Rencontre & Discussion [Passé]

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Njall l'Indomptable
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Dim 3 Mai 2015 - 18:00
La nuit était tombée sur la cité blanche alors que les deux guerriers au service de l'Arnor ressortaient du poste de milice. Le temps était passé à une vitesse fulgurante et Njall était surpris de voir que le ciel était désormais peuplé d'étoiles, qui avaient détrônées le soleil. En tout cas le lossoth n'était pas mécontent d'avoir quitté les geôles froides de la milice et leurs bureaux peu chaleureux, tout comme les hommes qui s'y affairaient.

Ils marchèrent un peu, s'éloignant du bâtiment qu'ils quittaient afin de parler dans le calme, alors qu'au loin on entendait distinctement l'écho des festivités qui se poursuivaient. Ils n'eurent cependant pas le temps de débattre sur la marche à suivre ni même se mettre d'accord sur le plan d'action qu'avait proposé Njall, enthousiaste à l'idée de faire autre chose que traîner sa lourde armure et observer les moindres faits et gestes de Dame Poppea. Ce rôle lui avait appris beaucoup mais la journée avait été longue et ennuyante. Il se surprit même à penser que ces rebondissements étaient les bienvenues. Néanmoins, il allait rapidement regretter cette pensée, car il allait s'avérer que certaines rencontres inattendues étaient plus des obstacles que des tremplins pour l'aventure. Comme celle avec une patrouille gondorienne, gonflée d'assurance dans ses armures brillantes, mais bruyantes.

Ils furent rapidement entourés de soldats. Un énième contrôle. Adaes fut bientôt encerclé tandis qu'il sortait ses papiers. Un autre soldat s'occupait de Njall qui sortit la lettre d'accréditation que la couronne d'Arnor lui avait fournis, seule preuve de son existence juridique en ces terres.
Une fois que chacun eut prouvé son droit d'être ici, Njall s'attendait à pouvoir repartir. C'était sans compter sur un événement qui le surprit. Un soldat, derrière Adaes, sortit une dague et le poignarda au niveau du bras. Voyant son ami hébété devant l'agression incompréhensible, Njall comprit immédiatement qu'ils étaient tombés dans un traquenard. Il se rua sur le soldat lui proche, l’agrippant à la gorge en se défaisant de l'étreinte d'un soldat qui tenta de l'en empêcher, avant de sentir une piqûre aiguë dans son avant bras, sensation rapidement suivie par celle de son sang coulant doucement sur sa peau. Une chaleur intense gagna rapidement son corps et son bras fut engourdis en quelques secondes. Le visage crispé, il mit genou à terre, relâchant le gondorien, avant de choir sur le sol, tout près de son vieil ami.

Il tomba alors dans les limbes, et son esprit erra, perdu entre le rêve et l'inconscience, incapable de s'éveiller. Il distinguait des bruits sourds, lointains mais ne pouvait réagir. Même son esprit ne lui répondait plus et tout était obscurité autour de lui. Était-il mort ? Un poison l'avait-il envoyé dans les limbes, entre la vie et la mort, pour toujours ? Quelle fin misérable, loin des siens, oublié de tous. Il se sentit triste, avant de ne plus rien ressentir pendant un long moment.

Un mal de crâne terrible le prit soudainement. Malgré la lourdeur de ses paupières, il parvint à les ouvrir au prix de maints efforts. Chaque parcelle de son corps le faisait souffrir et il comprit qu'il n'avait pas été traité avec décence pendant son sommeil. Le fait qu'il était encore vivant confirmait sa crainte d'être empoisonné. Il avait désormais l'impression, paranoïaque, de sentir un liquide étranger couler dans ses veines, lui donnant une sensation de démangeaison dans tout l'avant-bras. Sonné, il regarda autour de lui, découvrant Adaes ainsi que deux inconnus en face d'eux. Njall se sentait affreusement impuissant, dans la posture d'une proie prise au piège par son chasseur, et il grinça des dents. Le trappeur qu'il était n'était pas habitué à ce que les rôles s'inverse. Mais s'il n'avait pas été égorgé dans son sommeil c'est que sa vie avait une quelconque valeur pour ses ravisseurs, ou alors que sa mort n'avait pas grand intérêt. Sinon pourquoi prendre la peine d'organiser cette rencontre ? En tout cas, avant même que l'individu ne parle, Njall devina que lui et Adaes avaient fouiné dans quelque chose qui les dépassait.

Le baron prit le temps de répondre, et le lossoth décida de le laisser faire. Des deux guerriers, c'était lui le plus habile de sa langue, et le plus instruit. Njall avait bien trop peur de dire quelque chose d'erroné ou de maladroit, ou encore de trop se découvrir, ainsi il resta silencieux un long moment. Il espérait que la réponse d'Adaes allait faire parler leurs ravisseurs, car depuis le début de cette affaire, plus ils avançaient, plus tout semblait confus et incompréhensible. On ne savait pas qui était qui, qui voulait quoi, et pourquoi... En fait c'était un tas d'éléments emmêlés et trop confus pour comprendre clairement ce que tout cela impliquait. Njall était décidément perdu.
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Forlong
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Jeu 7 Mai 2015 - 1:37
L'homme encapuchonné écouta les paroles du Baron d'Isle-Grise...puis se mit à rire, d'un rire sans joie. Il se releva, et les deux hommes du Nord s'aperçurent qu'il s'agissait d'un homme d'une posture impressionnante. Ignorant le geste de la main inquiet de son compagnon en violet, il défit la broche qui refermait sa cape noire. Le tissu glissa sur le sol.

La première chose qu'Adaes et Njall purent voir était une tunique ornée du blason de la Flèche Noire et du Dragon Rouge, celui de Dale. Cependant c'était le visage de leur ravisseur qui s'avéra être une réelle surprise. Les traits nobles, la barbe noire bien taillée, le regard vif. Ils l'avaient vu lors du mariage, et le reconnaîtraient partout...car il s'agissait de nul autre que le père de la jeune mariée, le Roi Gudmund de Dale, descendant de Bard l'Archer.

Lorsqu'il prit la parole, la ses mots étaient remplis d'ardeur:

-Le bon Roi Gudmund sait exactement ce que nous envisageons de faire, Baron Adaes. Et croyez-moi qu'il ne prend aucun plaisir à cette situation.

Il fronça les sourcils, dévisageant les deux hommes assis à seulement un mètre de lui.

-Quels sont ces personnages dont le soutien vous mentionnez, Dunadan? J'espère pour le bien de nous tous que vous avez menti en prononçant ces paroles...

Le beau-pèe du Roi Aldarion se frotta les tempes, soudainement attristé.

-Ecoutez-moi, maître Lossoth et vous, maître Dunadan...Vous êtes des hommes d'honneur et j'admire la loyauté avec laquelle vous servez votre souverain. Je suis rassuré de savoir que ce genre d'hommes entoureront ma fille à la cour d'Annuminas...Je vais être franc avec vous, messieurs, prouvez que vous êtes des hommes de confiance en disant la vérité, vous aussi. Tout commença il y a un peu moins d'un an...c'est mon fils, vous voyez...Il incarne malheureusement le côté décadent de notre belle ville de Dale...l'argent, le vin elfique...ils parlent d'art tous ces jeunes, mais pensent qu'un artiste a le droit d'être insouciant, irresponsable. Ils n'ont pas connus le sifflement des flèches noires gobelines dans les embuscades nocturnes, la faim d'une campagne militaire hivernale...

Une grimace de douleur parcourut le visage du Roi, et il se tût un moment, perdu dans ses souvenirs, avant de reprendre.

-Ce garçon a beaucoup à apprendre s'il souhaite un jour devenir un monarque digne de ce nom...un serviteur de son peuple. Il n'y a pas de venin dans son coeur, voyez-vous...juste de la vanité. Il y a dix mois, il fut contacté par un artiste, un peintre. Il décida d'en devenir le mécène, inconscient de qui il s'agissait en réalité...un fanatique, un idéaliste de cet Ordre maudit. Mon malheureux fils lui donna l'argent pour peindre un fresque gigantesque, nommé 'l'Apothéose de la Couronne de Fer'. Une vision idéaliste d'un ordre nouveau, que ce jeune inconscient trouvait fascinante. Heureusement, des hommes fidèles vinrent me prévenir de cette affaire. Nous avons réussi à calmer les choses...Mon fils fut puni, envoyé à la caserne des hallebardiers de Dale pour devenir un homme...l'artiste fut attrapé par mon homme de confiance
-le roi pointa du doigt dans la direction de l'homme en violet- un ancien éclaireur dans l'armée bardide, héros inconnu de la guerre contre les gobelins, qui sauva des vies innombrables en nous prévenant des embuscades ennemies. Le peintre se trouve actuellement dans les geôles de la cité, son témoignage nous a permis de démasquer plusieurs autres hommes de l'Ordre dans notre royaume...

Le Roi regarda Njall tout droit dans les yeux, et dit:

-Malheureusement, les murs ont des oreilles. Mes adversaires de l'élément criminel du royaume ont entendu parler de cette affaire, et se sont rués sur ces informations comme sur de la charogne. Enragés par mes tentatives de limiter la criminalité dans les cités de Dale et d'Esgaroth, ils souhaitent me blesser en me discréditant devant le peuple, mais surtout devant le Roi Aldarion. Mon homme a réussi à intercepter leur messager, mais c'est à ce moment que vous, messieurs, êtes intervenus.

Son regard se tourna vers Adaes, et il demanda, lentement:

-Maintenant dites-moi, Adaes d'Isle Grise et Njall de Forochel. Qu'est ce qui est plus important pour vous? Comment pouvez vous servir votre roi et royaume de la meilleure façon? Allez vous lui dévoiler le contenu de cette malheureuse sacoche? Dire à l'homme dont les trois enfants ont été assassinés par la Couronne de Fer que le frère de sa nouvelle épouse était impliqué avec cette organisation? Allez vous mentir, en disant que son beau-père est lui aussi affilié à l'Ordre? Ou, pour le bien de nous tous, pour le bien de l'homme blessé mais juste qu'est le Roi Aldarion, pour le bien de ma belle Dinaelin, pour le bien de l'Arnor et de Dale, allez vous rester silencieux?

Le souverain de la cité-état soupira, puis ajouta:

-Je suis moi aussi un homme d'honneur. En signe du respect que j'ai envers vous, je vais vous laisser seuls pendant un moment, afin que vous puissiez discuter de vos options et décider de votre choix. Réfléchissez bien.

Sans prêter aucune attention au regard sceptique de son homme de confiance, il se dirigea vers la porte, en lui faisant signe de le suivre. Il frappa sur le bois, et un homme armé ouvrit la porte de l'autre côté, laissant passer les deux bardides.

Le silence s'installa dans la pièce sombre. La fuite n'était pas une option pour Adaes et Njall dans cette chambre sans fenêtres.

***

Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit à nouveau, et le père de Dinaelin apparut dans la pièce. Son visage était tendu lorsqu'il demanda:

-Avez vous choisi..?



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Adaes Thiemond
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Jeu 14 Mai 2015 - 12:32
Leur interlocuteur réagit de la manière la plus étrange qu'il soit aux mots d'Adaes, il en rigola. Aucune joie ne découla de se rire, plus de l'ironie qu'autre chose. Le maître d'armes plissa les yeux en voyant l'homme porter sa main à la broche qui retenait son tissu, la cape et la capuche tombèrent au sol, révélant le visage de l'homme à la stature si imposante. Les traits de l'homme ne manquèrent pas d'être reconnus, le visage ud maître d'arme se déforma quelques secondes, une expression de surprise dominant son faciès, avec qu'il ne se calme, ne sachant que dire toutefois.

Il continua, d'après lui, il ne prenait aucun plaisir dans cette situation. Les yeux du maître d'armes ne savaient pas vraiment quoi fixer, comment était-ce possible ? Il continua, demandant s'ils avaient menti sur leur soutien. Bien évidemment. Mais pour le moment, avant de dire la vérité, le vieux guerrier cherchait d'abord à comprendre la situation et à l'assimiler, ce n'était, pour le moment, pas possible, il laissa donc le Roi de Dale continuer.

Il poursuivit en faisant l'éloge des deux guerriers, leur demandant d'être franc et il le serait en échange. Il expliqua que selon lui son fils incarnait la décadence de Dale, à cause de son ignorance. Le vieux baron fixa le beau-père du roi d'Arnor durant son discours, il avait connu nombre de choses et ses paroles étaient convaincantes. Le cœur et l'instinct du vieux guerrier lui criaient de faire confiance au père de la mariée.

Pourtant, son esprit était toujours empli de doute, suivre son instinct était une chose qui lui était difficile, même si lorsqu'il l'avait fait à Annùminas il avait bien fait. Têtu et expérimenté, il ne voulait pas agir sans être certain de lui, tout du moins tant qu'il le pouvait. Le discours du Roi de Dale semblait lui faire mal, un lourd secret et un terrible danger semblait en découler. Son fils serait donc la source du problème ?

Le Roi de Dale continua, expliquant que son fils était empli de vanité et très loin de pouvoir devenir monarque de la cité de Dale. Le récit continua, il y a dix mois un artiste contacta le fils, qui devint son mécène. Gudmund affirma que cet artiste-peintre était l'un des membres de cet Ordre. Apparemment, son fils avait fait peindre une grande fresque, l'Apothéose de la Couronne de Fer. Et le fils semblait attiré par cette œuvre. Des hommes du roi le prévinrent, les choses furent calmées et le fils envoyé en caserne, le peintre attrapé par l'homme en violet et l'ordre traqué.

Des criminels et adversaires du Roi souhaitaient en revanche tirer avantage de cette affaire pour discréditer le Roi de Dale. Le baron d'Isle-Grise porta à sa barbe sa main, caressant doucement sa pilosité en écoutant le roi. Il leur demanda ce qu'il comptait faire après ce qu'ils avaient entendu. Les mots du Roi Gudmund correspondaient. Le tout semblait logique, mais le risque était grand. Le silence ou la parole ? Les temps étaient troublés, que faire ?

Le Roi décida de les laisser seul quelques instants pour qu'ils réfléchissent. Il sortit, accompagné de son homme de main, laissant les deux guerriers ensembles. Le baron laissa son visage se poser sur ses mains, les yeux fermés, continuant de réfléchir. Ils n'auraient sans doute pas beaucoup de temps. Après ceci, il se redressa, reportant son regard sur son compagnon tout en reprenant la parole, son air était attristé, un brin de scepticisme subsistait, bien qu'il semblait plutôt enclin à le croire.


« Le message disait sous le mécénat...de Gudmund de Dale... Œuvre...l'apothéose de la C...de Fer....sommes versées..Pies...Preuves ci-dessous.... Tout correspond. Sous le mécénat du fils de Gudmund de Dale nous avons peint l’œuvre nommé l'apothéose de la Couronne de Fer. SI la suite du message reste sombre les dires du Roi concordent avec ce que nous savons. Pourtant la situation est trop importante pour que nous ne réfléchissons pas... Dans tous les cas, pour sortir d'ici il n'y a qu'une façon de parler. »


Quelques minutes après avoir laissé les deux guerriers seul à seul le Roi revint, visiblement tendu par la situation, demandant aux deux hommes s'ils avaient choisi. Le regard d'Adaes se porta doucement vers celui du Roi, calme et visiblement encore un peu sceptique, il reprit la parole, pour apporter sa réponse.


« Pourquoi nous croire sur parole ? Nous pouvons tout aussi bien vous dire ce que vous voulez entendre Sire Gudmund. Mais vous m'avez demander de parler franchement alors je le ferais. Mon cœur et mon instinct ne demandent qu'à vous croire, mais comprenez bien que la situation est d'une importance cruciale, une lourde tâche repose sur nos épaules sire. Si nous vous croyons, soyez assurer que pour autant notre méfiance ne tombera pas. Mais en dehors de cela, dites-moi. Qui sont ces fameux ennemis qui souhaitent vous voir tomber ? »

Et qui ce fameux phénix surtout, telle était la question qui intéressait le maître d'arme.
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Njall l'Indomptable
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Dim 5 Juil 2015 - 18:33
L'esprit encore embrumé par il ne savait quel poison, Njall écoutait en silence et observait. Rapidement les derniers coins d'ombres de cette affaire furent écartés. Leur ravisseur se révéla être une personnalité bien connue puisqu'il s'agissait ni plus ni moins du roi de Dale. Tout ceci était tout bonnement incompréhensible, et ce ne fut qu'au cours de la longue explication de leur ravisseur que tout finit par se démêler. L'histoire était rocambolesque, disait-il au moins la vérité ? Njall ne voyait pas l'intérêt de mentir dans cette situation. Si l'homme était véritablement mal intentionné, le simple garde qu'était Njall aurait été sommairement exécuté et il ne prendrait pas la peine de dire tout cela. Ceci dit, même en considérant que toute cette affaire était pure vérité et coïncidences, Njall n'était pas satisfait. Il n'était pas d'accord avec la manière d'agir du monarque, qui lui semblait bien peu courageuse. Agissant ainsi dans l'ombre, pour ne pas voir se ternir son image. N'aurait-il pas été plus simple et plus honnête d'échanger avec le roi Aldarion et le prévenir de ces événements et des mesures prises pour les endiguer, plutôt que de dissimuler toute cette histoire et d'agir illégalement et dangereusement en pleins mariage royal. Et qu'en était-il de ce fichu barde ?

Le dilemme présenté par le roi était bien sûr difficile. Njall comprenait aisément la difficulté de la politique, ici reflétée. Tout choix avait des conséquences. Aussi fidèle et redevable qu'il était à l'Arnor, Njall ne prenait désormais plus cette affaire vraiment au sérieux. Les errances d'un prince désinvolte ne l'intéressait guère et ne mettaient visiblement pas en danger la couronne. Néanmoins, il avait toujours été habitué à l'honnêteté et était novice en politique. Il ne comprenait pas également que le roi de Dale ne règle pas cette affaire de lui-même et leur laissait ainsi un tel choix, eux, bien moins importants que lui. Ce manque de poigne lui semblait une faiblesse pour un dirigeant. Il pouvait les forcer au silence, d'un moyen ou l'autre. Violent ou non. Ou du moins agir autrement. Après tout à l'heure actuelle, il avait toutes les cartes en mains, et n'avait pas été enlevé, lui. Il dominait clairement la situation. Alors pourquoi ?

L'homme les laissa seul pour qu'ils puissent prendre une décision, et le lossoth poussa un long soupire. Il n'aimait guère être retenu ici, que ce fusse par la volonté d'un roi, et il était particulièrement mal à l'aise à l'idée de négocier avec quelqu'un qui les avait sciemment empoisonné.


« Je ne sais pas quoi penser. Quoi qu'il advienne je n'aime pas les méthodes de Dale... Agir ainsi est faire déshonneur au roi Aldarion comme à sa propre couronne... Il aurait dû être plus honnête. »


Finalement, tout comme, paysan ou roi, agit du mieux qu'il peut face à ses passions... ici, le roi, pour protéger son fils, son nom et son trône avait préféré agir dans l'ombre. C'était peut-être brave d'une certaine manière... Et Njall avait bien compris que le mensonge était monnaie courante dans la politique et les relations présentant des intérêts particuliers, comme l'argent, le pouvoir ou même les femmes. Finalement aucune décision ne fut clairement prise avant le retour de Gudmund, et Adaes reprit la parole. Njall se permit alors d'intervenir.

« - En informant sa majesté Aldarion de ces troubles dès leurs prémices, vous vous seriez assuré sa tolérance et son soutien. Qu'adviendra-t-il s'il découvre maintenant que vous lui avez caché cela ? Je ne désire pas être le responsable d'un incident politique majeur. »

S'il s'avérait qu'il était bien honnête. Il paraissait franc malgré ses manières particulières. Njall ne connaissait pas grand chose de la bienséance mais il devinait sans peine que l'accueil qu'ils avaient eu et surtout la manière d'être invités ici avait été particulier. Inutile de trop s'impliquer dans quelque chose qui le dépassait largement.
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Dim 19 Juil 2015 - 0:47
Le Roi Gudmund regarda Adaes tout droit dans les yeux. Les siens étaient sombres et profonds comme les eaux du Grand Lac, et il parla avec charisme et conviction:

-Pourquoi vous croire sur parole? Car je suis persuadé que vous êtes des hommes d'honneur, et je me trompe rarement à ce sujet. Et parce qu'en vous demandant de croire à l'histoire que je vous ai racontée, il serait indigne de ma part de ne pas vous accorder le même degré de confiance. Maître Adaes, restez méfiant, restez vigilant. Je ne vous demande pas de fermer les yeux, mais plutôt de ne pas agir aveuglement. Peut-être que si le roi Aldarion était entouré d'hommes vigilants et fidèles comme vous il y a quelques années, ses enfants seraient toujours en vie aujourd'hui.


Le Roi soupira lourdement, et rajouta:

-Les ennemis...il n'est pas facile d'être un souverain juste, seigneur Thiemond. Il faut parfois faire des choix difficiles pour le bien de son peuple...je fus obligé de retirer le Comte Erco Skaline de sa fonction de dirigeant d'Esgaroth car même s'il s'agissait d'un homme d'honneur, il était plus fidèle aux idéaux des Peuples Libres qu'à son royaume, toujours absent, occupé à chasser un Mal inconnu à l'autre bout de la Terre du Milieu. Ses hommes n'ont pas spécialement apprécié ma décision, et plutôt qu'oeuvrer ensemble pour le bien de notre royaume, nous nous retrouvons plongés dans des querelles fratricides, qui je l'espère ne les empêcheront pas de défendre leur patrie lorsqu'un danger extérieur nous menacera...

Et pourtant les partisans de Skaline ne sont pas le pire de mes problèmes...C'est le réseau criminel sous les ordres du Phénix qui constitue une peste qui semble impossible à éradiquer. Il semblerait que le venin de Smaug remplit encore les coeurs de certains habitants du royaume. Vanité, jalousie, avidité. Phénix incarne toute ces caractéristiques, comme on peut le voir à travers ses actions, mais on ne sait pas beaucoup plus sur elle, hormis qu'il s'agit bien d'une femme. Même mon homme de confiance a été jusqu'à là incapable de mettre la main dessus...et comme vous avez pu le remarquer il est plutôt habile dans son domaine d'expertise.  


Le souverain de Dale se tourna vers le Lossoth, et lui répondit:

-Maître Njall, si seulement les choses étaient aussi simples, sachez que je n'aurais pas hésité une seule seconde à en parler au roi Aldarion. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Votre souverain a le coeur brisé par la mort de ses héritiers dans la lutte contre l'Ordre. Il commence seulement à connaitre sa nouvelle épouse qui, je vous assure sera capable d'adoucir sa souffrance. Si, avant même qu'il ne fasse réellement connaissance de Dinaelin je lui dévoilais la relation entre son beau-frère et la Couronne de Fer, le deuil et la colère auraient pris le dessus sur le roi Aldarion, et l'alliance entre nos deux royaumes, qui est d'une importance capitale pour nos peuples, serait réduite à néant avant même de commencer. C'est l'unique raison pour laquelle je fus obligé de me lancer dans un jeu que je déteste, celui des ombres et des intrigues. Un jeu, comme mon homme de confiance ne cesse de me rappeler, pour lequel je n'ai absolument aucun talent. Dans tous les cas, les dés sont à présent jetés. Si le roi Aldarion venait à découvrir cette histoire, et j'espère que vous me donnerez votre parole qu'il ne l'entendra pas de votre part, j'assumerai les conséquences de mes actes, et sachez messieurs, que vous ne serez ni tenus responsables de votre rôle, ni même mentionnés dans cette histoire. Ni moi ni mes hommes ne dirons pas un mot sur notre rencontre de ce soir.

Le roi Gudmund passa ses doigts sur la broche qui ornait son col, pensif.

-Malgré les recommandations de mon homme de confiance, je ne vous retiendrai pas plus longtemps ici par force, et je ne ferai pas recours au chantage. Comme je vous ai dit, les dés sont lancés. Je préfère courir le risque de me tromper sur vos caractères, plutôt qu'aller à l'encontre des valeurs que j'ai défendu pendant toute ma vie. Je n'essayerai pas non plus de vous acheter avec des pierres précieuses ou de l'argent, mais veuillez néanmoins accepter ces pendentifs en compensation de la situation dans laquelle vous vous êtes retrouvés. Chaque véritable serviteur du royaume de Dale vous viendra en aide en les voyant, et si vous les présentez aux gardes de la Reine, une audience auprès d'elle vous sera accordée immédiatement. Vous pourrez aussi contacter mon homme de confiance en cas de besoin...Je pense que tout comme moi vous ne possédez pas certaines capacités associées à son domaine d'expertise, qui pourraient s'avérer utiles un jour...

Sur ces mots, le roi donna l'ordre à ses hommes d'ouvrir la porte de la pièce sombre. Il tendit son bras droit vers Adaes et Njall; il tenait deux chaines argentées dans sa main, sur lesquelles pendaient des amulettes en forme de dragon aux ailes déployées, aux yeux de rubis.



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Adaes Thiemond
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Dim 26 Juil 2015 - 19:42
Le vieux maître d'armes ne pouvait qu'être d'accord avec son ami et compagnon d'armes, le manque de franchise de Dale était regrettable, pourtant à la vue de la situation, il ne pouvait se permettre de ne juger que là-dessus. Les choses sont tellement plus simples lorsqu'il n'y a comme choix à faire que ceux te concernant. Les choses sont tellement plus simples lorsque les choix ne concernaient pas autant de personnes, lorsqu'ils n'impliquaient pas de mentir à son souverain.

Pourtant, le choix semblait s'imposer, quitte à mentir. Pourtant, le Roi face à lui semblait sincère et manquer d'honneur ainsi n'était pas dans l'habitude de l'ancien soldat d'Arnor. Son choix se fit assez rapidement, malgré le doute qui subsistait encore dans son esprit son choix se dessinait, malgré la méfiance forte dont il faisait preuve. Le roi faisait preuve d'une certitude et de talents d'orateurs élevés, pourtant les mots ne semblaient pas pouvoir débloquer plus la situation, flatter le vieux maître d'armes n'avait plus d'effet depuis des années.

Les leçons que Gudmund donnaient à Adaes ne retinrent pas son attention plus que de raison, excepté le peu de renseignement qu'il put donner sur Phénix. Une femme, avide, vaniteuse, jalouse, tous autant de vices que le roi de Dale attribuait au Dragon qui jadis sommeillait en Erebor. Autant de défauts, que peu, ne peuvent se permettre d'ignorer. Le vieux guerrier lui se contenta de rester calme, en écoutant les dires du roi que, de plus en plus, il avait du mal à cerner.

Il prétendait assumer si jamais Aldarion apprenait la vérité. Espérant juste qu'aucun des deux gardes du corps ici présent ne dirait au roi d'Arnor ce qu'il en retourner. Le Roi de Dale continua, précisant que les deux hommes ici présents ne seraient jamais mentionnés. Le visage du Baron d'Isle-Grise se durcit un instant. Peut qu'au final, le seigneur de Dale ne comprenait pas le poids de la décision que les deux hommes s'apprêtaient à prendre dans le cas présent.


« Vous ne semblez pas comprendre un point seigneur Gudmund. Ce n'est vos mots ou ceux de vos hommes qui importent, mais les nôtres. Que le Roi l’apprenne ou non ne changera rien pour nous, vous nous demander de cacher des informations importantes, ce genre de cachotteries ne passent pas loin de la trahison. »

Finalement, le seigneur de Dale ouvrit la porte, laissant les deux hommes partirent et semblant placer en eux une forte confiance. Avant de partir le seigneur de Dale remit une chaînette avec le symbole de son royaume aux deux hommes, pour compenser le mal qui leur avait été fait. Sans conviction, le maître d'armes la prit, la plaçant dans sa poche sans y apporter plus d'attention que cela n'était déjà le cas.


« Merci bien seigneur Gudmund. Mais, n'allez pas croire que vous vous êtes fait des amis. Si je ne vais rien dire pour le moment, un autre soupçon ferait pencher, rapidement la balance, vous avez l'air d'un homme d'honneur et en ce fait, je vous croirais pour le moment. Tant que je n'aurais aucune preuve du contraire, je resterais sur mon avis. Dans tous les cas, veillez à continuer à prouver que vous ne soutenez pas l'ordre et prenez les mesures qui s'imposent contre l'ordre, vous savez déjà tout le mal qu'ils peuvent faire, comme vous l'avez dit certains choix sont durs, et pourtant nécessaire. Vos actes parleront plus que vos mots. »

Sur ces mots, le vieux maître d'armes s'en retourna, calme et patient.
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Njall l'Indomptable
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Dim 26 Juil 2015 - 23:44
Njall écoutait en silence la longue tirade du roi, qui s'adressa aux deux captifs. Il leur faisait confiance visiblement mais leur prodiguait explications et conseils sur un ton presque paternel. Le lossoth ne savait guère comment réagir et demeurait méfiant. Il avait un pieds dans chaque camp. Quel que soit son choix, il aurait l'impression de trahir quelqu'un. Bien qu'il n'éprouvait aucune loyauté envers Gudmund, il ne pouvait retenir une certaine empathie envers le père et suzerain désespéré. Il se méfiait de lui et n'était pas en accord avec ses méthodes, mais il devait bien avouer que sa situation était des plus complexes. Malheureusement tout cela avait entraîné Adaes et Njall dans une situation tout aussi boueuse. S'en dépêtrer était extrêmement complexe. Évidemment, il craignait que cette rencontre ne lui fasse regretter son choix dans des temps à venir, lointains ou proches. Il ne s'agissait pas d'un sujet banal, on parlait tout de même d'une organisation qui avait fait trembler tous les royaumes libres, et maintenant que Njall s'était acclimaté à la culture des hommes du Sud, il comprenait l'ampleur que tout cela avait pris. Le bilan de leurs actions était terrible, et même après avoir défait l'OcF, ses résidus demeuraient un véritable poison.

Le lossoth hochait doucement la tête aux dires de son acolyte, tandis qu'il demeurait pensif. Il se sentait presque obligé de garder le silence, mais le conflit dans son esprit entre sa loyauté et ses valeurs était toujours à l’œuvre. Il était tiraillé entre ses devoirs et son instinct.

Enfin, le principal était qu'ils allaient être relâché d'un instant à l'autre. Njall soupçonnait cependant l'homme de main du roi Gudmund de projeter de les surveiller un moment pour s'assurer de leur silence. Bien que le roi avait semblait bien fraternel et presque naïf, le lossoth ne se doutait pas que ses conseillers l'étaient beaucoup moins et veilleraient aux intérêts de leur seigneur. Il prit le présent du souverain avec un léger étonnement. Décidément cette journée était des plus étranges. Il saisit le pendentif et le passa à son cou, avant de le dissimuler sous ses habits. Il n'avait rien à rajouter à ce qu'avait dit Adaes et lui emboîta le pas, pas mécontent d'en finir avec cette captivité. Il avait les jambes lourdes et était encore ankylosé par l'effet du poison et la fatigue. Qui plus est il devait se hâter de retourner au manoir de Sora, sous peine d'être soupçonné de désertion. Depuis combien de temps abusait-il de sa permission ? Il ne saurait dire. Il n'était décidément pas aussi libre qu'il aurait aimé le croire. Il était peut-être temps de reprendre son voyage après avoir goûté à la vie de soldat et avoir vu ce qu'il en était de la politique. Son pays lui manquait et pourtant il ne se sentait pas encore accomplis. Il était désormais un guerrier accomplis et il commençait tout juste à saisir les rouages de la politique, mais il n'était en aucun cas assez mûr pour espérer unir et gouverner les siens. Visiblement, son ego avait aussi croît avec son expérience. Le Marcheur du Nord, si humble, voyait naître en lui de nouvelles ambitions, lui qui n'avait vécu que pour vivre et voir vivre jusqu'à aujourd'hui. Les voyages forgeaient les hommes.

Il était étrange de partir ainsi chacun de son côté, comme si de rien était, après cette aventure. Ainsi, il prit le temps de s'arrêter un peu plus loin pour parler avec Adaes. Il ne savait que dire, il lui semblait que tout avait été dit et que tout le monde était las de ce périple désagréable dans la Cité blanche. Il avait désormais envie de quitter cette cité qui l'avait pourtant fasciné.


- Je dois retourner auprès de Dame Poppea. Je ne sais que penser de tout cela. Je garderai le silence, en attendant... Vous savez où me trouver s'il y a du nouveau mon ami... Je surveillerai le roi Gudmund avec attention désormais. Je ne sais pas si nous nous reverrons, je ne pense pas m'éterniser. Je vais remplir mon devoir auprès de l'Arnor et reprendre la route. Je sens que mon destin m'appelle ailleurs. Peut-être ais-je besoin de me replonger dans la solitude et la nature après avoir connu toutes les intrigues et les coutumes de la civilisation. Alors bonne route Adaes ! Puissent les dieux vous protéger.

Après avoir échanger quelques mots, il étreignit brièvement celui qui l'avait introduit à ce monde nouveau en se promettant de lui écrire. Étrangement, et bien que sa décision n'était pas encore totalement prise, il sentait qu'il ne resterait plus longtemps ici. Le seul souffle du vent sur la cime des arbres lui rappelait l'aventure et lui insufflait l'envie de franchir les portes de la cité, libéré. Cette entrevue avec Gudmund lui avait fait comprendre que la vie urbaine n'était pas pour lui. Son peuple n'était pas celui des complots hypocrites, et pourtant, il devait composer avec.
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Forlong
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- -:

Lun 10 Aoû 2015 - 0:55
Lorsque Njall et Adaes se retrouvèrent dehors, ils purent constater que le ciel devenait gris, avec cette lueur orangée à l'horizon qui promettait un lever de soleil imminent. Ils avaient été inconscients une bonne partie de la nuit sous l'effet du poison, sans pour autant se sentir ne fut ce qu'un peu reposés. L'adrénaline de la série d’événements étranges commençait seulement à retomber, laissant place à une fatigue oppressante. Pourtant, une autre journée de labeur les attendait au service du Roi Aldarion. Encore une semaine dans la Cité Blanche, et puis ils pourraient, s'ils le souhaitaient, retourner dans leur Nord natal et poursuivre leur chemin...

Lorsque les premiers rayons de soleil illuminèrent les pierres blanches de Minas Tirith, diffusant les dernières traces de poison dans leurs veines, seuls les pendentifs offerts par le roi Gudmund montraient que la rencontre avec le souverain de la cité-état n'avait pas été un rêve.

Les deux hommes se dirigèrent chacun de leur côté, pourtant rapprochés encore davantage par cette expérience partagée, et par le lourd secret dont ils étaient devenus les gardiens réticents. Seul l'avenir montrerait s'ils avaient fait le bon choix...

***

Pendant ce temps, le roi Gudmund essuya la sueur qui avait perlé son front. Charismatique et impassible lors de la discussion avec les deux hommes, il avait réussi à contenir sa nervosité. A présent il se posa dans son siège, un verre d'eau à la main, et s'adressa à son homme de confiance:

-Il semblerait qu'on puisse trouver encore des hommes honorables sur cette terre, Dagfinn...cela me rassure au sujet de notre alliance avec l'Arnor, bien que celle-ci est toujours menacée...

Le bardide à la tunique violette soupira, puis répondit:

-Le milicien. Celui qui détient la sacoche. Il faut se débarrasser de lui, il sait beaucoup trop...un escroc arrogant, sans une once de courage ni d'honneur. Pas de femme ni d'enfants. Laisser le sort d'un royaume entre les mains d'un homme pareil?

-Pas une goutte de sang sera versée, tu comprends?! Pour la première fois, le souverain semblait perdre son calme. Tu t'arrangeras pour qu'il soit transféré dans une province calme et éloignée de la capitale. Pourquoi pas Lossarnach. Qu'il y vive le restant de ses jours sans constituer un danger pour nous.

L'homme en violet fronça les sourcils. Et le Ménestrel?

Les traits du roi se durcirent, et il dit entre les dents:

-Qu'il passe quelques mois dans une prison gondorienne...ça lui apprendra à trahir sa patrie. A servir le Phénix.

L'homme de confiance du roi s'inclina, puis quitta la pièce. Une longue journée de labeur l'attendait...


*** FIN ***



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