'auraient fait que d'une bouchée du petit groupe. Cela aurait été un genre de massacre ou bûcherons affrontent des adolescents plein de fierté chevaleresque.

Mais avant même que le premier ne se rende compte de quelques choses, Daix le mit hors de combat avec une vivacité qui surpris son ancien maître. Dalamyr avait imaginé ce qu'était devenu son élève, mais le voir ainsi à l'oeuvre l'emplit d'une certaine fierté. Il aurait presque pu souffler: Je fus mon maître. Mais il s'abstient de tout commentaire et se prépara à devoir affronter le deuxième gardien. C'était plus que improbable que le 2ème assassin arrive à en envoyer un autre au tapis aussi facilement. L'homme du harad eut donc une belle surprise en pouvant observer Daix terminer le travail avec brio et sans laisser la moindre chance à son adversaire. Un enchainement rondement mené et des coups d'une bonne précision mena Daix a plaqué le gardien contre le mur. Ce fut sans surprise qu'il demanda si c'était vraiment nécessaire de le garder en vie. Warin y répondit dans un cris plutôt clair:

-Non surtout pas, ils nous serviront!!!


Ces paroles déconcentrèrent peut-être Daix, ou ce fut simple la reprise de contrôle mental du gardien mais il réussit à envoyer valdinguer l'assassin à plusieurs mètres et à hurler comme si essayait d'extériorisé la douleur de son bras décapité de sa main. Il allait se ruer sur Daix qui se relevait à peine un peu sonné et étonné que cela prenne cette tournure.

Dalamyr n'avait aucune envie de jouer à observer comme Daix allait s'en sortir, il l'avait déjà jugé suffisant, bien plus que suffisant. En plus, le temps pressait, il y avait Erco qui se débattait  à une dizaine de mètre contre une créature maléfique impossible à tuer dans l'état des choses actuelles. Bien que n'aillant aucune sympathie ou même connaissance de ce dénommé Erco, il venait de changer de camps et cela était bien pour survivre.

La gardien se ruait sur son ennemi bien déterminé à lui montrer que ce n'était pas la perte de sa main qui allait ébranler sa foi en l'Ordre et que grâce à celle-ci, il allait le tuer. Mais Dalamyr fut encore plus rapide et fourbe se déplaçant avec la vivacité d'un chat. Alors que le gardien lui passait devant trop préoccupé par l'autre assassin, l'Ombre abattit son poignard derrière le genou sectionnant ligament et muscle nécessaire à tous mouvement de la jambe. Le molosse avant même de sentir une réelle douleur se retrouva à chuter par terre sans pouvoir rien faire. Le fait était qu'il venait de gagner en une seconde une souplesse illimité de sa jambe droite. Dalamyr n'en fit pas plus grand cas et abattit le pommeau de son poignard sur le crâne du malheureux qui tomba dans les pommes. Alors se relevant il obliqua son regard vers Warin le questionnant simplement:

-Et à présent chère Warin, qu'est-ce que nous devons faire de deux? Ils vivent...

Dans son ton planait clairement un avertissement: "Si tu me mens, je te tue. N'oublie pas que j'ai servis l'Ordre en même temps que toi, j'en sais des choses." Il état en plus très clair par le "chère Warin" que Dalamyr n'avait aucune sympathie pour cet ancien aristocrate.

-Venez, vous voyez le tombeau, il est protégé par un... Mais n'oubliez pas notre marché.... Je veux vivre.

Ce fut Hector qui répondit cette fois en poussant Warin en avant:

-J'espère que cela vaut le prix de ta vie... Allez continue!

Et même si cela n'était en aucun cas une promesse, Warin se rendait compte de son absence de choix, il avait compte sur le massacre de Léaramn, Dalamyr, Daix et Hector, mais cela n'avait pas réellement tourné comme il l'espérait. Il n'avait donc plus trop de choix.

-Un sortilège très puissant protège le corps de l'Orchal... Seul le sang d'un sacrifice peut vous permettre de détruire ce corps vieux de plusieurs milliers d'année... Beaucoup de sang... Vous me suivez n'est-ce pas?

Si tous le monde ne sembla pas prêt à y répondre, Dalamyr l'était. Il comprit directement et en sourit. C'était affreusement tordu mais assez peu étonnant venant de l'Ordre. Faisant un tour de regard, il conclus froidement:

-Un sacrifice... Nos deux amis gardiens feront très bien l'affaire. Allons-y!!! Donc...

Voyant qu'il y avait un certain doute qui s'était installé. Tuer des hommes inconscients semblaient de toute évidence quelque chose de pas commun aux passeurs et leur alliés. Hector prit la parole:

-Je sais pas... Les sacrifier c'est contraire à toute étique guerrière. Je ne suis pas un barbare... Votons... Je suis...

Un lourd silence s'installa attendant la fin fatidique. Tous avaient leurs yeux rivés sur lui. Warin lui souriait dans son coin voyant la tournure que prenait la situation. Il y avait toujours cette morale qui mettait des bâtons dans les roues du bien.

-Pour! Tuons-les pour ma part.

La voix sifflant juste après ne laissait aucune hésitation paraître.

-Pour!

Pour Dalamyr cela n'avait jamais été une question, même pas la plus petite du monde. Il y a des choses qui doivent être faite. En plus si on part en guerre, il faut être prêt à aller jusqu'au bout. Cela rejoignait un peu une règle d'or pour l'Ombre: Toujours finir le travail.
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Learamn
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Ven 18 Avr 2014 - 10:36
Silencieux comme une pierre Learamn observait l'affrontement qui se déroulait à quelques mètre de lui. Il était parfaitement frustrant de voir ses amis lutter et risquer leur vie devant de tel mastodontes sans que lui ne puisse faire quelque chose. La jambe engourdie par la blessure infligée par Warin , Leramn se demanda si il pourrait encore une fois se relever , n'était-il pas encore trop faible? Daix , rapide et vif comme l'éclair , mit rapidement hors d'état de nuire un premier gardien en le prenant par surprise à l'aide d'un enchaînement presque parfait , mais le deuxième lui faisait à présent face et visiblement Daix était à la peine et même s'il réussi à trancher , difficilement , la main de son vis-à-vis ce dernier le fit valser sur plusieurs mètres et il fallut l'intervention du nouveau membre du groupe pour faire chuter le géant. Les deux gardes au sol tous les visages se tournèrent naturellement vers Warin , avec cette même questions lisible sur les visages : " Et maintenant?" Effrayé et visiblement surpris par la rapidité que le groupe avait mis pour vaincre les deux colosses Warin leur rappela leur marché ; Learamn comprit bien que le sbire de l'Ordre s'attendait à ce qu'il se fasse massacrer par les gardes et non l'inverse, devant sa mine déconfite et stupide Learamn ne put s'empêcher de sourire. Il parla alors d'un maléfice très puissant protégeant le tombeau et que pour l'annuler il fallait du sang ...beaucoup de sang , en somme un sacrifice , voilà pourquoi il fallait préserver les gardes. Le sourire de Learamn s'effaça aussitôt , le jeune homme n'appréciait guère tout ce qui touchait au surnaturelle ou à la magie , à plus forte raison quand cette magie était de la magie noire. C'est alors qu'Hector prit la décision d'organiser un rapide vote pour savoir si oui ou non ils allaient sacrifier les pauvres bougres malgré les codes d'honneur. Hector et l'homme ayant rejoint le groupe se déclarèrent en faveur du sacrifice. Learamn prit alors la parole avec une voix calme et posée bien que parfois frêle à cause de la douleur

- Si nous n'annulons pas ce sortilège , c'est le Comte Skaline et tous nos amis encore là-bas qui mourrons . Si nous voulons annuler le sortilège il faut faire un sacrifice , si on ne les sacrifie pas eux ce sera l'un de nous qui devra se sacrifier. Quitte à ce que le sang coule je préfère que ce ne soit pas le nôtre. Cependant ces deux hommes là ne sont que deux pauvres bougres sans grand chose dans la tête , peut être que pour ouvrir le tombeau de l'orchâl le sans de l'un de ses officiers sera mieux vu .
Learamn se tourna alors vers Warin
Il ne nous est de plus aucune utilité , juste un boulet ; il ferait très bien l'affaire.

Un bref instant une lueur meurtrière et vengeresse passa dans les yeux sombres du rohirrim

-Il faut qu'il paie.



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Erco Skaline
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Mar 6 Mai 2014 - 21:44
Ce combat commençait à faire perdre toute notion de temps à Erco. Cela devait faire un peu plus de dix minutes qu'il combattait l'Orchal, mais déjà il lui semblait que cela en faisait deux heures. Deux heures de supplices ou il avait découvert qu'il n'était pas en train d'affronter une simple femme comme il l'avait pensé, mais bien un être magique et supérieure en tous point au Comte. Rapidité, force, agilité et magie. Surtout ce point précis la rendait plus forte que le rohirrim. Il ne pouvait rien faire contre cela, mais il restait debout et continuait d'enchainer attaque sur attaque... Peut-être bien porté par naïve pensée qu'il allait réussir à lui trancher la gorge par chance... Ou seulement aidé par une détermination de fou. Il avait participé à toute les grandes batailles passés en Terre du Milieu depuis les dernières quinze années. Même s'il ne se rappelait plus de toute avec précision, il savait que mainte fois il s'était retrouvé dans une situation critique ou seul sa détermination l'avait sauvé. Encore une fois il comptait dessus. L'on peut tout abandonner en une fraction de seconde, ou tenter de tenir une de plus et ce sera peut-être celle-ci qui fera pencher la balance.

Il y croyait dur comme fer!

Une autre minute passa ou Erco continua à laisser son instinct le porter en avant. Son bras armé se mouvait avec plus de peine, mais gardait toute sa force. Un coup puis un autre. Un déplacement rapide de jambe pour se placer sur le côté et entamer une frappe latérale. Bloquée évidement....

Devant cet échec de plus, le Comte sentit son énervement monté d'un grade sans pour pouvoir réellement l'utilisé à bon escient le cerveau trop embrouillé et le corps trop endolori. Il reprit alors le rythme de ses coups effrénés et en freinage de vivacité... Daix intervint à ce moment là, bien que son passage fut rapide, il donna quelques secondes précieuse en répit à Erco. Ce dernier n'entendit que d'une oreille les quelques cinq mots prononcés à la va-vite par l'assassin.

Un tatouage pour en finir!

Qu'est-ce que cela voulait dire? Bien entendu Erco comprenait ces paroles, mais n'avait vu jusqu'à présent aucun tatouage sur le corps de son ennemi....

***

A l'autre bout des catacombes ou les combats n'avaient plus lieu, le groupe d'Hector avait finit de voter ou presque. Malgré l'horrible sujet et l'aspect moral de ces "votations", les votes avaient été plutôt clair et sans appel: on sacrifierait les gardiens... Pourtant le jeune Léarman proposait une alternative qui laissait sous entendre une grande haine envers Warin...

Dalamyr ne put que sourire devant cette proposition qui l'arrangeait. Si Warin mourait, il y aurait encore un témoin de moins pour l'identifier, mais il ne pouvait pas réellement expliquer cela à ses compagnons. L'assassin haussa les épaules et entendit Warin s'exclamer:

-Vous ne pouvez pas faire ça... On avait un marché!!!! Vous avez promis!!!

Hector lança avec froideur fixant Learan, mais gardant bien Warin dans son champs de vision:

-Mon gars, ces deux types sont déjà mort dans un certain sens... Et tuer ce bâtard d'aristocrate ne rendra pas ce sacrifice plus moral... Gardons-le pour plus tard... Je suis sûr que de grande instance au Gondor vont s'amuser avec lui... Allons-y!!!

Hector ne put que ajouter dans sa propre tête: On fera bientôt tous des monstres. Participer à un sacrifice de son plein grès était horrible, et y être acteur l'était encore plus. Seul Warin était ici comme spectateur, tous les autres collaboraient en connaissance de cause.

Une minute passa dans un silence, ou même Warin n'osa par re-parler de leur accord sentant que c'était le moment de se faire tout petit et d'être oublié. Et ce fut le temps nécessaire pour faire perdre patience à Dalamyr. Il prit alors la directive des choses en poussant Léarman vers le deuxième gardien:

-Toi et Daix occupez vous ce celui-ci...


Il n'attendit pas la moindre réponse et commença à trainer le corps mou de son gardien vers l'hôtel. Malgré le poids du colosse, l'assassin démontrait à ses compagnons qu'il possédait une force à ne pas sous-estimé. Les mains solidement agrippées autour des deux poignets du sacrifice, il le tirait avec détermination jusqu'à l'autel. Il fut même surpris d'y être arrivé si vite. De premier abord, cela lui avait semblé bien plus loin. Tractionner le corps jusque sur la dalle de la tombe ne fut pas des plus facile. Dalamyr dut même s'y reprendre à deux fois lorsqu'il regarda devant lui, il put constater que Learamn et Daix avaient aussi faire leur part.

L'Ombre lança un regard vers son ancien élève pour voir s'il semblait être dérangé par ce sacrifice... Il ne vit rien de tous cela, juste une indifférence. Il avait vraiment aidé à construire un monstre... L'était-il aussi vu qu'il n'avait que faire de ce sacrifice? Il connaissait la réponse et savait qu'il ne s'était pas amélioré en servant l'Ordre. Il avait été jusqu'à faire assassiné deux familles de paysans, sans compter l'écrivains et les putains de basse zone. Il ne pourra sans aucun doute jamais retourner à Minas Tirith si cela s'apprenait... Mais qui le savait? Personne! ce qui lui déclencha un large sourire avant d'abattre sa lame vers la gorge du gardien et de la trancher de part en part. Un jet de sang cingla son visage de plein fouet avant qu'il ne fasse rouler le corps sur le côté laissant ainsi se répandre le liquide chaud sur la dalle. Des inscriptions se révélèrent alors dessiné par des rivières rougeâtres, mais cela devait être un très vieux langage car jusqu'à présent jamais Dalamyr n'en avait vu un comme ça. Même les langages exotiques du Sud ou de l'Est n'y ressemblaient pas. Il murmura:

-Ce que le sang nous révèle...

Puis sa voix haussa:

-Et ce que tu ne nous as pas dit... Warin, fils de putain!!! C'est un sacrifice de pacotille que nous venons de faire... Me tromperais-je?

Hector eut la réaction plus physique que vocal et avant que l'intéressé ne puisse répondre à l'assassin, il se retrouva envoyer par terre d'un coup de point dans l'estomac et le rebond craquant contre le genou du chevalier. L'aristocrate recula tant bien que mal se trainant sur le fesse. Un enième coup de pied vint le frapper à l'oreille et le fit chaviré sur le ventre... Hector n'en avait clairement pas fini et commença à parler la voix tremblante de colère:

J'ai perdu mes meilleurs hommes pour venir jusqu'ici... Et je me retrouve face à un salaud de ton genre... Et en plus à un menteur... J'en ai que faire de ton marché avec le rohirrim... Tu vas regretter de ne pas t'être fait sacrifier... Ça je peux te le promettre. Batard!!!

Cette dernière insulte fut ponctué d'un sévère coup de botte dans l'estomac.

Warin cracha un file de bave et de sang tentant de prononcer des mots bredouillant de peur, mais aucun n'en saisi le sens... C'était l'heure ou les méchants paient...

***

Un vrai guerrier vit avec son épée, mange, boit et baise avec elle. Elle doit faire parti de son être, s'y ancrer au plus profond de son âme, car ce sera sa seule amie sur un champs de bataille. C'est sa famille et sa meilleur compagne. L'on vit avec, et l'on meurt avec sa main chaude et moite serré fermement autour de son manche de là on a le regard qui remonte le long de la lame enduite de sang pour finir droit dans les yeux de son adversaire. Il n'y a aucun peur là-dedans, juste la fierté de mourir avec elle.

C'est ainsi qu'un guerrier tombe.

Un tatouage. Il devait y en avoir un quelque part sinon Daix ne serait pas venu risquer sa vie pour l'avertir de cela. Erco le cherchait vainement. Il tournait autour de son adversaire depuis déjà quelques secondes pour tenter de l'apercevoir... Mais rien et à chaque nouveau tour ou changement direction pour tenter à nouveau une autre approche, Erco sentait ses forces diminués et sa capacité à réagir devenait laborieuse. Il devait le trouver d'ici peu de temps, sinon ne ferait que de s'écrouler sous une nouvelle attaque magique et cette fois aucun Hector ou Daix n'allaient passer pour le sauver...

Le Comte vit les lèvres de l'Orchal bouger. Cela allait donc bien être finit, il n'allait pas être capable à supporter une nouvelle fois le supplice de la voix. Le murmure se fit grandissant. D'abord un sifflement venteux lointain, puis le brouhaha augmenta petit à petit. Il crut dans un premier temps que mille voix suppliantes et agonisantes lui hurlaient dans la tête. Puis cela changea un peu, ou est-ce juste sa conception de la réalité qui s'estompa légèrement et laissa planer la naissance d'un doux cauchemars. Toujours est-il qu'il commença à distinguer une voix particulière. Elle faisait peur et évoquait à Erco un serpent que l'on arrive jamais à arrêter et qui s'enfile n'importe ou avec sa dose de venin. C'était la voix dans sa définition même. Le Comte savait que c'était des paroles dans une autre langue, pourtant il lui semblait comprendre le sens.

Sa fin venait!

Amdir voulait dire espoir en elfique et à mesure que la voix augmentait, Erco sentait ce mot s'enfuir de sa tête et le quitter pour le reste de sa courte existence. Peut-être encore une minute au grand maximum avant que l'Orchal de l'achève.

Dans ce laps de temps, ou tout perdait de sa signification, Erco entrevit le dit tatouage. Comment n'avait-il pas pu le voir plus tôt. Il se trouvait sur l'avant-bras droite, juste avant le coude. Perdu et concentré en même temps sur son combat, il ne le voyait que à présent. Le moment même ou il pensait mourir, il entrevoyait une issu.

Mais quel issue car face à cette voix, mieux valait peut-être mourir directement que de rester à l'entendre une seconde de plus. Se trancher soit-même la gorge traversa fugacement l'esprit du rohirrim, mais oublia bien vite cette idée alors même qu'il se remettait sur ses pieds... Mais il ne tint que un court moment. La voix haussa le ton et il se retrouva bien vite à genou se tenant la tête entre ses deux mains...

Il n'était dés lors plus un guerrier. Son épée gisait  seul à quelques mètres, mais il n'avait plus la volonté d'aller à reprendre. Il avait déjà que trop essayer sur cette voie. Face à cette chose, il savait à présent que cela n'allait pas marcher. Il eut des larmes qui lui vinrent aux yeux. La douleur dans sa tête devenait invivable. Elles coulèrent et emportèrent un peu du sang séché sur ses joues. Erco redressa la tête avec peine et regarda l'Orchal un bref instant avant de la laisser retomber en avant.

Il était vaincu pour la première fois de sa vie.

Tendant le bras en avant, Erco le laissa s'approcher. Il ne représentait dés lors plus la moindre menace aux yeux de Arzâzath. Ce dernier souriait avec cruauté se sachant victorieux. Comment ce Rohirrim aurait-il pu le vaincre en même temps. L'Orchal avança sa main et leva la tête du Comte. De l'autre il se prépara à abattre son arme exotique.

Et pour la première fois du combat, Erco se retrouva à porter du tatouage. Il le voyait à moins de vingt centimètre de sa tête. C'était sa dernière chance, il devait la saisir!!!

Ce fut alors comme si un chien s'était emparé de lui. Le Seigneur d'Esgaroth saisit de ses deux bras celui porteur du tatouage et lança sa tête en avant. La bouche grande ouverte, il sentit ses dents entrés en contact avec la douce peau de l'Orchal. Il la referma violemment et sentit un goût de sang envahir sa bouche. Il n'attendit pas un instant de plus et tira en arrière comme le ferait un chien enragé. Il en bascula sur le dos à moitié évanouit, les yeux mis clos. La voix qu'il entendait à présent ne venait plus de sa tête, mais bien de dehors. Il devait avoir réussi... Dans un souffle rauque, il recracha un bout de peau ensanglanté tatoué du signe de l'Ordre...

Erco laissa tomber sa tête en arrière épuisé et palpait le sol sans même s'en rendre compte à la recherche d'Amdir. Ce contact avec ce manche d'acier même froid le rassura et le fit redevenir un guerrier.

***

Warin recevait encore des coups lorsque la tombe se brisa en trois parties. Dalamyr avait failli intervenir, il n'aimait pas faire souffrir plus que nécessaire, mais il n'avait aucune compassion pour cet aristocrate gondorien et devait bien se l'avouer il trouvait cela plutôt divertissant. Mais le bruit du brisement fit comme un stop dans le temps. Tous le monde se figèrent et tournèrent la tête dans la direction du tombeau.

Cela avait donc marcher, après certes un peu de temps, mais donc Warin n'avait pas menti; ou pas totalement du moins. Tous s'approchèrent alors à petit pas pour voir ce qui s'y trouvait à l'intérieure.

Hector était le plus curieux, et ce fut donc le premier à arriver. Il recula alors soudainement de surprise et devant l'odeur putride naissant de ce corps millénaire. La décomposions n'avait jamais eut lieu à cause du puissant sortilège. A présent la tombe ouverte, elle faisait son office avec une vitesse éclair, comme pour rattraper le temps perdu. Le corps devenait poussière à vue d'oeil et l'odeur nauséabonde et d'oeuf pourris envahit bientôt les alentours de la tombe.

Hector lâcha en reculant:

-On a donc réussi?
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