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Soupir
Assassin
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Nombre de messages : 13
Age : 26
Rôle : assassin

~ GRIMOIRE ~
- -: elfe
- -: inconnu
- -:

Jeu 30 Oct 2014 - 1:49
Ayant revêtue son habit d’assassin, Soupir se déplaçait dans les ombres comme s’il en était une. Il connaissait depuis longtemps ces rues, ces angles et ces commerces. Tout ceci était son monde. Et il en était le gardien. Il ne proclamait nul loi, nul règle, mais tous devait les respecter. Et comme les premiers dieux du monde, il n’avait pas de place pour le pardon.
L’Humain, qui l’avait insulté, qui a eu l’orgueil de le mépriser, qui avait taché de l’infamie la mosaïque de son univers, devait payer le plus lourd des tributs. Il ne serra pardonné qu’à la quantité de sang versé, qu’au volume des cris d’agonie qu’il poussera, et qu’a la qualité de ses remords. Il allait le punir comme un boucher découpe un cochon. Il savait exactement ou frapper, exactement comment frapper et savait la douleur qu’il engendrerait.
Soupir regarda ses mains, ses mains couvertes du souvenir du brasero, le souvenir des cris, des larmes, et des pleurs. Le souvenir du regard vide de l’homme qui le torturait devant celui exultant de la femme qui posait des questions.
Chassant ces sombres souvenirs, Soupir se concentra sur la tâche qu’il attendait.

« OOOH comme la vengeance sera douce. »


Comme un dieu des ténèbres, il se repétrera de son agonie. Quel dommage qu’il ne puisse se souvenir des autres fois. Il a dû  en avoir d’autre, non ? Le monde est remplit de gens inconscients. Inconscients de leurs droits, inconscients de leurs devoirs. Mais aussi inconscients de leurs chances.
Une vague de mélancolie passa sur ses traits cachés par les ombres. Un doigt timide caressa l’orbite meurtrie de son œil droit. Il frissonna comme à chaque fois qu’il y pensait. Qui donc pouvait avoir fait ça ? Qui donc ? Un flash lui remontra une discussion de lui avec le maitre. Il devait être jeune. Tout ce qu’il voyait était un atelier semblable à une grande forge. L’air y était poisseux de goudron, la chaleur lui irritait les sinus. Le souvenir était si puissant qu’il eut envie d’une rasade d’eau pour  se dessécher la gorge. Chassant ces préoccupations métaphysiques, Soupir écouta ce souvenir qui revenait avec force le hanter.
Un bruit de volet claqua proche de lui. Se tapissant dans les ténèbres, il tendit l’oreille, attentif. Le silence patient lui répondit. Un coup de vent venu de l’est traversa la petite place dans laquelle il avait élu domicile. Portant son attention dans la direction que lui donnait le vent, il crut discerner des bruits de botte. Nombreuses. En cadence.
« Des gardes »
Enfin, se dit-il. Il arrive enfin. Etant un animal nocturne, Soupir a pu voir et compter tous les trajets et horaires/temps de déplacement entre chaque patrouille dans ce secteur. Ceux-ci n’échappaient pas à la règle. Le bruit se fit plus imposant à mesure qu’il approchait. Les gardes apparurent rapidement. Il était au nombre de cinq avec chacun une torche. Traversant sans vraiment faire attention à leur environnement la place brumeuse. Il aurait pu les attaquer, les tuer pour les punir de leurs inaptitudes à faire correctement leurs travail.

« La peur et la souffrance sont des outils mais non des buts…. Cela nous distingue des meurtrier et autres animaux »


Cette phrase du maitre éclata dans son esprit comme une bulle de savon. Quel égoïsme. Quel prétention l’a pris de vouloir les tuer sans raison. Les imbéciles étaient peut-être faible mais ils restaient innocent jusqu’à preuve du contraire. Il les regarda s’éloigner dans les ruelles adjacentes, surprenant quelques jeux de mots sortit par certains. Il sentit une chaleur intense monter en lui. Cela lui rappela celle de cet après-midi. Il chercha mais ne retrouva pas la signification de ceci. Comme si son corps était celui d’un autre, il ne comprenait pas ses réactions. Il ouvrit le livre neuf avec  les instructions dessus. Une page arrachée racontait sa rencontre avec L’Humain méprisable. D’un coup il se rappela. C’était la rage qui l’habitait à cet instant. Et relire les méfaits de L’Ogar était comme soufflé sur une braise mourante. La rage revient. Il dû la contenir. Les poings serrés à s’en blanchir les phalanges, Soupir respira profondément.

« Rien ni personne ne peut te contrôler…. Ni tes ennemies, ni tes amis, ni ta profonde colère »


Soupir expira lentement, visualisant, comme on lui avait appris, l’air circulant dans son corps, d’abord poumon puis cœur, le cerveau, les reins et le foie, la rate et enfin ses membres. Le calme envahi son corps et chassa toute énergie malveillante. Revigoré par ce mantra, Soupir inspecta son environnement comme une chouette surveille son terrain de chasse. Rien ni personne à l’horizon. Soupir continua sa route.

Il ne fut pas difficile de retrouver la trace de l’humain. Il semblait relativement connu et ses questions au sortir de chez le marchand parure évidente et reçu quelques sourire compatissant. L’Ogar offrait une protection payante au commerçant du coin et était connu pour terroriser ceux qui ne payer pas. Il arrosait suffisamment les gardes pour ne pas être inquiété par qui que ce soit.  L’homme aimait un bordel proche ou il avait sa favorite. Le gérant lui laissait la priorité et il recevait une bonne part des bénéfices de la journée et recevait une ristourne ainsi qu’une « protection » pour la nuit puisque personne n’osait titiller la grosse bête.
La rage le repris en pensant à celui-ci. Il serra à nouveau les poings en traversant une ruelle vide. Soupir se cacha entre deux tonneaux. Laissant une nouvelle patrouille traverser un carrefour ou s’agglutine les vendeurs à la sauvette le jour. Il contint sa colère dans le silence le plus total. Le maître lui expliqua un jour qu’il ne contrôlait pas ses émotions, mais qu’il les niait, tout simplement. Il continua sa route doucement mais surement.

Arrivée à l’établissement choisit, il dû laisser une autre patrouille passer son chemin. Le bâtiment était en vieille pierre, avec de nombreuse vitre d’un jaune délavé  qui laissait filtrer une lumière maladive sur une fontaine éteinte proche. Les encadrements de bois étaient complétement pourri, ne laissant pas vraiment de possibilité pour grimper, mais une gouttière de cuivre faisait le tour de la  bâtisse laissait envisager le contraire.
Il grimpa à un toit voisin de petite taille. L’escalade est une habitude de bambin quand on a grandi dans une forêt en montagne. Enfin il parait. Installé sur un toit périphérique, Soupir observa avec attention les fenêtres qui donnaient sur la rue. De l’extérieur, les cris des buveurs du bas et des catins du haut sonnait comme une cacophonie de tous les diables. Il se concentra sur les chants cristallins qui lui revinrent en mémoire en cet instant. Les accords joués sur le luth les chants, doux et harmonieux, les tambourins suivant délicatement le rythme des autres…… Soupir fredonna inconsciemment en accord avec ses souvenirs.
Un moustique vint bourdonner à son oreille. La réalité le réclamait. Une fenêtre du premier étage s’ouvrit et illumina une partie de la ruelle d’une couleur de feu. On y entendit des rires d’un homme et d’une femme vacants à des occupations qui ne l’intéressait guère. Quelques minutes plus tard, il entendit la femme dire à son partenaire de fermer la fenêtre à cause du vent frais ou peut être autre chose, qui sais ? Soupir entendit l’homme maugréait et la fermer d’un ton râleur.
« Bien, j’ai trouvé ma cible »
La mémoire de Soupir était chaotique et imprévisible mais les rares éléments qui y été fixé le restait avec une quantité de détails qui frisait la folie pour lui. Et malheureusement pour sa cible, le ton de sa voix était évident maintenant.

Soupir descendit de son toit, contourna la place et commença à grimper la gouttière. Celle-ci était très mal installée et il fut difficile de monter sans faire de bruit. Après cinq minutes d’ascension minutieuse, Soupir était à une enjambée de sa cible. Et il attendit.
Il attendit un temps dont il n’a lui-même pas idée. L’équivalent de deux patrouilles eut le temps de passées avant qu’une occasion s’annonce.
Toujours à écouter l’intérieur. Se contractant sans arrêt pour éviter le déséquilibre, Soupir entendit enfin le silence. Quelques dizaine de seconde plus tard, la fille annonça qu’elle descendait attraper de quoi les sustenter. L’homme grommela un son qui pouvait être un acquiescement.  Une fois la femme en dehors de la pièce, Soupir s’approcha de la fenêtre. Il avait encore une dizaine de minutes avant la prochaine patrouille. Il ouvrit simplement la fenêtre suffisamment forte pour être entendu par l’occupant de la pièce. Il put entendre l’occupant se lever en trainant les pieds et se rapprocher de sa couverture.
« Comme une souris dans un piège »

L’homme s’approcha et passa la tête par l’ouverture en regardant en bas. D’un mouvement rapide, Soupir trancha la gorge de l’homme, l’attrapa à pleine main et le fit basculer dans le vide. L’homme essaya de crier à travers le trou dans sa gorge et chuta lourdement sur le ventre. Se tenant la gorge, il ne se protégea pas de Soupir qui lui arrivait droit dessus. Ses deux pieds joints atterrirent sur sa tête et l’écrasa violemment sur le sol dans un bruit de cagette cassée. Soupir s’agenouilla à côté du corps et attendit. Personne n’ouvrit de fenêtre ni ne criait. Il était temps de déplacer le corps vers la fontaine. Sa mission n’était pas terminée.

Perché sur un toit proche du bordel, Soupir observa une dernière fois le silence des lieux. L’animation joyeuse avant qu’elle ne soit balayé comme un fétu dans une tempête. Doucement, respectueusement, Soupir arma son arc en direction du bordel. Il visa longtemps, respirant par à-coup. Il expira une dernière fois et tira. La flèche partie sans un bruit et atterri dans l’une des vitres sale des lieux. Le bruit que Soupir perçu de là où il était grandi doucement, signe que quelqu’un venait d’ouvrir la dite fenêtre. Puis un grand cri déchira le silence de la nuit. Il semblera qu’une serveuse se soit chargée de la vitre. Puis l’autre évènement attendait. La porte s’ouvra et un silence pesant se forma. Il vit un homme approcher, penaud de la fontaine puis s’arrêta comme s’il avait reçu un coup de poing. D’autre arrivaient derrière lui en demandant ce qui se passait. Le courageux retint un haut-le-cœur et fini par courir vers un mur pour vomir. L’odeur de bile et d’alcool se mélangea rapidement avec  le gout métallique du sang.

La femme a ouvert la fenêtre et a pu apercevoir une mare de sang avec un objet bien distinct en plein milieu du rayon lumineux. Une main. Une main ou chaque phalange a été proprement détaché puis posé comme si jamais il n’avait été séparé de leurs vivants. La porte ouvrit et la lumière dévoila une Ode aux ténèbres. Un corps, difficilement reconnaissable, était suspendu à la fontaine. Entièrement nu, les membres ne tenaient que par les fins ligaments qui restaient. La tête avait était presque décapité si l’auteur ne s’était pas arrêté à dessein. Le ventre, distendu, était ouvert sur toute la largeur. On avait tiré les viscères et dépliées comme de gros vers translucides cherchant leurs chemins.la main restante été fixée sur son visage, deux doigts solidement enfoncé dans ses orbites. Son visage exprimé la souffrance, une souffrance silencieuse car sa langue avait était sectionné trois fois dans la longueur. Sur son abdomen, de fine trace semblable à de la peinture, était en faites des marques d’une lame fine qui taillé dans le corps de la victime comme un pinceau sur la toile d’un artiste. Ceux-ci dessinaient des symboles mortuaires, donnant un aspect plus macabre que le reste de la vision.
Enfin sur son front, était écrit un message. L’un en langue morte, qu’il avait un jour trouvé dans un des nombreux livres de sa bibliothèque, puis sa traduction directe.

« La nuit mourront les âmes des faibles, des menteurs et des maudis. Crié mon nom car je descends vous chercher »



Son maître aurait était content.

«Tue cent hommes et ils te haïront. Tue mille hommes et ils feront la queue pour t’abattre. Mais tue un homme de la plus horrible de manière et le courage laissera place à l’inquiétude. Tue s’en une dizaine et ils auront trop peur pour se battre. »


Le maître avait raison, une fois de plus. Les Hommes sont faibles. Seule la peur peut les tenir en laisse efficacement. Et si il doit devenir un épouvantail pour que la tranquillité demeure, Soupir essuya son masque couvert du sang de sa dernière victime, alors je le ferai.
Et dans la nuit, un ombre s’éloigne des cris toujours plus violents des lieux.

Il restait tout de même un dernier détail à régler. Ses pas l’amenèrent devant la boutique du marchand de livre. Connaissant les lieux, il attrapa le rebord de la chambre du vieil homme. En un mouvement, il pénétra dans une pièce à part. D’un pas décidé, il rejoignit la chambre de l’homme. Il ouvrit la porte violemment. L’homme dans son lit sursauta d’abord, le nez dans les livres. Un instant d’incompréhension céda à une panique primale. Avec sa tenue empestant le sang, brillant comme un joyau pourpre, Soupir ressemblait à un démon des abîmes. L’homme repoussa les couvertures avec ses jambes, cherchant en vain à fuir l’apparition. Soupir approcha doucement, pas après pas, visage caché, le parquet grinçant rajouta un effet des plus terrifiant. L’homme balbutia quelques mots, des prières, des excuses, et toujours il s’éloignait de l’apparition. Dos au mur, l’homme tremblait et tomba à genou, ses jambes ne le portant plus. Soupir s’agenouilla avec lui, le regarda de quelques centimètres. Pas une respiration. Pas un souffle. Alors, Soupir passa sa main dans sa ceinture. Le marchand observait tous ses mouvements comme un porc est mené docilement à l’abattoir. Soupir en sortit une simple bague, taché d’un sang épais, gravé de symbole commun. Puis il fixa le marchand. L’intéressé ne quitta pas la bague des yeux, se demandant pourquoi on la lui montré. Puis un éclair de compréhension filtra et il leva des yeux ronds vers le démon qui le toisait. Soupir pris une voix d’outre-tombe des plus menaçante.

« Tu as souhaité sa mort. »


Soupir déposa son butin dans la main de l’homme.

« La voilà, celle que tu as tant désiré, maintenant….. »


Soupir se leva, sortant sa dague de sa botte. Le marchand se cacha la tête dans les mains comme s’il était les murailles de la ville eux même. Un silence se posa. Soupir attendit que le marchand ose le regarder. Après quelques longues secondes, l’homme ouvrit un œil.
« Une âme exige un payement. Je sais déjà quoi prendre. »

Soupir frappa la lampe incandescente du plat de la lame. La bougie vacillât et le noir complet tomba. Soupir attrapa le visage du commerçant et l’amena près du sien. Quand il fut suffisamment proche pour pouvoir chuchoter et être entendu, il dit.

« Oubli mon visage »


Le marchand fixa sans comprendre, cherchant à droite et à gauche  ce qu’il se passait, puis ses yeux roulèrent sur eux même. Son corps perdit toute résistance et il tomba sur le côté.
Soupir ignorait pourquoi, mais il savait au fond de lui-même que l'homme aura oublier son visage demain matin. un quelque chose en lui prenait pour évidence que ses souvenir précis avait disparu. le livre lui confirma qu'il l'avait utilisé contre d'autre et qu'il n'y a jamais eu de problème. très bien.
Soupir recula dans le noir et alla dans la grande armoire au-dessus du bureau. Le simple fait d’avoir regardé la pièce lui permettait de noté absolument tous les détails de celle-ci. Ou sont les meubles, la fenêtre et aussi…. Ses livres. Il ouvrit la protection en verre et pris celui dont il avait retenu le nom. Il le mit dans sa sacoche et parti.

qu'avait donc cru se marchand, qu'il tuait pour le plaisir ? Sans autre but que la mort et la peur ? seul les animaux le font. le genre de ceux que je chasse.

Seul dans la nuit, il se dirigea vers une fontaine pour se laver rapidement. Il n’était pas question qu’on puisse le suivre à la trace jusqu’à chez lui. Il rejoint plus tard son logis, fit ses exercices, remplit son journal, se nettoya le visage et les mains, puis dormi d’un sommeil sans rêve.
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