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Adaes Thiemond
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Dim 3 Aoû 2014 - 14:55
Le calvaire touchait à sa fin, Adaes était restait impassible à côté de son Roi, patientant jusqu'à ce que le défilé se termine. En tant que Garde il avait été autorisé à porter son arme, de plus il avait pour la première fois enfilé son armure officielle, faite d'argent et d'acier elle était bien plus lourde et bien plus chaude que ce à quoi fut habitué le Baron. Malgré l'ombre de la tente la chaleur était belle et bien présente sur les épaules de l'ancien maître d'arme.

Malgré tout les séances de cadeaux se terminèrent, tous offraient de beaux cadeaux au nouveau couple, les présents des Baron d'Isle-Grise étaient loin d'être les plus impressionnants, le vieux guerrier resta calme en observant une à une les délégation. Ceci fait le couple royal profita un peu du banquet, le guerrier resta à leur côté en tant que garde durant ce bref moment, juste avant qu'ils ne décident d'aller se reposer et voir le Haut-Roi en privé.

Le Baron fut alors congédié, temporairement tout du moins. Il devait resté disponible en cas de besoin, ainsi il ne fallait pas rêver, il n'était pas aussi libre que certains pouvaient l'être. Mais au moins avait-il un peu de temps avec sa femme. Toujours privé de sa mobilité dans sa lourde armure et qui plus est tenu d'être disponible il ne pouvait pas se rendre n'importe où tant qu'il serait encore garde. Néanmoins il put relâcher un peu son attention, détendant sa main gantelet et la laissant pendre sans être obligée de toujours tenir le pommeau de son arme.

Néanmoins quelque peu lassé par l'abondance de monde le Baron d'Isle-Grise préféra s'éloigner un peu. Emmenant avec lui sa femme il se retrouva dans des rues moins bondées de monde que la place du marché, il choisit l'une de celles-ci pour s’asseoir sur le rebord d'une maison, posant ses vieux os usés sur la pierre blanche. Visiblement toujours souffrant de la chaleur et de l'armure il n'était pas des plus à l'aise, après tout ce devait être la première fois qu'il porte une armure si lourde si longtemps.

Lilana vint se poser à ses côtés, lui apportant un verre rempli d'eau. Bien que plus calme la ruelle n'en restait pas moins proche du lieu des célébrations, les entendre restait facile, de plus l'on pouvait voir les plus éloignés du banquet de là où était assis le vieux guerrier. Faisant mouliner un peu son épaule il vérifiait que ses articulations tenaient le coup malgré le poids de son équipement. Le Baron se reposa contre le mur, levant les yeux au ciel en repensant au passé.

Il y a moins d'un an jamais il n'aurait cru fouler un jour le sol de Minas Tirith, jamais il n'aurait cru obtenir une place dans la noblesse et jamais il n'aurait cru épouser celle qui partage aujourd'hui sa vie. Mine de rien les événements d'Annùminas avaient changés sa vie du tout au tout, sans-doutes n'était-il pas le seul pour qui ceci l'avait fait. Il était fier d'avoir servi sa patrie, mais en un sens tout autant heureux d'y avoir survécu, ne serait-ce que pour connaître la vie qu'il connaissait aujourd'hui.


« Tu as chaud ? »

Il fut sortit de ses pensées par sa femme, en tenue plus légère elle ressentait sans-doutes moins l'impact du soleil de plomb au-dessus de la cité blanche. Adaes lui adressa un petit sourire, prenant une gorgée d'eau il releva les yeux au ciel, plaçant sa main entre le soleil et ses yeux. Son visage avait des traits heureux et son sourire en disait malgré tout long sur ce qu'il pensait, peut-être tout autant que ses paroles ne le faisaient.


« Un peu oui, mais pour rien au monde je n'aurai raté une telle journée. »


Sa femme lui répondit par le même type de sourire qu'il lui avait accordé juste avant. Ceci fait elle se leva entraînant avec elle l'ancien maître d'arme. Pour chacun d'eux c'était la première fois qu'ils visitaient la légendaire capitale du gondor, autant profiter du peu de temps libre d'Adaes pour visiter la ville et ses merveilles. Le couple remonta lentement vers le Lieu du banquet, ne serait-ce que pour y prendre un rafraîchissement, ou bien trouver du monde avec qui discuter.
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Erco Skaline
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Sam 9 Aoû 2014 - 17:10

Nator

Les gens racontaient pas mal d'histoires sur Nator et particulièrement sur son visage d'ou émanait uniquement de la froideur. Il avait les traits dur et marqué. De fin sourcil au centre qui s'épaississait à l'extrémité  renforçait encore plus ce côté froid. Il arborait souvent un sourire pincé. L'on parlait de lui comme un ancien vétéran qui avait abandonné sa carrière militaire pour devenir un ménestrel. Mais ceci n'était qu'une rumeur et en réalité ce n'était pas vraiment cela...
Il ne quittait jamais sa flûte elfique d'un bois de la forêt noir. Il en jouait dans toute les tavernes de Minas Tirith et vivait de cela. On le prénommait généralement le Flûtier plus que Nator. Ce qui lui plaisait honnêtement.

En ce jour de festivité, il avait mis de beau vêtement simple et élégant d'un blanc cassé virant au beige selon la lumière du soleil. Par habitude au froid de ces derniers mois il portait encore une écharpe de toile violeté ou s'entrecroisaient des lignes blanches. Nator trainait vers le lieu du banquet profitant de jouer par moment de la flûte pour divertir les convives par sa musique sonnante et trébuchante. Il avait fait toute la matinée les aires traditionnelles et à présent il en avait un peu marre. Alors il s'était mis à souffler de la musique de sa création ou accélérations et montées dans les aiguës se mélangeaient.

Il n'arrêtait pas de faire jouer sa flûte depuis bientôt dix minutes et commençait à sentir sa gorge s'enflammé par le manque de salive. Il se força à terminer sa chanson dans un crescendo endiablé. Lorsqu'il eut finit il prit une grande inspiration et fit une révérence rapide à son public qui l'écoutaient d'une oreille. En tant général il aurait fait passé un petit chapeau pourpre, mais en ce jour de festivité c'était la royauté qui le payait pour animer toute la journée le lieu du banquet. Il y avait d'autres artistes qui faisaient la même chose que lui un peu partout dans la cité blanche. Mais Nator était fier de pouvoir le faire sur le lieu même du banquet.

Le Flutier s'approcha alors d'une table ou était disposé des rafraichissements. Il s'empara vivement d'une coupe de vin non sans délicatesse et l'amena à ses lèvres. Il savoura la première gorgée avant de se retourner et d'observer la foule de gens. Il y avait du beau monde partout autour. Il lança un sourire pincé à une dame qui lui lança une œillade discrète. Cela faisait longtemps qu'il ne se sentait plus gênée quand une dame lui lançait un regard de loin mais il évitait toujours de pousser plus loin d'un simple sourire. Jouer avec la haute société était la façon la plus simple de se retrouver dans une duel face à un prétendant offenser que sa promise jette des regards à un roturier.

-Monsieur, mademoiselle bien le bonjour.

Il lança cela a Adaes et à sa femme lorsqu'ils passèrent à côté de lui pour aussi à leur tour prendre un rafraichissement.

-Voudriez-vous que je vous joue un petit air frais? Cela pourrait vous aidez à oublier votre lourde armure dans cette atmosphère chaude et estivalière...
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Adaes Thiemond
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Sam 30 Aoû 2014 - 19:25
Le couple d'Isle-Grise remontait l'allée en direction du banquet, leur pas était lent et régulier. Les regards se baladaient entre tous les bâtiments de la cité blanche qui les entouraient. L'ancien maître d'arme était émerveillé devant les lieux de la légendaires cité des rois du gondor. On avait pas tous les jours l'occasion de voir ce genre de lieu dans la vie, autant en profiter. Le maître d'arme jetait un coup d’œil à tout ce qui l'entourait, sa femme faisait de même, ils ramèneraient autant de souvenirs que possible de ce voyage.

La cité blanche était différente de celle d'Elendil, chacune des deux étaient un joyau aux yeux d'Adaes, il ne saurait mettre une préférence sur l'une des deux. Annùminas était chez lui, il y avait passé malgré tout une grande partie de sa vie et avait de nombreux souvenir là-bas. Il espérait en ramener autant de la capitale du gondor, tout aussi majestueuse et belle. Le couple continua sa progression, rejoignant bientôt le banquet qu'ils avaient quittés il y a peu.

Les Barons s'arrêtèrent un peu à la fin de la côte, laissant un peu de temps au vétéran pour s'essuyer le front sur lequel perlaient quelques gouttes de sueur. Le banquet était animé, nobles et musiciens se partageaient les allées, voyant ainsi la cité l'on pouvait en oubliait qu'il y avait quelques mois la terre du milieu avait failli sombrer à cause de l'ordre, repenser à ça fit froncer les sourcils du vieux guerrier. En un sens c'est l'action de la couronne de fer qui l'a amené à devenir Baron et à se marier, sympathique coup du destin n'est-ce pas ?

Cette pensée effrayait le maître, il était content d'avoir retrouvé un titre de noblesse à sa famille et d'avoir put épouser celle qu'il chérissait depuis de longues années, en y réfléchissant ceci amener au fait qu'il soit heureux d'avoir été récompensé et donc heureux que l'ordre s'en soit prit à l'Arnor. Il n'aimait pas pousser la réflexion jusque là, un sentiment de culpabilité et de honte s’emparer de lui en réfléchissant comme ça, en repensant aux morts causés par l'ordre et au malheur en découlant.

Tout c'était plutôt bien passé pour lui, mais hélas ce n'était pas le cas pour nombre de personnes à travers la terre du milieu. Il finit par chasser ces pensées gênantes et faire signe de la main à sa femme de se diriger vers le bar afin qu'il puisse y prendre un rafraîchissement. Une fois à hauteur du bar le soldat dirigea sa main vers une bouteille d'eau, avec la chaleur et le fait qu'il était sensé être toujours alerte il valait mieux éviter le vin, une chose le gênant un peu malgré tout.

Il tendit un vers à sa femme qui le suivit, les deux prirent un verre, tandis qu'il s'apprêtaient à repartir trouver un coin d'ombre où se reposer, ou bien un endroit à voir non loin du haut de la cité les deux arnoriens furent arrêtés en route par un homme, visiblement musicien à la vue de son équipement, il salua poliment les deux nobles. Le couple s'arrêta, saluant à leur tour le ménestrel. Lilana répondit la première.


« Bien le bonjour monsieur. »

Tout comme le maître d'arme elle n'était pas encore habituée à être noble, elle salua d'une petite courbette le ménestrel qui continuait, proposant de jouer un air de musique au couple. Adaes regarda son épouse quelques instants, d'un hochement tête elle confirma, laissant un petit sourire sur les lèvres du baron d'Isle-Grise. Celui-ci revint vers le Menestrel, reprenant calmement la parole.

« C'est demandé si poliment, comment refuser ? »
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Erco Skaline
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Jeu 16 Oct 2014 - 17:57

Nator

Nator sourit à la réponse de Adaes. Le Flutier avait un plaisir certain à jouer de son instrument. Sans même y réfléchir, il entama un air de sa composition partant dans un premier temps sur des tonalités plutôt basse. En même temps que les premières notes de la chanson sortaient de sa flûte, il se rappela que ce rythme là se jouait un ton plus haut… Mais que cela importait, il aimait se laisser emporter par son imagination musical. Il lui arrivait de voir les notes défilés devant ses yeux avec une couleur changeante selon la tonalité de la-dite note. Dans les couleurs chaudes pour une note haute, et à l'inverse pour une note basse plutôt dans les bleutés.

Laisser porté ainsi par le rythme, il augmenta la cadence. Les couleurs rouge et orange commencèrent à fusèrent devant des yeux de manière imaginaire. Ses yeux se perdirent dans ce flot de couleur. Ce genre de transe lui arrivait de temps à autre. Plus d'une fois, il s'était retrouvé à jouer pendant plus d'une heure d'affiliée sans s'arrêter une seconde. Enchainement endiablé ou ses doigts glissaient avec simplicité sur le bois noir de sa flûte. Il y avait quelque chose de magique dans ses moments.

Et il perdit le compte du temps qu'il joua. L'aire initiale avait déjà changé du tous au tous et Nator était partit dans une improvisation   sans même sans rendre compte.

A moitié encore dans sa transe musical, il lança un regard au couple de noble et fut surpris et content de les voir à l'écoute. Il n'avait vu beaucoup de spectateur décroché lorsqu'il partait dans sa passion. Encore poussé la l'inspiration, il émit les dernières notes d'un final haut en couleur.

Fin.

Nator fit une courbette rapide de la tête cachant dans le même temps sa flûte dans son dos.

-J'espère que cela vous a plut.

Il fit une pause avant de demander avec un regard interrogateur:

-Oserais-je vous demander de qui vous avez la protection?

Lorsque Nator eut terminé sa question, il vint à se demander si la demande n'était pas trop osée. Et alors comme pour la faire oublier il ajouta avec un sourire:

-Mais excusez moi, je ne me suis pas présenté. On me nomme Nator le Flutier. C'est un plaisir de vous avoir rencontré Seigneur….

La fin ne vint jamais ignorant à qui il avait affaire.
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Adaes Thiemond
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Mar 21 Oct 2014 - 22:45
Une fois la requête du musicien acceptée celui-ci eut un sourire avant de se lancer dans son morceau de musique. Le flûtiste laissa rapidement la musique sortir, les notes raisonnaient bien et prouvaient une certaine connaissance de l'art musical. Le vieux guerrier resta calme, verre à la main en écoutant les notes du musicien. Un petit sourire se déposa sur le visage d'Adaes qui hochait doucement la tête en rythme avec ce que leur offrait le musicien.

La tonalité assez basse du morceau était assez plaisante, l'enchaînement était bel et bien digne d'un véritable professionnel. Le Baron resta avec un petit sourire aux lèvres à écouter le musicien faire danser les sons avec son instrument. Portant le breuvage à ses lèvres à plusieurs reprises, il regretta de ne pas pouvoir prendre un peu de son vin personnel, mais bon, il valait mieux qu'il évite pour le moment. Appuyé contre la table, il battait doucement le rythme avec ses doigts.

Petit à petit, le morceau changea, le musicien semblait créer une nouvelle œuvre en même temps qu'il jouait, le vieux guerrier jeta un regard à sa femme, absorbée elle aussi dans le jeu que leur offrait cet excellent musicien. Le Baron revint à ce dernier, fixant principalement les doigts courir sur la flûte avec une attention certaine, regardant la vitesse et la précision d'exécution, enviant presque le talent du musicien.

Finalement, le morceau arriva à son terme, libérant le couple de l'emprise de la musique. Le musicien fit ensuite une courbette, sous les applaudissements de ses spectateurs. Lorsqu'il vint demander si ceci avait été divertissant, il eut deux acquiescements et deux sourires pour réponse. Ceci fait, il vint poser une question destinée à Adaes, demandant l'identité de la personne dont Adaes avait la protection. Le Maître d'Arme hésita un instant, se demandant s'il avait vraiment à répondre. Finalement, il s'y résigna.


« Ma foi, il n'y a pas secret d'état là-dessus, je suis membre de l'escorte de sa majesté le Roi Aldarion d'Arnor. »

Par la suite il enchaîna en se présentant, Nator le flutier. Le Baron d'Isle-Grise nota le nom dans un coin de sa tête, après tout si jamais il y avait un musicien à trouver pour une quelconque occasion quelqu'un d'aussi doué que lui serait un excellent parti à prendre. Il finit par affirmer son plaisir de rencontrer Adaes, demandant discrètement son nom au passage. Le vieux soldat reposa son verre et se redressa assez rapidement pour répondre.


« Il est vrai que je ne me suis pas encore présenté non plus. Adaes Thiemond, enchanté également monsieur Nator. Si les questions sont autorisées, oserai-je donc vous demander ou avez-vous appris à jouer ainsi ? »

Il termina sa phrase en reversant dans son verre de l'eau, la soif le tenait encore.
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Erco Skaline
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Mer 29 Oct 2014 - 19:34

Nator


-Haaa de sa majesté le Roi Aldarion…

La voix était emplie de respect envers Adaes. Protégé la personne la plus importante de ce jour de festivité devait être un grand honneur. Nator se l'imaginait bien, mais d'un tous autre point de vue n'ayant pas la capacité de trouver un quelconque charme à devoir faire le garde du corps. En revanche, il ne pouvait que imaginer ce que serait d'aller jouer un morceau de sa composition à Aldarion. Ceci serait sans doute pour lui l'apogée de sa carrière ou le début d'une gloire musicale certaine.

C'est dans ce court moment de rêve que s'écoula les quelques instants ou Adaes se présenta. Le Flutier que peu attentive durant se moment resta un moment figé.

Mais il se reprit bien vite et s'empressa d'ajouter:

-Seigneur Adaes Thiemond.

Une courte pause ou il pensa à comment répondre précisément à la demande du baron:

-En toute sincérité, la réponse se devrait être une histoire… Hors vous devez être votre occupé avec votre poste auprès de sa Majesté. Je tenterais donc de la faire sommaire et rapide.

D'un geste, il reprit de nouveau son verre qui était posé non loin de lui. Il en avala la fin et sentit son palais se raviver.

-J'ai vécu quelques années à Esgaroth à l'intérieure d'une académie d'art… Ou j'y ai rencontré un grand nombre de autres musiciens…. Mais je m'égare…. Pour faire simple j'ai surtout eut la chance de beaucoup voyager et profiter de très bon conseil…. Mais je ne veux pas vous retenir plus longtemps. Que la bonne fortune soit avec vous.

Il lança un clin d'oeil et ajouta avec un petit sourire:

-Et si je peux vous aider d'une quelconque manière un jour, cherchez Nator le Flutier dans …. J'y joue régulièrement.
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Adaes Thiemond
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Dim 2 Nov 2014 - 22:32
Le nom de la personne qu'Adaes sembla inspirer le respect du flûtier, rien d'incroyable en soit. Après tout le Roi était l'homme d'honneur aujourd'hui, en être l'un des gardes du corps était un honneur. Pour le vieux maître d'arme plus qu'un honneur c'était avant tout un devoir, celui de protéger et de soutenir son roi tant que son bras pourra tenir une épée. Il sourit quelques peu en entendant la réponse du flutier.

En guise de réponse au baron le flutier lui avoua que pour tout lui dire il aurait besoin d'une histoire au grand complet, ce qui arracha de nouveau un sourire à l'ancien maître d'arme ainsi qu'une curiosité grandissante envers ce ménestrel. Lorsqu'il se décida à répondre il fit en effet une réponse plutôt simple au vieux guerrier. Il semblait avoir étudié dans une académie en Esgaroth avant de parcourir la terre du milieu et en apprenant ainsi.


« Ah, les voyages, plus que de simples talents l'on en tire également une fierté et un attrait pour ceux-ci n'est-ce pas ? »

Tandis que le musicien tirait sa révérence le maître d'arme leva quelques instants les yeux au ciel, se perdant dans ses souvenirs et ce qu'il avait put vouloir étant jeune. Dans l'armée il n'avait pas simplement voulu être militaire, mais aussi voir du pays. Certaines de ses excursions l'avaient satisfaits, quelques fois il avait même penser à se faire maître d'arme itinérant. Mais désormais ceci ne l'attirait plus autant, que ce soit le devoir ou sa demeure il avait d'excellents arguments pour rester à faire ce qu'il devait faire.

Lorsqu'il revint à la situation il voyait le flutier s'éloignant, lui disant que si un jour il avait besoin de ses services il n'aurait qu'à chercher Nator le Flutier quelque part où il jouait régulièrement. Le vieux guerrier néanmoins ne saisit pas le nom du lieu où il pourrait trouver le ménestrel qu'il trouvait plutôt intéressant. Il emboîta donc le pas du musicien, faisant quelques pas pour le rattraper en laissant en arrière son verre.


« Excusez-moi maître-flutier mais je n'ai guère entendu l'endroit où je pourrais vous trouver. »

Une fois qu'il l'eut rattrapé il le lui redemanda donc, un sourire aux lèvres. Pour être honnète il appréciait plutôt bien ce musicien, fin joueur et quelque peu aventurier c'était quelqu'un qui devait sans-doutes avoir beaucoup à raconter. Plus il y pensait plus il se disait qu'il s'entendait bien avec les voyageurs, le Lossoth venu du lointain Nord puis ce ménestrel. Peut-être était-ce son intérêt pour l'aventure ou le fait que malgré son âge ceci reste quelque chose dont il rêve et lui permettant de s'échapper de son quotidien.

« Mais, ne soyez donc pas si pressé Nator, j'ai du temps devant moi pour le moment, pour être honnête cela me ferait même plaisir si vous aviez quelques récits de ce que vous avez dut vivre en réserve. »


Le sourire aux lèvres le maître d'arme attendit la réponse face au musicien.
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Forlong
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Mer 19 Nov 2014 - 2:33

Nator


-Seigneur Thiemond!

Lorsque Adaes se retourna, il reconnut les traits caractéristiques du sergent Aicrag, vétéran de la Garde de la Rose qui faisait partie de l'escorte d'Aldarion. L'homme transpirait et était clairement inconfortable dans l'uniforme Gondorien qu'il fut obligé de revêtir pour la cérémonie afin de respecter les apparences du nombre de gardes permis par délégation. Il s'approcha suffisamment pour qu'Adaes soit le seul à l'entendre parler, jetant un regard méfiant à Nator et au reste de l'entourage.

-Le Roi Aldarion et la Reine ont terminé leur conversation avec le Haut Roi. Ils ont décidé de se retirer au Manoir De Sora et se reposer après cette longue journée. Ballas sera responsable de la sécurité, vous êtes dispensé jusqu'à demain. Rendez-vous au manoir pas plus tard que midi.

Le sergent serra la main d'Adaes, s'inclina légèrement devant sa femme, et ignora Nator, avant de s'éloigner.

Le maître flutier regarda le vieil homme partir avec curiosité, puis répondit à Adaes avec un léger sourire:

-La question devrait plutôt être où est-ce que vous ne pourriez pas me trouver, seigneur Thiemond. Ceci dit il y a un endroit dans les ruelles de cette cité que j'apprécie particulièrement, la Maison des Contes et des Légendes...

Son regard se porta un moment vers le ciel lorsque l'ancien maître d'armes lui demanda s'il ne pouvait pas leur conter un récit, comme s'il vérifiait l'heure approximative. Le musicien finit par sourire ouvertement, et se pencha vers Adaes et son épouse, comme s'il leur racontait un secret:

-Je dois avouer que j'ai eu une aventure assez amusante à Lossarnach à l'époque...au fait, j'étais accompagné par une dame dont les notions géographiques étaient plutôt modestes, et c'est peu dire...vous voyez, elle avait entendu les histoires des bardes sur les Lossoths et l'aide qu'ils avaient apporté au Roi Arvedui...elle fut donc très excitée lorsque je lui annonçai qu'on allait se rendre au royaume de Lossarnach, car elle avait confondu ces deux peuples en vue de leurs noms semblables...

Le sourire de Nator disparut soudainement et la surprise remplaça l'amusement dans son regard. Il se retourna au moment où un homme maigre vêtu d'une tunique violette coupa les ficelles de la sacoche qui pendait à l'épaule du ménestrel. Le flutier tenta de l'attraper par le col, mais l'homme se défila, agile comme une anguille.

La scène s'était déroulée avec une rapidité fulgurante. Nator sortit un poignard dissimulé sous sa tunique, mais avant qu'il ne puisse l'utiliser le cri d'un garde se fit entendre:

-Homme armé! Arrêtez-le!

Désorienté, le maître flutier vit deux soldats du Gondor se jeter sur lui, et un d'eux lui tordre le bras de manière experte, le faisant lâcher son arme. L'homme en violet disparaissait déjà dans la foule, la sacoche de Nator en main. Ce dernier se tourna vers Adaes, le regard sauvage, et lui murmura:

-Attrapez cet homme, récupérez cette sacoche! C'est très important!

Il fut interrompu par un coup de poing d'un des gardes dans le plexus solaire qui lui coupa le souffle.

-Vous êtes en état d'arrestation pour port d'arme illégal dans la cité et tentative de l'utiliser.



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Adaes Thiemond
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Dim 23 Nov 2014 - 17:53
Le Baron d'Isle-Grise s'approchait du flûtier dont il avait apprécié les morceaux, avec l'intention de savoir où joindre le ménestrel en cas de besoin. Alors qu'il attendait de pouvoir apprendre ce qu'il cherchait une voix le fit se retourner, l’appelant. Il se tourna vers un homme approchant de lui, il reconnut un des soldats de l'arnor contraint de porter la tenue gondorienne pour pouvoir être accepté dans la protection du roi.

Le Seigneur d'Isle-Grise fit un hochement de tête au soldat face à lui, le saluant par la même occasion. Celui-ci s'approcha du noble et prit la parole, faisant attention que l'on entende pas ce qui se disait, méfiance tout à fait normale que le Baron ne pouvait que comprendre. Il lui apportait des nouvelles du Roi et de la Reine, ils allaient se reposer et étaient protégés par Ballas, par conséquent le Baron était libre jusqu'au lendemain midi.

Le vieux guerrier acquiesça de la tête en écoutant le rapport du sergent. Les deux hommes se saluèrent par une poignée de main et le sergent salua la femme du baron d'un signe de tête avant de repartir, Lilana s'approcha du vieux maître d'arme, les deux verres à la main et répondit d'un signe de tête au sergent avant qu'il ne reparte. Elle s'approcha de son mari et lui rendit son verre qu'il prit en remerciant sa femme d'un baiser.

Le flûtier répondit alors au vieux guerrier, lui indiquant qu'il pouvait le trouver à peu près n'importe où mais qu'il y avait un lieu qu'il affectionnait tout particulièrement, la maison des contes et des légendes de la cité blanche, le vieux guerrier ne connaissait pas le lieu, quelques rumeurs à ce sujet, mais rien de bien concret, un lieu dont le nom semblait trahir des récits d'aventures à la chaîne, un lieu intéressant en somme.

De plus, conformément à la demande du maître d'arme le flûtier commença à raconter une histoire, faisant part d'une dame piètre géographe ayant confondu les Lossoths et le royaume de Lossarnach, cette anecdote décrocha un sourire à l'ancien maître d'arme, c'était malgré tout une aventure sympathique, de quoi faire sourire plutôt que frémir, mais non moins intéressant. Adas but une gorgée tout en rigolant un peu de l’anecdote.

Le ménestrel se retourna et changea de regard lorsqu'un homme lui subtilisa sa sacoche, tout se déroula à grande vitesse, le ménestrel tenta d'arrêter l'homme sans succès, puis dégaîna un poignard, voyant la situation dégénérer le vieux maître d'arme donna son verre à sa femme, portant sa main à la garde de son épée. Des gardes arrivèrent, stoppant le ménestrel dans ses actes. Ce dernier demanda à Adaes de récupérer pour lui sa sacoche car elle était importante.

Le vieux guerrier hésita un court instant avant de se lancer derrière le voleur, faisant signe de la main au ménestrel pour le rassurer. Le vieux guerrier commença à courir, la chaleur plus le poids de l'armure ne l'aidait pas, afin de compenser ceci il pointa du doigt le voleur, un petit calcul avait été rapidement, il avait coupé la sacoche en d'autres termes il devait avoir un objet tranchant, sans-doutes une arme par conséquent.


« Arrêtez cet homme, c'est un voleur, potentiellement armé ! »

Dans l'espoir que quelqu'un réagisse, la lourde armure du Baron ne le rendait ni très agile ni très rapide.
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Jeu 4 Déc 2014 - 5:22
Nator ne put pas voir le signe de la main d'Adaes, plié en deux par le coup qu'il venait de subir de la part d'un des gardes. Un des deux soldats était déjà en train de lui ligoter les mains derrière le dos de manière experte, avec un bout de corde court que chaque garde portait à sa ceinture pendant les festivités. Le flûtier malchanceux allait terminer sa soirée aux bureaux de la milice, où il serait interrogé de manière exhaustive sur ses motifs, son passé, et ses connexions. Selon les résultats de l'interrogatoire il pouvait s'en sortir avec une nuit en prison et une amende, ou bien être envoyé dans les sombres cachots pour une longue sentence. Le général Cartogan n'avait pas de pitié envers les criminels et les délinquants...il tenait la cité en une poignée de fer et était déterminé de lui rendre sa blancheur d'antan. Après tout, la fin justifie les moyens...

Malheureusement pour le Baron d'Isle-Grise, les seuls deux soldats se trouvant à proximité immédiate à ce moment précis étaient les gardes qui avaient mis Nator en état d'arrestation. Néanmoins, l'homme en violet ne passait pas inaperçu dans la foule, étant obligé de se frayer le chemin avec ses coudes. Lorsque la voix puissante de l'Arnorien se fit entendre par dessus le brouhaha des festivités, quelques personnes tentèrent de réagir. Un homme essaya d'agripper le voleur, mais trébucha sous l'effet des larges quantités d'alcool qu'il avait consommé depuis le mariage. Un deuxième citoyen barra le chemin de l'homme maigre et l'attrapa par la manche...seulement pour voir sa prise rompue par un mouvement rapide du bras de son adversaire, qui enchaîna avec une frappe aux carotides, une deuxième au menton et une troisième qui brisa le nez du malheureux Gondorien, tout dans l'espace de quelques courtes secondes.

Adaes put néanmoins utiliser ces quelques secondes pour se rapprocher du voleur, qui était à présent seulement à une dizaine des pas. Voyant que le chevalier le suivait de près, l'homme en violet poussa la porte d'une auberge et disparut à l'intérieur.

Malgré la chaleur de la journée, un feu était allumé dans la cheminée, et un agneau cuisait au dessus des flammes.

Dans la panique, le voleur avait jeté la sacoche de Nator dans les flammes qui, alimentées par la graisse d'agneau, commençaient déjà à dévorer le tissu et ses contenus...L'homme quant à lui s'était élancé dans la direction d'une fenêtre dans une tentative de fuite.

Un regard avait suffit à l'ancien maître d'armes pour voir qu'un choix s'offrait à lui...tenter de sauver les restes de la sacoche, ou d'attraper l'inconnu mystérieux...



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Adaes Thiemond
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Dim 7 Déc 2014 - 11:21
Aucun garde ne semblait être dans les environs hormis ceux ayant arrêtés le ménestrel, les autres étaient sans doute occupés à gérer d'autres problèmes que le simple vol à l'arraché. Malgré tout certains habitants de Minas Tirith semblaient avoir un minimum de conscience et certains tentèrent de s'opposer au voleur, essayant de l'arrêter, peut-être aussi que le fait qu'un homme en armure et armé le demande joue en la faveur de cette action, toujours est-il qu'elle était là.

Néanmoins les civils ne parvinrent pas à arrêter le fauteur de trouble, tout juste à la ralentir. Mais ceci permit à Adaes de gagner du terrain et de causer une certaine panique chez le voleur. Étrangement ses mouvements étaient ceux d'un habitué, mais sa réaction non. Il était assez évident qu'il devait connaître la ville mais également pouvoir courir plus vite et plus longtemps qu'un vieux chevalier en armure lourde sous un soleil de plomb.

Peut-être ne voulait-il pas tenter le diable, il rentra dans une auberge, bientôt suivit par le Baron. Suivant du regard le voleur l'ancien maître d'arme put le voir lancer dans le feu la sacoche du ménestrel et fuir l'auberge par l'autre côté. Le choix se posa donc au vieux soldat, il choisit rapidement la sacoche, plongeant sa main dans les flammes il en ressortit ce qu'il restait de la sacoche, éteignant les flammes restant dessus.

Il leva les yeux pour voir l'inconnu s'enfuir, de toute manière une course poursuite effrénée n'aurait eu que peu de chance d'aboutir. IL n'avait peut-être pas eu beaucoup de temps pour réfléchir mais la réponse était assez évidente, de petites gouttes de sueur perlaient déjà le long de son front et il avait le souffle court, décidément ce genre d'armures n'étaient pas faites pour poursuivre un voleur en plein milieu des rues d'une cité.


« Désolé pour le dérangement. »

Adaes s'excusa brièvement d'un geste de la main avant de ressortir de l'auberge, se remettant de cette course. Il retourna à l'endroit où il avait laissé le ménestrel alors que les questions arrivaient à son esprit, cet homme avait paniqué, mais néanmoins il était rapide et réagissait bien aux menaces directes, la question sur son identité se posa rapidement au vieux maître d'arme tandis qu'il finissait par se demander ce à quoi le ménestrel pouvait tellement tenir dans cette sacoche et ce qui pouvait un homme comme lui à porter une arme en ce jour.

Sa position de garde du corps du Roi d'Arnor lui offrait le droit d'en portait une, malgré tout il se sentait quelque peu mal à l'aise d'être l'un des rare, sans doute la chose serait-elle pire si jamais il devait avoir à la dégainer pour une autre raison que celle qui l’amenait à la porter. Une fois en haut le maître d'arme remarqua l'absence des gardes et du ménestrel, sans doute emmené vers les quartiers de la milice. Il prit donc la décision d'aller à sa rencontre.

Faire changer d'avis les gardes serait difficile, il avait enfreint la loi, néanmoins au moins essayer de peser dans la balance, il avait l'air de vraiment tenir à cette sacoche et le fait est qu'il ait réagit sans réfléchir était pour le maître d'arme à l'origine de son utilisation d'une arme. De plus ce voleur à la tire n'était pas n'importe qui, en quelques secondes il avait étalé un gondorien de manière professionnel, sans doute était-ce la ce qui inquiétait le plus le maître d'arme. Rejoint par sa femme il se rendit finalement là où le ménestrel était désormais. Poussant la porte du bureau de la milice il posa les restes de la sacoche sur la table la plus proche avant de prendre la parole.


« Bonjour messieurs, je ramène les effets personnels du ménestrel. Vous avez des individus dangereux rodant dans les rues. Celui qui avait prit la sacoche savait ce qu'il faisait, il savait se battre et frapper là ou il le faut. De plus il est sans doute armé pour avoir put couper net la corde de la sacoche, je ne pense pas qu'un simple ménestrel soit plus dangereux que ce genre d'hommes soldats. »

Le ton assez sévère du garde du corps du Roi pouvait être vexant pour certains, si il tentait d'appuyer en la faveur du ménestrel il y avait aussi du vrai, il faisait partie de la délégation du marié du jour et avait vu des hommes ne pas être arrêtés alors qu'ils semblaient armés et habitués à frapper.
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Forlong
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Mar 16 Déc 2014 - 14:49
Malgré le fait que la journée commençait peu à peu à se terminer, la bâtisse impressionnante qui abritait les bureaux de la Milice bourdonnait d'activité. Des soldats en sortaient ou y rentraient, escortant parfois des prisonniers ou ivrognes. L'atmosphère était loin d'être détendue, mais une certaine satisfaction régnait dans l'endroit: le mariage du roi Aldarion s'était déroulé sans incident majeur malgré la présence d'émissaires et dirigeants de tous les peuples de la Terre du Milieu.

Le bureau sur lequel Adaes avait posé les restes de la sacoche appartenait à un milicien qui devait s'approcher de la cinquantaine, tentant en vain de dissimuler sa calvitie croissante en coiffant ses cheveux éparses sur le coté. Il regarda longuement le baron, et plissa le nez en sentant la sueur dont ce dernier était recouvert après sa course poursuite. Son regard s'arrêta sur l'épée attachée à la ceinture du chevalier, et il croisa ses bras sur la table devant lui avant de dire:

-Doucement, doucement...tout d'abord, montrez moi un permis pour cette arme.

Le milicien tendit la main, attendant le document en question. Evidemment, un homme armé illégalement de manière si visible aurait été arrêté bien avant dans les rues de la cité, et ne serait probablement pas venu parler aux soldats dans leur propre quartier général. Cependant, en obligeant le chevalier à justifier son port d'armes était une façon d'établir sa dominance.

Il scruta le document très longuement avant de porter à nouveau son regard sur le baron, puis lui dit:

-Vous me parlez de ménestrel, d'homme dangereux...Soyez cohérent, bon sang! Vous croyez peut-être qu'il n'y a eu qu'un seul criminel arrêté aujourd'hui? Je ne connais pas la biographie de chaque ivrogne, voleur ou escroc qui va passer la nuit en prison. Vous allez m'expliquer tout ça, et si c'est un témoignage que vous voulez soumettre à la justice, il devra être écrit par votre main ou par un scribe certifié...


La milice de Minas Tirith était une organisation faible, et souvent corrompue. Pendant des années, les rues du Bas de la Cité avaient été le théâtre des guerres de gang, viols, vols et contrebande. Les tentatives d'y ramener l'ordre, que ça soit par les autorités ou par les justiciers anonymes comme Lost Ore, le Loup Blanc, n'avaient abouti à rien. Cependant depuis quelques mois le général Cartogan avait assumé la responsabilité sur la sécurité de la Cité Blanche. Il fit venir des soldats disciplinés des provinces plus éloignées, et déclara une guerre sans pitié contre les criminels. Pour la durée du mariage, les miliciens furent remplacés dans les rues par des Gardes de la Citadelle et des soldats du Gondor. Néanmoins, quelqu'un devait s'occuper de la paperasse et surveiller les prisonniers de petit calibre, et ces tâches avaient été assignés aux miliciens, tels que l'interlocuteur d'Adaes.

L'homme fronça les sourcils en regardant les restes de la sacoche, et grogna avec irritation en voyant les traces de cendre sur son bureau. Il passa sa main dessus, et ouvrit la sacoche pour en découvrir le contenu.

Les papiers se trouvant à l'intérieur étaient à moitié brûlés, et la plupart tomba en cendres sous le toucher du milicien. Il prit une feuille de papier qui restait à moitié lisible et lit à voix haute:

Citation :
Sous le mécénat...illisible...de Gudmund de Dale...illisible... oeuvre...illisible...l'apothéose de la Cillisible de Fer...illisible...sommes versées...illisible...Pies...illisible preuves ci-dessous...

Le reste de la feuille était brûlé, tout comme les autres documents. Quelques objets personnels avaient survécu aux flammes, dont une broche ornée de deux dragons enlacés, des pièces d'or, et une plume à encre à moitié brûlée.

Le milicien regarda à nouveau Adaes, et lui demanda:

-C'est quoi ce charabia? Vous allez m'expliquer cette histoire tout de suite et soyez clairs, par la barbe de Balthazar!



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Adaes Thiemond
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Dim 21 Déc 2014 - 9:53
Le milicien n'appréciait pas tellement les actes du maître d'arme, lui demandant son permis de porter une arme. Le Baron se tourna calmement, le regard sévère posé sur le milicien. Il lui tendit le papier lui autorisant son port d'arme. Le milicien s'énerva quelques peu par la suite, lui demandant d'être cohérent, l'engueulant pratiquement s'il ne se foutait pas d'eux, qu'il devrait écrire un témoignage si c'était pour cela qu'il était là.

L'ancien maître d'arme garda pour lui son avis, le ton arrogant et supérieur utilisé par le milicien n'étant pas vraiment du goût du noble. Néanmoins il resta calme, écoutant le milicien grognait lorsque la cendre atteignait son bureau. Il déplia un petit papier de la sacoche, s'empressant à lire ce qu'il y avait d'inscrit dessus. La majorité du message était illisible néanmoins... Le vieux guerrier distingua quelques mots qui le firent tilter, il tourna rapidement sa tête vers le milicien, observant celui-ci examinait le contenu et demander des explications au guerrier.

Adaes ne lui offrit pas de réponse, se contentant de plonger son regard dans les objets tombés de la sacoche du ménéstrel. « Sous le mécénat...illisible...de Gudmund de Dale...illisible... oeuvre... illisible... l'apothéose de la Cillisible de Fer...illisible ...sommes versées... illisible... Pies... illisible preuves ci-dessous... » Le message se répéta en boucle tandis qu'il fixait les objets sur la table du miliciens apparemment agacé. Pauvre fou qui ignorait l'importance du message. Adaes porta finalement son attention sur le milicien.


« Quel malpoli je fais, je ne me suis pas présenté. Je suis le Baron Adaes Thiemond d'Isle-Grise, garde du corps de sa majesté Aldarion d'Arnor pour ce mariage. »


Il dit ceci d'un ton calme et posé, malgré tout son rang de garde du corps du Roi marié lui offrait une certaine importance, surtout par rapport à ce milicien. Le contact était mauvais néanmoins... Aucun doute possible. Nator avait, d'une manière ou d'une autre, des informations concernant la Couronne de Fer et Dale. Les traits du visage du maître d'arme révélaient une inquiétude certaine. Il fixa un instant les cellules avant de reprendre la parole vers l'homme qui avait lut le message.

« Excusez-moi si je vous ai quelque peu dérangé, la fatigue d'une course effrenée, sans doute. Avant de vous remettre mon témoignage, pourrai-je m'adresser au prisonnier dénommé Nator, un ménéstrel arrêté il y a peu pour port d'arme illégal sur le lieu du banquet par deux de vos hommes... De plus j'aimerais beaucoup récupérer cette sacoche, pour le Roi Aldarion. S'il vous plait. »

Le ton calme et grave du vieux soldat n'augurait rien de bon, de même que sa politesse importante, mais il le savait, Dale, la Couronne de Fer, si les deux étaient liés alors quelque chose n'allait pas. Il y a six mois l'ordre avait faillit s'emparer du trône d'Arnor, œuvraient-ils à Dale ? Dale participait-il ? Rien n'était vraiment clair dans la tête du Baron, de même que ce que savait le Ménestrel. Mais il devait l'apprendre. Au final son jour de congé venait de lui être enlevé.

« Seul à seul si possible, considérez cela comme une requête d'importance capitale. »


Lorsqu'il remit son visage face à celui du milicien le sérieux et le calme avaient reprit le pied sur l'inquiétude, mais une sincérité des plus imposante dominait son regard, cette affaire sentait plus que mauvais, le temps n'était pas à la rigolade ou à la bousculade. Il en oublia presque le voleur, avant de se demander si celui-ci n'était pas lié à ceci, existant pour détruire les preuves. Le vieux maître d'arme s'inquiéta encore un peu à cette idée, l'ordre serait toujours aussi influent ?
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Njall l'Indomptable
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Sam 27 Déc 2014 - 15:23
Il semblait bien loin, le Rude Hiver et son vent glacial, encore plus éloigné était la baie de Forochel et sa toundra gelée. Njall regrettait amèrement sa terre natale qu'il avait pourtant maudit à plusieurs reprises lors de ses longues et solitaires marches, à la recherche de gibier, durant son adolescence. Aujourd'hui, le soleil de plomb qui venait frapper sa nuque dénudée et rendre le moindre de ses mouvements pénible était certainement le pire ennemi qu'il avait jamais eu à affronter. Il ne portait pas de heaume, contrairement à la majorité des gardes, laissant ses longs cheveux bruns au vent. Sa barbe drue avait été tissée méticuleusement pour l'occasion, comme lors des cérémonies lossoth. Il n'avait pas eu l'autorisation d'arborer les peintures tribales qu'il avait voulu exhiber, sur son visage, et il s'en était donc privé, mettant exceptionnellement ses traditions au placard. Cela ne le dérangeait pas, bien qu'il aurait aimé être la vitrine de son peuple dans cette cité formidable et au-delà de tout ce qu'il avait pu imaginer du Sud. Minas Thirit était pour lui le comble de l'exotisme. L'Arnor avait été fascinant, mais le Nord du pays n'était pas totalement dépaysant. Cependant son voyage jusqu'ici et surtout la découverte de la cité blanche et ses reflets immaculés l'avaient profondément marqué. Il était resté bouche bée pendant plusieurs minutes devant l'impressionnante cité gondorienne, resplendissante. De tout ce qu'il avait vu d'Arda, c'était la chose la plus fabuleuse. Qui le croirait ? On aurait pu croire que tout était fait d'or blanc à midi, quand le soleil vint frapper de tout son éclat les murs immaculés de la cité.

S'il supportait tout cela c'était bien grâce à la fierté que lui donnait sa présence ici. Il se sentait insignifiant dans un monde immense, et sa situation lui rappelait les préceptes d'humilité qu'on lui enseignait depuis son plus jeune âge. Un homme était une fourmis dans ce monde. Les lossoth se considéraient comme des grains de sables, et seule l'étendue de sable comptait. Il était là en observateur, en apprentis, pour revenir sage et pleins de savoir pour son clan. Toutes ces épreuves n'étaient que des étapes dans une œuvre qui le dépassait, dictée, il en était sûr, par des puissances supérieures, exprimées par la divination des chamanes.

Mais l'heure n'était pas à la méditation ou la rétrospection. Il avait une mission après tout. Protéger Poppea. Chose qu'il avait fait avec une rigueur absolue jusqu'ici, ne la quittant pas d'une semelle, la suivant partout, sans un mot, en profitant pour nourrir son esprit de chaque scène à laquelle il assistait, à chaque détail du protocole de la noblesse, et de ce fastueux mariage. Il trouvait cela à la fois extraordinaire et gênant, comme si c'était bien trop, l'union de deux âmes ne méritant peut-être pas autant de mise en scène. Il avait du mal à comprendre tous les rouages de la société aristocratique mais s'efforçait de l'observer sans à priori. Il n'y eut aucune entrave au déroulement du mariage, et l'héritière d'Aldarion ne fut aucunement dérangée. Elle pu même se passer à plusieurs moment de la présence de son escorte entière grâce à la vigilance du lossoth, seul à l'accompagner partout, que cela soit dans la tente du roi où au buffet. La tâche était fatigante et quand elle exprima le souhait de regagner le manoir de Sora pour se reposer, Njall n'en fut pas mécontent. Elle lui permit alors de prendre quartiers libres jusqu'au dîner, le reste de son escorte, des vétérans de Fornost allant se charger de l'accompagner.

Il se prit alors à vagabonder dans les rues de la cité, aux alentours des festivités, sa cape traînant par terre et ses bras ballants, usé qu'il était par la chaleur ignoble et rendue insupportable par son armure d'acier aux couleurs de l'Arnor.  Il regrettait son armure légère habituelle, et les regards des badauds le gênait. On ne pouvait pas vraiment le rater, en tant que membre de l'escorte royale, lui qui aimait habituellement observer le déroulement des choses d'un point de vue externe, en demeurant en retrait et sans se faire remarquer, c'était raté. Il était au cœur des événements pour cette journée, sans être un acteur principal, son statut de vagabond était désormais quelque chose qui faisait partis du passé. Garde du corps de l'héritière d'Arnor... Qui aurait cru que le simple pèlerin qui l'était serait amené à côtoyer la haute société de ces contrées en seulement quelques mois. Tout avait commencé d'une simple rencontre aux confins nordiques de l'Arnor, et le voilà désormais foulant le sol de la fabuleuse Cité Blanche.

Alors qu'il descendait du banquet, il observa une scène étrange de bousculades, un homme grisonnant précipitant plusieurs badauds sur le côté, poursuivant visiblement un homme en violet. La scène se passait en contrebas de sa position et la foule de citoyens l'empêchait de s'approcher plus rapidement. Il avait l'impression d'avoir déjà vu cet homme en armure. Se pourrait-il qu'il s'agisse de... ? Il n'y avait qu'un moyen de le savoir. Il essaya de suivre l'homme tout en se faufilant parmi la masse d'individus. De loin, il aperçut l'homme qu'il pensait être une vieille connaissance pénétrer dans une bâtisse aux balcons du quelle pendaient les bannières du Gondor. Il y avait des gardes à l'entrée et Njall devina qu'il s'agissait d'une sorte de caserne, ou d'un bureau appartenant à la milice locale. Il poussa la lourde porte sous le regard des deux gardes, les saluant silencieusement. Il faisait plus frais à l'intérieur, mais l'endroit était relativement sombre, les rares fenêtres du bâtiment étant excessivement petites. Le lossoth s'avança avec hésitation, tandis qu'un homme s'avançait vers lui, commençant à lui demander en quoi il pouvait aider cet étrange visiteur. Njall aperçu alors par-dessus l'épaule du milicien une silhouette qu'il connaissait bien, et un sourire sur les lèvres, il dépassa le soldat sans même lui répondre, s'approchant d'un bureau où deux hommes conversaient de manière intense. Il frappa à la porte ouverte, par politesse.


« - Adaes ! »
s'écria-t-il quand son vieil ami se retourna, lui adressant un large sourire. Il avait donc vu juste quant à l'identité du vieux guerrier. Voilà des mois qu'il n'avait pas vu celui qui avait été son guide en Arnor et son camarade lors des événements d'Annùminas. Visiblement il ne tombait pas vraiment au bon moment, vu le regard que lui jeta l'homme assis au bureau, et il s'était peut-être trop laissé guider par sa joie à l'idée de revoir un vieil ami dans cette ville peuplée d'inconnus, interrompant certainement un rendez-vous important.

« - Oh, je vous dérange peut-être ? »
continua Njall, maintenant gêné de son apparition soudaine.
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Forlong
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Lun 12 Jan 2015 - 23:57
HRP Excusez moi pour le retard HRP

Le milicien regarda Adaes à nouveau, comme s'il le voyait pour la première fois. Les mots 'baron' et 'Aldarion' faisaient leur effet, cela se voyait à la manière dont l'homme s'était redressé dans sa chaise, soudainement attentif et alerte. Les sentiments du soldat sur la matière étaient mixtes...d'un côté, il se méfiait. La royauté et la noblesse étaient un peuple étrange et prompt à la colère. Il ne voulait pas prendre de risques...D'un autre, le chevalier en face de lui ne semblait pas trop sûr de lui ni de ses droits. Cela le flattait, un baron qui s'excusait auprès de lui. Cela lui plaisait même énormément.

Imbu de soi et de son sentiment d'importance rafraîchi, le milicien répondit:

-Excuses acceptées, Baron, excuses acceptées...Nator, vous dites..?

Il prit un rouleau de parchemin en main, et le déroula sur la table devant lui. Une longue liste de noms annotés s'y trouvait.

-Nator, Nator...ah, le voilà. Port d'armes illégal...tsk tsk tsk...et tentative de l'utiliser dans un endroit public qui plus est? Votre ménestrel ne sortira pas d'ici rapidement. Il passera la nuit en prison, et sera interrogé demain matin. S'il a beaucoup de chance, son arme sera confisquée et il devra payer une amende...il sera escorté en dehors des Portes de la Cité et sera ajouté à la liste de personnes suspectes, à surveiller. S'il n'a pas de chance...il reste encore quelques places dans les Sombres Cachots. L'interroger seul à seul..? Ce n'est pas en accord avec les réglementations vous savez?

Le milicien leva les yeux, et fut légèrement déstabilisé par le regard sérieux de l'ancien maître d'armes. Il se racla la gorge, puis dit:

-D'importance capitale vous dites..hum...soit, soit. Sachez que je vous rends une faveur énorme! Vous devre...

Il fut interrompu par un frappement à la porte, suivi d'un cri enthousiaste provenant de la gorge d'un personnage imposant en armure d'acier. Le milicien était furieux d'être interrompu de la sorte, et se sentait menacé par la présence de ces deux hommes au service d'un autre royaume. Avant qu'il ne puisse dire quelque chose, l'homme à la barbe tressée s'excusa, gêné, le prenant complètement au dépourvu. Son apparence de barbare du Nord ne collait pas vraiment à son comportement timide et maladroit. Conscient du fait que le nordique portait les couleurs de l'Arnor et connaissait clairement le baron, le soldat resta prudent dans sa réplique:

-Hum, qui êtes vous et que faites vous ici?

Le milicien se tourna vers Adaes, et rajouta, d'une voix plus ferme:

-Cinq minutes seul à seul avec le prisonnier, pas plus! Quant à la sacoche, il s'agit à présent d'un objet lié à une enquête, il sera gardé dans les archives de la milice jusqu'à la résolution de celle-ci. Je ne sers pas le roi Aldarion, mais le Haut Roy Méphisto et le général Cartogan, baron. Si vous voulez la sacoche il faudra qu'un d'eux me donne l'ordre de vous la transmettre.

Se décrire comme un homme de Méphisto et du célèbre général semblaient donner de la confiance au soldat, qui bomba le torse en attendant une réponse de la part de deux hommes du Nord.



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Adaes Thiemond
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Ven 16 Jan 2015 - 21:42
Le milicien semblait plutôt flatté, il finit par accepter les excuses du Baron d'Isle-Grise, fier de lui-même et arrogant au possible. Le vieux guerrier resta calme, si flatter ce vieil homme était suffisant pour obtenir ce qu'il souhaitait alors tant mieux, cela lui simplifierait grandement la tâche. Finalement il accéda à la requête du vieux guerrier, fouillant dans son registre pour sortir ce qu'il avait à dire sur Nator, il passera du temps en prison, certes. Pour le moment tout ce que voulait le vieux guerrier c'était lui parler.

Heureusement que les dires du maître d'arme avaient eu leur effet, tout comme son air sérieux. Le mot capital sembla ressortir et faire pencher la balance envers le vieux combattant. Néanmoins il n'y avait que vérité dans ses dires, ce n'était pas en accord avec la réglementation, vrai. Mais l'ordre de la couronne de fer était bien trop important pour être laissé de côté, le vieux maître d'arme le savait plus que bien. Au point actuel il lui était nécessaire de savoir ce qu'il pouvait pour pouvoir ensuite réagir de manière adéquat.

Alors que le milicien lui répondait une voix interpella l'ancien maître d'arme. Il se retourna rapidement et repéra son compagnon lors des événements d'Annùminas, Njall. Un petit sourire se cala malgré tout sur le visage du vieux guerrier, heureux de retrouver un ami. Son sourire disparut rapidement, emporté par les traits inquiets et sérieux que l'affaire lui donnait. Njall s'excusa de son intervention, le milicien continua en demandant l'identité du guerrier du nord, Adaes se permit de prendre la parole.


« C'est un ami, il ignore tout de la situation. Néanmoins le Roi d'Arnor place au moins autant sa confiance en lui qu'en moi, soyez-en certains. »


Il laissa ensuite Njall continuer, s'il voulait ou non le faire. Le Maître d'Arme écouta la suite des dires du milicien qui lui affirma par la suite qu'il acceptait d'accéder à sa requête, lui offrant cinq minutes avec Nator, pas plus. En revanche il conserverait la sacoche jusqu'à avoir un ordre venant d'en haut, un simple détour. Le vieux maître d'arme songeait à aller en parler au général à l'instant où il avait entendu parler de l'ordre dans cette lettre.


« Très bien, je comprends. Mon ami ici présent pourra venir également ? Il est également concerné, peut-être même plus que moi, par cette affaire... Tout comme tout l'Arnor malheureusement. »

Cette dernière phrase était prononcée à voix basse, les dernières syllabes étaient mangées par le ton attristé du vieux soldat. L'ordre était un cauchemar, un fantôme qu'il pensait avoir disparut depuis leur défaite à Annùminas, il pensait pouvoir couler doucement ses vieux jours avec sa femme dans son fief. Quel naïf il avait fait, le sort ne semble pas vouloir laisser le Baron faire ce qu'il voulait de sa vie. Sur le chemin de la cellule Adaes prit la parole en s'adressant à Njall, parlant avec une faible fprce pour que seul eux l'entende, un ton sombre dominant ses mots.


« Njall, je suis heureux de te revoir... Néanmoins des choses arrivent, le ménestrel que nous allons voir était en possession d'une sacoche, bien qu'en partie détruite une lettre subsiste, elle y parle d'une éventuelle influence à Dale, celle de l'ordre de la couronne de fer. Tu comprendras bien que la situation est grave, si Dale est infiltrée alors le Roi peut-être directement visé de par sa nouvelle femme. Il nous faut savoir de quoi il en retourne, et vite. »

Après quelques pas le maître d'arme poussa la porte le menant à la cellule, apparaissant ainsi toujours vêtu de sa lourde armure face au ménestrel dont il avait tant apprécié la musique quelques temps auparavant. Son regard ne reflétait plus aucun plaisir, juste de l'inquiétude et du soupçon. Dans quel camp était ce musicien ? Cette question trottait dans la tête du noble, néanmoins l'influence de l'ordre était la prioritaire. Il prit position devant Nator et prit la parole.

« J'ai fais ce que j'ai put pour te faire sortir de là, mais malheureusement ce milicien est buté. Je vais essayé d'intervenir plus haut mais... J'ai besoin que tu me parle de quelque chose ménestrel. J'ai vu ce qu'il y avait dans ta sacoche. Où as-tu eu ça ? Quel était cette lettre ? Qui l'a envoyée ? Que sais-tu de l'ordre ? »

Si le début de la phrase était rassurant le mais avait tout changé, sombre et brutal il ne faisait preuve plus que d'une inquiétude grandissante. Les questions fusaient, mais le ton du maître d'arme était simple à comprendre, il attendait des réponses, à toute. Franches.
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Njall l'Indomptable
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Sam 7 Fév 2015 - 14:58
L'homme derrière le bureau, certainement un officier de la milice locale, ne tarda pas à lui demander de décliner son identité. Njall n'eut pas le temps de répondre, car Adaes, visiblement en affaire avec le militaire intervint immédiatement pour défendre le lossoth et préciser qu'ils étaient liés. Ils parlaient visiblement d'un prisonnier et d'un bien confisqué, une sacoche, et Njall se demanda si un ami du baron avait pu être arrêté par erreur ou quelque chose du genre. En ces temps de festivités, la ville était agitées et les larcins devaient se multiplier. Nul doute que dans la foule il était facile de perdre un suspect ou de le confondre avec un autre individu. Comme il y eut un léger silence après qu'Adaes l'ait présenté, Njall en profita pour saluer l'inconnu en inclinant légèrement la tête.

- Njall Nanuq, garde de Poppea d'Arnor, pour vous servir.

La suite des échanges firent comprendre à Njall que les événements avaient plus de gravité qu'un simple malentendu ou larcin. Notamment quand Adaes demanda à ce que le lossoth puisse l'accompagner. Adaes faisait allusion à l'Arnor et le fait que cela concerne Njall ne pouvait rattacher ce prisonnier qu'à un seul événement : les troubles liés à l'Ordre de la Couronne de Fer. Un léger frisson parcourut la nuque du guerrier à cette pensée tandis qu'il se remémorait la mission qu'ils avaient eu à remplir pour le trône d'Arnor et qui leur avait permis leur ascension sociale si brusque. Tous deux menaient il y a moins d'un an un existence de simples roturiers, et l'un avait vu sa famille noble briller de nouveau tandis que l'autre n'avait plus à mener sa vie de vagabond, pour quelques temps au moins, servant de bras armé de Poppea à Fornost.

Ils se mirent alors en route pour la cellule dudit prisonnier, guidés par un milicien et ils purent échanger quelques mots à voix basse, Adaes en profitant pour faire un petit récapitulatif au lossoth, attentif. Il était donc possible que l'OcF subsiste en Terre du Milieu et tente à nouveau d'étendre son influence malgré son état de ruine officiel, depuis que leur tête pensante avait été mise hors d'état de nuire, si Njall avait bien tout compris. Mais ne disait-on pas qu'une hydre avait plusieurs têtes ? La possibilité que la tentaculaire organisation puisse subsister grâce à son réseau qui traversait chaque royaume ne laissait pas le lossoth indifférent. Il était heureux de l'autarcie de son peuple, au moins était-il sûr qu'il ne serait pas gangrené par cette peste de l'esprit qu'étaient les complots politiques et sanglants perpétrés par les agents de la Couronne. Une fois de plus, le trône d'Arnor pouvait être visé, et un royaume corrompu. Dale, Njall ne connaissait rien de cette ville ni de son peuple, ainsi restait-il insensible aux suspicions qu'on pouvait désormais faire sur leur roi, mais il ne pouvait laisser les mauvaises herbes s'enraciner de nouveau dans le cœur des hommes. Il n'avait participé qu'à un morceau d'une fresque immense mais, sans savoir pourquoi, il avait le sentiment qu'il était de son devoir d'aider Adaes à enquêter et intervenir s'ils le devaient pour contrecarrer tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à la Couronne de Fer. De plus, son statut de garde du corps de Poppea renforçait son sentiment de devoir auprès du trône tant qu'il exercerait cette fonction, chose qui était temporaire, et c'était d'ailleurs clairement établis dans son esprit qu'il lui faudrait reprendre la route pour continuer son pèlerinage dans un avenir proche.

Ils parvinrent à la cellule et se glissèrent dedans. Njall se plaça sur le côté du musicien que semblait connaître Adaes et qui était désormais entouré des deux guerriers, tous deux d'impressionnantes carrures avec leurs armures. Le lossoth n'aurait pas aimé être à la place du prisonnier, ainsi pris au piège. Il se demandait comment un homme pouvait survivre, enfermé. Lui qui était accoutumé à la liberté et aux grands espaces, à la nature chantante autour de lui et le bon plaisir d'aller là où il lui convient, il se tuerait s'il venait à être enfermé, tel un oiseau en cage. Il garda le silence, ne connaissant pas les dessous de l'affaire, se contentant de garder un œil avertis sur le prisonnier.



[//Sincèrement désolé pour le retard, j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop, cela ne devrait plus se reproduire ou alors sur un temps beaucoup moins long je l'espère !//]
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Forlong
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Dim 15 Fév 2015 - 2:17
Lorsque Adaes demanda au milicien si Njall pouvait l'accompagner lors de l'interrogatoire, celui-ci répondit avec un geste de la main vague, dont la signification devait se placer quelque part entre 'oui', 'ce n'est pas ma responsabilité' et 'allez au diable'. La longue journée s'achevait, et l'homme était sans doute plus concerné par la perspective de rentrer chez lui que par la menace que représentait l'Ordre de la Couronne de Fer pour des royaumes se trouvant à l'autre bout de la Terre du Milieu. Qui plus est, la perspective de rester seul face à face avec ce Njall Nanuq, barbare étrange du Nord lointain, ne lui plaisait guère.

Les deux hommes passèrent à côté de plusieurs cellules; certaines d'entre elles étaient communes, dévouées aux individus qui avaient trop bu lors des festivités, et qui gisaient par terre inconscients ou gémissaient faiblement, commençant déjà à ressentir les premiers effets néfastes de leur abus d'alcool. D'autres étaient individuelles, réservées aux criminels ayant commis des délits plus graves, tels que le vol, manque de respect envers la Couronne, ou justement possession illégale d'arme.

Lorsqu'ils pénétrèrent dans la cellule étroite, ils furent obligés de se serrer: le plafond était bas et la pièce pourrait finir par rendre claustrophobe même un prisonnier solitaire. Nator se releva à moitié sur sa couchette en voyant Adaes, agité, une lueur d'espoir dans les yeux:

-Seigneur Adaes! Avez vous réussi à récupérer ma sacoche?! Quelles sont les nouvelles?

Le début d'un sourire qui était apparu sur son visage disparut aussitôt, en réaction au ton sérieux et questions sèches de l'ancien maître d'armes.

Il fronça les sourcils, inquiet, perplexe, et répondit:

-Je vous remercie pour vos efforts seigneur Thiemond mais..? L'ordre? L'ordre de qui? La sacoche...vous l'avez donc?

Il passa ses mains dans ses cheveux longs, clairement perturbé.

-Moi-même j'en connais pas le contenu...je suis juste un messager...je ne peux pas vous dire qui m'envoie, mon employeur tient beaucoup à la discrétion, bien que je m'excuse de vous avoir causé des soucis..


Il se tourna vers Njall, curieux, et rajouta, comme s'il voulait changer de sujet:

-Qui êtes vous? Vous portez les insignes de l'Arnor, mais vos traits..ils sont différents. Je suis un fasciné des visages humains, vous voyez. Vous n'êtes pas du Rhovanion ni d'origine dunadane. Un homme du pays de Dûn? Je ne connais pas très bien cette contrée...



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Adaes Thiemond
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Dim 22 Fév 2015 - 13:16
Si le prisonnier semblait ravi de voir le baron au début son enthousiasme retomba lorsque le maître d'arme devint sérieux. Le sourire sur ses lèvres disparut et il semblait perturbé par les dires du Baron. Adaes n'avait cependant pas envie de plaisanter et encore moins de laisser le peu de temps qu'il avait partir en paroles rassurantes. Il ignorait de quoi parlait Adaes ? Du moins le disait-il. Il ne semblait pas au courant, pourtant à ce stade la confiance du maître d'arme était trop ébranlée pour être utilisée, le risque était trop grand. Il voulait toujours sa sacoche.

« Je l'ai retrouvée. En effet. La milice la conserve pour le moment. »

Inutile de mentir, de toute manière à la vue de ce qu'il y avait dedans le ménestrel était dans de beaux draps. D'après lui il n'était qu'un simple messager et ignorait ce qu'il y avait dans cette sacoche, son employeur tenait à la discrétion et donc il ne donnerait pas le nom. Le visage du maître d'arme se durcit encore alors que le ménestrel semblait vouloir changer de sujet en demandant à Njall son identité, cette fois le baron le laisserait répondre.

« Vous ne comprenez pas la situation dans laquelle vous êtes ménestrel. Les pièces que vous avez pu avoir pour transporter en secret ce message ne vous aiderons pas ici. Cette sacoche contient des informations qui vous dépasse de loin. Le fait est que tout ce que vous savez serait d'une importance capitale et je n'ai pas de temps à perdre en négociation. A qui deviez-vous livrer ceci ? Et encore une fois, qui vous a envoyé ? Taire le nom de l'expéditeur représente un grand danger pour vous, êtes vous réellement près à courir le risque d'être exécuté pour quelques pièces d'or ? »


L'ancien maître d'arme marqua une pause, son visage reflétait le sérieux qu'il avait ainsi que la situation grave. Plus aucun signe amical ou de compassion n'était visible, seul la gravité de la situation transparaissait. L'ordre de la couronne de fer était un sujet bien trop sérieux pour laisser une quelconque loyauté à l'or tout bouleverser. Il ignorait si Nator disait ou non la vérité, mais il ne pouvait le croire sur de simples mots, trop de choses étaient en jeu. Adaes sembla se calmer un peu et se détendit, un soupir sortit de sa bouche alors qu'il reprenait la parole.

« Ecoutez Nator, je comprends bien que teniez à respecter la confidentialité de votre employeur, mais il est possible que celui-ci possède des informations d'une importance capitale, c'est de l'or contre la sensation d'être à l'origine de la mort. Donnez moi le nom de votre employeur et ce que vous deviez faire de cette sacoche, ce sera beaucoup plus simple Nator. »

Son ton c'était adouci, pourtant il restait crispé, la situation était dangereuse et il le savait.
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Njall l'Indomptable
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Ven 27 Fév 2015 - 21:14
Dès qu'il vu Adaes, le détenu se redressa, les yeux brillants. Visiblement, la figure du noble était véritablement rassurante pour cet homme, songea Njall. Espérait-t-il qu'Adaes soit son ticket de sortie ? Il se demandait bien comment il avait rencontré un barde. Il y en avait sur les routes, et Njall avait eu le plaisir de partager des soirées avec certains d'entre eux, rajoutant à leur répertoire quelques contes lossoth, prenant un certains plaisir à contribuer au folklore colporté par ces musiciens itinérants. La ville devait en compter des centaines en ces jours de fêtes, les festivités les attiraient comme des mouches. Ils vivaient souvent simplement, s'ils n'étaient pas dans les grâces d'un mécène, et Njall aimait la bohème du train de vie des plus vagabonds d'entre eux. Il se sentait d'une certaine manière proche d'eux, déraciné de sa patrie, mais tout comme les bardes, par son propre choix. Et avec la promesse que cela ne serait que temporaire.

Immédiatement, le dénommé Nator demanda si l'on avait récupéré sa sacoche et Njall fronça les sourcils. Il était bien conscient de sa valeur. Mais qu'est-ce qu'un barde pouvait donc à voir avec l'Ordre de la Couronne de Fer ? Mais le mal était partout, et il fallait bien se rendre à l'évidence, les plus fins manipulateurs étaient les plus discrets et inattendus, il l'avait appris ces derniers mois. La société était si fascinante. Chaque être en était un rouage, une pièce d'un engrenage géant.

Bien évidemment, Adaes entreprit d'interroger l'homme sur l'origine de cette sacoche et de ce message qui soulevait tant d'inquiétudes, bien qu'effacé. L'homme se fit alors vague, il disait ne rien savoir de l'Ordre et ne pas pouvoir les informer sur son employeur. Si seulement c'était aussi simple. Njall s'apprêtait à rebondir en intervenant, mais Nator changea subitement de sujet en se tournant vers lui, ce qui le surprit. Il eut néanmoins un léger sourire. La question portant sur son origine était intéressante et il avait toujours plaisir à parler de son peuple, mais elle avait uniquement pour but de détourner l'attention, ce qui irrita légèrement le guerrier, qui n'appréciait pas qu'on essaie de le prendre pour un idiot. Il avait pris en assurance maintenant qu'il commençait à entrevoir le fonctionnement de ce monde et de ses habitants. Il demeurait le gentil étranger serviable qu'il était mais avait perdu en naïveté. Ce qui lui permettait également d'avoir plus de charisme qu'un simple observateur passif.


- Je viens du Nord, bien au-delà de toutes les villes que vous avez pu connaître. Mon peuple vit autour de la baie de Forochel. Je serai honoré de vous parler de mes origines et de mon peuple, hélas nous ne sommes pas pour là. Vous n'avez pas l'air de saisir l'ampleur de la situation.

Il marqua une pause, se raclant la gorge et échangeant un regard avec Adaes, pour savoir s'il avait quelque chose à rajouter. Il fallait faire parler ce barde à tout prix. Njall n'envisageait pas alors la violence mais se demandait sérieusement comment réagir s'il refusait de coopérer. Il fallait absolument le persuader que c'était son intérêt le plus grand que de coopérer.

- Votre sacoche contenait visiblement un message en rapport avec l'Ordre de la Couronne de Fer. Si vous ne savez rien, vous devez nous dévoiler l'expéditeur de ce message. Ce n'est pas simplement question de vous, mais de biens des gens. Vous pourriez éviter bien des drames en nous renseignant. Si cette lettre est ce qu'elle est alors la couronne d'Arnor doit être mise au courant. Ne croyez pas que nous sommes ici pour jouer ou discuter, Nator. Ne me faites pas croire que vous ignorez les troubles qui ont secoués notre monde ces derniers mois... Même moi qui suis un étranger ait été directement touché.

Njall se faisait volontairement ferme, Nator ne les prenait pas assez au sérieux à son goût. Il n'était pas son ami, il ne le connaissait pas, en bien d'autres circonstances il aurait été chaleureux et heureux d'échanger avec cet autre voyageur qui devait avoir le cœur rempli de voyages et l'esprit pleins de culture, mais la situation exigeait une certaine rigueur qu'il avait apprise auprès de Poppea. Il ne s'agissait plus d'être le barbare béat et naïf, comme à son arrivée à Annunimas. Le poids de ses responsabilités lui avait fait prendre conscience que son pèlerinage ne serait pas qu'une longue marche, mais qu'elle serait une série d'épreuves bien plus complexes que celles qu'il avait imaginé. L'homme du Nord qu'il était avait été habitué à braver la nature et à s'accorder avec elle. C'était à la fois son amie et sa rivale. Mais il avait appris qu'au Sud, les hommes se déchiraient entre eux et que la nature était une bien plus fiable amie que n'importe quel notable de ces royaumes exotiques qu'il traversait.
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Ven 6 Mar 2015 - 0:12
Malgré la situation grave, le barde sembla apprécier la réponse de Njall, il murmura le mot 'Forochel' avec un air absent, son regard fixé sur le visage du Lossoth comme pour retenir chacun de ses traits. Il lui répondit après un long moment:

-Je suis un barde, voyageur du nord lointain. J'entends les rumeurs dans les tavernes, les plaintes des voyageurs, les anecdotes et sanglots. Les gens de ma profession ignorent peu des affaires de ce monde.

Il se tourna vers Adaes, se redressa, des étincelles dans les yeux, et s'exclama d'une voix véritablement offensée:

-Pour quelques pièces d'or? Si c'est l'or que je désirais, je serais devenu marchand pas ménestrel! Ne me prenez pas pour un bête garçon de courses! Je suis un Ménestrel de l'Académie d'Esgaroth!

Ce titre ne serait sans doute pas inconnu pour un habitant du Rhovanion, ou pour un seigneur Gondorien mécène des arts. L'Académie des Arts d'Esgaroth avait été fondée par le Comte Erco Skaline avant qu'il ne tombe dans la disgrâce auprès du roi Gudmund de Dale. Il s'agissait de bardes, musiciens, peintres, acteurs et saltimbanques qui s'épanouissaient dans le petit royaume de Dale, et traversaient la Terre du Milieu en réjouissant les amateurs des arts avec leurs performances exceptionnelles. Les rumeurs disaient cependant que certains des Ménestrels voyageaient pour des raisons plus secrètes, servant de messagers et d'informateurs...mais est-ce qu'un seigneur Arnorien et un guerrier Lossoth auraient pu entendre parler de cette organisation?

-Etre à l'origine de la mort? Si la sacoche contenait véritablement un message sur la Couronne de Fer, alors vous devez vous douter que mon employeur n'est pas des leurs. Ma mission était de transmettre le message à un autre informateur dans la Cité Blanche, et la sienne, de le rendre public. Si votre but est semblable alors vous en privez pas.

Il se leva, et regarda Adaes dans les yeux, puis ajouta:

-C'est Phénix qui m'envoie, mais je doute que cela puisse vous aider.

Un rictus apparut sur son visage, et il dit lentement:

-Je vous aime bien, seigneur Thiemond...vous savez écouter la musique. Et vous, voyageur du Nord, votre visage est fascinant. Mais écoutez ce dicton connu au Rhovanion...n'allez pas embêter un Ménestrel, il aura toujours plus d'amis que vous...

Sur ces mots, Nator s'allongea sur sa couchette étroite, les bras croisés derrière la tête, et ferma les yeux.



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Adaes Thiemond
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Lun 9 Mar 2015 - 19:28
La discutions entre Njall et le ménestrel fut brève, ils s'échangèrent quelques politesses et se présentèrent chacun leur tour, les origines avec. Njall recentra rapidement les choses en revenant sur le sujet principal, appuyant les dires d'Adaes. Le temps était compté, ce ménestrel n'était à eux que pour cinq minutes, le milicien l'avait dit. Dans tous les cas il fallait agir vite même au delà de ça, si l'ordre était bien présent en Dale et aussi influent alors il y avait urgence, ce mariage pouvait s'avérer être plus qu'une simple alliance.

Les paroles de l'ancien maître d'arme semblèrent heurter l'orgueil du Ménestrel, il se défendait comme quoi il ne faisait pas ses courses pour l'or, donc soit par loyauté soit par intérêt, sauf qu'il semblait ignorer ce qu'était l'ordre. Dans tous les cas le danger était bien réel, malgré le ton indigné de Nator le baron d'Isle-Grise ne dit rien, se contentant d'attendre la réponse du musicien, il devait leur répondre, c'était capital.

Le ménestrel continua, argumentant sur la situation pour se défendre, futile dans la situation actuelle. L'on ne peut pas toujours savoir quel est le but d'un message, d'autant plus lorsque celui-ci est en aussi mauvais état. Néanmoins ce ménestrel ne semblait pas réellement être allié de l'ordre, ou tout du moins l'instinct du maître d'arme lui disait cela, la suite confirmera cette idée installé dans son esprit.

Phénix l'envoyait. Ce nom ne disait pas grand chose au maître d'arme, si ce n'est quelques rumeures. Toutefois un nom comme celui-ci n'était pas celui d'un paysan. Cette personne, qui qu'elle soit, devait avoir du pouvoir. Ainsi donc il y avait en Dale des gens qui s'opposaient à l'Ordre. Néanmoins à en croire par la présence du voleur à Minas Tirith l'ordre savait pour ce message, donc ils avaient voulu le prendre. Suite à une phrase qui semblait être un avertissement en même temps le ménestrel se coucha au fond, apparemment décider à ne plus rien dire. Adaes se redressa et reprit la parole.


« Si le nom de celui à qui vous deviez donner cette lettre vous revient, parlez-en aux autorités Nator. Je pense que nous en avons fini ici, de toute évidence vous ne nous en direz pas plus et notre temps sera bientôt écoulé. »

Adaes fit signe à Njall, comme pour lui indiquer de le suivre, dans sa tête la situation se dessinait petit à petit. Plusieurs éléments obscurs restaient, néanmoins la situation semblait grave. Le fait que la milice veuille conserver cette preuve était également un mauvais point. Néanmoins le maître d'arme avait suffisamment de choses en tête pour se faire une petite idée de la situation. A l'extérieure de la cellule il se confia au Lossoth, lui expliquant ce qu'il pensait et ce qu'il manquait à son ancien compagnon.


« J'ai rencontré Nator sur le lieu de mariage, il s'est fait voler sa sacoche par un voleur à l'arraché, je l'ai poursuivi avant de récupérer la sacoche qu'il avait tenté de faire brûler. Cet homme était entraîné, il savait ou frapper, il réagissait vite et bien. Il ne voulait pas de l'argent mais bel et bien faire disparaître cette sacoche. Alors voilà mon idée. Ce Phénix aurait envoyé Nator ici pour qu'il remette la sacoche à quelqu'un qu'il ne veut pas nous révéler, avec dedans des documents compromettant Dale, qui serait apparemment lié à l'Ordre. Néanmoins ceci a dut être découvert j'ignore comment et des hommes de mains de l'ordre ont été envoyés pour récupérer les documents. A mon avis ce Phénix est donc en danger également. Il faut que l'on récupère les documents, la milice fait son bouleau mais cette affaire la dépasse. J'irais voir plus haut, jusqu'au Général Cartogan je pense, pour débloquer la situation. Mais l'on sait tous deux que l'ordre est malin, je doute fort que le tout soit en sécurité ici. Pourtant il nous faut ces documents pour appuyer mon hypothèse, bien que je préférerais que ce ne soit que ça... Si ce n'est pas le cas... J'ai bien peur que l'Arnor soit de nouveau mis en danger par l'ordre. »

Sur ce il termina sa phrase, laissant son compagnon répondre avant de tenter une dernière fois de récupérer les documents au près du milicien.

« Vous ne voulez toujours pas me confier ces preuves je suppose ? Pourrai-je au moins vous demander de les envoyer plus haut dans la hiérarchie milicien ? Le plus haut possible tant qu'à faire... »

S'il pouvait éviter un allez-retour inutile ça l'intéressait.
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Njall l'Indomptable
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Dim 22 Mar 2015 - 22:21
Après un long silence, Nator répondit enfin, coupant court à tout espoir de Njall de dominer la conversation. Il n'était visiblement pas en position de force et le barde avait raison. Cet homme connaissait bien des choses, et le lossoth était un élève à côté de lui. Il se tut, avec amertume car il était humble mais non dénué d'orgueil, et se dit qu'il lui fallait continuer à apprendre avant de trop délier sa langue.

Ils avaient visiblement vexé le barde qui réagit vivement aux remarques d'Adaes. Peut-être que vouloir le brusquer avait été une mauvaise idée, après tout. Mais comment alors le faire coopérer ? Non, Njall était persuadé qu'il fallait parfois savoir brusquer les choses pour qu'elles arrivent à terme, même si cela pouvait parfois avoir des conséquences inattendues. Mais il espérait encore que la langue de Nator se délierait. Après tout, il venait de le rappeler, il était bien conscient de tout ce qui se tramait et les gens de sa profession étaient aux premières loges quant aux rumeurs et aux nouvelles de tout le pays. Il était vrai que lorsqu'on voyageait, on entendait des histoires en provenance des quatre coins d'Arda, et Njall songeait avec un certains regret au début de son pèlerinage, qu'il avait mis de côté quelques temps pour s'instruire auprès des hommes d'Arnor. Ils lui avaient apporté le savoir militaire et guerrier, l'avaient paré de fer et lui avaient montré leur vision de l'honneur et du dévouement, au service de Poppea. Mais était-ce vraiment tout ce qu'il attendait de son voyage ? Non, il avait dores et déjà de nouveau soif d'aventure, et une routine s'était déjà installée à Fornost, simplement brisée par ce mariage à Minas Thirit. Il avait la sensation d'avoir le monde à ses pieds, une route sinueuse qui lui sommait de la parcourir, et que pourtant il hésitait encore.

Mais il chassa rapidement ces idées vagabondes, car l'heure était bien aux souvenirs, mais à ceux d'événements bien plus sombres. L'Ordre de Fer, dont il ne connaissait en réalité pas grand chose si ce n'est le traquenard organisé à Annunimas qu'il avait aidé à déjouer, faisait de nouveau parler d'elle.

La discussion se termina sur un proverbe qui avait une allure de menace, et Njall frémit malgré lui. Nator lui semblait inoffensif et il ne doutait pas qu'il saurait le briser en combat singulier, néanmoins il sentait que sous son apparence de musicien gentilhomme, et comme il le suggérait, se cachait un homme pleins de ressources et qui visiblement connaissait bien des personnes. Un certains « Phénix » l'avait envoyé. Certainement un nom d'emprunt, un pseudonyme comme il était d'usage chez les gens qui agissaient dans l'ombre, comme l'avait appris Njall.

Se pourrait-il que ce message mentionnant l'Ordre de Fer fut une mise en garde et non un rouage d'un plan visant à déstabiliser un royaume ? Il se pourrait en effet que les deux acolytes aient eu un raisonnement faussé dans leur empressement à découvrir la vérité. Ils avaient en effet eu un ton accusateur envers cet homme qui était peut-être plus proche d'un allié que d'un ennemi ou d'un complice. Mais l'entrevue touchait déjà à sa fin, et ils n'en tireraient pas plus de la bouche du ménestrel qui intriguait désormais le lossoth.

Il suivit alors Adaes en dehors de la cellule et ils prirent le temps de faire le point. Le noble lui fit alors un résumé de la situation, venant combler les lacunes du lossoth qui ignorait certaines informations. Il écouta attentivement, la situation se dessinant avec précision dans son esprit au fur et à mesure qu'Adaes parlait.

« - Je comprends. Avec ou sans preuves, il nous faut transmettre l'information à quelqu'un de fiable... Je peux avoir une audience auprès de Poppea, qui transmettra l'information directement au roi si cela est nécessaire. Je suis certains qu'il connaît l'existence des agents traquant l'Ordre, n'est-ce pas ? Une fois prévenu, il obtiendra toutes les preuves qu'il désire, que ce soit de la bouche de Nator ou des mains de la milice... »
suggéra simplement Njall tout en marchant aux côtés de son camarade.

Ils se rendirent de nouveau auprès du milicien rencontré plus tôt, et ils firent une nouvelle demande concernant la sacoche. Njall quant à lui était partisan de ne pas perdre de temps et d'aller directement quérir des hauts placés. Cette milice ne les aiderait pas plus. Il fallait se tourner vers des gens de confiance. Ils pourraient sûrement gagner en efficacité s'ils se séparaient pour l'étape suivante. Tandis qu'Adaes parlait avec le gondorien, Njall lui glissa un mot à l'oreille :


« - Occupe-toi de ce général Cartogan, quant à moi je me rends au manoir de Sora quérir une audience auprès de Dame Poppea, elle saura nous aider. »

Il attendait cependant son aval avant de s'éclipser, comptant sur la sagesse de son ami pour lui prodiguer des conseils ou lui donner simplement son avis. Après tout Njall pouvait se tromper, mais le temps était certainement compter. S'ils avaient su retrouver Nator dans cette foule, c'était que les infiltrés de la cité étaient bien organisés et ce malgré la sécurité renforcée en ce jour de festivités.
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Lun 27 Avr 2015 - 13:19
Le milicien soupira, clairement blasé, et se gratta le menton. Il répondit:

-Ma garde est finie pour aujourd'hui, Baron. J'attendais simplement que vous sortiez de la cellule. Envoyer les preuves plus haut? Hah. Oui, je pourrai faire ça, même si je dois vous prévenir, mes supérieurs hiérarchiques gèrent les grandes affaires du royaume, ça m'étonnerait qu'ils aient le temps de se pencher sur un simple vol. Surtout en ce moment! Mais oui, soit...je l'enverrai, demain. Pour ce soir ce sera tout.


Le milicien commença à ranger ostensiblement les documents sur son bureau, indiquant aux deux hommes qu'il était temps de quitter les quartiers de la milice.

Lorsque les serviteurs du royaume d'Arnor se retrouvèrent enfin à l'extérieur, ils purent s'apercevoir que l'épisode à la caserne avait duré un bon moment. Le soleil avait à présent totalement disparu derrière l'horizon, et seule la lune et les lampes installées devant la caserne éclairaient la rue. Les festivités continuaient encore sans aucun doute dans certaines rues du Bas de la Cité, mais celle où ils se trouvaient étaient déserte. Les ivrognes n'étaient pas stupides; ils préféraient éviter de faire trop de bruit dans un endroit où ils avaient toutes les chances de se faire arrêter et passer la nuit dans une cellule. Adaes et Njall s'étaient éloignés quelque peu de l'entrée des quartiers de la milice afin de pouvoir discuter en paix. Avant que le Baron ne puisse répondre au Lossoth cependant, ils purent entendre le bruit régulier de bottes cloutées sur les pavés de la rue. Une patrouille de quatre soldats gondoriens s'approchait. Les guerriers se tenaient droit, imposants dans leurs armures complètes, des épées pendues à leurs ceintures.

Leur dirigeant, un sous-officier sans doute, s'adressa aux deux voyageurs:

-Ceci est un contrôle de documents, messieurs. Tenez vos mains éloignées de vos armes, et évitez les gestes brusques. Nous aurons besoin de voir vos permis de port d'armes.

Les deux voyageurs commençaient sans doute à avoir l'habitude des contrôles incessants, ce qui ne les rendait pas moins ennuyants pour autant. Les soldats avaient entouré les deux hommes par précaution. Deux se mirent dans leur dos, et les deux autres furent chargés de vérifier les documents. Le sous-officier se pencha sur le morceau de papier tendu par Adaes.

-Baron Adaes Thiemond..tout semble être en ordre..je vous souhaite une bonne nuit.

A peine avait-il prononcé ces derniers mots que l'Arnorien ressentit une douleur brûlante dans son bras gauche. Il se retourna, et vit que le soldat qui se trouvait derrière lui tenait une dague fine en main, recouverte de quelques gouttes de sang. En le  voyant de près, il reconnut le visage dissimulé à moitié par l'heaume gondorien...celui d'un voleur vêtu de violet...les lèvres de l'homme étaient déformées par un rictus moqueur. L'ancien maître d'armes voulut crier, mais le sous-officier lui mit son gantelet de cuir sur la bouche. Il voulut se débattre, mais soudainement il s'aperçut que ses jambes refusaient tout mouvement, voire même de soutenir son poids. Impuissant, il s'écroula à moitié. S'il avait pu se tourner vers son camarade lossoth, il aurait pu voir que ce dernier avait subi un sort semblable. La paralysie s'étendit à la vitesse d'un éclair vers le reste de leurs corps, et seul les bras des soldats qui les soutenaient les empêchaient de tomber par terre.

Un maître herboriste aurait peut être su reconnaître les effets d'un poison rare, l'Œil de Basilic: un mélange qui, une fois injecté dans le sang, causait une paralysie avec effet immédiat, pouvant durer jusqu'à deux heures selon la dose. Les deux hommes du Nord ceci-dit n'auraient pas pu être confrontés à cette substance en provenance du Sud lointain avant d'en subir les effets désagréables aujourd'hui.

Ils plongèrent dans une semi-inconscience, incapables d'ouvrir les yeux...


***

Lorsqu'ils reprirent conscience, ils purent voir qu'ils se trouvaient dans une pièce éclairée seulement par quelques bougies, dépourvue de toute fenêtre. Ils étaient installés dans des fauteuils peu confortables posés sur le sol en bois. On les avait fouillé et enlevé toutes les armes, mais ils n'étaient pas ligotés. Cependant leurs organismes n'avaient pas encore totalement évacué le poison injecté dans leurs veines. Ils pourraient probablement se lever sans s'écrouler par terre, mais courir ou combattre serait pratiquement impossible.

En face d'eux ils pouvaient voir une silhouette encapuchonnée dans un fauteuil un peu plus confortable que les siens. Un homme se tenait debout derrière le personnage, sur sa gauche. Cette fois, Adaes sût le reconnaître immédiatement. Il s'agissait du voleur de la sacoche de Nator, l'homme qui avait empoisonné le baron et son compagnon. Il s'était débarrassé de son armure gondorienne et avait revêtu sa tunique violette; une épée pendait à sa ceinture.

Une porte solide se dessinait derrière le siège du personnage masqué, sans doute fermée à clef. Les compagnons du voleur en violet devaient attendre de l'autre côté...

L'homme encapuchonné s'adressa à Njall et Adaes:

-Dites moi, comment ça se fait qu'un Dunadan et un Lossoth responsables de la sécurité de la famille royale d'Arnor se retrouvent mêlés à une histoire de vol et de corruption...? Vous êtes loin de chez vous, messieurs; loin de vos patries et loin de vos domaines d'expertise. Vous suivez des pistes que vous êtes incapables de déchiffrer. Deux guerriers qui se lancent dans le monde de l'intrigue...vous avez mal choisi votre moment. La Cité Blanche est comme un entrepôt d'huile inflammable en ce moment, avec les représentants de tous ces royaumes aux relations tendues...et vous faites voler des étincelles à chaque pas. Vous allez vous brûler les doigts, messieurs, ou pire...vous risquez de faire du mal à quelqu'un d'innocent.



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Adaes Thiemond
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Sam 2 Mai 2015 - 14:37

[justify]Les deux hommes sortirent de la pièce dans laquelle ils étaient confinés depuis quelques minutes, quelques informations en poche. Suite au résumé de la situation de l'ancien maître d'arme son camarade répondit, suggérant de transmettre l'information à quelqu'un de fiable. Il proposa pour ce rôle Dame Poppea, afin qu'elle puisse prévenir le Roi si nécessaire. C'est vrai, désormais le Lossoth voyageur qu'il avait rencontré était l'un des personnages les plus importants pour le roi, garde du corps de l'héritière.

Adaes aquiesça les dires de son camarades avant de se diriger vers le milicien et de lui faire sa proposition, visiblement blasé le milicien ne semblait pas disposer à faire de suite ce que lui avait proposé l'ancien maître d'arme. Pauvre fou, inconscient de ce qu'il a entre les mains. Si pendant une seconde le baron songea à remettre à sa place le milicien et à récupérer sans demander les preuves il s'en éloigna rapidement, inutile de créer un incident diplomatique, il fallait en référer aux plus hautes instances, en espérant que les agents de l'ordre ne viennent pas subtiliser les preuves.

Alors que les deux vieux guerriers discutaient Njall proposa la marche à suivre pour après, Njall irait voir Dame Poppea et Adaes le général Cartogan. Tandis que le milicien les invitaient à sortir le vieux maître d'arme réfléchit, c'était en effet le plus sage à faire, le temps jouait contre eux alors inutile d'en perdre à ne rien faire tous deux au même endroit. Pendant que le milicien fermait son bureau les deux hommes s'éloignaient de l'endroit afin de pouvoir parler en paix.

Malgré le calme qu'ils pensaient avoir trouver une patrouille de Gondoriens les trouva, cherchant à contrôler les papiers de port d'arme. Adaes soupira, non pas qu'il ne s'y attendait pas mais bel et bien qu'il n'avait pas le temps pour ce genre d'idioties. Le Baron d'Isle-Grise sortit des documents et les donna au sous officier, deux gardes de chaque côté. Devenaient-ils plus prudent la nuit ? Ceci n'était pas à exclure, depuis le début des événements le temps était passé trop vite pour que le noble d'Arnor ne s'en rende compte.

Après avoir vérifié les papiers le garde prononça des paroles, tout était en règle et il lui souhaitait une bonne nuit. Le maître d'arme fut surpris, puis une lourde douleur s’empara de lui, dans son bras. Se retournant il vit l'un des hommes derrière lui, dague à la main, sourire aux lèvres. Voulant prévenir les gens autour il s'apprêta à hurler, tout en portant à son arme sa main. Le gantelet de cuir du faux gondorien l'empêcha de parler, puis rapidement ni ses jambes ni ses bras ne répondirent.

Du coin de l'oeil il constata que son camarade semblait avoir subit le même sort. Incapable de faire quoi que ce soit l'ancien soldat d'Arnor se laissa tomber, paralysé par ce qui semblait être un poison.   Incapable de bouger, de parler ou de quoi que ce soit d'autre il finit inconscient, porté par un sentiment d'impuissance et de haine. Ses yeux se fermèrent tandis que les gardes manipulaient le corps du maître d'arme à leur guise.

Lorsqu'enfin ils revinrent à eux une pièce mal éclairé était leur demeure, assis aussi peu confortablement que possible, mais non attaché ou armés. Seul le poison dans leur corps les retenaient en place. En premier lieu le maître d'Arme vérifia son état, vivant, encore engourdi, désarmé. Combattre semblait de toute manière exclu. Ses yeux se baladèrent dans la pièce jusqu'à tomber sur deux hommes face à eux, dont l'un assis. L'autre était aisément reconnaissable, le voleur de la sacoche, mais également celui qui l'avait empoisonné.

L'homme encapuchonné et assis fit un bref discours, questionnant les deux hommes sur la raison de leur place dans cette affaire. Ce qui ressemblait à une menace sortit de la bouche de l'encapuchonné. Ces paroles donnaient des informations, volontaires ou non ? Qui sait. Dans tous les cas il semblait qu'ils étaient mêlés à une sombre affaire de complot politiques. La première idée qui monta à l'esprit du maître d'arme fut que leurs ravisseurs soi des gens de Dale, ne soutenant pas le Phénix. Rapidement le choix de la manœuvre à adopter se dessina, impossible de combattre alors autant chercher à comprendre la situation.


« Pourquoi ne pas nous en mêler donc ? Après tout nous avons tout autant que vous le droit de faire nos propres manigances politiques. Ne vous en faites donc pas pour nos doigts, ils sont assurés par le soutien de quelques personnes dont vous semblez beaucoup ignorez vous, à Dale. Dommage que le bon Roi Gudmund ne sache pas à votre sujet ce que vous projetez de faire. »


Tout était faux dans ces mots, mais prolonger la discutions et tenter d'en reprendre l'initiative tout en gardant ce qu'ils savaient pour eux semblait être la meilleur chose à faire à la vue de la situation.
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